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Norvège - Plus de 140 baleines tuées depuis le début de la saison de chasse !

Plus de 140 petits rorquals ont été tués par les baleiniers norvégiens depuis le 1er avril 2021.

©Greenpeace Norvège
17 navires baleiniers ont demandé des permis de chasse, mais avec seulement 8 bateaux engagés jusqu’à présent dans cette saison de chasse, c’est 3 fois plus de mammifères marins qui ont été massacrés en comparaison de la saison dernière à la même période. 

Malgré le moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine, le gouvernement norvégien a émis un quota annuel pour la mise à mort de 1278 petits rorquals pour la saison de chasse à la baleine 2021, quota inchangé par rapport à la saison 2020.

Odd Emil Ingebrigtsen, ministre norvégien de la pêche et les acteurs de l’industrie baleinière affirmait que la tendance était à la hausse pour la demande de viande de baleine. 

©Newscom/SIPA 

Pourtant, ces dernières années, la Norvège a connu une baisse continue des ventes intérieures de viande de baleine. Une étude commandée par Animal Welfare Institute (AWI) et d’autres chercheurs a révélé que seulement 4 % des Norvégiens interrogés admettaient consommer de la viande de baleine « souvent », alors que les deux tiers déclaraient n’en n’avoir jamais mangé ou n’avaient pas mangé depuis longtemps. 

Au cours de la saison de chasse 2020 (du 1er avril au 30 septembre), plus de 500 baleines ont été tuées, contre 429 en 2019. C'est le chiffre le plus élevé depuis 2016, saison durant laquelle près de 600 baleines ont été tuées. 

Au printemps 2020, la Direction norvégienne des pêches a assoupli un certain nombre de règlements sur la chasse à la baleine pour encourager d'autres navires à y participer.

L’an dernier, le gouvernement assouplissait plusieurs règlements sur la chasse à la baleine afin que davantage de bateaux de pêche puissent participer à la chasse.
Seize navires baleiniers avaient alors demandé un permis de chasse, mais seulement 13 y avaient participé.

Crédit photo : inconnu
Trois baleiniers étaient responsables de près des deux tiers des baleines tuées en 2020 : le Kato (138 baleines), le Reinebuen (102) et le Fiskebank1 (77), la majorité des baleines ont été tués dans la mer de Barents (242) et au large des côtes de Troms et du Finnmark (176). 

Depuis 2014, la Norvège a tué 3805 baleines de Minke 

Traduction : C'est assez ! 

Canada - Helen finira sa vie en delphinarium

Helen est un dauphin à flancs blancs du Pacifique. 

Elle était le dernier cétacé captif de l'Aquarium de Vancouver au Canada. 

Elle a été discrètement transférée à Sea World San Antonio au Texas le 21 avril 2021.

Elle vivait à l'Aquarium de Vancouver depuis 2005, après avoir été secourue suite à un enchevêtrement dans un filet de pêche. Ses blessures étaient si sérieuses que ses nageoires pectorales ont partiellement été amputées.

Frappé de plein fouet par la crise de la COVID-19, les pertes financières étaient telles que la Direction avait annoncé sa fermeture définitive. 

Il a été récemment racheté par une entreprise américaine spécialisée dans le tourisme : Herschend Enterprises. 

Le transfert de Helen était prévu depuis mi-2020. 

Helen était seule depuis novembre 2017, date de la mort de son compagnon de bassin, la fausse orque Chester. 

Conformément à la loi canadienne, Helen ne fera pas l'objet d'un programme de reproduction mais les portes d'un possible sanctuaire se ferment pour cette pauvre femelle dauphin. 

Source : Ceta Base 

Crédit photo : ©Vancouver Aquarium





Norvège - Un bébé orque mort à cause de la pollution

La nécropsie d'une orque âgée de 10 jours qui s'est échouée en Norvège en 2017 a révélé que ces animaux emblématiques, même si ils sont bébés, sont bourrés  de produits chimiques nocifs. 

Des polychlorobiphényles (PCB), produits chimiques organiques interdits ont également été trouvés dans le corps du bébé.

La jeune orque était l'une des huit orques décédées que des chercheurs norvégiens ont examinées. 

Sept d'entre elles (dont la petite orque) présentaient des niveaux de polychlorobiphényle (PCB), un retardateur de flamme interdit, suffisamment élevés pour provoquer des problèmes de santé chez ces animaux. Tous présentaient également, à des taux inférieurs, certains polluants plus récents dont on sait peu de choses et qui n'ont pas encore été interdits.

« La découverte la plus frappante est sans doute que le corps de l’orque nouveau-né était aussi pollué que celui des adultes », a déclaré Eve Jourdain, co-chercheuse de l'étude, fondatrice et chercheuse principale de Norwegian Orca Survey. 

« Cela signifie que ces nouveaux polluants sont également transmis de la mère au petit (transfert maternel par le placenta et l‘allaitement). »

L'équipe a réalisé les autopsies des animaux afin  d’en savoir plus sur la santé des orques dans les eaux norvégiennes. 

Les orques (qui ne sont pas vraiment des baleines, mais la plus grande espèce de dauphin) sont au sommet de la chaîne alimentaire, ce qui signifie qu'ils sont vulnérables à l'accumulation de niveaux élevés de polluants, a expliqué Mme Jourdain.

