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Nouvelles restrictions pour le whale Watching afin de mieux protéger les orques du sud

29 décembre 2020

La Fish and Wildlife Commission de l’Etat de Washington a procédé à un vote afin de finaliser ces nouvelles règles qui s'appliqueront aux navires commerciaux de whale Watching de l'État. 

Crédit photo : ©Elaine Thompson / AP
Ces nouvelles règles restreignent considérablement le whale watching pour les orques résidentes du sud.

Elles visent à mieux protéger cette population d'orques, une espèce en voie de disparition, du bruit des navires et des perturbations causées par les bateaux de whale watching, mais elle permet toujours de les observer durant les mois d'été lorsque les orques viennent se nourrir dans la mer des Salish. 

Pour Sophia Ressler, avocate et défenseur de la faune au Center for Biological Diversity dans l’état de Washington, « Ces nouvelles règles ne vont pas assez loin pour protéger les résidentes du Sud qui sont en danger critique d'extinction. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour donner à ces orques emblématiques les eaux calmes dont elles ont besoin pour se nourrir. »

Ces règles comprennent une zone d’exclusion obligatoire pour les excursions commerciales de whale watching le long du côté ouest de l’île San Juan durant toute l’année, à l'exception d'un couloir de 100 mètres de large près du rivage pour les excursions commerciales en kayak.

Elles imposent également une saison de trois mois, de juillet à septembre, durant laquelle l'observation commerciale des orques résidentes du Sud par le biais d’excursions motorisées à une distance inférieure à un demi-mille nautique est limitée à deux périodes quotidiennes de deux heures. 

L'observation durant ces périodes est en outre limitée à trois bateaux d'excursion à la fois par groupe d'orques.

L'observation des bébé de moins d'un an est interdite. 

Crédit photo : ©Northwest Fisheries Science Center/The Canadian Press 

Si des orques vulnérables, tels que des animaux maigres, malades ou blessés, sont observés dans la population, ils pourraient eux aussi être également interdits de visite par l’établissement de règles d’urgence. 

Cette réglementation imposent également de nouvelles procédures pour les demandes de licence pour l’observation commerciale des baleines ainsi que des exigences en matière de rapports et de formation.

En vertu des règles existantes, les plaisanciers doivent se tenir à au moins 300 mètres des orques résidentes du sud et à au moins 400 mètres de leur chemin ou derrière elles. Ils doivent également réduire leur vitesse à 7 nœuds à moins d'un demi-mille des orques résidentes du sud.

Inscrites sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de l’Endangered Species Act en 2005. Les principaux risques identifiés jusqu'à présent pour leur survie sont le bruit et la perturbation dus aux navires, le manque de saumon quinnat et les polluants.

Cette nouvelle réglementation adoptée le 18 décembre dernier a été élaborée sur plusieurs années et a créé le premier système de licence de l'État pour l'industrie de whale Watching.

Crédit photo : Elaine Thompson/AP

Ces règles visent à réduire l'impact du bruit et des perturbations dus navires sur la capacité des orques à se nourrir, se reposer et à socialiser. Les orques chassent avec l’écholocation, elles émettant des sons de haute fréquence. Les bruits sous-marin et la perturbation des bateaux rendent plus difficiles la recherche de leur nourriture déjà rare. Le bruit oblige aussi les épaulards à dépenser plus d’énergie pour communiquer les uns avec les autres, élevant leur voix pour être entendus.

Cette réglementation entrera en vigueur au début de l'année 2021 et ne concernent que l'observation des orques résidentes du sud. 

Les visites concernant les baleines à bosse et les baleines grises, ainsi que les orques de Bigg, beaucoup plus nombreuses et de passage, pourront se poursuivre comme auparavant.

Plus de 4 000 personnes ont contacté la Commission pour soutenir des règles plus strictes pour le whale watching afin de protéger les orques résidentes du sud. Seuls quelque 200 commentaires se sont opposés à une réglementation plus stricte.

Lundi 21 décembre, la Pacific Whale Watch Association a publié un communiqué de presse indiquant que les nouvelles règles entraveraient la capacité des voyagistes à jouer un « rôle de sentinelle » sur l'eau pour les orques en danger.

L’ONG Orca Conservancy a également fait valoir que les nouvelles règles exposeront les orques à plus de bruit de la part de plaisanciers ignorants, et pourraient créer un plus grand risque de collisions avec les bateaux en raison de la réduction des excursions professionnelles de whale watching.

Toutefois, un rapport sur les meilleures données scientifiques disponibles concernant l'effet des excursions, rédigé par la Washington State Academy of Sciences Committee on Acoustics and Disturbance, a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves sur le fait que ces visites guidées jouaient un rôle de sentinelle. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si les excursions profitent aux orques, comme le prétendent les opérateurs de whale whatching, ou si elles sont en fait elles créaient plus de bruit et plus de perturbation, a constaté l'académie.

La perturbation est conséquente, selon un rapport préparé pour la commission par le Washington Department of Fish and Wildlife (WDFW). 

Crédit photo : ©Northwest Fisheries Science Center/The Canadian Press 

Les bateaux de whale watching représentent plus de la moitié des bateaux se trouvant à proximité des orques, et l'effet de la présence des navires augmente avec leur nombre, a constaté le ministère.

Le seul vote contre ces nouvelles règles est venu d'un commissaire qui ne voulait qu'un seul bateau à la fois, au lieu de trois, soit autorisé en présence des orques. 

Amy Windrope, directrice adjointe de la WDFW, a déclaré que le processus d'élaboration des règles était basé sur la science et équilibrait la valeur de l'industrie de whale watching en continuant à fournir un accès à l'observation des orques par bateau tout en offrant plus de temps de tranquillité aux orques résidentes du sud.

« Ils aident à l'éducation et à la mise en relation des gens avec les orques résidentes du sud, et cette règle maintient cette possibilité », a déclaré Mme Windrope. 

« L'observation des baleines à terre sur le "Whale Trail" offre également des possibilités d'observation dans toute l'aire d'alimentation des orques résidentes du sud », a-t-elle noté. 

Tim Regan, qui a pris sa retraite en 2013 après avoir été directeur scientifique puis directeur exécutif de l’U.S. Marine Mammal Commission durant 13 ans, a déclaré que la science est plus que suffisante pour justifier ces nouvelles restrictions.

En moyenne, et selon une analyse économique pour éclairer le processus de réglementation, l’industrie du whale watching a continué d’accroître sa rentabilité, et les orques résidentes du Sud ne représentent qu’une petite partie de l’industrie du tourisme.

Pour exemples, les flottilles de Colombie-Britannique, ont volontairement cessé toutes activités d'observation de cette population d’orques, et une analyse économique effectuée sur ces règles n'a révélé aucun impact significatif sur l'industrie.

