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Norvège (Saison de chasse à la baleine 2021) - Plus de 570 baleines tuées

Selon le dernier rapport de capture de l'organisation de pêche norvégienne Rafisklaget, un total de 575 baleines de Minke (petits rorquals) ont été tuées en Norvège au cours de cette saison de chasse à la baleine qui a débuté le 1er avril 2021.

14 navires baleiniers ont participé à cette chasse.  

Comme lors des années précédentes, le quota de pêche maximum étaient de 1 278 individus pouvant être abattus.

Un porte-parole du ministère de la Pêche à Oslo a confirmé ce chiffre lundi, dernier jour officiel de la fin de saison de chasse à la baleine, ce qui signifie que ce chiffre pourrait encore légèrement augmenter.

En 2014, la chasse commerciale à la baleine en Norvège a connu son apogée avec l’exécution de 763 baleines de Minke.

Au cours de la saison de chasse 2020, 503 baleines ont été tuées, alors que 429 individus étaient abattus en 2019. 

Cela signifie que le pays scandinave reste le premier pays baleinier au monde devant le Japon ou l'Islande.  

La Norvège clame que la chasse à la baleine est une pratique « durable » qui permettrait, selon eux, de protéger les stocks de poissons dans la région. Un argument rejeté par de nombreux scientifiques (parmi lesquels des chercheurs norvégiens) qui affirment qu'au contraire, les baleines jouent un rôle crucial dans l'écosystème marin.

« Ce n'est rien de moins qu'un écocide », a déclaré Vanessa Williams-Grey, responsable des politiques au WDC. « Tuer des centaines de petits rorquals est tout à fait inexcusable, surtout compte tenu du rôle essentiel qu’elles jouent dans nos océans. Les baleines sont nos alliées dans la lutte contre le changement climatique. »


Selon un nouveau sondage commandé par la NOAH, la plus grande ONG norvégienne de protection des animaux, l'Animal Welfare Institute (AWI) et le WDC, seulement 2% des Norvégiens mangent souvent de la viande de baleine, contre 4% en 2019. 

Parmi les femmes interrogées, seulement 1% mangent souvent de la viande de baleine, alors qu'aucune personne de moins de 35 ans n'a indiqué qu'elle mangeait fréquemment de la viande de baleine. L'enquête, menée au début du mois de septembre 2021 par  par Respons Analyze AS, a été réalisée auprès de 1.037 Norvégiens, âgés de 18 à 87 ans. 

Ce sondage a également révélé que les citoyens norvégiens ont de sérieuses inquiétudes quant à la façon dont les chasses sont menées. 

Par exemple, près des deux tiers des personnes interrogées ont convenu qu'il est inacceptable que près d'une baleine sur cinq ne meure pas sur le coup lorsqu'elle est abattue par un harpon, et 63 % trouvent  inacceptable que les deux tiers des baleines tuées soient des femelles, dont près de la moitié sont enceintes.

En 1982, la Commission baleinière internationale (CBI) a émis un moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine. 

La Norvège, bien qu'étant membre de la CBI, s'est formellement opposée à cette décision. En 1993, la Norvège qui avait cessé ses activités baleinières, reprend la chasse commerciale à la baleine au large de ses côtes. Depuis cette date, le pays scandinave a tué plus de 14000 petits rorquals.

On estime que près de 3 millions de baleines ont été tuées à travers le monde au 20ème siècle, un siècle dévastateur pour les populations de baleines.

Ces massacres doivent cesser ! Il faut protéger les baleines. Tout le monde reconnaît le rôle crucial des baleines dans la régulation du climat. En piégeant environ 33 tonnes de CO2 tout au long de leur vie, les baleines jouent un rôle majeur face au changement climatique.

Mais au-delà de ça, ces animaux ont une vie sociale incroyablement complexe, des émotions et des sentiments qui sont semblables aux nôtres. Nous ne détruisons pas de simples baleines, nous tuons des personnes non-humaines, nous anéantissons  des peuples de culture ! 

« Les baleines n'ont pas de mains pour manipuler le monde, mais elles ont des cerveaux pour le sentir d'une manière que nous ne pouvons pas totalement comprendre. » - Lori Marino (Neuroscientifique et spécialiste des cétacés

Lire également : 

⇒ Une cruauté révélée : L’agonie, durant 6 à 25 minutes, des baleines chassées au harpon explosif à grenade

Traduction : C'est assez ! 

Sources : ANews / WDC







La tribu Makah franchit une étape importante vers la reprise de la chasse à la baleine au large de Washington

Un juge administratif a recommandé qu’une tribu amérindienne de l’État de Washington soit à nouveau autorisée à chasser les baleines grises – une étape majeure dans leurs efforts de plusieurs décennies pour reprendre cette ancienne pratique.


« C’est un témoignage de ce que nous avons dit toutes ces années : que nous faisons tout notre possible pour montrer que nous avançons de manière responsable », a déclaré vendredi Patrick DePoe, vice-président de la tribu Makah. 
« Nous ne faisons pas cela pour des raisons commerciales. Nous le faisons pour des raisons spirituelles et culturelles. »

DePoe était sur les bancs du lycée, à la fin des années 1990, lorsque les Makah ont été autorisés pour la dernière fois à chasser la baleine, des chasses qui ont suscité la colère de militants pour les droits des animaux.

Depuis lors, les tentatives de la tribu pour reprendre la chasse à la baleine se sont enlisées dans des contestations juridiques et des examens scientifiques. 

Une cour d'appel fédérale statuait en 2002 que les Makah avaient besoin d'une dérogation au titre de la loi sur la protection des mammifères marins ; la tribu en a fait la demande en 2005, mais cette dérogation ne lui a toujours pas été accordée. 


Jeudi, près de deux ans après avoir présidé une audience sur la proposition de la NOAA Fisheries d'approuver la dérogation, le juge administratif George Jordan a publié sa recommandation de 156 pages au ministère américain du Commerce. 

