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 Les produits chimiques toxiques sonnent le glas des orques britanniques

Par Victoria Bell pour Mailonline 
27 février 2019 

Selon les scientifiques, le seul groupe d’orques de Grande-Bretagne disparaîtra parce que les femelles ont été rendues stériles à cause des polluants chimiques.

Crédit photo : ©Associated Press Photo
Vivant au large de la côte ouest de l'Écosse, les huit orques qui composent ce groupe sont la seule population d'orques résidentes du Royaume-Uni à ne pas avoir de bébés depuis 25 ans.

Les chercheurs pensent que c'est parce qu'elles ont été exposées à des niveaux catastrophiques de produits chimiques qui interfèrent avec leurs hormones.

Ce pod serait voué à l'extinction car ces produits ont détruit leur capacité à se reproduire.

« Il n’y a aucune chance pour que cette population puisse se rétablir », a déclaré le Dr Paul Jepson, de la Zoological Society of London.

Des experts avaient averti que ces polluants déversés dans les décharges, les rivières et les mers pourraient affecter la fertilité et la croissance de la faune de Grande-Bretagne.

Des biologistes marins qui surveillent ce groupe, composé de 4 mâles et de 4 femelles, n'ont observé aucune naissance dans cette famille. 
Ils sont identifiables par les marques et les couleurs visibles sur les parties de leur corps quand ils sont en surface.

Crédit photo : ©Pixaterra/Fotolia
Les taux croissants des niveaux de produits pharmaceutiques à usage humain, notamment la pilule contraceptive, les antidépresseurs et les médicaments antidiabétiques seraient la cause de leur perte.

Ces médicaments contiennent des composés complexes connus comme étant des perturbateurs endocriniens.

L'impact environnemental de ces perturbateurs endocriniens n'est pas encore parfaitement compris.

L’un de ces perturbateurs endocriniens est un composé de chlore appelé biphényles polychlorés (PCB) qui peut interférer avec n’importe quel aspect de l’action hormonale.

Les mers autour de l'Europe sont connues pour être un point névralgique pour les PCB, dont l'utilisation est en grande partie interdite mais ils mettent un certain temps à se décomposer. 
Les épaulards sont sensibles aux fortes concentrations de contaminants car ils se situent au sommet de la chaîne alimentaire océanique.

Les PCB sont solubles dans les lipides, qui comprennent les graisses, les huiles et les cires. On pense que les femelles transmettent des quantités élevées de PCB à leurs petits par le biais du lait maternel très gras qu'elles produisent.

Le professeur John Sumpter de l'Université Brunel a déclaré au Times que 2 000 nouveaux produits chimiques étaient libérés chaque année.

« Nous ne savons rien ou très peu à propos de la toxicité d'une grande partie de tous les produits chimiques utilisés quotidiennement », a-t-il déclaré.

« Les lacunes sont énormes et il est très difficile de savoir comment les combler. Cela prendra des décennies. Beaucoup de gens pensent que les écarts ne cessent de croître ».

Une orque femelle retrouvée morte sur l'île de Tiree en Écosse en 2016 contenait l'un des plus hauts taux de PCB jamais enregistrés chez un mammifère marin.

Crédit photo : ©John Bowler, RSPB Scotland
Le Professeur Sumpter a également déclaré au Times qu'il craignait que les composés perfluorés utilisés dans la fabrication d'équipements de cuisson antiadhésifs restent durant des décennies dans l'environnement ce qui causerait d'énormes problèmes.

« Nous commettons toujours le même type d'erreurs que nous avons commises avec les PCB. Mais la société veut que nous ayons des poêles à frire sur lesquelles les œufs n’accrochent pas », a-t-il déclaré.

Traduction : C'est assez !


Les célébrités d'Hollywood appellent la Russie à libérer les cétacés captifs de la "prison des baleines".

27 février 2019 

Leonardo DiCaprio se joint Pamela Anderson pour demander à la Russie de libérer des dizaines d'orques et de bélugas détenus dans la «prison des baleines» en Extrême-Orient.

