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Marineland d’Antibes - Lotty, la doyenne des dauphins du parc est morte

19 février 2019

Selon Marineland, Lotty souffrait d’une infection sévère diagnostiquée par leur vétérinaire. « Les traitements prescrits n’ont malheureusement pas permis de la sauver."



Une autopsie doit être réalisée dans les prochains jours pour permettre d’en savoir plus sur les causes exactes du décès de Lotty 

Lotty avait été capturée en Floride en mars 1983. 

Elle fut d’abord envoyée en Angleterre où elle est restée 10 ans, puis au Kolmårdens Djurpark en Suède où elle mit au monde Lotus, un mâle né le 5 juin 1995 (transféré en 2003 au Zoo Marine d’Algarve- Portugal). Lotus y est toujours détenue captif avec 24 autres dauphins, Lyra, une femelle, née le 12 juillet 1999 (toujours détenue en Suède avec 10 autres dauphins) et Fénix, un mâle, le 23 décembre 2001. 



Lotty fut transférée au Marineland d’Antibes en 2005 en compagnie de Sharky et de son petit Fénix. Fénix est mort le 10 octobre 2009.

Le 1er janvier dernier, Lotty perdait son bébé. Le petit est décédé très rapidement après l'accouchement.
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Lotty était âgée d’environ 40 ans. 
Née libre, Lotty est le 47è cétacé à mourir dans les bassins du Marineland depuis l'ouverture du parc en 1983.

Pour rappel, en liberté, la longévité maximale des dauphins tursiops est de plus de 40-45 ans pour les mâles, plus de 50 ans pour les femelles.

Les dresseurs de SeaWorld ne « surferont » plus sur les dauphins !

Par Kate Gibson - 7 février 2020

SeaWorld Entertainment met fin à cette pratique de longue date qui consiste à faire monter des dauphins par des dresseurs lors de spectacles dans ses parcs d'attractions.


Cette décision fait suite à une campagne de près d'un an menée par des militants des droits des animaux pour convaincre l'entreprise d'interdire ce numéro consistant à faire porter tout le poids d’un dresseur le dos ou faire se dresser les dauphins hors de l’eau avec un dresseur sur leur rostre.

L'abandon de ces spectacles de dauphins a été annoncé dans une lettre envoyée ce mois-ci par un avocat de SeaWorld à la Commission américaine des opérations de bourse. Elle portait sur une proposition d'actionnaires faite en décembre par People for the Ethical Treatment of Animals, qui demandait à la société de mettre fin à ce qu'elle décrivait comme des « numéros de cirque". En décembre, l’association détenait 163 actions de SeaWorld.

SeaWorld Entertainment a déclaré qu'elle ne ferait plus de démonstration de « surf » sur les dauphins sur aucun de ses sites, et prévoit de supprimer progressivement le numéro consistant à se tenir debout sur le rostre des dauphins dans les prochains mois, bien qu'elle estime qu'aucun de ces comportements ne nuit aux animaux de quelque manière que ce soit.


La société a également déclaré qu'un seul de ces 12 parcs, SeaWorld San Diego, continuait de laisser les dresseurs se tenir debout sur le rostre des grands dauphins.

SeaWorld a cependant rejeté l'affirmation de PETA selon laquelle le groupe militant aurait eu un rapport avec cette décision.

« SeaWorld fait continuellement évoluer ses spectacles afin de créer la meilleure expérience possible pour nos clients et nos animaux », a déclaré la compagnie dans un communiqué. « En tant qu'installation zoologique accréditée, seuls nos dirigeants déterminent le contenu et le format de nos spectacles et ils ne sont aucunement influencés par les actions d'activistes mal informés, qui semblent plus intéressés par leur image et les collectes de fonds qu'ils ne le sont par le bien-être des animaux ».

En 2013, suite à la diffusion du documentaire Blackfish, SeaWorld avait subi de lourdes pertes financières et une baisse de fréquentation. Le documentaire dévoilait les conditions de détention des orques détenues en captivité à travers le triste destin de Tilikum.

Même si en 2018, la fréquentation et les bénéfices ont augmenté, ils demeurent inférieurs aux chiffres de 2013. Seaworld impute cette baisse de fréquentation durant le troisième trimestre aux journées de mauvais temps plus nombreuses par rapport à l’année précédente.

Traduction : C’est assez !


Crédit photos : ©Sam Hodgson / San Diego Union-Tribune

Des dauphins tués au large des côtes de Floride, une récompense de 20 000 dollars offerte pour retrouver les coupables

11 février 2020 

Le bureau chargé de l'application de la loi de la NOAA offre une récompense de 20000 $ pour toute information menant à une sanction civile ou à une condamnation pénale de la ou des personnes responsables de la mort récente de deux dauphins en Floride.


A la fin de la semaine dernière, des biologistes de la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission ont découvert un dauphin mort au large de Naples, en Floride. L'animal a été mortellement blessé par ce qui semblait être une balle et/ou un objet pointu. La même semaine, les experts de l’Emerald Coast Wildlife Refugeont ont trouvé un autre dauphin tué par balle à Pensacola beach.

En mai 2019, un dauphin avait été retrouvé mort avec une plaie perforante à la tête au large de l'île de Captiva.

Un dauphin, également blessé à la tête par balle été retrouvé mort au large de l'île de Captiva, en Floride, en mai 2019. Cette enquête est toujours en cours et une récompense est également offerte pour recueillir des informations.

La NOAA offre une récompense de 20 000 dollars pour toute information qui pourraient mener à l’arrestation du ou des responsables de ces actes barbares.