Il a conclu que les chasses tribales n'auraient aucun effet sur la population globale saine des baleines grises, et ce malgré une mortalité inexpliquée qui a provoqué l'échouage de centaines de baleines sur la côte Pacifique depuis 2019, et dont le nombre a chuté de 27000 à 21 000 individus.

Bien qu’aucun calendrier n’ait encore été établi, la recommandation, ainsi qu'une période de consultation publique et une analyse environnementale plus approfondie, éclaireront le ministère pour la décision finale. Telle qu'elle est proposée, la dérogation permettrait à la tribu de chasser jusqu'à 20 baleines grises sur une période de 10 ans, les chasses étant programmées de manière à minimiser les risques, déjà faibles, que les chasseurs harponnent accidentellement un individu de cette espèce menacée.

Bien que le juge Jordan ait trouvé l'émission de la dérogation appropriée, il a également recommandé des restrictions supplémentaires qui pourraient réduire considérablement le nombre de baleines tuées par la tribu - réduisant leur nombre à cinq baleines pouvant être chassées au cours de la période de dérogation de dix ans. 

M. DePoe a déclaré que la tribu étudiait cette recommandation, mais qu'elle la considérait comme une source potentielle de frustration et de discussion. La tribu espère utiliser les baleines pour se nourrir et pour fabriquer des objets d'artisanat, des œuvres d'art et des outils qu'elle pourra vendre.


Les ONGs de protection animale s'opposent à ces chasses, que de nombreux défenseurs des droits des animaux considèrent comme barbares et inutiles. 

Ils affirment que l'évaluation environnementale de la NOAA est inadéquate, que la loi sur la protection des mammifères marins a annulé le droit de la tribu issu du traité de 1855 signé avec les États-Unis, et que la tribu ne peut prétendre à un besoin de subsistance ou culturel de chasser après tant de décennies.

A noter que les Makas ont cessé de chasser volontairement les baleines dans les années 1920 après que la population des baleines grises ait été décimée par la chasse commerciale à la baleine. La tribu cherche à reprendre la chasse depuis que l’espèce a été retirée de la liste fédérale des espèces en voie de disparition en 1994.

DJ Schubert, biologiste spécialiste de la faune sauvage pour l'Animal Welfare Institute, a déclaré par courriel que l’ONG était déçue par cette recommandation :

« Toutes les baleines grises sont confrontées à des menaces anthropiques critiques dues au changement climatique, à la pollution sonore des océans, à l'exploitation pétrolière et gazière, à la pollution chimique, plastique, au développement côtier, aux contaminants, aux prises accessoires et aux collisions avec les navires », a déclaré Mr Schubert. 

« À la lumière de ces menaces graves, la chasse de ces animaux est biologiquement insupportable et incompatible avec les dispositions protectrices de la MMPA. »

« Il reste moins de 300 baleines grises du Pacifique Nord-Ouest », a-t-il poursuivi,  « et les restrictions supplémentaires recommandées n'élimineraient pas complètement tous risques pour elles. »

Traduction : C'est assez ! 

Source : AP News

Crédit photos : 
Photo 1 - Baleine grise tuée en 1999 par la tribu Makah - ©AP 
Photo 2Des baleiniers de Makah débarquant des baleines à Neah Bay, Washington, 1911 - © Getty Images   
Photo 3 - Découpe d'une baleine par les membres de la tribu Makah - ©AP/Elaine Thompson

Loi Animaux - Interpellez votre Sénateur !

Le 30 septembre et le 1er octobre, le Sénat va enfin débattre du projet de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale.

Mais il y a urgence ! 

La rapporteure du texte, Mme Anne Chain-Larché est à l'origine d'un incroyable retour en arrière avec des amendements qui mettent en péril la volonté de Mme Pompili de mettre un terme à la captivité des cétacés.

Nous avons besoin de vous et de votre mobilisation !

Nous vous proposons d’interpeller votre Sénateur en lui envoyant un e-mail type, que vous pouvez personnaliser si vous le souhaitez.

COMMENT AGIR 

ÉTAPE 1 : Trouvez votre Sénateur 

Rendez-vous sur le site : http://quisontvossenateurs.senat.fr/#/?_k=j3tsf7 et trouvez votre Sénateur.

ÉTAPE 2 : Récupérez son adresse e-mail

Rendez-vous ici : https://www.senat.fr/senateurs/senatl.html et cliquez sur le nom de votre Sénateur. Son adresse e-mail sera indiquée.

Ou plus simple, une fois que vous avez trouvé son nom, saisissez son adresse manuellement : [1ere lettre du prénom].[nom]@senat.fr




ÉTAPE 3 : Envoyez un e-mail

Rendez-vous sur votre boîte mail.

Inscrivez l’adresse de votre Sénateur ainsi que celle de la rapporteure du texte, Anne Chain Larché (a.chain-larche@senat.fr) dans les destinataires et copiez-collez l'objet et le texte ci-dessous (vous pouvez personnaliser), puis envoyez !

Objet : Projet de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale – Captivité des cétacés 

Mme la Sénatrice / M. le Sénateur,

La France s’apprête à s’engager concrètement dans la lutte contre la maltraitance animale. Le projet de loi que vous discuterez le 30 septembre et le 1er octobre prochains répond à de grandes attentes des Français.

Sur la question des delphinariums, les Français sont unanimes : 7 Français sur 10 sont opposés à la captivité des cétacés à des fins de divertissement et 86 % de nos concitoyens pensent que le gouvernement devrait au contraire encourager et accompagner la création de sanctuaires ou refuges marins pour accueillir ces cétacés captifs et les réhabituer à la vie sauvage (sondage IFOP, 12 novembre 2018).

En tant que citoyen soucieux de voir la France rejoindre la liste des pays ayant interdit les delphinariums sur leur territoire, je vous prie de bien vouloir voter ce projet de loi ambitieux sans le vider de sa substance.

Je vous remercie par avance et vous adresse mes sincères salutations.

Merci pour votre participation !

