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Pays-Bas - Plus de sauts à travers des cerceaux pour les dauphins du Dolfinarium Harderwijk

Suite à un rapport critique sur les conditions de vie des animaux détenus au sein de ce zoo marin, les dauphins du Dolfinarium Harderwijk n'effectueront plus de tours pour le public. 

8 dauphins, 2 morses et 2 lions de mer vont être envoyés en Chine.

Une enquête commandée par le ministère de l'Agriculture a révélé que les dauphins étaient trop souvent utilisés pour faire des tours pour le divertissement, que les bassins ne sont pas conformes, et que les selfies avec les animaux sont contraires au rôle éducatif que revendiquent les zoos aquatiques. 

Le delphinarium, qui a subi de lourdes pertes en raison de la crise due au coronavirus, a déclaré qu'il n'abolirait pas complètement les shows, mais qu’il se concentrerait désormais sur des spectacles basés sur le « comportement naturel des animaux ». 

Le Dolfinarium Harderwijk, qui a ouvert ses portes en 1965, transfère également, et ce en raison de conditions de vie médiocres, 8 dauphins Tursiops, deux morses, et deux lions de mer dans un parc marin chinois. 

Selon l'enquête, les animaux étaient gardés dans des bassins trop peu profonds pour plonger aux profondeurs auxquelles ils sont habitués. 

L’ONG World Animal Protection Nederland a déclaré qu'il n'y a aucune garantie que les animaux ne seront pas exploités à des fins de divertissement en Chine. 

« On apprend aux enfants qu'il n'y a rien de mal à utiliser des animaux sauvages pour se divertir », a déclaré un porte-parole de l'organisation à la chaîne NOS . 

L'interdiction de la reproduction ne faisait pas partie des recommandations du rapport. Le parc avait déjà arrêté l'insémination artificielle des dauphins à la suite de la diffusion d’une enquête de RamDam en 2016 montrant des images filmées en caméra cachée d’un soigneur stimulant manuellement un dauphin à produire du sperme. 

« Nous avons suffisamment de dauphins pour le moment, mais nous pourrions recommencer le programme d'élevage à l'avenir », a déclaré Alex Tiebot, directeur du delphinarium. 

World Animal Protection demande que les députés fassent pression pour une interdiction de la reproduction et a lancé une pétition.

 https://bit.ly/2RQFmqM

« Un dauphin né aujourd'hui pourrait vivre plus de cinquante ans en captivité. C'est inacceptable », a déclaré l‘ONG.

Le Dolfinarium Harderwijk détient actuellement 27 dauphins communs  et 3 marsouins communs 

NOTE de C'est assez !: En 2018, une enquête menée sur les delphinariums chinois par l’émission « 101 East », pour la chaîne Al Jazeera, révélait le sort cruel réservé aux mammifères marins enfermés dans les bassins. Le résultat ? Des images choquantes de maltraitance et de cruauté envers les animaux :

  • Des phoques malades que l‘on laisse mourir dans de l‘eau sale. 
  • Des cétacés confinées dans de minuscules bassins. 
  • Des congélateurs remplis de carcasses de dauphins et autres animaux….

Lire l'article : Chine - L'Océan mis en cage

Traduction : C'est assez ! 

Source : Deutch News

Crédit photos : ©Wolrd Animal Protection

Suivi des orques grâce à la technologie : « Des images a coupé le souffle »

À la fin de l'été dernier, une équipe de scientifiques de l'Université de la Colombie-Britannique a suivi les orques résidentes du sud et les orques résidentes du nord au large de la côte de la Colombie-Britannique à l'aide d'une technologie de pointe qui a ouvert une nouvelle fenêtre sur la vie de ces créatures charismatiques. 

L'éventail d'outils High tech comprenait des drones aériens, des détecteurs électroniques et des enregistreurs de données équipés de télémétrie par satellite, d'un gyroscope, d'un hydrophone et d'une caméra sous-marine. 

Fixés par des ventouses sur les épaulards, ces appareils ont permis aux scientifiques d'enregistrer ce que les orques voient et entendent, ainsi d’observer leurs mouvements dans l'eau et leur comportement durant les plongées et la chasse. Les images recueillies au-dessus et au-dessous de l'eau étaient saisissantes. 

« Certaines des images nous ont coupé le souffle », déclare Andrew Trites, chef d'équipe et professeur au Département de zoologie de l'Institut des océans et des pêches et directeur de l'Unité de recherche sur les mammifères marins de l'UBC. 

« C'était incroyable de voir les orques évoluer dans l'eau et se déplacer en trois dimensions. Vous avez l'impression de faire un tour, comme si vous étiez avec les orques et que vous nagiez avec elles en compagnie de dauphins. » 


Andrew Trites a été particulièrement frappé par l'interaction physique entre les orques. 

« Je pense que je n’avais jamais pleinement apprécié à quel point les orques sont tactiles. C'est probablement une manière pour elles de maintenir ce lien familial très fort qu’elles ont. Ce sont des créatures très sociales. Elles ne survivent pas en étant seules, mais en étant ensemble. » 

Dans une vidéo bouleversante, on peut voir un bébé orque résidente du Nord se blottir contre sa mère, avant de glisser le long du corps de sa mère et de donner une petite tape espiègle avec sa caudale sur la tête de sa mère. 

La mère frotte ensuite le ventre de son bébé avec sa nageoire pectorale gauche. Ce comportement n’avait jamais été filmé auparavant.

On peut également observé un autre bébé portant un saumon dans sa bouche durant 2 jours, comme si c’était une poupée de chiffon, alors qu’il n’avait que trois mois et se nourrissait toujours du lait de sa mère. 

S’agit-il d’une poussée dentaire, ou le bébé apprenait-il simplement à copier les adultes ? Les scientifiques ne peuvent pas en être sûrs. 

Mais au-delà de la collecte de ces images époustouflantes, l'objectif principal du projet était d'étudier les habitudes alimentaires et la disponibilité des proies des orques résidentes du Nord et du Sud, qui recherchent tous deux du saumon quinnat le long des côtes de Colombie-Britannique. 

Durant l'été et l'automne, les deux groupes vivent à proximité, les orques résidentes du Nord patrouillent dans le détroit de Johnstone sur le côté est de l'île de Vancouver, alors que les orques résidentes du Sud nagent juste au sud, dans la mer des Salish. 

