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Nouvelle-Zélande - Une orque échouée en 2013 observée dans le port de Dunedin huit ans après son sauvetage

31 janvier 2021

Une orque qui a été secourue après s’être échouée sur un banc de sable près du port de Kaipara il y a près de huit ans, a été aperçue nageant dans le port de Dunedin.


L’Orca Research Trust a rapporté que Koru et sa mère présumée, Nicky, ont été vus avec au moins quatre autres orques samedi 30/01, ils voyageaient à l’intérieur du port de Dunedin, se dirigeant vers le nord.

Koru est reconnaissable par sa nageoire dorsale recourbée due à un choc violent. Koru est le nom maori pour la fronde de la jeune fougère qui est en train de dérouler, c’est un symbole de renaissance, de croissance, de force et de paix.Quand à Nicky, elle est reconnaissable par l’entaille sur le bord intérieur de sa nageoire dorsale.

L’ancien député du Parti vert Gareth Hughes, sa femme Meghan et leurs deux enfants sont parmi les chanceux qui ont pu observé les orques alors qu’ils étaient à bord du bateau d’un ami. Meghan, la gardienne et concierge de Quarantine Island dans le port, a déclaré que c’était une expérience incroyable.

Les orques étaient divisées en différents groupes, et les personnes à bord du bateau ont été surprises lorsque trois d’entre elles sont soudainement apparus à côté du bateau et ont plongé sous celui-ci.Elle a également observé des orques à quelques mètres de personnes qui se trouvaient sur la plage d’Aramoana.

« Elles étaient incroyables. Ce sont de si belles créatures. Nous avons beaucoup de chance », a-t-elle ajouté.

En mai 2013, Ingrid Visser, biologiste et spécialiste des orques, avait été alertée par les garde-côtes de Kaipara qu’une orque s’était échouée. Ils ont trouvé Koru, une orque mâle reconnaissable par sa nageoire dorsale recourbée - échoué sur un banc de sable, sous la surveillance d'un groupe de pêcheurs.L'orque était l'une des huit observées par les pêcheurs dans le port le lundi matin alors qu’elles se nourrissaient de raies.


Les pécheurs se sont occupés de l’orque, humidifiant son corps et la gardant au calme; jusqu’à ce le Dr Visser, accompagnée de Steve Hathaway, cameraman de Warkwort, et de deux bénévoles d'Orca Research Trust, arrivent sur les lieux. Le groupe de sauveteurs étaient alors restés avec Koru jusqu'à ce que la marée remonte. L’orque put alors retourner vers le large. 

Koru fut rejoint par Nicky, et son dernier né alors que l'orque se dirigeait vers l'entrée du port.Koru ne souffrait que de petites blessures dues aux morsures de ses compagnons à l’endroit où avaient essayé de l’attraper pour l’aider à se libérer, mais cela n'avait rien d'inhabituel chez les orques.Le Dr Visser et ses assistants ont suivi le trio durant une heure et demie jusqu'à ce qu'ils se soient assurés que Koru n‘aient aucun problèmes suite à son échouage. 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Stuff / Orca Research Trust

Pour en savoir plus sur les orques néo-zélandaises : Guide d'identification 

Crédit photos : ©Orca Research Trust / ©Gui Frainer / ©Pete Dryden

Premier enregistrement d‘un « chant » d'orques sud-africaines

30 janvier 2021 

Les vocalises d'une orque « bavarde » ont été enregistrés mardi 26 janvier pour la première fois au large de Fish Hoek à False Bay (Afrique du Sud). 

Ces vocalises ont été enregistrés par les chercheurs Tess Gridley et Simon Elwen de Sea Search, une ONG basée à Muizenberg qui se concentre sur la recherche et la conservation des mammifères marins le long des côtes Sud-Africaine et Namibienne. 

« Nous avons ici un groupe d’observateurs de baleines et de passionnés. Quelqu'un a signalé tôt le matin qu'il y avait une orque dans la région de False Bay vers huit heures », a déclaré Elwen. 

Sea Search coordonne la recherche acoustique et de biopsie des orques depuis deux ans, en collaboration avec l'Université de Pretoria et l'Université de Durham au Royaume-Uni.

« C'était un mâle avec une nageoire dorsale bien droite. Nous l'avons probablement dans notre catalogue, et Hurwitz pensait l'avoir reconnu lors de précédentes excursions en bateau », a déclaré Elwen. « C'était un comportement assez inhabituel. »

En temps normal, lorsque les épaulards se trouvent à False Bay, ils ont tendance à à bouger continuellement. Il était très inhabituel de voir qu'elle séjournait dans cette zone. A la façon dont ce mâle s'est comporté, nous présumons qu'il se nourrissait probablement de poissons de récif ou de raies, ou quelque chose comme ça. » 

« C'est la première documentation de vocalisations d'orques que nous avons obtenu dans les eaux sud-africaines. En général, les épaulards sont connus pour avoir un dialecte commun. En groupe, Les orques partagent un répertoire de différents types d'appels », a déclaré Gridley.

« Comme vous pouvez l'entendre, ces sons peuvent sembler assez étranges. Ce sont comme de petits éclats, des grincements et des sifflets. Nous sommes vraiment au début de nos recherches sur les orques et leurs vocalisations en Afrique du Sud. C'est pourquoi nous sommes ravis d’avoir obtenu ces données. »

L'audio est important car vous pouvez identifier différents écotypes à partir des appels que font les orques. « Nous essayons d'obtenir plus d'échantillons génétiques d’orques dans les eaux sud-africaines. Il semble que nous ayons une grande diversité génétique ici en Afrique du Sud, mais nous avons très peu d'échantillons », a déclaré Elwen.

