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Norvège - Les baleiniers de nouveau en chasse !

Par Danny Groves - 31 mars 2020

Alors que le monde fait face à une pandémie et lutte contre le coronavirus, les baleiniers norvégiens font fi du covid-19 et ont repris la mer pour massacrer des baleines.


La saison de chasse à la baleine en Norvège a commencé le mercredi 1er avril dernier. 

Malheureusement, la première baleine de Minke a été tuée seulement quelques heures après que le « M / S Reinebuen » ait quitté le port.


Le quota autorisé par le gouvernement norvégien pour cette saison de chasse est de 1278 baleines de Minke.

L’an dernier, les baleiniers norvégiens ont tué 429 petits rorquals, soit moins que durant la saison 2018 durant laquelle 454 baleines avaient été harponnées. En 2014, la chasse commerciale à la baleine en Norvège a connu son apogée avec l’exécution de 763 baleines.

La Norvège a repris la chasse commerciale à la baleine en 1993. En 2002, elle a aussi repris ses exportations de produits baleiniers essentiellement vers le Japon, exportations interdites par la Convention Internationale sur les espèces menacées.

En 2018, la Norvège a même relevé le quota de baleines pouvant être harponnées dans ses eaux territoriales.

La Norvège a repris sa chasse en raison de son objection au moratoire de 1982 interdisant la chasse commerciale à la baleine.

Cette année, au moins 10 bateaux prendront part à ce massacre.


En plus du contexte inquiétant, les autorités norvégiennes proposent de modifier la réglementation concernant les personnes pouvant obtenir un permis de chasse à la baleine, ce qui affaiblirait les restrictions. Les consultations sur la question de savoir qui peut chasser les baleines s’étalent normalement sur une période de plusieurs mois, mais les propositions actuelles pourraient ramener ce délai à trois semaines seulement, ce qui permettrait à un plus grand nombre de navires de se joindre à l'abattage. Il est possible qu'au moins trois navires supplémentaires soient déjà en attente de leur départ, profitant de l’assouplissement du processus s'il est adopté.

Durant des décennies, le gouvernement norvégien a subventionné l'industrie de la chasse à la baleine et a fortement encouragé la consommation de viande de baleine. Cependant, la baisse de la demande a forcé l'industrie à être plus créative dans ses tentatives de susciter un nouvel intérêt pour la viande de baleine dans des secteurs clés de la population. Des subventions gouvernementales substantielles ont été accordées pour promouvoir la viande de baleine lors de festivals alimentaires ou dans les écoles. D'autres stratégies consistent à tenter de se débarrasser des surplus de viande de baleine en les donnant aux sans-abri, mais toutes ces tentative ont eu des résultats mitigés et la tendance de consommation de viande de baleine reste à la baisse.

Une étude de 2019 sur la consommation domestique, financée en partie par le WDC, a confirmé cette tendance, révélant que seuls 4 % des Norvégiens mangent régulièrement de la viande de baleine, alors que deux tiers n'en mangeaient pas du tout ou l’ont fait il y a longtemps. 75 % des 18-29 ans ont déclaré ne jamais manger de viande de baleine.

Depuis 2014, la Norvège a tué 2902 baleines de Minke :

  • 2014 - 736 baleines de Minke
  • 2015 - 660 baleines de Minke
  • 2016 - 591 baleines de Minke
  • 2017 - 32 baleines de Minke
  • 2018 - 454 baleines de Minke
  • 2019 - 429 baleines de Minke

On estime que près de 3 millions de baleines ont été tuées à travers le monde au 20ème siècle, un siècle dévastateur qui a dévasté les populations de baleines.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : 
©The animal Fund
©M / S Reinebuen


Bali - Dewa est décédé des suites d’une longue maladie

Par Ric O'Barry - 12 mars 2020

Dewa, l'un des quatre dauphins confisqués à l'hôtel Melka Excelsior à Lovina, au nord de Bali, est morte le 11 mars dernier des suites de la maladie dont elle souffrait depuis de longues années. 

©Dolphin Project

« Lorsque Dewa a été sauvé de l'hôtel Melka Excelsior, son taux de globules blancs était quatre fois supérieur à la normale. Il n'avait jamais reçu de soins médicaux sérieux pour sa pneumonie chronique - ce que à quoi notre équipe a immédiatement remédié. Il n'avait plus d’énergie, mais avec le temps, il s'est tout doucement intéressé à son environnement. Johnny, l'un de nos dauphins sauvés, l'a invité à jouer et parfois, il était très intéressé et participait. » ~ Femke den Haas, responsable de la campagne indonésienne du Dolphin Project

Dewa a eu un passé compliqué. Durant les 12 années et plus durant lesquelles il a été détenu dans la petite piscine chlorée de l'hôtel, Dewa avait contracté une pneumonie chronique qui n'a pas été correctement traitée. On l'a souvent vu se jeter contre les bords de la piscine, ce qui a laissé de multiples et profondes coupures sur son corps. Dewa souffrait également  d'un traumatisme émotionnel.

