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Dolphin Discovery - Cancun (Mexique) - Une enfant agressée par des dauphins

Par Ben Leo / The Sun - 29 novembre 2019


Une fillette de 10 ans, attaquée et entraînée sous l’eau par des dauphins captifs !


Lexi a été entraînée sous l'eau par les cétacés qui refusaient d’obtempérer aux ordres désespérés des dresseurs pour qu’ils la relâchent, alors que sa mère, horrifiée, assistait à la scène.

Ils l'ont bousculée, mordue et pincée, ils ont refusé de répondre aux rappels des dresseurs pour que les dauphins cessent leur attaque.

Lexi n’a pu être sauvée que parce qu’elle s’est accrochée a sa planche de bodyboard avant qu'un dresseur ne la tire de l’eau pour la mettre en lieu sûr.

L’enfant, très marquée, souffre de morsures, de blessures par perforation, de coupures profondes et d’ecchymoses aux jambes et aux pieds.


Les responsables du Dolphin Discovery de Cancun ont déclaré que le comportement des dauphins était dû à de mauvaises conditions de mer qui auraient causé une « profonde détresse » chez les cétacés. Ils ont également accusé un dauphin « voyou », qui n’aurait pas dû être dans cet enclos, d’avoir énervé les autres dauphins captifs.

L'attaque a mis fin aux vacances, d’un coût de 7 000 £, séjour organisé par TUI à Cancun, au Mexique, le mois dernier.

Laura, la maman, une infirmière travaillant à la crèche de Barkingside, dans l'est de Londres, a déclaré : « C'était terrifiant. J'ai cru qu'elle allait mourir. »

« Mais je n'ai même pas eu de carte, de fleurs ou d'ours en peluche pour Lexi de la part de TUI. Ils s’en lavent les mains. »

« Plus inquiétant, les dauphins nagent toujours avec les touristes et TUI continue à travailler avec cette société. »


« Combien de temps avant que ça ne se reproduise, avec des conséquences plus tragiques encore ? »

TUI a déclaré qu’ils enquêtaient et qu’ils contacteraient la famille immédiatement après enquête.

Traduction : C’est assez ! 


Crédit photos :
Photos  1 et 2 : ©Andrew Styczynski - The Sun
Photo 3 : ©Dolphin discovery

Etats-Unis - Le Congrès approuve le projet de loi interdisant l’achat et la vente d’ailerons de requin

20 novembre 2019 

Le Shark Fin Sales Elimination Act, porté par les représentants américains Gregorio Sablan et Michael McCaul, a été adoptée par la Chambre des représentants des États-Unis par 310 voix contre 107. 

Ce projet de loi vise à interdire l'importation, l'exportation, la possession, le commerce et la distribution des ailerons de requin et des produits contenant des ailerons de requin dans tout le pays dans le but de stopper le déclin des populations de requins.


Le commerce mondial des ailerons de requin contribue à la perte de 73 millions de requins chaque année, a déclaré l'Animal Welfare Action. 

Wayne Pacelle, fondateur d'Animal Wellness Action, se félicite de cette initiative, et a qualifié le prélèvement d'ailerons de requin « d’inutile et barbare », affirmant qu'il mettait en péril la santé des espèces et des écosystèmes.

Actuellement, le Shark finning et la possession d'ailerons de requin à bord d'un navire sont interdits dans les eaux américaines en vertu du « Shark Conservation Act 2010 », loi sur la conservation des requins. 

Toutefois, cette loi n’interdit pas le commerce intérieur de parties du corps de requins ou de leurs nageoires provenant de pratiques de pêche cruelles dans le monde entier qui sont  vendus aux Etats-Unis. 

La Shark Fin Sales Elimination Act vise à combler cette lacune et à mettre fin à la  contribution des États-Unis à ce commerce.


En interdisant ce commerce, les États-Unis contribueront à réduire le prélèvement d’ailerons de requins, à diminuer la demande mondiale d'ailerons de requins et à conserver les populations de requins. 

« Ce projet de loi est un moyen efficace et gratuit qui permettra de soustraire les États-Unis au commerce néfaste des ailerons de requins, commerce qui contribue à la perte de près de 73 millions de requins chaque année », a déclaré  M. Sablan, délégué des îles Mariannes du Nord, 

« Une douzaine d'États, dont la Californie, l'Illinois et le Maryland,  et trois territoires ont déjà cette interdiction dans leurs lois. L'interdiction des ailerons de requin bénéficie également du soutien de nombreuses compagnies aériennes et maritimes, de grandes sociétés et des centaines d'entreprises et d'organisations américaines. Mais le travail n'est pas terminé. » 

« J'espère que le Sénat agira rapidement pour que nous puissions mettre fin à notre participation à ce  commerce mondial des ailerons de requins » a-il déclaré.

Pour M. McCaul, la survie de ce super prédateur est d'une grande importance, et ce projet de loi contribuera à faire en sorte qu'il soit encore là pour les décennies à venir.

« Le Congrès a mis fin à la cruauté envers les animaux en votant en faveur du Shark Fin Sales Elimination Act », a déclaré M. McCaul, représentant du 10e district du Texas. « J'espère que le Sénat agira rapidement afin que nous puissions mettre fin à notre contribution à ce commerce mondial des ailerons de requins » a-il déclaré.