Bien qu’elles fassent parties du même type, ces 2 populations ont des dialectes différents, interagissent très peu les unes avec les autres, et ne se croisent que rarement. 

Les orques résidentes du Sud, une population en voie de disparition, sont plus minces que les résidentes du Nord et elles sont beaucoup moins nombreuses, passant de 98 individus en 1995 à seulement 75 aujourd’hui. 

Les orques résidentes du Nord comptent une population de plus de 300 individus. 

Les chercheurs de l'UBC espèrent que les données leur fourniront de nouveaux indices sur les raisons pour lesquelles les résidentes du Nord prospèrent alors que les résidentes du Sud se dirigent vers l'extinction. 

« En observant ces deux populations d'épaulards, nous pouvons être en mesure de comparer les conditions d'alimentation et les comportements de chasse des deux groupes et essayer de comprendre pourquoi il est plus difficile pour les orques résidentes du Sud de capturer des proies », explique Sarah Fortune, stagiaire postdoctorale en écologie marine au MMRU et responsable du suivi du projet, qui fait partie d'une enquête pluriannuelle soutenue par Pêches et Océans Canada, par le Conseil de recherches en sciences et en génie du Canada, par la Pacific Salmon Foundation et par le Hakai Institute.

Le sort de la population des orques résidentes du Sud a fait l'objet d'une attention au niveau mondial en 2018 lorsqu'une Maman orque nommée Tahlequah a porté le corps de son bébé mort pendant 17 jours dans ce que certains journalistes ont décrit comme « un comportement de deuil ». 

Comme l'a noté Peter Ross, un spécialiste des épaulards et vice-président de la recherche de l’ONG Ocean Wise : 

« Il s'agit d'un comportement inhabituel. Nous ne l'avons pas vu auparavant. Qu'est-ce que cela signifie - qui sait ? 

En raison de leur petite population et du fait qu'ils vivent à proximité de grands centres urbains, les orques résidentes du Sud sont parmi les mammifères les plus étudiés de la planète, chaque membre étant documenté individuellement. 

Malgré cela, il y a encore beaucoup de choses que nous ne connaissons pas à leur sujet. 

« Elles sont difficiles à étudier car elles passent 95% de leur vie sous l'eau. Par exemple, nous ne savons pas dans quelle mesure elles se nourrissent la nuit », note John Ford, l'un des pionniers de la recherche sur les épaulards. La cause profonde du déclin de cette population est toujours débattue. 

La plupart des observateurs citent trois facteurs : 

  • la réduction de leurs ressources alimentaires 
  • la pollution sonore : le bruit et les interférences physiques avec les navires commerciaux et de plaisance 
  • la pollution chimique : accumulation de produits chimiques industriels dans leur graisse. 

Les deux groupes d’orques sont piscivores, leur proie de prédilection étant le saumon royal (saumon quinnat ou chinook), mais l’habitat des orques résidentes du Nord est plus sain et plus calme. Il offre un éventail plus diversifié de saumons, notamment le saumon royal du fleuve Fraser qu’elles peuvent capturer lors de la remontée des saumons vers les frayères, avant que les orques résidentes du Sud ne puissent y avoir accès. 

Les orques préfèrent le saumon chinook parce qu'il s'agit d’un type de saumon plus gros et plus riche, mais ces poissons tant convoités sont en déclin, leur population ayant considérablement chuté au siècle dernier en raison de la surpêche, de l'élevage, de la construction des barrages, de l'activité industrielle et de la destruction des estuaires. 

En dépit de cela, Andrew Trites note que les modèles mathématiques indiquent que les orques résidentes du Sud devraient être en mesure d’obtenir un approvisionnement adéquat en saumon royal dans la mer des Salish, ce qui suggère que d’autres facteurs peuvent peser dans la balance. 

Dans un article récent, Samuel Wasser, biologiste de l'Université de Washington, a rapporté qu'entre 2008 et 2014, près de 70 pour cent des grossesses chez les orques résidentes du Sud ont échoué, soit par fausse couche, soit par la mort des bébés peu après leur naissance. 

Mr Wasser pense que ces échecs surviennent à cause de la réduction de la consommation de nourriture qui déclenche la dispersion de polluants dans le corps des cétacés. Lorsque les orques n'ont pas assez à manger, elles commencent à brûler leur réserve de graisse, ce qui libère les toxines stockées dans leur sang. 

Cela nuit à la santé du bébé en développement et l'effet est particulièrement prononcé à la fin de la grossesse lorsque le fœtus se développe rapidement. 

Il est également possible que le bruit ambiant altère la capacité de ces animaux à chasser. 

Marla Holt, biologiste de la faune à la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, affirme que les données collectées par les hydrophones ont révélé que les orques se nourrissaient moins lorsque les navires sont à moins de 350 mètres, le trafic maritime semblant avoir plus d’impact sur les femelles. 

Marla Holt a déclaré que le bruit généré par le passage des navires a un effet de masquage, « réduisant ainsi la capacité des orques à identifier les sons qui les intéressent ». 

Des sons forts pourraient perturber le sonar biologique des orques. Lors de la chasse, un épaulard émet une série de clics qui se propagent dans l'eau comme le faisceau lumineux d'une lampe de poche. 

Si les ondes sonores heurtent un objet, les échos rebondissent vers le cétacé. L'écholocalisation permet aux orques de détecter leurs proies à des distances allant jusqu'à 150 mètres, bien plus loin que ce qu’elles peuvent voir dans l'eau sombre. 

Cela leur permet alors de coordonner leurs efforts de chasse en l'absence de lumière ou d'autres caractéristiques reconnaissables sous les vagues. 


Les caméras sous-marines de l'équipe de l'UBC ont mis en évidence l'obscurité du monde dans lequel vivent les orques et l'importance de l’utilisation de l'écholocation pour naviguer et chasser. 

Les hydrophones ont même permis aux chercheurs d'écouter les orques pourchasser leur proie. 

« Elles sont dans l’eau profonde et sombre, cela ressemble à un sous-marin – ping, ping, ping », explique Mr Trites, décrivant les clics d’écholocation.  

