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Vivre LIBRE - T0 87

19 janvier 2020

T0 87 est une orque transitoire. 

C’est le plus vieux mâle sauvage encore en vie aujourd’hui. 

Né en 1962, T0 87 est aujourd’hui âgé d’un peu plus de 60 ans. 

Il voyage en compagnie de sa famille et ses amis au large de la Colombie-Britannique (Canada). 

Note : La durée de vie moyenne pour une orque captive, notamment chez SeaWorld, est de seulement 16 ans.

Source : Orca Rescues Foundation

Crédit photo : ©Brendon Bissonette


OUI AUX SANCTUAIRES MARINS, NON AU PROJET DE DELPHINARIUM GÉANT DE PLANÈTE SAUVAGE !

17 janvier 2021 

Différents moyens d'agir en bas de page 

Dépenser des millions pour faire des énormes bassins en béton, détruire la nature environnante, filtrer des millions de litres d’eau, déplacer des cétacés pour les enfermer à nouveau. 

Cela aurait pu être un projet de delphinarium géant en Chine mais non, vous ne rêvez pas c’est bel et bien l’idée d’un des 3 delphinariums français, Planète Sauvage, situé près de Nantes. 


Alors que des projets de sanctuaires marins émergent un peu partout en Europe, en France, nous décidons de continuer à marcher sur la tête !

Signez la pétition ICI

Nous vous proposons des moyens d’action à la fin de cet article. 

Pour rappel Planète Sauvage est un zoo qui possède aussi un delphinarium mais Planète Sauvage, c’est aussi des scandales à répétition :

En 1994, Planète Sauvage construit « le village de Bamboula » où des hommes et des femmes originaires de Côte d’Ivoire se mettent en spectacle torse nu lorsque la météo le permet. Ces personnes n’ont pas de papiers, pas de salaire… Seule une maigre contribution financière est envoyée à leur village d’origine. (Source Wikipédia)

En 1998, le parc construit un delphinarium avant d'avoir reçu l'autorisation d'importer des dauphins. 

En effet, l'établissement d'un delphinarium est soumis à conditions par la loi française, notamment à l'obligation de présenter un programme scientifique et pédagogique associé au projet. Le parc revendique la caution scientifique du centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle, sans la lui demander, et alors que les scientifiques de ce centre y étaient opposés… 

Cette façon de procéder est interprétée comme une volonté de passer en force par le ministère de l'Environnement, qui refuse l'autorisation d'importation des dauphins. 

Finalement, en 2007, le parc récemment racheté par la Compagnie des Alpes, obtient une réponse favorable après avoir formulé une nouvelle demande. (Source Wikipédia)

Le 16 décembre 2014, Planète Sauvage est mis en cause par le quotidien en ligne Reporterre révélant que des macaques rhésus nés dans le zoo auraient été revendus indirectement en Allemagne à l’Institut Max-Planck où ils auraient été trépanés. 

Très récemment, le 16 juin 2020, un bébé décède 8 jours seulement après sa naissance. 

Il serait mort, selon le parc, des suites d’une malformation cardiaque portant le nombre de décès à 5. 

Le parc a défrayé la chronique en 2015 suite à la mort de Little, le delphineau de Parel. En plein spectacle, des femelles se sont battues et le petit s'est pris un coup qui lui a été fatal. Le spectacle a continué malgré tout, mais quelques spectateurs ont vu la scène en direct.


Nous vous proposons plusieurs ACTIONS à mener pour protester contre ce projet fou :

1. Interpeller Planète Sauvage directement via twitter, e-mail ou téléphone :

Twitter : @Planete_Sauvage

Email : info@planetesauvage.com

Téléphone : 02 40 04 82 82

Instagram : planete_sauvage

Exemple de Tweet : 

Votre projet de « sanctuaire » est insensé. Je vous demande de contribuer à la création d’un sanctuaire marin qui pourra offrir aux dauphins captifs une retraite paisible. 

Exemple d’e-mail :

Bonjour, 

Votre projet de « sanctuaire » pour dauphins captifs est insensé. 

Conformément aux annonces de Mme la Ministre Barbara Pompili et aux attentes des citoyens français, je vous demande d’abandonner ce projet. 

Plutôt que de servir à la construction d’une énième prison aquatique, vos investissements pourraient permettre la création d’un sanctuaire MARIN qui pourra offrir aux dauphins captifs une retraite paisible et méritée après tant d’années de souffrance.

Cordialement,

2. Interpeller l’association Française des parcs Zoologiques via Facebook, email ou téléphone. 

Facebook : AFdPZ - Association Française des Parcs Zoologiques

Email : afdpz@afdpz.org

Téléphone : 06 26 05 65 39 / 02 54 75 74 36

Exemple de message et d’e-mail :

Bonjour, 

Le projet de « sanctuaire » de Planète Sauvage est insensé. 

Conformément aux annonces de Mme la Ministre Barbara Pompili et aux attentes des citoyens français, je vous demande de ne pas apporter votre soutien à la création d’un tel projet. 

Plutôt que de servir à la construction d’une énième prison aquatique, votre association pourrait contribuer à la création d’un sanctuaire MARIN qui offrirait aux dauphins captifs une retraite paisible et méritée après tant d’années de souffrance. 

Cordialement,

Lire également :

👉 Un safari parc transformé en exposition coloniale 

👉 L'indignation monte contre l'expo coloniale

👉 Planète Sauvage et sa Cité Marine qui n’aurait jamais du exister

👉 Planète Sauvage, 25 ans d'histoire mouvement
















16 janvier 2020

Kiska a 44 ans. Elle vit seule, en isolement total, sans congénères depuis 2011, dans son minuscule bassin du Marineland Canada. 

Signez notre pétition pour réclamer le transfert de Kiska vers ce sanctuaire ! 

Kiska a eu 5 petits, tous décédés à des âges précoces. Dans la nature, un épaulard vit en pod, des familles menées par des femelles, des matriarches. 

Capturée à l’âge de 3 ans en Islande, Kiska aurait pu être une mère et une matriarche. 

Au lieu de cela, elle est prisonnière du MarineLand Canada depuis plus de 40 ans. 

Elle flotte à longueur de journée dans un bassin d’une taille ridicule, elle ne vocalise plus. Elle semble avoir abandonné tout espoir. 

Même s’il en reste un pour elle : l’ouverture prochaine du premier sanctuaire pour orques au monde, le The Whale Sanctuary Project

Situé à Port Hilford en Nouvelle-Écosse au Canada, ce sanctuaire pourrait accueillir Kiska, lui redonner le goût de vivre pour ses dernières années.