Le projet de loi doit être maintenant soumis au Sénat pour un vote final et, s'il est adopté, il sera transmis au bureau du président pour signature.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 


Crédits photos : ©Star OnLine / ©VegNews

ORQUES EN CAPTIVITÉ

le 22 novembre 2019 - Par le Dolphin Project 

  • Capturées dans la nature

Beaucoup d'orques captives sont nées et ont été élevées en captivité, mais cela n'a pas toujours été le cas. 



Depuis le début des années 1960, les orques ont été capturées pour l‘industrie de la captivité. L'une des plus tristement célèbres a été la capture de masse de Penn Cove, dans l'État de Washington. 

Le 8 août 1970, 7 orques ont été capturées au sein du pod L (l’une des populations des orques résidentes),  et cinq sont mortes au cours du processus de capture. 



Des orques qui ont été capturées cette journée, Lolita (Tokitae) est la seule survivante.

Les côtes islandaises ont également été des lieux ou des captures d'orques ont sévi dans les années 1970 et 1980, Tilikum et Keiko (l’orque star de Sauvez Willy) étant certains des captifs les plus « célèbres ».  

Aujourd'hui encore, des orques sont capturées à l'état sauvage dans les eaux russes pour être vendues à des parcs marins en Russie et en Chine, alors que leurs marchés des captifs continuent de gagner en popularité.



  • Un comportement agressif

Alors qu'il n'y a aucune attaque d’orques sur des humains répertoriées dans la nature, en captivité, il y a eu quatre morts et de nombreux autres « incidents ». 

Tilikum, la célèbre orque du documentaire Blackfish, a été jugé responsable de trois de ces décès. Bien qu'il soit impossible de dire pourquoi ces actes ont eu lieu, on pense que le stress de la captivité a joué un rôle important.

Les orques captives font également preuve d'agressivité les unes envers les autres, elles ont également un comportement autodestructeur. 

Les marques de râteau et les blessures infligées sont souvent observées sur les orques captives, on sait également que les mammifères marins captifs adoptent des comportements stéréotypés nuisibles tels que ronger les parois des bassins ou des portes de séparation. 

  • Des préoccupations en matière de santé

Au moins 160 orques sont mortes en captivité, encore plus si l'on compte les bébés mort-nés. 

Cependant, même parmi les survivants, les problèmes de santé sont nombreux. Les plus notables sont l'effondrement de la nageoire dorsale chez les orques mâles, ainsi que les dommages dentaires chez les orques captives. 

On pense que l'effondrement de la nageoire dorsale  chez les mâles est le résultat de l’impossibilité pour les orques à nager en ligne droite et à développer une musculature qui serait normale lorsqu'ils nagent en pleine mer.

Des problèmes dentaires graves se présentent chez presque toutes les orques captives, qui mâchent souvent les barres de métal ou les parois  par frustration. 

Pour prévenir l'infection, leurs dents sont forées et non obturées, ce qui nécessite un rinçage quotidien et parfois un traitement antibiotique. Lorsque ces orques tombent malades, ils peuvent être résistants aux antibiotiques en raison de ces traitements réguliers. Des souches résistantes de pneumonie et d'autres infections ont été la cause du décès de nombreuses orques captives.

  • L'élevage à but lucratif

Les orques ne s’épanouissent pas en captivité, il y a pourtant au moins 60 orques détenues dans le monde aujourd'hui. 

La majorité d'entre elles sont le fruit de la reproduction en captivité, reproduction que les parcs marins poursuivent activement afin d'augmenter leurs profits. 

Les orques femelles captives sont fécondées dès l'âge de 8 ans, alors qu'à l'état sauvage, l'âge moyen de reproduction est de 15 ans. 

Les femelles sont inséminées à plusieurs reprises, ne permettant pas à celles-ci d’avoir  une période normale après l'accouchement pour pouvoir élever leur petit. 

Les bébés et les mères sont séparés, et les bébés sont transférés vers d'autres installations, dans la nature, mères et enfants restent toute leur vie ensemble. 

La consanguinité chez les orques captives devient de plus en plus courante (Tilikum a engendré au moins 21 orques détenues en captivité), en résulte des bébés mort-nés ou des fausses couches. 

Une orque a été accouplée avec son propre fils, chose qui n’a jamais lieu dans la nature, les orques mâles quittant provisoirement leur groupe d‘origine pour se reproduire. 

Il est également avéré que beaucoup d’orques femelles captives rejettent ou même attaquent leur propre enfant.  

PORTRAIT D’ORQUES CAPTIVES 

  • Tilikum
Tilikum, ou Tilly, était un orque mâle captive qui a été tenu pour responsable de la mort de 3 pêrsonnes, Keltie Byrne, Daniel Dukes, et Dawn Brancheau. 



Après avoir été capturé dans les eaux islandaise, Tilikum a été envoyé au Sealand of the Pacific, un parc marin près de Victoria, au Canada, parc fermé aujourd'hui. Il y a été régulièrement malmené par ses compagnons d‘infortune


Après avoir tué la dresseuse Keltie Byrne, Tilikum a été transféré à SeaWorld Orlando, où il a finalement tué deux autres personnes. Après la mort de Dawn Brancheau en 2010, Tilikum a passé la plus grande partie de son temps à l'écart des dresseurs et des autres orques. La plus grande orque mâle détenue en captivité, Tilikum, était facilement identifiable par sa nageoire dorsale effondrée.