« De plus en plus vite, les pings se transforment en bourdonnement et vous savez que le moment de la mise à mort approche. Soudain, vous entendez le craquement lorsqu’ils qu'ils mordent. Et puis, c’est c'est le silence. » 

L'équipage de l'UBC a utilisé deux navires dans le cadre du suivi de ces 2 populations, le Gikumi, un vaisseau-mère de 18 mètres de long, et le Steller Quest , un bateau à coque en aluminium de 6 mètres de long utilisé pour attacher des enregistreurs de données aux orques. 

Cette tâche, qui exige force, compétence et travail d'équipe, a été confiée au biologiste Mike deRoos et au Capitaine Chris Hall, un vétéran de la marine commerciale. Mr DeRoos se tenait à l'avant du bateau tenant une perche en fibre de carbone de huit mètres de long au bout de laquelle était fixée une caméra ventouse, tandis que Chris Hall pilotait avec prudence le bateau aux côtés de l'un des Léviathans de 5000 kg. Mike DeRoos attendait, scrutant l'eau à travers des lunettes de soleil jusqu'à ce qu'il voit une orque surgir des flots. Alors qu'elle brisait la surface de l‘eau, il tentait d’accrocher la ventouse sur le dos de l’animal près de la nageoire dorsale. 

« C'est assez difficile. Ils ne font généralement surface que durant environ deux secondes, et leur peau est glissante, explique Mr deRoos, 

« Vous devez avoir le bon timing car si elles voient la perche au-dessus d‘elles, Elles ne remonteront pas. » 

Une fois fixé, l‘enregistreur de données émettra durant cinq, sept ou 20 heures, selon sa programmation. 

À la fin de ce laps de temps, l'appareil se détache, flotte à la surface et émet un signal radio pour aider l'équipage à le récupérer. 

Les informations obtenues avec ces instruments sont révélatrices.  

« Certaines des choses que nous avons enregistrées vont nous permettre d'affiner la compréhension actuelle de la façon dont les épaulards vivent ensemble, chassent, partagent leur nourriture et communiquent entre eux », explique Mme Fortune. 

Les données accumulées durant cette expédition qui a duré un mois, alors que l'équipe de recherche a parcouru plus de 2500 km, sont si importantes que les scientifiques sont toujours en train de trier les données et de travailler à leurs conclusions.

L’une des questions importante à laquelle ils espèrent répondre est de savoir si la pénurie alimentaire présumée que subissent les orques résidentes du Sud se produit dans la mer des Salish durant l'été et l'automne, ou si elle se produit ailleurs dans leur aire de répartition en hiver et au printemps. 

Ironiquement, la froideur de la technologie, si souvent liée à la notion de domination sur la nature, ouvre désormais une porte aux biologistes afin de leur permettre d’étudier les animaux de manière plus intime et plus révélatrice. 

Dans ce nouveau monde, les orques elles-mêmes se comportent en océanographes, révélant le royaume aquatique dans lequel elles vivent avec un minimum de perturbation dans leur vie. 

Obtenir une vue plus exhaustive de ce qui se passe sous l'eau avec les orques n'était pas seulement une percée scientifique, mais une expérience émotionnellement enrichissante pour les chercheurs de l'UBC. 

« Cette technologie nous a permis d’ouvrir les yeux sur des choses que nous ne connaissions pas auparavant », déclare Mr Trites. « C'est incroyablement excitant. C'est ce qui nous fait nous lever chaque jour, avoir la chance de découvrir quelque chose de nouveau. »


Traduction : C'est assez ! 

Source : The Tyee 

Crédit photos : ©Marine Mammal Research Unit / Hakai Institute






Inde - Augmentation de la population de dauphins à Chilika

La population de dauphins à Chilika, le plus grand lac d’eau salée de l’Inde, a doublé en 2021 par rapport à l’année précédente.

Selon le recensement effectué par le Département des forêts et de l’environnement de l’État de l’Odisha (est), quelque 500 dauphins répartis en trois espèces ont été recensés au niveau du lac, classé site Ramsar, contre 233 au début 2020.


Les écologistes ont apprécié la croissance considérable de la population de dauphins, notamment de celle de l’Irrawaddy en voie de disparition, qui se trouve principalement dans le lac Chilika, et qui est passé de 146 individus en 2019 à 162 cette année.

Le nombre de dauphins à long bec est passé de 23 individus en 2020 à 54 cette année, alors que les dauphins à bosse sont au nombre de 281.

« L’augmentation de la population de dauphins d'Irrawaddy à Chilika s’explique par l’interdiction des bateaux de tourisme sur le lac Chilika, en raison du confinement décrété pour freiner la propagation de Covid-19, ce qui a permis aux dauphins de passer d’une partie à une autre », a déclaré à la presse, Susanta Nanda, directrice de l’Autorité de développement du lac.

Note de C‘est assez ! : Le lac Chilika a été reconnu site Ramsar le 1er octobre 1981. 

Être classé site Ramsar, cela signifie être reconnu comme zone humide d’importance internationale que l’État s’engage à sauvegarder. 

Chaque pays signataire de la convention de Ramsar doit en effet, élaborer un plan stratégique national pour la conservation de ses zones humides.

L’objectif de la Convention de Ramsar, ratifiée en 1971 à Ramsar en Iran, est d’enrayer la tendance à la disparition des zones humides. 

Cette convention engage ses membres à :prendre en compte les zones humides dans l'aménagement et l'utilisation de leur territoire ;
  • identifier les zones humides d'importance, 
  • les inscrire sur la liste Ramsar et assurer leur conservation ;
  • préserver l'ensemble des zones humides ;
  • coopérer avec les pays frontaliers pour favoriser la conservation des zones humides transfrontalières
En savoir plus sur les sites classés Ramsar ICI 

Un article de MAP Ecology

C'est Assez! soutient l'Initiative Citoyenne Européenne #StopFinningEU pour mettre fin au commerce d'ailerons de requins au sein de l'Union Européenne !

73 Millions : c'est le nombre de requins tués chaque année uniquement pour leurs ailerons. 

L'UE exporte près de 3500 tonnes d'ailerons par an, pour une valeur totale d'environ 52 millions d'euros. 

