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Australie - Les spectacles de dauphins interdit en Nouvelle-Galles du Sud !

Il n’y aura plus de reproduction ou d’importation de dauphins captifs dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud après l’adoption de nouvelles réglementations. 

Cette nouvelle loi introduite aujourd’hui par Matt Kean, ministre de l'Environnement de Nouvelle-Galles du Sud, fait suite à enquête parlementaire sur les parcs marins et les cirques, et interdit les spectacles de dauphins dans l’Etat.              

Cette décision a été saluée par Emma Hurst, députée du Parti de la justice animale, vice-présidente du comité. Elle a déclarée que l'industrie est maintenant « effectivement morte et enterrée » en Nouvelle-Galles du Sud. 

« Après tant d'années à autoriser l'exploitation des cétacés, il est encourageant que la Nouvelle-Galles du Sud ait écouté les experts et la communauté, et rattrape enfin le mouvement mondial pour protéger ces animaux », a-t-elle poursuivi.

« Les jeux sont fait - ces animaux ne sont pas nés pour faire des spectacles. Ils n'existent pas pour notre divertissement. »

« Ils méritent une vie digne d'être vécue, et la Nouvelle-Galles du Sud  l'a reconnu avec cette nouvelle loi ».  

Le dernier delphinarium de Nouvelle-Galles du Sud « se réjouit »  de cette nouvelle réglementation. 

Le Dolphin Marine Conservation Park (DMCP), situé à Coffs Harbour, seul delphinarium de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud,  abrite actuellement trois dauphins, Zippy, Bella et Jet, tous nés en captivité.

Terry Goodall, directeur général de DMCP, a déclaré qu'il n'avait « aucun problème » avec cette nouvelle réglementation car le parc n'avait pas l'intention d'importer ou de faire se reproduire des dauphins à l'avenir.

« Je suis assez satisfait de l’esprit de celle loi », a déclaré M. Goodall.

« Elle nous est clairement destinée, nous avons trois dauphins que nous ne pouvons pas relâcher que nous soignerons jusqu'à ce qu'ils meurent. »

« Ce sont de fantastiques ambassadeurs de leur espèce. »

M. Goodall a déclaré que le parc s'efforçait de déplacer leurs dauphins dans un sanctuaire marin et qu'il serait heureux de recevoir l'aide du gouvernement pour le faire.


Il a également déclaré qu'il espère que tout changement futur n'entravera pas leur capacité à héberger des dauphins qui sont blessés et ne pouvant pas être relâchés.

Cette nouvelle loi a été bien accueillie par les militants pour la liberté des dauphins du monde entier, dont Diane Fraleigh de l'Ontario Captive Animal Watch, un groupe qui a fait pression pour créer une législation similaire au Canada.

« Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli et c'est fantastique de voir d'autres personnes protéger également les cétacés »,  a-t-elle déclaré 

« Nous accueillons la Nouvelle-Galles du Sud dans le giron de ceux qui se soucient vraiment de leurs baleines et dauphins. »

Ingrid Visser, spécialiste néo-zélandaise des cétacés, qui a contribué à l'enquête, a déclaré qu'elle souhaitait remercier tous ceux qui ont joué un rôle dans la législation, y compris le gouvernement, les ONG et le public.

« Ce sont des nouvelles incroyables ». 

« La Nouvelle-Galles du Sud  est maintenant du bon côté de l'histoire et entre en même temps dans l'histoire !»

Ric O’Barry, fondateur du Dolphin Project, a déclaré qu'il avait passé « beaucoup de temps et d'énergie » à faire campagne en Australie et que c’était une excellente nouvelle.  

« Cela fait longtemps», dit-il. « Je suis ravi par cette nouvelle. »

👉Sea World un parc marin australien situé sur la Gold Coast, dans l’État du Queensland ne sera pas directement concerné par cette décision.

C'est l'un des deux delphinariums en Australie.

L’association C’est assez ! se réjouit de cette nouvelle et espère que très bientôt la France rejoindra la liste des pays qui ont banni la captivité des cétacés. 

Note : En anglais, le terme « whale (baleine) » s’applique à peu près à toutes les cétacés de grande taille. 

Exemple : l’orque est appelé « killer whale » et le béluga, « beluga whale »






La Norvège prévoit d'abattre plus de 1200 petits rorquals en 2021

Au mépris du moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine, la Norvège a de nouveau émis un quota annuel de mise à mort de 1278 petits rorquals pour leur saison de chasse 2021.

Vendredi 19 février, Odd Emil Ingebrigtsen, ministre norvégien de la pêche, a annoncé le quota, qui reste inchangé par rapport à l'année dernière. 

Ingebrigtsen a déclaré qu'il espérait que « la tendance à la hausse de la demande de viande de baleine se poursuivra ».  

Faisant écho aux déclaration d'Ingebrigtsen, l'industrie de la pêche à la baleine affirme également que la demande de viande de baleine s'est améliorée, en particulier durant la pandémie due au COVID-19.

Pourtant, la Norvège a connu une baisse continue des ventes intérieures de viande de baleine au cours des dernières années. 

Une étude commandée par Animal Welfare Institute (AWI) et d’autres chercheurs a révélé que seulement 4 % des Norvégiens interrogés admettaient consommer de la viande de baleine « souvent », alors que les deux tiers ont déclaré n’en n’avoir jamais mangé ou en n’avaient pas mangé depuis longtemps.  

Durant la saison 2020 de chasse à la baleine (du 1er avril au 30 septembre), un peu plus de 500 baleines ont été assassinées, contre 429 en 2019. C'est le chiffre le plus élevé depuis 2016, saison durant laquelle près de 600 baleines ont été tuées. 

L’an dernier, 16 navires baleiniers avaient demandé un permis pour la chasse à la baleine, mais seulement 13 y avaient participé.

Au printemps dernier, la Direction norvégienne des pêches a assoupli un certain nombre de règlements sur la chasse à la baleine pour encourager d'autres navires à la pratiquer. AWI s'est jointe à un certain nombre d'autres organisations pour contester le plan de l'agence, mais en vain. Le gouvernement a également autorisé les baleiniers à renoncer aux tests de qualification pour le tir à la carabine.

« Permettre aux baleiniers de passer outre ces tests nécessaires est inacceptable et pourrait avoir de graves répercussions sur le bien-être animal », a déclaré Kate O'Connell, consultante en animaux marins d'AWI, dans un communiqué. 

« Chaque année, des dizaines de baleines abattues par des harpons à grenade ne meurent pas instantanément ; Elles doivent être abattus par des fusils pour mettre fin à leurs souffrances.

La Commission baleinière internationale (CBI) a imposé un moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine en 1982, mais la Norvège s'y est formellement opposée et a repris la chasse commerciale 11 ans plus tard. 

Depuis, le pays a tué plus de 14 000 petits rorquals.

En décembre 2020, la Vestvågøy Fishing Association a  demandé au gouvernement norvégien de soutenir l'industrie baleinière afin de « rendre plus attrayante la capture de baleines », notamment en offrant aux baleiniers une augmentation des quotas pour la pèche à la morue.