Crédit photo : ©Pixabay / UPI
Dimanche dernier, l’actrice américaine, militante pour les droits des animaux, a écrit une lettre ouverte au président russe, Vladimir Poutine, lui demandant d’ordonner la libération des orques et bélugas captifs.

Fin 2018, Nova Gazetta annonçait qu'une centaine d'orques et de bélugas étaient retenus dans de petits enclos dans une baie proche de la ville de Nakhodka, sur la côte pacifique russe. Des activistes dénonçaient la maltraitance subie par les animaux qui ont été capturés pour être exportés vers les parcs marins chinois.

Crédit photo : ©Free Russian Whales 
Selon le moratoire mondial de 1982 sur la chasse commerciale à la baleine, les orques et bélugas peuvent être capturés uniquement à des fins scientifiques et éducatives.

DiCaprio a lancé un appel à ses abonnés sur ses pages Facebook et Twitter pour qu’ils signent la pétition et se joignent à lui pour s'opposer à la capture inhumaine de ces mammifères marins. Près de 900 000 personnes de différents pays ont déjà signé cette pétition et apporté leur soutien à l'appel pour la libération des cétacés, mais comme beaucoup de ces animaux sont très jeunes, il sera malheureusement impossible d’envisager pour eux une libération totale. 

Prison des baleines - Photo : ©Masha Netrebenko / Facebook
La semaine dernière, Poutine ordonnait à ses ministres de l'Environnement et de l'Agriculture de régler cette affaire avant le 1er mars afin d'éviter de nouvelles souffrances aux mammifères marins

Les procureurs russes ont ouvert une enquête à la fin de l'année dernière sur cette affaire, mais les activistes craignent que cela prennent trop de temps, et que les entreprises qui ont capturé les cétacés en profitent pour transférer les mammifères marins illégalement.

Traduction : C'est assez ! 


Pamela Anderson écrit de nouveau au Président Poutine

25 février 2019

Pamela Anderson a adressé une nouvelle lettre au Président russe consacrée aux orques et bélugas actuellement en captivité près de Nakhodka et dont le sort devrait être décidé d’ici le 1er mars sur décision de Vladimir Poutine.

© AP Photo / Paul A. Hebert/Invision
La star américano-canadienne Pamela Anderson a remercié dimanche le Président Poutine pour sa décision de s’ingérer dans l’affaire des 87 bélugas et 11 orques qui se trouvent depuis l’automne dans une baie du Primorié , l’appelant à ordonner leur libération, ressort-il de sa nouvelle lettre disponible sur le site Web de sa fondation.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
«Je vous écris au sujet des 11 orques et des 87 bélugas actuellement en captivité près de Nakhodka, en Russie. Je tiens à remercier le gouvernement russe d’avoir pris des mesures importantes pour mettre fin à la vente internationale de ces cétacés. Le gouvernement russe a pris des mesures initiales en vue de relâcher ces magnifiques créatures dans les eaux de l’Extrême-Orient russe. J’en suis très reconnaissante. Je sais que la décision finale de relâcher les orques et les bélugas dans la nature n’a pas encore été prise, et je vous demande respectueusement de résoudre ce problème en ordonnant leur libération», a notamment indiqué Mme Anderson.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Le 22 février, Vladimir Poutine demandait aux ministères des Ressources naturelles et de l’Agriculture de prendre une décision concernant le  sort des orques et bélugas détenus en captivité dans la « prison des baleines »  d’ici le 1er mars. 

Le parquet général de Russie a reçu l’ordre de vérifier si la présence de ces animaux dans la baie de Sredniaïa était légale.

Selon les activistes russes, ces animaux auraient été capturés à des fins culturelles et éducatives, bien que les véritables motivations de leur capture aient été commerciales.


Poutine ordonne une action immédiate pour aider les orques et les bélugas détenus dans la "prison de baleines"

22 février 2019

Les bélugas et les orques détenus dans la «prison de baleines» dans la baie de Srednyaya attendent toujours d'être libérés des mois après leur capture et la mise en lumière de leurs conditions de détention.