Suite à une longue maladie due à une infection bactérienne résistante au traitement, Tilikum est décédé en janvier 2017.

  • Morgan

Morgan est une orque « sauvée » au large des côtes néerlandaises, elle est  actuellement détenue à Loro Parque, en Espagne. 



Contrairement à ce que l'on aurait pu penser au départ, Morgan n'a pas été libérée et a été utilisée pour être exposée au public pour faire des numéros. 

Des preuves publiées en 2016 ont démontré que les dents de Morgan avaient subi d'importants dommages et qu’elles avaient été forées, tandis que d'autres vidéos montraient la jeune femelle se cognant la tête contre un portail.  

D'autres vidéos de Morgan s'échouant sur une plate-forme ont soulevé des inquiétudes au sujet de son bien-être. 


Elle a été photographiée avec des cicatrices infligées par d'autres captifs, et en décembre 2017, il a été annoncé que Morgan avait été fécondée à l'âge de 11 ans. Morgan est officiellement inscrit comme étant un actif de SeaWorld.

  • Lolita, l’orque solitaire

Lolita, aussi connue sous le nom de Tokitae, est la seule orque survivante des captures de Penn Cove en 1970.  



Lolita appartient à la population du groupe L des orques résidentes du Sud. 

Elle survit depuis près de 50 ans dans un bassin médiocre (bassin ne répondant aux normes de l’Animal Welfare Act) au Seaquarium de Miami. Elle n'a pas vu d’autres orques depuis 1980, lorsque son compagnon Hugo est mort des suites de blessures qu'il s'était infligées en se cognant la tête contre les parois de son bassin. 

Actuellement, ses seuls compagnons sont des  dauphins qui  montrent régulièrement de l'agressivité.

Pendant l'ouragan Irma en 2017, le Dolphin Project a obtenu des images vidéo montrant que Lolita avait été laissée sans protection dans son bassin, alors qu’elle faisait face à la tempête.  

En tant qu’orque résidente du Sud,  Lolita et les membres de sa famille sont protégés en vertu de la Loi sur les espèces menacées d'extinction, mais elle n'a pu bénéficier d'aucune protection en vertu de ladite loi. 

Lorsque que l’on a fait écouter à Lolita les vocalises de son pod, elle a reconnu les sons et leur répondait. 

  • Kiska en isolement cellulaire

Kiska est la dernière orque détenue  au Marineland, Niagara Falls, Canada. 

Elle a été capturée à l'état sauvage dans les eaux islandaises en octobre 1979 à l'âge estimé de trois ans et est, depuis, détenue en captivité.


Kiska a eu cinq bébés, tous morts prématurément. 

En 2011, le dernier compagnon de Kiska, une orque nommée Ikaika, a été envoyée à SeaWorld. 

Il a été « prêté » au Marineland en 2004 pour la reproduction, mais après une longue bataille pour la garde de l‘orque, les tribunaux ont statué contre Marineland et l’orque a été renvoyée aux États-Unis.

En 2015, l'Ontario est devenue la première province au Canada à rendre illégal l'achat, la vente ou la reproduction des orques. 

En 2019, le Canada est entré dans l'histoire avec l'adoption du projet de loi S-203 : Loi mettant fin à la captivité des cétacés. 

La loi S-203 interdit également la reproduction, la fécondation, l’importation ou l’exportation de cétacé et rend illégal  la possession de matériel reproductif de cétacés, comme le sperme ou les embryons.

Malheureusement, Kiska, qui est la propriété de Marineland, y restera, puisque le parc bénéficie d'une clause de droits acquis dans le cadre de cette législation. 

Traduction C'est assez ! 


Crédit photos : 
Capture de Penn Cove -Août 1970 - ©Dr. Terrell Newby
Orques capturées - Prison des baleines - ©Free Russian Whales 

Etats-Unis - Après 20 ans, une tribu autochtone espère de nouveau chasser la baleine.

Par GENE JOHNSON / Associated Press
15 novembre 2019

Une audience d'une semaine qui se tient à Seattle permettra de déterminer si cette tribu amérindienne de l'État de Washington pourra à nouveau chasser la baleine.



Patrick DePoe était sur les bancs de l'école secondaire la dernière fois que sa tribu a été  autorisée à chasser la baleine. Il était dans un canot qui accueillait l'équipage qui remorquait le corps d'une baleine grise. Sa classe d'atelier avait travaillé au nettoyage des os et à ré-assembler le squelette, qui est suspendu dans un musée tribal autochtone.

Deux décennies plus tard, lui et sa tribu, les Makahs, les seuls Amérindiens ayant le droit de chasser la baleine en vertu d'un droit issu d'un traité
leur permettant de tuer les mammifères marins, attendent toujours la permission du gouvernement de pratiquer de nouveau cette chasse comme leur peuple l'a toujours fait. La tribu, qui vit dans le nord-ouest de la péninsule Olympique de Washington, espère utiliser les baleines pour se nourrir et fabriquer des objets d'artisanat, des œuvres d'art et des outils qu'elle pourra vendre.