L’ équipe du Dolphin Project avait transféré Dewa de la piscine de l’hôtel Melka vers le sanctuaire de la baie de Banyuwedang, à l'ouest de Bali, le 8 octobre 2019. Heureusement, ses anciens soigneur, ayant perdu leur emploi après la fermeture de l'hôtel, avaient accepté de travailler avec l‘équipe du Dolphin Project. 



©Dolphin Project

Après des mois de soins intensifs et de tests de diagnostic faits par l’équipe vétérinaire du Dolphin Project en poste, et  des consultations de vétérinaires étrangers (ultrasons, rayons X et analyses sanguines), l‘état de santé de Dewa s‘était amélioré. Il avait pris du poids, ses lésions cutanées avaient guéri et il a retrouvé gout à la nage, aux plongées et aux parties de jeux avec son ami Johnny.

« Dewa était plus sain et il allait tellement mieux depuis son arrivée au sanctuaire, j'avais tellement d'espoir. Il luttait toujours pour sa santé, mais je l'ai finalement vu plus heureux. Pourtant, il est parti. Je déteste tellement cela et il me manque. L'industrie de la captivité me met tellement en colère, quelque chose dont j'ai fait partie durant si longtemps ». ~ Wahyu, coordinateur de l'équipe de soins du Bali Dolphin Sanctuary


Au cours des dernières semaines, Dewa est devenu léthargique. Il a perdu l’appétit ainsi que l’intérêt qu’il portait à son environnement. Notre équipe a placé Dewa en isolement dans un enclos médical. Malgré les soins médicaux donnés par l’équipe 24h/24, y compris l'alimentation par sonde, l'hydratation et les médicaments, les forces de Dewa déclinaient, et il a pris son dernier souffle le 11 mars 2020.

Rappel des faits : 

Après avoir reçu de nombreuses plaintes au sujet du Melka Excelsior Hotel concernant la violation du bien-être des animaux observés à l'hôtel Melka, le ministère des forêts avait demandé à l’équipe du Dolphin project d'enquêter. Suite à l’examen du rapport fait par le Dolphin Project et grâce aux efforts extraordinaires de Mme Indra Exploitasia, directrice du Biodiversity Conservation and Directorate General of Natural Resources  du ministère de l'environnement et des forêts, la saisie immédiate de tous les animaux a été ordonnée.



Le 6 août, l'hôtel Melka Excelsior de Lovina, au nord de Bali, fermait. 
Suite à cette fermeture, Rocky, Rambo, Johnny et Dewa, 4 des dauphins détenus dans le bassin de l’établissement avaient été confisqués. Malheureusement, deux jours seulement avant ce sauvetage, un cinquième dauphin, Gombloh, est mort à l'hôtel des suites de sa captivité.

Le 8 octobre, le Dolphin Project, en collaboration avec leurs partenaires locaux, le département central des forêts de Jakarta et le JAAN, a créé le premier sanctuaire permanent pour dauphins au monde. 


Le sanctuaire de Bali, situé dans la baie de Banyuwedang à l'ouest de Bali, est le premier du genre au monde créer pour s'occuper des dauphins autrefois détenus en captivité. Rocky, Rambo, Johnny et Dewa sont les premiers dauphins à avoir été amenés ici. 

Avant la construction du sanctuaire, le Dolphin Project avait construit la première installation permanente au monde dédiée à la réhabilitation et à la libération de dauphins à Kemujan (Karimun Jawa). Baptisé Camp Lumba Lumba (lumba étant le mot indonésien pour dauphin), le centre de réhabilitation répond à la nécessité de mécanismes efficaces d’application d’une loi interdisant la capture de dauphins sauvages en Indonésie.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Dolphin Project 



SeaWorld devant la cour fédérale d'Oakland (Californie)

Par Mark J. Palmer - 2 mars 2020  

Depuis plus de cinq ans, l’IMMP (International Marine Mammal Project of Earth Island Institute) s'efforce de faire aboutir leur procès contre SeaWorld.


Le premier procès, « Anderson Vs SeaWorld », a débuté le 9 mars devant la cour fédérale d'Oakland.

Les trois plaignants, les avocats et l'IMMP attendent avec impatience de pouvoir enfin se présenter devant le tribunal. SeaWorld, représenté par deux grands cabinets d'avocats, a tenté à plusieurs reprises de retarder et de faire rejeter l'affaire, mais leurs tentatives ont échoué.