Triste nouvelle pour les orques résidentes du Sud - Marina est décédée

Marina (L47) a été vue pour la dernière fois le 27 février 2021 à Swanson Channel alors que le Center for Whale Research menait une opération de recensement de la population des Résidentes du Sud pour l’année 2021. 

Son état corporel n’était alors pas particulièrement inquiétant.

Depuis, sa famille a été observée à plusieurs reprises, 3 rencontres au cours desquelles les scientifiques du Center for Whale Research ont pu observé les membres du la matriline L47, Marina n‘étant pas parmi eux à chacune des ces observations. 

Une équipe du MPO qui a travaillé plus tôt au cours de l’été sur le terrain dans l’ouest du détroit de Juan de Fuca n’a pas été non plus en mesure de la trouver. 

Marina (L47) est portée disparue et est probablement décédée. 

Marina, 47 ans, était la matriarche d’une famille très unie composée de ses trois enfants, Moonlight (L83) âgée de 31 ans, Muncher (L-91) âgée de 26 ans et Mystic (L-115) âgé de 11 ans, et de ses deux petits-enfants, Midnight (L-110), âgé de 14 ans, fils de Moonlight, et Magic (L-122), âgé de 6 ans, fils de Muncher.

Après la naissance de Moonlight, Marina a eu 4 petits, tous décédés trop jeunes : 

  • L99, sexe inconnu, né en 2000, disparu en 2001. 
  • L102, sexe inconnu, né début novembre 2002, déclaré mort le 3 décembre 2002.  
  • L107, sexe inconnu, né en juin 2005, disparu en juillet 2005. 
  • L111, née le 12 août 2008, déclarée décédée quelques jours plus tard. 

La perte de Marina est un nouveau coup dur pour la population des orques résidentes du Sud qui ne compte plus que 73 individus avec 24 orques au sein du Pod J, 16 au sein du pod K et 33 individus au sein du Pod L. 

Marina est née en 1974. Elle était le premier bébé de Ankh (L21) qui a disparu au cours de l’été 2008.  

Source : Center for Whale Research

Crédit photo : ©Gary Sutton / ©Monika Wieland Shields


3 orques résidentes du sud du pod J sont enceintes !

Les plaisanciers sont priés de ne se tenir à distance du Pod J. 

Ce sont les scientifiques de l’ONG SR3 (Sealife Response, Rehabilitation, and Research), qui ont, grâce à des images de drones, été en mesure de confirmer que les cétacés Alki (J36), Hy'Shqa (J37) et Shachi  (J19), appartenant au Pod J étaient enceintes et à divers stades de grossesse. Il n’y a cependant pas encore de calendrier précis pour les naissances.

Shashi (J19), est le deuxième membre le plus âgé du Pod J. L’orque âgée de 42 ans a déjà donné naissance deux fois. Son premier peti, un mâle connu sous le nom de J29, n’a survécu que quelques semaines, mais son second bébé, Eclipse (J41) ), née en 2005, a eu 2 enfants. A chacune de ces 2 naissances, Shashi était présente aux côtés de sa fille et l’a aidé à élever ses bébés.

Alki (J36), 22 ans, n’a eu qu’un seul petit en 2015. Le bébé, Sonic (J52) est décédé six mois plus tard, peu après avoir été sevré.  

Hy'Shqa (J37), 20 ans, a donné naissance à 2 petits mâles en 2012 et en 2015. T'ílem I'nges (J49) vu pour la première fois le 6 août 2012, est toujours en vie.  Des tests génétiques ont révélé que son père était Skana (L79).Quant à Betel (J55), né en janvier 2016, il est décédé quelques jours plus tard, le 19 janvier. 

Avec trois orques du pod J qui sont enceintes, les plaisanciers sont priés de garder leurs distances et les entreprises de whale watching sont invités à rester à au moins un demi-mile nautique (soit 800 m) des épaulards. 

Le but de cette mesure est d'aider Alki (J36), Hy'Shqa (J37) et Shachi (J19), les femelles enceintes, à mener leur grossesse à terme.


Les grossesses sont fréquentes dans les familles d’orques résidentes du sud, mais les naissances de bébés vivants sont trop rares. 

Samuel Wasser, biologiste de l'Université de Washington, a rapporté qu'entre 2008 et 2014, près de 70 % des grossesses chez les orques résidentes du Sud ont échoué, soit par fausse couche, soit par la mort des bébés peu après leur naissance. L'échec de ces grossesses est lié au stress nutritionnel.

Le fait de donner plus d'espace aux orques a pour but de les aider à obtenir la nourriture dont elles ont besoin. 

Les orques enceintes ont besoin de plus de nourriture, surtout vers la fin de leur gestation, lorsque leurs besoins caloriques augmentent de 25 %. Les mères allaitantes ont besoin d'encore plus de nourriture et doublent leur consommation de saumons après l’accouchement pour produire le lait dont leurs petits ont besoin pour grandir. 

En janvier 2021, une étude publiée par la NOAA Fisheries révélait que les orques femelles abandonnaient souvent la recherche de nourriture à l'approche des navires lorsque les bateaux s'approchent à moins de 400 mètres.

Les orques utilisent des sons pour chasser, et le bruit et les perturbations causés par les bateaux peuvent masquer les clics d'écholocalisation qu’elles utilisent pour trouver leurs proies, et de ce fait, celles-ci interrompent leur chasse. 

Le trafic maritime peut également perturber le partage des proies, ce qui peut aider à maintenir les femelles en lactation avec des bébés qui ont des besoins énergétiques plus importants.

« Nous devons travailler ensemble pour donner à ces orques enceintes toutes les chances de réussite », a déclaré Scott Rumsey, administrateur régional adjoint de la NOAA Fisheries. 