Après avoir recueilli des échantillons de graisse et, dans certains cas, de muscles et d'organes des huit orques mortes après s'être échouées ou qui ont été prises dans des filets de pêche en Norvège entre 2015 et 2017, l'équipe s'est mise au travail pour analyser les tissus des cétacés afin  d’y rechercher la présence de produits chimiques utilisés par l’homme. 

Dans l'ensemble, l'équipe a appris que « les PCB sont toujours présents à des niveaux élevés chez les orques norvégiennes, malgré le fait que ces produits soient interdits depuis longtemps », a déclaré Mme Jourdain. 

Les scientifiques ont également recherché de nouveaux produits chimiques qui ne sont pas encore réglementés, tels que les retardateurs de flamme bromés (RFB), et ont trouvé des traces d’autres retardateurs de flammes, le pentabromotoluène (PBT) et l’hexabromobenzène (HBB) à de faibles taux dans la graisse des huit orques. 

« Ces produits chimiques ont été créés pour remplacer les PCB, mais c'est une maigre consolation pour les orques. L'étude révèle que ‘ces produits chimiques de remplacement ont les mêmes propriétés d'accumulation dans les tissus des orques’ que les PCB », a déclaré Mme Jourdain.

Les chercheurs ont également examiné les substances perfluoroalkylées (PFAS), connues sous le nom de « produits chimiques éternels » parce qu'elles ne se décomposent pas comme les autres produits chimiques dans l’environnement, et les taux de mercure total. Bien qu'ils restent préoccupants, les niveaux de PFAS et de mercure étaient plus faibles chez le bébé orque que chez les adultes, « suggérant que  un transfert maternel moindre pour ces substances », notent les chercheurs dans leur étude. 

Certains de ces produits chimiques examinés dans l'étude - les BFR, les PBT, les HBB et les PFAS - sont largement utilisés dans d'innombrables produits, notamment les cosmétiques, le fart pour les ski, les textiles, le cuir, le papier et les agents des extincteurs à mousse, a expliqué Mme Jourdain. « Ils peuvent se retrouver dans l'océan par le biais des cours d'eaux , des eaux usées, etc. puis remonter et s'accumuler dans la chaîne alimentaire, jusqu'à atteindre leurs plus hauts niveaux les orques qui en tant que super prédateurs placés au sommet de la chaîne alimentaire marine, sont particulièrement menacées par cette pollution.

Des recherches antérieures ont également permis de trouver des PCB chez d’autres orques, notamment chez Lulu, une orque femelle adulte dont le corps a été découvert sur une île au large de l'Écosse en 2016. 

Les concentrations de PCB dans la graisse de Lulu étaient 100 fois supérieures au taux que les scientifiques jugent sans danger pour les mammifères marins. 

Lulu présentait l’une des plus fortes concentrations de polychlorobiphényles (PCB) jamais enregistrées chez un mammifère marin.

Les scientifiques ne savent pas encore à quel point ces produits chimiques peuvent être nocifs pour les orques, mais des études ont établi un lien entre les contaminants, tels que les PCB, et la déficience  de leur système immunitaire et leur infertilité.

D’autre part, la contamination par les PCB est la cause d’avortements et d’une mortalité anormale des bébés.

« Cela signifie que les orques peuvent être plus vulnérables aux agents pathogènes et aux maladies et moins susceptibles de se reproduire. »

Une étude publiée en 2018 révélait que plus de la moitié de la population mondiale d’orques pourrait disparaître d’ici 30 à 50 ans, à cause de plusieurs produits chimiques toxiques pourtant interdits dans le monde.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : Live Science / Eminetra

Crédit photos : 

1 & 2 :  ©Norwegian Orca Survey            

3 : ©John Bowler/RSPB Scotland


Fascinantes pieuvres !

Les pieuvres ne cessent de nous fasciner par leur intelligence, elles sont capables de véritables prouesses.

Elle sont capables de résoudre des énigmes, de mémoriser des schémas. C’est aussi le seul animal invertébré connu pour être capable d’utiliser des outils pour atteindre ses objectifs pour, par exemple, chasser leurs proies ou se construire des abris. Elles sont aussi capables d'apprentissage et peuvent apprendre en observant un semblable et répéter ses gestes. 

Plus sophistiqué : l'utilisation et la mise en œuvre d'outils à des fins de camouflage. 

Des pieuvres ont été filmées au large des côtes indonésiennes en train de récupérer des noix de coco rejetées à la mer par des humains. A l'aide de leurs bras, les animaux ont creusé les coques et les ont posées sur les fonds marins pour s'y abriter des prédateurs. 

Mais l’intelligence des pieuvres et leur ingéniosité ne s’arrêtent pas là, elles sont les reines de l’évasion. En effet, s’échapper d’un aquarium semble être un jeu d’enfant pour elles. 

En 2016, Inky la pieuvre s’est échappée de l’Aquarium national de Nouvelle-Zélande pour rejoindre la mer. 

Il a profité de l’inattention de ses soigneurs, qui avaient laissé le couvercle de son réservoir entrouvert. 

Passant sous le couvercle entrouvert, Inky se serait laissé glissé le long de la paroi de l‘aquarium, puis aurait rampé quelques mètres sur le sol jusqu'à la trappe d'évacuation d'eau. Inki se serait ensuite introduit dans le tuyau d’évacuation de 15 centimètres de diamètre et 50 mètres de long menant jusqu’à l’océan.

C’est au petit matin que personnel de l'aquarium a découvert que le bocal était vide et a suivi les traces gluantes de l’animal au sol. 