Les plaignants affirment que SeaWorld a, à plusieurs reprises, fait de fausses déclarations au public sur la santé et le bien-être de ses orques captives et ce, en violation des pratiques commerciales équitables et des lois sur la protection des consommateurs de la Californie.

Ce premier procès, qui a débuté hier, portera sur les plaintes de 3 plaignants qui se sont présentés pour contester les affirmations de SeaWorld. Ils affirment que la publicité de SeaWorld les a induits en erreur sur le bien-être de ses orques. SeaWorld a contesté à plusieurs reprises la capacité des plaignants à présenter ces réclamations et le fera à nouveau lors de ce procès.



Le deuxième procès devrait débuter le 27 avril et devrait durer deux semaines, voire plus (à moins que le juge se prononce en faveur des plaignants en mars). Ce second procès se concentrera sur les affirmations de SeaWorld concernant les orques, plusieurs scientifiques internationaux spécialisés dans les mammifères marins témoigneront sur les fausses allégations de SeaWorld.

SeaWorld a affirmé à plusieurs reprises que les orques vivent aussi longtemps en captivité que dans la nature, qu’ils ne retiraient pas les petits à leur mère et que les orques captives sont « heureuses » et « qu’elles s’épanouissent ». Ce ne sont que des mensonges pour que le public continue de se rendre à Seaworld, et rapporte plus d’un milliard de dollars par année en revenus, alors que tout cela est fondé sur de fausses allégations selon lesquelles leurs baleines (Orques et bélugas) et leurs dauphins sont « heureux ».


Si le public connaissait la vérité, la fréquentation et les bénéfices de SeaWorld s'effondreraient.

C'est l'importance du procès « Anderson Vs Seaford » : rendre SeaWorld responsable de ses fausses déclarations sur ses orques captives.

L'objectif à long terme est de voir les orques, les bélugas et les dauphins captifs être envoyés dans des sanctuaires en bord de mer, où ils n'ont plus besoin de faire des tours pour obtenir leur nourriture et où ils pourront passer leurs journées à être tout simplement des dauphins et des baleines (Orques et bélugas).

Traduction : C'est assez ! 


A cette occasion, Boycott Sea World a publié une série de photos plus troublantes les unes que les autres sur la façon dont SeaWorld traite ses orques captives. Vous pouvez les voir sur leur page.

Légendes et crédit photos :
  • Photo 1 : ©IMMP
  • Photo 2 : Kalina avec des plaies dues à l’agression de Kayla envers elle - Crédit photo : ©Boycott Seaford (Source anonyme)
  • Photo 3 : Tilikum mâchouillant les barreaux de la grille de son bassin. Crédit photo :  ©Heather Murphy

Taima, victime du programme d'élevage de SeaWorld,

Taima est née en juillet 1989. Elle mourut tragiquement en couche en juin 2010.


Le 14 mai 1998, Taima donna naissance à Sumar, un mâle. Le 8 novembre 2000, elle mit au monde Tekoa. Son jeune âge, son inexpérience firent qu'elle rejeta violemment ses deux petits, qui furent envoyés par la suite dans d'autres parcs.

Jugée dès lors comme une « mauvaise mère » par le personnel du parc, elle fut mise sous contraception pendant quelques années. Elle resta longtemps séparée des autres orques du parc, à l'exception de Tilikum.

En juillet 2007, elle accoucha d'une petite femelle nommée Malia. Moins agressive avec elle qu'avec ses aînés, SeaWorld jugea bon de la faire reproduire une nouvelle fois.

Le 5 juin 2010, après un travail qui a duré toute la journée, Taima succombe en donnant naissance à son petit mort-né, d'un prolapsus utérin.


Taima était une orque hybride, issue de Kanduke, un mâle appartenant à une population d'orques nomades, et Gudrun, l'une des premières orques capturées en Islande, le 28 octobre 1976, des orques qui ne se seraient jamais rencontrés dans la nature.

Crédit photo 1 : inconnu
Crédit photo 2 : ©Boycott Sea World


Robert Plant annule un concert dans les Îles Féroé pour protester contre le grindadrap !

Par Riley Fitzgerald - 6 mars 2020 

Robert Plant, ancien leader du groupe Led Zeppelin, a annulé sa présence au prochain « G ! Festival » pour protester contre la pratique annuelle de la chasse à la baleine connue sous le nom de grindadráp.


Le G ! Festival est un événement annuel qui se tient dans le village de Gøta, sur l'archipel danois des Îles Féroé.

Coïncidant avec le festival, la saison du Grind voit plus d'un millier de globicéphales et de dauphins pourchassés et dirigés sur les plages locales pour y être massacrés par les habitants de l'île sous prétexte de tradition millénaire.