Après maintes batailles judiciaires, la prochaine étape est une audience administrative d'une semaine qui a débuté jeudi dernier à Seattle. 

Quel que soit le résultat, les Makahs se retrouveront bloqués par d'autres procédures judiciaires, les défenseurs des droits des animaux jurant de mettre fin à une pratique qu'ils qualifient d'inutile et de barbare.

« Cela n'aurait pas dû prendre 20 ans pour en arriver là où nous en sommes aujourd'hui »,  a déclaré M. DePoe, membre du conseil tribal. « Les gens me demandent ce que je ressens. J'aimerais vous demander comment pouvez vous croire que c'est le processus que nous devons suivre pour exercer un droit qui a déjà fait l'objet d'un accord. C'est un droit issu d'un traité. C'est une loi établie. »

En 1855, les Makah, une tribu qui compte maintenant environ 1 500 membres, ont cédé plus de 470 milles² (soit 1 217 km²) de terres aux États-Unis en vertu d'un traité qui leur promettait le "droit de pêche et de chasser la baleine ou le phoque aux motifs habituels ».  Ils ont tué des baleines jusque dans les années 1920, renonçant à cette pratique parce que la chasse commerciale avait dévasté les populations de baleines grises

En 1994, la population de baleines grises de l’est du Pacifique a augmenté, et a été retirée de la liste des espèces en péril. Voyant là une occasion de récupérer son patrimoine, la tribu a annoncé son intention de reprendre la chasse à la baleine grise.  

Les Makahs se sont entraînés durant des mois aux anciennes méthodes de chasse à la baleine et ont reçu la bénédiction des fonctionnaires fédéraux et de la Commission baleinière internationale. Ils ont repris la chasse en 1998, mais n'ont réussi que l'année suivante, lorsqu'ils ont harponné une baleine grise alors qu’ils étaient à bord d’un canot en cèdre sculpté à la main. Un membre de la tribu qui était à bord d'un bateau motorisé a tué la baleine à l'aide d’un puissant fusil pour minimiser ses souffrances.



Des militants d’ONG pour les droits des animaux ont protesté contre ces chasses, intervenant en lançant parfois des fumigènes ou en pulvérisant le contenu d’extincteurs sur les baleiniers. D’autres sont intervenus en s’interposant entre les baleines et les canots des tribus pour gêner la chasse. Les autorités avaient alors saisi plusieurs navires et procédé  à des arrestations.


Après que des groupes de défense des droits des animaux aient intenté une action en justice, la Cour d’appel du neuvième circuit aux États-Unis avait annulé l’approbation fédérale des plans de chasse à la baleine de la tribu Makah. Le tribunal a conclu que la tribu devait obtenir une dérogation en vertu de la Marine Mammal Protection Act (loi sur la protection des mammifères marins) de 1972.

Onze communautés autochtones de l'Alaska dans l'Arctique bénéficient d'une telle dérogation pour la chasse de subsistance, ce qui leur permet de tuer les baleines boréales,  même si celles-ci sont inscrites sur la liste des espèces menacées.

Le peuple Makah avait demandé une dérogation en 2005. Le processus avait alors été bloqué à maintes reprises alors que de nouvelles données scientifiques sur les baleines grises et la santé de leur population aient été découvertes.

Certains des baleiniers Makahs ont été tellement frustrés par ces retards qu’ils ont chassé la baleine sans autorisation en 2007. Ils avaient tué une baleine grise qui s’est éloignée et avait coulé.  Ils ont été condamnés par un tribunal fédéral.


La NOAA Fisheries a proposé un règlement autorisant les Makahs à capturer 20 baleines pendant 10 ans, en limitant le calendrier des chasses pour minimiser les risques de tuer des baleines grises du Pacifique occidental, espèce en voie de disparition. 

La population de baleines grises de l’est du Pacifique, qui compte environ 
27 000 individus, est robuste, malgré des décès récents provoqués par l’échouage de centaines de baleines sur les plages de la côte Ouest, ont déclaré des scientifiques fédéraux.

L'audience, qui a débuté jeudi  7/11, se concentrera sur des arguments très techniques sur la question de savoir si la tribu répond aux exigences d'une dérogation.

« Il n'y a pas de gros problèmes de conservation ici »,  a déclaré Donna Darm, une fonctionnaire retraitée de la NOAA qui a commencé à travailler sur cette question en 2005 et le fait toujours en tant qu‘entrepreneur.



Plusieurs ONG  s'opposent à la chasse à la baleine. Ils soutiennent que le bilan environnemental de la NOAA est  inadéquat, qu'il n'est pas clair de savoir dans quelle mesure la mort récente de baleines a nui à la population et que la loi sur la protection des mammifères marins pourrait annuler le droit de la tribu en ce qui a trait au traité.

Ils déclarent également que la tribu ne peut prétendre à un besoin de subsistance ou à un besoin culturel de chasser après tant de décennies d’arrêt.