La Norvège et les autres pays qui poursuivent ces chasses barbares et insensées doivent rejoindre le reste du monde afin de mettre un terme à une industrie baleinière archaïque et cruelles pour de bon !  

Depuis 2014, la Norvège a tué 3805 baleines de Minke :

2014 - 736 baleines de Minke

2015 - 660 baleines de Minke

2016 - 591 baleines de Minke

2017 - 432 baleines de Minke

2018 - 454 baleines de Minke

2019 - 429 baleines de Minke

2020 - 503 baleines de Minke 

Note : En 2020, la demande en viande de baleine a légèrement augmenté car les Norvégiens se sont tournés vers de la nourriture plus locale pendant la pandémie de COVID-19.

Le gouvernement norvégien espère que cette tendance à la hausse se poursuivra en 2021. 

Traduction : C'est assez !

Source : Animal Welfare Institute

Crédit photos : ©tv.nrk.no / ©Greenpeace / ©Ocean Care 


Plus de 110 dauphins retrouvés morts sur une plage du Mozambique

86 dauphins ont été retrouvés morts mardi 23 février sur la côte ouest de l’île de Bazaruto, dans le canal du Mozambique.


La découverte macabre avait déjà débuté le dimanche précédent avec une vingtaine de cétacés retrouvés sans vie au même endroit par l’équipe du parc national de l’archipel de Bazaruto.

Au total, 111 mammifères marins sont morts selon le ministère de l’environnement du Pays.


Premier parc marin du Mozambique, les eaux du parc national de l'archipel de Bazaruto sont pourtant protégées et accueillent de nombreux mammifères marins parmi lesquels des dauphins, des dugongs ou encore des baleines.

De nombreuses espèces d'oiseaux, de reptiles, de mammifères terrestres et d'espèces marines et côtières sont également hébergés sur le site.


Les autopsies n’ont pas révélé de blessures, ni de substances toxiques sur la langue ou dans les intestins. 

D’autres échantillons sont en cours d’analyse. Une enquête a été ouverte pour comprendre les raisons de la mort des dauphins.

Des erreurs de navigation, des problèmes liés à la topographie de certains lieux, la présence de prédateurs ou encore des conditions météorologiques particulières peuvent expliquer ce phénomène malheureusement de plus en plus fréquent. L'activité humaine et les perturbations qu'elle engendre peuvent également être mises en cause. 

La piste d’un cyclone récent fait partie des hypothèses étudiées. 

Un article de Géo
Autre source : France Culture 

Crédit photos : ©Africanews


La Belgique envisage de fermer le delphinarium de Bruges d’ici 2022

Ben Weyts, ministre flamand du bien-être animal, fait pression pour qu’une décision soit prise concernant la détention des dauphins dans la région flamande où se trouve le Boudewijn Sea Park, dernier delphinarium en Belgique. 

Dans un premier temps, il pourrait y avoir une interdiction de la reproduction conduisant à la fermeture complète de l'installation, ce qui serait un pas en avant dans la mesure ou la Belgique rejoindrait alors la liste des pays ne détenant plus de cétacés captifs. 

Cette nouvelle est saluée par Margaux Dodds (Marine Connection) : « En 2020, Bernard Clerfayt, ministre bruxellois du Bien-être animal, a également apporté son soutien pour que cela soit adopté, nous espérons donc que ce projet recevra le soutien nécessaire pour devenir loi. »

Le Boudewijn Sea Park est la propriété du groupe espagnol Aspro-Ocio depuis 2004. 

Ce groupe possède plusieurs autres installations en Europe qui détiennent des cétacés. 

A ce stade, on ne sait pas encore ce qu’il adviendra des dauphins et s'ils seront transférés vers d’autres parcs marins.

Traduction : C'est assez ! 

Source : Marine Connection 


Nouvelle Zélande - Une chaîne humaine de 150 volontaires pour sauver des globicéphales

49 globicéphales ont été découverts ce lundi matin sur Farewell Spit, une bande sableuse à 90 kilomètres au nord de la ville de Nelson. Malheureusement, au moins 9 d'entre eux étaient décédés avant l‘arrivée des secours. 


Des volontaires se sont tout de suite mobilisés pour leur venir en aide. Ils se sont assis dans l’eau et ont maintenu les globicéphales. 

Certains d’entre eux étaient nerveux et se débattaient, tandis que les bébés se précipitaient autour des bénévoles à la recherche de leurs parents et des membres de leur famille.

D’autres volontaires sont restés avec les mammifères marins durant plus de six heures, les recouvrant de draps et de serviettes humides, les aspergeant avec des seaux d'eau, creusant des trous autour d’eux pour les remplir d'eau. 


En début de soirée, les bénévoles ont formé une chaîne humaine pour ramener les globicéphales vers le large.

Darren Foxwell, directeur des opérations pour les échouages au sein du DoC (ministère de la Conservation) a déclaré qu'ils devaient d'abord aider les cétacés à flotter afin qu’ils retrouvent leur équilibre.

« Alors ils se réorientent, et nous les gardons ensemble, sinon si ils repartent d'eux-mêmes, il y a un risque de ré-échouage. »

L’une des premières tâches du groupe était donc de les rassembler pour reformer le pod. 


La marée haute du soir leur a permis de renflouer les globicéphales. 150 personnes ont alors formé une chaîne humaine pour faire barrière et empêcher les cétacés de s’échouer de nouveau. Les mammifères marins sont repartis le long de la plage. 

Une fois les globicéphales dans des eaux plus profondes, des bateaux ont pris le relais et ont fait des allers-retours pour empêcher les baleines de retourner à terre.


Les globicéphales se sont  échoués de  nouveau mardi. 

Une soixantaine de volontaires ont aidé à remettre à l’eau les 28 mammifères revenus s’échouer.

« Les globicéphales sont proches du rivage et il n’est pas certain qu’ils nageront vers le rivage ou qu’ils ne s’échoueront pas à nouveau », a déclaré une porte-parole du DOC. 

Des volontaires et des employés du ministère sont restés sur place, prêts à intervenir si besoin

Farewell Spit est une langue de sable de 26 kilomètres de long qui s’avance dans la Golden Bay. 

Elle a été le théâtre d’une dizaine de cas d’échouements de groupes de globicéphales au cours des 15 dernières années. 

En février 2017, près de 700 de ces mammifères s’étaient échoués à Farewell Spit, 250 avaient péri lors de cet échouage.


Il n’existe pas d’explication scientifique à ce phénomène.

Des hypothèses font état de maladie ou d'erreurs de navigation (ces animaux ont une cohésion sociale très forte, alors il est probable que si l’un d’eux éprouve des difficultés et en vient à s’échouer, le reste du groupe le suivra), de présence de prédateurs (les animaux se rapprochent des côtes pour fuir et pourrait en venir à s’échouer involontairement), de conditions météorologiques extrêmes (les phénomènes météorologiques comme les vagues de tempêtes poussent parfois les animaux plus loin dans les terres qu’à l’habitude, et ces derniers se trouvent alors prisonniers), ou de problèmes liés à la topographie de certains lieux (une topographie méconnue comme les fonds plats, sablonneux ou boueux et les pentes douces peuvent rendre la navigation plus difficile. Les animaux se trouvent alors emprisonnés ou désorientés)

Mais d’autres mettent en cause l’activité humaine, et notamment des perturbations générées par les sonars à haute fréquence (les perturbations acoustiques comme l’exploration pétrolière et l’utilisation de sonars militaires affectent les ondes sonores dont les cétacés se servent pour naviguer). 

