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« Emprisonner » les animaux est cruel, qu'il s'agisse de tigres ou d'orques

21 mai 2020 - Par John Hargrove

Pour moi, travailler à SeaWorld c’était le métier de mes rêves.
Je suis tombé amoureux des orques lors d'un voyage en famille à SeaWorld quand j'étais enfant. En 1993, j'y ai obtenu un poste de stagiaire et j'ai gravi les échelons jusqu'au poste de soigneur senior, le grade le plus élevé au Shamu Stadium.


Pendant mes 14 ans de carrière, j'ai travaillé avec 20 orques dans trois parcs marins différents. Et c'est mon amour pour ces animaux qui m'a fait remettre ma démission après m'être posé la question primordiale : Est-ce que c'est une bonne chose de maintenir des orques, ou tout autre animal, en captivité pour le profit ?

Je me suis rendu compte que le fait de regarder les orques et les dauphins faire des tours ne fait rien pour promouvoir le respect dû à ces animaux, et contribue encore moins à leur survie dans la nature. Au contraire, cela glorifie la maltraitance et déshumanise ces animaux hautement intelligents.


J'aimais les orques plus que tout, mais j'ai finalement dû m'avouer que mon amour pour eux ne suffisait pas. Il est devenu évident que nous ne pourrions jamais répondre à leurs véritables besoins.

Pour les orques et les dauphins contraints de se produire à SeaWorld, pour les éléphants qui se préparent à recevoir un coup d’ankus (crochet) dans un cirque et pour les tigres exploités par des gens comme « Joe Exotic », c'est une voie sans issue.

Les animaux ne sont pas des participants volontaires ; ce sont des captifs qui obéissent ou qui ont faim (on m’a ordonné de restreindre la nourriture des orques qui refusaient de travailler - parfois jusqu'à deux tiers de leurs rations quotidiennes), qui se font attaquer, ou pire encore.


Au moins cinq tigres ont été abattus dans le zoo de « Joe Exotic ». Près de trois douzaines d'éléphants, dont cinq bébés, chez Ringling Bros. Plus de 40 orques - dont beaucoup de celles avec lesquelles je travaillais - ont péri dans les bassins exigus de SeaWorld. Ce n'est pas de la conservation. C'est un carnage.

Je ne regrette pas mes années passées à SeaWorld car si je n'avais pas eu cette carrière, je n'aurais jamais pu dénoncer cette entreprise en apportant mon témoignage direct issu de plus d'une décennie d'expérience pratique en tant que soigneur d'orques dans le documentaire Blackfish. 

J'ai également été un témoin expert à la fois pour le gouvernement fédéral et durant le débat sur la législation californienne qui protège désormais les orques détenues en captivité et a contraint SeaWorld à limiter fortement la façon dont ils les utilisent pour le « divertissement ».

Plus important encore, cette loi a obligé l'entreprise à mettre fin à son programme de reproduction et à la séparation des mères et de leurs petits.

Je n'oublierai jamais l'énorme quantité de médicaments que j'ai donnée chaque jour à tant d'orques, ni comment j'ai réussi à normaliser toutes les maladies qui les ont tuées prématurément pour pouvoir suivre la ligne de conduite de la compagnie. La propagande, répétée ad nauseam, « nos animaux reçoivent des soins vétérinaires de classe mondiale » et « nos animaux sont en bonne santé et prospères » est manifestement fausse.


Bien sûr, j'ai aussi perdu mon amie Dawn Brancheau. Comme si sa mort n'était pas assez traumatisante, ceux d'entre nous qui travaillaient avec elle et se souciaient d'elle ont dû écouter en silence la direction de SeaWorld qui a trouvé le moyen de la blâmer pour avoir été démembrée. Ils ont honteusement nié, sous serment, qu'ils savaient qu'il était dangereux pour les soigneurs de travailler à proximité des orques. Les juges fédéraux, l’un après l’autre, ont vu leurs mensonges.

Alors que la société a évolué et en sait plus sur le sujet, je suis heureux que tant de gens posent maintenant des questions importantes : Pourquoi ces animaux sont-ils en captivité ? Comment, exactement, les orques en captivité aident-ils à la préservation des orques sauvages ? Sont-ils simplement là pour le profit ?


Pour moi, aimer les orques signifiait partir et ne plus être complice de leurs abus et de leur exploitation. Pour que les animaux de toutes les espèces continuent à prospérer, il faut les protéger dans leur habitat naturel, et non les emprisonner pour le divertissement.

Note : John Hargrove est un ancien dresseur senior d'orques de SeaWorld et l'auteur à succès de Beneath the Surface dans lequel il parle de sa carrière de soigneur et de sa passion pour les orques. Dans ce livre, il décrit les conditions de vie horrible des orques captives.

Il a également travaillé au Marineland d’Antibes durant 11 ans, de 2001 à 2012 en tant que superviseur. Il était en charge de la formation des soigneurs et de la supervision des shows. En 2012 il décide de claquer la porte de Marineland, en désaccord avec les conditions de vie des animaux.

Depuis il est devenu un défenseur acharné pour la liberté des orques captives et ne cesse de dénoncer le fonctionnement des parcs marins.


En juillet 2015, il était, avec Ric O’Barry, aux côtés de l’association C’est Assez ! lors de la grande manifestation qui dénonçait la captivité des cétacés devant le Marineland d’Antibes.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : 
1 - ©Joshua C. Cruey (Orlando Sentinel)
2 - ©Melissa Hargrove
3 - ©Flickr/Tammy Lo Wikipedia 
4 - ©CFP Photo


Des grands dauphins observés au large des côtes finlandaises pour la première fois depuis près de 70 ans

23 mai 2020

Le jeudi de l'Ascension, fête finlandaise, a été inoubliable pour Keeri Sjöblom, 13 ans, qui vit à Kimitoön, une municipalité maritime du sud-ouest de la Finlande.


« J'étais assise dans la cuisine près de la fenêtre en train de manger quand j'ai vu quelque chose de noir dans l'eau. J'ai couru vers la rive pour voir »,  raconte-t-elle à Yle.

Trois grands dauphins nageaient à environ 500 mètres du rivage.

Lorsqu'elle et son père sont sortis en bateau pour les observer de plus près, l'un des dauphins a nagé près du bateau, et elle a réussi à les filmer.

« Ils nageaient assez près l'un de l'autre. Deux d'entre eux étaient petits et gris et un autre était plus grand et un peu plus sombre », dit-elle.

« Je les ai entendus souffler de l'air. Ils n'ont pas sauté, mais j'ai vu leurs nageoires caudales »,  a déclaré  la jeune fille.


