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Russie - Un pas de plus vers l’interdiction de capture de cétacés

Le 27 avril, Viktoria Abramchenko, Vice-présidente du gouvernement de la Fédération de Russie, a confirmé que le gouvernement avait préparé des amendements pour un projet de loi fédéral visant à interdire définitivement la capture de cétacés sauvages (dauphins, orques et bélugas).

Les autorités prévoient des réglementations plus strictes concernant les captures de cétacés dans la Zone Economique Exclusive (ZEE) de la Russie à 200 milles marins (370 km) de ses côtes, établissant une interdiction permanente d'exportation de cétacés sauvages au niveau de l'Union économique eurasienne (États situés en Europe de l’Est, en Asie de l’Ouest et en Asie centrale). 

Mme Abramchenko a déclaré que la protection des cétacés et d'autres espèces marines est une priorité dans l'engagement environnemental de la Russie. 

Le projet de loi, qui a été mis à jour, a été approuvé par une commission gouvernementale sur les amendements apportés à la législation qui doivent être présentés lors d’une réunion du cabinet dans les deux semaines à venir.

Le nombre d'installations construites pour exposer les cétacés est en pleine expansion en Chine.

Une interdiction permanente des captures dans les eaux russes signifiera qu'il n'y aura plus de familles de dauphins et de baleines déchirées et qu’une autre porte sera fermée pour les exportations de cétacés sauvages de la Russie vers la Chine.

Traduction : C'est assez ! 

Source : Marine Connection 

Crédit photo : ©Russian Orca



Image rare de 2 mamans orques allaitant leurs petits

Tout commence lors de la mise-bas : sitôt expulsé le jeune est ramené à la surface par sa mère pour qu’il prenne sa première respiration. 

Elle le soutient ainsi durant les premières minutes de sa vie. 

La « marraine » peut aussi intervenir pour l’aider.

Pour téter, le petit nage le long de sa mère et par attouchements brefs stimule les mamelles de sa mère. 

Il possède des moustaches (qui persistent quelques semaines) sur le rostre, qui l’aident à repérer les mamelles de sa mère. Il n’a pas de lèvres donc ne peut pas téter tout seul. 

Sa mère doit contracter sa glande mammaire pour éjecter le lait dans la bouche du petit: ce dernier roule sa langue et plaque l’extrémité du « tube » ainsi formé contre la mamelle.

La mère allaite son bébé pendant plus d'un an et le sevrage intervient au maximum au terme de la seconde année.

L’allaitement a lieu plusieurs fois par heure. La tétée dure en moyenne 5 à 10 secondes à chaque fois, de jour comme de nuit. Le bébé restera collé à sa mère pendant au moins deux ans.

Les petites orques sont éduquées par leur mère, ce qui implique discipline et punition !

Les signes de la colère d’une maman orque comprennent de forts mouvements de la tête. Elle peut aussi frapper l’eau de sa caudale, émettre des sons inhabituels avec ses dents, ou toute une série d’autres mouvements du corps plutôt intimidants.

Une femelle ne met au monde qu’un seul petit tous les 3 à 8 ans. La période de gestation dure entre 16 et 17 mois.

À la naissance, le petit orque mesure de 2,20 à 2,90 m, et pèse entre 150 et 220 kg. Mais il grandit vite. Au cours de sa vie, une femelle orque peut avoir de quatre à six petits. Elle n'a qu'un seul petit bébé par portée 

Photo prise il y a quelques années dans la mer de Cortez (Mexique) 

Crédit : ©Christopher Doherty Photography

Sources : Baleine en direct/Dauphins Libres

Joséphine, le phoque de la Rance, est morte ce dimanche matin

La « mascotte de la Rance » est morte ce dimanche 25 avril sur plage du Moulin à Binic-Étables-sur-Mer (Côtes-d'Armor).

Le veau marin était âgé de 21 ans et avait été retrouvé trois semaines plus tôt, en petite forme, à Cancale (Ille-et-Vilaine).

Elle était arrivée depuis plus jours sur les plages de Binic-Étables-sur-Mer (Côtes-d'Armor). 

Affaiblie, en fin de vie, Joséphine, le phoque de la Rance, vivait ses derniers jours. 

Elle a été retrouvée morte sur la plage du Moulin dimanche 25 avril en début de matinée.

L'association demandait un périmètre pour la laisser se reposer : 

« C'était la mascotte de la Rance ! Il y a un peu d'affect à la voir partir », confie Gaël Gauthier de l'association de protection des animaux Al Lark.

Il a été prévenu ce dimanche matin vers 8h15. 