En 2015, une pieuvre s'échappe d’un bateau. 

L’animal avait repéré une petite brèche qui permet d’évacuer l’eau. Le céphalopode s’est tout naturellement dirigé vers le trou, et sans hésitation, la pieuvre a glissé ses tentacules les uns après les autres, suivis par la tête. Une fois dans l’eau, elle s‘en est allée comme si de rien n’était. 

Leur secret : leur anatomie. 

En effet, à l'exception de son bec, chaque parcelle de l'anatomie de la pieuvre est composée de tissus mous et élastiques. Même ses organes sont malléables à volonté. En théorie, la pieuvre peut donc s'insérer dans n'importe quel passage plus large que son bec. Même les espèces les pieuvres les plus larges sont connues pour pouvoir entièrement passer dans un trou de 2,5 centimètres de diamètre.

Les pieuvres peuvent aussi être espiègles ! 

Le Sea Star Aquarium de Cobourg (Allemagne) était ennuyé par de mystérieuses pannes d‘électricité. Au bout de 3 jours, les gardiens de l‘aquarium ont découvert qui était le coupable. Le poulpe, qui s’ennuyait quand l’aquarium était fermé, a mis à profit ses 80 cm pour se balancer sur le bord de son aquarium, prenant pour cible les projecteurs de 2000 watts qui se trouvaient au dessus de lui, provoquant ainsi des courts-circuits en utilisant des jets d’eau afin d’éteindre la lumière 

Dans le même registre, en Californie, une pieuvre, profitant de l’absence du personnel; a un jour démonté le système d'évacuation d'eau de l'aquarium de Nouvelle-Zélande, inondant les lieux. 

Sources : The Conversation / Le nouvel obs / Futura Sciences 



La Corée du Sud va désigner l’orque comme espèce protégée

Après avoir interdit l'importation de dauphins capturés à Taiji, participer à la réhabilitation et la libération avec succès de plusieurs dauphins captifs, après avoir annoncé la mise en place d'une nouvelle réglementation pour éliminer progressivement la captivité des cétacés, le Ministère sud-coréen des Pêches et des Océans a déclaré lundi qu'il chercherait à inclure les épaulards sur sa liste d'espèces marines protégées alors que le pays prévoie de renforcer les mesures visant à préserver les mammifères marins conformément aux règles environnementales mondiales renforcées.

Selon le Ministère, cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts visant à répondre aux exigences de la loi américaine sur la protection des mammifères marins, qui vise à renforcer la protection des animaux, y compris les dauphins et les baleines. 

Les États-Unis devraient vérifier si les efforts de la Corée du Sud pour protéger les mammifères marins répondent à ses normes en novembre. Les pays qui ne satisfont pas à ces exigences pourraient ne pas être en mesure d'exporter des produits de la pêche vers les États-Unis à partir de 2023.

La Corée du Sud prévoit également de faire des efforts en prenant des mesures pour réduire le nombre de captures accidentelles de mammifères marins en encourageant l'utilisation de dispositifs de réduction des prises accessoires.

Le pays a déclaré qu'il tiendrait des réunions avec des experts mardi afin de partager des détails sur les plans. 

Plus tôt ce mois-ci, le ministère des Océans a dévoilé un ensemble de mesures visant à mieux protéger les baleines et à freiner les activités illégales de chasse à la baleine. Toutes les baleines capturées illégalement seront détruites. 

Auparavant, les baleines chassées étaient saisies par les autorités locales et mises ensuite en vente publique. Les baleines retrouvées sur les côtes seront également interdites de vente et ne pourront être utilisées qu’à des fins d’éducation et de recherche.

Traduction : C'est assez ! 

Source : The Korea Times 

Crédit photos : 

1 - Une orque et son petit observés au large d'Uljin, dans la province du Gyeongsang en Corée du Sud - ©National Institute of Fisheries Science

2 - Une baleine de Minke capturée accidentellement par des pêcheurs sud-coréens en juin 2012 - Crédit inconnu 




Le dauphin obscur

Le dauphin obscur (ou dauphin de Gray, Lagénorhynque obscur, Lagenorhynchus obscurus) est une espèce présente uniquement dans l’hémisphère sud qui est constituée de trois populations : la sous-espèce « L. obscurus Fitzroy » en Amérique du Sud, « L.obscurus obscurus » au large de l’Afrique du Sud et une population autour de la Nouvelle-Zélande.

Il préfère les eaux entre 10°C et 18°C et ne descendent pas au-dessous de 200 m. 

La sous-espèce L. obscurus fitzroyi se nourrit le jour de poissons nageant en bancs et de calmars, et la sous-espèce qui vit près de la Nouvelle-Zélande s'alimente la nuit, à des profondeurs moyennes. 

Ce dauphin à bec court se reconnaît principalement à son grand aileron dorsal falciforme. 

Sombre sur le dessus du bec est sombre à la nageoire caudale, le blanc couvre la gorge, les flancs et le ventre, une bande grise court de la face à la base de la queue et sépare les deux zones de couleur. 


Il mesure généralement entre 1,70 et 2,20 m.

Les spécimens observés en Nouvelle-Zélande sont sensiblement plus petits que ceux vivant au large du Pérou.

D’après les observations, les groupes sont plus imposants en automne et en hiver. Les naissances ont lieu généralement entre septembre et décembre.

Outre leur instinct grégaire, ces mammifères sont particulièrement actifs et interactifs.