À partir des échantillons de peau, ils pourront déterminer le sexe, les liens de parenté, l'histoire évolutive et la structure de la population. Ils pourront également utiliser les isotopes stables des éléments de la peau pour observer ce qu'ils ont mangé, des requins aux sardines.

Traduction : C'est assez !

Crédit photos : ©Dave Hurwitz



Le Parc Astérix nous informe que son delphinarium ferme ses portes !

25 janvier 2020

Le 24 janvier 2021, nous apprenions que le Parc Astérix se sépare de ses 8 dauphins et ses 5 otaries pour les envoyer d’ici avril dans d’autres delphinariums en Europe.

C’est évidemment la pire des solutions à laquelle nous pouvions nous attendre. 

Dans un communiqué publié sur son site, le Delphinarium du célèbre parc d'attractions situé dans l'Oise, indique que cette «décision de fermeture repose sur la volonté de se concentrer sur son activité historique de parc d'attraction. 

« Nous y réfléchissons depuis des années. Je dirais même que la décision a été prise depuis trois ans », a affirmé lundi au Parisien le directeur général du parc, Nicolas Kremer.

Mardi 26 janvier débutera à l'Assemblée nationale l'examen en première lecture de la proposition de loi de lutte contre la maltraitance animale. Ce texte prévoit notamment que la détention et la reproduction des cétacés en captivité soit interdite, tout comme leur participation à des spectacles. 

En France, trois établissements en possèdent: Parc Astérix, Planète Sauvage, Marineland.

Cela faisait 6 ans que nous discutions avec le parc pour arrêter les spectacles de dauphins. 

Nous étions en pourparlers avec les deux projets de sanctuaires marins en Europe, celui de Tarente avec Ric O’Barry et celui de Lipsi en Grèce. 

Il y a 4 mois, M. Kremer, directeur du parc, nous avait demandé de l’aide pour replacer ses dauphins. C’est dans cet objectif que nous venions de conclure un partenariat avec l’un d’entre eux dans l’espoir de replacer les dauphins du Parc Astérix ! Et nous étions impatients de vous l’annoncer ! 

C’est donc avec colère que nous apprenons cette nouvelle. 

Ces dauphins ne doivent pas partir dans d’autres delphinariums mais dans des sanctuaires ! Signez notre pétition !

Femke, gravement malade, ne survivra jamais à une telle séparation et à un transfert vers un autre bassin. 

Crédit photo : ©Parc Astérix
Les dauphins captifs doivent finir leur vie dans un sanctuaire pas dans un bassin en béton ! 

Alors que la France souhaite se positionner contre la captivité des cétacés et ouvrir la voie aux sanctuaires, le Parc Astérix a décidé de faire mourir ses dauphins dans des delphinariums en Europe ! Et probablement euthanasier Femke, femelle atteinte du syndrome de Cushing. 

Nous lançons une cagnotte pour aider le sanctuaire de Archipelagos - Institute of Marine Conservation situé sur l’Île de Lipsi en Grèce à ouvrir ses portes le plus vite possible !Nous venions tout juste d’obtenir un partenariat avec ce sanctuaire dans l’objectif d’y placer les dauphins du Parc Astérix ! 

Ils ont besoin de fonds pour finaliser la clinique vétérinaire et obtenir les dernières autorisations. Si chacun donne même 1, 5 ou 10€ nous pourrions faire la différence ! Tout l’argent leur sera reversé. 

Participez à ce grand projet pour accorder une douce retraite aux anciens dauphins captifs !! 

🐬 Merci pour les dauphins 🐬

Nous allons poursuivre la mobilisation ! Il faut empêcher cela !







La science et le bien-être ne justifient pas le maintien de la reproduction des cétacés

25 janvier 2021 - Un article de Julie Labille pour C'est assez ! 

1/ La reproduction en bassin, un faux indicateur du bien-être animal

Les delphinariums nous rappellent trop souvent que l’arrêt de la reproduction des cétacés captifs serait néfaste pour les animaux, comme si on devait réduire l’activité des dauphins à manger, se reposer, se reproduire…

Ces animaux comptent quelques dizaines de millions d’années d’évolution de plus que nous, en quoi devons-nous les considérer comme des êtres aux besoins physiologiques purement primaires ? 

De quel droit devons-nous les considérer comme des êtres inférieurs, que nous pouvons exploiter à notre guise ? Après tout, ils ont un sonar dans leur cerveau. 

On ne peut pas en dire autant des humains … 

Crédit photo : ©Maxppp
Jusqu’au début des années 90, les delphinariums ne se sont pas ou peu souciés de la reproduction.

Certes, des bébés naissaient mais fort peu survivaient au manque d’espace et à la promiscuité. Au Zoo d’Anvers, la plupart étaient écrasés par des adultes contre les parois, tués par un mâle devenu fou ou engloutis dans un tuyau de filtration.

Ce n’est que très tardivement que les bassins ont été agrandis et que des espaces ont été prévus pour isoler les mères et leurs bébés.

La reproduction a été imposée par les nouvelles réglementations CITES sur le trafic de cétacés, et n’est nullement animée par un désir de « respecter les comportements naturels » des esclaves entassés dans leurs piscines !

D’ailleurs, le Marineland d’Antibes n’a pas attendu un quelconque décret ou une loi pour arrêter la reproduction de ses orques, tout est donc possible ! 

Les delphinariums nous vendent l’image de familles mais les études menées en liberté nous renseignent déjà très bien sur la façon dont s’accouplent les dauphins et c’est loin d’être l’image de la famille papa + maman et bébé. 

Les observations et les études en liberté nous renseignent très bien aussi sur la durée de gestation, l’accouchement, le rôle des tantes, des marraines dans le soin et l’éducation du petit … 

Ce n’est que pure réflexion de notre part, mais qu’en penseraient les femelles captives ? Ont-elles envie de donner vie à un bébé dans un bassin en béton ? Où elle ne peut pas le protéger de la violence potentielle de ses congénères ? 