Crédit vidéo : ©C’est Assez! (Septembre 2020)


Kasya, en route vers la liberté !

15 janvier 2020

Sauvée par une équipe italienne, Kasya est enfin en sécurité et en compagnie d'un autre dauphin.


« Je vous avais promis que je ferais l'impossible pour sauver Kasya. Je l'aime tellement ! » - Massimo Vacchetta (Centro Recupero Ricci "La Ninna")

Free Russian Whales lançait l’alerte le 26 mars 2020. 

Kasya a été capturée illégalement il y a 10 ans dans le détroit de Kertch en mer Noire, Kasya a subit plusieurs transferts avant d’être envoyée au Milad Tower Delphinarium de Téhéran (Iran).

Depuis le décès de son ami Alpha en décembre 2019, Kasya avait perdu toute envie de vivre. Seule, restant à flotter dans un coin de son bassin, Kasya se mourait d’ennui et de solitude.


Le vétérinaire russe Ivan Zatsepilov demandait alors de l’aide pour transférer Kasya en Russie, il refusait de quitter l’Iran sans elle. 

Les promoteurs d'une pétition sur Change.org, qui a atteint 75 000 signatures, et les militants des droits des animaux de divers pays avaient déjà essayé de sauver Kasya, mais sans obtenir de résultats.  

Cela a attiré l’attention de Massimo Vacchetta, « l'ami des hérissons », qui s’est occupé de personnellement de l’avenir de Kasya. 
 
Dès lors, le « Centro Recupero Ricci "La Ninna" » et « Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profit » ont travaillé ensemble au sauvetage de Kasya ! 

Grâce aux contacts mis en place avec le consul iranien à Milan Daryoush Sowlat et avec son secrétaire Mohammad Siahjani, Massimo Vacchetta a pu s’entretenir avec les autorités de Téhéran, en particulier avec le vice-président Eshaq Jahangiri, qui au cours d'un appel téléphonique a promis aux 2 associations,responsables de la campagne « Ensemble pour Kasya », de les aider.

L 'état de santé Kasya ne permettait pas d’attendre une journée de plus. 

Le 14 janvier dernier, à 17 h, grâce à la coopération et à l'action conjointe d’associations et de nombreuses personnes, Kasya a finalement quitté le Milad Tower Delphinarium de Téhéran par vol charter pour être transférée au Kish Dolphin Park, sur l'île de Kish, au large de la côte sud de l'Iran, dans le golfe Persique. 


L'établissement a accepté d’accueillir Kasya pour un séjour temporaire, et ce jusqu'à ce qu’elle puisse être transférée en Russie pour sa réhabilitation, si celle-ci s'avère être une candidate à la libération.

Le mérite de cette action revient : 

👉 à l'énergie du vétérinaire Massimo Vacchetta de Novello (Italie), fondateur de « Centro Recupero Ricci La Ninna », une association connue pour son engagement en faveur de la protection des hérissons et de l'environnement ; 

👉 à la volonté de Carmen Aiello de l'association « Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profit » ; 

👉au vétérinaire iranien Amir Shirazin, directeur du « Caspian Seal Preservation Center » en Iran ; à l'abnégation du vétérinaire russe Ivan Zatsepilov, qui a pris soin du dauphin au sein du Milad Tower Delphinarium de Téhéran (Iran) ; 

👉au professionnalisme des vétérinaires Marco Campolo et Manuel Garcia Hartmann, qui ont apporté leur importante contribution et continueront à prendre soin de Kasya sur l'île de Kish ; 

👉 à l'attention du consulat iranien à Milan, en la personne du diplomate Daryoush Sowlat et du secrétaire Mohammad Siahjani ;

👉 à l'engagement de la célèbre actrice iranienne Mitra Hajjar ; 

👉à l'efficacité des bénévoles Silvia Bianco et Emanuela Novati et Venera Gumerova ; 

👉 à la collaboration de la propriétaire Homayonreza Shahbazkia et de nombreuses autres personnes qui ont travaillé sans relâche pour sauver ce dauphin solitaire.

Après avoir été maintenue en captivité durant plus de 9 ans, le dauphin Kasya, symbole des animaux exploités pour le plaisir des humains, est maintenant de retour parmi d’autres dauphins et fait un pas de plus vers la reconquête de sa liberté. 

Crédit vidéo : ©zooprava

« L’aide extraordinaire de Carmen Aiello de l’association « Salviamo gli orsi della luna » a été déterminante pour la réussite de cette opération. » .

Les associations Centro Recupero Ricci "La Ninna" et Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profit ont avancé la somme d’environ 30 000 euros, les fonds nécessaires pour transférer Kasya sur l'île de Kish et l'y maintenir jusqu'à l'été.

Une somme encore plus importante sera nécessaire pour le transfert de Kasya au Centre de réhabilitation de la mer Noire et pourvoir ensuite la libérer ensuite.

Si vous désirez aider Kasya vers son chemin pour la liberté, vous pouvez faire un don aux deux associations qui coordonnent la collecte de fonds aux associations en charge de Kasya en précisant dans l’intitulé « Don pour Kasya » : 

👉« Centro Recupero Ricci "La Ninna" » - Iban IT10K 06305 46851 000010157449

👉 « Salviamo gli orsi della luna » - Iban IT 31 R 07601 03200 00000 99741712 

👉 Vous pouvez également faire un don par Paypal ICI ou via la plateforme GoFundMe 

NOTE : LES UNIQUES DEUX ASSOCIATIONS ITALIENNES qui se sont occupés du SAUVETAGE DE LA DAUPHINE KASYA de Téhéran et son transfert à Kish Island, en vue d'une possible libération en mer Noire, sont Centro Recupero Ricci "La Ninna"  et Salviamo gli Orsi della Luna - Associazione e shop no profithttps

Traduction : C'est assez ! 

Sources et vidéo : 


Taiji - Une 3è baleine victime des filets de pêche

 13 janvier 2021

Un jour seulement après le meurtre odieux de la baleine de Minke à Taiji, une baleine à bosse a été retrouvée morte dans les filets fixes. 

Le 13 janvier, Ren Yabuki, directeur de campagne de Life Investigation Agency, en collaboration avec le Dolphin Project, tout en documentant les chasses aux dauphins de Taiji, a repéré cette baleine à bosse empêtrée dans les filets de pêche de la Taiji Fishermen's Association. 

Ren  pense que la baleine s'est emmêlée dans la soirée du 12 janvier. 