Ce sont d’ailleurs de grands acrobates, certains exécutent des cabrioles, des sauts spectaculaires et enchaînent des sauts périlleux arrières, tandis que d’autres jouent, surfent sur les vagues, sondent, se poursuivent et se frottent les uns contre les autres.

Les dauphins obscurs vivent en groupe dont la composition change très rapidement et qui peuvent compter de 2 à 1 000. 

D’après les observations, les groupes sont plus imposants en automne et en hiver. 

Les naissances ont lieu généralement entre septembre et décembre.

Très sociable, ce dauphin semble apprécier la compagnie d'autres espèces de mammifères marins, qu’il s’agisse de cétacés ou d’otaries. 

Sources : Balade Naturaliste / AquaWorld

Crédit photos : ©Jake Wilton Photo / ©Simon Elwen / ©Heather Hill / ©Rolf Hicker Photography / ©Scott Elowite



Cétacés en captivité, comment tout a commencé !

Les premières tentatives pour garder des cétacés en captivité datent des années 1860, un siècle avant que SeaWorld ne commence à capturer des dauphins et des orques pour les enfermer dans leurs minuscules bassins. 

Tilikum - ©Phelan M. Ebenhack / AP
C’est le Barnum’s American Museum, au cœur de Manhattan (New York), qui a eu la triste d’idée d’essayer de garder des bélugas vivants. 

En 1861, Barnum avait supervisé la capture de bélugas à Rivière-Ouelle et à L’Isle-aux-Coudres, dans l’estuaire du Saint-Laurent, ces animaux furent envoyés en train jusqu’à New York. 

Béluga sur un quai à New York (4 février 1860) 
© Frank Leslies illustrated Newspaper
Les deux premiers bélugas amenés dans l’établissement furent placés dans un bassin au sous-sol, bassin rempli d’eau douce. Les 2 cétacés moururent seulement deux jours après leur arrivée. 

D’autres tentatives eurent plus de « succès ». L’eau douce des bassins avait été remplacée par de l’eau de mer. Barnum avait alors soudoyé la mairie afin de trafiquer le système d'eau pour acheminer l'eau de mer du port de New York au musée. 
C’est ainsi que Barnum créa le premier océanorium fonctionnel au monde.

Mais l'eau des bassins était sale et opaque, l’eau n’étant pas traitée. Les bélugas restaient généralement au fond du bassin, cachés des yeux des visiteurs, et ne pouvaient être aperçus que de temps à autre, lorsqu’ils remontaient à la surface pour respirer. 

En 1868, le Barnum’s American Museum fut dévasté par un incendie. 2 bélugas trouveront la mort dans d’horribles circonstances. 

© Cranch, oil painting (c. 1865) 
Alors que les flammes dévoraient les bâtiments, l’eau salée du bassin des bélugas commença à bouillir. Quelqu’un eut l’idée de briser la vitre en verre épais du bassin, espérant que l’eau qui s’en déverserait éteindrait les flammes.

Les deux bélugas, qui avaient été capturés au Canada une semaine auparavant, tombèrent dans la rue en contrebas alors que le bâtiment commençait à s’effondrer.

Les 2 corps, trop lourds pour être enlevées rapidement, restèrent sur le trottoir de Broadway durant plusieurs jours.

On estime qu’entre 1860 et 1965, une trentaine de bélugas ont ainsi été acheminés aux États-Unis. 

Fred Mather, qui fut en charge des soins de plusieurs bélugas du Saint-Laurent aux États-Unis, relate en 1899 dans le Popular Science Monthly :

« En 1877, j’étais responsable de leur aquarium à Coney Island. Aux deux endroits, le grand aquarium de New York et celui de Coney Island, nous avions beaucoup de baleines blanches (bélugas) à différents moments, car la direction gardait des baleines dans des enclos dans le fleuve Saint-Laurent pour remplacer celles qui mourraient et on n’en montrait au public jamais plus de deux à la fois, prétendant qu’elles étaient des animaux rares et qu’on pouvait seulement s’en procurer à un prix énorme.
 
Il ne fallait pas que le public sache qu’elles étaient communes pendant l’été dans le Saint-Laurent et lorsqu’un béluga devenait faible, un autre était envoyé, et le public supposait que la même paire était en exposition tout le temps ».

Ces bélugas ne vivaient guère plus de quelques mois, mais le fleuve semblait alors une source presque inépuisable de nouveaux sujets.

Leur chasse dans le fleuve fut interdite en 1979 et la fin des captures pour exportation pour l’ensemble du Canada fut décrétée en 1992.

Si les captures ont cessé dans le Saint-Laurent, les aquariums états-uniens et canadiens ont continué de s’approvisionner en bélugas de la baie d’Hudson, à partir de Churchill, au Manitoba. 

Entre 1967 et 1992, 68 bélugas seront ainsi prélevés de leur milieu naturel.

Au Canada, l’Aquarium de Vancouver fut le premier à garder des bélugas en captivité. 

Deux bélugas pris accidentellement dans une pêcherie en Alaska arrivent dans les bassins de Colombie-Britannique en 1967. D’autres viendront ensuite de Churchill. 

Bassin des bélugas au Vancouver Aquarium en 2005 - ©Stan Shebs
Avec le décès des deux derniers bélugas encore détenus à Vancouver en décembre 2016 et la décision de la Commission des parcs de Vancouver d’y interdire l’importation et l’exposition de cétacés, c’est une page d’histoire qui se tourne.