Le grind est une pratique cruelle régulièrement dénoncée par les associations de défense des droits des animaux comme étant particulièrement cruelle.

« Lorsque les baleiniers localisent les groupes de cétacés », a déclaré Rannvá Johansen à Blue Planet Society , « ils sont ramenés à terre, ce qui peut prendre beaucoup de temps. Les mammifères marins sont alors stressés et les membres des pods peuvent alors voir les leurs se faire tuer sous leur yeux, et entendre les cris de leurs bébés. Ils ne peuvent qu'attendre avant qu'eux-mêmes sentent la lame couteau ».


Le G ! Festival vient d'annoncer sur son site officiel que l'ex-chanteur de Led Zeppelin et son nouveau groupe « Saving Grace » ne se produiront plus après que l’ONG Blue Planet Society l’informe sur ces massacres.

« Nous sommes déçus et contrariés par cette annulation. Nous étions enthousiastes et heureux de l’accueil positif et de la joie suite à l’annonce de la présence de Saving Grace et tout particulièrement de celle de Robert Plant au sein du groupe », a déclaré Sigvør Laksá, directeur général du festival.

« C’est peu professionnel de la part de ces artistes d’annuler leur présence sans préavis ni tentative de dialogue constructif qui aurait pu nous permettre de répondre à leurs préoccupations », poursuit M. Laksá. 

« Il semble également contradictoire qu'un artiste soit heureux de jouer dans des pays comme la Norvège et l'Islande [qui pratiquent la chasse commerciale à la baleine], ce que M. Plant a fait par le passé, même en 2019. »

« C'est un coup dur pour le festival, » conclut Sigvør, « qui nous oblige à repenser notre approche dans la production du G ! Festival. »

Robert Plant, qui n'a pas commenté publiquement l'annulation, n'est pas le premier artiste majeur à annuler une participation au festival après avoir été informé à propos du grind.


Le chanteur pop Lewis Capaldi et la rappeuse américaine Princess Nokia ont également refusé de participer au festival après avoir été informés.
Fatboy Slim, quant à lui, avait fait don de ses frais de réservation pour cet événement à des associations pour la préservation de la vie marine après avoir été renseigné, plus tardivement, sur le grindadrap.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Neil Lupin / ©Arvur Haraldsen


Des nouvelles de Hvaldimir

26 février 2020

Hvaldimir continue de parcourir les eaux norvégiennes.


Le 26 février dernier, la Hvaldimir Foundation donnait des nouvelles du béluga. Selon eux, Hvaldimir semble bien se débrouiller et gère seul son alimentation.

Il avait été découvert par des pêcheurs près de Hammerfest dans le nord de la Norvège le 25 avril 2019

Hvaldimir est un ancien béluga captif. Il pourrait avoir été entraîné par l'homme dans le cadre d'un programme militaire russe. 

Quand les pêcheurs norvégiens l’ont repéré, le mammifère marin portait un harnais sur lequel était inscrite la mention « Équipement de Saint-Pétersbourg ».


En octobre 2019, la Hvaldimir Foundation précisait que le béluga allait bien, qu’il était beaucoup plus indépendant, très actif et qu’il semblait rechercher seul sa nourriture. La fondation précisait également qu’il avait pris un peu de poids et que bien que seul depuis plusieurs mois, il semblait très bien se débrouiller.

La Hvaldimir Foundation, mis en place par Norwegian Orca Project, est la seule association ayant une autorisation officielle pour un programme d'alimentation qui suit des protocoles mis en place en mai 2019 par la Direction des Pêches norvégienne. Ils font en sorte que Hvaldimir s'adapte à la vie sauvage et ne dépendent plus des humains.

La Hvaldimir Foundation suit régulièrement les mouvements du mammifère marin, notamment grâce aux personnes qui rapportent des informations sur le béluga.
Elle demande au public de ne pas s'approcher de lui, de ne pas le toucher ou de lui lancer des objets.

Source et crédit photo : ©Hvaldimir Foundation

Taiji - La saison de chasse 2019-2020 est officiellement terminée !

1er mars 2020

Les chasseurs ont commencé ont démonté les barres en métal installées sur les bateaux et servant à rabattre les dauphins durant les chasses.


Durant 6 long mois, des dauphins de différentes espèces ont été rabattus dans la baie pour y être capturés afin d’être revendus aux delphinariums, ou tués pour leur viande. Des familles entières ont été décimées.


La seule raison pour laquelle ces massacres et ces captures se poursuivent à Taiji, c’est la demande mondiale en « dauphins frais » pour l’industrie de la captivité, une industrie du divertissement très lucrative. Pas de demande, pas d'offre ! 


Cette année, 740 dauphins de huit espèces différentes ont été capturés et / ou abattus, soit un peu moins que l’an dernier (797)


560 dauphins ont été abattus, et 180 dauphins capturés.