Béluga captif - Prison des baleines (Russie) - Crédit photo : ©Free Russian Whales
Mercredi, Poutine a ordonné au ministère de la Protection de l'Environnement et des Ressources Naturelles de régler cette affaire avant le 1er mars afin d'éviter de nouvelles souffrances inutiles.

Une situation qui devient de plus en plus urgente puisqu’il y a eu confirmation de la « disparition » d’une orque.

Le 21 février, les activistes de la coalition Free Russian Whales ont été informés de la prétendue « évasion » d’une orque du « Centre d’adaptation des Mammifères Marins », plus connue sous le nom de « Prison des baleines ».

Lors d’une inspection qui a eu lieu les 18 et 19 janvier 2019, des enquêteurs avaient vu une orque flottée sur le ventre. Ils l’avaient décrite comme morte ou proche de la mort. Cette orque était très probablement Cyril. Âgé de seulement un an, le jeune cétacé semblait déjà très malade, sa peau était couverte de gerçures à cause du froid et souffrait probablement d’une pneumonie

Orques captives - Prison des baleines (Russie) - Crédit photo : ©Free Russian Whales
Les activistes de la coalition Free Russian Whales n’ont pour l’instant aucune information, ni aucune preuve qui démontre que cette orque se soit évadée. Et en se basant sur tout ce qui s’est passé, les activistes pensent que la raison la plus probable est que cette orque est décédée. Le nom de cette orque n'est pas connu. La police de Nakhodka a refusé de fournir plus d’informations à ce sujet.

Selon ces mêmes activistes, il est tout simplement impossible pour une orque de s’échapper de ce lieu.

Les enclos marins sont sous la supervision constante des employés des entreprises qui ont capturé les cétacés. Les filets sont épais et inusables, et ils sont toujours inspectés. De plus, il y a un filet de sécurité placé autour de tous les enclos. De plus les orques sont sous surveillance vidéo constante et ils sont éclairés toute la nuit. 

Orque captive - Prison des baleines (Russie) - Crédit photo : ©Free Russian Whales
Mâchouiller les filets n’est pas une chose facile pour les orques, et il n’y a toujours pas de faits fiables documentés sur ce sujet.

Le parc d’où l’orque aurait disparu est le plus surveillé puisqu’il est sur le passage pour atteindre les autres enclos. Il y a toujours des employés et les orques sont constamment visibles. Il est par conséquent difficile pour une orque de s’échapper de cet enclos.

Une autre possibilité est que cette orque ait été transférée secrètement vers un autre lieu de détention.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 

Chasse aux dauphins à Taiji - Des militants lancent une action juridique sans précédent

13 février 2019

Japon - Une action en justice soutient que les dauphins sont classés à tort comme des poissons et qu’ils doivent être protégés en tant que mammifères
Des défenseurs des droits des animaux ont lancé un recours judiciaire sans précédent contre le massacre de dauphins au Japon, affirmant que les pêcheurs violaient régulièrement les lois sur le bien-être des animaux et dépassaient les quotas fixés par le gouvernement.
Capture d'écran : ©The Guardian
L'organisation basée à Londres « Action for Dolphins » et l'ONG japonaise « Life Investigation Agency » ont annoncé mercredi qu'ils espéraient mettre un terme à la chasse annuelle aux dauphins à Taiji, ville baleinière sur la côte japonaise du Pacifique.

« Les dauphins sont considérés à tort comme des "poissons "au Japon, et les lois nationales protégeant les mammifères contre la cruauté ne leur ont donc pas été appliquées » , a déclaré Sarah Lucas, directrice générale d'Action for Dolphins.
La plainte, déposée devant le tribunal du district de Wakayama, "affirme que les dauphins sont, biologiquement, des mammifères, et que la cruauté qui leur est infligée à Taiji est 
« illégale au terme de la législation japonaise ».