Un seul autre établissement canadien garde encore des bélugas en captivité, soit le parc d’attractions Marineland, en Ontario. 
Ils détiennent plus de 40 bélugas, quelques dauphins et une orque. 

Aujourd’hui, il ne reste qu’en Russie, dans la mer d’Okhotsk, où des bélugas sont capturés pour l’exportation. 

Bélugas capturés en Russie - ©Born to be free
Après un débat de plusieurs années, les États-Unis ont interdit l’importation de bélugas sauvages provenant de Russie en automne 2018. 

En 1938, en Floride, les Marine Studios de Saint Augustine créait le tout premier delphinarium commercial. 

Des producteurs de cinéma ont mis sur pied le premier studio destinés aux prises de vues sous-marines. L’aquarium abrite diverses espèces de poissons et animaux marins. Marine Studios est destiné à l’origine à permettre le tournage plus facile et moins coûteux de films d’aventure.

Ils détiennent également une petite colonie de dauphins Tursiops capturée à partir de mars 1938. Les dauphins deviendront la principale attraction. Ils remporteront rapidement un vif succès public. Plus de 20 000 touristes affluèrent pour visiter le parc. 

En 1947, l’une des femelles nommée Spray donne naissance à cinq delphineaux à la suite.

En 1948, c’est Arthur Mac Bride, responsable des studios, qui décida d’en faire le premier vrai « delphinarium » (sous le nom de Marineland de Floride) tel que nous les connaissons aujourd’hui. 

Cecil M. Walker Jr fut le tout premier dresseur à enseigner des tours aux dauphins 

Un jour, il remarqua qu’un dauphin envoyait systématiquement une plume de pélican dans sa direction. Cecil M. Walker remplaça la plume par un ballon et ajouta à la piscine toutes sortes d’autres objets en caoutchouc.

Flippy - Marineland de Floride
Le premier spectacle de dauphins eut lieu avec Flippy, un dauphin Tursiops désigné à l’époque comme « le premier marsouin éduqué ». 

Il fut dressé par Adolf Forhn, de Barnum & Bailey Circus. 

En 1954, ils fournirent deux Tursiops nés en captivité au nouveau Marineland de Palos Verdes, en Californie.

La popularité des delphinariums a augmenté rapidement jusque dans les années 1960 et plus particulièrement en 1963 avec la sortie du film Flipper le dauphin et de la série télévisée du même nom. 


Dès 1966, les premiers shows commencent en Europe avec l’ouverture d’un premier delphinarium en Espagne, puis au Dolfinarium de Harderwijk, en Suède, et très rapidement au Japon.

C'est dans les années 1960 que ces structures commencent à accueillir des orques.

Les premières tentatives de garder des orques capturées « par accident » débutèrent en 1961. 

Wanda, une orque solitaire nageant dans le port de Newport Harbor en Californie fut capturée par une équipe du Marineland of the Pacific en novembre 1961. 

Elle mourut 2 jours seulement après avoir été enfermée. Beaucoup sont convaincus qu'il s'agissait d'un suicide.

Les captures volontaires débutèrent en 1968. Elles furent organisées par l'aquarium de Seattle à Puget Sound. 

Entre 1962 et 1973, au moins 263 orques ont été capturées dans les eaux de la Colombie-Britannique et de Washington. 50 individus furent capturés et envoyés dans des delphinariums, 12 moururent au cours de ces opérations. 
Le reste de ces orques capturées se sont échappées ou ont été relâchées. 

Vingt-sept des orques gardées pour l’industrie de la captivité appartenaient à la population des orques résidentes.  Toutes sauf une, Lolita, sont mortes depuis. Lolita est toujours détenue au Miami Seaquarium.

Après le moratoire adopté aux États-Unis avec le Marine Mammal Protection Act de 1972, seules deux orques furent capturées jusqu'en 1978. 

Ces opérations de capture dans l'océan Pacifique nord fournissaient aussi bien les delphinariums d'Amérique du Nord que ceux d'Europe qui furent durement affectées par ce moratoire. 

Les captures se délocalisèrent alors dans l'océan Atlantique nord, au large de l'Islande, entre 1976 et 1983.

Keiko
Au Japon, 63 orques ont été capturées dans les eaux japonaises depuis 1972. 

20 d’entre elles furent été emmenées en captivité, 43 furent tuées lors des opérations de capture. 

Depuis les années 1990, des mouvements militants pour les droits des animaux ont commencé à voir le jour et ont fait pression auprès des gouvernements et des institutions pour faire cesser la garde d’animaux en captivité. 

En 1992, l’interdiction des captures pour exportation au Canada marquait le début de la fin. 

L’Aquarium de Vancouver fut le premier au monde à s’engager à ne plus capturer ou à ne plus causer la capture de cétacés sauvages en 1996. 

Au cours des dernières années, 11 pays ont interdit la captivité des cétacés (Hongrie, Royaume-Uni, Chypre, Costa Rica, Chili, Croatie, Autriche, Suisse, Inde, Finlande, Canada). 

Le Nicaragua et le Brésil ont mis en place des règles qui empêchent l’ouverture de delphinariums.

D’autres pays européens ont banni la captivité des cétacés (Slovénie, Irlande, Estonie, Lettonie, Luxembourg, Pologne, Slovaquie, République Tchèque)

Un état états-unien, la Caroline du Sud, a interdit l’importation ou la capture de cétacés vivants, la captivité ou l’utilisation de cétacés à des fins commerciales ou de divertissement. 