« Tout porte à croire qu’il s’agit toujours d’une industrie viable, compte tenu de ces restrictions, a déclaré M. Regan. C’est ce que la conservation est censée faire. Nous devons changer notre façon de nous comporter. »

« Dans son esprit, ce règlement marque un virage vers une approche plus prudente, a noté Mr Regan, c’est une bonne chose pour une espèce à haut risque d’extinction.

« A bien des égards, j’aurais aimé avoir un meilleur résultat », a déclaré M. Regan. « Mais je dirais que la commission a fait son travail et qu’elle mérite des éloges pour avoir joué un rôle de leadership. »

Les orques résidentes du sud sont un écotype spécifique des orques originaires de la mer des Salish. Elles se nourrissent exclusivement de poissons, principalement de saumons Chinook (ou saumons quinnat). Avec le déclin extrême des populations de saumons chinook, le nombre d'orques résidentes du sud a chuté drastiquement.

Au dernier décompte officiel, il ne reste que 74 orques résidentes du Sud, la population la plus faible en 40 ans. Deux bébés sont nés en 2020 et une autre orque est gestante. Ce sont des raisons de se réjouir, mais cette population est grand danger, et sa survie est directement liée à la restauration du saumon chinook, poisson qui représente 50% de leur nourriture. Elle devrait pourvoir chercher leur nourriture sans être entravée par le bruit, car en plus de voir leurs proies principales diminuer chaque jour, elles sont dérangées pour chasser par la pollution sonore provoquée par les bateaux. 

Traduction : C'est assez ! d'un article de Lynda V. Mapes

Sources : 

👉 The Seattle Times

👉 Center for Biological Diversity 


Plus de 1,5 milliard de masques finiront dans les océans en 2020 !

28 décembre 2020

Depuis des mois, nous voyons des masques chirurgicaux dans des endroits où ils ne devraient pas être : égouts, rues, plages, parcs…

Crédit photo : ©Peter Nicholls/Reuters

Et maintenant, ils envahissent nos océans. 

« Une fois que le plastique pénètre dans le milieu marin, il est très difficile de s’en débarrasser », a déclaré le Dr Teale Phelps Bondaroff, directeur de la recherche pour Oceans Asia.

Depuis le début de la pandémie, l’ONG a suivi le nombre de masques chirurgicaux échoués sur une île isolée au sud de Hong Kong.

« Environ six semaines après que la COVID ait frappé Hong Kong, donc fin février, nous avons commencé à trouver beaucoup de masques », a déclaré Mr Bondaroff. 

Crédit photo : ©Oceans Asia
« Ce qui est remarquable, c'est que nous ne trouvions pas de masques avant le début de cette pandémie ».  

Les masques sont faits à partir de polypropylène, des fibres plastiques très fines résistant à la chaleur, à l’usure, à l’humidité…

« Le fait que nous commencions à trouver des masques qui se décomposent indique qu'il s'agit d'un réel problème, et les masques produisent des micro-plastiques », a déclaré le Dr Bondaroff. 

Ces minuscules morceaux de plastique peuvent rester dans l'océan durant des centaines d'années, constituant une menace pour les poissons, mais également pour l'air

« La question à laquelle nous n’avons pas pu répondre était de savoir combien entrent dans nos océans. Nous ne le savions tout simplement pas », a-t-il poursuivi. 

Crédit photo : ©Inconnu
L’ONG OceansAsia a réalisé une étude pour tenter de le déterminer, et l’ONG  a récemment partagé ses conclusions.

Sur les 52 milliards de masques fabriqués dans le monde en 2020, on pense que 1,56 milliard finiront dans nos océans cette année, ce qui entraînera entre 4 680 à 6 240 tonnes métriques supplémentaires de pollution plastique marine.

Pour arriver à cette estimation, Mr Bondaroff a déclaré que le rapport utilisait un taux de perte prudent de 3% et un poids moyen de 3 à 4 grammes pour un masque facial chirurgical en polypropylène à usage unique. 

« Les 1,56 milliard de masques chirurgicaux qui sont entrés dans nos océans en 2020 sont là pour le long terme. Ils resteront dans l'océan durant 450 ans ou plus, et ils se diviseront en millions de petits morceaux. »

Le rapport note que les ventes mondiales de masques chirurgicaux sont passées d'environ 800 millions de dollars en 2019 à 166 milliards de dollars en 2020.

« C'est important, nous devons assurer la sécurité des gens, mais en même temps, ces masques ont un impact durable sur notre environnement, et nous le constatons sur les plages », a déclaré Bondaroff.

Malheureusement, ce problème ne représente qu'une petite partie de la pollution plastique envahissant nos océans.

Crédit photo : © Laurent Lombard / Opération Mer Propre
Le rapport de l’ONG demande aux gens de porter des masques réutilisables chaque fois que c’est possible, de se débarrasser des masques de manière responsable et de réduire leur consommation globale de plastique à usage unique. Il appelle également les gouvernements à :

  • Mettre en œuvre des politiques conçues pour encourager l'utilisation de masques réutilisables, telles que la publication de directives concernant la fabrication et l'utilisation appropriées des masques réutilisables.
  • Favoriser l'innovation et le développement d'alternatives durables aux masques en plastique à usage unique.
  • Découragez les incivilités et dissuader les gens de jeter leurs déchets en augmentant les amendes, mais aussi informer le public sur les moyens responsables d'éliminer les masques.
  • Améliorer les systèmes de gestion des déchets pour réduire les pertes et les déversements.
Traduction : C'est assez ! 

Source : Denver Channel 

Une nouvelle espèce de baleine bleue découverte dans l'océan Indien

27 décembre 2020 

Une équipe internationale de chercheurs a découvert ce qu’elle pense être une nouvelle population de baleines bleues dans l’océan Indien occidental. 

Les baleines bleues sont les plus gros animaux qui aient jamais vécu sur notre planète, et on les trouve dans tous les océans du monde. Elles ont des chants très graves et reconnaissables, et pour les chercheurs, chaque population a son propre chant. 

Dans un article récemment publié dans la revue Endangered Species Research , les chercheurs décrivent un nouveau chant de baleine bleue qui se fait entendre le long de la côte de la mer d'Oman à Oman jusqu'à l'archipel des Chagos dans le centre de l'océan Indien et au sud de Madagascar dans le sud-ouest de l'Inde. 

Cette population semble avoir un chant unique, une lente et profonde mélodie distincte de tous les autres chants déjà documentés. 

Le Dr Salvatore Cerchio, directeur de l’African Aquatic Conservation Fund's Cetacean Program et visiteur scientifique à l'aquarium de la Nouvelle-Angleterre, a mené l'analyse des enregistrements de la baleine dans trois endroits dans l'océan Indien occidental. 

Le Dr Cerchio a enregistré ce nouveau chant pour la première fois en 2017, il effectuait  des recherches acoustiques axées sur les baleines d'Omura dans le canal du Mozambique au large de Madagascar, quand il a entendu  nouveau chant de baleine bleue, un chant qui n'avait jamais été décrit auparavant. 