Yoshinobu Nisaka, gouverneur de la préfecture de Wakayama, où se trouve Taiji, aurait notamment abusé de son pouvoir en délivrant des permis aux pêcheurs qui enfreignent les lois japonaises sur le bien-être animal et sur leurs quotas de capture. On ignore encore si ces allégations seront rejetées.

Un responsable du gouvernement de la préfecture a refusé de commenter lorsque le Guardian a pris contact avec lui, affirmant qu'il n'était pas au courant du procès.
Les chasses de Taiji ont été mises en évidence après la sortie du documentaire « The Cove », primé aux Oscars en 2009, dont les images de dauphins massacrés à l'aide de couteaux, et transformant la mer en mare de sang, ont choqué les spectateurs du monde entier.

Capture de dauphin à Taiji : ©Dolphin Project 
« Si nous réussissons ce défi, ces permis seront déclarés nuls et la chasse aux dauphins à Taiji ne sera plus autorisée » , a déclaré Action for Dolphins.
"Il ne s’agit pas de remettre en cause les valeurs morales du Japon, mais de faire respecter les lois du pays", a déclaré la porte-parole, Angie Plummer. "Nous essayons de dépolitiser le débat."

Sarah Lucas a déclaré que les revendications des responsables de Taiji selon lesquelles les dauphins auraient été tués humainement en utilisant de nouvelles méthodes d'abattage étaient fausses.

"La méthode utilisée pour tuer les dauphins durant la chasse est particulièrement cruelle", a-t-elle dit. 

Capture de dauphins à Taiji : ©Dolphin Project 
Sarah Lucas a reçu, il y a 3 ans, la somme de 110 000 yens sur ordre d’un tribunal japonais, après avoir été empêchée d'entrer dans le Taiji’s whale Museum afin de vérifier le bien-être d'un bébé dauphin albinos détenu captif.
«Une tige de métal est enfoncée à plusieurs reprises dans la nuque du dauphin et un bouchon en bois est inséré dans la plaie ouverte pour éviter l’écoulement de sang. Cela signifie que les dauphins meurent d'une mort lente et douloureuse, agonisant durant plusieurs minutes, allant jusqu’à se noyer même dans leur propre sang. "
La plainte affirme également que les pêcheurs de Taiji bafouent régulièrement les quotas de captures fixés par le gouvernement.

Il montre que les pêcheurs de la ville ont capturé illégalement plus de 400 dauphins et baleines, bien au-delà de leurs quotas au cours des cinq dernières années.
Selon la définition juridique japonaise, les quotas devraient inclure non seulement les dauphins tués délibérément ou vendus à des aquariums, mais également ceux capturés et relâchés, parfois même après plusieurs jours de détention, ainsi que les décès dits « collatéraux » tels les dauphins morts par noyade ou des suites de leurs blessures, déclare l‘ONG.

Capture de dauphins à Taiji : ©Dolphin Project 
"La chasse abusive et irresponsable de centaines de dauphins et de baleines a contribué à la quasi-élimination de certaines espèces dans les eaux japonaises", a déclaré Lucas.

Yoshifumi Kai, un haut responsable de la coopérative de pêche de Taiji, a déclaré qu'il n'avait pas encore lu la plainte mais il a nié que les pêcheurs locaux dépassaient les quotas ou tuaient des dauphins de manière inhumaine.

« Les autorités japonaises n'exigent pas que nous comptions les dauphins libérés dans le quota officiel», a déclaré Kai au Guardian, ajoutant que les dauphins tués pour la nourriture n'agonisaient pas longtemps. « Dans la plupart des cas, ils meurent immédiatement, bien que cela ne se produise pas dans 100% des cas. Cela ne s’applique pas seulement aux dauphins, il en va de même pour le bétail. »

Certains des dauphins capturés à Taiji sont tués et leur viande est vendue dans les supermarchés et les restaurants, mais les spécimens les plus beaux sont épargnés et vendus à des aquariums pour des dizaines de milliers de livres chacun, selon Lucas.
En 2015, Action for Dolphins a intenté une action en justice contre la World Association of Zoos and Aquariums (WAZA), ce qui a entraîné l'exclusion de 62 delphinariums japonais parce qu'ils avaient refusé de cesser d'acheter des dauphins capturés à Taiji. Cependant, le musée de la baleine de la ville a quitté la section japonaise de l’association mondiale en signe de protestation et continue à exposer et à vendre des cétacés capturés dans la baie de Taiji.