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Braden Fastier/ Stuff  - ©AFP/Marty Melville



Israël face au pire désastre écologique de son histoire

Le « pire désastre écologique » qu'ait connu le pays : c'est en ces termes que le journal israélien Yediot Aharonot évoque les tonnes de mazout qui collent aux plages d'Israël, victime d'une marée noire. 


Au total, 170 kilomètres de sable seraient souillés par le pétrole, soit 40 % du littoral du pays, rapporte Courrier international.

Le quotidien Haaretz estime qu'il s'agit de la « pire pollution maritime dans le pays depuis des décennies ». 

La faune marine est déjà affectée par cette marée noire. Jeudi 18 février, le cadavre d'un baleineau s'est échoué sur la plage de Nitzanim, dans le sud du pays. Le jeune cétacé, long de dix mètres, a été autopsié : il avait englouti de grandes quantités de pétrole.

Un « signal d'alarme »

Des milliers de bénévoles se sont présentés pour entreprendre de nettoyer les plages. Dans un second temps, des membres de l'armée israélienne sont venus en renfort. 

Les autorités du pays sont cependant critiquées par certains journaux qui estiment leur concourt trop lent et trop insuffisant en cas de catastrophe environnementale.


Le journal Haaretz a écrit dans un éditorial espérer que la marée noire fasse office de « signal d'alarme » pour une meilleure prise en charge des catastrophes à l'avenir. 

En attendant, les autorités cherchent à identifier le navire responsable de la fuite de mazout.

Le gouvernement a « identifié dix navires »

Elles sont ainsi parvenues à établir que l'origine du pétrole se trouvait à une cinquantaine de kilomètres au large des côtes du pays. La ministre de la Protection environnementale, Gila Gamliel, a déclaré que le gouvernement avait « identifié dix navires » dans cette zone.

« Un ou plusieurs d'entre eux pourraient être responsables » de la marée noire, a-t-elle ajouté, en s'appuyant sur les données de l'Agence européenne de sécurité maritime. L'enquête pour retrouver le ou les responsables pourrait mettre moins de temps que le nettoyage des plages, qui promet de s'étaler sur des années…

Un article paru dans Le Point 



Les orques résidentes du Sud ont accueilli un nouveau bébé

Surprise (L86) est de nouveau maman ! 

Alors que les pods J, K et L remontaient le Colombie mercredi matin pour se retrouver à Swanson Channel, Ken Balcomb a confirmé que Surprise (L86) avait été vue avec un nouveau né à ses côtés. Le sexe du bébé, L125, n’est pas encore connu.

« La taille et la forme du bébé sont typiques d’un bébé en bonne santé. Il est si jeune, il n’a que quelques semaines, et a encore des plis fœtaux sur la peau. »

Il s’agit du premier né au sein du Pod L depuis janvier 2019.

Phoenix (J57), le bébé de Tahlequah (J35) et Crescent (J58), le petit d’Eclipse (J41), tous deux nés en 2020, ont également été vus ce mercredi. Tous 2 semblaient bien se porter.

« Cette naissance est une bonne chose pour Surprise qui était également la mère de Sooke (L112), tué par un traumatisme contondant en 2012 », a déclaré Ken Balcomb.Sooke, une petite femelle, était née en février 2009. 

Surprise a eu un autre bébé, L120, né début septembre 2014, porté disparu et déclaré mort le 17 octobre 2014. Son troisième enfant, Pooka (L106), né en 2005, nage toujours aux côtés de sa mère aujourd’hui. 

Surprise (L86) est âgée de 30 ans. Elle a été nommée ainsi car elle est née 14 ans après sa sœur aînée, Nugget (L55). 

« C’est tout simplement merveilleux de voir une nouvelle naissance si tôt dans l’année; c’est assez excitant », a déclaré Deborah Giles, chercheuse au Center for Conservation Biology de l’Université de Washington. « Cela vous donne de l’espoir pour les autres. »

Comme pour la naissance de Phoenix (J57), le bébé de Tahlequah, le 5 septembre 2020, les trois pods se sont réunis au moment de la mise au monde du bébé de Surprise. Chaque naissance au sein de cette population est bonne nouvelle et une lueur d’espoir pour cette population menacée d'extinction.

Longue vie au bébé de Surprise !

Malheureusement, Star (J46), qui était enceinte l’automne dernier, a perdu son bébé, a déclaré Holly Fearnbach, directrice de la recherche sur les mammifères marins chez SR3.

Holly Fearnbach et John Durban, scientifique chez Southall Environment Associates, l’ont photographiée à plusieurs reprises à l’aide d’un drone et, d’après leurs recherches, elle n’était plus enceinte en décembre 2020.

Note : Environ deux tiers de toutes les grossesses des orques résidentes du Sud n‘aboutissent pas, a déclaré Sam Wasser chercheur au Center for Conservation Biology de l'Université de Washington. Selon ses recherches, le stress causé par la faim due au manque de saumon est lié au faible succès de reproduction des orques.

Les orques résidentes du Sud luttent pour leur survie. Elles font face à 3 principales menaces qui pèsent sur elles : la diminution de leurs proies, et tout particulièrement le saumon quinnat, leur met préféré, les contaminants environnementaux et les perturbations acoustiques et physiques causées par les bateaux.

Traduction : C'est assez ! 

Source : Center for Whale Research / The Seattle Times

Crédit photos : ©Dave Ellifrit / Center for Whale Research - ©SR3


Un bébé baleine noire retrouvé mort sur une plage de Floride

Le baleineau est le premier né d’Infinity, une baleine âgée de 19 ans. Tous deux avaient été aperçus au large d'Amelia Island, dans le nord de la Floride, le 17 janvier dernier. Âgé d’environ deux mois, il a été frappée vendredi soir par un bateau qui a été endommagé par l'impact.


Le corps du baleineau a été retrouvé sur la plage de l’Anastasia State Park samedi matin. 

Il portait des blessures à la tête et sur le dos dues à une hélice.


La mère et son petit ont été aperçus au large d'Amelia Island, dans le nord de la Floride, le 17 janvier.

Les intempéries ont empêché les biologistes de lancer immédiatement une recherche pour la mère du baleineau afin de s’assurer qu’elle n’aurait pas également été blessée par la collision avec le bateau. 

Le scientifique en chef sur place a déclaré que c'était le premier décès de l'année dû à une collision avec un navire.


C’est le deuxième cas de mortalité de baleineaux depuis le début de la saison de vêlage. Un autre bébé âgé d’à peine quelques jours avait été retrouvé mort en novembre 2020 sur le rivage d’une île située près des côtes de la Caroline du Nord

Au moins 14 baleineaux ont été observés jusqu'à présent cette saison, tous de mères différentes. 