2/ Une succession de drames

« Le bien-être c'est notre priorité, ça l'a toujours été » M. Boye, Directeur scientifique de Planète Sauvage (janvier 2021).

En France, depuis la création du premier delphinarium (Marineland d’Antibes), 4 bébés sont mort-nés, 7 sont morts à des âges précoces ou à la suite d’altercations entre femelles (Little à Planète Sauvage en 2015 et Aloha au Parc Astérix la même année). 

Femke et Sharky, entre autres, ont fait des fausses couches. À Marineland, L’orque Freya, en a fait 4. 

Freya et Valentin - Crédit photo : ©Dryiade
Dans la nature, les altercations n’existent pas, les dauphins ont tout l’espace de l’océan pour fuir les conflits. Les femelles se tiennent éloignées des mâles pour accoucher et élever leurs petits. Les femelles, tantes ou marraines, participent à l’éducation. 

Les mort-nés et les décès précoces peuvent se produire. Nous ne savons pas exactement à quelle fréquence mais nous doutons que cela soit aussi souvent qu’en captivité.

Prenons 3 exemples concrets. Celui de Femke au Parc Astérix, Lotty et l’orque Valentin au Marineland.

Femke est une femelle dauphin tristement célèbre par sa difformité. 

En effet, elle est atteinte du syndrome de Cushing. Une maladie qui entraîne une obésité chronique, des manifestations cutanées et des troubles psychologiques variés. 

Cette maladie se déclenche en raison d’une surproduction de cortisol (hormone du stress).

Sa maladie a commencé à se manifester en janvier 2017. Et pour cause, en juin 2016, on lui retire son bébé, Ekinox, alors âgé de 6 ans. On l’envoie en Grèce, au zoo d’Attica. Imaginez être une mère à qui on arrache son petit … 4 mois plus tard, en octobre 2016, Femke accouche d’un bébé mort-né. 

Femke - Crédit photo : ©Parc Astérix 
Comment ne pas penser qu’il existe une relation de cause à effet entre la détresse de cette maman et le développement d’une maladie intimement reliée au stress ? 

Dans la nature, Femke aurait pris soin de Ekinox jusqu’à ce que ce dernier prenne son envol avec d’autres mâles et n’aurait probablement pas accouché d’un bébé mort-né peu après, encore moins développé une maladie qui n'est connue que chez un seul dauphin dans le monde … 

Lotty est une femelle dauphin du Marineland d’Antibes. 

Capturée en Floride en mars 1983, elle est décédée le 19 février 2020 d’une infection. Un mois et demi auparavant, le 1er janvier 2020, elle donnait naissance à un petit, mort 1 heure après avoir vu le jour. On peut croire que Lotty était une femelle âgée. D’ailleurs, les dauphins capturés vivent plus longtemps que leurs congénères nés en captivité, mais comment ne pas croire que son système n’ait pas été affaibli par la mort prématurée de son petit ? 

N’importe quelle mère qui élève ses petits peut être anéantie par la mort de son bébé. 

Lotty - Crédit photo : Marineland
Valentin était un jeune mâle de 19 ans. 

Il était l’unique fils de Freya, qui a du subir 4 fausses couches avant de mettre au monde Valentin. 

Freya meurt en juin 2015, laissant un immense vide chez un Valentin déjà torturé et déprimé. Il se laisse désormais flotter et devient léthargique.

Le coup de grâce arrive le 2 octobre 2015. Alors que des inondations terribles ont frappé le sud de la France, le Marineland n’est pas épargné. On se souvient des images du bassin des orques aux eaux verdâtres, souillées par les polluants et la boue. 

Valentin meurt 10 jours cet événement. Le parc clame que sa mort est due à une torsion de l’intestin mais personne n’est dupe. Entre le départ de sa mère l’ayant plongé dans une profonde dépression et un bassin sale, invivable, son décès n’est pas une surprise. 

Ce ne sont que trois histoires parmi tant d’autres mais elles viennent nous rappeler que malgré les « carnets roses », l’image édulcorée de familles qui ne sont pas naturellement constituées, le silence permanent des parcs sur les décès prématurés et les fausses-couches est assourdissant, de même que les secrets bien gardés des causes de décès comme pour Aïcko en 2016 ou encore Théos ou Minimos.

3/ Vers des solutions 

Des solutions existent pour stopper la reproduction des cétacés. 

Après tout, des solutions existent pour des millions de femmes dans le monde, sans que cela ne vienne entraver leur comportement naturel …

Comme l’explique le site dauphinlibre.be, des méthodes existent bien que nous soyons encore au stade expérimental.

Les contraceptifs peuvent aider à réguler le moment de l’œstrus pour préparer une femelle à s’accoupler lors d’un programme d’élevage. De plus, il existe à la fois des contraceptifs réversibles (qui sont préférés) et des options permanentes.

  • Contraception réversible
Les contraceptifs réversibles se composent de régimes médicamenteux qui réduisent considérablement les risques de grossesse. Ceux-ci sont généralement considérés comme efficaces et même recommandés dans certaines conditions (Dierauf, L. & Gulland 2001).

Les rapports sur l’utilisation des contraceptifs chez les cétacés sont limités. Une dose de 5 mg d’acétate de médroxyprogestérone (un variant synthétique d’une hormone naturelle) a été utilisée avec succès pendant plus de 15 ans chez les grands dauphins (Asa et al., 2005). 

Cependant, on sait peu de choses sur l’efficacité, les effets secondaires ou l’utilisation à long terme des contraceptifs chez les épaulards (Orcinus Orca) malgré sa présence en bassin depuis la fin des années 80.