Les pêcheurs de Taiji insistent sur le fait qu’ils n’ont pas l’intention de mettre fin à cette chasse, affirmant qu’elle fait partie du patrimoine culturel de la chasse à la baleine de la ville et qu’elle constitue une source de revenu vital pour l’économie locale.

Traduction : C'est assez ! 

Source : The Guardian


Orques résidentes du sud - Extinction - Et si elles savaient ?

8 janvier 2019 - The Whale Sanctuary Project - 
Article de Lori Marino

L'été dernier, j'ai écrit un article sur les tentatives de sauvetage de Scarlet (J50), une orque de quatre ans qui avait été observée alors qu’elle était malade et affamée. Scarlet faisait partie de la population des orques résidentes du sud aux États-Unis, une population officiellement menacée, décimée par les captures effectuées par les parcs marins dans les années 1960 et 1970, puis par les eaux toxiques, la pollution acoustique et le manque de nourriture.

Scarlet avec son pod le 9 août 2018
Photo: ©Katy Foster/NOAA Fisheries, permit #18786
Malgré les efforts de l'équipe de secours appelée par la NOAA, Scarlet est décédée en septembre 2018. Sa disparition est survenue alors que Tahlequah (J-35), une jeune maman orque, a porté son bébé décédé durant 17 jours avant de finalement le laisser partir.

Tahlequah - Photo : ©Robin W. Baird-Cascadia Research Collective
Nous avons tendance à penser à l'extinction en termes de populations et d'espèces, mais le fait d’avoir participé à l’effort de sauvetage d’un seul individu faisant partie d’un groupe en voie d’extinction m'a amené à réaliser qu’il s’agissait là d’une expérience très personnelle pour les individus qui la subissent. L’extinction, c’est tomber malade et avoir du mal à survivre et voir tous ceux que vous aimez vivre la même agonie. C’est là que vit l’extinction : dans le cœur et l’âme de chaque animal.

Tout cela s'est produit pendant une année sombre durant laquelle la population d'orques de cette région a chuté à seulement 74 individus, sur une période de 35 ans. 
Dans une déclaration inquiétante, Ken Balcomb, directeur du Center for Whale Research (Centre de recherche sur les mammifères marins), a depuis déclaré qu'il cesserait de compter lorsque leur nombre tomberait à 70.

Princess Angeline (J17) Photo : ©Center for Whale Research under DFO SARA permit 388
Et maintenant, encore de mauvaises nouvelles : deux autres orques résidentes du sud sont-elles aussi affamées et en mauvaise santé. 
Les photos de Princess Angeline (J-17), âgée de 42 ans, montrent qu'elle a la « tête en cacahuète », avec une perte de graisse autour du cou, ce qui est un signe de grave famine. Quand à Scoter (K-25), un jeune mâle qui a perdu sa mère en 2017, il ne parvient pas à se nourrir.

En effet, les deux orques sont en si mauvais état que Ken Balcomb en est certain : « Nous allons les perdre d'ici l'été ». Et le fait que Princess Angeline soit la matriarche de son groupe familial rend ces problèmes encore plus alarmants.

Scoter (K25) - Crédit photo : ©SR3/NOAA SWFSC, CORI
Peu de temps après avoir eu des nouvelles de Princess Angeline et de Scoter, un email d'un collègue m'a fait prendre conscience de l'enjeu émotionnel de cette situation.