Les pêcheurs de Taiji ont détaché le corps de la baleine à bosse des filets fixes, l'ont attaché par une corde, l'ont transporté au large puis ont rejeté le corps en mer.

C'est la troisième fois qu'une baleine est capturée dans ce type de « filets fixes ». 

Le 29 novembre, une baleine à bosse a été piégée dans les filets et relâchée le jour suivant. 

Le 24 décembre, un petit rorqual a été capturé dans ces mêmes filets, et après 20 jours de souffrances physique et psychologique, il a été tué par noyade par les pêcheurs. 

Dans ce dernier incident, une baleine à bosse est décédée après s'être empêtrée dans les filets.

« Trois baleines capturées dans les filets fixes de Taiji en l'espace de six semaines montrent à quel point ces filets sont nocifs pour l'écosystème », a déclaré Ren. 

Ces filets hauturiers sont en place toute l'année juste à l'extérieur du port de Taiji, à côté de la tristement célèbre baie de Taiji. 

L'enchevêtrement des baleines dans les filets fixes se produit non seulement à Taiji, mais dans tout le Japon et c’est un phénomène courant. Plusieurs espèces différentes de poissons sont capturées dans les filets; parfois des dauphins et d’autres baleines y sont piégés également, incapables de s'en échapper.

Selon Tim Burns, Dolphin Project Cove Monitor, « Ce n'est pas la première fois que nous voyons des baleines enchevêtrées dans ces ensembles de filets  au large de Taiji, mais le nombre d'incidents impliquant des espèces non ciblées est devenu alarmant.

Chaque année, de septembre à mars, une chasse cruelle de certaines des créatures les plus sensibles de la planète a lieu à Taiji, au Japon, rendue célèbre par le film primé aux Oscars 2009 « The Cove ». 

Durant cette période, les chasseurs de dauphins, « conduisent » les mammifères marins vers leur capture ou vers leur mort en utilisant la violence physique et la torture acoustique. 

Le Dolphin Project est la seule organisation à être constamment sur le terrain depuis 2003.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : Dolphin Project / Life Investigation Agency (LIA)

Crédit photos : @Dolphin Project / @Life Investigation Agency (LIA)




Les navires à proximité des orques résidentes du Sud les empêcherait de s’alimenter, en particulier pour les femelles.

13 janvier 2021 

Une étude révèle que les orques femelles abandonnent souvent la recherche de nourriture à l'approche des navires.


La circulation des bateaux à moins de 400 mètres des orques résidentes du Sud, une espèce en voie de disparition, inhibe leur recherche de nourriture, conduisant souvent les femelles à cesser complètement de se nourrir. C'est une conclusion clé d'une nouvelle étude de données recueillies grâce aux balises à ventouse qui suivent le mouvement des orques sous l'eau.

Des recherches antérieures ont observé le comportement en surface des orques en réponse aux navires, tandis que les balises permettent aux chercheurs de discerner leur comportement lors de plongées prolongées. Ces données montrent que le trafic des navires à proximité empêche leur recherche sous-marine de nourriture autant, voire plus que ce que les scientifiques ont précédemment documenté à la surface. Ces nouveaux résultats ont été publiés dans la revue  « Frontiers in Marine Science ». 


« Nous avons constaté un effet plus important chez les femelles, et cet effet était que le plus souvent elles abandonnaient la recherche de nourriture si les navires empiétaient sur elles », a déclaré la chercheuse Marla Holt au Northwest Fisheries Science Center de la NOAA Fisheries. L’étude a analysé le comportement des orques sur 3 ans. Elle incluait les années qui précédaient et suivaient la promulgation, en 2011, de règlements fédéraux limitant la distance à laquelle les navires peuvent s'approcher des orques dans les eaux intérieures de Washington.

L'effet démesuré du trafic maritime sur les orques femelles « pourrait avoir un effet domino sur la capacité de répondre à leurs besoins énergétiques pour soutenir leurs efforts de reproduction », ont rapporté les scientifiques. 

« Ceci est particulièrement préoccupant au sein d’une population en voie de disparition, population qui est de surcroît en déclin.  » 

Effets du trafic maritime

Deux des trois pods des orques résidentes du Sud passent souvent des hivers le long de la côte ouest, le troisième pod hivernant dans des parties plus éloignées de la mer des Salish. 

Tous les trois ont historiquement passé une grande partie de l'été à Puget Sound et dans la mer des Salish, où généralement le trafic maritime les accompagne. 

La surveillance des navires par le Soundwatch Boater Education Program du Whale Museum effectue régulièrement des dénombrements de navires autour des orques. Ils ont trouvé en moyenne 10 bateaux ou plus et parfois jusqu'à 80 navires (y compris des les bateaux de Whale Watching) en même temps autour des orques.

La réglementation actuelle de l'État de Washington exige que les bateayx restent à au moins 300 mètres de chaque côté des orques  et a au moins 400 mètres devant et derrière eux dans les eaux de l'État de Washington. 

La réglementation fédérale américaine oblige les navires à rester à au moins 200 mètres des orques dans les eaux intérieures de Washington. 

En 2017, un  enquête a révélé que la conformité pouvait être améliorée. 

À partir de l’enregistrement des balises, la nouvelle étude a analysé le mouvement et le son des orques sous l'eau. Les données ont révélé leurs états comportementaux, tels que la recherche de proies à l’aide du son et de la recherche de nourriture en profondeur.

Selon cette étude, lorsque les navires à proximité se rapprochaient à moins de 400 mètres, en moyenne, les orques mâles et femelles se nourrissaient moins. 

Les orques ont fait moins de plongées et ont passé moins de temps à la recherche de nourriture profonde qui implique la capture de saumons quinnat et d'autres espèces de saumons, cet effet impactant plus les femelles.


« Ces résultats suggèrent que les possibilités de recherche de nourriture en profondeur peuvent être améliorées lorsque les navires laissent aux orques, en particulier aux femelles, plus d'espace », ont écrit les chercheurs.

Les orques femelles peuvent peser quelques tonnes de moins que les mâles, elles n'ont donc pas la même capacité pour effectuer des plongées prolongées. Les femelles sont également plus susceptibles d'être associées à des orques plus petites et plus jeunes, y compris leur progéniture qui ont tendance à rester dans les eaux moins profondes. Cela leur laisse moins de marge de manœuvre en réponse au trafic maritime.

Ces nouveaux résultats peuvent aider les scientifiques à comprendre les découvertes précédentes démontrant que les orques mâles orques passaient plus de temps à se nourrir et à capturer plus de proies que les femelles », a déclaré Jennifer Tennessen, chercheuse au Northwest Fisheries Science Center qui a travaillé sur les deux études. 