« C'est comme entendre des chansons différentes d'un même genre, comme du Stevie Ray Vaughan et du B. B. King », a déclaré Salvatore Cerchio auprès du New York Times. « Les deux sont du blues, mais avec un style différent. »

Mr Cerchio travaillait en collaboration avec une équipe de scientifiques collectant des enregistrements acoustiques dans la mer d'Oman. Cela fait partie d’un effort de recherche axé sur la baleine à bosse en mer d’Oman, une espèce hautement menacée, et d’une collaboration entre l'Environment Society of Oman, Five Oceans Environmental Services LLC, l’Oman's Environment Authority et le ministère de l'Agriculture, des Pêches et des ressources en eau d’Oman. Lors de l'analyse des données acoustiques d'Oman, l'équipe a reconnu le même chant inhabituel. 

Ce nouveau chant de baleine bleue a été enregistré plus souvent au large d'Oman qu'à Madagascar, et il est devenu évident pour les chercheurs qu'ils avaient trouvé ce qui était probablement une population de baleines bleues inconnue auparavant dans l'océan Indien occidental. 

« C'est tout à fait remarquable de trouver dans vos données un chant de baleine qui est absolument unique, et jamais signalé auparavant, et de le reconnaître comme étant celui d’une baleine bleue », a déclaré Cerchio. 

Le chant de la baleine bleue a été largement étudié dans le monde, et plusieurs populations de cette espèce ont été identifiées sur la base de leurs chants distincts dans l'océan Indien. 

« Avec tout ce travail effectué sur les chants de baleines bleues, penser qu'il y avait une population là-bas que personne ne connaissait avant 2017, eh bien, ça vous laisse bouche bée », a-t-il rajouté. 

En 2018, l'équipe a fait part de ses conclusions au comité scientifique de la Commission baleinière internationale (CBI), qui était en train d'évaluer l'état des populations de baleines bleues dans l'océan Indien. 

Cette découverte a suscité beaucoup d'enthousiasme lors de la réunion et a soulevé de nombreuses questions sur les mouvements et la structure de ces populations dans l'océan Indien. 

Emmanuelle Leroy et Tracey Rogers de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney (Australie), menaient également des recherches acoustiques sur les rorquals bleus de l'océan Indien. En lisant le rapport de la CBI sur ce nouveau chant, Leroy a reconnu qu'ils avaient également enregistré le même au large de l'archipel des Chagos dans le centre de l'océan Indien. 

« Peu de temps après que nous ayons fait le premier rapport à la CBI, j'ai reçu un e-mail d'Emmanuelle disant : Hey Sal, je pense que nous avons ce chant d' Oman sur les Chagos! », a déclaré le Dr Cerchio. 

L'équipe s'est agrandie et l'analyse des données des trois sites a suggéré que cette population pourrait passer la plupart de son temps dans le nord-ouest de l'océan Indien, dans la mer d'Oman et à l'ouest des Chagos. 

Il est reconnu depuis longtemps qu'une population unique de baleines bleues réside dans le nord de l'océan Indien, mais on a supposé que les baleines de la mer d'Oman appartenaient à la même population qui a été étudiée au large du Sri Lanka et qui s’étend jusqu’au centre-sud de l’océan Indien. 

Cependant, chaque chant raconte une histoire différente. 

« Avant nos enregistrements au large d’Oman, il n’y avait pas de données acoustiques de la mer d’Oman, et donc l’identité de cette population de baleines bleues n’était qu’une supposition », a déclaré Andrew Willson de Five Oceans Environmental Services LLC, qui a dirigé le déploiement des unités d’enregistrement. 

« Nos travaux montrent qu’il y a beaucoup plus à apprendre au sujet de ces animaux, et c’est une urgence absolue compte tenu du vaste éventail de menaces qui pèsent sur les grandes baleines en raison de l’expansion des industries maritimes dans la région. ».

Les baleines bleues ont été chassées jusqu'à l'extinction dans le monde entier au cours du 20e siècle, et les populations n'ont commencé à se rétablir que très lentement au cours des dernières décennies à la suite du moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine. 

La mer d'Oman a été la cible de la chasse illégale soviétique à la baleine dans les années 1960, une activité qui a presque éradiqué ce qui était déjà probablement de petites populations de baleines à bosse, de rorquals bleus, de cachalots et de baleines de Bryde. 

Certains chercheurs considèrent que les baleines bleues du nord de l'océan Indien et les baleines à bosse de la mer d'Arabie constituent des sous-espèces uniques, pas simplement des populations, ce qui les rend particulièrement spéciales et importantes pour la biodiversité. 

« Ces populations semblent être uniques parmi les baleines à fanons, dans le cas des baleines à bosse de la mer d'Arabie en raison de leur résidence durant toute l'année dans la région sans la même migration sur de longues distances que les autres populations », souligne Willson. 

« Depuis 20 ans, nous concentrons nos travaux sur la baleine à bosse de la mer d'Arabie, une espèce qui est en voie de disparition et pour laquelle nous pensons qu'il ne reste qu'une centaine d’individus au large des côtes d'Oman », a déclaré Suaad Al Harthi, directrice exécutive de l'Environment Society of Oman. 

Pour les chercheurs, il est important de se saisir de cette découverte car leurs données suggèrent qu'il s'agit petite population qui a un besoin critique d'évaluation de son état et de mesures de conservation. 

« Nous commençons tout juste à en savoir plus sur une autre population de baleines bleues tout aussi spéciale et probablement également en voie de disparition. »

On ne sait pas grand-chose sur les chants de baleine. La plupart des chercheurs pensent que les chants servent à attirer les femelles. 

Cette découverte est d'autant plus intéressante qu'un chant différent pourrait amener à une division en sous-espèces des baleines bleues, chacune présentant ses comportements types et ses singularités.

« Si deux populations ne peuvent pas parler, au fil du temps, elles vont évoluer chacune de son côté », indique Asha de Vos, biologiste marine. 

Cette découverte nous rappelle que l’océan reste un espace majoritairement inexploré, et que tout reste à découvrir ! 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Phys.org

Crédit Photos : Robert Baldwin/Environment Society of Oman


Le Japon a fixé son quota de chasse à la baleine pour 2021

24 décembre 2020

383 baleines pourront être tuées lors de la saison de chasse 2021, le même quota que cette année. conformément aux calculs visant à éviter un impact négatif sur les ressources en cétacés.

« Ce quota a été fixé conformément aux calculs visant à éviter un impact négatif sur les ressources en cétacés », selon l'Agence des pêches.

Le Japon a « repris » la chasse commerciale dans ses eaux territoriales et sa zone économique exclusive le 1er juillet 2019, après s'être officiellement retiré de la Commission baleinière internationale (CBI) la veille.