Bien que le Finning (l’enlèvement des nageoires de requins) à bord des navires de l’UE et dans les eaux de l’UE soit interdit et que les requins doivent être débarqués avec les nageoires naturellement attachées au corps, l’UE figure parmi les plus grands exportateurs d’ailerons et constitue une importante zone de transit pour le commerce mondial des ailerons.

Soutenue par plus d'une quarantaine d'ONG en Europe, dont C’est assez ! et la Fondation 30 Millions d'Amis, l'ICE contre la pêche aux ailerons de requins a déjà recueilli près de 200.000 signatures. 

En rassemblant 1 million de votes à l'échelle de l'UE, nous pourrons réellement faire changer les choses et contraindre les institutions européennes à agir pour bannir toute forme de commerce et de transport d'ailerons dans les pays de l'UE.

Il est grand temps de dire STOP et d'agir pour protéger les requins, essentiels à la bonne santé et à l'équilibre des océans.

Agissons ensemble et votons dès maintenant pour l'initiative Stop Finning EU. 

👉Lire l'article de la Fondation 30 millions d'amis 


Les baleines sont-elles capables d’émettre des flatulences, des gaz… bref, des pets ?

Les baleines sont-elles capables d’émettre des flatulences, des gaz… bref, des pets ?

« La définition médicale d’une flatulence, c’est l’émission d’un gaz produit lors de la digestion, puis expulsé par l’anus », précise Nicholas Caruso, chercheur à Virginia Tech et coauteur avec Dani Rabaiotti du livre « Tu pètes ou pas? Le guide ultime de la flatulence animale ».

Pour en être capable, notre amie la baleine doit tout d’abord être en mesure de produire des gaz lors de sa digestion. Et c’est très probablement le cas. 

Chez les mammifères, des gaz intestinaux (azote, oxygène, méthane, souffre…) se produisent pendant le travail du système digestif. 

Un seul mammifère n’émet aucune flatulence : le paresseux. Sa digestion est tellement lente que l’accumulation de gaz pourrait être fatale. Ils ont donc développé un système de réabsorption des gaz. 

Tous les autres mammifères seraient donc capables de produire des gaz digestifs mais leurs aptitudes varient selon leur alimentation et leur physiologie. 

A l’instar de leurs proches cousines les vaches, les baleines possèdent des estomacs à multicompartiments, suivi d’un long tube digestif. 

Les intestins des mysticètes mesurent environ 5 à 6 fois la longueur de leur corps : 

Le tube digestif de la baleine bleue peut mesurer jusqu’à 150m ! Même si ce ne sont ni des herbivores ni des ruminants, les mysticètes ingèrent une grande quantité de crustacés, dont la carapace, composée de chitine, pourrait être une source importante de gaz digestifs. 

Or, il est possible que les gaz n’aient pas le temps de s’accumuler, mais soient éliminés au fur et à mesure. Ainsi, de grosses bulles remontent en surface au moment de l’excrétion de fèces. (Vidéo)

Les baleines ne sont peut-être pas des princesses mais elles restent tout de même les Reines des océans !

Un article de Baleines en direct 

Crédit photo : ©David Edgar 


Danse synchronisée avec les baleines de la Réunion

Le photographe sous-marin Sébastien Pontoizeau est parvenu à photographier un moment complice entre l’homme et la baleine à bosse. L’occasion de rappeler que l’observation des baleines est une activité périlleuse.

Des images exceptionnelles. Le photographe sous-marin Sébastien Pontoizeau a dévoilé une très rare série photographique d’une rencontre avec les baleines à bosse de la Réunion. 

On y voit le freediver Romain Dorard danser littéralement avec les mammifères géants devant l’objectif du Français, qui se rend tous les ans sur l’île afin d’immortaliser ces animaux.

« C’était en août dernier, entre deux confinements. On a pu jouer avec un baleineau pendant plus de trois heures. Sa mère avait estimé que nous n’étions pas une menace. C’était magique », nous raconte-t-il.

Lire la suite de l’article dans Paris Match






Crédit photos : ©Sébastien Pontoizeau/CATERS/SIPA



Soins maternels chez les bélugas

 Les bébés et les juvéniles restent très longtemps auprès de leur mère, même s’ils sont capables de s’alimenter par eux-mêmes. 

Chez les bélugas, le petit sera allaité pendant plus d’un an, mais reste près de sa Maman durant trois ans, parfois plus. 

Durant cette période, la mère et son enfant développent un lien fort, ce qui est essentiel à la survie du petit.

Si les mères prennent soin de leur progéniture, il arrive aussi que certaines femelles du groupe prennent le relais. 

Ces gardiennes peuvent être une sœur, une tante, une cousine ou encore une femelle qui ne fait pas partie de la famille. 

Les bélugas ont des noms spécifiques associés à certains stades de développement

Dans la première année de vie, les bélugas sont des veaux. On appelle « bleuvet » les jeunes d’un à deux ans, en référence à leur coloration gris bleuté. Les juvéniles plus âgés sont appelés « gris », jusqu’à ce que leur peau devienne complètement blanche vers 12 à 16 ans. 

Si sur cette photo, le petit a une peau plissée et tachée, c’est que, comme pour les adultes, les bélugas ont une mue saisonnière. Ils sont les seuls cétacés chez qui on peut observer une véritable mue.

Ils se rassemblent l’été dans les eaux peu profondes des estuaires ou à l’embouchure des rivières pour muer. 

Ils se frottent sur les fonds rocheux, vaseux et de sable pour décrocher les cellules mortes. Les eaux y sont plus chaudes et un peu moins salées que celle de la banquise de l’hiver en pleine mer: elle favorise le décollement des cellules et la reconstitution de l’épiderme. 

Note : On n’observe pas le même type de mue saisonnière chez le béluga du Saint-Laurent, qui semble renouveler les cellules de son épiderme tout au long de l’année. Qu’il se trouve dans l’estuaire en été ou dans le golfe en hiver, il rencontre des eaux aux températures variant peu, autour de zéro degré Celcius.

Source : GREMM

Crédit photos : ©Gremm / ©Brian Skerry


Canada - Ouverture de la chasse aux phoques

8 avril 2021 - Alors que le changement climatique menace de faire des ravages auprès de la colonie de bébés phoques, le gouvernement Canadien approuve, encourage, et subventionne le massacre de milliers d’innocents. 