Total dauphins tués :
  • Dauphins bleus et blancs : 247
  • Dauphins de Risso : 115
  • Globicéphales : 44
  • Dauphins d'Électre : 154

Total dauphins capturés :

  • Dauphins bleus et blancs : 10
  • Dauphins Tursiops : 58 capturés
  • Dauphins tachetés pantropicaux : 51
  • Dauphins de Risso : 25 capturés
  • Dauphin à flancs blancs du Pacifique : 15
  • Globicéphales : 14
  • Dauphins à bec étroit (Steno bredanensis) : 4
  • Dauphins d'Électre : 3

Quota saison 2019-2020

Source : Dolphin Project

Chiffres de la saison 2018-2019 : https://www.cestassez.fr/2019/03/taiji-la-saison-2018-2019-est.html

Crédit photos : ©Dolphin Project 

Israël: une orque repérée au large des côtes

Par i24NEWS - le 28 février 2020

L'orque aurait commencé son périple en Islande en juin 2018 et aurait parcouru plus de 8.000 km

Une orque a été repérée vendredi matin au large des côtes de l'Etat hébreu, et a été filmée pour la première fois par la Direction israélienne de la Nature et des Parcs (DINP).


« Nous nous sommes approchés de l'orque, à une distance de plusieurs dizaines de mètres », indique la DINP dans un communiqué.

« C'est un mâle qui a une longueur d'environ 10 mètres, et il pèse environ 10 tonnes », a expliqué de son côté le biologiste marin Aviad Scheinan au site d'informations Israel Hayom.

« C'est quelque chose que vous voyez de manière très occasionnelle dans notre région, voire jamais », a-t-il ajouté.

L'orque est probablement la même que celle qui a été repérée plus tôt cette semaine au large du Liban.

Selon Marie-Thérèse Mrusczok, présidente des Orca Guardians, une organisation islandaise indépendante à but non lucratif dédiée à la protection des orques, le mammifère marin repéré au large des côtes israéliennes aurait commencé son périple en juin 2018 en Islande.


« À notre connaissance, c'est la plus longue distance connue parcourue par une orque à ce jour, elle a parcouru plus de 8.000 km, c'est tout simplement incroyable ! », s'est enthousiasmée l'organisation dans un communiqué publié la semaine dernière.

L'orque serait néanmoins en mauvaise santé à la vue de son apparence amincie, signifiant qu'elle pourrait ne pas être en mesure de se nourrir correctement.



Légendes des photos : 

Photo 1 : Riptide (SN113) observé au large du Liban début février 2020 - 
Crédit : ©Marine Life and Biodiversity in Lebanon

Photo 2 : Photos d'identification qui ont confirmé la présence de Riptide (SN113) au Liban - Crédit : ©Orca Guardians Iceland

Californie (USA) - Un projet de loi visant à fermer SeaWorld

Par Audrey Enjoli / Livekindly - le 3 mars 2020

La Californie a présenté un projet de loi - The Dolphin Protection Act - qui interdirait aux parcs à thème tel que SeaWorld de garder les orques et les dauphins en captivité.


Le sénateur Cathleen Galgiani a présenté un projet de loi visant à interdire la captivité des orques et des dauphins en Californie.

Le projet de loi 1405 du Sénat, The Dolphin Protection Act, rendrait « illégal la détention, la reproduction, l'importation ou l'exportation d'un cétacé ».

Le projet de loi interdirait aux parcs marins comme SeaWorld,  qui a un parc à San Diego, de garder les orques et les dauphins qui sont exposés à des fins de divertissement.

« Nous ne devons plus accepter le traitement cruel et inhumain d'une créature simplement pour notre divertissement », a déclaré le sénateur Galgiani dans un communiqué.

« Les dauphins sont des êtres incroyablement intelligents qui souffrent de divers problèmes de santé et de stress du fait de leur détention en captivité. »


Les cétacés, qui comprennent les orques, les bélugas, les dauphins et les marsouins, sont des créatures très complexes, intelligentes et sociales.

Dans l'océan, ils peuvent parcourir de grandes distances, plonger profondément et vivre au sein de groupes familiaux soudés. La recherche montre que les cétacés souffrent dans les bassins parce qu’aucun de ces enclos ne peut reproduire l'habitat naturel des cétacés. 

Selon l’ONG  Whale and Dolphin Conservation, une orque en captivité devrait faire 1400 fois par jour le tour de son bassin à SeaWorld pour que cela corresponde à la distance qu'une orque sauvage parcourt dans l'océan.
Les bassins représentent moins d’un pour cent de l’aire de répartition naturelle des cétacés
.
La Caroline du Sud est actuellement le seul État des États-Unis à interdire l’exposition des cétacés. En 2016, la Californie a adopté un projet de loi interdisant la captivité et la reproduction des orques.  