Les baleines descendent généralement sur le littoral du nord-est de la Floride de novembre à mars pour la saison de mise bas, où elles allaitent leurs baleineaux pour qu’ils prennent des forces.

Les baleines noires passent ces mois à naviguer dans les eaux au large de la côte, parfois à moins de quelques centaines de mètres des plages - ce qui les rend particulièrement vulnérables aux bateaux de plaisance et aux bateaux de pêche. 


Une quarantaine de baleines noires ont été aperçues au large de la côte sud-est des États-Unis, dont 15 qui nageaient aux côtés de leurs nouveaux nés.

Il reste moins de 400 baleines noires de l'Atlantique Nord, et toute mortalité de l'espèce est un sérieux revers pour sauver cette espèce de l'extinction, selon des biologistes fédéraux qui ont exprimé leur consternation face à la découverte samedi du nourrisson mâle à Anastasia State Park. 

« C'est un événement très triste », a déclaré Blair Mase, une experte des baleines de la National Oceanic and Atmospheric Administration.

« Chaque mortalité a vraiment un impact dévastateur sur la population dans son ensemble, car elle est l'une de nos baleines les plus menacées d'extinction au monde », a-t-elle déclaré. « Chaque baleine compte ». 

Les lois fédérales interdisent aux gens de nuire à ces animaux. Ils sont censés rester à au moins 500 mètres des baleines.

« Si vous êtes dans ce domaine, veuillez donner de l'espace à ces animaux », a déclaré Allison Garrett, porte-parole de la NOAA. « La règle est de 500 mètres - c'est cinq terrains de football. Cela comprend les personnes, les bateaux, les drones, les planches à pagaie - tout. C'est la loi. »

Chaque baleineau est important 


« Un faible taux de naissances depuis quelques années ne fait qu’aggraver la crise. Entre 1990 et 2010, le nombre de baleines noires a lentement augmenté pour atteindre 483 individus. Puis, une baisse de 40 % du taux de vêlage a abruptement arrêté la croissance de la population.

Durant la saison 2017-2018, aucun baleineau n’est né.

Le nombre de baleineaux augmente graduellement, mais il y a encore plus de morts que de naissances. Avec aussi peu de baleines noires, et encore moins de femelles reproductrices, chaque baleineau est important. »

Note : Depuis 2017, les baleines noires vivent ce que les biologistes appellent un « événement de mortalité inhabituel ». Au cours de ces années, au moins 33 baleines mortes et 13 autres gravement blessées ont été retrouvées, ce qui représente plus d'un dixième de la population restante.

Le mois dernier, des ONG ont poursuivi le gouvernement fédéral pour l’obliger à accélérer encore l'action sur les propositions visant à protéger les baleines.

Les ONG veulent que le gouvernement impose des limites de vitesse plus strictes aux navires voyageant du Maine à la Floride.

Les autorités estimait qu’il restait 412 individus vivants de cette espèce en janvier 2018, en janvier 2019, elles n’étaient plus que 366, soit une chute brutale de 11% en un an. D’après un rapport de la NOAA datant de fin octobre 2020, la population de baleines noires de l’Atlantique Nord ne compterait plus que 356 individus. La NOAA estime par ailleurs qu'il reste moins de 94 baleines noires femelles en âge de se reproduire, ce qui met encore plus en danger l'espèce.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : News4Jax / Yahoo News
 
Crédit  photos : ©WJXT / ©Maxi Jonas Associated Press / ©Aquarium de Nouvelle-Angleterre/Associated Press


Baleines Bleues et bateaux - Quand chercher à manger devient un parcours de combattant !

Dans le golfe d’Ancud près du Chili, les baleines bleues paient le prix d’un trafic maritime important. 

Cette animation montre les difficultés d’une baleine bleue essayant d’esquiver des centaines de bateaux, principalement des navires de la flotte aquacole chilienne, tout en essayant de se nourrir, dans une zone où le trafic maritime est intense, entre le 22 mars et le 29 mars 2019. 

On peut y voir une forme bleue, représentant la baleine, qui zigzague difficilement entre des points orange représentant les navires qui circulent dans cette zone. Comme le montre cette visualisation, l’animal zigzague à un rythme effréné entre les navires en mouvement alors que le cétacé tente de se nourrir. 

L'animation fait partie d'une nouvelle étude détaillant les dangers posés aux baleines bleues par le trafic maritime dans l'une de leurs principales zones d'alimentation dans le Pacifique Sud. 

Les chercheurs ont découvert que les baleines bleues pouvaient y croiser jusqu'à 1000 navires par jour pendant les mois d'été, lorsque les animaux migrent vers cette région océanique pour nourrir et prendre soin de leurs baleineaux

Auparavant, les seules données disponibles sur les risques de collisions avec les baleines avec des navires dans la mer du nord de la Patagonie provenaient de récits de frappes effectives, parfois mortelles pour les baleines. 

Mais ces incidents ne sont souvent pas signalés aux autorités locales ou ne sont pas enregistrés : « Nous ne savons donc pas à quel point ce problème est grave », a déclaré Luis Bedriñana-Romano, l'auteur principal de l'étude, créateur de la visualisation des données et chercheur et doctorant. avec l'Université Austral du Chili (AUC) à Valdivia.

Au cours des 16 dernières années, des scientifiques de l'AUC et du Chile's Blue Whale Center ont collecté les données satellitaires de plus de 20 rorquals bleus portant des balises, suivant leurs itinéraires de migration et leur comportement alimentaire. 

Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont analysé les données de mouvement des baleines ainsi que les données de trafic des navires. En utilisant les données de mouvement pour construire des modèles informatiques prédictifs, les chercheurs ont découvert que les baleines pouvaient esquiver jusqu'à 700 navires d'aquaculture - des navires utilisés pour le transport du personnel et des fournitures - et peut-être des centaines d'autres types de navires, sur une base quotidienne. 

Ces interactions ont eu lieu entre les eaux proches de Puerto Montt et dans la péninsule de Taitao au sud du Chili, où les baleines bleues se rassemblent habituellement pour se nourrir.

« Ce qui est important ici, c'est de montrer un aperçu de la densité des navires auxquels les baleines sont exposées », a déclaré Bedriñana-Romano à Live Science. Cependant, les données de suivi pour de nombreux bateaux de la région n'étaient pas disponibles pour les auteurs de l'étude. L'animation ne montre donc que les navires d'une seule flotte, et le nombre réel de bateaux que les baleines évitent durant un jour donné est probablement plus élevé.

« Nous savons que nous sous-estimons le risque », a déclaré Bedriñana-Romano. « Cependant, plus de 83% des navires analysés appartenaient à la flotte aquacole, nous savons donc que c'est la seule industrie qui façonne le trafic maritime dans la région. »

Traduction : C'est assez ! 

Source : Live Science





Zoo de Detroit (USA) - Une ourse polaire tuée par un mâle lors d'une tentative de reproduction

L'ourse polaire Anana a été transférée au zoo en janvier 2020. 