Les dauphins ont été aperçus pour la première fois dimanche dans la même zone, près de la ville portuaire de Dalsbruk (Taalintehdas en finnois).
  • Absolument incroyable
Lorsque Olli Loisa, cétologue et chercheuse à l'Université des sciences appliquées de Turku, a entendu parler de ces observations, elle s'est précipitée dans la région.

« J'ai vu beaucoup de dauphins, de marsouins et de baleines dans le monde entier, mais c'était la première fois que j'avais l'occasion de voir cette espèce dans les eaux finlandaises », a-t-elle déclaré. Lorsqu'il est sorti en bateau, les dauphins se sont approchés, apparemment curieux.


« C'était une sensation absolument incroyable ». 

Elle  a confirmé qu'il y avait trois grands dauphins, le type de dauphin le plus commun et le plus répandu dans le monde. On les trouve presque partout, sauf dans les eaux polaires froides - et dans la mer Baltique, une mer saumâtre presque fermée.

La seule entrée dans la mer se fait par le détroit du Danemark, une voie de navigation normalement très fréquentée qui a été plus calme durant la pandémie du coronavirus.

Selon Olli Loisa, la dernière observation confirmée de l'espèce dans la Baltique remonte à près de 70 ans.

Une seule espèce de cétacés est régulièrement observée dans la mer Baltique, le marsouin commun, dont la population est estimée à moins de 500 individus.

D'autres espèces s'égarent occasionnellement dans ces eaux. Il y a deux ans, une baleine à bosse a été libérée d'un filet de pêche près de Rauma, dans l'ouest de la Finlande, et un dauphin non identifié a également été signalé cette année-là, en 2018.


En 2006, deux dauphins à nez blanc se sont empêtrés dans un filet de pêche à Nagu, juste à l'ouest de Dalsbruk. En 1986, un béluga a été vu près de l'île de Hailuoto, près d'Oulu.


  • Restez à au moins 100m de distance
Mme Loisa n'est pas surprise que les animaux soient restés dans la même zone durant plusieurs jours au moins

« Ce genre de « vagabond » peut rester un certain temps dans un endroit pour se nourrir », explique-t-elle.

« C'est une zone de frai du hareng de la Baltique, il y a donc certainement beaucoup de nourriture pour eux trois. Ils s’activaient à manger quand je suis arrivé ».

Mme Loisa a déclaré que les dauphins pouvaient  rester longtemps sur place si on les laisse tranquille. Elle espère que l'attention des médias n'attirera pas trop de visiteurs enthousiastes.
  • Les mêmes espèces que les dauphins qu’au Parc de Särkänniemi
« Ce sont des animaux curieux, ils peuvent donc s'approcher des gens, mais personne ne doit s'approcher à moins de 100 mètres d'eux et ne doit jamais s'en approcher par devant ou par derrière »,  dit-elle.

« Les bateaux doivent se déplacer dans la zone à une vitesse modérée afin que les dauphins aient une chance de s'éloigner de leur chemin. Si vous allez vite, vous risquez fort d'en toucher un ». 

« Je recommande également de retirer tous les filets de pêche des zones où nagent actuellement les dauphins », dit Loisa.

Avant les observations de cette semaine, des grands dauphins étaient détenus dans le delphinarium  du parc d'attractions Särkänniemi à Tampere (Finlande). Le parc présentait des dauphins captifs qui se produisaient quotidiennement dans des spectacles de 1985 à 2016. Durant cette période, 16 dauphins sont nés à l'aquarium, dont deux seulement ont survécu.

En raison de la baisse des ventes de billets et de l'opposition croissante du public, les quatre derniers dauphins avaient été transférés au parc zoologique d'Attica en Grèce, où l'un d'entre eux est mort quelques mois plus tard.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Olli Loisa / ©Wikipedia  / ©Rolf Stange



Des orques observées dans le Strangford Lough (Comté de Down - Irlande du Nord)

19 mai 2020 - Article de Jilly Beattie et Shauna Corr

Les mammifères marins de cette espèce protégée étaient visibles depuis le rivage.

Les orques nageant dans le Strangford Lough ont été observées par les habitants de la région le week-end dernier.


Une orque connue sous le nom de John Coe était accompagnée par une autre orque mâle dans les eaux irlandaises du Comté de Down.

Fergal Glynn, docteur en biologie marine et résident local, a eu la chance d'apercevoir les mammifères marins qui ont fait sensation auprès des habitants de Portaferry.

« Il y avait deux orques à Strangford Lough vers 17h30 - j'étais dans le secteur, donc je les ai suivies à distance », a-t-il déclaré à Belfast Live »

« Nous avons pris de belles photos alors qu'ils faisaient surface et nageaient ensemble. »


« Ils sont restés dans le lac pendant environ quatre heures avant de repartir juste au coucher du soleil. »

Fergal, originaire de Dublin, travaille actuellement près du lac en tant qu'ingénieur, mais il garde toujours « un œil sur la faune, en particulier sur les orques d'Irlande du Nord ».

Un porte-parole de l'Irish Whale and Dolphin Group a déclaré qu'ils ont identifié les orques comme étant John Coe et une orque mâle d’un groupe de 8 individus de la « West Coast Community (population de la côte ouest). »

John Coe a déjà été repéré près d'Anglesey, au large des côtes écossaises et de la côte sud-ouest de l'Irlande.


« Ce groupe d'orques se retrouve partout autour de la côte irlandaise et le long de la côte ouest de l'Écosse. »

Mais leur beauté cache une triste vérité car ces deux orques sont probablement les dernières d'une famille en voie d'extinction.

Et non seulement ils vont disparaître des côtes irlandaises, mais ils sont aussi les derniers représentants des orques résidentes du Royaume-Uni et de l'Irlande.

Hugh Thurgate, chef garde forestier au Strangford Lough & Ards Peninsula National Trust, a expliqué pourquoi il était si douloureux de voir ces créatures incroyables.

