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L’envol de la baleine à bosse

30 septembre 2020 - Un article de Paris Match 

Près des côtes de Sydney, une Australienne a immortalisé un baleineau effectuant un saut magnifique.

La saison des baleines bat son plein en Australie. Après avoir passé l'été dans les eaux froides, les mammifères ont fait route vers les côtes australiennes, marquant ainsi le début de la saison des baleines en Australie. 

Mardi, la photographe Rachelle Mackintosh a immortalisé une envolée spectaculaire d’un baleineau, tout près de la péninsule de Sydney, en Nouvelle-Galles du Sud. 

« Le plus beau saut de baleine à bosse que j'ai jamais vu / photographié. Juste entre Sydney Heads à l'entrée du port ce matin. J'ai besoin d'un peu de repos maintenant, et de quelques tapotements », a écrit la photographe, encore émerveillée.

Pour obtenir son cliché, la jeune femme avait embarqué avec la société Go Whale Watching Sydney, qui organise des excursions pour observer les cétacés près de Sydney. 

« Quelle chance avons-nous de partager cette planète (et cette ville !!!) avec des créatures aussi incroyables ? Je n'arrive toujours pas à croire ce que j'ai vu hier », a-t-elle écrit au lendemain de sa prise. 

« Un mardi épique que nous n'oublierons pas de sitôt! », a écrit quant à elle écrit la compagnie.

Les photographes amateurs du monde entier l’ont félicité pour sa photographie.

 La migration des baleines attire chaque année des dizaines de milliers de touristes dans les villes côtières comme Sydney, Byron Bay ou Hervey Bay. Pour ne pas propager la pandémie de coronavirus, les croisières d’observation étaient à l’arrêt.

Crédit photos : ©Rachelle Mackintosh



France - Fin annoncée des delphinariums

29 septembre 2020

Ce mardi 29 septembre, Mme Barbara Pompili, Ministre de Transition écologique, annonçait une série de mesures sur le « bien-être de la faune sauvage captive ».

 « Il est temps que notre fascination ancestrale pour ces êtres sauvages ne se traduise plus par des situations où l'on favorise leur captivité par rapport à leur bien-être » 

Parmi celles-ci, une concerne plus particulièrement notre association et son combat, la fin de la présence d’orques et dauphins dans des « delphinariums inadaptés à leurs besoins de mammifères marins. »

  • Interdiction d’ici 2 ans (2022) de la détention à des fins de spectacles d’orques (sauf sanctuaire, sans spectacle) :
  • Interdiction d’ici 7 ans (2027) de la détention des dauphins à des fins de spectacles (sauf sanctuaire) 
  • Interdiction immédiate de la délivrance d’autorisation d’ouverture de nouveaux établissements présentant des cétacés à des fins de spectacles 
  • Interdiction immédiate de la reproduction des cétacés en captivité ;
  • Interdiction immédiate de l’introduction de nouveaux cétacés dans des structures à des fins de spectacle.
  • Idées de sanctuaires pour accueillir à terme les dauphins et les quatre orques détenus en captivité.

NOTE : C’est assez ! travaille depuis plus de 5 ans sur un arrêté interdisant la reproduction des orques et des dauphins. 

Durant plus de 5 ans, et avec l’aide de Mmes Geneviève Gaillard et Laurence Abeille, nous avons rencontré les députés et les 4 ministres qui se sont succédés au Ministère de la transition écologique et solidaire afin d’obtenir la fin de la reproduction des cétacés captifs et la création de sanctuaires.

En mai 2017, nous obtenions pour la première fois un arrêté prévoyant de mettre fin à la reproduction des cétacés dans les delphinariums français, arrêté annulé par le Conseil d'État le 29 janvier 2018 pour vice de forme. 

En 2019, nous participions au groupe de travail sur la faune sauvage captive initié par Monsieur de Rugy. 

Après plus de 5 ans de dialogue et de travail aux côtés d’autres associations et ONGs, et une dernière rencontre au ministère le 3 septembre dernier, nous remercions Mme Barbara Pompili d'avoir eu le courage de prendre une décision très attendue. 

🐬Liste des pays qui ont interdit les delphinariums

D’autres mesures en faveur du bien-être animal ont également été annoncées :

👉Les cirques et les spectacles itinérants :

  • Interdiction de la détention d’animaux d’espèces sauvages dont le degré d’incompatibilité de la détention en itinérance avec leurs besoins est important (notamment les fauves, les singes, les ours, les loups ou ceux nécessitant des bassins ou de grandes quantités d’eau comme les hippopotames, les otaries, les éléphants, etc.) 
  • Interdiction de reproduction des animaux issus d’espèces sauvages concernés par les mesures d’interdiction ci-dessus 
  • Interdiction immédiate de la délivrance d’autorisations pour les nouveaux établissements itinérants détenant des animaux d’espèces sauvages concernés par les mesures d’interdiction.

👉Les élevages de visons pour la production de fourrure :

  • Interdiction immédiate d’ouverture de nouveaux élevages de visons d’Amérique. 
  • Fin de l’élevage de visons d’Amérique (échéance 2025)

👉Les parcs zoologiques : 

  • Instauration de normes de détention visant à améliorer le bien-être de la faune sauvage captive en zoos pour certaines espèces, comme l’ours polaire (température, accès à des zones d’ombre…)
  • Instauration de mesures d’encadrement des spectacles en zoos (exemple : interdiction du public de toucher les animaux).

👉Accompagnement des professionnels et des entreprises :
  • Proposer aux entreprises de les accompagner pour faire évoluer certains spectacles, dans la mise aux normes de leurs établissements ou dans une transition d’activité 
  • Accompagner les professionnels sur le terrain pour veiller à la sérénité de leurs spectacles.
👉Formation :
  • Participer à l’amélioration de la formation des professionnels de chaque filière 
  • Améliorer et actualiser la formation des agents de l’État, en charge des contrôles, par des échanges de bonnes pratiques entre les services ;
  • Inclure le bien-être animal de la faune sauvage dans la formation initiale des services en charges.
👉Accompagnement pour le placement d’animaux :
  • Accompagnement de refuges ou sanctuaires 
  • Réflexions sur le placement des animaux.