« La famille, les traditions et les rituels associés à l'histoire de la chasse à la baleine peuvent continuer sans la reprise de la chasse à la baleine », a déclaré l'Animal Welfare Institute dans un communiqué. « Les Makahs pourraient, s’ils le souhaitent, attirer et sensibiliser un nombre incalculable de visiteurs sur ses terres en encourageant une pratique non létale pour les baleines, le whale wahtching. »    

Mr DePoe s’énerve contre les groupes qui dictent ce que la culture de sa tribu exige. Il se souvient de la fierté qu'il ressentait quand un équipage de Makah avait réussi, de la joie de partager  et du goût de la viande de baleine.

« J'ai un petit frère d'une vingtaine d'années », dit DePoe. « Il ne s'en souvient pas. J'espère qu'un jour, il pourra en faire l'expérience. »

Lire également : Le gouvernement fédéral soutient la demande d’une tribu indienne pour la chasse à la baleine sur le continent américain.

Traduction : C’est assez ! 


Crédit photos : ©Associated Press / ©Elaine Thompson / ©Wikipedia




De l’espoir pour Hvaldimir, l’ex-espion russe

Par McKinley Corbley (pour Good News Network) - 13 novembre 2019

En l'espace d'une semaine, la vidéo du béluga jouant au rugby a été visionnée plus de 20 millions de fois, et bien que de nombreux spectateurs aient été parfaitement inconscients du sort du cétacé, les images virales pourraient aider à le sauver.


Le béluga Hvaldimir a été vu pour la première fois par des pêcheurs au large des côtes norvégiennes en avril dernier. Il portait un harnais, sur lequel pouvait être accrochée une GoPro, portant l’inscription « Equipment of St Petersburg »,  laissant supposer que le béluga était un espion russe. 

Les centres d'entraînement pour mammifères marins étaient courants durant la suprématie de l'Union soviétique, et depuis son « évasion »,  Hvaldimir est devenu mondialement connu comme le "béluga espion russe" déserteur.



Ce n'est pas la première fois qu’Hvaldimir interagit avec les humains. Peu de temps après que la population locale ait eu connaissance de la présence du cétacé, Hvaldimir a été filmé en train de rendre le téléphone d'une femme après que celle-ci l'ait fait tomber dans l’eau alors qu’elle était en bateau. 



Cette vidéo a été dénoncée par plusieurs associations environnementales comme allant à l’encontre du programme de réhabilitation mis en place pour Hvaldimir par des associations norvégiennes. 
Cependant, grâce à ces images, il y a de l’espoir pour le béluga.

Au cours de ces trois derniers mois, les activistes d’Advocates for Hvaldimir ont suivi l'activité du cétacé afin de s'assurer qu'il se débrouille bien tout seul. Regina Crosby, qui est membre cofondatrice du groupe, explique qu'ils travaillent maintenant avec 2 autres groupes environnementaux pour essayer de relocaliser Hvaldimir dans une autre région afin qu'il puisse potentiellement se réinsérer avec un groupe de bélugas pour avoir de meilleures chances de survie.



Régina Crosby, qui a tourné cet été un documentaire sur Hvaldimir, déclare : « En tant que défenseurs de Hvaldimir, nous avons réalisé que ce béluga n'aurait de chance de survivre, ni d’avoir une vie normale, que si on lui donne l’opportunité de vivre au sein d’un groupe. »

« Certains prétendent qu'aucun groupe ne l'acceptera, mais ces mêmes gens prétendent qu'un béluga, ancien captif, ne pourra jamais réapprendre à s’alimenter tout seul. Comme Hvaldi l'a prouvé, ce n'est pas vrai »,  a-t-elle ajouté. « Il y a beaucoup de cas de dauphins et d’autres cétacés solitaires ou déplacés qui se joignent à des pods, même à des pods d'autres espèces, pour former une famille. Il mérite d’avoir cette chance. »



Régina Crosby et Advocates for Hvaldimir ont depuis commencé à recueillir des dons auprès des fans du béluga afin de financer sa relocalisation. Depuis que le gouvernement norvégien a récemment autorisé les défenseurs de la faune sauvage à déplacer le célèbre cétacé, ils espèrent maintenant continuer à travailler avec les législateurs pour déplacer  Hvaldimir cet hiver.
« La  bonne nouvelle » c'est que nous avons créé une page GoFundMe avec des détails précis sur sa situation »,  a déclaré M. Crosby à Good News Network .
« Il est vraiment important de noter que nous ne travaillons pas avec AUCUNE organisation qui garde des cétacés en captivité ou qui les utilise pour le divertissement et nous ne recevons AUCUN financement de ces mêmes compagnies. »
« Nous avons beaucoup de choses à régler, mais il est dans l'intérêt de Hvaldimir de ne pas trop faire connaître certains détails »,  a-t-elle ajouté.

En attendant, les biologistes et les bénévoles qui s’occupent de Hvaldimir incitent les gens, touristes ou équipages de bateaux, à ne pas interagir avec l’animal afin d’éviter 

NOTE : Alors qu’Hvaldimir semble incapable, pour l’instant, de rejoindre un groupe de bélugas, et qu’il reste dépendant de l’humain, l’ONG Norvegian Orca Survey avait pris l’initiative de créer la Hvaldimir Foundation afin d’aider l’animal, notamment en recevant des dons. 