« Plus elles peuvent s'alimenter sans être dérangées, plus elles ont de chances de contribuer à la population. »

Le département a exhorté tous les plaisanciers à suivre les directives de Be Whale Wise. La loi de l'État exige que les bateaux :

  • Rester à 300 mètres de chaque côté des orques résidents du sud.
  • Rester à 400 mètres de la trajectoire des orques résidents du sud devant et derrière les cétacés
  • Réduire sa vitesse à moins de 7 nœuds lorsque l’on est à moins de 1000 m du mammifère marin le plus proche
  • Débrayer le moteur si les orques apparaissent à moins de 300 mètres
  • Les bateaux doivent rester à 100 mètres de tous les autres mammifères marins (comme les baleines à bosse, les baleines grises, les otaries et les phoques).

« De nombreuses personnes se penchent sur les données scientifiques afin de comprendre comment nous pouvons continuer à améliorer les chances de survie de cette population », a déclaré Kelly Susewind, directrice du WDFW. 

« Maintenant que nous avons appris l'existence de grossesses multiples chez les orques résidentes du Sud et l'impact que peuvent avoir les bateaux sur les futures mères, nous avons vraiment besoin que tout le monde suive la réglementation Be Whale Wise afin de soutenir la survie de ces orques en danger. »

Les familles d'orques résidentes du sud viennent de subir une perte récente, celle de Capuccino (K21), le plus vieux des mâles résidents du sud. 

Il a été vu sévèrement émacié le 29 juillet dernier et n'a pas été revu depuis. Il est présumé mort, ce qui porte la population totale des résidents du sud en danger à seulement 74. 

Tofino (J36)), âgée de 2 ans, est également souffrante, mais aux dernières nouvelles, elle semblait mieux se porter, jouant et sautant aux côtés de sa mère et chassant sa nourriture.

Souhaitons qu'Alki (J36), Hy'Shqa (J37) et Shachi (J19) mènent leurs grossesses à terme et qu'elles mettent au monde de beaux bébés bien vigoureux et en bonne santé !

Traduction : C’est assez ! 

Source : The Seattle Times

Crédit photos : 

1 - Alki (J36)- ©Hysaku Photography 

2 - Hy'Shqa (J37) - ©Ivan Reiff

3 - Shachi (J19) - ©Hysaku Photography

4 - Cappuccino (K21) - ©Alan Niles

5 - Tofino (J56) - ©Monika Wieland Shields

Grindadrap - Massacre sans précédent dans les Îles Féroé

1428 dauphins à flancs blancs ont été massacrés à Skálafjørdur. 

C’est 40 fois le nombre de cétacés tués « habituellement », et le plus grand massacre de cétacés documenté dans les îles Féroé !

Selon les données conservées par les îles Féroé, les insulaires tuent généralement jusqu'à 1.000 mammifères marins chaque année. L'an dernier, ce chiffre ne comprenait que 35 dauphins à flancs blancs. 

CETTE CHASSE ÉTAIT ILLÉGALE  

Heri Petersen, le « grindmaster », responsable local pour ces chasses,  n'a pas été informé. Il a déclaré que si il avait été mis au courant, il n’aurait pas autorisé cet abattage. 

L’appel au grind a été lancé par une personne non autorisée à prendre cette décision. Ce qui a conduit à un chaos total. 

Les chasseurs sont montés d'un cran hier dans la cruauté, certains dauphins ayant été découpés par les pales des hélices de bateaux, d'autres ont été découpés vivants alors qu’ils agonisaient sur la plage. 

Ils ont tué tellement de dauphins qu'il n'y avait pas assez de personnes pour effectuer le marquage des dépouilles. 

D'après certains témoins locaux, de nombreuses personnes ont été choquées et désapprouvent le massacre de ces dauphins. 

Malgré l’émotion et la colère suscitées par ce massacre, le gouvernement local des îles Féroé a défendu la mise à mort des 1428 dauphins en une seule journée :

« Il ne fait aucun doute que la chasse aux cétacés dans les îles Féroé est un spectacle dramatique pour les personnes peu habituées à la chasse et au massacre de mammifères. Ces chasses sont néanmoins bien organisées et entièrement réglementée s», a a déclaré un porte-parole du gouvernement de Torshavn. 

Alors que 53 % de la population de l’archipel est opposée à la pêche de cette espèce, Hallur av Rana, un journaliste de la télévision publique locale KVF, a déclaré que le gouvernement n’envisageaient aucunement de renoncer au grind.

À ce jour, 615 globicéphales ont également été tués durant les 11 grind précédent.

Le Grindadráp, littéralement « mise à mort des baleines », est une chasse traditionnelle Féroïenne. 

Cette chasse est pratiquée depuis le XVIe siècle. Ce qui était autrefois une chasse de subsistance n'est aujourd'hui qu’un massacre barbare et primitif. 

Bateaux très rapides équipés de sonars, moyens de communication ... dans le monde actuel les Féringiens utilisent des méthodes bien lointaines de celles de leurs ancêtres vikings.

Le grindadrap ne laisse aucune chance aux cétacés qui migrent dans ces eaux. Ils sont rabattus dans des baies ; des familles entières y sont massacrées tous les ans, les Féringiens ne faisant aucune distinction et n'hésitant pas à tuer des femelles gestantes et des juvéniles et ce en toute impunité. 

Le grindadrap est actuellement le plus grand massacre de cétacés d'Europe.

En 1987, quand François-Xavier Pelletier part aux îles Féroé pour enquêter sur cette chasse aux globicéphales qu’il pensait de survivance, il ne se doutait pas qu’il allait découvrir un massacre inutile et cruel.

En 2010, des charniers sous-marins sont mis à jour par l’etno-cétologue et réalisateur. Dans son documentaire « Féroé l’archipel blessé », il démontre que la viande des globicéphales n’est quasiment jamais consommée. 

En 2008, les autorités de la santé publique de l’archipel ont fermement pris position contre la consommation de cette viande car celle-ci présente une très haute teneur en mercure, en sélénium, et autres polluants organiques persistants (POP)Des effets sur le développement neurologique des enfants féroïens ont été observés, ainsi que des problèmes de concentration, des troubles du langage, et de la mémoire. Une partie de la population de l’archipel souffrant également de problèmes nerveux.