  • Contraception permanente
Les méthodes de contraception permanente comprennent la chirurgie et l’usage d’immunocontraceptifs. Elles ne devraient être envisagées que lors de la mise en œuvre de plans d’élevage spécifiques pour des animaux individuels. Les méthodes contraceptives réversibles restent toujours l’option préférée.

Des interventions chirurgicales sur les mâles peuvent être envisagées. Bien que la castration soit presque toujours un choix chirurgical pour les cétacés car leurs testicules sont cachés dans l’abdomen.

Des techniques laparoscopiques sont en cours de développement et pourraient être une solution future, car cette technique peut constituer une excellente alternative à la castration (Dover 2000).

  • L’immunocontraception
Contrairement aux procédures chirurgicales, l’immunocontraception est une bonne solution pour la contraception permanente. C’est une tendance prometteuse dans la gestion de la fertilité, mais elle ne peut pas être inversée, contrairement aux contraceptifs oraux (Brown et al., 1996).

Les immunocontraceptifs stimulent le système immunitaire en produisant des anticorps contre certaines protéines, de sorte que le système immunitaire de l’animal rejette le sperme ou l’ovule comme un corps étranger. Le système immunitaire une fois amorcé produit des anticorps qui se lient au spermatozoïde ou à l’ovule pour signaler au système immunitaire d’éliminer le « pathogène », détruisant ainsi l’ovule ou le sperme (Bagavant et al., 2002).

La contraception chez les mammifères marins devrait être considérée comme un essai mondial en cours. Une grande partie des données ont été extrapolées à partir d’autres études sur des mammifères comme les humains, les chiens, les primates et les rongeurs (Munson et al., 2005).

Il existe toujours de grands risques d’effets secondaires associés à l’utilisation de la contraception, ce qui nécessite une surveillance constante des animaux pour minimiser ces effets. 

Ces animaux sont surveillés de très près dans les milieux zoologiques, les vétérinaires peuvent répondre et corriger les problèmes de santé avant qu’ils ne soient exacerbés et deviennent une menace pour la vie. Il est possible que d’autres processus métaboliques soient affectés, entraînant des effets secondaires et des complications.

Récolte de sperme - Crédit photo : inconnu





Mammifères marins - Les polluants présents dans les océans ont un impact négatif sur la fertilité des mâles.

23 janvier 2021 - Un article d'Harry Cockburn pour « The Independent »

La pollution causée par les BPC aurait joué un rôle dans la chute du taux de fécondité chez certaines espèces de cétacés dans les eaux britanniques.


Ces polluants peuvent également affecter la fertilité humaine.

Selon une nouvelle étude, la capacité de reproduction des marsouins mâles vivant le long de la côte britannique serait impactée par la présence de produits chimiques industriels interdits

L'utilisation de polychlorobiphényles ( PCB ) été interdite au Royaume-Uni dans les années 1980, mais leur utilisation généralisée signifie que ces polluants sont toujours présents dans les eaux, s’accumulant chez les baleines, les dauphins, les orques et les marsouins. 

Les scientifiques qui étudient la présence de ces polluants chez les cétacés ont découvert qu'ils peuvent avoir un « impact substantiel sur la santé reproductive » de ces espèces, y compris celle des marsouins.

Alors que les précédentes études précédentes se sont concentrées sur les impacts de ces polluants sur la reproduction des marsouins femelles, cette nouvelle étude s’est penchée sur la biologie de la reproduction masculine. 

L'équipe, composée de chercheurs du Cetacean Strandings Investigations Programme, de la Brunel University, du Centre for Environment, Fisheries and Aquaculture Science, de l’University of Exeter and the Scottish Marine Animal Stranding Scheme, a constaté que les PCB étaient associés à la réduction du poids des testicules chez les marsouins, qui par ailleurs sont en bonne santé.  

« La population étudiée présente des taux de grossesses inférieures de moitié à ceux observés dans d'autres populations moins contaminées et nous pensons que les impacts de l'exposition aux PCB sur la fertilité des mâles donnent une explication partielle des raisons pour lesquelles les taux au sein de cette population sont si bas », ont déclaré les chercheurs. 

Ils ont également précisé que la confirmation du rôle des PCB avait de graves implications pour d'autres espèces qui vivent ou passent du temps dans les eaux britanniques.

« Les résultats sont particulièrement importants et concernent d'autres espèces de cétacés, comme les orques », selon les auteurs de cette étude. 


Les orques « accumulent les concentrations les plus élevées de PCB et font donc face à la plus grande menace. Les impacts de l'exposition aux PCB chez les épaulards sont aggravés par leur faible taux de natalité. »

« Par conséquent, plusieurs populations qui vivent à proximité des zones industrialisées sont confrontées à une menace immédiate d'exposition aux PCB. »

En 2016, une orque nommée Lulu a été retrouvée morte après s'être enchevêtrée dans un filet, mais une autopsie a révélé qu'elle était contaminée par des « niveaux choquants de PCB », avec l'une des lectures les plus élevées de tous les animaux jamais testés.

Les orques, dont le régime alimentaire comprend des phoques, des thons et des requins, présentent les concentrations de PCB les plus élevées et ce sont ces populations qui sont les plus exposées au risque d'effondrement de leur population, tandis que d'autres populations qui se nourrissent de poissons plus petits sont moins exposées.


Cependant, la menace des PCB ne concerne pas seulement les cétacés adultes, mais peut être transmise de génération en génération, car les PCB contaminent le lait dont se nourrissent leurs petits. 

Cette étude est la première à étudier la relation entre la charge de PCB et le poids des testicules chez les cétacés. Les auteurs ont déclaré qu'ils « pensent que cela représente une avancée substantielle dans notre compréhension de la relation entre les expositions aux PCB et la biologie des mâles chez les cétacés ».