Les biologistes pensent que ces récents décès de dauphins sont dus au fait que des personnes ont nourri les mammifères. Les dauphins associent les humains et les bateaux à la nourriture, situation qui les met dans des situations dangereuses pour obtenir cette nourriture.


Les dauphins peuvent être victimes d’impacts mortels en cas de collision avec un bateau, d'enchevêtrement ou d'ingestion d'engins de pêche, ainsi que d'actes de malveillance intentionnels comme ceux-ci. Vous pouvez prévenir ces dommages causés aux dauphins sauvages en ne les nourrissant pas.

Depuis 2002, au moins 29 dauphins, y compris ces derniers cas, se sont échoués dans le sud-est des États-Unis. Il a été prouvé qu’ils avaient été abattus, par balles, par flèches, ou empalés avec des objets tels que des harpons de pêche. Quatre incidents de ce type se sont produits au cours de l'année dernière.

Harceler, chasser, tuer ou nourrir les dauphins sauvages est illégal, et les contrevenants peuvent être condamnés à des amendes allant jusqu'à 100 000 dollars et à un an de prison, selon la NOAA.
Ces actes sont interdits par la loi sur la protection des mammifères marins (Marine Mammal Protection Act). Les infractions peuvent faire l'objet de poursuites civiles ou pénales. Les contrevenants sont passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 dollars et d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à un an par infraction.

La NOAA continue de faire respecter activement ces interdictions. Une affaire récente a conduit la NOAA à imposer une amende de 1 250 dollars à un homme originaire du Kansas pour avoir nourri un dauphin alors qu’il passait ses vacances en Floride.

La NOAA collabore également avec le ministère de la Justice pour engager des poursuites pénales dans les cas les plus graves. Cela inclut la condamnation et la peine de prison prononcées en 2009 contre un capitaine de pêche pour avoir fabriqué des bombes artisanales et les avoir jetées sur des dauphins.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Florida Fish and Wildlife Conservation Commission

Premier sanctuaire de bélugas au monde : L'histoire de Little White et Little Grey

Par Jessica Scott-Reid - Le 28 janvier 2020

Little White et Little Grey ont été capturés alors qu'ils débutaient à peine leur vie, 10 ans plus tard, ils sont préparés à retrouver la liberté !

Il y a dix ans, deux jeunes bélugas ont été capturés au large des côtes arctiques de la Russie et envoyés en captivité.


Les 2  bélugas ont tout d'abord été envoyés dans un centre de recherche côtière. Puis, ils ont été vendus à un parc marin chinois.

Ils y ont été dressés et exploités pour le spectacle, et dès lors, la vie de ces 2 bélugas, comme pour les milliers d'autres cétacés détenus actuellement en captivité, semblait bien sombre.

Mais leur destin a changé et, dix ans plus tard, les bélugas, aujourd'hui appelés Little White et Little Grey, sont devenues de célèbres pionnières, voire même des « ambassadrices » comme le décrit Andy Bool, directeur de l'organisation Sea Life Trust. Car bientôt, elles retourneront à la mer.



Sea Life Trust est le partenaire caritatif de Merlin Entertainment, une société basée au Royaume-Uni et connue pour ses attractions de divertissement, notamment les musées de cire de Madame Tussaud, les parcs Legoland et d'autres parcs à thèmes dans le monde entier.

Mais détenir des bélugas en captivité ne fait pas partie de l’idée que se fait la société du divertissement.

En 2012, Merlin rachète le Changfend Ocean World à Shanghai, où étaient détenues Little White et Little Grey et s’engage à mettre fin au spectacle de bélugas. Grâce à un partenariat avec Sea Life Trust et une autre ONG, Whale and Dolphin Conservation, un plan « pour trouver une solution alternative pour Little White et Little Grey » fut rapidement élaboré pour les « faire sortir de là et qu’elles retrouvent un environnement plus naturel. »

La tâche n'a cependant pas été facile, ni rapide. Little White et Little Grey ont été retenues en captivité durant tant d'années qu'on ne pouvait pas simplement les libérer. Il a donc fallu trouvé l’endroit idéal pour construire le premier sanctuaire au monde pour bélugas en pleine mer.

« Vous avez besoin d'un environnement qui corresponde étroitement à celui d'où elles viennent », explique Bool, « et qui leur offre un espace protégé afin de créer une zone sûre ». Il fallait également un emplacement qui permette la construction d'un centre de soins, « qui vous permette de mettre les animaux en quarantaine dès leur arrivée au sanctuaire, et vous donne également un autre espace sécurisé si, pour une raison quelconque, ils devaient rencontrer des difficultés ou tomber malades ».

Après quatre longues années de recherches, l'endroit parfait a finalement été trouvé, au large de l'île islandaise de Heimaey, dans la baie de Klettsvik. « La baie, déclare Bool, fait 32 000 mètres², soit environ 30 fois plus que l'espace d'où elles venaient à Shanghai. Elle peut également atteindre dix mètres de profondeur par endroits, donc beaucoup plus profonde que la piscine de Shanghai. Elle est entourée sur trois côtés par des falaises, qui l'abritent des pires conditions météorologiques », dit-il. « Cela nous a également permis de séparer cette partie de la baie de l‘océan par un filet afin de créer un espace sûr. Et pour couronner le tout, poursuit Bool, il y avait de la place pour cet établissement de soins si nécessaire, à 1400 mètres de la baie, à seulement sept minutes en bateau ».



C'est dans ce centre de soins que se trouvent aujourd'hui Little White et Little Grey. Après un voyage incroyable de plus de trente heures depuis la Chine, par route, par air et par ferry, et pour lequel les bélugas et leurs soignants ont dû se préparer, Little White et Little Grey ont débarqué en Islande l'été dernier. Les bélugas sont maintenant en quarantaine et s'acclimatent progressivement à ce qui les attend : leur prochain et dernier mouvement, le retour vers l'océan au printemps.