UN CRIME CONTRE LE VIVANT !

Le Danemark soutient la massacre de dauphins dans les iles Féroé.

Chaque année, des cétacés sont massacrés au nom de la tradition. Aucune espèce n’est épargnée. Il est arrivé que des orques se retrouvent piégées au milieu du grind et subissent inévitablement le même sort que les globicéphales ou autres cétacés.  

Cet abattage rituel au nom de la tradition a pourtant très peu de rapport avec la culture au sens noble du terme, mais davantage avec une forme de barbarie, une soif de pouvoir et de domination sur la nature soutenue par des technologies chaque année plus sophistiquées.

Les techniques de chasse employées aux îles Féroé sont, en effet, extrêmement modernes (bateaux motorisés, sonars, drones, poulies hydrauliques,…), les cétacés n’ont donc aucune chance de s’en sortir et le caractère traditionnel y est totalement absent.

Tuer ces animaux, qui agonisent d’une mort lente baignant dans leur propre sang, n’est plus une nécessité alimentaire depuis plusieurs décennies, la pratique est devenue davantage un sport particulièrement pervers.

Les îles Féroé sont sous protectorat du Danemark qui est signataire de la convention de Berne. Cette convention vise à lutter contre ce genre de pratiques.

Cette dernière a classé le globicéphale noir (appelé baleine pilote ou dauphin pilote) comme une espèce strictement protégée.

Cependant, l’archipel ne fait pas partie de l’Union européenne et possède son propre gouvernement. Ainsi, les îles Féroé ne sont pas légalement tenues de respecter cette convention. Or en 2015, deux navires de guerre de la marine nationale danoise ont patrouillé pour assurer le bon déroulement du grindadráp, une infraction à la convention de Berne. 

Tout cela se déroule aux portes de l'Union Européenne sans qu’aucun gouvernement ne réagisse ! 

Sources : Portal.fo / In.fo France 24


 

Fascinante et mystérieuse, l’Orque pygmée

L'orque pygmée ou orque naine (Feresa attenuata) est une espèce de cétacés de la famille des Delphinidae. 

C'est l'unique membre du genre Feresa qui fut décrit par John Edward Gray en 1870.

C’est un animal peu connu car rarement observé malgré sa distribution très étendue. 

On le rencontre dans tous les océans du globe sauf dans les régions polaires ainsi qu’en Méditerranée. 

C’est un animal grégaire qui vit le plus souvent en groupe de 12 à 50 individus, mais certains ont été observés dans des groupes pouvant atteindre plusieurs centaines d'individus. 

Elle mesure de 2,10 à 2,60 m pour un poids d’environ 110 à 170 kg.Sa peau est de couleur gris foncé voire presque noire. Ses flancs sont de couleur plus claire et son ventre est blanc. 

Elle a également des zones blanches autour de la bouche. Ses nageoires pectorales de taille moyennes sont arrondies à l’extrémité.

Avec son corps à l'aspect allongé et robuste, l’orque pygmée a une morphologie semblable à celle de la pseudorque (ou fausse orque), mais contrairement à cette dernière, son aileron dorsale falciforme, situé à peu près au milieu du corps est plus grand, et elle possède des dents considérablement plus petites. 

Ce mammifère marin a une tête allongée, arrondie à son extrémité et n’a pas de rostre. 

L’orque pygmée peut être facilement confondue avec le dauphin d’Electre, noir et gris foncé, mais dont la tête est effilée, et les pectorales plus pointues à l’extrémité.

Pour communiquer l'orque pygmée émet des cliquetis et des sifflements. On peut aussi parfois l'entendre grogner.

On connaît peu de choses en ce qui concerne la reproduction de l’orque pygmée, sinon qu’elle atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 7 ans. On estime que la période de gestation pour une femelle est de 11-12 mois. 

Celle-ci ne donne naissance qu’à un seul petit qui ne mesure pas plus de 50 cm à la naissance. Les naissances ont principalement lieu en été. 

L’orque pygmée se nourrit de mollusques, de poissons et de petits crustacés. Elle consomme également d'autres espèces de dauphins. 

L’orque pygmée est un animal timide et évite généralement le contact avec l'homme. Il ne s’approche guère des bateaux. Cependant, des individus ont été observés surfant devant l’étrave d’embarcations.

Cette espèce ne supporte pas la captivité, elle est connue pour son agressivité qui se manifeste contre les hommes et les autres cétacés qui partagent son bassin. 

Le 28 janvier 1963, 14 orques pygmées furent capturées à Futo, détenues à l‘aquarium d‘Ito, les 14 cétacés sont morts dans les 22 jours qui ont suivi.

Avant leur décès, sept d’entre eux ont été observés faisant des convulsions. Ils ont ensuite coulé, la bouche grande ouverte. La cause de leur décès n'a pas pu être déterminée.

Le 16 juillet 1963, une orque pygmée a été capturée près des côtes d’Hawaï, puis envoyé au Sea Life Park. Une journée après sa capture, elle a tenté de s’attaquer à un homme. Dix jours plus tard, le cétacé fut placé dans un bassin avec deux globicéphales. Le plus jeune des deux fut retrouvé mort quelques heures plus tard. La cause du décès fut, semble-t-il, causé par un coup au crâne causé par l’orque pygmée.

Une orque pygmée mâle au  Sea Life Park - Été 1963 

Vingt jours après sa capture, le 4 août, l’orque pygmée est décédée d'une infection respiratoire. 

Le Sea Life Park a fait capturer deux autres orques pygmées, respectivement en 1970 et 1971, mais aucune n’a survécu. 

Plusieurs autres tentatives ont été voués à l'échec. Des orques pygmées envoyées au Miami Seaquarium, au Gulfarium, au Mote Marine Aquarium, ou a SeaWorld Orlando sont tous sont morts de maladie.