Le 4 avril 2021, la région bruxelloise interdit de détenir des cétacés, une mesure symbolique visant à inspirer les pays voisins et les amener à prendre des mesures similaires. 

En octobre 2019, l’ONG World Animal Protection (WAP) rendait public un rapport sur le secteur des delphinariums. 

Selon ce rapport, 3603 cétacés sont détenus à travers le monde. Huit cétacés captifs sur dix seraient des dauphins. 

World Animal Protection a identifié 355 sites ouverts au public détenant des cétacés captifs dans 58 pays. 

Parmi ces installations, 336 détiennent au moins une espèce de dauphin.

Plus de 60 % des dauphins captifs sont détenus par seulement 5 pays : La Chine (23%), le Japon (16%), les Etats-Unis (13%), le Mexique (8%) et la Russie (5%).

Les dauphins captifs rapporteraient entre 1,1 et 5,5 milliards de dollars de revenus. 

Ces entreprises de loisirs exploitent ces animaux de diverses façons, que ce soit pour les spectacles, les programmes de nage avec les dauphins, la delphinothérapie ou tout autre interaction.


Les cétacés n’ont rien à faire en captivité ! 

Les bassins ne constituent pas un environnement adapté aux besoins physiologiques, psychiques et sociaux de ces cétacés.

Dans la nature, les cétacés parcourent plusieurs dizaines de kilomètres par jour. Ils plongent à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Ils évoluent dans de larges territoires naturels, explorent leur environnement, chassent en groupe, jouent, surfent les vagues…. 

1400 tours de bassin sont nécessaires à une orque pour parcourir la même distance qu’en milieu naturel chaque jour. 

En captivité, les cétacés sont contraints de cohabiter avec des individus d’origine, de culture et de langage différent. 

Ils développent une agressivité qui engendrent régulièrement des conflits, et des bagarres extrêmement violentes.

En bassin, les cétacés s’ennuient, ils manquent d’espace, n’ont pas d’ombre… 

Les cétacés captifs sont sujets au stress, à l’ennui et à la dépression.
Ils adoptent alors des gestes stéréotypés et répétitifs caractéristiques de troubles psychologiques comme mâchouiller les barrières métalliques et les parois en béton des bassin. Certains vont jusqu’à se taper la tête contre les  parois du bassin. 

Pour pallier ces problèmes, les cétacés reçoivent de fortes doses d'antidépresseurs et d'anxiolytiques. 

Les cétacés captifs sont également sujets à des maladies pulmonaires, aux ulcères, et à des problèmes dermatologiques liés à leur captivité et au traitement de l‘eau saturée en chlore qui leur brûle la peau, les poumons, les yeux. 

Pour traiter ces maladies, ils sont bourrés d’antibiotiques et de pansements gastriques. 

Pour justifier le maintien de leur activité, les responsables des parcs affirment que les cétacés vivent mieux et plus longtemps à l’abri des dangers de l’océan. 
Les études scientifiques démontrent le contraire : les cétacés captifs vivent deux fois moins vieux que leurs congénères vivant à l’état sauvage. 

En captivité les orques et dauphins n’atteignent pratiquement jamais l’âge de 30 ans. 
Dans la nature les dauphins peuvent vivre jusqu’à 60 ans et les orques jusqu’à 90 ans (l’orque Granny, matriarche du Pod J des orques résidentes du Sud est morte en 2016 à l’âge de 105 ans).

Sources : Baleines en direct / Popular Science Monthly / Dauphin Libres / World Animal Protection / C'est assez !

















Wally, la jeune baleine grise égarée en Méditerranée est à l'agonie

L'épilogue de l'extraordinaire venue de Wally risque d'être bien triste. Affaibli et affamé, le baleineau ne pourra sans doute pas survivre à son périple et des experts suggèrent désormais d'abréger ses souffrances.

Actuellement située près de la plage de Santa Ponsa à Majorque, la baleine Wally est à l'agonie. 

Aperçu à Ibiza il y a trois jours, le cétacé pourrait bien connaître sa dernière escale.

Perdue en Méditerranée, passée par Le Grau-du-Roi, Palavas, puis Sète, notamment, Wally ne trouve en effet plus de nourriture depuis de nombreux jours. 

« Elle est si maigre », constate sur place la directrice de la conservation de l'Aquarium de Palma, interrogée par El Pais, alors qu'elle tente d'attirer l'animal vers le large pour éviter qu'il ne s'échoue.

Face à la situation désespérée de Wally, les experts se divisent. 

Alors que certains estiment qu'il faut abréger les souffrances de la jeune baleine, Juan Antonio Raga, professeur de zoologie à l'université de Valence, estime pour sa part que la nature doit suivre son cours, mais reconnaît que la question de son abattage peut se poser.

Et si la baleine grise présente de très grandes capacités de jeûne, la Méditerranée est devenue un casse-tête pour le jeune spécimen perdu. Le souci étant qu’elle se nourrit habituellement en filtrant la vase avec ses fanons pour y déguster des petits crustacés et que l’on ne trouve pas ce genre de fonds sur notre littoral.

Si certains se posent la question de la nourrir pour assurer sa survie, « non c’est un animal sauvage, il faut la laisser tranquille, elle peut s’en sortir ou couler comme la plupart des grands cétacés », indique Renaud Dupuy de la Grandrive, responsable de la réserve marine d’Agde. 