La recherche montre que les orques ont des comportements anormaux en captivité et qu’ils ont une espérance de vie plus courte. Les orques captives meurent précocement et souvent à cause d’infections dues un système immunitaire affaibli. 


« Nous ne pouvons pas continuer à détenir des cétacés en captivité où ils passeront toute leur vie dans un bassin en béton », a déclaré Marc Ching, fondateur d'Animal Hope in Legislation, dans un communiqué.

« La Californie est un leader en matière de politique de bien-être animal », a-t- il ajouté. « Grâce au projet de loi du sénateur Galgiani, bon nombre de ces animaux pourront rester à leur vraie place, dans la nature. »

La législation actuelle de la Californie en matière de respect des animaux comprend l’interdiction de la fourrure, l’ interdiction de l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques et l’interdiction de la vente de chiots dans les animaleries.

Traduction : C’est assez !


Crédit photos : 
Photos 1 et 2 : ©Livekindly
Photo 3 : ©David R. Tribble/Wikimedia Commons


Les orques de la Péninsule de Valdes (Argentine)

Cette population d'orques, qui compte environ une trentaine d’individus, a une technique de chasse unique au monde qui ne peut être observée que dans cette région.

Maga, la matriarche, en pleine chasse le long des côtes argentines

Cette technique bien précise est transmise de génération en génération, c’est la matriarche qui enseigne aux jeunes orques ce comportement alimentaire qu’ils ont développé, l’échouage intentionnel.

Les orques se jettent, au péril de leur vie, sur les plages pour attraper leur proie, manchots, jeunes otaries qui sont sur la plage.

Les conditions nécessaires pour l’échouage volontaire des orques :

  • Les orques peuvent être aperçues tout au long de l’année le long des côtes de la péninsule, mais elles visitent les plages de Punta Norte et Caleta Valdes bien plus régulièrement entre fin février et mi-avril. Cette période correspond à celle des bébés otaries apprenant à nager
  • Les orques ne peuvent attaquer uniquement pendant la période entourant la marée haute (3h avant et 3h après) de façon à éviter les récifs et donc les risques de blessures qui pourraient leur être fatales.
  • Les courants ne doivent pas être trop forts et la mer doit être calme. Cela implique, ni vent ni vagues.

Il existe différents types d’orques à travers le monde. Elles ont chacune leurs propres comportements et techniques de chasse adaptés à leur région et régime alimentaire.

Source : Pixels & Travels

Crédit photo : ©Lina Grube 

Le Whale Sanctuary Project choisit Port Hilford, en Nouvelle-Écosse, comme site pour leur sanctuaire !

Par le Whale Sanctuary Project - 25 février 2020

Il pourra accueillir ses premiers cétacés d'ici fin 2021

Le Whale Sanctuary Project a annoncé qu'il souhaitait héberger environ huit baleines (Orques et bélugas) dans une petite baie de 40 hectares là où la côte de la Nouvelle-Écosse est accidentée et peu peuplée.


Le Whale Sanctuary Project collaborera avec la ville de Sherbrooke et la municipalité du district de St.Mary's sur la côte est de la Nouvelle-Écosse (Canada) pour créer un sanctuaire marin à Port Hilford pour les cétacés « retraités » des parcs marins. 

« Parmi les centaines d'emplacements sur lesquels nous avons effectué des recherches en Colombie-Britannique, dans l'État de Washington et en Nouvelle-Écosse, Port Hilford se démarque comme le premier emplacement d'un sanctuaire pour orques et bélugas », a précisé Charles Vinick, directeur exécutif du Whale Sanctuary Project.

Port Hilford offre une vaste zone qui peut être protégée par des filets pour les orques et bélugas dans une baie ouverte sur l'océan mais à l'abri des tempêtes. Il dispose des infrastructures et de beaucoup d'espace le long de la côte pour les installations qui seront nécessaires aux soins des animaux, ainsi que pour un centre d'éducation et d'interprétation sur place.

Pour l'ONG,  les cétacés capturées ne peuvent pas se réadapter sans aide à la vie sauvage.

« Ces baleines ont apporté des dizaines de millions de dollars de revenus pour les propriétaires d'aquariums, elles ont diverti des millions de personnes, nous leur devons bien ça », a déclaré Charles Vinick. 


« C'est un endroit idéal pour les cétacés provenant des parcs marins et des aquariums », a poursuivi Mr Vinick. « On ne pouvait pas demander une communauté plus accueillante et enthousiaste que les habitants de la région de Sherbrooke. »

  • Des animaux intelligents et socialement complexes

Le projet d'établir un sanctuaire en Nouvelle-Écosse fait suite à l'adoption par le Parlement du projet de loi S-203 en 2019, qui vise à mettre fin à la détention des baleines et des dauphins au Canada.