Il a déclaré : « Voir ces orques a été un moment de joie et une expérience unique dans ma vie, et pour cela je me sens privilégié. »

« Mais je manquerais à mes responsabilités si je ne soulignais pas que ces deux orques mâles appartenaient à un groupe de 8 orques seulement, qui font partie de la West Coast Community, le seul groupe d'orques résidant au Royaume-Uni. »

« Ces 2 mâles sont connus sous le nom de WO1 - John Coe, identifiable grâce à la courbure de la nageoire dorsale et à ses marques, et W08 - Aquarius. Et ils passent une grande partie de leur temps dans les Hébrides, un archipel du Royaume-Uni et sur la côte ouest de l'Écosse. »


« Ces dernières années, les observations suggèrent que ces deux mâles pourraient être tout ce qui reste de la population qui comptait autrefois huit individus et qui a été étudiée intensivement depuis 1992. »

« Durant tout ce temps, ils n'ont pas réussi à se reproduire. »

« Il s'agit d'une population isolée et vieillissante qui est tragiquement vouée à l'extinction en raison de l'infertilité causée par l'accumulation de métaux lourds toxiques, notamment les PCB - ou biphényles polychlorés. »

« Les PCB étaient couramment utilisés dans les transformateurs électriques, les condensateurs, les huiles hydrauliques et lubrifiantes et de nombreuses autres applications industrielles, commerciales et domestiques. »

« Et bien que leur utilisation ait été interdite au Royaume-Uni en 1986, ils se décomposent extrêmement lentement et les orques étant un super-prédateur se plaçant au sommet de la chaîne alimentaire, elles accumulent et stockent les PCB dans leurs tissus cellulaires. »

« Nous sommes de plus en plus conscients de l'impact négatif que l'homme a sur son environnement, qu'il partage avec le monde naturel. »

« La disparition de la population des orques sur la côte ouest n'est qu'un exemple de plus. »

« Nous espérons que ceux d'entre nous qui ont eu la chance de voir ces animaux fantastiques seront motivés et feront plus pour aider à protéger la nature ».

Traduction : C'est assez ! 

Source : Irish Mirror

Crédit photos : : ©Causeway Boats


Naissance d’un dauphin au parc Marineland : le triste sort de ce condamné à vivre en captivité

18 mai 2020 - Article de 30 millions d'amis 

Le parc aquatique de Marineland à Antibes (06) vient d’annoncer la naissance, le 8 mai 2020, d’une femelle dauphin. 

Sa mère, Nala, y est elle-même née en captivité. Une triste nouvelle pour la protection animale. 


La Fondation 30 Millions d’Amis et l’association C’est Assez ! réclament de la ministre de l’Écologie Élisabeth Borne un moratoire sur la reproduction des cétacés dans les delphinariums, qui doit conduire à l'interdiction définitive de la captivité des animaux à des fins de divertissement.

Ce faire-part de naissance n'a rien d'une bonne nouvelle ! Si les responsables du parc aquatique azuréen Marineland se félicitent de l'arrivée d’un delphineau entre leurs murs, comptant à présent 11 dauphins, les associations de protection animale, elles, sont consternées. 

« C’est un animal qui ne verra jamais la mer, se désole Christine Grandjean, présidente de l’association C’est Assez !, partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis. Nous avons reçu cette information avec une grande tristesse, car une naissance en prison ne peut pas être une bonne nouvelle. » 

Tout comme sa mère Nala, âgée de 10 ans, la petite delphine ne connaîtra jamais les vastes territoires de plusieurs centaines de kilomètres carrés que parcourent ses congénères libres, et devra subir l’agression permanente, sur sa peau et ses yeux, du chlore utilisé pour traiter l’eau. Avec pour seul horizon un bassin en béton, la triste vie de ce mammifère se résoudra à faire le clown pour divertir un public en échange de quelque nourriture.
  • Un moratoire pour interdire la reproduction des cétacés en captivité
Pour que ce delphineau soit le dernier à voir le jour dans ces conditions aussi inappropriées que dangereuses pour sa santé physique et mentale, les associations de protection animale en appellent une énième fois à Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire : 

« Nous réitérons notre demande d'urgence pour un moratoire sur la reproduction des cétacés en captivité, en attendant une réglementation définitive visant à interdire les delphinariums, confirme Christine Grandjean. La France doit créer des sanctuaires pour la réhabilitation des cétacés sauvés de la captivité. » 

Signé par Ségolène Royal en mai 2017, l'arrêté ministériel interdisant la reproduction des dauphins et des orques en captivité avait finalement été annulé en janvier 2018 par le Conseil d’État, sous la pression des parcs aquatiques. La Fondation 30 Millions d’Amis et ses partenaires ont, depuis, poursuivi les discussions avec les ministres successifs... dont les atermoiements continuent d'être éminemment préjudiciables aux animaux.

« En 5 ans, nous avons rencontré 4 ministres et pourtant, rien n’avance. Actuellement, les services du ministère de l’Écologie se disent trop occupés par les mesures à prendre face au Covid-19. Pourtant, cela ne les empêche pas d’autoriser la prolongation de la chasse au blaireau, après avoir permis aux chasseurs de continuer l’agrainage des sangliers en pleine période de confinement ! », dénonce la responsable de C’est Assez !. 

Avec le Marineland d’Antibes, la France compte 3 autres delphinariums (Planète Sauvage près de Nantes ; Parc Astérix à Plailly ; Moorea Dolphin Center à Tahiti).

Un silence gouvernemental d'autant plus assourdissant que sur ce sujet, l'opinion publique est sans ambiguïté : près de 7 Français sur 10 veulent en finir avec la captivité des orques et des dauphins à des fins de divertissement (baromètre Fondation 30 Millions d’Amis /Ifop, 2020).




Connaissez-vous le Dauphin Aptère ?

19 mai 2020

Le dauphin aptère austral est une espèce de dauphin long, robuste, de couleur noire et blanche, et qui, contrairement à ses semblables, ne possède pas de nageoire dorsale.


Avec une vitesse de pointe de 60 kmh, c'est l'un des dauphins les plus rapides au monde. 

Lors de ses pointes, il fait des petits bonds hors de l'eau à l'image des manchots. Quand il nage plus lentement, son dos noir et lisse le rend presque invisible en surface.


Il se nourrit de krill, de petits poissons et de calmars.

Les delphineaux naissent avec des zones brunes ou grises, mais la coloration adulte se développe dans leur première année.

Le Dauphin aptère austral est pélagique. Il vit dans les mers et océans froids ou tempérés froids de l'Hémisphère Sud. C'est l'unique dauphin sans aileron dorsal de cette partie du globe


C’est espèce sociable qui vit en groupe d'environ 200 individus (mais pouvant parfois être supérieurs à 1 000 individus).

Crédit photos : ©Marco Pinto-Torres

Lire également : Photographié après 20 ans, voici le fascinant dauphin aptère austral



Bangladesh : Suspicion de braconnage après la découverte de corps de dauphins du Gange

11 mai 2020

Le cadavre éviscéré d'un dauphin d'eau douce retrouvé dans un sanctuaire au Bangladesh le 10 mai dernier fait craindre que les pêcheurs profitent du confinement dû au coronavirus pour braconner ces dauphins d’une espèce en danger. 