Elle a été présentée à Nuka, l'ours mâle, en mars de la même année, a indiqué le zoo dans un communiqué. 

Les 2 ours ont vécu ensemble « sans incident » durant une partie de l'année dernière avant d'être séparés pendant plusieurs mois.

Ils ont été réunis la semaine dernière dans le cadre d'un « plan de survie des espèces d'ours polaires » - et c’est là que la tragédie a frappé lorsque Nuka, 16 ans, a tué Anana, 20 ans, alors qu'il essayait de se reproduire avec elle.

« C’était complètement inattendu et le personnel du zoo de Detroit se dit dévasté par la perte d'Anana dans cet événement soudain et tragique», a déclaré Scott Carter de la Detroit Zoological Society.

« Le zoo de Detroit n'a pas connu le décès d'un animal par un autre animal depuis des décennies ; le dernier accident de ce genre s’était également produit avec des ours polaires en 1988 », a-t-il ajouté.

« Nuka vit au zoo de Detroit depuis 2011 et il se reproduit avec d'autres femelles sans leur faire de mal », a déclaré le zoo.

Traduction : C'est assez ! 

Source : New York Post 

Crédit photo : ©Michele Tantussi




En Méditerranée, les rorquals menacés par les collisions

En Méditerranée, les collisions entre les rorquals communs et les navires ne sont pas rares : chaque cétacé se retrouverait même 3520 fois par an sur la trajectoire d’un bateau dans les eaux du Sanctuaire Pelagos, situé au large des côtes françaises, monégasques et italiennes. Face à l’augmentation du trafic maritime, le mammifère reste considérablement menacé.

Nageoires dorsales arrachées, lobes de queues amputés et cicatrices d’hélices. 

Le trafic maritime de la Méditerranée n’épargne pas les rorquals communs, une espèce animale actuellement classée comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les collisions entre les grands cétacés et les navires restent d’ailleurs la première cause de mortalité non naturelle des rorquals communs dans la région.

Slalomer entre les navires

« Ceux qui survivent à de tels chocs sont les plus chanceux, car le mammifère meurt bien souvent sur le coup » regrette Simone Panigada, scientifique italien membre de l’UICN. Depuis la mer ou les airs, le chercheur étudie la densité des populations de rorquals du Sanctuaire Pelagos, un espace maritime de 87500 km2 créé en 1999, au large des côtes françaises, monégasques et italiennes, visant à protéger les mammifères marins.

Pourtant, Simone Panigada y observe une nette hausse du trafic maritime depuis plusieurs années et par conséquent, une multiplication des risques de collisions : « en Méditerranée, de nombreux pays investissent dans l’économie bleue et dans les autoroutes maritimes. Chaque été, un ballet de ferry et leurs touristes traversent le Sanctuaire Pelagos, notamment pour assurer des trajets depuis le continent jusqu’aux îles de Sardaigne et de Corse ».

De bien jeunes victimes

Huit à 40 rorquals communs décèdent chaque année des suites d’une collision avec un navire. 

« Un chiffre non négligeable puisque la population de ces grands cétacés ne dépasse pas 1700 individus dans la région » rappelle Denis Ody, Responsable du programme Cétacés au WWF. Quant à leur reproduction, « chaque femelle de l’espèce ne donne naissance qu’à un seul petit tous les deux, voire trois ans ».

En Méditerranée, la population de rorquals communs reste essentiellement régulée par la mortalité de jeunes individus. Ces derniers sont souvent victimes de collisions avec les navires : « la plupart des grands cétacés que nous retrouvons échoués sur les plages ne mesurent que quatorze mètres, c’est-à-dire la taille d’un rorqual préadolescent », explique le membre du WWF.

Géolocaliser les grands cétacés

En 2007, le WWF a promu le système REPCET, « une sorte de coyote maritime » qui permet aux navires d’échanger des informations sur la présence de grands cétacés dans les diverses zones du Sanctuaire Pelagos via la communication satellite.

« Si REPCET a pu éviter des situations de collisions, ce système repose essentiellement sur les capacités d’observation des équipages et leur motivation », nuance Denis Ody. Depuis deux ans, le WWF s’attèle donc à la création d’un système d’acoustique passive, actuellement au stade de prototype, qui permettra un jour de géolocaliser les cétacés du sanctuaire grâce au son qu’ils émettent.

Un article de Monaco Tribune

Crédit photos : ©WWF


Les bassins en béton sont une torture pour les orques, des animaux sociaux et intelligents

Par Lori Marino pour Aeon

Les bassins en béton sont une torture pour les orques, des animaux sociaux et intelligents

Ce sont des prisonniers !

Morgan
Les orques captives sont tourmentées par l'ennui et la séparation familiale, mais ils ne peuvent pas être simplement libérés. Quelle est la solution ?

Seule, une orque femelle, également connue sous le nom d'« épaulard », fait le tour de son petit bassin, peu profond, ne s'arrêtant qu'à la surface et ouvrant la bouche lorsque les dresseurs lui donnent des poissons morts. Elle pense à l’époque où elle partageait son bassin avec ses enfants. Mais ils ont tous disparu depuis longtemps, tous les cinq sont morts en captivité à l'âge de sept ans. Elle se souvient de sa mère, à qui elle a été arrachée à l'âge de trois ans, dans les eaux islandaises, pour être exposée au public dans un parc d'attractions.
Lorsqu'un dresseur lui donne un cerceau ou un ballon, elle le déplace sans enthousiasme durant un petit moment avant d'abandonner. Ses dents usées sont le résultat d'années passées à ronger le béton de son bassin par frustration.
C'est ainsi qu'elle vit dans un parc marin de la côte est d’Amérique du Nord depuis 38 années sur ses 41 années de vie.
La cinéaste Gabriela Cowperthwaite a interviewé certains d'entre nous pour un film qu'elle réalisait et qui, à notre insu à l'époque, allait être un tournant pour l'industrie de la captivité des cétacés - Blackfish (2013), documentaire sur l'orque Tilikum, qui avait tué son entraîneur Dawn Brancheau à SeaWorld Orlando l'année précédente. Et l'auteur David Kirby interrogeait les membres du groupe pour le livre qu'il écrivait sur le même incident, « Death at SeaWord » (2012), qui devrait être une série télévisée en 10 épisodes en 2022.

Tilikum
À l'été 2011, j'ai rejoint un groupe de scientifiques, d'écologistes, d'anciens dresseurs d’orques, de journalistes et d'un cinéaste sur l'île de San Juan dans l'État de Washington. Nous avons passé nos journées à observer les orques, à faire des présentations en soirée et à socialiser au Center for Whale Research, qui étudie la population locale d'orques depuis près de 50 ans. J'ai fait un exposé sur le cerveau et l'intelligence des orques.
Soudain, à l'improviste, nous avons vu une grande nageoire dorsale, puis une autre et une autre, jusqu'à ce que nous réalisions que nous étions entourés d'orques ! C'était un superpod ! Environ une fois par an, les trois groupes se réunissent (superpod) pour s'ébattre et jouer dans une célébration de la vie, et il se trouve que nous étions sur l'eau le jour même pour en être témoins.