« Parce qu’elles étaient détenues dans un espace clos, dans une eau plus chaude », dit Bool, en parlant du parc marin chinois, « Elles n'ont pas une couche de graisse suffisante pour leur permettre de survivre dans la nature ». Les bélugas sont actuellement nourris avec une plus grande variété de poissons qu'elles mangeraient à l'état sauvage, afin que cette couche de graisse si importante épaississe. Elles apprennent également à renforcer leur endurance, à nager davantage et à passer plus de temps sous l'eau en retenant leur souffle. La température de l'eau diminue aussi progressivement pour atteindre ce à quoi elles peuvent s’attendre dans l'océan.


« Little White et Little Grey se comportent comme des bélugas », déclare Bool avec fierté. « Ils sont curieux, ils interagissent bien entre eux et veulent constamment être occupés. Lorsqu’elles seront dans la baie, elles auront la possibilité d'explorer, et elles verront des choses qu’elles n'ont pas revues depuis leur jeune âge ».

L'espoir est que, bien sûr, l’histoire de Little White et Little Grey ne soient qu'un début. Comme le fait remarquer Bool, « deux bélugas ne font pas un sanctuaire ».

Une fois qu'ils seront déplacés dans la baie, les deux seront étudiés pour voir dans quelle mesure ils s'adaptent et, en fin de compte, comment cette expérience pourrait être appliquée à d'autres cétacés en captivité.

« Bien qu’actuellement, il ne soit question que de Little White et Little Grey, et de leur offrir une vie naturelle alternative », un autre objectif est, selon Bool, de « démontrer que cela peut être fait » et de « suivre et montrer les changements positifs que cela entraîne pour les 2 bélugas ».

Bool appelle Little White et Little Grey des « ambassadeurs » pour les 300 autres bélugas en captivité, « et plus largement pour les 3000 cétacés captifs détenus dans le monde ».


Pour M. Bool, si le fait d'être le premier sanctuaire de bélugas au monde pose de nombreux défis, « il offre également de nombreuses possibilités de créer un modèle que d'autres pourront suivre ». 

Mais pour l'instant, Little White et Little Grey sont juste occupés à manger, à nager et à se préparer pour la dernière étape de leur voyage, le retour à la mer.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Tesni Ward

Indonésie - Le spectacle est terminé

Par Cara Sands - Dolphin Project - 5 février 2020

FERMETURE DES  CIRQUES ITINÉRANTS DE DAUPHINS 

Après une décennie de campagne acharnée contre les cirques itinérants des dauphins en Indonésie, le spectacle de dauphins le plus cruel au monde a été fermé.


Le 5 février 2020, le ministère indonésien de l'environnement et des forêts a décidé de ne pas renouveler les permis pour les cirques itinérants de dauphins. Wersut Seguni Indonesia, l'entreprise responsable de cette souffrance sans fin et du commerce des dauphins sauvages dans le but de fournir des cétacés pour le « divertissement »  itinérant, devra finalement plier ses chapiteaux.

Cirque itinérant de dauphins - Indonésie
Cirque itinérant de dauphins - Indonésie
Dauphins de cirque itinérants chargés sur un camion et transportés de spectacle en spectacle
Contexte

Les dauphins détenus dans les cirques itinérants on été transportés de village en village, de ville en ville, durant une période de quatre semaines dans chaque endroit. L'équipe indonésienne du Dolphin Project a documenté sur leurs voyages et obtenu des images de dauphins restant jusqu'à trois jours dans des boîtes ressemblant à des cercueils, transportés par camion à travers Sumatra, Kalimantan, Sulawesi et Java.

Les mammifères étaient obligés de se produire dans de petites piscines fortement chlorées, les produits chimiques ajoutés étaient si puissants qu'ils brûlaient les yeux des clients, sans parler des dauphins qui y nageaient. Cinq fois par jour, les dauphins se produisaient pour le plus grand plaisir du public, n'étant nourris que de petits morceaux de poisson pendant les spectacles pour les maintenir affamés et prêts à divertir le public. Ces routines, qui vont du saut dans des cerceaux à la "danse" en passant par la musique volume à fond, se répétaient à l'infini.

Militants indonésiens protestant contre les cirques itinérants des dauphins
L’équipe d'activistes locaux du Dolphin Project militant pour la fin des cirques itinérants de dauphins 
Une décennie de campagne
Femke den Haas, directrice de la campagne indonésienne du Dolphin Project, déclare : « C'est un jour historique pour tous ceux qui y ont participé. Depuis 2009, date à laquelle les spectacles itinérants de dauphin ont débuté, nous avons travaillé sans relâche, envoyant des pétitions, coordonnant des protestations, assistant à de nombreuses réunions, faisant pression sur le gouvernement et nous engageant dans des recherches approfondies sur le terrain. Aujourd'hui, nous sommes entrés dans l'histoire en fermant l'un des derniers cirques itinérants du monde ».

Le Dolphin Project a également lancé une grande campagne en Indonésie pour mettre fin à cette exploitation, notamment avec une campagne de graffitis et de peintures murales, des panneaux d'affichage électroniques dans toute l'Indonésie, des affichages numériques à l'aéroport de Bali et un spectacle éducatif itinérant de marionnettes.

#FreeBaliDolphins : peintures murales contre la captivité à Bali, en Indonésie 
Panneaux numériques anti-captivité - Aéroport de Bali.
Mais cette campagne n'a pas été facile. Femke poursuit : « Nous avons fait une présentation au Centre Culturel Américain de Jakarta en février 2013, en présence du ministre des forêts. Notre intention était de présenter les cirques itinérants des dauphins et de montrer la nécessité de les fermer. 