Note : Selon l’association Verballenas, et alors que Wally était sur le chemin pour retrouver l’Atlantique, le mammifère marin aurait été harcelé par des irresponsables à plusieurs reprises, notamment entre Altea et Benidorm ou une personne en zodiac s’est approchée pour le filmer, et à Ibiza il y quelques jours ou d‘autres personnes n’ont pas hésité à le déranger. 

Wally, stressé, aurait changé de direction pour se diriger vers les Baléares où il est actuellement. 

Selon El Pais, la baleine s'est rapprochée si près de la côte qu’elle pourrait être touchée. Une personne a même sauté à l'eau avec une planche de surf pour voir Wally de plus près. 

Plusieurs patrouilles de la police locale sont intervenues pour évacuer la zone. Il est exigé de la population qu’elle ne s'approche pas de l'animal. Ce jeudi, le personnel de Salvamento Marítimo veille à garder Wally au calme, loin des curieux. 

Sources : Midi Libre / Verballenas 

Crédit photos : ©Verballenas 



Russie - Un dresseur assène des coups à des bélugas

L’ONG Free Russian Whales a reçu cette vidéo, issue des caméras de surveillance, sur laquelle on voit un dresseur du Primorsky Oceanarium de Vladivostok frapper 2 bélugas mâles, Nil (12 ans) et Lear (13 ans).


Selon les témoins qui ont assisté à la scène, le dresseur, Dmitry Vasilyevich Bachinsky, a frappé l’un des bélugas, Nil, avec son poing, alors que l’autre béluga, Lear, a reçu un coup de pied. 

La raison…Le dresseur voulait que les bélugas s’embrassent après qu'ils aient tous deux reçu une friandise. Les animaux ont refusé d'obtempérer. Le dresseur a fait alors preuve d'une grande violence envers Nil et Lear. Ce numéro serait l’un des clous du spectacle. 
L'incident a eu lieu le 5 mai dernier. 


Ces mêmes témoins affirment que ce soigneur utilise régulièrement cette méthode pour se faire obéir des cétacés. Selon eux, les caméras de surveillance de l’Océanorium auraient filmé d’autres épisodes similaires à celui-ci. 

Les membres de l’ONG Free Russian Whales estiment que de telles méthodes de dressage peuvent relever de l’article 245 du Code Pénal. Selon cet article, la maltraitance des animaux est passible d'une amende maximale de 1 100 euros ou d'une peine de prison de six mois. Si cette maltraitance est exercée par plusieurs personnes, l'amende peut atteindre 4 200 euros et deux ans de prison. 

L’ONG Free Russian Whales va porter plainte au parquet pour qu’une enquête soit menée. 

Le Primorsky Oceanarium  de Vladivostok a été inauguré le 2 septembre 2016 par  le président russe Vladimir Poutine. 


Un béluga est mort noyé dans le bassin principal, après qu’il eut réussi à retirer la grille de protection d’une pompe de filtration contre laquelle il est resté piégé en avril 2016. 
Un autre est également décédé pour une cause non précisée.


À la fin du mois de juillet 2016, le Primorsky Oceanorium avait acheté au Japon (Taiji) 6 dauphins du Pacifique à flancs blancs (22.000 $ par dauphin).

Deux semaines plus tard, trois d’entre eux sont tombés malades. Ils ont été placés en quarantaine dans le bâtiment principal. Deux dauphins du Pacifique ont réussi à survivre mais le mâle âgé de 22 ans est décédé le 31 août 2016, prétendument de « mort de vieillesse ».


Il faut compter aussi le décès de 2 dauphins Tursiops et d’1 dauphin à flanc blanc du Pacifique.

À la fin du mois de juillet 2016, Primorsky avait acheté au Japon (Taiji) 6 dauphins du Pacifique à flancs blancs (22.000 $ par dauphin).Deux semaines plus tard, trois d’entre eux sont tombés malades. Ils ont été placés en quarantaine dans le bâtiment principal. Deux dauphins du Pacifique ont réussi à survivre mais le mâle âgé de 22 ans est décédé le 31 août 2016, prétendument de « mort de vieillesse ».

3 morses sont également décédés, parmi lesquels le morse Thor qui s’est étouffé en mangeant une éponge attachée à une corde.


Les morses Fanya et Mira ne se sont, quant à eux,  pas réveillés de l’anesthésie  après avoir subi une opération sous anesthésie. La tragédie a eu lieu au début du mois de juillet mais la mort des animaux à l’aquarium n’a été annoncée que le 21.

« Après une opération chirurgicale pour enlever leurs défenses, les animaux ne sont plus sortis de l’anesthésie » – a déclaré à la presse le secrétaire de l’aquarium Elena Molchanova.

Cependant, elle a assuré que la dose d’anesthésique était standard, et que l’opération a été menée « selon les méthodes classiques, avec une équipe des plus grands experts mondiaux dans le domaine de la dentisterie vétérinaire ». Il semble que le dosage du médicament n’ait pas pris en compte le poids de l’animal de manière correcte. Il ne reste donc plus qu’un seul morse vivant – Misha dont les défenses ont été retirées en toute sécurité.

La suppression des défenses des jeunes morses en captivité est, paraît-il, nécessaire afin d’éviter les problèmes qui peuvent survenir par la suite.
Si les défenses sont laissées, les animaux commencent à les endommager en les frottant sur les murs des piscines ou sur toute autre surface dure, entraînant des fissures, de la suppuration, le déchaussement des racines, une douleur intense et finalement la mort des animaux.