Le troisième jour de notre voyage sur l'île de San Juan, nous avons rejoint une expédition d'observateurs de baleines espérant voir les orques locales connus sous le nom d'orques résidentes du Sud - une communauté comprenant 3 groupes, les pods J, K et L, chacun dirigé par une matriarche. Nous avons arrêté notre moteur et avons attendu, dérivant sur l'océan, sans jamais nous attendre à l'honneur qui allait nous être fait. Et, comme si nous ne pouvions espérer être plus chanceux, la vieille des orque, la matriarche du pod J, connue sous le nom de Granny, s'est approchée de notre bateau, tout doucement, comme pour saluer et accepter notre présence. Puis la majestueuse femelle - qui avait peut-être 100 ans - a rejoint le reste du groupe pour la célébration.

Grany - ©Whale Museum
Mais même durant cette joyeuse réunion d‘orques, nos pensées ont dérivé vers une autre orque femelle - le dernier membre manquant de cette communauté soudée - qui a été capturée en 1970 par l'industrie des parcs marins dans la tristement célèbre baie de Penn Cove (Etat de Washington), et qui se languissait à des milliers de kilomètres de là dans un bassin en béton seulement quatre fois plus long qu'elle.

Bien que cela fasse 50 ans qu'elle et sa famille ont nagé ensemble, si vous lui faites entendre les appels de son groupe, elle crie dans son bassin de béton, essayant de créer un lien à travers le vide.

Elle aussi avait un compagnon, une orque mâle nommé Hugo, mais il est mort en 1980 alors qu’il s'est cogné la tête à plusieurs reprises contre les parois de son bassin jusqu'à ce qu'il meure d'un anévrisme cérébral. Elle se produit devant un petit public tout en partageant son minuscule bassin avec deux dauphins à flancs blancs, ses seuls compagnons depuis des décennies.

Lolita
Les orques en liberté que j'ai appris à connaître sont d'une intelligence palpable et ont une vie à mener
Ce sont les expériences réelles de trois orques adultes qui vivent actuellement dans trois parcs marins différents en Amérique du Nord et en Europe. Leurs histoires ne sont pas inhabituelles et font écho à la tragédie que vivent les orques mâles et femelles détenues en captivité dans les parcs d'attractions du monde entier.

A peu près au même moment que notre rencontre avec les orques à San Juan, à l'autre bout du monde, sur un autre continent, une autre femelle orque était transférée d'un bassin de rétention peu profond dans un parc de loisirs où elle est actuellement obligée de se produire avec cinq autres orques, dont sa fille, née en 2018.

Aujourd'hui encore, elle s'efforce d'élever son enfant dans un bassin où elle n’a pas la possibilité d’échapper à un mâle agressif qui y est confiné avec elle et qui a tué son entraîneur en 2009. (Elle s'est, dans le passé, écouée sur le rebord de sont bassin juste pour s'éloigner de lui). Dans la nature, elle aurait apprécié de vivre des années avec sa famille dans l'océan et apprenant à être la meilleure mère possible avec le soutien de sa propre mère et de ses sœurs aînées. Au lieu de cela, en captivité, elle lutte pour comprendre et apprendre ce qui est nécessaire pour maintenir son enfant en vie dans un bassin surpeuplé.

Morgan et Ula - ©Loro Parque via orca rescues Foundation
Les orques (Orcinus orca) font partie du sous-ordre des Odontocètes (baleines à dents) qui, avec les membres du deuxième sous-ordre des Mysticètes, forme l'ordre des Cétacés. La plupart des gens sont surpris de découvrir qu'il s'agit de grands dauphins, membres de la famille des Delphinidés à laquelle appartiennent également les grands dauphins et 36 autres espèces.

Ils se sont adaptés merveilleusement adaptés à la vie dans l'océan depuis plus de 50 millions d'années pour devenir l'un des mammifères les plus intelligents et les plus complexes socialement - en fait, des prédateurs supérieurs - de la planète.

Ces journées, et les voyages ultérieurs sur l'île de San Juan, ont révélé quelque chose de très important sur l'identité des orques. J'avais étudié leur cerveau et leur évolution, mais je ne les avais vus vivre dans des bassins tels que ceux de SeaWorld. Ce n'est que lorsque j'ai pu les voir dans leur propre environnement, faire ce qu'ils voulaient, que j'ai compris qui ils sont. Les orques libres que j'ai appris à connaître dans les îles San Juan sont d'une intelligence palpable, ils ont des vies à mener, et vivent ces vies pour le bien des autres. Les humains sont secondaires.
J'ai vécu le même genre d'expérience de changement de perspective en voyant des grands dauphins dans la nature pour la première fois.

Il y a quelque chose de tellement rassurant et libérateur à voir les dauphins et les orques vivant selon leurs propres convenances et, une fois qu'on a fait cette expérience, on a l'impression - dans ses tripes - que leur vie dans des bassins est une version très déformée de la réalité.
Le cerveau et le corps des orques ont évolué pour s'épanouir dans un milieu socioculturel complexe et libre. Lorsqu'on les empêche de vivre cette expérience, comme c'est le cas dans les bassins où ils sont contraints de vivre dans des conditions très artificielles, il en résulte un stress chronique.

Dans leur environnement naturel, les orques passent une grande partie de leur temps à socialiser et à voyager, de 35 à 75 miles par jour, en groupes familiaux très proches appelés "pods". Les posq font partie d'une communauté plus large, soudée par de fortes traditions culturelles. Les cultures des orques à travers le monde sont variées, complexes et uniques à chaque groupe ; des méthodes de chasse aux régimes alimentaires et aux dialectes, tous ces éléments de la culture sont transmis d'une génération d'orques à l'autre par l'apprentissage. Les orques ont un cerveau parmi les plus élaborés de la planète, avec un poids près de 2,5 fois supérieur à celui prévu pour leur taille adulte et une surface consacrée aux fonctions néocorticales (cognition d'ordre supérieur) plus importante que celle du cerveau humain. Et la zone du cerveau des mammifères la plus impliquée dans le traitement des émotions, appelée système limbique, est également très développée chez les orques, et possède des connexions solides avec d'autres parties du cerveau par le biais d'un lobe para-limbique. Ce cerveau complexe soutient une intelligence sophistiquée, qui entre en jeu pour apprendre et mémoriser des informations importantes pendant une période juvénile prolongée et leur permet de devenir les membres prospères d'une société d'orques en liberté.
Tous les mammifères, y compris les orques et les autres cétacés, réagissent au stress avec les mêmes structures et mécanismes cérébraux connus sous le nom d'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA),qui libère une cascade d'hormones dans le reste de l'organisme.