En plus d'un quota de capture fixé à 295, le total comprend un potentiel de prises accessoires fixé à 37, et un quota de 51 captures réservé par le gouvernement, a indiqué l'agence.

Selon l’agence, la limite de capture a été fixée à 171 pour les petits rorquals (ou baleines de Minke, à 187 pour les rorquals de Bryde (ou rorquals tropicals) et 25 pour les rorquals boréals (ou baleines Sei). 

La CBI a confirmé que ces espèces étaient « abondantes » ! 

Le gouvernement japonais a déclaré que les quotas de capture ont été calculés conformément à la méthode adoptée par la CBI. 

Avant la « reprise » de la chasse commerciale à la baleine pour la première fois en 31 ans, le Japon prétendait capturer des baleines à des fins de « recherches scientifiques », une pratique critiquée au niveau international car servant de prétexte à la chasse commerciale à la baleine.

Note : Un moratoire sur la chasse commerciale à la baleine a été mis en place par la CBI en 1982.Il interdit la chasse à la baleine commerciale, mesure qu'ont refusée le Japon, la Norvège et l'URSS.

Or, il existe une exception à ce moratoire, la pêche à la baleine peut être acceptée si elle est effectuée pour des raisons scientifiques.

Le Japon a finalement adopté le moratoire en 1986, mais utilisera cette faille pour poursuivre la chasse à la baleine au titre de la « recherche scientifique ». 

Le 26 décembre 2018, le Japon annonçait son retrait de la Commission baleinière internationale (CBI), et renouait officiellement avec la chasse à des fins commerciales le 1er juillet 2019. Il renonçait cependant à aller chasser dans les eaux de l’Antarctique ou dans l’hémisphère Sud, la chasse étant limitée aux eaux territoriales et à la zone économique exclusive du Japon, et ce en accord avec les quotas de prises calculés selon la méthode de la CBI afin de ne pas épuiser les « ressources ». 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Kyodo News 

Illustration : ©ZAD 

Des orques vont au soleil pour muer

23 décembre 2020

Certaines orques de l'Antarctique peuvent parcourir près de 10.000 km pour rejoindre la chaleur des eaux tropicales. 

Crédit photo : ©Todd Thimios

En janvier 2009, John Durban et Robert Pitman du Service des Pêches des Etats-Unis ont équipé douze orques de « type B » d'une balise satellitaire. 

Les orques de «type B» peuplent les eaux côtières de l'Antarctique près de la banquise, lieu le plus propice pour la chasse au phoque et aux manchots.

La moitié des balises placées sur la nageoire dorsale des orques par l'équipe de biologistes américains a cessé de fonctionner au bout de trois semaines, mais les six restantes ont prouvé durant deux ans que ces cétacés étaient d'étonnants voyageurs.

« Nos orques marquées ont emprunté le chemin le plus court en direction des eaux chaudes, au nord de la zone de convergence subtropicale, ralentissant leur vitesse de nage au fur et à mesure que les eaux se réchauffaient ». expliquent J. Durban et R. Pitman. 

Elles ont traversé l'Atlantique à une vitesse de croisière pouvant atteindre 10 km/h, depuis les îles Malouines jusqu'aux eaux tropicales situées au large des côtes de l'Uruguay et du Brésil. 

L'une des orques est retournée en Antarctique après avoir parcouru 9.400 km en seulement 42 jours. 

Il s’agit de la première preuve de migration des orques sur de longues distances. Mais pourquoi ces migrations en ordre dispersé par des individus isolés exactement ?

Il ne s'agit vraisemblablement pas d'une migration liée à la recherche de nourriture ou à la reproduction, un nouveau-né ne pouvant supporter un tel périple.

Les cétacés ont en effet périodiquement besoin de réparer et de renouveler leur peau, notamment pour se débarrasser d'algues unicellulaires qui s'y incrustent.

Mais les orques risqueraient de ne pas survivre si elles faisaient leur mue dans des eaux dont la température en surface ne dépasse pas 1,9°C.À l'inverse, les eaux tropicales vers lesquelles ils se dirigent ont une température comprise entre 21 et 24°C en moyenne.

John Durban et Robert Pitman pensent plutôt que les orques entreprennent leur odyssée pour pouvoir muer en toute sécurité !

Source : La Presse Ca 



La population de baleines boréales se rétablit malgré le réchauffement de l'Arctique

22 décembre 2020 - Un article de Tiffany Duong pour EcoWatch

Parmi les rares bonnes nouvelles provenant de l‘extrême nord, en voici une saluée par les scientifiques. Les populations de baleines boréales ont rebondi et se rapprochent des chiffres des populations existant d’avant  la chasse commerciale à la baleine dans les eaux américaines.


Étonnamment, et selon une mise à jour de la liste des espèces animales publiée cette semaine par la National Ocean and Atmospheric Administration (NOAA), le rétablissement de la population de baleines s'est en fait accéléré avec le réchauffement de l'Arctique.

Les baleines boréales sont la seule espèce de baleines à fanons vivant dans les eaux froides de l’Arctique 

Dans les années 1700, elles étaient ciblées par les baleiniers pour leur huile, leur graisse, leurs fanons, et leurs os. Comme elles se déplacent lentement et qu'elles sont grandes, elles étaient devenues des cibles faciles et ont été chassées jusqu'à leur quasi extinction au début du XXe siècle.

Selon la NOAA, l'arrêt de la chasse à la baleine, l'amélioration de la gestion et l'inaccessibilité de leurs habitats (recouvert par la glace) ont permis à plusieurs populations de baleines, dont celles vivants au large des côtes de l'Alaska aux Etats-Unis, de rebondir. 


Pourtant, l'Arctique est en train de radicalement changer en raison de la crise climatique, de l’énorme perte de glace de mer, des températures en hausse et de feux de forêt dévastateurs. Cette sinistre réalité a amené beaucoup de personnes à la conclusion que « l'Arctique est en train de mourir ». 

Les nouvelles en provenance de l'Arctique ont été presque toutes mauvaises, mais le succès de la conservation de la baleine boréale, en particulier pour la population américaine au large de l'Alaska, est une lueur d'espoir. Selon le rapport de la NOAA, la reconstitution des population de baleines s’est accélérée malgré le réchauffement de l'Arctique.

« C'est vraiment l'une des plus grandes réussites du siècle dernier en matière de conservation », a déclaré J. Craig George, un biologiste à la retraite du département de la gestion de la faune sauvage ».  

Mr George a également félicité l'Alaska Eskimo Whaling Commission (AEWC) pour sa gestion durable. L'AEWC s'est battue contre les forages pétroliers offshore et d'autres activités qui auraient pu nuire aux baleines.

« Personne ne s’est battu avec plus de ténacité que l'AEWC pour protéger l'habitat des baleines boréales face au développement industriel dans l'Arctique américain »,  a déclaré J. Craig George.