Ajoutons à cela le décès d’une loutre de mer et de deux phoques d’eau douce du Lac Baïkal.


En octobre 2016, deux dauphins à flancs blancs du Pacifique mourraient en quelques heures seulement. 

Note : Ce n’est pas la première fois que des cétacés sont battus dans un delphinarium. 

En 2015, l’association SOS Delfines dévoilait une vidéo montrant des dresseurs du Marineland de Malorque (Baléares) frappant des dauphins. Les images montraient un dresseur sauter avec violence sur un dauphin, et crier sur plusieurs autres dauphins en leur donnant des coups de poing et de pied.


Pendant ce temps, le projet de loi gouvernementale qui pourrait interdire les captures de cétacés est toujours en attente. Free Russian Whale appelle le président du gouvernement Mikhail Mishustin à approuver le projet de loi Svetlana Bessarab et à mettre enfin un point final à l’exploitation des cétacés. 

Vous pouvez les aider en signant leur pétition

Traduction : C'est assez ! 

Source et crédit vidéo : ©Free Russian Whales 

Les bélugas émettent des bulles différentes selon leur humeur !

Pour communiquer et gérer différentes interactions, le béluga possède une gamme d’une cinquantaine de vocalisations allant du sifflement, au claquement, au cliquètement ou au tintement. 


Les bélugas sont des mammifères marins très intelligents. Leurs humeurs et états d’âmes peuvent de ce fait s’avérer particulièrement complexes par rapport à d’autres animaux. En conséquence, ils disposent également d’un système de communication évolué permettant d’exprimer leurs sentiments à travers des bulles.


Les chercheurs ont répertorié et analysé plus de 11 mille événements de formation de bulles. Les résultats de ces travaux révèlent l’existence dans 97,2 % des cas de quatre types distincts de bulles sous-marines dont chacun permet au béluga d’exprimer une humeur bien précise.


Les gouttes formées par les évents et les anneaux soufflés par la bouche semblent par exemple avoir une fonction ludique. 

Les exhalations d’air par les évents se produisent en revanche lorsque l'animal est effrayé ou surpris. Un comportement qui serait principalement observé chez des femelles adultes, visiblement plus réactives que leurs congénères mâles.


Ces derniers manient de leur côté davantage les jets de bulles formés par leurs évents. Considérés comme une forme d’agression chez les baleines à bosse, ils révèlent chez les bélugas un comportement pacifique entre mâles (adultes et juvéniles). 

Source : Sciences Post

Crédit photos : ©JcLemay / ©Hiroya Minakuchi


Chine - Des marsouins aptères, une espèce en danger d’extinction, observés dans le fleuve Yangtsé.

La semaine dernière, des marsouins aptères, espèce en danger critique d'extinction, ont été repérés dans le secteur Yichang du fleuve Yangtsé, dans la province chinoise du Hubei. 

On pense que la région pourrait être riche en poissons et autres espèces marines dont raffolent les marsouins aptères.  

« Avant 2015, seuls deux à trois marsouins aptères avaient été observés dans le secteur de Yichang, mais ces images de cétacés rares surgissant de l’eau pour reprendre une bouffée d’air sont des scènes de plus en plus courantes ces dernières années », explique Zou Li du Bureau de l'agriculture et des affaires rurale à Yichang.

Une étude réalisée en 2017 par le ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales révélait que la population sauvage de marsouins aptères comptait 1012 individusmoins qu'il n'y a de pandas géants en Chine. 

En février 2021, la Chine élevait cette population de mammifères aquatiques sous la  protection la plus stricte dans sa liste d'animaux sauvages en voie de disparition. 

La population du marsouin aptère, surnommé l’« ange du sourire » en Chine car son visage est figé dans un sourire permanent, a connu une forte diminution durant les dernières décennies à cause de la surpêche et des activités humaines excessives le long du fleuve Yangtsé.

Le fleuve Yangtze, qui est le plus long fleuve d'Asie, abritait autrefois le dauphin de Chine (ou dauphin Baiji), aujourd'hui éteint. 

Il n'y a pas eu aucune observation confirmée du dauphin dans le fleuve Yangtzé depuis 2006. Selon la Whale and Dolphin Conservation, le dauphin Baiji a été le premier dauphin poussé à l'extinction en raison de l'activité humaine

En janvier 2018, entrait en vigueur une interdiction de la pêche en janvier couvrant 83 réserves naturelles aquatiques dans la province du Hubei. 

Cette interdiction visait à protéger les espèces en voie de disparition dans le bassin du fleuve Yangtsé. 

Une interdiction totale de la pêche a été étendue à 332 zones de conservation le long du bassin en 2020. Cet effort a encore été élargi avec un moratoire supplémentaire de 10 ans concernant les principaux cours d'eau et affluents du Yangtsé. 

Les dernières observations de marsouins aptères ont donné aux habitants l’espoir que ces mesures de conservation strictes fonctionnent. 

Mais selon CGTN (China Global Television Network), la population n’a pas été étudiée depuis l’adoption de ces nouvelles interdictions, et il serait donc trop tôt pour l’affirmer avec certitude.

Traduction : C'est assez ! 

Source : The Weather Channel

Crédit photos : ©Xiao Yijiu/Xinhua 



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