Avant notre présentation, nous avons reçu de nombreuses menaces de la part des propriétaires du cirque qui ont même engagé des personnes pour nous intimider, allant jusqu'à courir à l'intérieur du bâtiment où nous nous trouvions. Notre fondateur/directeur, Ric O'Barry, s'est vu conseiller de porter un gilet pare-balles car la situation était hors de contrôle ».

À l'époque, la corruption était florissante et la conservation était le point le plus important à l'ordre du jour. Mais les choses ont changé pour le mieux. Les décideurs actuels du ministère de l'environnement et des forêts ont complètement changé les choses, en faisant passer l'éthique avant les profits. Et c'est ainsi que le cirque itinérant des dauphins restera dans l'histoire comme l'un des spectacles de dauphins les plus violents jamais créés.

Des militants locaux protestent contre le cruel cirque des dauphins voyageurs en Indonésie
Ric O'Barry portant un gilet pare-balles
lors d'une présentation à Jakarta, en Indonésie
Bien que le cirque itinérant de dauphins ne soit plus autorisé, Wersut Seguni Indonesia peut toujours continuer à organiser des spectacles de dauphins dans ses installations permanentes du centre de Java. Nous savons qu'entre 20 et 30 dauphins y sont détenus en captivité.

L'équipe indonésienne du Dolphin Project continuera à surveiller cette situation pour s'assurer qu'aucun dauphin ne soit plus transporté de ville en ville. Nous resterons vigilants et veillerons à ce que la loi soit respectée. 

Le Dolphin Project continuera également à faire campagne pour réhabiliter les dauphins captifs restants en Indonésie et libérer ceux qui seront des candidats appropriés.

Nous encourageons tous nos supporters à envoyer un mot de remerciement à Siti Nurbaya Bakar, ministre indonésien de l'environnement et des forêts @siti.nurbayabakar (Instagram).

Bali Sanctuary - le premier sanctuaire permanent pour dauphins au monde
Beaucoup de grandes choses sont arrivées récemment pour les dauphins en Indonésie.

Le 6 août, l'hôtel Melka Excelsior de Lovina, au nord de Bali, a été fermé, les quatre dauphins qui y étaient détenus, Rocky, Rambo, Johnny et Dewa, ont été confisqués alors qu’ils y vivaient des conditions déplorables et dans de grandes souffrances.

Le 8 octobre, le Dolphin Project, en collaboration avec ses partenaires locaux, le département central des forêts de Jakarta et le JAAN, a créé le premier sanctuaire permanent de dauphins au monde.

Le sanctuaire de dauphins de Bali est le premier du genre à s'occuper de dauphins autrefois captifs. Rocky, Rambo, Johnny et Dewa sont les premiers dauphins à avoir été amenés ici.

Avant la construction du sanctuaire, nous avons construit la première installation permanente au monde dédiée à la réhabilitation et à la libération des dauphins à Kemujan, Karimun Jawa. Baptisé Camp Lumba Lumba (lumba étant le mot indonésien pour dauphin), le centre de réhabilitation répond à la nécessité de mécanismes d’applications efficaces d’une loi interdisant les captures de dauphins sauvages en Indonésie.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Dolphin Project 

Une autre orque résidente du sud est présumée morte

Par Lynda V. Mapes - 28 janvier 2020 

Selon le Centre For Whale Research, Mega (L41) n’a pas été vu lors d’une rencontre avec le pod L le vendredi 24 janvier dernier.

Mega est né en 1977, et en raison de son âge et du fait qu’il est été observé très amaigri et en mauvaise santé en janvier 2019, les scientifiques du Center for Whale Research craignent le pire, et il sera considéré comme décédé si il n’est pas vu lors d’une future observation.

Mega (L41) - Crédit photo : ©MarkMalleson / iStock / Getty Images
Si le décès de Mega est confirmé, cela porterait la population des orques résidentes du sud à seulement 72 individus, le second recensement le plus faible de cette population depuis que le centre en a commencé le recensement il y a 45 ans. 

En 1976, après l‘ère des captures pour les parcs marins, il ne restait que 71 individus au sein des orques résidentes du sud alors qu’un tiers de cette population a été capturée pour être vendues à des aquariums du monde entier.
 
Capture d'orques résidentes à Penn Cove - 1970
Les orques luttent pour leur survie. Elles font face à 3 principales menaces qui pèsent sur la population des orques résidentes du sud sont la diminution leurs proies, et tout particulièrement le saumon quinnat, les contaminants environnementaux et les perturbations acoustiques et physiques causées par les bateaux.

Mega était une orques mâle d’une grande importance pour les résidentes du sud. Avec une autre orque mâle, Ruffles (J1), décédé en 2011, ils ont engendré la plupart des bébés nés au sein des pods J, K et L depuis 1990. Mega est à lui seul  le géniteur de 14 petits.

Crédit photo : ©James Mead Maya 
Les orques luttent pour leur survie. Elles font face à 3 principales menaces qui pèsent sur la population des orques résidentes du sud sont la diminution leurs proies, et tout particulièrement le saumon quinnat, les contaminants environnementaux et les perturbations acoustiques et physiques causées par les bateaux.

Traduction : C'est assez ! 



Ours polaires du Marineland (Antibes) - Raspoutine transféré, Flocke de nouveau maman !

30 janvier 2020 

En juin 2018, C’est assez ! alertait sur le sort de Raspoutine et Flocke via des vidéos, une pétition, et les médias.