  • Le 1er octobre, la fondation donnait des nouvelles du bélugas : « Hvaldimir semble bien se porter. Ces derniers jours, il a été beaucoup plus indépendant, se tenant à l'écart du quai. Il est très actif et affiche ce qui pourrait être un comportement de recherche de nourriture. Il entre et sort quotidiennement du port d'Alta, adaptant peut-être ses mouvements à la proie qu'il poursuit. 
  • Le 27 octobre, la fondation donnait d'autres nouvelles de Hvaldimir, précisant qu’il avait pris un peu de poids et que bien que seul depuis plusieurs mois, il semblait très bien se débrouiller. 

Sur sa page facebook  la fondation donne régulièrement des nouvelles du Hvaldimir quant à l’évolution de sa santé, mais également sur l’évolution de son comportement. 


Traduction : C'est assez ! 

Source : Hope on Horizon for Escaped ‘Russian Spy Whale‘ After Video of Its Rugby Skills Goes Viral

Crédit photos : @SteveStuWill / ©Capture d’écran Instagram / ©Hvaldimir Foundation / ©Advocates for Hvaldimir 


3603 cétacés sont détenus dans les parcs aquatiques à travers le monde.  

12 novembre 2019 - Par Niall McCarthy


Un nouveau rapport de World Animal Protection, intitulé « Behind the smile » (« derrière le sourire »), souligne l'ampleur de l'industrie de la captivité qui représente plusieurs milliards de dollars et dénonce les conditions de détention des animaux, et leur exploitation.


Malgré le film « Sauvez Willy » sorti en 1993 qui a donné un coup de pouce au mouvement anti-captivité et la sortie plus récente du documentaire « Blackfish » qui a eu des répercussions considérables sur l'industrie de la captivité, le rapport de World Animal Protection a dénombré 3.603 cétacés, dont 3.029 dauphins, détenus en captivité a travers le monde.

Selon World Animal Protection, les dauphins captifs rapporteraient entre 1,1 et 5,5 milliards de dollars de revenus. Ces entreprises de loisirs exploitent ces animaux de diverses façons, que ce soit pour les spectacles, les programmes de nage avec les dauphins, la delphinothérapie ou tout autre interaction.

L’ONG a répertorié 336 parcs marins détenant des cétacés dans 54 pays. 

60% de tous les animaux captifs dans le monde se trouvent dans seulement cinq pays : La Chine (23%), le Japon (16%), les Etats-Unis (13%), le Mexique (8%) et la Russie (5%).

Même si, en Occident, l'opinion publique a commencé à s’opposer aux parcs marins, en partie grâce au succès phénoménal du documentaire « Blackfish », la Chine continue  d'augmenter considérablement le nombre de ses delphinariums. 

Le rapport a permis de répertorier 707 animaux détenus dans des installations chinoises, tandis que le Japon se classe au second rang avec 497 animaux.


Malgré l'évolution de l’opinion publique aux États-Unis, les parcs marins américains détiennent toujours 400 dauphins en captivité.

Lorsqu'il s'agit de régions géographiques plutôt que de pays spécifiques, la région du Mexique, des Caraïbes, des Bahamas et des Bermudes (MCBB) représente 19% de tous les dauphins captifs dans le monde, les Bahamas venant en tête pour le nombre moyen d'animaux par installation.

Dans son rapport, World Animal Protection souligne la difficulté de la situation en ce qui concerne la réhabilitation de dauphins nés en captivité qui, selon eux, ne pourraient s’adapter à la vie sauvage en raison de l’absence de compétences innées.

Cependant, l’ONG dénonce les conditions de vie des cétacés (bassins trop petits, sans enrichissement, promiscuité, alimentation non adaptée, absence de socialisation, reproduction, privation de liberté…), et recommande un relèvement des normes de bien-être pour les dauphins, notamment, l’agrandissement des bassins et de meilleures conditions de détention.

A l’état sauvage, un grand dauphin a une aire de répartition naturelle de 100 km², alors que la taille moyenne des enclos dans les parcs marins est 77 000 fois inférieure à cela, ce qui souligne les difficultés à améliorer les conditions de détention.


Cependant, selon ce rapport, il y a quelques aspects positifs. L’intérêt du public pour ce type de divertissement décroît dans certains pays.

D'autres pays, de plus en plus nombreux, adoptent une législation plus restrictive, incitant certains parcs à prendre des décisions positives, telles que l‘interdiction des spectacles, la fin des interactions avec le public, la fin de la reproduction, le transfert des cétacés vers des sanctuaires en mer.

La France possède 4 delphinariums, 3 en métropole, le quatrième en Polynésie :

  • Le Marineland d’Antibes détient 11 dauphins (3 dauphins, Lotty, Sharky et Malou, ont été capturés à l’état sauvage, et 4 orques. 
  • Planète Sauvage, près de Nantes, détient 9 dauphins (Nés en captivité)
  • Le Parc Astérix, à Plailly détient 8 dauphins. 3 d’entre eux, Beauty, Femke et Guama, ont été capturés à l’état sauvage.
  • Le Moorea Dolphin Center détient 3 dauphins. L’une d’entre eux, Hina, a été capturée à l’état sauvage.