Avec une pensée toute particulière pour Yvon Godefroid qui, où qu’il soit, doit être si heureux de cette nouvelle concernant les delphinariums en France. Yvon était un grand défenseur des cétacés, mais aussi de tous les animaux ! Depuis 1997, il était de tous les combats pour la liberté des cétacés. Il est l’un de ceux qui sont à l’origine de ce mouvement en Europe. Son site, « Dauphins Libres », restera une référence tant son travail était précis, méticuleux et recherché. Merci Yvon ! 

Source : Barbara Pompili annonce de nouvelles mesures en faveur de la faune sauvage captive

Lire également : Bien-être animal : des députés veulent aller encore plus loin





Après des années de captivité, Little White et Little Grey redécouvrent la liberté en Islande

28 septembre 2020  - par Adam Parsons pour Sky News

Little White et Little Grey ont été capturées alors qu’elles étaient bébés. Après avoir été emmenées dans un centre de recherche russe, elles ont été transférées dans un delphinarium chinois et ont passé environ une décennie de leur vie à divertir les visiteurs. 

Mais Merlin Entertainment, qui a repris le delphinarium chinois, est une société opposée au maintien en captivité des cétacés. Un plan a alors été élaboré pour créer un sanctuaire et ramener les 2 bélugas dans un habitat naturel en baie de Klettsvik dans les îles Westman (Islande).

Après six semaines d’adaptation dans des enclos au sein du sanctuaire marin de la baie de Klettsvik, Little White et Little Grey, deux femelles de 900 kilos chacune, et mesurant quatre mètres de long, peuvent désormais nager librement dans une baie d'un peu plus de 30000 m². 




En juin 2019, les 2 bélugas avaient quitté leur ancienne vie et le Changfeng Ocean World. Elles ont voyagé dans des conteneurs par voie terrestre et aérienne pour finalement arriver par avion spécialement affrété pour elle en Islande. 

Après avoir passé plusieurs mois dans des piscines couvertes pour les préparer à leur arrivée dans le sanctuaire marin, en août dernier, Little White et Little Grey avait  été placées dans des enclos à l’intérieur de la baie et avaient déjà un avant gout de ce que les attendaient en retrouvant la mer. Elles ont été progressivement habituées à la baie, par petites étapes. 

« Mais c’est incroyable de les voir nager ensemble et plonger au milieu de la flore et de la faune de la baie pour la première fois. Cela nous a nous a montré à quel point Little White et Little Grey  appréciaient d'être de retour dans la mer », a déclaré  le directeur du Sea Life Trust.

Alors pourquoi ne pas simplement renvoyer ces bélugas en pleine mer et leur souhaiter bonne chance ? 

 « Vous ne pouvez pas, vous ne pouvez tout simplement pas. » a déclaré Jessica Whiton, conservatrice du Sanctuaire pour Bélugas. 

« Ces animaux ont passé environ 10 ans dans un aquarium. Elles ne savent pas comment chasser pour elles-mêmes, quoi chasser ou même ce que c’est que de manger du poisson vivant. Durant des années, elles ont été nourries de poissons congelés de mauvaise qualité, il leur est difficile d'apprendre ces choses.

« C'est comme vous ou moi - nous pensons que nous sommes des gens assez intelligents - mais si vous me placez dans le nord de l'Islande, eh bien, je sais comment je suis censée pouvoir manger, mais ai-je les outils dont j’ai besoin pour pouvoir le faire ?

« Ces filles-là n'ont pas encore tous les outils pour vivre en totale liberté, donc en ayant ce sanctuaire ici, nous pouvons leur offrir un habitat naturel, mais aussi voir ce qu’elles apprennent. Vont-elles trouver comment chasser, par exemple ? Nous pouvons apprendre d‘elles, mais aussi leur donner les soins nécessaires. Car dans un premier temps, les 2 bélugas vont revenir ponctuellement dans leurs enclos formant des piscines naturelles. »

« C'est un grand pas en avant pour montrer qu'il existe une alternative plus naturelle, en particulier pour les bélugas qui ont été détenus, ou élevés en captivité, soit qui ont été élevés en captivité»

Les mentalités continuent à évoluer, et les gens en connaissent de plus en plus sur ces animaux, à quel point ils sont intelligents, à quel point ils sont sociaux et je pense que cela les incite à vouloir faire le mieux pour eux. »

Selon le Sea Life Trust, la libération complète n'est pas une option assez viable pour des animaux ayant vécu si longtemps en captivité.

Mais Little Grey et Little White ont été libérées de leurs piscines et ont retrouvé la liberté dans la baie.

Elles ne peuvent pas nager en pleine mer, mais elles ont de nouveaux défis à relever - les rochers, les poissons et les changements de profondeur.

Après 10 ans dans l'eau claire d'un aquarium, c'est tout nouveau pour elles. 

Durant une décennie, Elles n'ont pas senti la pluie ; maintenant, elles peuvent nager librement. Durant une décennie, elles ont dû divertir les humains; maintenant, loin de la captivité, Elles peuvent profiter et se délecter de leur propre vie.

Il y a encore 300 bélugas détenus dans le monde. Andy Bool, directeur du SEA LIFE Trust, espère qu’ « ouvrir la voie à la création de ce premier sanctuaire de cétacés au monde, va montrer qu’il existe une option différente pour ces animaux dans un environnement d’aquarium ».

« À terme, nous espérons que cela conduira à un changement de perception. De quoi fournir une lueur d’espoir pour tous les bélugas en captivité dans les aquariums du monde entier » !

Traduction : C'est assez ! 

Crédit photos : ©Sky News 

 

Echouage de masse - Un 110è globicéphale secouru en Tasmanie

 27  septembre 2020 - Un article de La Presse Ca / (AFP)

Un ultime globicéphale a été sauvé dimanche du site de Tasmanie, dans le sud de l’Australie, où des centaines de ces dauphins-pilotes s’étaient échoués en début de semaine, portant à 110 le nombre d’animaux secourus.

On estime à 470 le nombre de cétacés qui s’étaient retrouvés coincés sur des bancs de sable de Macquarie Harbour, une vaste baie fermée par une passe étroite sur la côte ouest, sauvage et peu peuplée, de l’île.

Il s’agit du plus important échouage de mammifères marins recensé en Australie. 

Il a entraîné une importante opération pour tenter de secourir ces animaux.