« Les baleines et les dauphins sont des animaux très intelligents, sensibles aux émotions et socialement complexes », a déclaré le Dr Lori Marino, présidente du Whale Sanctuary Project. « Dans les confins d'un bassin en béton d'un parc marin, ils souffrent de stress chronique et ensuite de maladies souvent mortelles. Les reloger dans un environnement océanique leur offrira une vie plus saine où ils pourront s'épanouir ».


Lori Marino a ajouté que les baleines ont captivé l’attention des Sherbrookois dès la première rencontre. 

« Ils ont organisé des activités spéciales pour les enfants », a-t-elle dit. « C'est comme s'ils avaient déjà intégré les cétacés dans leur communauté. Et la ville a déjà l'impression d'être un sanctuaire ».

  • Soutien de la communauté locale

Le Dr Stephen Flemming, directeur exécutif du Musée du village de Sherbrooke, est ravi à la perspective d'avoir un sanctuaire pour cétacés à proximité.

« Le musée, par l'intermédiaire de l'Institut rural pour le patrimoine culturel et la durabilité de l'environnement, a été heureux de contribuer au travail du projet de sanctuaire jusqu'à présent, et se réjouit de poursuivre ses efforts pour aider à la réalisation de ce projet », a-t-il déclaré. « Je ne pourrais pas être plus heureux que ce groupe d'éminents experts en cétacés ait choisi la Nouvelle-Écosse pour son premier sanctuaire ».

Le ministre Lloyd Hines, membre de l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse, a ajouté que la communauté de Sherbrooke a hâte d'accueillir le premier sanctuaire pour cétacés en bord de mer en Amérique du Nord.

« Nous sommes vraiment honorés de participer à ce projet très spécial », a-t-il déclaré.

  • Prochaines étapes

Les prochaines étapes pour travailler à la création d'un sanctuaire seront de collaborer avec les pêcheurs de homard qui travaillent dans le secteur et les membres de la communauté pour définir plus précisément la vision du sanctuaire et pour initier les processus réglementaires nécessaires pour établir le site.

L'objectif du Whale Sanctuary Project est de faire en sorte que ce sanctuaire soit prêt à accueillir des cétacés d'ici la fin de l'année 2021.

Des dizaines de considérations ont été prises en compte pour sélectionner le meilleur emplacement pour un sanctuaire en bord de mer : de l'analyse de l'eau aux fonds marins, aux marées et aux courants, aux impacts potentiels de la faune locale sur les cétacés et vice versa. Des membres de l'organisation ont visité des sites le long des rives Sud et Est et rencontré les communautés de Shelburne, Liverpool, Port Hawkesbury et Sheet Harbour ainsi que de Sherbrooke pour rechercher des propositions de sites potentiels.


« Aussi importantes que soient les propriétés physiques du lieu pour décider de l'emplacement d'un site, nous savions également que la relation entre le sanctuaire et sa communauté d'accueil serait déterminante », a expliqué M. Vinick. « La communauté de Sherbrooke a dépassé toutes nos attentes ».

Les plans pour le sanctuaire comprennent un centre d'accueil, un sentier de découverte de la nature et des points d'observation. 
Le sanctuaire travaillera également avec les écoles et les musées pour offrir des programmes éducatifs sur les baleines du sanctuaire et leurs homologues dans la nature.

Le financement de la création et du fonctionnement du sanctuaire sera assuré par des dons privés. Le financement des deux années de recherche d'un site idéal pour le sanctuaire a été assuré par Munchkin, Inc. qui conçoit des produits pour bébés et enfants.

La mission du Whale Sanctuary Project est d'établir un sanctuaire modèle en bord de mer où les orques et les bélugas pourront être réhabilités et où ils pourront vivre en permanence dans un environnement qui maximise le bien-être et l'autonomie, et qui soit le plus proche possible de leur habitat naturel.

Le Whale sanctuaire Project remercie tous ceux qui les ont soutenus tout au long de cette recherche approfondie, et tout particulièrement leur sponsor principal, Munchkin, Inc. sans qui ce projet n’aurait pas pu démarrer.


Note : Le terme baleine désigne tout mammifère marin de grand gabarit de la famille des cétacés [Orques ou Killer Whales (Baleines tueuses) en anglais, et les bélugas (Baleines blanches)]. 

Traduction : C'est assez ! 