Des milliers de phoques et leurs petits seront frappés et abattus à l’aide de gourdins pendant la saison de chasse commerciale du phoque.

Le réchauffement climatique et ses impacts sur la banquise constituent une menace sérieuse pour les blanchons, les bébés du phoque du Groenland. Les femelles phoques du Groenland dépendent d’une plateforme de glace stable pour donner naissance à leurs bébés et les allaiter. 

Quand la mère s’en va, les petits ont encore besoin de se reposer sur la glace pendant qu’ils apprennent à nager et à se nourrir seuls. 

L’année 2021 s’avère être une année avec une banquise beaucoup plus mince que la normale, avec une couche de glace qui n’avait pas été aussi fine depuis 1969. S’il est encore trop tôt pour définir exactement l’impact sur la population de phoques du Groenland, les blanchons sont sans doute voués à la mort, écrasés par la banquise, ou noyés. 

De plus, lorsque les phoques seront abattus en eau libre ou sur une glace trop fragile pour qu'un chasseur puisse s'y tenir debout, les animaux sont récupérés à l'aide de gaffes (longues perches en bois munies de crochets métalliques) sans que les chasseurs puissent d'abord confirmer leur décès. Ainsi, de nombreux phoques seront empalés sur des crochets métalliques et sont hissés sur le pont de bateaux ensanglantés alors qu'ils seront encore conscients avant d'être battus à mort.

Une chasse commerciale en fort recul au Canada.

Depuis l’embargo de l’Union Européenne de 2009 sur les produits issus de la chasse commerciale aux phoques, le nombre de blanchons tués s’est effondré, malgré un quota de prises maintenu par le gouvernement canadien s’élevant à 400 000 phoques du Groenland. 

En réalité, le nombre de phoques tués a baissé de 90 % entre 2006 et 2019, et à cause des restrictions liées à la COVID-19, le plus gros des chasses commerciales n’a pas eu lieu en 2020. 

Avec 36 embargos internationaux sur les produits à base de phoque, il existe apparemment une faible demande pour les articles superflus issus de l’abattage annuel, tels que les vêtements de luxe en fourrure et les boissons énergisantes au pénis de phoque.

En 2020, en raison de la COVID-19, la chasse commerciale aux phoques était limitée au Golfe. 

2115 phoques du Groenland ont été abattus par les chasseurs de phoques de Terre-Neuve qui n'étaient autorisés à tuer les phoques qu'à des fins « personnelles ». 

En 2019, les pêcheurs canadiens ont tué plus de 32 102 phoques du Groenland.

En 2018, 59148 phoques du Groenland ont été abattus, la plupart des bébés étaient âgés de 3 semaines à 3 mois. Les chiffres officiels n'incluent jamais les phoques qui ont été « frappés et perdus » (c'est-à-dire les phoques blessés qui se sont enfuis sous la surface de l'eau et qui agonisent lentement).

Vous pouvez agir en demandant au gouvernement du Canada de stopper la chasse commerciale aux phoques ! Mail type ICI

Sources : Harpseals / IFAW 

Crédit photos : ©Carl Purcell / ©IFAW


Russie 1985 - 2000 bélugas sauvés d'une mort certaine grâce à la musique

On dit que la musique est le langage de l’âme, ce qui est le cas dans cette histoire. 

La musique classique a sauvé a aidé à sauver environ 2 000 bélugas prisonniers des glaces, dans la péninsule des Tchouktches. 

En décembre 1984, un groupe estimé entre 1000 et 3000 bélugas a été repéré pour la première fois par un chasseur indigène dans la péninsule de Tchouktche. Mais lorsque les chasseurs et les pêcheurs ont convergé sur le site, ils ont réalisé l'ampleur du problème.

Les bélugas, avaient, semble-t-il, chassé un grand banc de morues dans le détroit de Senyavin, qui sépare l'île Arakamchechen de la péninsule de Tchouktche, l’endroit le plus au nord-est de l'Union soviétique. 

Mais un vent d'est s'est levé et a bloqué l'étroit détroit avec d’énormes blocs de glace allant jusqu’à 4 m d'épaisseur, ne laissant qu’une petite zone d'eau libre pour que les bélugas puissent remonter à la surface pour respirer. 

Les bélugas se sont retrouvés piégés par de la glace bien trop épaisse pour se briser, ne laissant que de petites zones d'eau libre, bien trop espacées pour que les bélugas pour que les bélugas puissent remonter à la surface pour respirer. 

Il est vite devenu évident que les bélugas ne pourraient pas nager sur cette distance sans manquer d'oxygène, et avec si peu de trous dans la glace pour autant d'animaux. Il fallait donc prendre des mesures pour assurer leur survie. 

Alors que les résidents attendaient un miracle, ils ont nourri les animaux avec du poisson et ont entretenu des trous d'air en creusant dans la glace. Cependant, avec l'arrivée de l'hiver et l’aggravation des conditions météorologiques, cela ne serait bientôt plus possible, scellant le sort des bélugas. 

Par chance, la Russie venait d’acquérir un brise-glace finlandais, le plus grand et le plus puissant du monde à cette époque, le Moskva. 

À leur arrivée, la situation était pire qu’ils ne l’avaient alors envisagé et dans un premier temps, la mission a été annulée par le capitaine du navire.

Tout semblait perdu jusqu’à ce que, ému par la vue de tant de bélugas en perdition, l’équipage décida qu’il devait agir. 

Des hélicoptères furent envoyés pour larguer du poisson pour tenter de soutenir les bélugas encore en vie. Il a fallu plusieurs jours pour tracer un chemin pour les mammifères marins, mais le Moskva a fini par y arriver. 

Malheureusement, fatiguées et apeurés par les bruits du brise-glace, les bélugas refusèrent de bouger et ont refusé de suivre le navire pour rejoindre les eaux libres. 

Il fallait persuader les bélugas, affaiblis, de suivre le navire avant que la glace ne puisse se refermer. 

Un membre d’équipage a alors suggéré que la musique pourrait faire basculer la situation et pouvait aider dans cette mission de sauvetage. Il s’est souvenu avoir entendu que les bélugas réagissaient à la musique.