Il a écrit qu’en raison des liens familiaux étroits des orques, de leur intelligence complexe et de leur conscience de la situation, « chaque membre de la société prendra conscience que son tour viendra, qu’il souffrira, comme ont déjà souffert les membres de sa famille et ses amis ». En d’autres termes, ces orques savent qu’elles sont en train de disparaître. Elles ne peuvent certainement pas connaître la définition du manuel de l'extinction de masse ou de la science de la diversité génétique. Mais elles peuvent néanmoins savoir que quelque chose leur arrive à toutes et qu’à un moment donné, il n’y aura aucune d'entre elles.

Crédit photo : ©Holly Fearnbach / NOAA 
Il n’y a aucun moyen de leur dire que nous essayons de les aider : 
un groupe de travail créé par le gouverneur de l’État de Washington, Jay Inslee, a recommandé dans l’urgence qu’un certain nombre de mesures soient prises immédiatement. Nous ne savons même pas si ces suggestions seront pleinement appliquées, ni si elles seront efficaces ou tout simplement si c’est suffisant ou trop tard. 

Quoi qu'il en soit, le Whale Sanctuary Project sera prêt à aider de toutes les façons possibles, comme nous l'avons fait l'été dernier pour Scarlet. Mais les intérêts commerciaux et politiques peuvent l'emporter sur les besoins des orques résidentes du sud. Et au final, tous, nous ne pouvons qu’attendre de voir si les États et les gouvernements fédéraux décident de laisser disparaître les unes après les autres, les orques résidentes du sud.

C’est sans doute London Fletcher, un écolier de 11 ans, fervent défenseur des mammifères marins, qui exprime le mieux l’urgence de la situation quand il nous 
écrit : « Il est temps de se réveiller et de sentir l’odeur de l’extinction ».


Traduction : C'est assez !




Russie - Prison des baleines - Dans le couloir de la mort !

1er février 2019 

Cyril (Kirill) est mort et l’aide ne vient pas

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Une nouvelle inspection a été effectuée hier dans la «prison de baleine» de la baie de Srednyaya par le bureau du procureur de l'environnement de Primorsky. 

Les inspecteurs n’ont pas été autorisés à évaluer la santé des mammifères marins, mais lors de cette inspection, ils ont vu une orque flottée sur le ventre. Ils l’ont décrite comme morte ou proche de la mort. Cette orque est certainement Cyril. Âgé de seulement un an, le cétacé était déjà très malade, sa peau couverte de gerçures à cause du froid et souffrant probablement d’une pneumonie.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Cela fait maintenant 4 mois que cette situation dramatique dure. 3 belugas et une orque ont disparu du «Centre d’adaptation», et l’état de santé des orques s’est considérablement dégradé, et malgré les preuves et les recours juridiques, rien n’a changé, les cétacés continuent d’être détenus illégalement dans de terribles conditions.
Les derniers résultats des échantillons d’exhalations et de peau donnent un aperçu de la courte histoire de Cyril.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Ils révèlent que les orques ont un faible niveau d'immunoréactivité. Staphylocoques, candidoses (affection aux levures), et autres agents pathogènes responsables d’infections fongiques ont également été trouvés dans des échantillons de peau prélevés sur ces lésions.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
D’autre part, de nombreuses bactéries ont été découvertes suite aux analyses des échantillons de peau prélevés sur les cétacés.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Rien de surprenant à tout cela puisque c’est une véritable «soupe microbienne» qui a été trouvée lors de l’analyse des échantillons d’eau prélevés dans les enclos. Et ceci en dépit du fait que l’eau de ces parcs proviennent de la mer. Tout ceci prouve que les eaux sont stagnantes (absence de système de filtration) , que les enclos ne sont pas nettoyés (restes de nourriture).

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Une nouvelle action en justice visant à libérer les baleines a été déposée devant le tribunal de la ville de Yuzhno-Sakhalin par les ONG «Sakhalin Environmental Watch» , «Ocean Friends» et «Boomerang Club» . Les activistes sont dans l’urgence et ont décidé de ne plus attendre que les autorités locales agissent, ils ont décidé de porter l’affaire en justice .

Traduction : C'est assez !

                

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