Selon ce rapport, les scientifiques ont été surpris par l’accroissement de la population de baleines au cours des dernières décennies. Les biologistes s’attendaient à ce que les espèces adaptées au froid souffrent de la fonte de la glace de mer, mais au lieu de cela, ils ont été surpris de voir qu’au fur et à mesure que l’Arctique se réchauffe, il devient plus productif en apportant des nutriments et de la nourriture supplémentaires, ce qui se traduit par plus de grossesses menées à terme pour les baleines boréales.


Ils se tournent maintenant vers les cétacés pour donner un aperçu plus large de la santé des écosystèmes marins de l’Arctique.

Cependant, l'avenir des baleines boréales reste incertain. 

Selon la NOAA, les baleines boréales restent en danger dans toute leur aire de répartition. Les forages pétroliers faits par Shell dans la mer de Beaufort restent une réelle menace. 

Les scientifiques prévoient également que la glace de mer de l’Arctique pourrait disparaître d'ici 2035. Avec la fonte des glaces, les baleines seraient moins protégées contre les engins de pêche avec plus de risques d‘enchevêtrements, contre les collisions avec les navires et moins de protection face à leurs prédateurs naturels, les orques. Car le climat continue de changer, et l'augmentation des sources de nourriture peut également attirer d’autres baleines à fanons contre qui elles devront rivaliser pour se nourrir.  

Et bien sûr, la crise climatique se poursuit.

« Les baleines boréales se dirigent vraiment vers un avenir incertain », a déclaré J. Craig George. 

Traduction : C'est assez ! 

Crédit photos : 
  1. ©Paul Nicklen
  2. ©Kelvin Aitken 
  3. ©WWF Canada 

Une maladie cutanée dévastatrice chez le dauphin (couvrant jusqu’à 70% du corps) liée au changement climatique

21 décembre 2020 - Un article de Trut My Science

En 2005, des chercheurs ont identifié une nouvelle maladie mortelle de la peau chez les dauphins, une forme de dermatite ulcéreuse. Cependant, les causes sous-jacentes de la maladie n’avaient pas pu être identifiées jusqu’ici. 

Dans le cadre d’une nouvelle étude et pour la première fois, une équipe de recherche a été capable d’isoler ce qui semble être la principale cause : la désalinisation des eaux due au changement climatique — notamment par l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes.

L’étude, réalisée par des chercheurs du Marine Mammal Center de Sausalito en Californie (le plus grand hôpital pour mammifères marins au monde) et leurs collègues internationaux, a abouti à une découverte révolutionnaire. En effet, il s’agit de la première fois depuis l’apparition de la maladie en 2005 qu’un lien entre une cause potentielle et la maladie, qui affecte les communautés de dauphins côtiers du monde entier, a été établi.

En raison de la diminution de la salinité de l’eau due au changement climatique, les dauphins développent des lésions cutanées irrégulières sur tout leur corps, couvrant parfois jusqu’à 70% de la peau. 

L’étude, publiée dans la revue Scientific Reports (évaluée par des pairs), fournit également la toute première définition de cas de maladie cutanée d’eau douce chez les grands dauphins. Elle fait suite à d’importantes épidémies survenues ces dernières années en Louisiane, au Mississippi, en Alabama, en Floride, au Texas et en Australie. Dans tous ces lieux, une diminution soudaine et drastique de la salinité des eaux a été le facteur déclencheur commun.

Les dauphins côtiers sont habitués aux changements saisonniers des niveaux de salinité dans leur habitat marin, mais ils ne vivent pas en eau douce. 

La gravité et la fréquence croissantes des tempêtes telles que les ouragans et les cyclones, en particulier si elles sont précédées par des conditions de sécheresse, déversent des volumes de pluie inhabituels qui modifient les eaux côtières jusqu’à atteindre un seuil proche de l’eau douce.

Une situation qui ne fera qu’empirer

Et ces conditions d’eau douce peuvent persister pendant des mois, en particulier après des tempêtes intenses comme les ouragans Harvey et Katrina. Avec l’augmentation des températures, les climatologues ont prédit que des tempêtes extrêmes comme celles-ci se produiront plus fréquemment et, par conséquent, entraîneront des épidémies plus fréquentes et plus graves chez les dauphins.

« Cette maladie de la peau dévastatrice tue les dauphins depuis l’ouragan Katrina, et nous sommes heureux de pouvoir enfin définir le problème », a déclaré Pádraig J. Duignan, auteur principal de l’étude. 

« Avec une saison d’ouragans record dans le Golfe du Mexique cette année et des systèmes de tempêtes plus intenses dans le monde entier en raison du changement climatique, nous pouvons absolument nous attendre à voir davantage de ces épidémies dévastatrices tuer des dauphins ».

L’étude a des implications majeures pour l’épidémie actuelle en Australie, qui touche notamment le rare et menacé dauphin de Burrunan dans le sud-est de l’Australie, et pourrait fournir aux professionnels les informations nécessaires pour diagnostiquer et traiter les animaux touchés. Actuellement, les perspectives à long terme pour les dauphins atteints de dermatite ulcéreuse sont médiocres. Cela est particulièrement vrai pour les animaux souffrant d’une exposition prolongée à l’eau douce. La maladie cutanée mortelle a été constatée pour la première fois par des chercheurs en 2005, sur environ 40 grands dauphins près de la Nouvelle-Orléans, après l’ouragan Katrina.

« Comme le réchauffement des températures océaniques a un impact sur les mammifères marins à l’échelle mondiale, les conclusions de cet article permettront de mieux atténuer les facteurs qui conduisent à des épidémies de maladies pour les communautés côtières de dauphins qui sont déjà menacées par la perte et la dégradation de leur habitat », déclare Duignan. 

« Cette étude fait la lumière sur une préoccupation toujours croissante, et nous espérons qu’elle constitue la première étape pour atténuer cette maladie mortelle et mobiliser la communauté océanique pour qu’elle lutte davantage contre le changement climatique ».

Photos : 

  1. Vue rapprochée d’un grand dauphin (Tursiops truncatus) montrant des signes de lésions cutanées associées à une maladie de la peau mortelle, appelée dermatite ulcéreuse. La peau affectée était souvent colonisée par diverses espèces de champignons, de bactéries et d’algues, qui lui donnent une coloration jaune, verte ou orange. © Tim Morgan/Mississippi State University
  2. et 3. Une femelle adulte T. australis trouvée morte d’une grave dermatite ulcéreuse à Jones Bay, à Lake King North (Australie occidentale), en octobre 2007. De discrètes zones circulaires d’ulcération de l’épiderme, avec prolifération de tapis d’algues, sont réparties sur les deux côtés du corps, du rostre à la queue (A, B). La nageoire dorsale présente une grande zone circulaire d’érosion et d’ulcération largement recouverte d’algues, et des tapis d’algues denses similaires sont apparents sur le tronc dorsal (E). L’abdomen et le thorax présentent des ulcères et des plaques étendues avec une prolifération des tapis d’algues (F). © Tim Morgan/Mississippi State University


La Baleine Bleue, le plus grand animal du monde !