À court d’options, le Moskva s’est alors transformé en haut-parleur et a diffusé toutes sortes de musique dans ce paysage glacé. Et c’est un morceau de musique classique qui s’est avérée être la plus efficace, car les bélugas se sont approchés du bateau pour écouter la mélodie, et c’est ainsi que les cétacés ont commencé à suivre le Moskva qui devait faire sortir ces animaux de leur prison de glace.

Notre tactique était la suivante: nous reculons, puis nous avançons de nouveau à travers la la glace, nous faisons un passage et nous attendons », avait déclaré le capitaine Kovalenko par radio. 

« Nous répétons cela plusieurs fois. Les bélugas commencent à « comprendre » nos intentions et suivent le brise-glace. Ainsi, nous nous déplaçons kilomètre par kilomètre. » 

Avec le temps, les bélugas se sont habituées au navire. 

« Ils ont commencé à venir d’eux-mêmes vers le bateau », a rapporté l’Izvestia.

« Ils étaient heureux comme des enfants, sautant, s’éparpillant dans tout le champ de glace. » 

Finalement, fin de février, ce sont environ 2000 bélugas qui ont été sauvés et qui ont rejoint la mer grâce au Moskva et à son équipage qui leur ont frayé un chemin à travers la glace. 

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 

- The New-York Times

Classic FM

Journée Mondiale pour la Fin de la Pêche

11000 : C'est le nombre estimé de dauphins victimes de la pêche chaque année en France. 


Un triste record ! C'est Assez! s'est associée à la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 Millions d'Amis et L214 Ethique et Animaux pour dire stop au massacre silencieux des dauphins sur les côtes françaises.

Nous demandons à madame Annick Girardin, Ministre de la Mer, de prendre des mesures courageuses pour enrayer cette hécatombe. 

🔔Le 27 mars a lieu la Journée Mondiale pour la Fin de la Pêche qui demande la prise en compte des intérêts des animaux aquatiques. 


Chaque jour dans le monde, les bateaux de pêche et les élevages aquacoles en tuent plus de trois milliards. 

En France, ce sont 2 à 6 millions d’individus qui sont tués sur les bateaux de pêche et 60 000 à 190 000 dans les élevages aquacoles. 

La pêche est aussi responsable de nombreux dégâts collatéraux et d’effets néfastes sur la biodiversité marine. 

Les baleines noires de l’Atlantique nord (moins de 400 individus) sont en danger critique d’extinction. 85% des décès sont attribués à l’enchevêtrement dans des engins de pêche et aux collisions. 

En France, la pêche tue des milliers de dauphins communs par an dans le Golfe de Gascogne.

Rejoignez C’est Assez! et les 160 associations participantes à cet événement mondial pour la fin de la pêche !

👉Vous pouvez aussi signer notre pétition pour réclamer des mesures d'urgence et fortes pour protéger les dauphins sur nos côtes !

Lire également l'article de 
30 Millions d'amis  

Taiji (Japon) - Fin de la saison de chasses aux dauphins 2020-2021

Le Dolphin Project peut confirmer que le 1er mars, les chasses aux dauphins de Taiji ont pris fin pour la saison 2020/21 

Durant toute la saison qui a duré six mois, le Dolphin Project, en collaboration avec Life Investigation Agency (LIA), dirigée par Ren Yabuki (directeur de campagne), a veillé à ce qu'une équipe entièrement japonaise soit chaque jour sur le terrain pour informer des campagnes et autres événements qui ont eu lieu.

Plusieurs espèces de dauphins, y compris des très jeunes et des très vieux, ont été régulièrement victimes de harcèlement, de souffrances et d'abus, abattus pour leur viande ou capturés pour être exploités dans les parcs marins et les aquariums.

Des groupes entiers de dauphins ont été décimés. Il y a également eu plusieurs décès « accidentels », mais grâce l’infatigable et courageuse équipe de la LIA, nous avons pu enregistrer l’attitude honteuse des chasseurs.

Cette saison, il y a eu un total de 46 baies rouges (les dauphins ont été abattus ou emmenés en captivité) et 135 baies bleues (aucun dauphin n'a été abattu ou capturé) impliquant six espèces de dauphins. 

Le Dolphin Project estime que 547 dauphins ont été abattus, tandis que 140 ont été capturés. Beaucoup d'autres sont sans doute morts durant les drives, mais leur nombre n'est jamais enregistré.

« Jamais auparavant une équipe entièrement composée de militants japonais dévoués n'avait élu domicile à Taiji, uniquement pour renseigner, d'un point de vue japonais, la souffrance des dauphins qui a lieu chaque année dans la baie. En tant que tel, notre action éducative à travers le Japon n'a jamais été aussi importante. » - Tim Burns, Dolphin Project

#JDD2020

La saison a commencé le 1er septembre, jour du Japan Dolphins Day, une journée internationale d'action et de sensibilisation que nous coordonnons depuis 2005. 

En réponse au COVID-19, l'événement est devenu virtuel, des milliers de personnes de dizaines de pays (y compris des résidents de Taiji ) ont exprimé leur opposition à la saison de chasse aux dauphins.

Leur message était fort et clair : le massacre des dauphins à Taiji est un crime contre la nature et doit prendre fin immédiatement.

Malheureusement, durant le premier jour de chasses, les chasseurs ont très rapidement localisé deux pods de dauphins. Ils ont été rassemblés en un seul groupe et conduits dans la baie. 3 grands dauphins et 1 Risso ont été capturés pour une vie de captivité.

Le 17 septembre, un groupe de dauphins de Risso a été localisé.  

Les chasseurs ont pu conduire les dauphins dans la baie, où tous ont été abattus. Dans ce pod, se trouvait un jeune dauphin, peut-être même un nouveau-né qui a été massacré. 

La LIA enquête sur la légalité de tuer des bébés allaitants et / ou de les séparer de leur mère.

« Près de quatre ans et dix mois après mon expulsion du Japon, la décision de la Haute Cour de Tokyo de révoquer l'arrêté d'expulsion du Ministère de la Justice est désormais effective.