Il est « absolument remarquable » qu’un nouveau globicéphale ait été retrouvé en vie six jours après la découverte du groupe, a déclaré à l’AFP un responsable du ministère de l’Environnement de Tasmanie, précisant que le dauphin-pilote avait été remis à l’eau.

Une centaine de personnes se sont mobilisées pendant plusieurs jours dans les eaux froides de la zone pour tenter de secourir les globicéphales. Secouristes et volontaires s’affairent désormais à se débarrasser des corps des animaux morts.

« Il y a eu un effort collectif exceptionnel, ce qui nous a permis de secourir autant de cétacés que nous pouvions », a déclaré Rob Buck, responsable du service des Parcs et de la faune de Tasmanie.

Plus de 300 carcasses sont dispersées sur une zone de 10 kilomètres, et les autorités ont opté pour qu’elles soient emportées au large, une opération qui durera plusieurs jours.

Davantage de globicéphales risquent d’être découverts dans les prochains jours, car il est probable que certains s’échouent une deuxième fois.

Les scientifiques ne sont pas en mesure d’expliquer avec certitude les raisons de ces échouages massifs. Il est possible que le groupe se soit égaré dans ces eaux pleines d’écueils en s’approchant trop près des côtes pour chasser ou qu’il ait suivi un ou deux animaux qui s’étaient échoués.

Crédit photos : ©AFP

Enzo Maiorca - Un incroyable sauvetage

26 septembre 2020

Une histoire vraie qui souligne la nécessité de respecter le monde animal

De 1997 à 2000, l’association Accademia Kronos a organisé pour le compte des Ministères de l’agriculture et de l’environnement une vaste campagne nationale dans toutes les écoles italiennes connue sous le nom de « Vivere il Mare » (Vivre la mer).

Que ce soit dans les grands rassemblements ou dans les théâtres, les acteurs de cette campagne ont présenté aux étudiants de secondaire supérieur un concours lié à la réalisation d’un court-métrage documentaire sur le thème de la mer et de sa préservation. 

Les rencontres avec les centaines d’étudiants se tenaient presque systématiquement dans des théâtres où intervenaient une personne issue du milieu scientifique et une autre du monde du spectacle. 

On y projetait des documentaires sur l’environnement suivis de débats sur le thème de la mer.En 1999, à Palerme, dans le célèbre théâtre Politeama, sont intervenus le fondateur de l’Accademia Kronos, Ennio la Malfa et le grand Enzo Maiorca. Maiorca est le premier homme au monde à avoir plongé à plus de 100 mètres de profondeur en apnée. 

Il a souvent accompagné les membres de l’Accademia Kronos dans leurs interventions scolaires, en particulier en Calabre et en Sicile.

En cette matinée de novembre 1999, au théâtre Politeama, Enzo Maiorca évoquait son amour pour la mer et les créatures qui l’habitent. 

À cette occasion, il a raconté une histoire qui s’est produite quelques années auparavant près de Syracuse, alors qu’il s’entraînait en mer avec sa fille Rossana, elle-même détentrice de records d’immersion en apnée : un événement qui l’a profondément touché.

Voici l’histoire :

Enzo Maiorca, alors immergé dans les eaux chaudes de Syracuse, parlait à sa fille Rossana, encore sur le bateau mais sur le point de se mettre à l’eau, quant il sentit quelque chose lui toucher les épaules. 

Il se tourna et vit un dauphin. Il a très vite compris que l’animal ne cherchait pas à jouer mais à exprimer autre chose. Le dauphin s’est éloigné et Maiorca l’a suivi à la nage. 

L’animal a ensuite plongé et Enzo en a fait de même. À environ 12 mètres de profondeur, il y avait un autre dauphin, empêtré dans un filet de pêche abandonné. Maiorca est remonté immédiatement à la surface pour appeler sa fille afin qu’elle le rejoigne avec les deux couteaux de plongée qu’ils avaient à bord du bateau.

Photo d'illustration 

Il n’a fallu que quelques minutes à ces deux plongeurs aguerris pour libérer le dauphin piégé dans le filet. 

Ce dernier a ensuite puisé dans ses dernières forces pour remonter à la surface en émettant un « cri quasi humain », tel que le décrit Maiorca, et respirer (un dauphin peut rester sous l’eau une dizaine de minutes, au-delà desquelles il se noie).

Le dauphin, libéré, était encore étourdi, mais assisté d’Enzo, de Rossana et de l’autre dauphin. 

Il a ensuite retrouvé ses esprits et surprise ! 

Ils ont découvert qu’il s’agissait d’une femelle car elle était en train de mettre au monde un petit. 

La maman et son bébé se sont éloignés tandis que l’autre dauphin, un mâle continuait de tourner autour des deux humains. 

Photo d'illustration 

Il a fini par s’arrêter devant Enzo Maiorca et lui a donné un petit coup sur la joue, comme un bisou, en signe de gratitude, puis il s’est éloigné.

Cette merveilleuse histoire a tellement touché le public sur place, que tout le monde s’est levé et a longuement et chaleureusement applaudi. 

Enzo Maiorca a conclu son intervention en déclarant : 

 « Tant que l’homme n’aura pas appris à respecter et à dialoguer avec le monde animal, il ne pourra jamais connaître son véritable rôle sur cette Terre ».

Traduction : Julie Labille pour C'est assez ! 

Source : AK News 


Record : Les baleines de Cuvier peuvent retenir leur souffle pendant plus de 3 heures

 26 septembre 2020 - Un article de Janlou Chaput pour Futura Planète

La baleine de Cuvier est la baleine à bec la plus abondante des océans, la plupart de ses mœurs échappent à notre compréhension. Notamment ses étonnantes capacités d'apnéiste qui lui valent d'avoir battu des nouveaux records.

La baleine de Cuvier (Ziphius cavirostris) est un cétacé habitué des records.

L'animal, plutôt discret bien qu'abondant dans la plupart des océans, est connu pour ses plongées à environ 3.000 mètres de profondeur. 

Aucun autre mammifère marin ne plonge aussi profondément. 

Atteindre les abysses nécessite que la baleine de Cuvier retienne sa respiration pendant de longues minutes. Là aussi, elle détient le record avec une plongée de 137 minutes enregistrée en 2014.