La principale menace pour cette espèce reste la pêche industrielle ou artisanale

Dans la plupart des aires de répartition on retrouve des orques pygmées pris dans les filets servant à emprisonner le thon. Dans les Iles des Caraïbes, au Sri Lanka, à Taiwan ou en Indonésie, la viande et la graisse des cétacés sont destinés à la consommation humaine ou à servir d’appât pour pêcher le requin, l’aiguille de mer, ou d’autres poissons océaniques.

La pollution des océans, qu’elle soit chimique, plastique ou sonore, est une autre menace à laquelle l’orque pygmée doit faire face. 

Devant le manque d’information sur l’état actuel des populations, l’orque pygmée est une espèce classée à l’Annexe II de la CITES et sur la Liste rouge de l’IUCN dans la catégorie Données insuffisantes (DD). 

Sources : GREC / NOAA / Dolphin Project / Manimal World 

Crédit photos : ©Robin W.Baird / © Doug Perrine / ©Rodolphe Holler / ©Globice 


Observation record d’orques transitoires alors que cette population prospère sur les côtes de Colombie-Britannique !

Près de 30 orques transitoires (appelées aussi orques de Bigg) ont été observées dans la mer des Salish autour de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington au cours du week-end de la fête du Travail, un signe positif pour l'espèce.

Selon l’Orca Bevahior Institute, avec 793 observations signalées cette année, les orques transitoires ont établi un nouveau record, celui du plus grand nombre d'observations annuelles dans la région au cours du week-end de la fête du Travail. 

Le précédent record de 747 observations avait été établi en 2019.

Mercredi 8 septembre, Monika Wieland Shields, directrice de l'Institut, a déclaré que 70 orques de Bigg avaient été recensées dans la région en août.

Le capitaine Paul Pudwell de Sooke Coastal Explorations a quant à lui rencontré sept familles d'orques de Bigg samedi dernier. 

« Je n'ai jamais vu autant de « Bigg » à la fois », a-t-il déclaré. « C'était un jour spécial. »

Contrairement aux orques résidentes du Sud, une espèce menacée qui se nourrit principalement de saumons quinnat, une population également en déclin, les orques de Bigg chassent les phoques, les lions de mer et les marsouins. 

L’abondance de nourriture a conduit à la naissance de plus de 130 petits au cours de la dernière décennie, un taux de croissance démographique de plus de quatre pour cent par an, selon l‘Orca Behavior Institute.

« Le contraste de santé entre ces deux populations d'orques est frappant », a déclaré Erin Gless, directrice exécutive de la Pacific Whale Watch Association. 

« Les orques Bigg prouvent que les épaulards peuvent prospérer dans cette région, tant qu'il y a de la nourriture. Si nous pouvons restaurer les populations locales de saumons, nous pouvons espérons que la population des orques résidentes du Sud pourront se rétablir. La priorité doit être de leur apporter plus de nourriture. »

Note : La fête du Travail est célébrée tous les premiers lundis de septembre au Canada et aux États-Unis. 

Traduction : C'est assez 

Source : CTV News

Légende et crédit photo : Une orque de Bigg nommée Volker (T37A) - ©Bart Rulon, Puget Sound Express, PWWA

Orques résidentes du Sud ~ Des nouvelles rassurantes de Tofino

En fin de semaine, des nouvelles inquiétantes nous étaient données au sujet de Tofino (J56).

Les chercheurs de l’ONG SR3 (SeaLife Response, Rehabilitation and Research) avaient remarqué une perte de masse corporelle chez la petite orque. 

Aujourd'hui, les nouvelles sont rassurantes. 

Hier, les membres de Orca Behavior Institute ont passé 8 heures à observer le Pod J et à collecter des données. 

Ils ont passé du temps avec Tsucchi (J31), et sa fille Tofino. La petite orque était énergique, faisant des sauts et chassant activement sa nourriture. Elle ne montrait aucun signe de tête en forme de cacahuète. 

Bien que le rapport de l’ONG SR3 (SeaLife Response, Rehabilitation and Research) qualifiait l’état de Tofino de « mauvais », ce qui signifiait qu'elle présentait un risque accru de mortalité, ce qu’ont observé hier les membres de Orca Behavior Institute nous « donne l'espoir que Tofino puisse se rétablir pleinement. »

L'Orca Behavior Institute(OBI)est une organisation à but non lucratif créée par Monika Wieland Shields et Michael Weiss en mars 2015. Leur mission est de mener des recherches comportementales et acoustiques non invasives sur les orques de la mer de Salish et de sa région. 

Note : Chez les orques, la tête en forme de cacahuète est un signe de malnutrition et d'une perte extrême de tissu adipeux donnant à la tête une forme concave

Source : Orca Behavior Institute

Photo : ©Monika Wieland Shields


Le Dauphin de Peale (Lagénorhynque australis)

Ce dauphin a la face et le menton gris-noir, le dos sombre, des rayures blanches de chaque côté, un corps robuste, et un bec court peu visible.

La nageoire dorsale est falciforme et proéminente.

Les adultes mesurent 2,20 mètres pour 100 kilos. 

Le dauphin de Peale fréquente les eaux côtières peu profondes des côtes du sud de l'Amérique du Sud et des Malouines.

Il vit en petits groupes de 2 à 20 animaux dans les eaux peu profondes et les entrées de fjords. Les troupes peuvent se rassembler en été et à l'automne en groupes de moins d'une centaine d'individus.

Il s'associe parfois au dauphin de Commerson et plus rarement à d'autres espèces.

Ce dauphin nage souvent lentement, ne sortant qu'une petite portion de sa tête et de son dos pour respirer, mais il peut aussi faire de longs sauts rasant la surface et des sauts plus acrobatiques.

Il se nourrit de petits céphalopodes (seiches, pieuvres et calmars), de crustacés et de poissons benthiques qu'il chasse lors de plongées courtes de moins de 2 minutes 30 secondes. Pour exécuter ces plongées, il fait 3 sondes courtes de 30 secondes avant de faire une sonde plus longue. 