Dans un jugement pour l'affaire O'Barry vs. Japon, le tribunal a tranché en ma faveur, citant que mon refus d'entrée (daté du 20 janvier 2016) et mon expulsion (daté du 5 février 2016) étaient sans fondement juridique. Le gouvernement japonais a tenté de faire appel de cette décision, mais la Cour suprême n'a pas accepté l'appel. Ainsi, l'affaire est close ! - Ric O’Barry

Le Dolphin Project tient à remercier toutes les personnes qui ont combattu au nom de Ric O'Barry. Vos tweets, courriels, appels et dons ont fait la différence ! Nous remercions également Matt Sorum, Leilani Munter, Maisie Williams, Slash, le Dr Brian May et Tom & Kim Scholz. Merci au membre du Congrès, Ted Lieu, au secrétariat d'État américain, à l'ambassade des États-Unis à Tokyo et au cabinet d'avocats de Takashi Takano.

Le 29 novembre, une baleine à bosse était capturée dans les filets de pêche hauturière (appelés « filets fixes »). Heureusement pour le mammifère marin, il a été relâché sans incident.

« Les dauphins, les orques et les baleines sont pris dans des filets fixes de pêche partout dans le monde. Les manchots, les tortues de mer, les phoques et autres animaux s’enchevêtrent souvent dans les filets de pêche et y trouvent la mort - c'est un problème mondial. » - Ren Yabuki. 

Les chasseurs de dauphins de Taiji ont touché le gros lot lors d'une sélection de grands dauphins qui a duré trois jours (19-22 décembre).  

Au total, 85 cétacés ont été capturés pour approvisionner l'industrie des delphinariums.

Malgré la condamnation internationale, les aquariums et les parcs marins continuent de profiter de la vie de ces victimes innocentes.

Le 5 janvier 2021, premier drive de l'année 2021, un groupe de dauphins bleus et blancs a été conduit dans la baie.

Au sein de cette famille se trouvaient plusieurs jeunes dauphins. 

L'un d'eux semble s'être noyé dans les filets et a été vu flottant immobile à la surface de l'eau durant une longue période. On a vu un chasseur s'approcher du dauphin, le rapprocher du bateau en saisissant la rostre du mammifère, puis « remuer » son corps, donnant l‘impression qu‘il était en mouvement. Cette action s'est poursuivie jusqu'à ce qu'un autre groupe de chasseurs traîne le dauphin sous les bâches où le reste du groupe était abattu.

Malheureusement, ce n'est pas le premier incident durant lesquels des dauphins juvéniles ont été maltraités ou rejetés. 

Au fil des ans, le Dolphin Project a été le témoin d’actes monstrueux, séparations de bébés encore allaités par leur mère lors des sélections pour la captivité, dauphins juvéniles rejetés en mer sans la protection du reste de leurs groupe et d’autres très jeunes dauphins abattus aux côtés des adultes dans la baie. 

Dans le cas de jeunes dauphins laissés à eux-mêmes, leurs chances de survie sont extrêmement minces car ils ne sont pas sevrés et ne peuvent plus être allaités par leurs mères. Et ces décès ne sont pas comptabilisés dans les quotas de pêche.

Au cours du même mois, deux baleines, dans deux cas distincts, ont été capturées dans les filets fixes de Taiji.

Un petit rorqual, qui après 19 jours d'emprisonnement, a été délibérément noyé par des pêcheurs japonais.

« À 6h49, la caudale du petit rorqual a été nouée avec une corde, puis attachée au rebord du bateau et suspendue à l'envers. La tête du petit rorqual est restée sous l'eau pendant environ 20 minutes et vers 7h09, elle s'est noyée. Le petit rorqual avait la caudale attachée au bord du bateau et ne pouvait pas reprendre sa respiration. Il est évident qu’il souffrait. Il a été violemment battu, alors que du sang jaillissait, mais les pêcheurs riaient en travaillant. » - Ren Yabuki

Le 13 janvier, juste un jour après ce massacre, une baleine à bosse a été repérée enchevêtrée dans les filets fixes. 

Peu de temps après, l'association des pêcheurs a retiré le corps la baleine sans vie des filets, la ramenant en mer. 

Selon Tim Burns, « Ce n'est pas la première fois que nous voyons des baleines empêtrées dans les filets fixes au large de Taiji, mais le nombre d'incidents impliquant des espèces non ciblées est devenu alarmant. »

L'attention internationale a amené les gouvernements du Royaume-Uni et d'Australie à s'exprimer sur ce sujet, condamnant cet acte criminel.

Le 21 février, il y a eu une capture offshore d’une grand brutalité de dauphins à flancs blancs du Pacifique. Le lendemain, sur les 29 mammifères marins capturés, un est mort et 22 ont été relâchés, laissant six dauphins captifs.

Au cours de ce mois, l'un des plus grands rassemblements de citoyens japonais manifestant et dénonçant les chasses aux dauphins a eu lieu à Taiji.

À maintes reprises, une fois les dauphins conduits dans la baie, l'équipe sur place a montré la souffrance prolongée des dauphins. 

Avant même que les mammifères marins ne soient prisonniers de filets en eau peu profonde, les chasses en elles-mêmes épuisent les dauphins qui ont des blessures visibles. 

Les dresseurs travaillent en étroite collaboration avec les chasseurs de dauphins, choisissant quels dauphins seront sélectionnés pour une vie de captivité et quels autres seront abattus. 

Les parcs marins et les aquariums utilisent souvent les termes « conservation » et « éducation » pour décrire leurs spectacles de dauphins captifs.

Cependant, la réalité réside dans les eaux sanglantes de cette petite ville japonaise : 

Sans l’argent qu’ils tirent du commerce de dauphins vivants, les chasses de Taiji ne continueraient probablement pas.

En achetant des dauphins provenant de ces chasses, les delphinariums contribuent au maintien de cette chasse au rabattage.

Un dauphin vivant vendu à un delphinarium représente un gain financier bien plus important qu’un dauphin mort, vendu pour sa chair.

Les spectacles de dauphins en captivité, les programmes de nage avec les dauphins, ne sont ni éducatifs, ni divertissants. Ils sont exploiteurs et souvent responsables de la destruction de familles entières de dauphins sauvages.

Par rapport à la saison de chasse aux dauphins 2019/20, bien que nous ne puissions pas connaître la raison de la diminution des effectifs, 37 dauphins de moins ont été capturés. 