Les cinq records de plongée des mammifères marins : la baleine de Blainville avec 1.600 mètres, la Bérardie de Baird avec 1.770 mètres, l'éléphant de mer avec 2.100 mètres, le cachalot avec 2.300 mètres et, enfin, la baleine de Cuvier avec 3.000 mètres.
© Emily N. National Geographic, basé sur l'étude PLoS de 2014 de Gregory S. Schorr et al.  

Mais la baleine de Cuvier peut faire bien mieux. 

De nouvelles données collectées sur 23 animaux portant une balise ont permis d'étudier les plongées extrêmes des cétacés. 

Publiées dans Journal of Experimental Biology, elles indiquent que ce record de 137 minutes en apnée a été largement battu.

La baleine de Cuvier, championne de plongée

En tout, 3.680 plongées ont été étudiées par les biologistes marins de l'Université de Duke. La durée médiane des plongées d'une baleine de Cuvier est de 59 minutes. Ce temps dans les abysses est consacré à la chasse durant lequel elle se nourrit essentiellement de céphalopodes, mais peut parfois chasser des poissons et des crustacés.

Environ 5 % des plongées observées dépassent 77 minutes, sans que l'animal ne montre des signes de fatigue. 

Et pour cause, deux individus ont battu tous les records : une plongée de 3 heures 42 minutes et une deuxième de 2 heures 43 minutes. 

Selon les scientifiques, ces prouesses sont dues à un métabolisme très ralenti et des capacités de stockage de l'oxygène hors du commun. 

En savoir plus sur la baleine de Cuvier ICI 

Note : La Baleine de Cuvier, également connue sous le nom de « baleine à bec d’oie » ou « baleine à bec de Cuvier »

Une seconde naissance au sein du Pod J

25 septembre 2020

Eclipse (J41) a donné naissance à son bébé, J58, ce jeudi après-midi, en mer de Salish, à quelques kilomètres au large de Victoria, en Colombie-Britannique. 

C'est le second petit d’Eclipse. Son premier né, Nove (J51), un mâle, est né en 2015. 

Ce sont les naturalistes de PWWA qui ont pu voir le premier souffle de ce nouveau bébé. 

« Nous avons repéré cette orque que nous avons rapidement identifié comme étant Eclipse (J41) juste au sud-ouest de Race Rocks. Elle semblait être seule à ce moment-là et est restée près de la surface durant quelques minutes. Après avoir plongé pendant plusieurs minutes, elle est réapparue, et cette fois, on aurait dit qu'elle poussait quelque chose avec son rostre. Elle a refait surface ainsi 3 ou 4 fois ainsi », a déclaré Tamya Goodyear. 

Il nous a fallu un peu de temps pour vraiment comprendre ce qui se passait », a-t-elle précisé. 

« C'était un peu comme des montagnes russes émotionnelles, car nous avons pensé à toutes les possibilités. Bien que nous pensions être certains qu'il s'agissait d'une orque résidente du Sud, nous nous sommes demandé s'il ne s'agissait pas d'une orque de Biggs avec un phoque dans la gueule, ou si nous voyions une bouée car il aurait pu s’agir d'un enchevêtrement, puis nous avons eu peur de revivre la situation tragique qu’à vécu Tahlequah (J35) avec la mort de son bébé en 2018. » 

« Elle aidait son bébé à prendre quelques respirations en le soulevant avec son rostre », a ajouté Leah Vanderwiel, « à ce moment-là, le petit a commencé à faire surface tout seul. Il semblait être un petit bébé turbulent, car à chaque fois qu’il faisait surface, il était très énergique et agité. Nous avons continuer à les observer alors qu’ils se dirigeaient vers le sud-ouest de Race Rocks ». 

Cette nouvelle a été confirmée par Ken Balcomb. 

Félicitations à la Maman et longue vie au bébé. 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Pacific Whale Watch Association News

Crédit photos : ©Pacific Whale Watch Association News



La NOAA approuve un plan visant à transférer des bélugas captifs dans le Connecticut.

21 septembre 2020 - Un article de Bethany Augliere, pour Hakai Magazine 

Après un an et demi de délibérations, le National Marine Fisheries Service (NMFS) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) aux États-Unis a approuvé la demande du Mystic Aquarium, dans le Connecticut, d'importer cinq bélugas captifs du Marineland Canada, un parc d'attractions situé à Niagara Falls en Ontario.


Le Mystic Aquarium souhaite que ces bélugas soient utilisés pour la recherche scientifique et affirme que leurs efforts contribueront à la gestion et à la conservation de la population de bélugas sauvages menacés de Cook Inlet (Alaska) et de la population de bélugas de la baie de Sakhaline, de la baie de Nikolaya et de la rivière Amour, espèce inscrite sur la liste des espèces menacées.

Ces cinq cétacés rejoindront les trois bélugas qui vivent déjà au Mystic Aquarium. 

La délivrance du permis de cinq ans par la NOAA s'accompagne d'un certain nombre de restrictions importantes. 

Il sera interdit à l'aquarium de faire reproduire les bélugas, de les utiliser dans des programmes interactifs avec le public, telles que des séances de photos, ou de les dresser pour les spectacles. 
Toute décision concernant le transfert de ces animaux au Georgia Aquarium d'Atlanta - partenaire inscrit sur le permis - sera prise par la NOAA à une date ultérieure. 

Le gouvernement canadien devra également approuver le plan avant qu'il puisse être mis en œuvre. 

Cette demande du Mystic Aquarium, controversée par les associations de protection animale, a été faite pour la première fois en mars 2019. 


Elle a d'abord été accueillie par un fort rejet du public et des ONG, dont l'Animal Welfare Institute (AWI). Mais Naomi Rose, une scientifique spécialiste des mammifères marins de l'AWI, affirme que les restrictions de la NOAA l'ont fait changer d'avis.

« Nous pensions juste que ce serait une décision binaire - qu'ils allaient délivrer le permis ou non », déclare Naomi Rose. « Nous sommes en fait agréablement surpris et nous ne nous opposerons pas au permis ».

Les restrictions ajoutées à ce permis aident la NOAA à éviter un certain nombre de problèmes soulevés par des scientifiques comme Naomi Rose, des membres du public et l‘US Marine Mammal Commission. 

L’opposition à ce transfert provenait des préoccupations concernant le bien-être des bélugas captifs, ainsi que des inquiétudes sur ce que leur transfert représenterait.Les cinq bélugas en question sont nés en captivité, mais ils sont les descendants de bélugas de la population de la baie de Sakhaline, de la baie de Nikolaya et de la rivière Amour. 