Lorsqu'une menace est détectée, les hormones qui libèrent la corticotropine produites par l'hypothalamus (une structure située sur la face ventrale du cerveau), provoquant la libération de l'hormone adrénocorticotrope par l'hypophyse et, à son tour, la libération de glucocorticoïdes par les glandes surrénales (parties du système endocrinien qui se trouvent au sommet des reins). Le principal glucocorticoïde impliqué dans cette réponse est le cortisol, connu sous le nom d'« hormone du stress ». La libération de cortisol a plusieurs effets sur le corps qui préparent l'organisme à combattre ou à fuir, et l'un des plus importants est la suppression temporaire du système immunitaire. Mais cette réponse a évolué pour permettre aux organismes de faire face à des stress aigus et de courte durée qui se résolvent rapidement, et permet ainsi de ramener l'organisme à la stabilité, ou homéostasie - et non au stress chronique et de longue durée de la vie dans un bassin en béton.

Par définition, le stress est la conséquence d’une vie déséquilibrée - en dehors de sa zone de confort adaptative, si vous préférez.

Les partisans des parcs marins affirment que la vie est moins stressante pour les orques en captivité que pour ceux qui vivent en liberté, mais ils ne reconnaissent pas que pour prospérer, les orques doivent être exposés à la complexité, à la variabilité et même aux risques et défis associés à la vie dans l'océan. Pour une orque, une vie « facile », une vie durant laquelle il n'y a pas de défis à relever et rien d'autre à faire que de faire des tours, est une vie stressante. La réponse de l'HPA est conservée au cours de l'évolution. C'est-à-dire qu'elle est partagée par tous les mammifères pour la simple raison qu'elle fonctionne très bien dans les situations d'urgence. Par conséquent, elle est restée pratiquement inchangée tout au long de l'évolution des mammifères. (Ne réparez pas ce qui n'est pas cassé !) Mais lorsque cette réponse est déclenchée fréquemment ou de manière prolongée, dans laquelle le corps ne se remet jamais en homéostasie, le cortisol a un effet néfaste. Ces effets bien documentés comprennent le rétrécissement du tissu cérébral, des déficits cognitifs et une dysrégulation du système immunitaire entraînant une susceptibilité accrue aux infections opportunistes. Pour les orques en captivité, vivre en dehors de leur zone d'adaptation, dans un bassin en béton, est un stress constant qui ne s'atténue jamais. L'environnement est tellement dépourvu de structures ou de nouveautés que les orques connaissent une sorte de privation sensorielle Quels sont les facteurs de stress chroniques que connaissent les orques vivant dans les parcs marins ? Plusieurs collègues et moi-même en avons identifié cinq dans notre récente étude : ▪️ le manque d'espace adéquat, ▪️ l'insuffisance de soutien social, ▪️ un environnement acoustique non naturel, ▪️ l'ennui
▪️ la perte d'autonomie. Des études ont montré que le stress lié au confinement dans un petit espace chez des mammifères naturellement très diversifiés, comme les orques, peut être grave et entraîner des dommages à la fois mentaux et physiologiques.

Les bassins des orques ne font généralement que 100-140 pieds de long et 25-35 pieds de profondeur, une fraction minuscule de la distance horizontale et de la profondeur nécessaires pour répondre à leurs besoins physiques, entre autres, une gamme de mouvements, de postures et et de comportements naturels d'un animal qui atteint une longueur adulte de 16-26 pieds et un poids de 3-8 tonnes. En tant que mammifères très sociaux, les orques dépendent de relations sociales fortes et durables pour leur bon développement et leur résilience mentale tout au long de leur vie. Le lien entre la mère et son enfant tout au long de la vie est particulièrement important.

Les orques sauvages capturées pour des établissements de détention souffrent du traumatisme de la séparation maternelle dès leur plus jeune âge, car la plupart sont capturés lorsqu'ils sont très jeunes.

Il n'est pas rare que dans les bassins, les mères et les bébés, ainsi que d'autres membres de la famille, soient séparés en raison de décisions commerciales qui entraînent de fréquents transferts à l'intérieur et à l'extérieur des différents établissements. Ils supportent ces outrages tout au long de leur vie en captivité et ne sont souvent pas préparés à être parents lorsqu’elles tombent enceintes (souvent par insémination artificielle). Il en résulte souvent un isolement social, une incapacité à allaiter et la perpétuation de mauvaises compétences parentales au sein des générations captives. De plus, le confinement empêche le mécanisme naturel de dispersion durant les conflits et augmente la tension sociale, ce qui entraîne parfois un niveau d'agression physique que l'on ne retrouve pas chez les orques dans un cadre naturel.
En plus de la monotonie, leur incapacité à contrôler cette situation ajoute indépendamment au stress chronique des orques captives.

Les orques en captivité ne peuvent pas choisir avec qui elles sont détenues en captivité, quand elles doivent effectuer des performances, ni dans quel bassin de détention elles peuvent être (par exemple, le bassin de rétention ou le bassin de spectacle). Elles ne peuvent pas non plus contrôler le moment où les dresseurs et les autres humains interagissent avec elles pour la reproduction et les procédures vétérinaires. Tous ces facteurs de stress ont, chez de nombreux autres mammifères en captivité, conduit à un syndrome psychologique bien connu appelé « impuissance acquise ». Le manque de motivation, l'anorexie et la maladie qui caractérisent ce syndrome sont observés chez les orques captives.

La question du stress acoustique pour les orques dans les parcs marins est paradoxale.

D'une part, il existe des sources de bruit humain provenant de la foule, des manèges des parcs d'attractions, des moteurs, des générateurs, etc. qui submergent les systèmes auditifs sensibles des orques. D'autre part, l'environnement est si clairsemé et si dépourvu de structures ou de nouveautés qu'ils subissent une sorte de privation sensorielle, sans que leur remarquable système d'écholocation ait besoin d'explorer leur environnement prévisible et austère. Les quatrième et cinquième facteurs de stress chroniques - l'ennui et la perte d’autonomie - sont particulièrement néfastes pour un animal aussi intelligent, socialement complexe et autonome.

L'ennui est un état profondément désagréable résultant d'un manque de stimulation, de défis, de variétés et de nouveautés. L'ennui chronique s'exprime par un manque d'attention, une apathie (connue sous le nom de « bûcheronnage » à la surface de l'eau pendant de longues périodes) et des « stéréotypes », des comportements répétitifs et stéréotypés d'auto-stimulation qui sont souvent aussi autodestructeurs. Plus de 60 % des orques captifs aux États-Unis et en Espagne présentent des lésions dentaires dues au crissement prolongé de leurs dents sur des surfaces dures. Les dommages dentaires importants les rendent très sensibles aux infections systémiques.
En janvier 2019, environ 954 cétacés, d'au moins 12 espèces, étaient exposés dans des installations chinoises, la plupart d'entre eux ayant été capturés à l'état sauvage et importés du Japon et de Russie.

    Chimelong Kingdom Ocean 
Les impacts du stress chronique sur les orques s'inscrivent dans le cadre plus large de la façon dont le stress chronique affecte les mammifères de toutes sortes, y compris les humains.

Il s'agit notamment d'un dérèglement comportemental sous forme de stéréotypies (comme l'illustre l'usure dentaire décrite ci-dessus), d'automutilation, d'hyper agression, de l’insuffisance parentale et de dysfonctionnement du système immunitaire, qui accroît la vulnérabilité aux infections opportunistes telles que les pneumonies bactériennes et virales, l'encéphalite et la méningite, les maladies gastriques et la candidose, pour n'en citer que quelques-unes.