« Double coup dur » pour les femelles

La capacité de plongée limitée des orques femelles et les effets plus prononcés des navires se combinent en une sorte de « double coup dur » pour les femelles, a déclaré Holt. Le trafic maritime peut également perturber le partage des proies, ce qui peut aider à maintenir les femelles en lactation avec des bébés qui ont des besoins énergétiques plus importants.

On ne sait pas exactement pourquoi les orques se nourrissent moins à l'approche des navires. 

« Le bruit des bateaux peut masquer les clics d'écholocalisation qu'ils utilisent pour trouver des proies, ou ils peuvent percevoir les navires comme une menace », a déclaré Holt. 

Les conséquences peuvent être plus graves pour les femelles enceintes ou allaitantes qui doivent soutenir leurs bébés.


C'est « particulièrement préoccupant » pour les orques résidentes du sud  qui sont en voie de disparition, et qui ne comptent désormais que 74 individus, ont déclaré les scientifiques. 

Les femelles n’ont des bébé que tous les 3 à 7 ans et la reproduction est essentielle pour que cette population en déclin ait un espoir de rétablissement. Les analyses de la reproduction des orques résidentes du sud pour le plus récent examen de la situation indiquent qu'aux taux actuels, la population continuera de décliner dans les décennies à venir.

Compte tenu d'une population aussi petite, même de légers changements dans le nombre de naissances peuvent avoir un impact considérable sur l'avenir de la population des orques résidentes du Sud, ont noté les scientifiques.

La NOAA Fisheries a désigné les orques résidentes du sud comme l'une des neuf « espèces nationales à l'honneur », avec un potentiel de protection ciblée pour stabiliser leur déclin. Nous prévoyons de publier un plan d'action mis à jour pour l'espèce au début de 2021.

Traduction : C'est assez ! 



Taiji (Japon) - Une baleine piégée dans des filets depuis Noël noyée par des pêcheurs

12 janvier 2021

« Pour préserver leur filet de pêche, ils ont tué la baleine par noyade. » - Helene O'Barry

Le petit rorqual était piégée dans les filets de pêche à l’extérieur du port de Taiji depuis la veille de Noël. Ren Yabuki, de l’ONG Life Investigation Agency, qui travaille en collaboration avec le Dolphin Project a déclaré que deux bateaux de pêche se sont approchés de la baleine qui était affaiblie, n'ayant pu s’alimenter depuis qu'elle a été capturée dans les filets. 

« C'est une très mauvaise façon pour un animal de mourir et je tremble de tristesse à ce que j'ai vu ce matin »

« Il y avait deux bateaux travaillant ensemble. Ils ont mis une corde autour de la nageoire caudale de la baleine, lui ont maintenu la tête sous l'eau », a déclaré Ren à The Telegraph. 

« Ils l’ont gardé à côté du bateau et il a fallu environ 20 minutes pour que la baleine se noie. »

La LIA et plusieurs associations à travers le monde, dont C’est assez ! ont exhorté les pêcheurs à libérer la baleine et ont demandé aux personnes d’intervenir en envoyant des mails au gouverneur de la préfecture de Wakayama et aux différentes ambassades afin qu'ils interviennent pour sauver la baleine. 

Des images vidéo filmées par drone ont montré que la baleine était désespérée et s'affaiblissait de jour en jour.

Après qu'elle ait été tuée, la baleine a été hissée sur le pont de l'un des bateaux et son corps a été recouvert d’une bâche bleue alors que les pêcheurs rentraient au port. La dépouille l'animal a été ensuite emmenée dans un bâtiment appartenant à la coopérative de pêche de la ville de Taiji pour y être découpée afin que la viande soit vendue dans les supermarchés locaux.

« C'est angoissant de penser qu'en soulevant simplement le filet il y a trois semaines, ce pauvre animal aurait pu nager librement au lieu d'être pris au piège dans une détresse prolongée », a déclaré la porte parole de l'ONG Humane Society International Australie. 

Le 28 décembre dernier, une baleine de Minke a été prise dans ce même type de filets dans la ville voisine de Nachikatsuura. La baleine a été tuée et sa viande vendue sur les étals d’un supermarché au prix de 1026 yens (soit un peu plus de 8 €) pour 177 g. 

NOTE : En 1982, une interdiction sur la chasse à la baleine dite commerciale 

(moratoire) a été adoptée par la Commission Baleinière Internationale CBI, mesure qu'ont refusée le Japon, la Norvège et l'URSS. Le Japon adoptera finalement le moratoire en 1986. 

Cependant; il existe 2 exceptions à ce moratoire, la chasse à la baleine à des fins scientifiques et la chasse à la baleine traditionnelle, pour les « stocks autochtones de subsistance ».

L’ « exception scientifique », tolérée par la CBI, est alors largement utilisée par le gouvernement japonais qui poursuivra la chasse à la baleine « sous couvert de recherches scientifiques » en Antarctique et dans le nord-est du Pacifique, s’octroyant le droit de tuer près de 300 baleines de Minke chaque année.

Le gouvernement japonais quitte la CBI le 26 décembre 2018, et continuera la chasse commerciale à la baleine dans ses eaux territoriales et sa zone économique exclusive. Le 30 juin 2019, le Japon reprenait officiellement la chasse baleinière à des fins commerciales.

N’oublions pas que Taiji, c’est aussi et surtout le meurtre de milliers de dauphins qui vont se faire découper pour finir sur les étals de bouchers.

Des dizaines d’autres, voire plus, seront arrachés à leur famille pour finir dans des bassins en béton, à exécuter des tours contre un morceau de poisson mort devant un public égoïste et ignorant. 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Ampgoo.com 

Crédit photos : ©Dolphin Project / ©Life Investigation Agency (LIA)



Le Pod A5 des orques résidentes du Nord de retour vers leurs aires d'alimentation traditionnelles en Colombie-Britannique….Avec un bébé

11 janvier 2020

Il y a quelques jours, nous partagions cette nouvelle avec vous, Midsummer (A69) a mis au monde son 3è petit.


Le nouveau né a été nommé Ne'nakw qui signifie « retour à la maison » en kwak’wala, la langue parlée par les Premières Nations de la région. 

Les deux autres enfants de Midsummer s’appellent Fern (A95) et Elliot (A109). 

Ripple, la mère de Midsummer, est l'une des matriarches du pod A5. 

Sa sœur aînée, Corky est détenue à SeaWorld San Diego depuis 51 ans, elle fut capturée le 11 septembre 1969 à Pender Harbour en Colombie-Britanique. 