Certains ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que le transfert perpétuerait la demande de ces mammifères marins par l'industrie internationale de la captivité, ou que les études sur la reproduction proposées par le Mystic Aquarium était une excuse pour élever des animaux en vue d'une exposition au public.


La parenté de ces bélugas est importante car, en vertu de la loi américaine sur la protection des mammifères marins (MMPA), les mammifères marins provenant de populations épuisées ne peuvent pas être utilisés uniquement pour être exposés au public.

Avant la décision de la NOAA, il n’y avait aucune certitude sur le fait de savoir si un seul parent issu d’une population en danger signifiait que la progéniture serait également désignée comme telle.

Brady O'Donnell, chargé de communication et d'affaires législatives à la US Marine Mammal Commission (MMC), a déclaré que son département avait recommandé à la NOAA « d'adopter une politique pour résoudre ce problème ».

Dans ce cas, la NOAA a décidé de traiter ces cinq bélugas comme faisant partie d'une population épuisée. 

Selon Naomi Rose, cela signifie que si ces bélugas avaient des petits, ce qui ne devrait pas se produire car ce serait une violation du permis, ils devraient également être traités comme s'ils étaient en voie de disparition et ne pourraient pas être légalement utilisés pour être exposés au public.

Selon le MMC, l'aspect le plus troublant concernant la proposition du Mystic Aquarium était que l’entreprise avait l'intention de faire se reproduire ces bélugas. 

Le MMC a suggéré que « si le NMFS délivrait un permis, il devait inclure une condition exigeant que le Mystic Aquarium ou toute autre installation où des bélugas sont détenus prennent des mesures pour empêcher la reproduction », ce qu'il a fait. 

Conformément aux restrictions de la NOAA, le Mystic Aquarium doit fournir un plan de contraception avant de pouvoir importer ces cétacés.

Cependant, un point reste à éclaircir concernant ce qui devrait se passer en cas de grossesse accidentelle. La grossesse sera-t-elle interrompue ? La progéniture sera-t-elle transférée et exposée au public ?

« Aucune contraception n'est efficace à 100 % », déclare Naomi Rose ; c'est pourquoi elle reste préoccupée et c’est également pour cette raison que l’AWI fera un suivi auprès de l'agence pour obtenir des éclaircissements sur cette question.

Au total, la NOAA a reçu plus de 9 500 commentaires pour et contre cette demande. Kate Goggin, porte-parole du NMFS, a déclaré par courriel que l'agence « a examiné et pris en compte avec soin tous les commentaires du public liés à cette demande de permis et a pris les meilleures informations disponibles pour prendre une décision afin de s'assurer que ce permis réponde aux exigences de la MMPA et des règlements d'application de l'agence ».

Randall Reeves, un scientifique spécialiste des mammifères marins et président de l’International Union for Conservation of Nature’s Cetacean Specialist Group, est satisfait du résultat. 

« C'est formidable que les États-Unis disposent d'une législation forte et d'un système réglementaire compétent qui exige de ces institutions qu'elles respectent des normes élevées en matière de soins aux animaux, qui s'étendent à la manière dont des décisions comme celle-ci sont prises », a-t-il dit. 

« À mon avis, le Mystic Aquarium s'est imposé depuis des décennies comme l'un des meilleurs lorsqu'il s'agit d'intégrer les multiples missions de sensibilisation, d’éducation et de facilitation de la recherche scientifique. »

En fin de compte, la NOAA a autorisé sept des huit projets de recherche proposés par le Mystic Aquarium, dont le développement de méthodes pour l’évaluation de la santé et de l'état corporel des bélugas sauvages, l'étude des effets de l'activité humaine sur leur système auditif et immunitaire, et la recherche concernant leur physiologie de plongée.

La NOAA n'a pas autorisé l'étude relative à la reproduction, la jugeant inutile pour la conservation des populations menacées et décimées.

Traduction : C'est assez ! 

Crédit photos : 
©Oleksiy Maksymenko Photography/Alamy Stock Photo
©Tara Walton/Getty Images




Au Brésil, ce manchot a été retrouvé mort après avoir avalé un masque sanitaire

24 septembre 2020 - Un article de Léia Santacroce pour Géo 

Un petit manchot de Magellan a été retrouvé mort, le 9 septembre, sur une plage brésilienne. L'autopsie a révélé qu'il avait ingéré un masque filtrant.

Des manchots de Magellan venus de Patagonie en quête de nourriture qui finissent par s'échouer sur le littoral du Brésil, l'institut Argonauta en a vu d'autres. 

Cette ONG dédiée à la conservation des écosystèmes côtiers et marins est confrontée à ce phénomène depuis des années. 

Mais elle n'avait encore jamais trouvé pareil objet dans le ventre d'un spécimen de Spheniscus magellanicus, espèce classée « quasi-menacée ».  

Le 9 septembre, les « Argonautes » ont découvert le cadavre du malheureux animal sur la plage de Juquehy, à São Sebastião (à 150 km de São Paulo environ), « très mince et recouvert de sable », précisent-ils sur leur site. 

Aussitôt ramassé, aussitôt autopsié. Cause du décès : un masque filtrant N95 enroulé dans son estomac, faisant de cet oiseau une victime collatérale du coronavirus.

Hausse de la pollution plastique liée à la pandémie de Covid-19

« Nous travaillons à la réduction des déchets depuis 23 ans et tentons de sauver les animaux marins qui en sont victimes », a déclaré l'océanographe Hugo Gallo Neto, président de l'ONG. 

« Nous faisons face à une nouvelle menace qui accompagne malheureusement la pandémie de Covid-19. Si le volume des détritus a diminué au moment du confinement, les gens ont désormais tendance à se débarrasser de leurs masques n'importe où », a-t-il ajouté.

Le Brésil est loin d'être un cas isolé. En juillet dernier, la fondation Tara assurait avoir retrouvé gants et masques chirurgicaux dans sept grands fleuves européens, alertant sur le danger de cette pollution plastique liée à la crise sanitaire. 

Quelques semaines plus tôt, l'association Opération Mer Propre publiait sur Facebook des images édifiantes tournées en Méditerranée. 