Ils ont appelé à une réglementation plus stricte sur l'impact des PCB sur l'environnement marin.

« Les résultats suggèrent que des contrôles plus efficaces des PCB pourraient avoir un impact substantiel sur la santé reproductive des espèces de cétacés côtiers et que les mesures de gestion devraient être intensifiées pour assurer une protection adéquate des populations de cétacés les plus vulnérables », ont-ils déclaré.

Les scientifiques ont averti que ce ne sont pas seulement les cétacés qui sont menacés à long terme par les PCB, mais que les humains sont également exposés par la contamination aux PCB et les problèmes de fertilité qui en découlent.

« Les résultats sont en accord avec des études sur d'autres mammifères qui ont démontré que l'exposition aux PCB inhibe le système reproducteur masculin. Par exemple, des études épidémiologiques humaines ont prouvé des associations négatives entre l'exposition aux PCB, la mobilité des spermatozoïdes et les niveaux de testostérone chez les hommes », ont déclaré les auteurs.

« Il y a un consensus croissant sur le fait que l'exposition aux contaminants qui perturbent les systèmes hormonaux peut être en partie responsable du déclin mondiale des taux de fertilité masculine qui s'est produite au cours des 50 dernières années. Par conséquent, il est impératif de faire davantage pour protéger les humains et notre environnement contre l'exposition à ces produits chimiques dangereux. »

L'étude fait suite à des recherches alarmantes en Allemagne qui indiquent que les populations de marsouins de la mer du Nord ont diminué au cours des dernières décennies.

L'étude a été publiée dans la revue Environment International
 

Vivre LIBRE - T0 87

19 janvier 2020

T0 87 est une orque transitoire. 

C’est le plus vieux mâle sauvage encore en vie aujourd’hui. 

Né en 1962, T0 87 est aujourd’hui âgé d’un peu plus de 60 ans. 

Il voyage en compagnie de sa famille et ses amis au large de la Colombie-Britannique (Canada). 

Note : La durée de vie moyenne pour une orque captive, notamment chez SeaWorld, est de seulement 16 ans.

Source : Orca Rescues Foundation

Crédit photo : ©Brendon Bissonette


OUI AUX SANCTUAIRES MARINS, NON AU PROJET DE DELPHINARIUM GÉANT DE PLANÈTE SAUVAGE !

17 janvier 2021 

Différents moyens d'agir en bas de page 

Dépenser des millions pour faire des énormes bassins en béton, détruire la nature environnante, filtrer des millions de litres d’eau, déplacer des cétacés pour les enfermer à nouveau. 

Cela aurait pu être un projet de delphinarium géant en Chine mais non, vous ne rêvez pas c’est bel et bien l’idée d’un des 3 delphinariums français, Planète Sauvage, situé près de Nantes. 


Alors que des projets de sanctuaires marins émergent un peu partout en Europe, en France, nous décidons de continuer à marcher sur la tête !

Signez la pétition ICI

Nous vous proposons des moyens d’action à la fin de cet article. 

Pour rappel Planète Sauvage est un zoo qui possède aussi un delphinarium mais Planète Sauvage, c’est aussi des scandales à répétition :

En 1994, Planète Sauvage construit « le village de Bamboula » où des hommes et des femmes originaires de Côte d’Ivoire se mettent en spectacle torse nu lorsque la météo le permet. Ces personnes n’ont pas de papiers, pas de salaire… Seule une maigre contribution financière est envoyée à leur village d’origine. (Source Wikipédia)

En 1998, le parc construit un delphinarium avant d'avoir reçu l'autorisation d'importer des dauphins. 

En effet, l'établissement d'un delphinarium est soumis à conditions par la loi française, notamment à l'obligation de présenter un programme scientifique et pédagogique associé au projet. Le parc revendique la caution scientifique du centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle, sans la lui demander, et alors que les scientifiques de ce centre y étaient opposés… 

Cette façon de procéder est interprétée comme une volonté de passer en force par le ministère de l'Environnement, qui refuse l'autorisation d'importation des dauphins. 

Finalement, en 2007, le parc récemment racheté par la Compagnie des Alpes, obtient une réponse favorable après avoir formulé une nouvelle demande. (Source Wikipédia)

Le 16 décembre 2014, Planète Sauvage est mis en cause par le quotidien en ligne Reporterre révélant que des macaques rhésus nés dans le zoo auraient été revendus indirectement en Allemagne à l’Institut Max-Planck où ils auraient été trépanés. 

Très récemment, le 16 juin 2020, un bébé décède 8 jours seulement après sa naissance. 

Il serait mort, selon le parc, des suites d’une malformation cardiaque portant le nombre de décès à 5. 

Le parc a défrayé la chronique en 2015 suite à la mort de Little, le delphineau de Parel. En plein spectacle, des femelles se sont battues et le petit s'est pris un coup qui lui a été fatal. Le spectacle a continué malgré tout, mais quelques spectateurs ont vu la scène en direct.


Nous vous proposons plusieurs ACTIONS à mener pour protester contre ce projet fou :

1. Interpeller Planète Sauvage directement via twitter, e-mail ou téléphone :

Twitter : @Planete_Sauvage

Email : info@planetesauvage.com

Téléphone : 02 40 04 82 82

Instagram : planete_sauvage

Exemple de Tweet : 

Votre projet de « sanctuaire » est insensé. Je vous demande de contribuer à la création d’un sanctuaire marin qui pourra offrir aux dauphins captifs une retraite paisible. 

Exemple d’e-mail :

Bonjour, 

Votre projet de « sanctuaire » pour dauphins captifs est insensé. 

Conformément aux annonces de Mme la Ministre Barbara Pompili et aux attentes des citoyens français, je vous demande d’abandonner ce projet. 