Jared Towers, chercheur à Pêches et Océans, a déclaré que maman et bébé avaient l'air en bonne santé. 

La teinte légèrement rosée des taches blanches du bébé indique à quel point il est jeune. Lorsque Towers a repéré la capsule le 5 janvier dernier, il a estimé que le petit avait moins d'une semaine.

Cela fait plus de 20 ans, que cette famille n’était pas revenue dans l'archipel de Broughton, leurs aires d'alimentation hivernales traditionnelles en Colombie-Britannique.

Jared Towers dit avoir repéré le groupe, connu sous le nom de A5, la semaine dernière à  Fife Sound dans l’archipel de Broughton.

Ces épaulards se nourrissaient autrefois de saumon chinook dans cette zone avant d'être chassés par des dispositifs de harcèlement acoustique assourdissants installés par des pisciculteurs.

Ces dispositifs devaient éloigner les otaries et les phoques, mais le bruit a également fait fuir les orques du territoire qu'ils ont maintenant récupéré, indique M. Towers. Il ajoute que les appareils ont été retirés il y a plusieurs années en raison de leur impact négatif sur les épaulards.

« Elles ont tout simplement cessé d'utiliser la zone pendant plus de deux décennies. C'est maintenant un signe d'espoir qu'ils revisitent ces territoires et se sentent peut-être suffisamment en sécurité pour retourner dans ces eaux », observe-t-il à propos du groupe d'îles près d'Alert Bay.

« Il y a au moins deux individus qui sont en vie actuellement, mais qui étaient beaucoup plus jeunes la dernière fois qu'ils ont été documentés dans cette région. Ces animaux se souviennent probablement que lorsque leur mère était vivante, c'est là qu'elle les emmenait », suppose le scientifique.

NOTE : Les matriarches jouent aussi un rôle fondamental dans leur groupe familial : elles assurent sa cohésion, dirigent la chasse et transmettent leur culture, les itinéraires, les lieux de chasse..... 

Les quelques 302 orques résidentes du nord (recensement de 2018) qui sont considérées comme menacées au Canada ont été abattues par des pêcheurs ou capturées pour des aquariums dans les années 1970, explique M. Towers.

Les orques résidentes du Nord évoluent généralement entre le milieu de Vancouver Island et l’Alaska, mais ne passent pas beaucoup de temps dans les régions de Vancouver contrairement aux orques résidentes du Sud qui passent la plupart de leur temps entre le milieu de Vancouver Island et Puget Sound vers Seattle.

Les orques résidentes du Nord ont développé une tradition culturelle assez unique : elles viennent se grattouiller les flancs ou le ventre sur les galets de certaines plages du Johnstone Strait

NOTE : Le 11 décembre 1969, 12 orques furent kidnappées à Pender Harbour. 

6 d'entre elles furent relâchées, 6 autres, parmi lesquelles Corky, et Calypso, furent envoyées dans des parcs marins. 

Corky fut vendue à SeaWorld San Diego, alors que Calypso fut tout d’abord envoyée au Zoo de Cleethorpes, en Angleterre, avant d’être transférée quelques mois plus tard au Marineland d’Antibes. 

Traduction : C'est assez ! 

Sources : Victoria News

Crédit photos : ©Alexandra Morton / ©Jared Towers (Prise sous licence scientifique) 


Taiji (Japon) - Une baleine de Minke coincée depuis plus de 12 jours dans des filets de pêche

 5 janvier 2021

L’inquiétude grandit alors les  pêcheurs japonais ignorent les appels lancés pour qu'ils libèrent une baleine capturée dans des filets de pêche fixes situés à l’entrée du port de Taiji. 

Crédit photo : ©Dolphin Project/LIA 

Ren Yakubi, de Life Investigation Agency (LIA) qui est présent à Taiji en collaboration avec le Dolphin Project, documente sur le plus grand abattage annuel de dauphins au Japon. 

Il pense que le petit rorqual n'a pas été capturé intentionnellement car ces filets sont destinés aux poissons.

Des ONGs et associations, le Dolphin Project, Humane Society International (HSI), Life Investigation Agency et C’est assez craignent pour sa survie et ont renouvelé leurs appels pour une libération rapide de cette jeune baleine.

Des images de drones montrent l’animal se cognant contre le filet, plongeant en profondeur dans des efforts désespérés pour s’échapper.

Les filets fixes, à l’entrée du port de Taiji, sont en place toute l'année pour pêcher des poissons, ils ne sont pas destinés à cibler les baleines, mais, comme pour cette baleine de Minke, elles peuvent y être capturées accidentellement. 

Mais jusqu’à présent, aucune tentative n’a été faite pour relâcher le petit rorqual pris au piège depuis le jour de Noël.

Ren déplore le manque d’actions mises en place pour tenter de sauver l’animal :

« La baleine est toujours piégée dans le filet. Elle est abandonnée. Les pêcheurs attendent tout simplement qu’elle meure. »

« Bien que le Japon soit une nation de chasseurs de baleines, il est injustifiable de faire souffrir un animal de manière aussi cruelle. L’indifférence face à la souffrance de cet animal est choquante », ajoute-t-il 

Fin novembre, une baleine à bosse avait été piégée au même endroit. Les pêcheurs l'avaient finalement relâchée. 

D’après les déclarations des pêcheurs, quand vous ouvrez un filet fixe, comme cela a été fait pour la baleine à bosse prise au piège de ces mêmes filets fin novembre 2020, vous ne pourrez plus attraper de poissons durant plusieurs jours.

Si rien n'est fait, les ONG  et associations craignent que la baleine s'épuise ou qu'elle meurt de faim.

Un triste exemple, le 28 décembre dernier, une baleine de Minke a été prise dans ce même type de filets dans la ville voisine de Nachikatsuura. La baleine a été tuée et sa viande vendue sur les étals d’un supermarché au prix de 1026 yens (soit un peu plus de 8 €) pour 177 g. 

Crédit photo : ©LIA 
Si cette baleine est toujours en vie, c’est sans doute parce que la LIA est sur place et rapporte ce qui se passe à Taiji. 

Sources : Dolphin Project / LIA 

Vidéo : Brut Nature 







Nouvelles restrictions pour le whale Watching afin de mieux protéger les orques du sud

29 décembre 2020

La Fish and Wildlife Commission de l’Etat de Washington a procédé à un vote afin de finaliser ces nouvelles règles qui s'appliqueront aux navires commerciaux de whale Watching de l'État. 