On y voyait masques et gants flotter au milieu des poissons. Sans parler des bouteilles vides de gel hydroalcoolique.

Crédit photos : ©Institut Argonauta



Le bébé de Tahlequah (J35) est un petit mâle

 23 septembre 2020 - Par Adam Chan

C'est un garçon ! 

Le Centre for Whale Research a confirmé que J54, le bébé de Tahlequah (J35), dernier né au sein de la population des orques résidentes du sud, est un mâle.

J57 a été vu mardi avec sa mère, près de Point Roberts, au sud de Vancouver, dans l‘état de Washington.

Selon le centre de recherche, J57 est un « jeune garçon fougueux » et a été observé ondulant, faisant du spyhopping et nageant aux côtés de sa mère qui cherchait activement de la nourriture ». 

Le bébé est aujourd’hui âgé d'environ trois semaines et il a un grand frère, Notch (J47). 

Notch est né en 2010, huit ans avant la tragédie qu’a connu Tahlequah avec la perte de son second bébé en 2018.

« Pour la pérennité de la population de la communauté des orques résidentes du sud, il aurait été préférable que les nouveaux-nés chez les orques résidentes du Sud soient des femelles », a déclaré dans un communiqué publié mercredi le Centre for Whale Research.

« Mais quel que soit le sexe, J57 est bienvenu. Il est robuste et semble en bonne santé ».

J57 a été vu pour la première fois le 5 septembre dernier, dans le détroit de Juan de Fuca. On pense qu'il est né le 4 septembre parce que sa nageoire dorsale était redressée, ce qui, selon les chercheurs, prend au moins 24 à 48 heures après la naissance.

A l'époque, on ne connaissait pas encore le sexe du bébé. 

Contrairement aux autres orques, les orques résidentes du sud sont particulièrement menacées, avec une population estimée à seulement 73 individus.

Peu après la première observation de J57, les chercheurs ont déclaré que cette naissance avait été un jour chargé en émotions, tant pour les humains que pour les mammifères marins.

Selon le Center for Whale Research, le taux de mortalité chez les jeunes épaulards est de 40 %. Le dernier bébé à avoir survécu est né en mai 2019.

Outre le manque de nourriture, la pollution, la circulation maritime et le bruit sont des menaces pour la population d’orques du nord-est du Pacifique.

Traduction : C'est assez ! 

Source : CTV News

Crédit photos : ©Sara Hysong-Shimazu / Maya' s Legacy and the Pacific Whale Watch Association.





Les orques détrônent les requins en tant que super prédateur des océans !

15 septembre 2020 - Un article de Devika Desai pour National Post 

Durant des années, on a pensé que le grand requin blanc était le prédateur le plus redouté de l'océan. Mais tout à basculé lorsqu’en 2017, cinq carcasses de requins ont été retrouvées, échouées sur une plage de la province du Cap-Occidental en Afrique du Sud, sans foie, celui-ci ayant été mangé. 

Les chercheurs marins se sont alors posés une nouvelle question : Le prédateur pourrait-il être une proie ?

Les scientifiques ont examiné les marques de morsures sous les nageoires pectorales des requins décédés et ont constaté qu'elles ne correspondaient qu'à une seule autre espèce océanique - l'orque, aussi connue sous le nom d'épaulards. 

Il est surréaliste d'imaginer que « Free Willy », l'orque amicale, pourrait être une menace pour les requins. 

Cependant, une étude de 2019 documentant la migration des grands requins blancs au large de l'île Farallon, située au large de San Francisco, a révélé à quel point les orques terrifient les requins.

Une équipe de chercheurs marins, avec l'aquarium de Monterey Bay à San Francisco, a découvert que les grands requins blancs fuiront immédiatement s'ils détectent des orques à proximité.

« Lorsqu'ils se retrouvent confrontés à des orques, les grands requins blancs désertent leur terrain de chasse immédiatement et n'y reviennent pas durant une période pouvant s'étendre à une année entière, même quand les orques sont seulement de passage », a déclaré Salvador Jorgensen, écologue marin.

Entre 2006 et 2013, l'équipe a marqué 165 requins avec des balises électroniques. Les récepteurs sous-marins ont détecté les signaux alors que les requins nageaient, ce qui a permis à l'équipe de surveiller les allées et venues des requins dans les eaux californiennes. Ils ont également recueilli 27 ans de données sur la population d'orques, de requins et d'éléphants de mer - qui sont la proie des requins et des orques.

« En moyenne, nous documentons environ 40 événements de prédation sur les éléphants de mer par les requins blancs au sud-est de l'île Farallon chaque saison », a déclaré le biologiste marin Scot Anderson.« Ce sont d'énormes requins blancs. 

Certains mesurent plus de 18 pieds de long (5,5 mètres), et ici, ce sont généralement eux les dominants », a déclaré Anderson . « Nous observons certains de ces requins depuis 15 à 20 ans - et certains d’entre eux depuis plus longtemps que cela. »Les données enregistrées au cours de ces quatre rencontres montraient également quatre à sept fois moins de prédation sur les colonies d'éléphants de mer.

« Après que les orques se soient présentées, nous ne voyons pas un seul requin et il n'y a plus de victimes », a déclaré Anderson. Alors que les orques transitoires se nourrissaient occasionnellement d’éléphants de mer, leurs visites étant rares. Quant aux orques résidentes, elles se nourrissent de poisson.

Peu de gens sont conscients de la relation particulièrement conflictuelle entre ces deux grands prédateurs, mais les observateurs d’orques ont été témoins d'attaques d'orques sur des requins blancs. 

En 1997, des témoins ont observé une orque percuter le flanc d'un grand requin blanc, l'étourdissant momentanément avant de la retourner et de la maintenir en place pendant 15 minutes pour manger sa proie. 

Des incidents similaires ont également été filmés au Costa Rica et en Australie en 2014 et 2015.

Traduction : C'est assez ! 



Au large de l'Espagne, de mystérieuses attaques d'orques contre des bateaux

 13 septembre 2020 - Un article de L'EXPRESS

De nombreux équipages ont vu leur gouvernail partiellement détruit après l'attaque de ces mammifères habituellement sociaux et peu dangereux avec l'homme

Un comportement inhabituel pour ces animaux qui font pourtant preuve d’une grande sociabilité et qui pourrait être dû à une hausse significative de stress sur une population en danger.