20 décembre 2020

La baleine bleue est le plus grand animal du monde et sans doute le plus grand ayant jamais vécu sur terre actuellement. 

Crédit photo : ©Scott Wilson Imagery

Une baleine bleue peut mesurer plus de 30 mètres de long. Son poids, lui, peut atteindre les 170 tonnes, soit 30 fois le poids d’un éléphant.

A elle seule, la langue seule pèse environ 4 tonnes.Son cœur possède la même taille qu’une voiture et pèse 500 kg. 

Elle se nourrit principalement de Krill. La baleine bleue peut en manger 3 600 kg en une seule journée. Elle peut également se nourrir de petits poissons et de calamars.

La baleine bleue a une espérance de vie estimée à au moins 80 ans et pouvant aller jusqu’à 90 ans. Certains scientifiques avancent même le chiffre de 110 ans.

Sa vitesse de croisière est de 20 km/h, mais elle peut nager jusqu’à 50 km/h, notamment lors des périodes de reproduction.

La baleine bleue atteint sa maturité sexuelle entre 5 et 10 ans. Elle se reproduit pendant l’hiver. La période de gestation d’une baleine bleue est de 10 à 12 mois.  

A sa naissance, le baleineau mesure déjà 7 m de longueur et pèse 2,5 tonnes. La rapidité de sa croissance est rapide puisqu’il prend chaque jour 90 kg. Il est allaité par sa mère pendant environ 8 mois, période durant laquelle il boit au quotidien jusqu’à 570 litres de lait.

Une baleine met au monde un seul baleineau. Des cas de jumeaux ont déjà été observés, mais cela reste très rare.

Que ce soit dans les eaux glaciales de l’Antarctique ou dans les eaux tropicales de l’océan Indien, la baleine bleue est présente dans tous les océans du monde. En été, cet animal imposant se dirige vers les eaux fraîches dans les latitudes nord. À l’automne, les baleines bleues viennent donner naissance à leurs petits dans les eaux tempérées. Enfin, quand l’hiver arrive, elles mettent le cap sur les eaux plus chaudes des régions tropicales.

La baleine bleue est un animal solitaire. Il peut toutefois arriver qu’elle évolue avec un partenaire. Dans ce cas, les scientifiques n’ont pas encore su déceler si ces relations étaient passagères ou si au contraire elles pouvaient durer plusieurs années, voire toute la vie.

L’espèce a frôlé l’extinction du fait de la chasse intensive illégale. Elle a été chassée pour son huile, qui servait notamment de combustible. 

Plus de 350 000 individus ont été tués par les hommes au cours du 20ème siècle. Leur chasse est formellement interdite depuis 1966. 

Selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), la baleine bleue est considérée comme une espèce en danger. Elle bénéficie d’une protection particulière. 

Elle est toutefois en sursis aujourd’hui pour différentes raisons : la pêche illégale, les collisions avec des navires, la pollution, le réchauffement climatique, la dégradation de l’habitat…

En 2018, l'IUCN estimait la population de baleines bleues entre 5 000 et 15 000 individus

Sources : Baleine en direct / WWF / National Géographic



Shamu, la souffrance en héritage !

19 décembre 2020 

Shamu est une orque femelle qui fit la réputation du SeaWorld San Diego, en Californie, aux États-Unis. 

Shamu  - Crédit photo : ©Pat Hathaway

Elle fut l'une des toutes premières orques présentées au public. 

Shamu fut capturée en octobre 1965 dans les eaux de Penn Cove (Puget Sound - Etat de Washington). 

Durant sa capture, les baleiniers ont harponné et tué sa mère. La jeune orque refusait de quitter le corps de sa mère décédée. 

Ce fut la quatrième orque capturée pour les delphinariums, Wanda, Moby Doll et Namu furent les trois précédentes orques qui eurent la malchance de tomber dans les griffes de l’industrie de la captivité. 

Ted Griffin voulait alors une compagne pour Namu. Shamu signifiant d'ailleurs « Ami de Namu » (She-Namu). 

Namu - Crédit photo : Inconnu
Namu, une orque mâle, a été capturé accidentellement dans les eaux canadiennes le 23 juin 1965. 

William Lechkobit l'a trouvé pris au piège dans son filet flottant à saumon, en Colombie-Britannique . L'orque fut vendue 8 000 $ à Ted Griffin , propriétaire de l'aquarium de Seattle. Namu avait alors un peu plus de 10 ans. Namu a survécu un peu plus d'un an en captivité. Il est mort le 9 juillet 1966.

En décembre 1965, Shamu fut vendue à SeaWorld San Diego qui n'avait pas encore d'orques dans ses bassins. Elle fut l'une des toutes premières orques présentées au public. 

Shamu - Crédit photo :©SeaWorld (via Orca Pod Wikia).

À cette époque, les spectacles d'orques étant très rares, Shamu, et son Shamu Show, devinrent très rapidement l'attraction principale du parc californien. 

Pour qu’on lui apprenne à faire des tours, elle fut privée de nourriture. Elle a été utilisée pour des spectacles jusqu'en 1971, date à laquelle, un incident se produisit. 

Le 20 avril 1971, Anne Eckis, une employée du parc avait reçu pour instruction de monter sur le dos de l’orque pour un clip publicitaire. Après avoir fait plusieurs tours de bassin, Shamu ne répondit pas au signal des dresseurs. 

Anne Eckis fut éjectée du dos de l’orque et tomba à l'eau. Shamu saisit alors la jambe gauche de la jeune femme entre ses dents, refusant de lâcher prise. 


Un dresseur dut enfoncer une perche dans la bouche de Shamu pour lui ouvrir les mâchoires. Finalement, Shamu lâcha prise et Anne Eckis put sortir du bassin, mais il a fallu une centaine de points de suture pour recoudre les blessures de la jeune femme. 

Dès lors, Shamu fut retirée des spectacles. 

En 1971, après 6 ans de détention à SeaWorld San Diego, Shamu succomba d’une maladie connue sous le nom de « pyromètre » (une infection utérine) et à une septicémie (empoisonnement du sang). Elle n’avait que 9 ans. Mais au vu de la très grande popularité de l’orque auprès du public, son nom ne disparut pas avec elle. SeaWorld fit le choix de conserver le nom de Shamu pour l'ensemble de ses orques, le nom de « Shamu » étant une marque déposée par SeaWorld, et faisant référence aux orques « stars » de leurs spectacles. 

En septembre 1985, SeaWorld Orlando réussit la première naissance d'orque en captivité, Kalina, de son vrai nom, fut alors surnommée « Baby Shamu ». 