Crédit photo : ©Elaine Thompson / AP
Ces nouvelles règles restreignent considérablement le whale watching pour les orques résidentes du sud.

Elles visent à mieux protéger cette population d'orques, une espèce en voie de disparition, du bruit des navires et des perturbations causées par les bateaux de whale watching, mais elle permet toujours de les observer durant les mois d'été lorsque les orques viennent se nourrir dans la mer des Salish. 

Pour Sophia Ressler, avocate et défenseur de la faune au Center for Biological Diversity dans l’état de Washington, « Ces nouvelles règles ne vont pas assez loin pour protéger les résidentes du Sud qui sont en danger critique d'extinction. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour donner à ces orques emblématiques les eaux calmes dont elles ont besoin pour se nourrir. »

Ces règles comprennent une zone d’exclusion obligatoire pour les excursions commerciales de whale watching le long du côté ouest de l’île San Juan durant toute l’année, à l'exception d'un couloir de 100 mètres de large près du rivage pour les excursions commerciales en kayak.

Elles imposent également une saison de trois mois, de juillet à septembre, durant laquelle l'observation commerciale des orques résidentes du Sud par le biais d’excursions motorisées à une distance inférieure à un demi-mille nautique est limitée à deux périodes quotidiennes de deux heures. 

L'observation durant ces périodes est en outre limitée à trois bateaux d'excursion à la fois par groupe d'orques.

L'observation des bébé de moins d'un an est interdite. 

Crédit photo : ©Northwest Fisheries Science Center/The Canadian Press 

Si des orques vulnérables, tels que des animaux maigres, malades ou blessés, sont observés dans la population, ils pourraient eux aussi être également interdits de visite par l’établissement de règles d’urgence. 

Cette réglementation imposent également de nouvelles procédures pour les demandes de licence pour l’observation commerciale des baleines ainsi que des exigences en matière de rapports et de formation.

En vertu des règles existantes, les plaisanciers doivent se tenir à au moins 300 mètres des orques résidentes du sud et à au moins 400 mètres de leur chemin ou derrière elles. Ils doivent également réduire leur vitesse à 7 nœuds à moins d'un demi-mille des orques résidentes du sud.

Inscrites sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de l’Endangered Species Act en 2005. Les principaux risques identifiés jusqu'à présent pour leur survie sont le bruit et la perturbation dus aux navires, le manque de saumon quinnat et les polluants.

Cette nouvelle réglementation adoptée le 18 décembre dernier a été élaborée sur plusieurs années et a créé le premier système de licence de l'État pour l'industrie de whale Watching.

Crédit photo : Elaine Thompson/AP

Ces règles visent à réduire l'impact du bruit et des perturbations dus navires sur la capacité des orques à se nourrir, se reposer et à socialiser. Les orques chassent avec l’écholocation, elles émettant des sons de haute fréquence. Les bruits sous-marin et la perturbation des bateaux rendent plus difficiles la recherche de leur nourriture déjà rare. Le bruit oblige aussi les épaulards à dépenser plus d’énergie pour communiquer les uns avec les autres, élevant leur voix pour être entendus.

Cette réglementation entrera en vigueur au début de l'année 2021 et ne concernent que l'observation des orques résidentes du sud. 

Les visites concernant les baleines à bosse et les baleines grises, ainsi que les orques de Bigg, beaucoup plus nombreuses et de passage, pourront se poursuivre comme auparavant.

Plus de 4 000 personnes ont contacté la Commission pour soutenir des règles plus strictes pour le whale watching afin de protéger les orques résidentes du sud. Seuls quelque 200 commentaires se sont opposés à une réglementation plus stricte.

Lundi 21 décembre, la Pacific Whale Watch Association a publié un communiqué de presse indiquant que les nouvelles règles entraveraient la capacité des voyagistes à jouer un « rôle de sentinelle » sur l'eau pour les orques en danger.

L’ONG Orca Conservancy a également fait valoir que les nouvelles règles exposeront les orques à plus de bruit de la part de plaisanciers ignorants, et pourraient créer un plus grand risque de collisions avec les bateaux en raison de la réduction des excursions professionnelles de whale watching.

Toutefois, un rapport sur les meilleures données scientifiques disponibles concernant l'effet des excursions, rédigé par la Washington State Academy of Sciences Committee on Acoustics and Disturbance, a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves sur le fait que ces visites guidées jouaient un rôle de sentinelle. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si les excursions profitent aux orques, comme le prétendent les opérateurs de whale whatching, ou si elles sont en fait elles créaient plus de bruit et plus de perturbation, a constaté l'académie.

La perturbation est conséquente, selon un rapport préparé pour la commission par le Washington Department of Fish and Wildlife (WDFW). 

Crédit photo : ©Northwest Fisheries Science Center/The Canadian Press 

Les bateaux de whale watching représentent plus de la moitié des bateaux se trouvant à proximité des orques, et l'effet de la présence des navires augmente avec leur nombre, a constaté le ministère.

Le seul vote contre ces nouvelles règles est venu d'un commissaire qui ne voulait qu'un seul bateau à la fois, au lieu de trois, soit autorisé en présence des orques. 

Amy Windrope, directrice adjointe de la WDFW, a déclaré que le processus d'élaboration des règles était basé sur la science et équilibrait la valeur de l'industrie de whale watching en continuant à fournir un accès à l'observation des orques par bateau tout en offrant plus de temps de tranquillité aux orques résidentes du sud.

« Ils aident à l'éducation et à la mise en relation des gens avec les orques résidentes du sud, et cette règle maintient cette possibilité », a déclaré Mme Windrope. 

« L'observation des baleines à terre sur le "Whale Trail" offre également des possibilités d'observation dans toute l'aire d'alimentation des orques résidentes du sud », a-t-elle noté. 

Tim Regan, qui a pris sa retraite en 2013 après avoir été directeur scientifique puis directeur exécutif de l’U.S. Marine Mammal Commission durant 13 ans, a déclaré que la science est plus que suffisante pour justifier ces nouvelles restrictions.

En moyenne, et selon une analyse économique pour éclairer le processus de réglementation, l’industrie du whale watching a continué d’accroître sa rentabilité, et les orques résidentes du Sud ne représentent qu’une petite partie de l’industrie du tourisme.

Pour exemples, les flottilles de Colombie-Britannique, ont volontairement cessé toutes activités d'observation de cette population d’orques, et une analyse économique effectuée sur ces règles n'a révélé aucun impact significatif sur l'industrie.