Les scientifiques n'en croient toujours pas leurs yeux. Au large des côtes portugaises et espagnoles, des orques se sont attaquées à des voiliers et autres embarcations humaines, sans qu'aucune explication rationnelle ne puisse être donnée, raconte The Guardian.  

Au cours des deux derniers mois, plusieurs signaux de détresse ont été envoyés après le passage en force de ces mammifères marins dont la taille oscille entre 6 et 8 mètres pour un mâle. Gouvernail endommagé, équipage marqué de bleus, coque partiellement détruite... les orques ont provoqué de nombreux dégâts physiques et matériaux.  

Des orques difficiles à éviter

Vendredi 11 septembre, un nouvel incident s'est déroulé au nord de l'Espagne. Une orque s'en est prise à un yacht de 10 mètres et a percuté l'arrière du navire à 15 reprises, d'après le directeur de la société Halcyon Yachts, propriétaire du bateau.  

Le même jour, plus au sud, deux collisions similaires ont été signalées. Les exemples d'attaques similaires ne manquent pas. Le 30 août, c'est un navire français qui alertait les gardes-côte pour leur signaler que des orques les avaient pris en chasse, peu de temps après qu'un yacht de la marine espagnol a perdu une partie de son gouvernail sous l'assaut des épaulards.  

Une population de plus en plus stressée ?

Le comportement des orques est d'autant plus étonnant, qu'elles ont pour habitude d'accompagner les bateaux et non d'avoir un comportement agressif envers eux. De la famille des dauphins, les orques sont considérées par les scientifiques comme des mammifères sociaux et très intelligents. Les autorités maritimes espagnoles ont depuis demandé aux navires de "garder leur distance" avec les orques pour éviter de nouveaux incidents. Mais la tâche semble compliquée.  

D'après les rapports de certains marins, les orques pourchasseraient volontairement les bateaux afin de leur faire du mal. Selon les spécialistes, ce comportement est "très inhabituel" et "préoccupant". Aucune donnée ne permet pour l'instant d'expliquer ce changement soudain de comportement. Il pourrait être dû à une hausse significative de stress sur une population en danger.  

Lire également : C’est quoi cette histoire d’orques qui attaquent des bateaux en mer ?






52 Hertz, la baleine la plus seule au monde

12 septembre 2020 - Un article de Youssouf pour Fredzone

Devoir parcourir le monde à la recherche d’une compagnie, et ne jamais avoir de réponse à ses appels incessants est sans doute quelque chose de terrifiant à imaginer. 

Voilà pourquoi tant de gens ont été pris de compassion pour 52, la baleine la plus solitaire du monde.

La baleine solitaire, nommée d’après la fréquence distinctive de son chant, 52 hertz, appartient à une espèce inconnue et non identifiée.

Une baleine qui ne parle pas le même langage que ses congénères

Le son qu’elle produit est beaucoup plus élevé que celui de ses semblables, dont la fréquence varie entre 15 et 25 Hz. L’animal émet une suite de 2 à 6 chants, de 5 à 6 secondes ; des sons plus longs et émis plus fréquemment que ses congénères, et qu’aucune autre baleine dans le monde ne partage ou ne reconnaît.

Ainsi, 52 arpente le plus grand océan du monde, année après année, appelant désespérément un compagnon, mais n’en trouvant jamais.

Fait intéressant, 52 n’a jamais été vu; seules ses chansons d’amour isolées ont été captées par des sonars de la marine, mais jamais accompagnés d’un autre appel de baleine. Ce phénomène est si intrigant que les scientifiques ont surveillé de près la fréquence depuis qu’il a été détecté pour la première fois par William Watkins de la Woods Hole Oceanographic Institution en 1989. Il étudiait les appels à l’accouplement des baleines dans le Pacifique Nord, quand il est tombé sur l’anomalie de 52.

Depuis lors, le système hydrophone sophistiqué de la US Navy, conçu pour suivre les sous-marins nucléaires soviétiques pendant la guerre froide, a enregistré les mouvements migratoires de 52 chaque année lorsqu’il se déplace du centre de la Californie vers les îles Aléoutiennes dans le Pacifique Nord. 52 a toujours voyagé en solo, et selon un rapport du Deep Sea Journal, sa migration est « sans rapport avec la présence ou le mouvement d’autres espèces de baleines».

Une baleine symbole du désespoir de beaucoup de personnes

Les experts pensent que la signature sonore de la baleine solitaire est très aiguë comparée à l’appel normal de la baleine bleue géante, ou de toute autre espèce de baleine. Certains croient que c’est parce que le mammifère géant pourrait avoir une difformité physique, tandis que d’autres pensent qu’il pourrait être un hybride d’une baleine bleue et d’autres espèces.

Mary Ann Daher, une biologiste marine qui a passé des années à étudier la vie cachée des baleines, a co-écrit la recherche originale sur la découverte de 52. Une fois le rapport rendu public, un nombre croissant de personnes ont commencé à s’identifier à la situation désespérée de la baleine solitaire, au point même d’écrire à Daher pour exprimer leur empathie.

“C’est très triste que tant de personnes s’identifient à cette baleine”, a-t-elle déclaré lors d’une entrevue en 2013. “Je reçois des lettres, des emails et des poèmes – la plupart du temps de femmes – et c’est déchirant de lire certaines des choses qu’ils disent. Ils s’identifient à cet animal qui ne semble trouver sa place nulle part, ne se fait pas facilement d’amis, se sent seul et se sent différent de tout le monde.”

Une campagne pour retrouver la baleine 52

La recherche montre aussi que les baleines sont des créatures sociales, et que certains chants de baleines peuvent parcourir près de 5000 km à travers l’océan dans le seul but de communiquer. Un autre fait qui a touché beaucoup de personnes, comme le cinéaste Josh Zeman. “Être seul ou crier sans jamais être entendu est l’une de nos plus grandes peurs en tant qu’êtres humains”, dit-il.

“Nous sommes des êtres sociaux… C’est pareil pour les baleines. Elles ont des cellules fusiformes qui leur permettent d’aimer, de détester, de faire partie de cercles (sociaux)… Imaginez un être qui pourrait même ressentir l’amour, l’acceptation et la douleur d’une manière que nous ne pouvons même pas comprendre.”