Plutôt que de servir à la construction d’une énième prison aquatique, vos investissements pourraient permettre la création d’un sanctuaire MARIN qui pourra offrir aux dauphins captifs une retraite paisible et méritée après tant d’années de souffrance.

Cordialement,

2. Interpeller l’association Française des parcs Zoologiques via Facebook, email ou téléphone. 

Facebook : AFdPZ - Association Française des Parcs Zoologiques

Email : afdpz@afdpz.org

Téléphone : 06 26 05 65 39 / 02 54 75 74 36

Exemple de message et d’e-mail :

Bonjour, 

Le projet de « sanctuaire » de Planète Sauvage est insensé. 

Conformément aux annonces de Mme la Ministre Barbara Pompili et aux attentes des citoyens français, je vous demande de ne pas apporter votre soutien à la création d’un tel projet. 

Plutôt que de servir à la construction d’une énième prison aquatique, votre association pourrait contribuer à la création d’un sanctuaire MARIN qui offrirait aux dauphins captifs une retraite paisible et méritée après tant d’années de souffrance. 

Cordialement,

Lire également :

👉 Un safari parc transformé en exposition coloniale 

👉 L'indignation monte contre l'expo coloniale

👉 Planète Sauvage et sa Cité Marine qui n’aurait jamais du exister

👉 Planète Sauvage, 25 ans d'histoire mouvement
















16 janvier 2020

Kiska a 44 ans. Elle vit seule, en isolement total, sans congénères depuis 2011, dans son minuscule bassin du Marineland Canada. 

Signez notre pétition pour réclamer le transfert de Kiska vers ce sanctuaire ! 

Kiska a eu 5 petits, tous décédés à des âges précoces. Dans la nature, un épaulard vit en pod, des familles menées par des femelles, des matriarches. 

Capturée à l’âge de 3 ans en Islande, Kiska aurait pu être une mère et une matriarche. 

Au lieu de cela, elle est prisonnière du MarineLand Canada depuis plus de 40 ans. 

Elle flotte à longueur de journée dans un bassin d’une taille ridicule, elle ne vocalise plus. Elle semble avoir abandonné tout espoir. 

Même s’il en reste un pour elle : l’ouverture prochaine du premier sanctuaire pour orques au monde, le The Whale Sanctuary Project

Situé à Port Hilford en Nouvelle-Écosse au Canada, ce sanctuaire pourrait accueillir Kiska, lui redonner le goût de vivre pour ses dernières années.

Crédit vidéo : ©C’est Assez! (Septembre 2020)


Kasya, en route vers la liberté !

15 janvier 2020

Sauvée par une équipe italienne, Kasya est enfin en sécurité et en compagnie d'un autre dauphin.


« Je vous avais promis que je ferais l'impossible pour sauver Kasya. Je l'aime tellement ! » - Massimo Vacchetta (Centro Recupero Ricci "La Ninna")

Free Russian Whales lançait l’alerte le 26 mars 2020. 

Kasya a été capturée illégalement il y a 10 ans dans le détroit de Kertch en mer Noire, Kasya a subit plusieurs transferts avant d’être envoyée au Milad Tower Delphinarium de Téhéran (Iran).

Depuis le décès de son ami Alpha en décembre 2019, Kasya avait perdu toute envie de vivre. Seule, restant à flotter dans un coin de son bassin, Kasya se mourait d’ennui et de solitude.


Le vétérinaire russe Ivan Zatsepilov demandait alors de l’aide pour transférer Kasya en Russie, il refusait de quitter l’Iran sans elle. 

Les promoteurs d'une pétition sur Change.org, qui a atteint 75 000 signatures, et les militants des droits des animaux de divers pays avaient déjà essayé de sauver Kasya, mais sans obtenir de résultats.  

Cela a attiré l’attention de Massimo Vacchetta, « l'ami des hérissons », qui s’est occupé de personnellement de l’avenir de Kasya. 
 
Dès lors, le « Centro Recupero Ricci "La Ninna" » et « Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profit » ont travaillé ensemble au sauvetage de Kasya ! 

Grâce aux contacts mis en place avec le consul iranien à Milan Daryoush Sowlat et avec son secrétaire Mohammad Siahjani, Massimo Vacchetta a pu s’entretenir avec les autorités de Téhéran, en particulier avec le vice-président Eshaq Jahangiri, qui au cours d'un appel téléphonique a promis aux 2 associations,responsables de la campagne « Ensemble pour Kasya », de les aider.

L 'état de santé Kasya ne permettait pas d’attendre une journée de plus. 

Le 14 janvier dernier, à 17 h, grâce à la coopération et à l'action conjointe d’associations et de nombreuses personnes, Kasya a finalement quitté le Milad Tower Delphinarium de Téhéran par vol charter pour être transférée au Kish Dolphin Park, sur l'île de Kish, au large de la côte sud de l'Iran, dans le golfe Persique. 


L'établissement a accepté d’accueillir Kasya pour un séjour temporaire, et ce jusqu'à ce qu’elle puisse être transférée en Russie pour sa réhabilitation, si celle-ci s'avère être une candidate à la libération.

Le mérite de cette action revient : 

👉 à l'énergie du vétérinaire Massimo Vacchetta de Novello (Italie), fondateur de « Centro Recupero Ricci La Ninna », une association connue pour son engagement en faveur de la protection des hérissons et de l'environnement ; 

👉 à la volonté de Carmen Aiello de l'association « Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profit » ; 

👉au vétérinaire iranien Amir Shirazin, directeur du « Caspian Seal Preservation Center » en Iran ; à l'abnégation du vétérinaire russe Ivan Zatsepilov, qui a pris soin du dauphin au sein du Milad Tower Delphinarium de Téhéran (Iran) ; 

👉au professionnalisme des vétérinaires Marco Campolo et Manuel Garcia Hartmann, qui ont apporté leur importante contribution et continueront à prendre soin de Kasya sur l'île de Kish ; 

👉 à l'attention du consulat iranien à Milan, en la personne du diplomate Daryoush Sowlat et du secrétaire Mohammad Siahjani ;

👉 à l'engagement de la célèbre actrice iranienne Mitra Hajjar ; 

👉à l'efficacité des bénévoles Silvia Bianco et Emanuela Novati et Venera Gumerova ; 

👉 à la collaboration de la propriétaire Homayonreza Shahbazkia et de nombreuses autres personnes qui ont travaillé sans relâche pour sauver ce dauphin solitaire.