Aujourd’hui, nous sommes heureux de vous annoncer que Raspoutine a été transféré au Yorkshire Wildlife Park (Grande Bretagne).


Le voyage s’est bien passé, Raspoutine se repose dans son nouvel environnement, et semble aller pour le mieux.

Certes cela reste un zoo, mais un zoo pratiquement 45 fois plus grand que l'enclos du Marineland.
Et comme il n'existe aucun sanctuaire...

Le parc détient déjà 4 ours polaires sur un terrain de dix hectares qui comprend deux bassins, dont le plus important est profond de huit mètres et contient 25,5 millions de litres d'eau.

Au Marineland, l’enclos de Flocke et Raspoutine au Marineland ne fait que 2200 m².

Les 2 ours ne sont séparés que par une cloison, et partagaient parfois le même enclos, cette proximité étant source d’un énorme stress pour les animaux.


Raspoutine retrouvera des températures plus clémentes, et plus adaptées à son espèce.

Nous avons également été informés que Flocke a donné naissance à 3 oursons...Cela ne nous réjouit pas...

En juin 2018, nous alertions sur les conditions de vie des ours polaires dans le sud la France.
En décembre 2018, lors de notre rencontre avec M. De Rugy, nous demandions le transfert des ours polaires dans un lieu plus adapté à leur physiologie
C‘est chose faite pour Raspoutine, hélas, Flocke de nouveau maman, ne peut être transférée tant qu'elle s'occupe de ses 3 bébés. Elle a mis bas durant les fêtes de fin d'année.


Nous vous remercions toutes et tous pour votre soutien, vos signatures, notre pétition ayant dépassé les 267000 signatures.

Nous continuerons à nous battre pour que de tels animaux ne soient plus gardés dans un climat totalement délétère pour eux.

« La naissance d'un ourson polaire en captivité n'est pas une vision d'espoir mais le constat d'un échec, celui de l'impossibilité de cohabiter avec une nature libre et sauvage » - Rémy Marion


Groenland - Le narval menacé par la chasse intensive !

9 janvier 2020 

Les narvals sont menacés d'extinction, leur nombre diminuant considérablement en raison de la chasse excessive pratiquée au Groenland, a déclaré un scientifique.

Connus sous le nom de « licorne des mers » et pour son unique défense torsadée qui peut mesurer jusqu'à 3 mètres de long, ces mammifères vivent dans les eaux arctiques du Canada, du Groenland, de la Norvège et de la Russie.


Mais des experts affirment qu'ils ont été presque anéantis au Groenland après que les chasseurs Inuits aient profité de quotas excessifs. Un scientifique qui a travaillé au Groenland a déclaré au Mirror que le gouvernement n'avait pas fait assez pour protéger cette espèce.

« Ces créatures sont déjà affectées par le changement climatique, mais leur population est éradiquée en raison des quotas de chasse excessifs » a déclaré le scientifique. « Le gouvernement du Groenland savait depuis 2017 que les prises sont trop élevées, mais ne fait rien pour les sauver. »

Les narvals sont chassés pour leur viande et leur graisse ainsi que pour leurs défenses. Dans les eaux du Groenland, le nombre est passé de 1 945 individus en 2008 à seulement 246 il y a deux ans et ce chiffre a peut-être encore diminué depuis.


Alors que les Inuits du nord du Canada sont autorisés à chasser le narval, il est illégal d'importer les défenses aux États-Unis. L’ONG affirme que les 80 000 narvals qui peuplent les mers du monde entier sont également confrontés aux dangers liés à l'exploitation pétrolière et gazière, ainsi qu’au changement climatique.

« L’intensification du transport maritime créant plus de possibilités de collision et plus de bruit sous-marin qui peuvent interférer dans la communication entre les baleines ». déclarent-ils.

La défense caractéristique du narval, que l'on trouve principalement sur les mâles, est en réalité une dent hypertrophiée qui pousse à partir du côté gauche de sa mâchoire supérieure. Quelques mâles en possèdent deux, alors que seulement 2 % des femelles en ont une.


Selon les experts, elle possède de grandes capacités sensorielles avec environ 10 millions de terminaisons nerveuses qui lui permettent de localiser leur nourriture, elle leur sert également très probablement de radar sensoriel et pourrait peut-être, leur permettre de détecter d’infimes variations de qualité de l’eau.

Ces animaux se nourrissent principalement de flétan du Groenland, ainsi que d'autres poissons, de calmars et de crevettes. Selon les experts américains, ils peuvent vivre jusqu'à 40 ans, l’orque étant leur principal prédateur après l’humain.

Traduction : C'est assez ! 



Grande-Bretagne - Des experts enquêtent sur le premier échouage d'orques en Angleterre depuis 2001

Par Press Association - le 14 janvier 2020

Il s'agit du premier échouage d'orque confirmé par la Zoological Society of London (ZSL) en Angleterre et au Pays de Galles depuis près de 20 ans. 

La jeune orque mâle, d'environ 15 pieds de long (soit environ 4m50), s'est échoué dans un marais salant dans l’estuaire The Wash, sur la côte est de l'Angleterre.

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
Les orques sont une espèce prioritaire pour les recherches de ZSL car ce sont des super-prédateurs qui peuvent absorber des concentrations importantes de polluants marins tels que les produits chimiques connus sous le nom de PCB qui s'accumulent à mesure qu’on s’élève dans la chaîne alimentaire.

Rob Deaville et Matt Perkins, de ZSL, ont collecté des échantillons de graisse, de foie, de muscles et de reins du mammifère marin dont le corps était en grande partie intact à l'intérieur malgré son état apparemment de décomposition. Le cétacé est probablement mort il y a quelques semaines.