Ainsi, il est impératif que nous continuions à maintenir la pression en expliquant au monde pourquoi nous devons dire NON au spectacle des dauphins.

« Je suis honoré que le monde se soit levé et ait soutenu les militants japonais dans leurs efforts pour apporter un changement positif pour les dauphins au Japon. » ~ Ren Yabuki, Life Investigation Agency

Le Dolphin Project et Life Investigation Agency sont reconnaissants à chacun d'entre vous qui avez prêté sa voix à cette cause. Bien que la saison de chasse soit « techniquement » terminée, les permis de chasse aux globicéphales sont valides durant encore plusieurs mois.

Nous espérons que vous continuerez à être aux côtés de Dolphin Project alors que nous poursuivons notre travail à travers le monde, des États-Unis aux îles Salomon et en Indonésie, où trois dauphins sont actuellement en cours de réhabilitation au centre Umah Lumba à Banyuwedang Bay, à l'ouest de Bali, le tout premier établissement permanent de réhabilitation, de remise en liberté et de retraite des dauphins captifs.

Ric O’Barry - Fondateur / directeur du Dolphin Project

Bilan de la saison de chasse Taiji 2020/21



Nombre total de baies rouges : 46 (dauphins abattus ou capturés)

Nombre total de baies bleues : 135 (aucun dauphin n'a été abattu ou capturé)

Nombre total de dauphins abattus et / ou captifs : 687

Le quota pour cette saison était de 1749 dauphins de 9 espèces différentes

Total dauphins tués : 547 

  • Dauphins de Risso - 142
  • Dauphins d’Electre - 178
  • Dauphins bleus et blancs - 227

Total dauphins capturés : 140 

  • Grands dauphins - 119
  • Dauphins de Risso - 3
  • Dauphins tachetés pantropicaux - 12
  • Dauphins à flancs blancs du Pacifique - 6
Traduction : C'est assez ! 


Crédit Photos : ©Dolphin Project / ©LIA 










Australie - Les spectacles de dauphins interdit en Nouvelle-Galles du Sud !

Il n’y aura plus de reproduction ou d’importation de dauphins captifs dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud après l’adoption de nouvelles réglementations. 

Cette nouvelle loi introduite aujourd’hui par Matt Kean, ministre de l'Environnement de Nouvelle-Galles du Sud, fait suite à enquête parlementaire sur les parcs marins et les cirques, et interdit les spectacles de dauphins dans l’Etat.              

Cette décision a été saluée par Emma Hurst, députée du Parti de la justice animale, vice-présidente du comité. Elle a déclarée que l'industrie est maintenant « effectivement morte et enterrée » en Nouvelle-Galles du Sud. 

« Après tant d'années à autoriser l'exploitation des cétacés, il est encourageant que la Nouvelle-Galles du Sud ait écouté les experts et la communauté, et rattrape enfin le mouvement mondial pour protéger ces animaux », a-t-elle poursuivi.

« Les jeux sont fait - ces animaux ne sont pas nés pour faire des spectacles. Ils n'existent pas pour notre divertissement. »

« Ils méritent une vie digne d'être vécue, et la Nouvelle-Galles du Sud  l'a reconnu avec cette nouvelle loi ».  

Le dernier delphinarium de Nouvelle-Galles du Sud « se réjouit »  de cette nouvelle réglementation. 

Le Dolphin Marine Conservation Park (DMCP), situé à Coffs Harbour, seul delphinarium de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud,  abrite actuellement trois dauphins, Zippy, Bella et Jet, tous nés en captivité.

Terry Goodall, directeur général de DMCP, a déclaré qu'il n'avait « aucun problème » avec cette nouvelle réglementation car le parc n'avait pas l'intention d'importer ou de faire se reproduire des dauphins à l'avenir.

« Je suis assez satisfait de l’esprit de celle loi », a déclaré M. Goodall.

« Elle nous est clairement destinée, nous avons trois dauphins que nous ne pouvons pas relâcher que nous soignerons jusqu'à ce qu'ils meurent. »

« Ce sont de fantastiques ambassadeurs de leur espèce. »

M. Goodall a déclaré que le parc s'efforçait de déplacer leurs dauphins dans un sanctuaire marin et qu'il serait heureux de recevoir l'aide du gouvernement pour le faire.


Il a également déclaré qu'il espère que tout changement futur n'entravera pas leur capacité à héberger des dauphins qui sont blessés et ne pouvant pas être relâchés.

Cette nouvelle loi a été bien accueillie par les militants pour la liberté des dauphins du monde entier, dont Diane Fraleigh de l'Ontario Captive Animal Watch, un groupe qui a fait pression pour créer une législation similaire au Canada.

« Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli et c'est fantastique de voir d'autres personnes protéger également les cétacés »,  a-t-elle déclaré 

« Nous accueillons la Nouvelle-Galles du Sud dans le giron de ceux qui se soucient vraiment de leurs baleines et dauphins. »

Ingrid Visser, spécialiste néo-zélandaise des cétacés, qui a contribué à l'enquête, a déclaré qu'elle souhaitait remercier tous ceux qui ont joué un rôle dans la législation, y compris le gouvernement, les ONG et le public.

« Ce sont des nouvelles incroyables ». 

« La Nouvelle-Galles du Sud  est maintenant du bon côté de l'histoire et entre en même temps dans l'histoire !»

Ric O’Barry, fondateur du Dolphin Project, a déclaré qu'il avait passé « beaucoup de temps et d'énergie » à faire campagne en Australie et que c’était une excellente nouvelle.  

« Cela fait longtemps», dit-il. « Je suis ravi par cette nouvelle. »

👉Sea World un parc marin australien situé sur la Gold Coast, dans l’État du Queensland ne sera pas directement concerné par cette décision.

C'est l'un des deux delphinariums en Australie.

L’association C’est assez ! se réjouit de cette nouvelle et espère que très bientôt la France rejoindra la liste des pays qui ont banni la captivité des cétacés. 

Note : En anglais, le terme « whale (baleine) » s’applique à peu près à toutes les cétacés de grande taille. 

Exemple : l’orque est appelé « killer whale » et le béluga, « beluga whale »