Près de 50 dauphins et 12 orques (Freya fit 4 fausses couches en 1991, 1993, 2001 et 2003) sont décédés dans les delphinariums français depuis l’ouverture du premier parc marin en métropole, le Marineland d’Antibes, en 1970.


Crédit photos : ©World Animal Protection / ©Forbes / ©Csa-iStock-Getty Images Plus


Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos associations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau

15 novembre 2019




Madame la Ministre Elisabeth Borne
Ministère de la transition écologique et solidaire
Hôtel de Roquelaure
246 boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Paris, le 15 novembre 2019
Objet : saisie des animaux des Poliakov

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov-Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L'article 6.2 consacré aux "Sanctions – Retrait du certificat de capacité" précise que "le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré."

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Mardi 12 novembre, alors que les vétérinaires tentaient de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animal
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA - Société Protectrice des Animaux
Paris Animaux Zoopolis

Les bélugas sauvages ne jouent pas au rugby !

11 novembre 2019

Les images d’un béluga jouant avec un ballon de rugby ont été abondement relayées sur les réseaux sociaux. Hors, rapporter la baballe n’a rien d’habituel pour un cétacé sauvage !


La vidéo a été filmée près d’Hammerfest, en Norvège, et pas en Arctique ou en Antarctique comme prétendu sur certains posts. Elle a été partagée des millions de fois en quelques jours.


Ce béluga ne serait autre que Hvaldimir, ancien béluga captif qui a pu s’échapper d’un programme militaire russe. Il a été vu pour la première fois en avril 2019 au nord de la Norvège. Le cétacé portait un harnais portant une étiquette « Équipement de Saint-Petersburg »


Hvaldimir a été habitué à être nourri par des humains, et il est pour l’instant, et malheureusement incapable de chasser et de se nourrir seul.

La Hvaldimir Foundation, mis en place par Norwegian Orca Project, est d’ailleurs la seule association ayant une autorisation officielle pour un programme d'alimentation qui suit des protocoles mis en place en mai 2019 par la Direction des Pêches norvégienne. Ils font d'ailleurs en sorte que Hvaldimir s'adapte à la vie sauvage et ne dépendent plus des humains. Des nouvelles sont donnés régulièrement sur leur page FB, et dans un post daté du 27 octobre, la fondation donne de bonnes nouvelles du béluga qui aurait pris du poids.


Et comme le rappelle Ferris Jabr (ancien sauveteur d’une fondation pour animaux marins.) : « Les bélugas sont incroyablement intelligents et sociables mais les vraies baleines sauvages n’ont pas l’habitude de jouer au rugby. Elles ne savent pas quoi faire avec une balle si vous leur en lancez une ».

Ce type d’actions peut être néfaste pour Hvaldimir, et perpétue son accoutumance à l’humain, ce qui réduit les chances du béluga d’apprendre à se nourrir seul et met donc sa vie en danger. Ces actions réduisent également à néant les efforts de réhabilitation mis en place pour ce béluga et mettent donc sa vie en danger.

Pour avoir des nouvelles de Hvaldimir, vous pouvez suivre la page Hvaldimir Foundation

Source : Quad Finn

Crédit photos : ©Hvaldimir Foundation 
Montage photo : ©Basta Delphinari


Russie: libération des derniers bélugas qui étaient détenus à la « prison des baleines » 

10 novembre 2019


Le processus de libération des 50 derniers bélugas qui avait commencé 5 jours auparavant, s’est achevé ce dimanche après la libération des derniers mammifères marins.


Ils ont été relâchés à partir des deux navires de recherche VNIRO

Le navire « Professeur Kaganovsky » avec 18 bélugas à bord est venu à Uspenia Bay pour rejoindre le « Zodiac » qui transportait 13 autres bélugas.
19 bélugas avaient été libérés le 8 novembre dernier.


Selon les observateurs de la coalition « Free Russian Whales qui assistaient à l’opération, la libération de chaque animal a été filmée par des spécialistes du département des gardes-frontières du territoire de Primorsky. Elle a débuté à 9 h 00, heure locale pour s’achever à 17 h 00. Les activistes ont pu prendre des photos avant qu’ils soient contraints par les gardes-côtes de quitter la baie où s'effectuait la remise à l'eau des mammifères.



Les mammifères marins, 87 bélugas et 11 orques, capturés l’an dernier pour être vendus à des parcs marins ou à des aquariums en Chine, étaient gardés dans conditions abominables dans la baie de Srednyaya près de Nakhodka.



Le travail des activistes de « Free Russian Whales » n’est pas fini pour autant.
« Des bébés morses souffrent encore dans les bassins rouillés de la baie de Srednyaya ! Et le plus important, nous devons travailler ensemble pour que les captures d’orques et autres cétacés soient interdites à jamais. » - Oxana Fedorova


La Russie est le seul pays au monde autorisant encore la capture et la vente de cétacés à des delphinariums. Les autorités ont promis de remédier à cette pratique rendue possible grâce à des failles juridiques.

Traduction : C'est assez !