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
Des tests permettront d'analyser les échantillons pour rechercher les contaminants marins, tandis que l'analyse génétique aidera à déterminer de quelle population provient l'animal. Des dents ont également été prélevées pour évaluer avec précision l’âge du mammifère marin.

Selon les experts, il n'y avait aucune preuve d'alimentation récente, car l’estomac de l’orque était en grande partie vide. 

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
L'équipe a trouvé un gros fragment de plastique dans la première poche de l’estomac. Selon eux, ce n’est pas ce qui aurait tué l'orque puisque l'estomac n'était pas bloqué.

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
Le saviez vous :

L'estomac de l’orque comporte plusieurs poches. Celles-ci, appelées sacs gastriques sont au nombre de trois. L'estomac est l'organe principal de la digestion car l'orque ne mâche pas ses proies, ne possède pas de glandes salivaires (qui sont les premiers éléments de la décomposition chimique des aliments). Comme son œsophage est très large, ce qu'il avale arrive tel quel dans l'estomac, ou plus précisément dans la première des trois poches de l'estomac.

Crédit image : ©Orcinus-Orca
La première poche ou estomac mécanique est en fait une sorte de broyeur qui va permettre de disloquer les proies, les broyer pour les rendre plus facilement digérables. Cette poche est dépourvue de glandes digestives. C'est une sorte de post oesophage. Néanmoins, les travaux de Flower et Lyddeker (1891) ont montré que les sucs digestifs de la deuxième poche passent parfois en faible quantité dans la première, ce qui permet un début de digestion. A noter que l'on peut trouver dans cet estomac mécanique des cailloux ou des coquillages qui ont pour but d'aider au broyage.

Les aliments passent ensuite dans la deuxième poche, centrale, appelée estomac chimique ou estomac principal. Les parois y sont donc plus épaisses et, bien sûr, pourvues de glandes digestives. L'acide chlorhydrique et les sucs digestifs vont donc dégrader les grosses molécules afin d'être absorbées par la muqueuse du tube digestif...

Vient ensuite la dernière poche, ou estomac terminal, ou estomac pylorique (car situé dans la zone du pylore, avant l'intestin). C'est une sorte de poche de mise en attente. 

Traduction : C’est assez ! 


Autre source : Orcinus-Orca

Des nouvelles du bébé baleine noire heurté par un bateau et gravement blessé

Par RUSS BYNUM  / Associated Press
13 janvier 2020

Derecha et son bébé blessé ont été vus pour la première fois au large de la Géorgie le 8 janvier par des biologistes de la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission. 

Les photos prises par avion et par bateau avaient révélé de profondes entailles de chaque côté de la bouche du bébé, ainsi qu'une coupure sur le dessus de sa tête près de l'évent. les blessures à la bouche pourraient empêcher la jeune baleine de se nourrir de façon permanente.

Crédit photo : ©Florida Fish and Wildlife Commission via AP
L’état du baleineau avait alors été jugé préoccupant en raison de la gravité et de l’emplacement de ces blessures.

Après un second pronostic, les experts affirment que ce nouveau-né a peu de chances de survivre.

Le temps brumeux le long de la côte a retardé la possibilité de localiser de nouveau le bébé et sa mère. Mais vendredi dernier, ils ont été de nouveau repérés près de l’Île Simons. Après observations, les scientifiques ont conclu que les blessures de la jeune baleine étaient pires que ce qu’ils craignaient au départ. Selon eux, ils auraient très peu de chances de survie.


Cependant, ils veulent tenter, s’ils arrivent à approcher le baleineau en toute sécurité, d’injecter des antibiotiques au jeune cétacé à l’aide d’un pistolet à air comprimé

« Après examen par de nombreux experts, tant des biologistes que des vétérinaires cliniques, le pronostic est passé de préoccupant à mauvais » a déclaré Mme Rowles. « En d'autres termes, il est peu probable qu'il survive ».

Les humains sont limités dans ce qu'ils peuvent faire pour aider l‘animal. Un équipage spécialement formé se tenait prêt dès lundi à intervenir pour tenter d’approcher de nouveau le bébé et sa mère.

« Si un bateau peut s'approcher assez près sans perturber le baleineau ou sa mère », a déclaré M. Rowles, les scientifiques se serviront d’un pistolet à air comprimé pour tirer une seringue spécialement préparée avec une aiguille et une dose d'antibiotique appropriée pour un bébé baleine noire. »

Mais ils pourraient décider que cela ne vaut pas la peine de courir ce risque si la santé du baleineau semble se détériorer rapidement ou si les scientifiques craignent que la maman puisse être blessée.

Crédit photo : ©Florida Fish and Wildlife Commission via AP
« C'est une femelle reproductrice très connue, elle contribue à l’essor de cette population », a dit M. Rowles. « Nous ne voulons rien faire qui puisse la mettre en danger. »

Derecha est âgée de 27 ans et elle a donné naissance à quatre reprises par le passé.

Le baleineau blessé est le quatrième bébé qui a été observé au large de la côte sud-est des États-Unis depuis la mi-décembre.

Les mortalités de baleines noires ont dépassé les naissances au cours des dernières années, ce qui soulève beaucoup d’inquiétudes chez les chercheurs quant aux perspectives de survie de l'espèce. Sept baleineaux de de cette espèce ont été enregistrés l'hiver dernier lors de vols de relevés quotidiens au large de la Géorgie et de la Floride. Entre-temps, au moins 10 baleines noires ont été retrouvées mortes en 2019.

La NOAA a rappelé que les paires mère/enfant passent le plus clair de leur temps près de la surface, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux collisions.