Le dauphin sablier et le dauphin obscur partagent son aire de répartition, mais sont tous deux plus hauturiers. 

D’ailleurs, le dauphin de Peale peut très facilement être confondu avec le dauphin obscur qui a une distribution beaucoup plus étendue dans l’hémisphère Sud. 

La tête du dauphin de Peale est plus sombre sur le dessus, et la zone grise sur le flanc antérieur est nettement délimitée sur sa limite ventrale. Il est également un peu plus corpulent que le dauphin obscur.

Le dauphin de Peale a été déclaré monument Naturel Provincial le 8 octobre 2009 par les députés de la province de Santa Cruz. 

Cette décision a été prise pour protéger cette espèce et renforcer sa protection à l’échelle provinciale. 

La population totale est inconnue, mais selon certaines recherches, il y aurait environ 21 800 individus dans la partie sud-atlantique de son aire de répartition. 

Comme pour les autres cétacés, de nombreuses menaces pèsent sur ce dauphin : pollution des eaux, surpêche, prise accidentelle et chasse. 

Au cours des années 1970 et 1980, des pêcheurs chiliens tuaient et utilisaient chaque année des milliers de dauphins de Peale pour s’en servir d’appâts pour la pêche aux crabes. Cette pratique aurait diminué, mais elle n'a pas été rendue illégale. 

Il est classé comme étant « préoccupation mineure » selon l’UICN.

Sources : WDC / Animal Diversity / Dolphinesse

Crédit photos : ©Caroline Weir / ©Marc Faucher / ©Jim Gilbert / ©Ocean Sounds / ©WDC


 

Orques résidentes du Sud - Bébé Tofino va mal !

Tofino (J56), fille et 2è enfant de Tsuchi (J31), est née en mai 2019 au sein du pod J.

Les chercheurs de l’ONG SR3 (SeaLife Response, Rehabilitation and Research) observent Tofino depuis l'été 2020, ils avaient remarqué une perte de masse corporelle et une couleur de peau plus pâle, un état qui s’est depuis aggravé.

L 'état de Tofino est actuellement qualifié de « mauvais », ce qui signifie qu'elle présente un risque élevé de décès.

L'équipe de SR3 a alerté le Washington Department of Fish , qui dans le cadre de la nouvelle réglementation sur l’observation des baleines adoptée par l’Etat de Washington en 2020, a mis en place des mesures supplémentaire pour garantir à Tofino et son groupe familial les meilleures chances de réussite pour se nourrir. 

Le WDFW a confirmé les observations de l’ONG SR3 et a invoqué jeudi une règle d'urgence exigeant que les excursions commerciales d'observation des baleines se tiennent à une distance d'au moins un demi-mille nautique (soit 900 m) du bébé ou de sa famille, si elle est avec eux.

L'objectif de cette règle est de veiller à ce que la survie du bébé ne soit pas entravée par les bateaux, qui peuvent perturber les orques et rendre plus difficile leur chasse au saumon par les clics d'écholocation. Le bruit et les perturbations causés par les bateaux les empêchent d'entendre et obligent les orques à élever la voix pour communiquer, ce qui peut leur faire perdre beaucoup d’énergie. 

Les 3 causes du déclin des orques résidentes du Sud sont : le manque de saumon Chinook, leur nourriture préférée ; la pollution ; et le bruit et les perturbations causés par les bateaux.

En tant que jeune femelle, Tofino (J56) est importante pour la capacité de reproduction de cette population en danger. 

« De nombreux partenaires travaillent ensemble pour faire face à toutes les menaces qui pèsent sur les orques. Nous savons que le fait d'avoir suffisamment de proies et l'impact des navires sont liés et la science nous dit que les orques chassent avec plus de succès lorsqu'elles ont suffisamment d'espace et de calme pour les trouver », a déclaré Lynne Barre, coordinatrice du rétablissement des pêcheries de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) pour les résidentes du sud.

Les résultats des recherches publiés par la NOAA Fisheries plus tôt cette année indiquent que les orques femelles abandonnent souvent leur quête de nourriture lorsque les bateaux s'approchent à moins de 400 mètres. 

Ce phénomène est particulièrement préoccupant chez les femelles enceintes ou allaitantes qui doivent subvenir aux besoins de leurs petits.

On sait que le groupe de Tofino (J56) se trouve actuellement dans les eaux de l'État de Washington et les agents de contrôle des pêches du WDFW et de la NOAA effectueront des patrouilles pour aider à faire respecter la réglementation sur la protection des orques, a déclaré le WDFW.

« La nouvelle de l'aggravation de l'état de santé de Tofino ne fait que souligner la déchirante vérité que les orques résidentes du Sud sont en difficulté », a déclaré Kelly Susewind, directrice du WDFW. 

« La perte d'un seul jeune individu dans cette population est trop importante. En respectant la réglementation Be Whale Wise, les plaisanciers peuvent contribuer à donner une chance à Tofino. »

Les orques résidentes du Sud viennent récemment de subir la perte de Cappuccino (K21), le plus vieux des mâles des résidentes du sud. Il a été vu sévèrement émacié le 29 juillet dernier et n'a pas été revu depuis. Il est présumé mort, ce qui porte la population totale des orques résidentes du Sud, une espèce en danger d’extinction, à seulement 74 individus.

Lire également : 

Les navires à proximité des orques résidentes du Sud les empêcherait de s’alimenter, en particulier pour les femelles.

- Nouvelles restrictions pour le whale Watching afin de mieux protéger les orques du sud

Traduction : C'est assez ! 

Source : Seattle Times


L'histoire tragique des narvals de l'Aquarium de Vancouver


1968-1970 : Bien que cela soit peu connu, l'Aquarium de Vancouver a été le premier à tenter de maintenir des narvals en captivité. Soit les captures ont mal tourné, soit les narvals sont décédés durant le transport ou dès leur arrivée à l’aquarium. 

Au moins 7 narvals ont trouvé la mort avant que l’aquarium de Vancouver décide de mettre fin à ce programme.