Kalina et sa mère Katina -  Crédit photo :©SeaWorld (via Orca Pod Wikia
Kalina est née le 26 septembre 1985, elle était la fille de Katina, une orque capturée en 1978 (toujours en vie), et de Winston, capturé en 1976, décédé seulement 6 ans après sa capture. 

Kalina décédera le 4 octobre 2010 d’une septicémie. 

Selon certaines sources 10 bébés seraient nés à SeaWorld avant Kalina, tous mort-nés ou morts durant les deux premiers mois de leur vie. Nous ne connaîtrons sans doute jamais le nombre exact de ces décès, les parcs marins n’étant pas tenus à cette époque de les déclarer. 

Ce n’est en 1994 que les États-Unis modifient la loi sur la protection des mammifères marins, obligeant les parcs marins à plus de clarté sur les naissances et les décès. 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Saving Earth 

D'autres photos de Shamu ICI 

Décès d’un dauphin au Brookfield Zoo (USA)

19 décembre 2020

Magic est décédé le mercredi 16 décembre. Il était âgé de seulement 7 ans.

Crédit photo : ©Jim Schulz / Chicago Zoological Society

Selon le zoo, Magic est mort avec « avoir livré une longue bataille contre une maladie respiratoire ». 

La nécropsie a déterminé que la cause de la mort du jeune dauphin était du à une insuffisance respiratoire.

Magik a également été testé à la Covid-19, test revenu négatif. 

Depuis 2018, Magic souffrait de problèmes de santé. Il avait contracté une mucormycose pulmonaire, une infection fongique rare causée par un groupe de moisissures appelées mucormycètes. 

Ces champignons filamenteux de l’ordre des Mucorales affecte les poumons et les voies respiratoires. Elle se contracte par voie aérienne ou par voie cutanée suite à une plaie. 

Cette maladie affecte principalement les animaux ou personnes qui ont système immunitaire affaibli. 

Le zoo a traité la maladie avec des médicaments et des examens réguliers, ce qui a aidé à faire régresser la maladie durant environ un an. Cependant, la santé de Magic s'est rapidement détériorée au cours de ce mois de décembre. 

Magic est né au zoo de Brookfield en octobre 2013. Sa mère, jeune femelle inexpérimentée, ne s’est pas occupée de son bébé. Le personnel est immédiatement intervenu et l'a élevé à la main, lui sauvant la vie (selon les déclarations du zoo). 

C’était la première fois qu'un zoo réussissait à élever un dauphin à la main, a déclaré Bill Zeigler, vice-président de la Chicago Zoological Society, société qui gère le zoo de Brookfield. 

Traduction : C'est assez ! 

Source : WTTW News 

Morgan - Springer, 2 orques - 2 destins

18 décembre 2020

Ula, deux ans, se produit aux côtés de sa mère, Morgan, à Loro Parque. 

Crédit photo : ©Two Parque / Via Orca Rescues Foundation
Ula a déjà lutté contre une infection, enduré de nombreuses séparations d’avec sa mère, des isolements prolongées.

Durant toute sa vie, elle sera condamnée à se produire en spectacle, à faire des pirouettes pour le divertissement du public. Elle se reproduira probablement, comme sa mère ! 

Jusqu’à son dernier souffle, elle sera un outil au service de l'industrie de la captivité, une source de profit pour Loro Parque. 

La petite Ula ne connaîtra jamais le bonheur de ressentir les vagues sur sa peau, de nager dans l’océan, elle ne connaîtra jamais le bonheur de vivre libre. 

👉Quand à Morgan, elle a connu ce bonheur de nager librement dans l’océan, entourée des siens, jusqu’au 23 juin 2010, jour où sa vie a basculé.

Ce jour là, Morgan fut observée pour la première fois le long des côtes néerlandaises. 

La jeune orque était mal en point et très émaciée. Elle fut alors capturée par le delphinarium de Harderwijk afin qu’elle reçoive les soins nécessaires et qu’elle recouvre des forces avant d’être relâchée. 

Mais il n’en fut rien ! Près de 6 ans plus tard, Morgan fut transférée au Loro Parque de Ténérife (Canaries - Espagne) où elle vit une vie misérable, forcée de se produire en spectacle. 

👉Le 12 juin 2002, l’orque Springer ( A73) a elle aussi été découverte affamée et émaciée, nageant seule près des côtes de l'état de Washington. 

Crédit photo : ©Lisa Spaven
La décision fut prise de lui venir en aide, et elle fut placée dans un enclos en mer, le temps qu'elle retrouve une bonne santé. 

Après un mois de soins et de traitements médicaux intensifs, elle retrouva la santé et fut emmenée jusqu'à Campbell River (Colombie Britannique), dans un nouvel enclos marin non loin de là où son groupe familial vivait. 

Une fois dans l'enclos, Springer se mit à attraper les saumons vivants spécialement pêchés pour elle, et vocalisa avec vigueur. 

Selon les chercheurs qui s'occupaient d'elle, il n'y avait aucun doute sur le fait que Springer savait qu'elle était chez elle.

Le 14 juillet 2002, on ouvrit le filet qui la retenait dans l'enclos. 

Après quelques jours, Springer se rapprocha des pods A4 (la plus proche famille de sa mère) et A5 (des cousins éloignés), voyageant avec eux. 

L'orque A51 (appelée Nodales), une femelle alors âgée de 16 ans et n'ayant pas de petit, sembla prendre le rôle de « mère de substitution ». 

En août, les chercheurs purent observer qu'A51 guidait Springer, tentant de l'éloigner des bateaux. 

Springer passait également beaucoup de temps avec une femelle de 12 ans, Nawitti, ainsi qu'avec Yakat, sa grand-tante. 

L'intégration était un succès: Springer avait finalement été adoptée par ces deux pods avec lesquels elle pouvait chasser, interagir, jouer et voyager.

Depuis Springer est devenue maman. 

En 2013, elle est même observée avec son premier bébé. 
En 2017, elle donne naissance à son second enfant ! 



Australie - Les dauphins détenus en Nouvelle-Galles du Sud devraient être placés dans un sanctuaire !

 17 novembre 2020 - Par Phoebe Loomes

Une enquête parlementaire a recommandé au gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud d’examiner la faisabilité de retirer les dauphins dans un sanctuaire marin.


Le rapport sur l'utilisation d'animaux exotiques dans les cirques et l'exposition de cétacés (dauphins) en Nouvelle-Galles du Sud a été publié le 14 décembre par le NSW Upper House Committee.

Il fait état de quatre recommandations, notamment une demandant que le gouvernement soutienne les principaux groupes qui envisagent de déplacer les trois dauphins utilisés pour les spectacles en Nouvelle-Galles du Sud vers un sanctuaire marin.