Après avoir été maintenue en captivité durant plus de 9 ans, le dauphin Kasya, symbole des animaux exploités pour le plaisir des humains, est maintenant de retour parmi d’autres dauphins et fait un pas de plus vers la reconquête de sa liberté. 

Crédit vidéo : ©zooprava

« L’aide extraordinaire de Carmen Aiello de l’association « Salviamo gli orsi della luna » a été déterminante pour la réussite de cette opération. » .

Les associations Centro Recupero Ricci "La Ninna" et Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profit ont avancé la somme d’environ 30 000 euros, les fonds nécessaires pour transférer Kasya sur l'île de Kish et l'y maintenir jusqu'à l'été.

Une somme encore plus importante sera nécessaire pour le transfert de Kasya au Centre de réhabilitation de la mer Noire et pourvoir ensuite la libérer ensuite.

Si vous désirez aider Kasya vers son chemin pour la liberté, vous pouvez faire un don aux deux associations qui coordonnent la collecte de fonds aux associations en charge de Kasya en précisant dans l’intitulé « Don pour Kasya » : 

👉« Centro Recupero Ricci "La Ninna" » - Iban IT10K 06305 46851 000010157449

👉 « Salviamo gli orsi della luna » - Iban IT 31 R 07601 03200 00000 99741712 

👉 Vous pouvez également faire un don par Paypal ICI ou via la plateforme GoFundMe 

NOTE : LES UNIQUES DEUX ASSOCIATIONS ITALIENNES qui se sont occupés du SAUVETAGE DE LA DAUPHINE KASYA de Téhéran et son transfert à Kish Island, en vue d'une possible libération en mer Noire, sont Centro Recupero Ricci "La Ninna"  et Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profithttps

Traduction : C'est assez ! 

Sources et vidéo : 


Taiji - Une 3è baleine victime des filets de pêche

 13 janvier 2021

Un jour seulement après le meurtre odieux de la baleine de Minke à Taiji, une baleine à bosse a été retrouvée morte dans les filets fixes. 

Le 13 janvier, Ren Yabuki, directeur de campagne de Life Investigation Agency, en collaboration avec le Dolphin Project, tout en documentant les chasses aux dauphins de Taiji, a repéré cette baleine à bosse empêtrée dans les filets de pêche de la Taiji Fishermen's Association. 

Ren  pense que la baleine s'est emmêlée dans la soirée du 12 janvier. 

Les pêcheurs de Taiji ont détaché le corps de la baleine à bosse des filets fixes, l'ont attaché par une corde, l'ont transporté au large puis ont rejeté le corps en mer.

C'est la troisième fois qu'une baleine est capturée dans ce type de « filets fixes ». 

Le 29 novembre, une baleine à bosse a été piégée dans les filets et relâchée le jour suivant. 

Le 24 décembre, un petit rorqual a été capturé dans ces mêmes filets, et après 20 jours de souffrances physique et psychologique, il a été tué par noyade par les pêcheurs. 

Dans ce dernier incident, une baleine à bosse est décédée après s'être empêtrée dans les filets.

« Trois baleines capturées dans les filets fixes de Taiji en l'espace de six semaines montrent à quel point ces filets sont nocifs pour l'écosystème », a déclaré Ren. 

Ces filets hauturiers sont en place toute l'année juste à l'extérieur du port de Taiji, à côté de la tristement célèbre baie de Taiji. 

L'enchevêtrement des baleines dans les filets fixes se produit non seulement à Taiji, mais dans tout le Japon et c’est un phénomène courant. Plusieurs espèces différentes de poissons sont capturées dans les filets; parfois des dauphins et d’autres baleines y sont piégés également, incapables de s'en échapper.

Selon Tim Burns, Dolphin Project Cove Monitor, « Ce n'est pas la première fois que nous voyons des baleines enchevêtrées dans ces ensembles de filets  au large de Taiji, mais le nombre d'incidents impliquant des espèces non ciblées est devenu alarmant.

Chaque année, de septembre à mars, une chasse cruelle de certaines des créatures les plus sensibles de la planète a lieu à Taiji, au Japon, rendue célèbre par le film primé aux Oscars 2009 « The Cove ». 

Durant cette période, les chasseurs de dauphins, « conduisent » les mammifères marins vers leur capture ou vers leur mort en utilisant la violence physique et la torture acoustique. 

Le Dolphin Project est la seule organisation à être constamment sur le terrain depuis 2003.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : Dolphin Project / Life Investigation Agency (LIA)

Crédit photos : @Dolphin Project / @Life Investigation Agency (LIA)




Les navires à proximité des orques résidentes du Sud les empêcherait de s’alimenter, en particulier pour les femelles.

13 janvier 2021 

Une étude révèle que les orques femelles abandonnent souvent la recherche de nourriture à l'approche des navires.


La circulation des bateaux à moins de 400 mètres des orques résidentes du Sud, une espèce en voie de disparition, inhibe leur recherche de nourriture, conduisant souvent les femelles à cesser complètement de se nourrir. C'est une conclusion clé d'une nouvelle étude de données recueillies grâce aux balises à ventouse qui suivent le mouvement des orques sous l'eau.