Des habitants de la ville de Raojan, dans le sud-est du pays, ont trouvé les restes d'un dauphin du Gange sur les rives du fleuve Halda, a déclaré Abdullah al Mamun, un responsable du département de la pêche à l’AFP. 

Le corps avait subi une incision profonde et tranchante allant du cou à la queue et des morceaux de graisse corporelle (dont on extrait de l'huile pour la médecine traditionnelle) avaient disparu, a-t-il dit.

Ce dauphin est le deuxième à être retrouvé mort dans le même sanctuaire depuis que le Bangladesh a imposé un confinement pour tenter d’enrayer le coronavirus, a déclaré Manzoorul Kibria, coordinateur du laboratoire de recherche de la rivière Halda (Halda River Research Laboratory - HRRL).

Le Bangladesh interdit la mise à mort des dauphins du Gange. C'est une espèce hautement menacée d'extinction. elle est inscrite dans la catégorie « En danger »  sur la Liste rouge de l'IUCN, en Annexe I de la CITES, ainsi qu'en Annexe II de la Convention sur les espèces migratrices (CMS).

Un fonctionnaire local, qui a demandé à garder l'anonymat, a déclaré que les habitants commençaient à pêcher au chalut sur la rivière Halda, car les policiers en sous-effectif qui patrouillent habituellement dans la région étaient occupés à faire respecter le confinement à Raojan.




« Ils essaient de gagner leur vie en attrapant du poisson illégalement », a déclaré Yasin Nawaz, chef du département forestier local, ajoutant que ces mêmes filets piégeaient également souvent des dauphins.

« Une fois que les créatures sont prises au piège, elles s'avèrent être des proies faciles pour les braconniers qui vendent leur graisse et leur huile », a déclaré M. Kibria.

« De nombreux villageois croient que la graisse de dauphin peut guérir les maladies. Elle se vend à un bon prix ».

Kibria a ajouté qu'il craignait que le dernier décès ne soit le début d'une « série de meurtres » de cette créature rare.

Selon le World Wildlife Fund, le dauphin du Gange est présent dans les réseaux fluviaux du Népal, du Bangladesh et de l'Inde et compte une population de 1 200 à 1 800 individus.

La rivière Halda abrite environ 170 dauphins du Gange, selon la HRRL.

Hormis les humains, il n’existe aucun prédateur naturel connu du dauphin du Gange 

Note : Le 29 janvier 2012, le Bangladesh a créé 3 sanctuaires pour protéger le dauphin du Gange et le dauphin de l’Irrawaddy. 

Ces zones sont situés dans les Sundarbans, une région à cheval entre l´Inde et le Bangladesh qui abrite la plus grande forêt de mangrove du monde. Ils couvrent une longueur de 31,4 km dans les rivières et canaux, et une surface de 10,7 kilomètres carrés pour protéger les deux dernières espèces de dauphins d’eau douce en Asie : le dauphin du Gange ou sousouc (Platanista gangetica gangetica) et le dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris)

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©AFP / © Biju BORO / ©EIA 


Marineland - Nouvelle naissance dans les bassins

15 mai 2020

Nala a donné naissance le 8 mai dernier à son premier bébé, une petite femelle.

Encore un prisonnier qui ne connaîtra jamais le bonheur de nager dans l'océan !


La maman, Nala, est née dans les bassins du Marineland le 3 juin 2010. Elle est la fille de Malou, capturée à Cuba en 1985 et d’Éclair décédé en février 2015 d’un cancer de la prostate, décès confirmé bien par Marineland en Juillet 2015.

Nala est détenue dans le Lagon et participe bien involontairement aux « rencontres » avec les clients !

« Pour l'heure, Nala et son petit son dans un bassin qui leur est réservé, afin qu'ils puissent reprendre des forces loin de leurs congénères. »

« Très vulnérable durant les premières étapes de sa vie, le jeune dauphin bénéficie d’une surveillance constante de la part de l’équipe animalière », déclare le parc. 


Cette naissance intervient alors que la reproduction des dauphins en captivité est dénoncée par C’est assez !

Puisqu’il semble impossible à Mme Elisabeth Borne de tenir ses engagements et de prendre les mesures fortes qu’elle a promises, l’association C’est assez ! demande à Mme la Ministre de mettre en place dans les plus brefs délais un MORATOIRE sur la reproduction des cétacés captifs !

Le 3 mai 2017, Ségolène Royal avait signé un arrêté interdisant la reproduction de ces orques et des dauphins dans les delphinariums français. En janvier 2018, les delphinariums avaient obtenu du Conseil d’Etat l’annulation  de cet arrêté pour vice de forme [Le texte avait été soumis, comme l’impose la loi, au Conseil national de protection de la nature et au Conseil supérieur de prévention des risques technologiques, ainsi qu’à une consultation publique. Les juges ont estimé que ce texte avait subi par la suite des modifications, dénaturant le projet initial, qui auraient dû conduire à une nouvelle consultation du public et à une nouvelle question posée aux instances interrogées.]

Naître en captivité, être condamné à tourner en rond toute sa vie dans un bassin…, la captivité n’est que souffrance et frustration pour des animaux conscients d’eux-mêmes et de leur situation.

Leur enfermement est inutile et cruel, et il est éthiquement injustifiable.

Il est temps de mettre un terme à la souffrance des cétacés captifs et d’interdire la reproduction des dauphins et des orques dans les delphinariums français comme l’ont déjà fait de nombreux pays : le Costa Rica, le Chili, la Croatie, la Slovénie, l’Irlande….et plus récemment, le Canada qui, en 2019, a interdit la captivité des cétacés. Le projet de loi interdisant également l’importation et l’exportation de mammifères marins, ainsi que leurs embryons et spermatozoïdes.



Crédit photo et capture d’écran : ©Marineland – Katia Nadalin





Un dauphin animatronique, un nouvel espoir pour mettre fin au commerce et la captivité des dauphins !

11 mai 2020 - Par Katie Todd 

Alors que les zoos et aquariums chinois sont aux prises avec de nouvelles interdictions sur le commerce des animaux sauvages, une entrepreneuse néo-zélandaise constate un engouement inattendu pour son dernier projet.


Melanie Langlotz a contribué à la construction d'un dauphin robot grandeur nature qui ressemble et nage comme un véritable dauphin, il peut également réagir aux gestes de l'homme.

En plus d'offrir une alternative éthique à la détention des dauphins en captivité et d’être un outil novateur pour la réalisation de films et pour l'éducation et à la sensibilisation à la vie sauvage, il pourrait répondre aux besoins d’entreprises chinoises en difficulté.