« Tout porte à croire qu’il s’agit toujours d’une industrie viable, compte tenu de ces restrictions, a déclaré M. Regan. C’est ce que la conservation est censée faire. Nous devons changer notre façon de nous comporter. »

« Dans son esprit, ce règlement marque un virage vers une approche plus prudente, a noté Mr Regan, c’est une bonne chose pour une espèce à haut risque d’extinction.

« A bien des égards, j’aurais aimé avoir un meilleur résultat », a déclaré M. Regan. « Mais je dirais que la commission a fait son travail et qu’elle mérite des éloges pour avoir joué un rôle de leadership. »

Les orques résidentes du sud sont un écotype spécifique des orques originaires de la mer des Salish. Elles se nourrissent exclusivement de poissons, principalement de saumons Chinook (ou saumons quinnat). Avec le déclin extrême des populations de saumons chinook, le nombre d'orques résidentes du sud a chuté drastiquement.

Au dernier décompte officiel, il ne reste que 74 orques résidentes du Sud, la population la plus faible en 40 ans. Deux bébés sont nés en 2020 et une autre orque est gestante. Ce sont des raisons de se réjouir, mais cette population est grand danger, et sa survie est directement liée à la restauration du saumon chinook, poisson qui représente 50% de leur nourriture. Elle devrait pourvoir chercher leur nourriture sans être entravée par le bruit, car en plus de voir leurs proies principales diminuer chaque jour, elles sont dérangées pour chasser par la pollution sonore provoquée par les bateaux. 

Traduction : C'est assez ! d'un article de Lynda V. Mapes

Sources : 

👉 The Seattle Times

👉 Center for Biological Diversity 


Plus de 1,5 milliard de masques finiront dans les océans en 2020 !

28 décembre 2020

Depuis des mois, nous voyons des masques chirurgicaux dans des endroits où ils ne devraient pas être : égouts, rues, plages, parcs…

Crédit photo : ©Peter Nicholls/Reuters

Et maintenant, ils envahissent nos océans. 

« Une fois que le plastique pénètre dans le milieu marin, il est très difficile de s’en débarrasser », a déclaré le Dr Teale Phelps Bondaroff, directeur de la recherche pour Oceans Asia.

Depuis le début de la pandémie, l’ONG a suivi le nombre de masques chirurgicaux échoués sur une île isolée au sud de Hong Kong.

« Environ six semaines après que la COVID ait frappé Hong Kong, donc fin février, nous avons commencé à trouver beaucoup de masques », a déclaré Mr Bondaroff. 

Crédit photo : ©Oceans Asia
« Ce qui est remarquable, c'est que nous ne trouvions pas de masques avant le début de cette pandémie ».  

Les masques sont faits à partir de polypropylène, des fibres plastiques très fines résistant à la chaleur, à l’usure, à l’humidité…

« Le fait que nous commencions à trouver des masques qui se décomposent indique qu'il s'agit d'un réel problème, et les masques produisent des micro-plastiques », a déclaré le Dr Bondaroff. 

Ces minuscules morceaux de plastique peuvent rester dans l'océan durant des centaines d'années, constituant une menace pour les poissons, mais également pour l'air

« La question à laquelle nous n’avons pas pu répondre était de savoir combien entrent dans nos océans. Nous ne le savions tout simplement pas », a-t-il poursuivi. 

Crédit photo : ©Inconnu
L’ONG OceansAsia a réalisé une étude pour tenter de le déterminer, et l’ONG  a récemment partagé ses conclusions.

Sur les 52 milliards de masques fabriqués dans le monde en 2020, on pense que 1,56 milliard finiront dans nos océans cette année, ce qui entraînera entre 4 680 à 6 240 tonnes métriques supplémentaires de pollution plastique marine.

Pour arriver à cette estimation, Mr Bondaroff a déclaré que le rapport utilisait un taux de perte prudent de 3% et un poids moyen de 3 à 4 grammes pour un masque facial chirurgical en polypropylène à usage unique. 

« Les 1,56 milliard de masques chirurgicaux qui sont entrés dans nos océans en 2020 sont là pour le long terme. Ils resteront dans l'océan durant 450 ans ou plus, et ils se diviseront en millions de petits morceaux. »

Le rapport note que les ventes mondiales de masques chirurgicaux sont passées d'environ 800 millions de dollars en 2019 à 166 milliards de dollars en 2020.

« C'est important, nous devons assurer la sécurité des gens, mais en même temps, ces masques ont un impact durable sur notre environnement, et nous le constatons sur les plages », a déclaré Bondaroff.

Malheureusement, ce problème ne représente qu'une petite partie de la pollution plastique envahissant nos océans.

Crédit photo : © Laurent Lombard / Opération Mer Propre
Le rapport de l’ONG demande aux gens de porter des masques réutilisables chaque fois que c’est possible, de se débarrasser des masques de manière responsable et de réduire leur consommation globale de plastique à usage unique. Il appelle également les gouvernements à :

  • Mettre en œuvre des politiques conçues pour encourager l'utilisation de masques réutilisables, telles que la publication de directives concernant la fabrication et l'utilisation appropriées des masques réutilisables.
  • Favoriser l'innovation et le développement d'alternatives durables aux masques en plastique à usage unique.
  • Découragez les incivilités et dissuader les gens de jeter leurs déchets en augmentant les amendes, mais aussi informer le public sur les moyens responsables d'éliminer les masques.
  • Améliorer les systèmes de gestion des déchets pour réduire les pertes et les déversements.
Traduction : C'est assez ! 

Source : Denver Channel 

Une nouvelle espèce de baleine bleue découverte dans l'océan Indien

27 décembre 2020 

Une équipe internationale de chercheurs a découvert ce qu’elle pense être une nouvelle population de baleines bleues dans l’océan Indien occidental. 

Les baleines bleues sont les plus gros animaux qui aient jamais vécu sur notre planète, et on les trouve dans tous les océans du monde. Elles ont des chants très graves et reconnaissables, et pour les chercheurs, chaque population a son propre chant. 

Dans un article récemment publié dans la revue Endangered Species Research , les chercheurs décrivent un nouveau chant de baleine bleue qui se fait entendre le long de la côte de la mer d'Oman à Oman jusqu'à l'archipel des Chagos dans le centre de l'océan Indien et au sud de Madagascar dans le sud-ouest de l'Inde. 

Cette population semble avoir un chant unique, une lente et profonde mélodie distincte de tous les autres chants déjà documentés. 

Le Dr Salvatore Cerchio, directeur de l’African Aquatic Conservation Fund's Cetacean Program et visiteur scientifique à l'aquarium de la Nouvelle-Angleterre, a mené l'analyse des enregistrements de la baleine dans trois endroits dans l'océan Indien occidental. 