Des recherches antérieures ont observé le comportement en surface des orques en réponse aux navires, tandis que les balises permettent aux chercheurs de discerner leur comportement lors de plongées prolongées. Ces données montrent que le trafic des navires à proximité empêche leur recherche sous-marine de nourriture autant, voire plus que ce que les scientifiques ont précédemment documenté à la surface. Ces nouveaux résultats ont été publiés dans la revue  « Frontiers in Marine Science ». 


« Nous avons constaté un effet plus important chez les femelles, et cet effet était que le plus souvent elles abandonnaient la recherche de nourriture si les navires empiétaient sur elles », a déclaré la chercheuse Marla Holt au Northwest Fisheries Science Center de la NOAA Fisheries. L’étude a analysé le comportement des orques sur 3 ans. Elle incluait les années qui précédaient et suivaient la promulgation, en 2011, de règlements fédéraux limitant la distance à laquelle les navires peuvent s'approcher des orques dans les eaux intérieures de Washington.

L'effet démesuré du trafic maritime sur les orques femelles « pourrait avoir un effet domino sur la capacité de répondre à leurs besoins énergétiques pour soutenir leurs efforts de reproduction », ont rapporté les scientifiques. 

« Ceci est particulièrement préoccupant au sein d’une population en voie de disparition, population qui est de surcroît en déclin.  » 

Effets du trafic maritime

Deux des trois pods des orques résidentes du Sud passent souvent des hivers le long de la côte ouest, le troisième pod hivernant dans des parties plus éloignées de la mer des Salish. 

Tous les trois ont historiquement passé une grande partie de l'été à Puget Sound et dans la mer des Salish, où généralement le trafic maritime les accompagne. 

La surveillance des navires par le Soundwatch Boater Education Program du Whale Museum effectue régulièrement des dénombrements de navires autour des orques. Ils ont trouvé en moyenne 10 bateaux ou plus et parfois jusqu'à 80 navires (y compris des les bateaux de Whale Watching) en même temps autour des orques.

La réglementation actuelle de l'État de Washington exige que les bateayx restent à au moins 300 mètres de chaque côté des orques  et a au moins 400 mètres devant et derrière eux dans les eaux de l'État de Washington. 

La réglementation fédérale américaine oblige les navires à rester à au moins 200 mètres des orques dans les eaux intérieures de Washington. 

En 2017, un  enquête a révélé que la conformité pouvait être améliorée. 

À partir de l’enregistrement des balises, la nouvelle étude a analysé le mouvement et le son des orques sous l'eau. Les données ont révélé leurs états comportementaux, tels que la recherche de proies à l’aide du son et de la recherche de nourriture en profondeur.

Selon cette étude, lorsque les navires à proximité se rapprochaient à moins de 400 mètres, en moyenne, les orques mâles et femelles se nourrissaient moins. 

Les orques ont fait moins de plongées et ont passé moins de temps à la recherche de nourriture profonde qui implique la capture de saumons quinnat et d'autres espèces de saumons, cet effet impactant plus les femelles.


« Ces résultats suggèrent que les possibilités de recherche de nourriture en profondeur peuvent être améliorées lorsque les navires laissent aux orques, en particulier aux femelles, plus d'espace », ont écrit les chercheurs.

Les orques femelles peuvent peser quelques tonnes de moins que les mâles, elles n'ont donc pas la même capacité pour effectuer des plongées prolongées. Les femelles sont également plus susceptibles d'être associées à des orques plus petites et plus jeunes, y compris leur progéniture qui ont tendance à rester dans les eaux moins profondes. Cela leur laisse moins de marge de manœuvre en réponse au trafic maritime.

Ces nouveaux résultats peuvent aider les scientifiques à comprendre les découvertes précédentes démontrant que les orques mâles orques passaient plus de temps à se nourrir et à capturer plus de proies que les femelles », a déclaré Jennifer Tennessen, chercheuse au Northwest Fisheries Science Center qui a travaillé sur les deux études. 

« Double coup dur » pour les femelles

La capacité de plongée limitée des orques femelles et les effets plus prononcés des navires se combinent en une sorte de « double coup dur » pour les femelles, a déclaré Holt. Le trafic maritime peut également perturber le partage des proies, ce qui peut aider à maintenir les femelles en lactation avec des bébés qui ont des besoins énergétiques plus importants.

On ne sait pas exactement pourquoi les orques se nourrissent moins à l'approche des navires. 

« Le bruit des bateaux peut masquer les clics d'écholocalisation qu'ils utilisent pour trouver des proies, ou ils peuvent percevoir les navires comme une menace », a déclaré Holt. 

Les conséquences peuvent être plus graves pour les femelles enceintes ou allaitantes qui doivent soutenir leurs bébés.


C'est « particulièrement préoccupant » pour les orques résidentes du sud  qui sont en voie de disparition, et qui ne comptent désormais que 74 individus, ont déclaré les scientifiques. 

Les femelles n’ont des bébé que tous les 3 à 7 ans et la reproduction est essentielle pour que cette population en déclin ait un espoir de rétablissement. Les analyses de la reproduction des orques résidentes du sud pour le plus récent examen de la situation indiquent qu'aux taux actuels, la population continuera de décliner dans les décennies à venir.

Compte tenu d'une population aussi petite, même de légers changements dans le nombre de naissances peuvent avoir un impact considérable sur l'avenir de la population des orques résidentes du Sud, ont noté les scientifiques.

La NOAA Fisheries a désigné les orques résidentes du sud comme l'une des neuf « espèces nationales à l'honneur », avec un potentiel de protection ciblée pour stabiliser leur déclin. Nous prévoyons de publier un plan d'action mis à jour pour l'espèce au début de 2021.

Traduction : C'est assez ! 



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