Tout a commencé il y a 1 an lorsqu’on lui a demandé, à elle et son partenaire Li Wang, de participer à la conception d'un aquarium en Chine, aquarium qui détiendrait des cétacés vivants dans ses bassins, mais aucun des deux n'était très à l'aise avec l'idée de la captivité des animaux.

À la place, ils ont eu l'idée d'utiliser des dauphins robotisés ou « animatroniques » et sont devenus déterminés à en faire une réalité.


« J'ai commencé à discuter avec toutes les personnes que j’ai pu contacter et ayant quelque chose à voir avec l'animatronique. On m'a répondu que c'était vraiment difficile, qu’il s’agissait d’un véritable défi, que ce soit artistiquement ou d'un point de vue technique parce qu'ils devraient évolués dans l'eau salée, qu'il y avait beaucoup d'électronique, sans parler du fait qu'ils devaient être exposés sur une longue période. Je n'ai trouvé personne », dit-elle.

Finalement, deux experts en animatronique de San Fransico, Roger Holzberg et Walt Conti, qui avait réalisé des animaux robotisés pour des films comme Star Trek et Jurassic World, ont proposé leur aide.

Grâce à leur expertise et leur savoir, le premier prototype de 270 kg était prêt à plonger dans la piscine au début de l'année.

M. Holzberg, ancien vice-président et directeur de la création chez Disney, a précisé que la batterie avait une autonomie de 10 heures et qu'elle pouvait rester dans l’eau salée pendant 10 ans, mais que la véritable magie réside dans son aspect réaliste.


« Ce dauphin a été conçu pour simuler, de la structure squelettique à l'interaction musculaire, les mouvements d’un vrai grand dauphin adolescent » a-t-il déclaré.

Les volontaires qui ont nagé avec le prototype ont été enthousiastes et on rapidement donné un avis positif.

« Les gens ont cru qu'il était réel jusqu'à ce qu'on leur dise qu'il ne l'était pas. C'était tout simplement incroyable », a déclaré M. Langlotz.



Parmi eux se trouvait une enfant atteinte d’autisme dont la réaction a attiré l'attention de Mr Holzberg.

« C'est ce qu'elle n'a pas dit qui a parlé plus fort que ce qu'elle a dit. Cette enfant, muette, était étonnamment concentrée et fascinée. Je ne peux que l’exprimer comme un amour pur et sincère pour cette créature animatronique qui était devant elle », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les dauphins pourraient être utilisés à des fins thérapeutiques pour aider à soigner les troubles du comportement, parmi une myriade d'autres utilisations.

« Ce type de technologie ne doit pas seulement exister dans un parc à thèmes. Si je devais imaginer ... une suite à Whale Rider, nous pourrions aller dans l'océan, où cette technologie pourrait être incroyablement utile. Cette technologie pourrait également servir à la télévision, à d’autres types de médias, ou servir de moyens éducatifs », a-t-il dit.



L'équipe étudie actuellement les moyens de produire en masse ces dauphins animatroniques et travaille à ajouter d’autres caractéristiques, notamment un évent fonctionnel.

Ils travaillent également sur des bassins spéciaux qui serviraient à abriter les dauphins robots, avec l'aide de la société néo-zélandaise Marinescape qui a conçu l'aquarium Kelly Tarltons à Auckland.

Les acheteurs font déjà la queue en Chine, où le gouvernement a mis fin au commerce d'animaux sauvages pour stopper la propagation de Covid-19.

« Il sera très difficile pour un entrepreneur actuel de continuer à faire fonctionner ses aquariums, ses océanariums, de la façon dont-ils le faisaient avant. Nous avons donc été approchés par la plupart des principaux opérateurs de parcs à thèmes en Chine », a déclaré Wang.

« Le simple fait de montrer des vidéos du dauphin à l'ensemble de l'industrie les rend très enthousiastes à l'idée de ce que nous pouvons leur offrir ».

M. Holzberg a déclaré qu'ils cherchaient déjà à reproduire d'autres créatures marines comme les baleines et les grands requins blancs.

Leur objectif final étant de remanier l'ensemble de l'industrie de la captivité des cétacés.

Note de C'est assez ! : Ce dauphin animatronique est porteur d’un message d’espoir.  Plus de dilemme éthique, plus de captures, plus de reproduction en captivité, plus de chantage à la nourriture, plus de maladies, plus de décès dans les bassins !

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©RNZ 

Le dauphin Zafar est mort

13 mai 2020

Zafar, habitué de la rade de Brest, a été retrouvé mort mardi sur la plage de Wijk aan Zee par un homme qui promenait son chien. Sa nageoire caudale était amputée, et son corps était marqué. 


La fondation SOS Dolfijn a pu identifier le dauphin sur la base de photos qui leur ont été envoyées.

Le corps de Zafar a été transporté à la faculté de médecine vétérinaire de l'université d'Utrecht pour autopsie. 

Selon les résultats, le dauphin est décédé suite à une collision avec un navire il y a quelques jours. 


Un scanner a montré que Zafar avait de graves blessures. Les vétérinaires ont constaté de nombreuses fractures au niveau des vertèbres et une importante hémorragie interne. Des fractures ont également été constatées au niveau de la base de la caudale. Seul un coup sec et brutal peut totalement amputer une caudale de cette façon. Sa nageoire caudale aurait été sectionnée par l’hélice du bateau.

Rien n'indique que le dauphin ait eu des problèmes de santé. L'animal s’était correctement alimenté, son estomac était rempli de poissons.

Le porte-parole de SOS Dolfijn, très affecté par la nouvelle a déclaré : « Nous nous sommes donné tant de mal pour sauver ce dauphin, ce n'est pas le résultat que nous souhaitions ».

« Le dauphin était en bonne santé lorsqu'il est retourné en mer et il attrapait du poisson », a-t-il poursuivi.


Zafar était arrivé aux Pays-Bas au début du mois de mai. Il avait suivi le sillage de la goélette « Tres Hombres » durant 3 jours en direction des Pays-Bas. 

Il avait franchi les écluses d'Ijmuiden et avait nagé jusqu’au port d’Amsterdam où il a été observé le samedi 2 mai.

Les eaux saumâtres du port n’étant pas saines pour un dauphin, des membres de la fondation SOS Dolfijn avaient pris la décision de ramener le dauphin vers le large, l’aidant à passer les écluses afin qu'il rejoigne la mer du Nord à Ijmuiden. Après plusieurs tentatives, le dauphin avait pu retrouver la mer.


C’est une triste fin pour Zafar, ce grand dauphin solitaire et facétieux, qui était bien connu des habitants du Finistère. Le dauphin avait élu domicile en Bretagne depuis plusieurs années. 