Il en résulte des taux de survie plus faibles pour les orques en bassin par rapport aux populations saines en liberté.

Très peu d'orques captives vivent au-delà de 30 ans, alors qu'à l'état sauvage, ils peuvent vivre de 60 à 100 ans ou plus - l’âge de Grany, la matriarche des orques résidentes du Sud, était estimée (mais non confirmée) à 105 ans lorsqu'elle est morte. Qu'elle ait effectivement 105 ans ou qu'elle soit proche de 90 ans, elle a largement dépassé la durée de vie de l'orque captive la plus âgée. Si l'on considère que, dans les parcs marins, les orques sont nourris quotidiennement, n'ont pas de prédateurs, sont sous soins de vétérinaires et se trouvent dans un environnement aquatique contrôlé et aseptisé, il ne reste pas grand-chose pour expliquer leur courte existence dans des conditions de vie malsaines dans les bassins - à part les effets du stress chronique. Actuellement, il y aurait plus de 3 000 dauphins, baleines et marsouins détenus dans les parcs marins du monde entier. Rien qu'en Amérique du Nord, on compte 22 orques captives. Et bien que SeaWorld ait accepté d'arrêter la reproduction des orques, ils en détiennent toujours 20, exposés dans des bassins en béton. Le nombre d'orques captives supplémentaires détenues dans le monde est d'au moins 40, mais les registres ne sont pas aisément disponibles dans de nombreux autres pays. Certains pays capturent encore des orques à l'état sauvage, et on ignore le nombre de ceux qui périssent en étant capturés et transportés dans des parcs marins. La Russie et le Japon détiendraient respectivement trois et sept orques. Mais c'est la Chine qui est devenue le point de mire de la captivité des orques, car les meilleures estimations suggèrent qu'elle détient plus de 18 orques sauvages au sein de son industrie croissante des parcs marins.
Il semblerait que la réponse aux problèmes que rencontrent les orques dans les parcs marins consiste à les « libérer ». Mais la situation est bien plus complexe que cela.

Les orques, comme les humains, dépendent d'une longue période juvénile dans un environnement naturel en compagnie de leur famille et de leur groupe social afin d'apprendre à survivre. Celles qui sont nées en captivité n'apprennent jamais ces leçons de vie cruciales et, par conséquent, ironiquement, périraient probablement si elles étaient relâchées en pleine mer.

Dans le cadre du plus grand sauvetage de cétacés de l'histoire, le Whale Sanctuary Project et les groupes russes de protection animal ont travaillé avec le gouvernement russe pour ramener dans l'océan 10 orques et 87 béluga qui avaient été capturés illégalement dans les eaux russes pour être vendus à la Chine.

Fin 2019, le dernier groupe de baleines a été relâché et ce qui a été était connu, dans le monde entier, sous le nom de « prison des baleines » russe a été fermée. La Chine compte actuellement près de 80 parcs marins et ne montre aucun signe de ralentissement, car le public chinois exige désormais les mêmes formes de divertissement que celles offertes depuis des décennies en Occident.

Une orque en cours de libération - Prison des baleines
Malgré le problème croissant en Asie et dans quelques autres endroits, des progrès ont été réalisés dans d'autres parties du monde.

Le Canada est à la tête du mouvement mondial visant à mettre fin à la captivité des orques et des cétacés avec l'adoption du projet de loi S-203 en 2019, qui interdit l'exposition et la reproduction des cétacés dans des bassins pour le divertissement. Au Canada, il n'y a que deux parcs marins où vivent des cétacés et l'un d'entre eux, l'Aquarium de Vancouver, envisage de transférer son dernier cétacé, Helen, un dauphin à flancs blancs, dans une installation aux États-Unis où elle pourra avoir des compagnons. L'autre, MarineLand Ontario, abrite plus de 50 bélugas, un orque et cinq grands dauphins, parmi d'autres mammifères marins, tous ayant bénéficié de droits acquis avant le passage du S-203. Récemment, le ministre français de l'environnement a annoncé une interdiction progressive de la détention des dauphins et des orques en captivité dans les parcs marins. Au cours des prochaines années, quatre orques et plusieurs grands dauphins seront déplacés. D'autres pays, tels que l'Inde et la Belgique, ont suivi des trajectoires similaires. Par conséquent, dans une version globale de whack-a-mole (jeu du chat et de la souris), la situation des orques et des autres cétacés continue d'évoluer.

Malgré le sentiment croissant du public opposé à l'exposition des orques et les progrès réalisés dans l'élimination progressive de cette pratique, il existe encore de nombreuses installations à travers les Amériques, l'Europe et l'Asie qui continuent de capturer, d'élever et de confiner les orques et autres cétacés dans des bassins en béton pour le divertissement. Il y a un changement de paradigme, une solution qui a été mise en place pour de nombreux autres animaux sauvages captifs - les sanctuaires Ainsi, bien que nous ne puissions pas mettre fin à la captivité des cétacés du jour au lendemain, nous pouvons le faire par étapes en changeant le paradigme, c'est-à-dire la perception des orques et des autres cétacés dans l'esprit du public, en passant d'une perception qui favorise l'objectivation et l'exploitation à une perception qui encourage une compréhension et un respect authentiques de ces animaux sauvages, qui sont des mammifères très intelligents, autonomes et socialement complexes qui se développent dans l'océan.

Et il existe une solution qui a changé de paradigme et qui a été mise en place pour de nombreux autres animaux sauvages captifs : les sanctuaires.

Une réserve naturelle est un endroit où le bien-être des résidents est la priorité absolue et où ils ont la possibilité de s'épanouir dans un environnement naturel qui encourage un comportement naturel spécifique à chaque espèce. Il existe des sanctuaires pour les éléphants, les grands félins, les ours, les grands singes et de nombreux autres animaux sauvages.
Il existe maintenant un mouvement mondial croissant visant à modifier le paradigme pour les orques et autres cétacés captifs.

C'est pourquoi, en 2016, j'ai fondé le Whale Sanctuary Project, une organisation à but non lucratif basée aux États-Unis, dont la mission est de créer un sanctuaire marin permanent pour les orques et les bélugas captifs. Aujourd'hui, en 2021, nous sommes sur le point de créer une zone de sanctuaire de 100 acres à Port Hilford, une magnifique baie sur la côte est de la Nouvelle-Écosse au Canada. L'espace que nous offrirons est plus de 300 fois supérieur que le plus bassin du monde, et les résidents profiteront non seulement d'espace mais aussi d'un environnement naturel qui répond aux besoins de leurs gros cerveaux et de leurs esprits complexes. Et ils pourront exercer leur autonomie pour la première fois de leur vie - tout en recevant les soins et la nourriture dont ils ont besoin.
Il n'y a pas encore assez de sanctuaires pour abriter les 3 000 cétacés actuellement contraints de vivre dans de petits bassins en béton dans le monde, mais plus il y en aura, plus ils deviendront l'alternative aux bassins stériles. Retour à la nature !

Traduction : C'est assez !