Crédit photos : ©Greenpeace Russie / ©Yuri Smityuk


Zoo de Barcelone : Anak, le plus vieux dauphin du zoo, est mort

7 novembre 2019

Selon l’équipe vétérinaire du zoo, la semaine dernière, une maladie d’origine virale a été décelée au sein du groupe de dauphins détenus par le zoo.


Les équipes vétérinaires ont immédiatement mis en place un traitement et une surveillance accrue pour les animaux. Selon eux, 3 des dauphins ont réagi de manière favorable au traitement et malgré quelques symptômes de la maladie qui persistent encore, leur état de santé évolue favorablement.

Malheureusement, Anak n’a pas réagi au traitement, sa santé a continué de se dégrader, souffrant de troubles digestifs qui se sont aggravés jour après jour.
Anak est décédée la nuit dernière. Elle était âgée de 34 ans.

Anak était la matriarche du groupe de dauphins détenus au zoo de Barcelone. Elle fut capturée au large de Cuba en 1989 et transférée au zoo en octobre 1990.


Elle eut 4 bébés. Le plus jeune, Nuik, vit toujours au zoo de Barcelone, Ona est décédée à l’âge d’1 an et demi en janvier 2000. Ces 2 autres enfants, Leia et Kuni, ont été transférés à dans l'Oceanogràfic de Valence, cependant, les 2 cétacés appartiennent toujours à la ville de Barcelone.

En avril 2018, Barcelone s’est officiellement déclarée « ville sans delphinarium ». Depuis, Anak et les autres dauphins attendaient leur transfert annoncé vers un sanctuaire. Malheureusement, ce projet n’est pas encore concrétisé et Anak n’aura pas eu le bonheur de retrouver sa liberté.

Espérons que Blau, Tumay, et Nuik, les 3 dauphins encore détenus par le zoo de Barcelone, auront cette chance !

Traduction : C'est assez ! 

Crédit photos : ©Mané Espinosa


Les pays qui ont interdit les delphinariums

Les cétacés sont des êtres hautement intelligents et sensibles. Leur confinement en captivité compromet leur bien-être et leur survie en altérant leur comportement et en causant un stress extrême. 


Les conditions de vie en captivité sont incompatibles avec les besoins des cétacés.

De nombreux décès sont directement liés aux conditions de vie en captivité : maladies pulmonaires dues au chlore, maladies rénales dues aux problèmes d’hydratation

Les bassins ne sont pas adaptés à leur physiologie et compromet le comportement naturel de ces animaux. 

En bassin, les animaux captifs développent des comportements stéréotypés.

L’espérance de vie des cétacés en captivité est plus courte que celle de leurs congénère vivant en liberté.

Que ce soit en Europe ou à l'étranger, certains pays n'ont pas attendu pour interdire la captivité des cétacés et faire fermer les parcs marins.



Delphinariums : ces pays qui ont interdit la captivité des cétacés

1992 : La Hongrie ferme le dernier delphinarium du pays à la suite de la mort              de deux dauphins importés.

          En 2002 le pays interdit l'utilisation commerciale des grands dauphins de            la mer Noire induisant la fin de la captivité des cétacés.

1993 : le Royaume-Uni ferme son dernier delphinarium

1997 : Chypre interdit toute exhibition de cétacés et toute utilisation de                       cétacés à des fins commerciales.

2005 : Le Costa Rica interdit la captivité des cétacés

2008 : le Chili interdit la captivité des cétacés

2009 : La Croatie interdit la captivité des cétacés à des fins lucratives sur son              territoire

2009 : L’Autriche s’est battu pour empêcher la construction d’un delphinarium              sur son territoire et n’en a aucun

2012 : La Suisse ferme son dernier delphinarium

2013 : L’Inde interdit la captivité des cétacés et accorde aux dauphins le statut            de « personnes non humaines »

2016 : La Finlande ferme son dernier delphinarium

2019 : Le Canada interdit la captivité des cétacés. Le projet de loi interdit 
          également l’importation et l’exportation de mammifères marins, ainsi                que leurs embryons et spermatozoïdes.

Le Nicaragua et le Brésil ont mis en place des règles qui empêchent l’ouverture de delphinariums.

Autres pays européens ayant banni la captivité des cétacés
  • La Slovénie
  • L'Irlande
  • L'Estonie
  • La Lettonie 
  • Le Luxembourg 
  • La Pologne 
  • La Slovaquie 
  • La République Tchèque
Selon un sondage Ifop datant du 11 décembre 2018 pour l’association C’est Assez !, la Fondations 30 Millions d’Amis et la Fondation Brigitte Bardot :

7 Français sur 10 sont opposés à la captivité des dauphins et des orques dans des parcs aquatiques à des fins de divertissement
– En parallèle, 86 % de nos concitoyens pensent que le gouvernement devrait au contraire encourager et accompagner la création de sanctuaires ou refuges marins pour accueillir ces cétacés captifs et les réhabituer à la vie sauvage


En France, quatre delphinariums, le Marineland d’Antibes, Planète Sauvage près de Nantes, le Parc Astérix à Plailly et le Moorea Dolphin Center à Tahiti, détiennent des cétacés, et poursuivent les spectacles au mépris du bien-être de ces animaux sensibles, conscients d’eux-mêmes et d‘une remarquable intelligence. 

Crédit photos : ©C'est assez ! 


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