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 
Crédit photos : ©Stefan Kamsma / ©Stichting SOS Dolfijn / ©ANP 

Alors que les dauphins sont revenus à Calcutta, des hommes ont torturé un bébé dauphin

11 mai 2020 - Par Bishwabijoy Mitra 


En avril, grâce au confinement qui a entraîné une baisse de la pollution des eaux, les dauphins du Gange étaient revenus dans la rivière Hooghly, à Calcutta. 


Mais il semble que le confinement n'ait pas été capable d'éradiquer le « virus » responsable de la disparition des dauphins, l'être humain.

Dans l'un des premiers cas de conflit entre l'homme et l'animal, un jeune dauphin du Gange a été littéralement torturé à mort par un groupe de jeunes hommes.

L'incident a été révélé après qu'un internaute, Rafiku Saihk, est téléchargé une vidéo qui montrait ce groupe d'hommes tenant le dauphin par le rostre et la nageoire caudale, torturant l’animal. 


Bien que le lieu exact de l'incident n’ait pas encore été déterminé, il s'agit manifestement d'un endroit situé sur la rive de Hooghly, quelque part entre Calcutta et Bardhaman. Une autre vidéo a été téléchargée par le même utilisateur, on y voit les hommes remettre le mammifère marin ensanglanté dans la rivière.

Une enquête est en cours depuis qu’un militant, Biswajit Roychowdhury, a dénoncé cette situation auprès du Conservateur général des Forêts.  

«  Nous supposons que l'endroit se trouve entre Calcutta et Bardhaman, et nous espérons que les coupables seront bientôt traduits en justice »,  a déclaré Biswajit.

Il a ajouté que le dauphin que l’on voit dans la vidéo est un bébé, probablement âgé de quelques semaines. Affirmant que le sauvetage des dauphins est un travail extrêmement délicat, Biswajit a ajouté : « Les mammifères ont une peau très sensible et après la façon dont il a été manipulée, comme le montrent les vidéos, il est probable qu'il soit mort bien qu'il ait été remis à l'eau ». 

Par ailleurs, les écologistes ont mis en garde contre une augmentation des conflits entre l'homme et les animaux dans les jours qui ont suivi le confinement. 

Joydeep Kundu a déclaré qu'en l'absence d'activités humaines, les animaux et les oiseaux avaient commencé à sortir, en particulier autour des autoroutes qui ont encore beaucoup de couverture végétale. « Mais dès que les véhicules commenceront à circuler, les accidents augmenteront. J'implore les gens de conduire prudemment au moins pendant les premiers mois après la levée du confinement », a-t-il déclaré.

Traduction : C'est assez ! 

Source et crédit photos : Time of India



 PÉTITION : NAISSANCE D'OURSONS POLAIRES SUR LA CÔTE D'AZUR : VOUS TROUVEZ CELA MAGIQUE ?

11 mai 2020

En janvier 2020, nous apprenions que l’ourse polaire Flocke avait donné naissance à des triplés au Marineland d’Antibes.


Au même moment, Raspoutine, le père des oursons, s’est vu libéré de ses conditions de vie délétères et était envoyé vers sa nouvelle et belle vie au Yorkshire Wildlife Park au Nord de l’Angleterre.

En partenariat avec Aves France, nous lançons une grande pétition pour réclamer la fin de la reproduction des ours polaires en captivité et le transfert de Flocke et de ses 3 oursons, quand ils seront en âge d’être déplacés, vers un lieu plus adapté à leurs besoins, à l’instar de leur père Raspoutine et de leur sœur Hope, hébergée dans un immense parc suédois.

Ensemble, exigeons la fin de l’exhibition d’ours polaires sur la Côte d’Azur !


Lewis Hamilton s’est joint à la campagne « Empty The Tanks » !

10 mai 2020

« It's Time We Empty The Tanks »

En raison de la pandémie due au coronavirus, tous les événements publics de la 8ème journée « Empty the Tanks Worldwide 2020 » ont été annulés et remplacés par une cyberaction, #SelfiesForCetaceans, donnant à chacun l’opportunité de défendre la cause des cétacés captifs.


Sur  Instagram, le champion du monde de Formule 1 a appelé à la remise en liberté de cétacés détenus en captivité. 

Le pilote  professionnel a partagé une infographie du Dolphin Project qui disait: «Votre captivité est temporaire. La leur ne l'est pas »

Il a invité ses folklores à rejoindre ce mouvement : « Joignez-vous à moi pour donner la parole aux cétacés captifs. Il est temps de vider les bassins ». Il a également partagé un lien vers le site de « Empty The Tanks Worldwide ».

Fin mars 2020, Lewis Hamilton invitait déjà ses followers à faire  le parallèle entre le confinement qui leur était imposé et la façon dont les animaux sont détenus dans les zoos et les cirques.

« Si vous êtes chez vous en confinement, vous pouvez peut-être ressentir un peu de ce que les animaux en captivité vivent au quotidien, leur vie entière s’arrête. À l’avenir, n’allez plus dans les zoos ou les cirques, car c’est ce que notre argent permet de financer. »

Lewis Hamilton est très engagé en faveur du bien-être et de la protection des animaux. C’est un combat qu’il mène depuis plusieurs années déjà.

Traduction : C'est assez ! 



TRIBUNE - « Pour une relance économique intégrant la protection des animaux et de l’environnement »

9 mai 2020 

C’est assez ! s’associe à 55 organisations de protection des animaux et de la nature, 39 députés, sénateurs et députés européens, issus de 10 partis et groupes, 31 Scientifiques et chercheurs et 22 Personnalités publiques dans une tribune au Gouvernement français.


Cette tribune, à l’initiative de Convergence Animaux Politique (CAP), demande que le plan de relance que le gouvernement devrait présenter à la rentrée intègre pleinement la protection des animaux et de l’environnement. Nous proposons des solutions pour une reprise économique éthique et écologique. 

Un message clair : les aides apportées aux différents secteurs économiques doivent être conditionnées au respect de la condition animale, à la préservation de la biodiversité et à la limitation des impacts environnementaux.

Notre appel dans le Journal du Dimanche

« Lors de son adresse aux Français du 13 avril dernier, Emmanuel Macron décrivait un moment de refondation, imposant plus d’ambition et d’audace pour faire face aux crises à venir, en retrouvant "le temps long, la possibilité de planifier, la sobriété carbone". Nous, organisations de protection de la nature et des animaux, parlementaires, scientifiques et personnalités publiques, souhaitons nous inscrire dans cette démarche de refondation, en apportant des solutions pour une reprise économique allant dans le sens des progrès éthiques, écologiques et sanitaires. Nous faisons le choix de voir cette situation non pas comme une fatalité, mais comme l’occasion pour notre société de devenir meilleure et plus juste.