Le rapport recommande que le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud applique des limitations à la reproduction des dauphins à des fins de conservation ou de protection. Il recommande également que le gouvernement fournisse une aide financière pour soutenir les travaux de sauvetage et de réhabilitation en mer effectués dans l'État.

Le gouvernement a également été exhorté à écouter les parties prenantes et à lire le rapport lorsqu’il élaborera un nouveau cadre législatif sur le bien-être animal.

Les trois grands dauphins concernés, Zippy, Bella et Jet, sont détenus au Dolphin Marine Conservation Park (DMCP) de Coffs Harbour, sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud.

Dans son mémoire au rapport, le Dolphin Marine Conservation Park a appelé le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud à obtenir plus de fonds afin qu’il puisse concentrer ses efforts sur le sauvetage et la réhabilitation, afin qu’il ne dépende plus de l’argent des touristes. 

« Le Dolphin Marine Conservation Park effectue actuellement le sauvetage, la réhabilitation et la libération d’animaux marins dans la région de Coffs Harbour et au-delà, sauvent régulièrement des phoques, des tortues et des cétacés en détresse », a écrit le parc.

« Le parc entreprend ces activités volontairement et les coûts associés - estimés à environ 100 000 dollars par an - sont couverts par les revenus du parc générés par les visiteurs. »

Il y a aussi des spectacles de dauphins au SeaWorld sur la Gold Coast dans le Queensland. Toutefois, ce rapport ne portait que sur les cétacés et les animaux de cirques en Nouvelles Galles du Sud.

Le rapport note également que le Dolphin Marine Conservation Park a présenté une proposition pour un sanctuaire marin avec deux ONGs de protection des animaux, Actions for Dolphins et World Animal Protection.

Le Comité a souligné que ces organisations « étaient depuis longtemps opposées » mais avaient « noué une relation constructive ces dernières années » et travaillaient désormais ensemble pour améliorer le bien-être des trois grands dauphins du parc.

Emma Hurst, députée de l’Animal Justice Party, et vice-présidente du comité chargée du rapport, a déclaré à news.com.au que c'était une opportunité pour la Nouvelle-Galles du Sud de devenir « l'un des États les plus favorables aux dauphins d'Australie ».

« Le Comité a appelé le gouvernement à soutenir les mesures visant à retirer les trois dauphins détenus en captivité et résidant actuellement au Dolphin Marine Conservation Park à Coffs Harbour vers le premier sanctuaire marin au monde et à imposer de nouvelles restrictions à la reproduction de dauphins en captivité, de mettre fin de manière efficace à leur utilisation dans les entreprises de divertissement », a déclaré Mme Hurst dans un communiqué.

« Le Comité a également recommandé que des fonds supplémentaires soient fournis pour les efforts de sauvetage et de réhabilitation en mer. »

« Ces recommandations découlent d'un lot de preuves provenant d'experts en bien-être animal, d'universitaires, de scientifiques et du grand public, tous appelant à la fin de l'exploitation des dauphins en Nouvelle-Galles du Sud. »

« Au cours de l'enquête, des experts nous ont dit que les dauphins captifs affichaient un comportement agressif et stéréotypé qui n'est pas observé dans la nature. Ces comportements témoignent de niveaux de stress élevés pour les dauphins détenus en captivité. »

« De toute évidence, ces animaux ne sont pas nés pour faire des spectacles. Ils n’existent pas pour notre divertissement. Ils méritent une vie digne d’être vécue et cette enquête a établi que l’industrie des delphinariums ne peut pas la leur donner. »

« Après tant d'années à autoriser l'exploitation de ces animaux, j'espère que le gouvernement de l'État suivra les recommandations du comité. »

« Ces recommandations ont le soutien des ONGs de protection des animaux ainsi que du dernier delphinarium existant en Nouvelle-Galles du Sud. »

Ben Pearson, responsable de campagne chez World Animal Protection, a déclaré à news.com.au que l’ONG était « ravie » des conclusions de ce rapport.

« Nous sommes ravis que l'enquête ait recommandé au gouvernement de financer la poursuite de l’étude de faisabilité d'un sanctuaire marin pour les dauphins au DMCP », a-t-il déclaré .

« Un sanctuaire marin serait une victoire pour les dauphins, une victoire pour les employés de DMCP et une victoire pour Coffs Harbour. »

« Les dauphins peuvent vivre jusqu'à 50 ans, nous espérons donc qu'ils vivront leurs dernières années dans un environnement plus grand et plus naturel. »

« Ce sera le mieux pour ces dauphins car ils ne peuvent pas être relâchés dans la nature. »

Traduction : C'est assez ! 

Source : News.com.au 

Crédit photos : 

©Frank Redward

©News Regional Media

©Trevor Veale/The Coffs Coast Advocate










Un amour indéfectible lie les mamans orques à leurs petits

 13 décembre 2020

Les orques vivent en groupes familiaux matrilinéaires, elles forment des groupes très soudés qui sont dirigés par des femelles appelées matriarches. 

Photo aérienne de Tahlequah (J35) et Phoenix (J 57) né le 4 septembre 2020 
Chez les orques résidentes, les orques femelles ne quittent jamais leur groupe, tandis que les mâles le quittent uniquement pour se reproduire et le rejoignent par la suite.

La structure linéaire est la même pour les orques résidentes et les orques de Bigg (orques transitoires), mais chez les orques de Bigg, les jeunes ne restent pas toute leur vie avec leur mère, ou dans le même clan familial. 

A la maturité sexuelle, les jeunes orques s’éloignent de leur mère, plus encore les jeunes femelles dès lors qu’elles sont elles-mêmes maman. Elles voyagent alors en petits groupes pour chasser leurs proies et les partager. 

Les liens sociaux restent toujours aussi forts, mais à intervalles moins fréquents. 

Les orques sont très bavardes. Elles produisent une variété de clics et de sifflements utilisés pour la communication et l’écholocalisation. 

Les types de vocalisation varient selon l’activité. 

Au repos, ils sont beaucoup plus silencieux et émettent un appel occasionnel distinct de ceux qui sont utilisés lorsqu’ils adoptent un comportement plus actif. 

Des mères orques ont été observées en train d’entraîner leurs petits au dialecte du groupe. 

La mère utilise une version simplifiée du dialecte, une sorte de langage pour bébé, lorsqu’elle entraîne un petit. 

Cela suggère que le langage orque a une base apprise en plus d’une base instinctive. 

« Chaque groupe d'orques possède son appel acoustique distinct et elles communiquent avec les autres groupes grâce à une sorte d'esperanto propre à leur espèce. Chez les orques on parle de culture. Les femelles dominantes connaissent les routes utilisées par leurs ancêtres et transmettent leur savoir à leur descendance. Il existe également des langues régionales et la transmission d'informations est très précise au sein des groupes » - Aurélien Guay (guide naturaliste)

Crédit photo : ©Sealifer3 IG & SR³ - Sealife Response, Rehabilitation & Research




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