Crédit photos : 

Photo 1
Trua, Kayla et Nalani, trois orques en captivité au parc aquatique SeaWorld d'Orlando, en 2011 - ©Associated Press/ Phelan M. Ebenhack

Photo 2 : Dessin conceptuel du sanctuaire marin pour les cétacés captifs - ©Brad Anthe pour le Whale Sanctuary Project

Photo 3  - Béluga captif - ©Shutterstock

Photo 4 : Port Hilford (Nouvelle-Écosse) - ©Whale Sanctuary Project  

Marineland d’Antibes - Lotty, la doyenne des dauphins du parc est morte

19 février 2019

Selon Marineland, Lotty souffrait d’une infection sévère diagnostiquée par leur vétérinaire. « Les traitements prescrits n’ont malheureusement pas permis de la sauver."



Une autopsie doit être réalisée dans les prochains jours pour permettre d’en savoir plus sur les causes exactes du décès de Lotty 

Lotty avait été capturée en Floride en mars 1983. 

Elle fut d’abord envoyée en Angleterre où elle est restée 10 ans, puis au Kolmårdens Djurpark en Suède où elle mit au monde Lotus, un mâle né le 5 juin 1995 (transféré en 2003 au Zoo Marine d’Algarve- Portugal). Lotus y est toujours détenue captif avec 24 autres dauphins, Lyra, une femelle, née le 12 juillet 1999 (toujours détenue en Suède avec 10 autres dauphins) et Fénix, un mâle, le 23 décembre 2001. 



Lotty fut transférée au Marineland d’Antibes en 2005 en compagnie de Sharky et de son petit Fénix. Fénix est mort le 10 octobre 2009.

Le 1er janvier dernier, Lotty perdait son bébé. Le petit est décédé très rapidement après l'accouchement.
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Lotty était âgée d’environ 40 ans. 
Née libre, Lotty est le 47è cétacé à mourir dans les bassins du Marineland depuis l'ouverture du parc en 1983.

Pour rappel, en liberté, la longévité maximale des dauphins tursiops est de plus de 40-45 ans pour les mâles, plus de 50 ans pour les femelles.

Les dresseurs de SeaWorld ne « surferont » plus sur les dauphins !

Par Kate Gibson - 7 février 2020

SeaWorld Entertainment met fin à cette pratique de longue date qui consiste à faire monter des dauphins par des dresseurs lors de spectacles dans ses parcs d'attractions.


Cette décision fait suite à une campagne de près d'un an menée par des militants des droits des animaux pour convaincre l'entreprise d'interdire ce numéro consistant à faire porter tout le poids d’un dresseur le dos ou faire se dresser les dauphins hors de l’eau avec un dresseur sur leur rostre.

L'abandon de ces spectacles de dauphins a été annoncé dans une lettre envoyée ce mois-ci par un avocat de SeaWorld à la Commission américaine des opérations de bourse. Elle portait sur une proposition d'actionnaires faite en décembre par People for the Ethical Treatment of Animals, qui demandait à la société de mettre fin à ce qu'elle décrivait comme des « numéros de cirque". En décembre, l’association détenait 163 actions de SeaWorld.

SeaWorld Entertainment a déclaré qu'elle ne ferait plus de démonstration de « surf » sur les dauphins sur aucun de ses sites, et prévoit de supprimer progressivement le numéro consistant à se tenir debout sur le rostre des dauphins dans les prochains mois, bien qu'elle estime qu'aucun de ces comportements ne nuit aux animaux de quelque manière que ce soit.


La société a également déclaré qu'un seul de ces 12 parcs, SeaWorld San Diego, continuait de laisser les dresseurs se tenir debout sur le rostre des grands dauphins.

SeaWorld a cependant rejeté l'affirmation de PETA selon laquelle le groupe militant aurait eu un rapport avec cette décision.

« SeaWorld fait continuellement évoluer ses spectacles afin de créer la meilleure expérience possible pour nos clients et nos animaux », a déclaré la compagnie dans un communiqué. « En tant qu'installation zoologique accréditée, seuls nos dirigeants déterminent le contenu et le format de nos spectacles et ils ne sont aucunement influencés par les actions d'activistes mal informés, qui semblent plus intéressés par leur image et les collectes de fonds qu'ils ne le sont par le bien-être des animaux ».

En 2013, suite à la diffusion du documentaire Blackfish, SeaWorld avait subi de lourdes pertes financières et une baisse de fréquentation. Le documentaire dévoilait les conditions de détention des orques détenues en captivité à travers le triste destin de Tilikum.

Même si en 2018, la fréquentation et les bénéfices ont augmenté, ils demeurent inférieurs aux chiffres de 2013. Seaworld impute cette baisse de fréquentation durant le troisième trimestre aux journées de mauvais temps plus nombreuses par rapport à l’année précédente.

Traduction : C’est assez !


Crédit photos : ©Sam Hodgson / San Diego Union-Tribune

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