Le Dr Cerchio a enregistré ce nouveau chant pour la première fois en 2017, il effectuait  des recherches acoustiques axées sur les baleines d'Omura dans le canal du Mozambique au large de Madagascar, quand il a entendu  nouveau chant de baleine bleue, un chant qui n'avait jamais été décrit auparavant. 

« C'est comme entendre des chansons différentes d'un même genre, comme du Stevie Ray Vaughan et du B. B. King », a déclaré Salvatore Cerchio auprès du New York Times. « Les deux sont du blues, mais avec un style différent. »

Mr Cerchio travaillait en collaboration avec une équipe de scientifiques collectant des enregistrements acoustiques dans la mer d'Oman. Cela fait partie d’un effort de recherche axé sur la baleine à bosse en mer d’Oman, une espèce hautement menacée, et d’une collaboration entre l'Environment Society of Oman, Five Oceans Environmental Services LLC, l’Oman's Environment Authority et le ministère de l'Agriculture, des Pêches et des ressources en eau d’Oman. Lors de l'analyse des données acoustiques d'Oman, l'équipe a reconnu le même chant inhabituel. 

Ce nouveau chant de baleine bleue a été enregistré plus souvent au large d'Oman qu'à Madagascar, et il est devenu évident pour les chercheurs qu'ils avaient trouvé ce qui était probablement une population de baleines bleues inconnue auparavant dans l'océan Indien occidental. 

« C'est tout à fait remarquable de trouver dans vos données un chant de baleine qui est absolument unique, et jamais signalé auparavant, et de le reconnaître comme étant celui d’une baleine bleue », a déclaré Cerchio. 

Le chant de la baleine bleue a été largement étudié dans le monde, et plusieurs populations de cette espèce ont été identifiées sur la base de leurs chants distincts dans l'océan Indien. 

« Avec tout ce travail effectué sur les chants de baleines bleues, penser qu'il y avait une population là-bas que personne ne connaissait avant 2017, eh bien, ça vous laisse bouche bée », a-t-il rajouté. 

En 2018, l'équipe a fait part de ses conclusions au comité scientifique de la Commission baleinière internationale (CBI), qui était en train d'évaluer l'état des populations de baleines bleues dans l'océan Indien. 

Cette découverte a suscité beaucoup d'enthousiasme lors de la réunion et a soulevé de nombreuses questions sur les mouvements et la structure de ces populations dans l'océan Indien. 

Emmanuelle Leroy et Tracey Rogers de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney (Australie), menaient également des recherches acoustiques sur les rorquals bleus de l'océan Indien. En lisant le rapport de la CBI sur ce nouveau chant, Leroy a reconnu qu'ils avaient également enregistré le même au large de l'archipel des Chagos dans le centre de l'océan Indien. 

« Peu de temps après que nous ayons fait le premier rapport à la CBI, j'ai reçu un e-mail d'Emmanuelle disant : Hey Sal, je pense que nous avons ce chant d' Oman sur les Chagos! », a déclaré le Dr Cerchio. 

L'équipe s'est agrandie et l'analyse des données des trois sites a suggéré que cette population pourrait passer la plupart de son temps dans le nord-ouest de l'océan Indien, dans la mer d'Oman et à l'ouest des Chagos. 

Il est reconnu depuis longtemps qu'une population unique de baleines bleues réside dans le nord de l'océan Indien, mais on a supposé que les baleines de la mer d'Oman appartenaient à la même population qui a été étudiée au large du Sri Lanka et qui s’étend jusqu’au centre-sud de l’océan Indien. 

Cependant, chaque chant raconte une histoire différente. 

« Avant nos enregistrements au large d’Oman, il n’y avait pas de données acoustiques de la mer d’Oman, et donc l’identité de cette population de baleines bleues n’était qu’une supposition », a déclaré Andrew Willson de Five Oceans Environmental Services LLC, qui a dirigé le déploiement des unités d’enregistrement. 

« Nos travaux montrent qu’il y a beaucoup plus à apprendre au sujet de ces animaux, et c’est une urgence absolue compte tenu du vaste éventail de menaces qui pèsent sur les grandes baleines en raison de l’expansion des industries maritimes dans la région. ».

Les baleines bleues ont été chassées jusqu'à l'extinction dans le monde entier au cours du 20e siècle, et les populations n'ont commencé à se rétablir que très lentement au cours des dernières décennies à la suite du moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine. 

La mer d'Oman a été la cible de la chasse illégale soviétique à la baleine dans les années 1960, une activité qui a presque éradiqué ce qui était déjà probablement de petites populations de baleines à bosse, de rorquals bleus, de cachalots et de baleines de Bryde. 

Certains chercheurs considèrent que les baleines bleues du nord de l'océan Indien et les baleines à bosse de la mer d'Arabie constituent des sous-espèces uniques, pas simplement des populations, ce qui les rend particulièrement spéciales et importantes pour la biodiversité. 

« Ces populations semblent être uniques parmi les baleines à fanons, dans le cas des baleines à bosse de la mer d'Arabie en raison de leur résidence durant toute l'année dans la région sans la même migration sur de longues distances que les autres populations », souligne Willson. 

« Depuis 20 ans, nous concentrons nos travaux sur la baleine à bosse de la mer d'Arabie, une espèce qui est en voie de disparition et pour laquelle nous pensons qu'il ne reste qu'une centaine d’individus au large des côtes d'Oman », a déclaré Suaad Al Harthi, directrice exécutive de l'Environment Society of Oman. 

Pour les chercheurs, il est important de se saisir de cette découverte car leurs données suggèrent qu'il s'agit petite population qui a un besoin critique d'évaluation de son état et de mesures de conservation. 

« Nous commençons tout juste à en savoir plus sur une autre population de baleines bleues tout aussi spéciale et probablement également en voie de disparition. »

On ne sait pas grand-chose sur les chants de baleine. La plupart des chercheurs pensent que les chants servent à attirer les femelles. 

Cette découverte est d'autant plus intéressante qu'un chant différent pourrait amener à une division en sous-espèces des baleines bleues, chacune présentant ses comportements types et ses singularités.

« Si deux populations ne peuvent pas parler, au fil du temps, elles vont évoluer chacune de son côté », indique Asha de Vos, biologiste marine. 

Cette découverte nous rappelle que l’océan reste un espace majoritairement inexploré, et que tout reste à découvrir ! 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Phys.org

Crédit Photos : Robert Baldwin/Environment Society of Oman


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