En 1968, l’aquarium de Vancouver détenait des dauphins, des bélugas et une orque. Murray Newman, directeur de l'Aquarium avait pour ambition de faire découvrir les narvals au public. 

À la fin des années 1960, peu de Canadiens connaissaient ces animaux. Newman espérait que le fait d'amener des narvals à Vancouver pourrait susciter un plus grand intérêt pour l'espèce et sa conservation.

Newman et trois autres personnes, sont partis pour Pond Inlet sur la côte nord de l'île de Baffin en août 1968. Menée par des guides inuits, l'équipe a passé deux semaines à essayer de capturer des narvals, mais sans succès. Alors que Newman espérait revenir l'année suivante, l'aquarium n'avait pas les moyens de financer une seconde expédition. Il croyait alors que son rêve était perdu.

Mais en août 1969, Newman apprit que des chasseurs inuits de Grise Fiord, une communauté de l'île d'Ellesmere, avaient capturé un bébé narval blessé et étaient prêts à le vendre. Croyant que le mammifère marin ne survivrait pas au vol jusqu'à Vancouver, Newman refusa l'offre. 

D'autres eurent moins d'appréhension. 

En septembre, le New York Aquarium acheta le jeune narval et le transporta par avion aux États-Unis. La prétention de New York d'avoir le seul narval captif au monde a été de courte durée puisque ce jeune narval est mort un mois plus tard.


C'est alors que Newman rencontre Jim et Isabelle Graham, un riche couple de Vancouver. Les Graham avaient récemment voyagé dans l'Arctique et furent captivés par les narvals près de Pond Inlet. En entendant des habitants parler de l'expédition de l'Aquarium de Vancouver en 1968 et désireux de présenter aux autres ces créatures mystérieuses, ils ont contacté Newman et lui ont proposé de financer une deuxième expédition.

Le 1er août 1970, avec l'autorisation du ministère des Pêches en poche pour capturer des narvals, Newman et une équipe de 11 autres personnes s’envolèrent pour Pond Inlet. 

Après trois semaines infructueuses, Newman appris que les chasseurs inuits de Grise Fiord avaient capturé un jeune narval mâle et étaient prêts à le vendre. Il s’envola pour cette communauté et, après une inspection rapide et le feu vert financier des Graham, il acheta le cétacé.

Le narval fut nommé Keela Luguk, une occidentalisation du mot qilalugaq, un mot utiliser pour désigner le narval dans certains dialectes inuktitut.

Keela Luguk fut emmené à Vancouver le 24 août 1970. Keela Luguk n’est pas resté seul longtemps. 

Deux autres narvals femelles et trois bébés furent capturés et furent envoyés à Vancouver le 27 août.

« C'est un moment merveilleux », déclarait alors Newman. Après deux années difficiles, l'Aquarium de Vancouver détenait désormais la plus grande collection de narvals au monde.

Mais le 17 septembre, les trois bébés sont morts.


La BC Federation of Naturalists dénonça l'expédition pour capturer les narvals. 

Le comité de rédaction du Vancouver Sun accusa l'Aquarium de Vancouver d’utiliser des tours de passe-passe sous prétexte scientifique pour dissimuler cette sordide affaire. Même le ministre des Pêches Jack Davis, dont le ministère avait délivré les permis de capture plus tôt cet été là, a dénoncé ces décès.

Les membres de l'expédition ont rejeté ces critiques. Un député libéral Pat McGeer, qui avait participé aux deux expéditions, a souligné que la captivité du narval pouvait favoriser de nouvelles compréhensions sur l'espèce, de la même manière que la captivité des orques avait transformé la perception du public à l'égard de ces animaux. 

Cette opposition aux captures de narval s’est faite plus vive quand en novembre de la même année, les deux narvals femelles sont-elles aussi décédées. 

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux a condamné le programme « narval en captivité » de l'aquarium. Dans une lettre ouverte à Newman, le maire de Vancouver, Tom Campbell, lui demanda de ramener Keela Luguk, le dernier narval de l'aquarium, dans l'Arctique.

Newman s‘y opposa, prétextant que le transfert de Keela Luguk vers l'Arctique était impossible à l'approche de l'hiver. Selon lui, le narval était sain et en bonne santé. 
Malheureusement, le 23 décembre, Keela Luguk tombe malade. Le jeune narval est mort trois jours plus tard.

Le « programme narval » de l'Aquarium de Vancouver a un héritage compliqué. Il s'impose comme étant l'un des premiers moments d'opposition à la captivité des cétacés au Canada. Le décès de narvals ont provoqué d'intenses critiques sur le traitement des animaux par l'aquarium et ont mis fin à toute future expédition pour capturer ces animaux. 

Ironiquement, cette sordide histoire a permis de sensibiliser le public au sort des narvals. 
La couverture médiatique, les captures et la mort des animaux a fait connaitre aux Canadiens une espèce dont beaucoup n'avaient jamais entendu parler auparavant. 

Cet intérêt accru pour les narvals a stimulé une plus grande recherche sur eux et accéléré la mise en œuvre des règlements de protection du narval en 1971.

Aujourd'hui, le seul narval de l'Aquarium de Vancouver est un modèle suspendu au plafond du bâtiment principal. 

L'histoire du programme de narval en captivité de l'aquarium a été largement oublié. Mais quelques décennies plus tard, il est grand temps de mettre en avant ce que certains sont prêts à faire pour satisfaire leur fantasme et leur appât du gain.

Légendes photos : 

Photo 1 : Keela Luguk chargé à l'aéroport en route pour l'Aquarium de Vancouver. Une balle de tennis a été mise sur sa défense - ©Gord Croucher 

Photo 2 : Keela Luguk nage à côté de la grille dans le bassin de l'aquarium - ©Gord Croucher 

Photo 3 : Keela Luguk est emmené dans le bassin de recherche de l'Aquarium de Vancouver - ©Gord Croucher  

Traduction : C'est assez ! 

Source : Vancouver Sun 

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