La loi exige de rester à une distance d'au moins 500 mètres des mammifères marins, que ce soit par les airs (y compris les drones) ou sur mer.

Traduction : C'est assez ! 




Hong-Kong - L’Ocean Park met fin aux spectacles de dauphins et d’otaries

Par Sally Ho - 15 janvier 2020

Ocean Park, le parc animalier de Hong Kong, a annoncé la fin de ses spectacles avec des dauphins et des otaries après avoir essuyé le feu des défenseurs des droits des animaux.

Crédit photo ; ©Ocean Park 
Jusqu'à aujourd‘hui, le parc avait défendu avec acharnement ces spectacles, prétextant qu'il contribuait à éduquer le public. Ce changement fait partie de son plan de réaménagement du parc avec 26 nouveaux manèges, qui, selon Ocean Park, attireront des « millions » de visiteurs d'ici 2027.

Ocean Park est le premier parc à thèmes qui a ouvert à Hong Kong en 1977. 

Durant des années, les spectacles de dauphins ont été dénoncés par les militants des droits des animaux et les organisations environnementales, surtout après la mort de plusieurs dauphins au sein du parc. Cependant, jusqu'à cette décision récente de supprimer complètement l’Ocean Theatre, le parc défendait ce show pour sa valeur prétendue « éducative ».

Cette annonce fait partie du « tout nouveau » plan de réaménagement de leurs installations sur le thème « Aventure », qui verra le démantèlement de 12 anciens manèges et la mise en place de 26 nouveaux.

Les travaux d'agrandissement commenceront officiellement en 2023, et les nouvelles attractions devraient être terminées d'ici 2027.

Le parc fait face des difficultés financières depuis un certain temps, avec une baisse de fréquentation de 30 % d’une année sur l’autre. Dans leur rapport annuel pour l'exercice financier se terminant le 30 juin 2019, les responsables du parc ont révélé qu'ils connaissent un net ralentissement depuis quatre années consécutives.

Ils ont déclaré qu’il demanderait un financement ponctuel de 10,64 milliards de dollars HK au gouvernement hongkongais.

Crédit photo : ©Winson Wong

« En ce qui concerne les dauphins... il a été décidé que nous n'avons plus besoin de l'Ocean Theatre comme base pour une salle de spectacle, et nous allons arrêter le programme avec les dauphins », a déclaré Leo Kung, président d'Ocean Park. Une fois l’Ocean Theatre fermé, les dauphins seront transférés dans une autre zone à l'intérieur du parc, mais resteront visibles par le public.

Durant des années, les militants de Hong Kong ont demandé à Ocean Park de cesser progressivement ses spectacles d'animaux et les programmes d’inséminations artificielles.

En mai 2018, le groupe de défense des droits des animaux Dolphin Family a organisé une manifestation devant le parc dans le cadre de la journée mondiale annuelle « Empty The Tanks », journée qui vise à sensibiliser le public sur les méfaits de la captivité sur les cétacés. Selon les activistes de « Empty The Tanks », les mammifères marins qui sont gardés dans des bassins ne mangent pas suffisamment, ne socialisent pas, ne se reproduisent pas naturellement…

Non seulement le fait de garder des dauphins en captivité implique de blesser ou de tuer des dauphins durant les processus de capture, mais ces captures ont des conséquences terribles sur la santé physique et mentale des mammifères marins.

Gardés dans des bassins minuscules et stériles, sans distraction, ni stimulations naturelles, les dauphins captifs doivent être régulièrement soignés avec des médicaments contre les ulcères et autres maladies, contre les dépressions, afin de les soulager de leurs souffrances dues à leurs conditions de vie cruelles et aux comportements contre nature qu'ils doivent adopter pour le divertissement du public.

Pour Gary Stockes, fondateur de l’ONG OceansAsia, basée à Hong-Kong :

« La victoire laisse un gout amer. Le spectacle est terminé, ce qui est formidable. 
Cependant, cette décision est au programme depuis 5 ans, et ce dans le cadre du plan de réaménagement du parc.
Les dauphins seront déplacés dans une autre zone et seront toujours exposés au public, toujours au sein d’Ocean Park.
À mes yeux, c’est une petite victoire. 
Tous les dauphins d’Ocean Park sont nés en captivité et ne seront donc jamais relâchés dans la nature. »

Traduction : C'est assez 

Sources : 

Exhiber les dauphins aussi sensibles qu'intelligents en France au XXIe siècle n'est plus admissible

7 janvier 2019 - par Christine Grandjean, présidente de C'est assez ! 
Tribune publiée dans le Huffpost

Nous attendons les mesures fortes promises par le gouvernement !

Mercredi 1er janvier 2020, Lotty une femelle dauphin du Marineland d’Antibes, a accouché d’un bébé qui est décédé peu de temps après pour des raisons inconnues.

Lotty
Si ces décès surviennent aussi dans la nature, les conséquences pour les femelles y sont un peu atténuées par la possibilité qu’elles ont de faire le deuil, entourées des leurs. Pendant l’été 2018, Tahlequah, une orque de la communauté des résidentes du sud (Nord-Ouest Pacifique)a ému le monde entier en portant son enfant mort à la surface pendant plus de 17 jours sur plus de 1600 km, soutenue en permanence par les membres de son “pod”.

Bien d’autres cas similaires ont ainsi été observés en milieu naturel, ce qui confirme le haut niveau cognitif des cétacés.

Dans un bassin, pour des raisons évidentes d’hygiène, la femelle n’a aucune possibilité de faire le deuil de son petit.

Depuis sa capture très jeune, Lotty aura subi plusieurs transferts et perdu 3 enfants.