L’année dernière, Josh Zeman a fait équipe avec l’acteur Adrian Grenier pour une campagne Kickstarter de crowdfunding visant à faire une expédition de 20 jours pour retrouver 52. Leur objectif était de réunir 300 000 $, mais l’histoire déchirante de la baleine la plus solitaire du monde a apparemment ému beaucoup de gens, car ils ont réussi à dépasser cet objectif de plus de 100 000 $. S’ils réussissent à retrouver la trace de 52, ils pourront lui accrocher un équipement de détection audio qui permettra aux scientifiques de l’étudier plus en détail.

Lire également : Voici 52 Hertz, la baleine la plus seule au monde




AQUARIUM DE GÊNES : Décès d’un second dauphin dans les bassins en 3 mois ½ ! 

 12 septembre 2020

Naù est décédée hier a seulement 19 ans.

Elle était née au Gardaland Resort, en Italie, en 2001. Sa mère Betty avait été capturée à l'état sauvage en Floride en 1983. 

C’était l'un des derniers dauphins à avoir quitté le Royaume-Uni au début des années 1990, lors de la fermeture de Flamingoland, dans le Yorkshire. 

Lorsque le delphinarium de Gardaland ferma ses portes en 2013, elle, Betty et Teide furent envoyés à Gênes, alors que Robin fut transféré au Zoomarine au Portugal. 

Selon l’aquarium, Naù souffrait, depuis le mois dernier, de calculs rénaux et d'altérations comportementales et alimentaires, et était soignée avec des thérapies ciblées et un régime alimentaire spécifique. 

Le dauphin était surveillé 24h/24.Une autopsie devrait être réalisée dans les prochains jours pour déterminer la cause du décès.

Le 28 mai dernier, Teide, un dauphin tursiops mâle âgé de 23 ans, est décédé juste à la réouverture de l'Aquarium de Gênes. 

Selon les déclarations des responsables de l’aquarium, le dauphin avait été retrouvé sans vie, son corps flottant à la surface de l’eau dans le bassin. Une autopsie devait être également réalisée, mais les résultats n’ont toujours pas été révélés. 

Qu’ils soient nés libres ou en captivité, les dauphins sont des animaux sauvages, des prédateurs qui chassent pour satisfaire leurs besoins nutritionnels. 

Libres, ils se nourrissent principalement de poissons, de crustacés, et de calmars.

Dans les delphinariums et aquariums, les cétacés sont nourris de poissons morts congelés, une alimentation pauvre en éléments essentiels pouvant causer des problèmes de santé comme cela est arrivé à Naù qui a développé des calculs rénaux. 

Traduction : C’est assez ! 

Source : Non Solo Animali


« Orques en péril »

 12 septembre 2020

Puissantes, fascinantes, remarquablement intelligentes car dotées d’un cerveau parmi les plus complexes du monde animal, « les orques font l’objet depuis un demi-siècle de mesures d’observation et de protection de plus en plus élaborées.


Notamment sur la côte pacifique du Canada où l’on trouve en permanence des orques dites résidentes, alors que les orques nomades, présentes dans toutes les mers du globe, sont évidemment plus difficiles à étudier.»

Au début des années 1960, des dizaines d’orques ont été capturées au large des côtes canadiennes pour l’industrie de la captivité. 

C’est à partir de 1970, et plus particulièrement après les effroyables captures de Penn Cove, que les pouvoirs publics ont pris conscience du danger de voir disparaître cette espèce essentielle pour l’écosystème. 

« Filmé au Canada, ce documentaire passionnant montre les efforts des chercheurs, que ce soit à bord du navire de recherche le « Vector », jusqu’à l’Orcalab, observatoire fondé en 1970 par le docteur Paul Spong sur l’île d’Hanson au large de la Colombie-Britannique, ce documentaire aux images impressionnantes fait le tour de la question du sauvetage de ces animaux. 



Grâce à des drones, aux balises dernière génération, en passant par des enregistrements sonores sous-marins très perfectionnés, ils peuvent de recenser et étudier avec précision les orques, et leur langage au large de Vancouver et de ses environs.

Un langage sonore particulier que les scientifiques s’attellent à décrypter en étudiant, notamment, les corrélations entre leurs déplacements en groupe et la fréquence de leurs vocalises. » 

Malheureusement, et malgré cette surveillance accrue, les orques résidentes sont toujours en danger et doivent faire face à 3 menaces :

  • La raréfaction du saumon quinnat, nourriture principale des orques résidentes
  • La pollution sonore émises par les navires
  • La pollution chimique
Lire l'article du Monde

Prison des baleines (Russie) - Vasilievna, une réhabilitation réussie

9 septembre 2020

Vasilievna, une orque qui avait été détenue à la « Prison des baleines », dans la baie de Srednyaya en Russie, a rejoint avec succès un pod d’orques nomades dans la mer d'Okhotsk. 

Vasilievna

Elle a été vue en train de voyager à leurs cotés, chassant et partageant les proies avec les membres d’un groupe qui semble être sa famille d’origine. 

Contrairement à la plupart des bélugas, qui, eux aussi ont été détenus dans cette prison sordide, toutes les orques ont été relâchées en mer d'Okhotsk, endroit où elles avaient été capturées. 

Toutes semblent s'être réadaptées avec succès à la vie sauvage et certains, comme Zina, ont depuis été observées, réunies avec leur famille. 

Zina

Rappel : En novembre 2018, des journalistes russes ont découvert que 11 orques et 90 bélugas étaient entassés dans de minuscules enclos depuis plusieurs mois dans la tristement célèbre baie de Srednyaya. 

Ces mammifères marins avaient été capturés en seulement quelques mois, entre le 16 juillet et le 21 octobre 2018, par 4 entreprises russes en vue de les revendre à des delphinariums, notamment en Chine. 

Grâce au travail des activistes russes qui ont démontré l’illégalité de ces captures, et grâce à la mobilisation internationale, le gouvernement russe amorçait le processus de retour à l'état sauvage de ces mammifères marins en juin 2019. 

Après un peu plus d’un an de combat, les derniers bélugas étaient relâchés le 10 novembre 2019.

Malheureusement, après un hiver très rude, l’une de ces orques, Cyril, et 3 bélugas, sont décédés. 

Cela prouve encore une fois, et contrairement à ce que disent les delphinariums, que la réhabilitation des cétacés est possible ! 

Source : Quad Finn


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