Concrètement, nous demandons que le plan de relance économique qui sera bientôt élaboré intègre pleinement la demande sociétale en faveur d’une plus grande prise en compte des animaux et de l’environnement, en conditionnant les aides, dans tous les domaines économiques concernés, au respect du bien-être des animaux, à la préservation de la biodiversité et à la limitation des effets négatifs sur l’environnement.

Repenser notre modèle agricole et alimentaire Le Président de la République le disait, un des défis que nous devrons relever concerne l’indépendance agricole. En matière de bien-être animal et de durabilité, la compétition entre pays producteurs, notamment non européens, bloque depuis des années toute réelle avancée. Il est temps de repenser l’organisation de ce secteur en favorisant les produits européens et a fortiori français, notamment via la restauration publique et la mise en place d’une taxe sur les produits non européens moins vertueux, en échange d’un rehaussement significatif des normes d’élevage - interdiction des cages et des mutilations (caudectomie, castration à vif, limage des dents, écornage, etc.) - et d’un plan visant, à terme, la fin de tout élevage sans accès à l’extérieur.

La France doit défendre une réforme de la politique agricole commune en ce sens. Ce rapprochement géographique des producteurs et des consommateurs doit également passer par la réduction des temps de transport des animaux vivants et la fin de ces transports en dehors des frontières de l’Union, souvent vers des pays qui ne respectent pas les normes d’abattage européennes. Afin de valoriser les efforts auxquels consentiraient les éleveurs français et de répondre à la forte demande des citoyens consommateurs pour plus de transparence, un étiquetage obligatoire du mode d’élevage et d’abattage doit être mis en œuvre pour les produits laitiers et carnés, comme cela existe déjà pour les œufs.

Ces mesures permettraient aux éleveurs de mieux vivre de leur travail et de recréer de l’emploi dans des élevages extensifs. Un coût plus élevé pour des produits de meilleure qualité engendrerait une consommation moindre qui serait bénéfique en termes de santé publique. La disparition de l’élevage intensif permettrait de réduire les risques épidémiques et liés à l’antibiorésistance. Rappelons ici qu’en France, l’écrasante majorité des animaux sont élevés en système intensif, à l’exception des filières bovines. Par ailleurs, une réduction de la consommation de produits animaux aurait un effet positif majeur sur l’environnement. L’élevage induit aujourd’hui au moins 14,5% des émissions de gaz à effet de serre mondiales et il est la première cause de déforestation dans le monde.

Soutenir l’économie tout en répondant aux attentes sociétales

Faisons de cette crise une occasion de faire mieux, collectivement, pour la protection de l’environnement et des animaux. Dans chaque domaine de l’économie ayant des effets sur ces derniers, le plan de relance peut permettre des avancées. Dans la recherche par exemple, dont la crise sanitaire actuelle nous rappelle l’importance ; la France est en retard sur le développement des technologies innovantes telles que les organoïdes ou les organes sur puce . Pour donner un avantage à la recherche française et afin d’épargner des millions 2 d’animaux, une part importante des fonds alloués à ce secteur doit être expressément fléchée pour la recherche et le développement de méthodes substitutives à l’expérimentation animale.

Dans un autre domaine, les cirques sont particulièrement touchés par la crise actuelle et le resteront probablement pour de nombreux mois. Consultées depuis un an par le ministère de la Transition écologique et solidaire, les ONG ont unanimement demandé, comme 72% des citoyens , la fin de la captivité des animaux sauvages dans ces structures. Ce principe 3 doit être la condition des aides octroyées. Les ONG et structures d’accueil feront tout leur possible pour répondre aux situations d’urgence et assurer la prise en charge des animaux, mais elles doivent avoir la garantie qu’ils leur soient cédés définitivement et qu’ils ne soient pas remplacés ensuite.

Enfin, citons les nombreuses organisations et refuges qui recueillent des animaux domestiques ou sauvages. Ils représentent des milliers d’emplois et évitent à la collectivité des problèmes environnementaux et sanitaires liés notamment à l’errance. Frappés de plein fouet par la crise actuelle, ils doivent bénéficier d’un soutien financier dans le cadre du plan de relance et être soulagés par un certain nombre de mesures, peu coûteuses et ayant déjà fait leurs preuves chez nos voisins européens : mise en place d’un permis de détention, stérilisation obligatoire des chats des particuliers, etc.
Ces quelques exemples n’ont pas vocation à être exhaustifs et nous nous tenons prêts à faire des propositions, dans un esprit de construction et de relance de l’économie, afin que le "monde d’après" soit meilleur que le "monde d’avant", tant pour les citoyens que pour les animaux. »

Liste des signataires :

56 organisations de protection des animaux et de la nature :

  • Alliance Anticorrida
  • Alliance des Opposants à la Chasse
  • Animal CrossAnimal Justice et Droit
  • Animal Testing
  • Animalise
  • Animalter
  • Antidote Europe
  • ASPAS
  • Association en faveur de l'abattage des animaux dans la dignité (AFAAD)
  • Association Justice Animaux Savoie
  • Association pour le Droit à l'Objection de Conscience en Milieu Universitaire (ADOCMU)
  • Association TERRE Lawrence Anthony
  • Association Végétarienne de France
  • AVES France
  • C'est Assez !
  • Campaign Against Canned Hunting
  • CAP Loup
  • CIWF France
  • Code Animal
  • Collectif Chat 100% Stérilisation Obligatoire
  • Commission Condition animale EELV
  • Confédération Nationale Défense de l'Animal
  • Convention Vie et Nature
  • Convergence Animaux Politique
  • CRAC Europe
  • Droits Des Animaux
  • Éducation Éthique Animale
  • Ensemble pour les animaux
  • Ethics For Animals
  • Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas (FLAC)
  • Fédération européenne CREL
  • Fondation 30 Millions d'Amis
  • Fondation Brigitte Bardot
  • France Nature Environnement
  • Groupe thématique "Condition animale" de la France Insoumise
  • Humanisma
  • L214 Éthique et animaux
  • La Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences (LFDA)
  • Les Climat'Optimistes
  • Ligue Française pour la Protection du Cheval
  • Loup.org
  • One Voice
  • Parti animaliste
  • PAZ
  • PETA France
  • Pôle Grands Prédateurs
  • Pro Anima
  • Rassemblement pour une France sans Chasse
  • Réseau Sentience
  • S’PECE
  • Société européenne d'éthologie vétérinaire des animaux domestiques (SEEVAD)
  • Société Nationale pour la Défense des Animaux (SNDA)
  • Société Protectrice des Animaux (SPA)
  • Sur les Traces du loup
  • Welfarm