Ce destin tragique n’est hélas pas un cas isolé !

En effet qu’en est-il de la vie dans un bassin ?

Les deux espèces de dauphins présentées dans les delphinariums français, Orcinus Orca (Orques) et Tursiops Truncatus (Grand dauphin - Flipper) ne sont pas classées en danger d’extinction.

Leur conservation dans des bassins ne peut donc se justifier pour cette raison.

Orques au Marineland d'Antibes
Quant à l’argumentaire éducatif et pédagogique, il ne peut se justifier:

En effet, les dauphins étant facilement observables tout au long des côtes françaises et étant donné la qualité des documentaires animaliers, les présenter à des enfants à travers des numéros de cirque contraires à leurs comportements naturels, relève de la tromperie et n’a rien de pédagogique.

L’enfermement, une maltraitance

Pour ces animaux reconnus par les scientifiques comme étant hautement intelligents, dotés de conscience d’eux mêmes, d’émotions, de cultures qu’ils se transmettent (dialectes, techniques de chasse, noms, outils...) qui nagent près de 100 km par jour et plongent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, l’enfermement dans un bassin chloré aussi grand soit-il, avec des congénères qu’ils n’ont pas choisis, qui ne communiquent pas de la même manière, sans possibilité de fuite est déjà une grande maltraitance en soi.

À la différence des animaux terrestres présentés dans les parcs zoologiques, les cétacés vivent dans un monde en 3 dimensions: surface, profondeur et son.

Cette dernière dimension est de loin la plus importante car ils communiquent et appréhendent ce qui les entoure grâce à leur sonar, leur système d’écholocation.

Or dans un bassin aux parois en béton ou en verre, les sons se répercutent tellement que les dauphins sont amenés à mettre en veilleuse ce sens car, non seulement il leur devient inutile mais en plus il leur engendre de l’inconfort.

S’il est avéré que dans certains parcs zoologiques, les grands mammifères terrestres ont une espérance de vie plus longue en captivité que dans la nature, il n’en va pas de même pour les cétacés, qui meurent prématurément en bassin et cela malgré tous les soins quotidiens, l’absence de prédateurs, de filets, de collisions, de pollution et malgré une nourriture assurée chaque jour. 

Des décès liés à la captivité

Entre janvier 2015 et août 2017, 2 orques et 3 dauphins sont décédés au Marineland, 2 dauphins à Planète Sauvage et 3 au Parc Astérix. Cela fait 10 individus sur une trentaine et cela à des âges très précoces.

Pour mémoire, Granny, une orque résidente du Sud au Nord-Ouest Pacifique, bien connue des scientifiques, est décédée à 104 ans entourée de sa famille.

Granny, ou J2, en 2010. Crédit photo : ©Center For Whale Research
Ces décès sont directement liés à la captivité :

  • Maladies dues au chlore (peau, poumons, yeux)
  • Baisse des défenses immunitaires engendrée par le stress, favorisant les maladies opportunistes (ulcères, maladies fongiques liées aux traitements antibiotiques, qui rongent littéralement l’évent des dauphins)
  • Maladies rénales dues à la difficulté d’hydrater un cétacé (d’où les intubations)
  • Stress qui engendre des bagarres (impliquant le décès de 2 nouveaux-nés ces dernières années), usure des dents des orques jusqu’à la pulpe (les orques trompent l’ennui en mâchonnant les bords de béton et les barreaux métalliques).
  • Aileron dorsal affaissé
  • Nombreuses stéréotypies...

Toutes ces pathologies sont imputables à l’enfermement.

Plusieurs pays ont déjà interdit la captivité des cétacé et l’Inde a même été plus loin en déclarant que les cétacés devaient être considérés comme des personnes non-humaines.

L’arrêté de Madame Royal ayant été abrogé, le sort des dauphins est toujours régi par un arrêté datant de 1981 !

Il est urgent que la France prenne des mesures car en attendant les parcs continuent de faire reproduire leurs animaux avec toutes les conséquences désastreuses que cela impose à ces delphineaux et à leur mère lors des séparations, de leur imposer des tours de piste contre nature, de les maintenir en plein soleil, dans le bruit et les feux d’artifice, de les forcer à se faire tripoter ou à s’échouer sur les bords du bassin, de les séparer après les spectacles et de les maintenir sous le seuil de la faim avant les spectacles...

Vous ne verrez jamais de spectacle sans seau de poissons aux pieds du soigneur.

L’opinion publique qui avait salué l’arrêté du 3 mai 2017 est favorable à la fin de cette captivité comme le montre le sondage IFOP de novembre 2018:
70% des personnes interrogées sont opposées à la captivité pour le divertissement et 86% se disent favorable à la création de sanctuaires marins pour la réhabilitation des animaux captifs.

En outre près de 96.000 personnes ont déjà signé la pétition mise en ligne en juillet 2019 demandant de mettre un terme à cette souffrance.
Depuis 5 ans nous avons rencontré les différents ministères de l’écologie et participé aux différents groupes de travail.

Nos demandes sont claires et peu coûteuses en investissements :

  • Interdire la reproduction des cétacés et l’importation de nouveaux individus
  • L’arrêt de tout ce qui peut être douloureux et stressant pour les animaux
  • L’installation de zones ombragées
  • La possibilité de créer des sanctuaires.

Nous ne souhaitons nullement mettre en difficulté les parcs: en effet, l’espérance de vie des dauphins leur laisse une vingtaine d’années pour s’adapter.

L’exhibition d’animaux aussi intelligents et sensibles n’a plus sa place en France au XXIe siècle.

Nous attendons les mesures fortes promises par le gouvernement!