39 Parlementaires :

  • Aurore Bergé, Députée LREM des Yvelines
  • Manuel Bompard, Eurodéputé LFI Français
  • Céline Boulay-Espéronnier, Sénatrice LR de Paris
  • Pierre-Yves Bournazel, Député MODEM de Paris
  • Anne-France Brunet, Députée LREM de Loire-Atlantique
  • Samantha Cazebonne, Députée LREM des Français établis hors de France
  • Fabienne Colboc, Députée LREM d'Indre-et-Loire
  • Éric Coquerel, Député LFI de Seine-Saint-Denis
  • Éric Diard, Député LR des Bouches-du-Rhône
  • Loïc Dombreval, Député LREM des Alpes-Maritimes, docteur vétérinaire, Président du Groupe d'études Condition animale
  • Nicolas Dupont-Aignan, Député DLF de l'Essonne
  • Pascal Durand, Eurodéputé LREM Français
  • Caroline Fiat, Députée LFI de Meurthe-et-Moselle
  • Guillaume Gontard, Sénateur CRCE de l'Isère
  • Dimitri Houbron, Député LREM du Nord
  • Claudine Kauffmann, Sénatrice DLF du Var
  • Stéphanie Kerbarh, Députée LREM de Seine-Maritime
  • Joël Labbé, Sénateur EELV du Morbihan
  • Bastien Lachaud, Député LFI de Seine-Saint-Denis
  • Jean-Luc Lagleize, Député MODEM de Haute-Garonne
  • Jacques Marilossian, Député LREM des Hauts-de-Seine
  • Jean-Luc Mélenchon, Député LFI des Bouches-du-Rhône, Président du groupe LFI
  • Jean-Michel Mis, Député LREM de Loire
  • Claire O'Petit, Députée LREM de l'Eure
  • Matthieu Orphelin, Député LT du Maine-et-Loire
  • Anne-Sophie Pelletier, Eurodéputée LFI Française
  • Valérie Petit, Députée LREM du Nord
  • Florence Provendier, Députée LREM des Hauts-de-Seine
  • Loïc Prud'homme, Député LFI de Gironde
  • Hugues Renson, Député LREM de Paris, Vice-président de l'Assemblée nationale
  • Laëtitia Romeiro Dias, Députée LREM de l'Essonne
  • Laurianne Rossi, Députée LREM des Hauts-de-Seine, Questeuse à l’Assemblée nationale
  • Laurence Rossignol, Sénatrice PS de l'Oise, ancienne ministre
  • Frédérique Tuffnell, Députée LREM de Charente-Maritime
  • André Vallini, Sénateur PS de l'Isère, ancien ministre
  • Cédric Villani, Député LREM de l’Essonne
  • Corinne Vignon, Députée LREM de Haute-Garonne
  • Hélène Zannier, Députée LREM de Moselle
  • Michel Zumkeller, Député UDI du Territoire de Belfort


22 Personnalités publiques :
  • Laurent Baheux, Photographe animalier
  • Christine Berrou, Humoriste
  • Allain Bougrain Dubourg, Président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO)
  • Camille Brunel, Ecrivain
  • Gérard Charollois, Ancien juge
  • Hugo Clément, Journaliste
  • Hélène de Fougerolles, Actrice
  • Jean-Baptiste Del Amo, Auteur
  • Mylène Demongeot, Actrice
  • Armand Farrachi, Écrivain
  • Hélène Gateau, vétérinaire et Journaliste
  • Marc Giraud, Chroniqueur animalier et écrivain
  • Grégory Guillotin, Comédien, youtubeur
  • Robert Hossein, Réalisateur, acteur
  • Arno Klarsfeld, Avocat
  • Vincent Message, Écrivain
  • Guillaume Meurice, Chroniqueur
  • Candice Patou, Actrice
  • Philippe Radault, Réalisateur
  • Louis Schweitzer, Président de La Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences
  • Henry-Jean Servat, Écrivain, journaliste
  • Laurent Testot, Journaliste et essayiste

31 Scientifiques et chercheurs :

  • Françoise Armengaud, Philosophe
  • Laurent Bègue, Professeur de psychologie sociale, Université Grenoble Alpes
  • Yves Bonnardel, Essayiste, chercheur indépendant
  • Pierre Brunet, Professeur de Droit public, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Béatrice Canel-Depitre, Maître de conférences, HDR en sciences de gestion
  • Georges Chapouthier, Directeur de recherche émérite, CNRS
  • Marie Charpentier, Directrice de recherches, CNRS en biologie évolutive
  • David Chauvet, Docteur en droit privé et sciences criminelles
  • Émilie Dardenne, Maîtresse de conférences en Anglais et études animales, Université Rennes 2
  • Philippe Devienne, Vétérinaire et docteur en philosophie
  • Samuel Ducourant, Doctorant en histoire et philosophie des sciences, ENS
  • Julien Dugnoille, Senior Lecturer in Anthropology, University of Exeter
  • Romain Espinosa, Chercheur en économie, CNRS, CREM, Université Rennes 1
  • Cécile Huchard, Enseignante-chercheuse en littérature
  • Élise Huchard, Chercheuse en éthologie
  • Pierre Jouventin, Directeur de laboratoire, CNRS, écologie animale
  • Renan Larue, Chercheur en lettres modernes
  • Arthur Keller, Ingénieur, systémicien
  • Frédéric Lenoir, Philosophe et sociologue
  • Joël Lequesne, Psychologue clinicien
  • Marine Lercier, Doctorante en droit global et sécurité humaine, Université autonome deBarcelone
  • Jean-Pierre Marguénaud, Agrégé de droit privé et sciences criminelles, Directeur de la Revue semestrielle de droit animalier
  • Marie-Claude Marsolier-Kergoat, Chercheure CEA/MNHN
  • André Ménache, Chirurgien vétérinaire et zoologiste
  • Jean-Marc Neumann, Chargé d'enseignement en droit de l'animal à l'Université de Strasbourg
  • Corine Pelluchon, Philosophe
  • Emmanuel Picavet, Professeur de philosophie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Estiva Reus, Économiste
  • Jean-Paul Richier, Psychiatre, Fondateur du collectif PROTEC
  • Pablo Servigne, Ecologue, chercheur indépendant
  • Cédric Sueur, Maître de conférences à l'université de Strasbourg

Parce que la relance économique ne doit pas se faire au détriment des animaux !