La veille, le responsable du port de Binic-Étables-sur-Mer l'a appelé suite à de nombreuses sollicitations de passants. Il faut dire que Joséphine, surnommée "L9", ne bougeait plus beaucoup. 

« Elle montrait des signes de souffrance réelle. J'avais préconisé de la laisser, mais malheureusement ça n'a pas été fait, elle a été remise à l'eau plusieurs fois à l'aide d'un tractopelle », regrette Gaël Gauthier qui avait demandé la mise en place d'un périmètre de 10 mètres autour du veau marin pour le laisser se reposer. 


Selon lui, Joséphine montrait des signes de faiblesse au niveau des reins.

Trois semaines plus tôt, l'association Al Lark avait retrouvé le veau marin à Cancale (Ille-et-Vilaine), au niveau de Port-mer. 

« Elle avait repris du poil de la bête  », se souvient Gaël Gauthier. 

Avant cet épisode, Joséphine avait été prise en charge dans les locaux d'Oceanopolis à Brest (Finistère) durant trois mois pour être soignée, après avoir été aperçue en juillet 2020, affaiblie.

La carcasse de l'animal a été récupérée par la ville, une autopsie va être réalisée au cours des prochains jours. 

Source : France Bleue 

Illustration : ©Picou 

Crédit photos : ©Thierry Besnier /  ©Gaël Gauthier - Al Lark



Loro Parque - Ula va mal.

Dans un article publié sur leur blog, Loro Parque a déclaré que la santé d’Ula s’est détériorée. 

Depuis plusieurs jours, la jeune orque, à peine âgée de 2 ans et demi, est malade.

Ula souffre de problèmes intestinaux, et selon les responsables du delphinarium, son humeur s'est détériorée et continue de décliner. 

Divers tests et prises de sang ont été effectués, mais les résultats ne montre aucun signe d’infection ou de maladie. 

« De manière préventive », Ula a été transférée dans le bassin médical ou elle est surveillée 24h/24 et reçoit soins et traitement pour la soulager ! Elle souffrirait de problèmes intestinaux. 

Loro Parque a contacté les « meilleurs spécialistes internationaux des cétacés, qui n'ont pas hésité à lui venir en aide et réalisent actuellement des diagnostics spécifiques afin d'identifier la cause de cette pathologie intestinale. »

Selon Loro Parque, les autres membres du groupe vont bien. 

Les nouvelles concernant la mauvaise santé d’Ula font suite à l’annonce de la mort de Skyla, 17 ans, le 11 mars dernier. Skyla est décédée des suites d’une torsion intestinale et de septicémie aiguë. 

Ula, fille de Morgan, est née le 22 septembre 2018. 

D’après Loro Parque, « Morgan s’était révélée être une mère exemplaire s’occupant bien de son nouveau-né. »

Pourtant, 3 jours plus tard, la mère et l’enfant était séparée sous prétexte que Morgan n'avait pas assez de lait, puis, toujours selon Loro Parque, pour des raisons de sécurité. 

Ula a donc été nourrie au biberon par les dresseurs de Loro Parque

Note : En janvier 2019, Ula, née avec une malformation, souffrait d'infections et de lésions photo-toxiques de la peau, elle avait été isolée et placée sous une tente pour la protéger du soleil. 

Séparation d’avec sa mère, isolements prolongées, maladies, la vie d'Ula n'est que souffrance. 

Ceci n’est pas sans rappeler le triste destin de Victoria (Vicky). 

Victoria, fille de Kohana, naît le 3 août 2012 à Loro Parque« Victoria fut séparée de sa mère et élevée par le personnel de Loro Parque. 

Son frère Adan et elle furent placés ensemble dans le bassin médical, et n'eurent que peu de contacts avec les autres orques. 

Victoria a passé la majorité de sa vie avec ses soigneurs. 

Elle est morte à l'âge de 10 mois, le 16 juin 2013. Un changement dans son comportement avait été observé les jours précédant sa mort. 

Loro Parque annonça plus tard qu'elle était décédée des suites de « complications intestinales. »

Traduction : C'est assez ! 

Source : Loro Parque

Crédit photos : Inconnu 


Corky 2 - Une mère et son enfant.

Cette photographie est la dernière photo connue de Corky 2 nageant aux côtés de sa mère, Stripe (A23), avant qu’elle soit capturée pour être vendue à l’industrie de la captivité. 

Corky (A16) était membre du Pod A5, des orques résidentes du Nord. Elle est aussi la seule survivante parmi les orques capturées la nuit du 11 décembre 1969 à à Pender Harbour au large des côtes de la Colombie-Britannique 

Elle avait à peine 4 ans quand elle fut arrachée à sa famille. Envoyée au Marineland Palos Verdes, près de Los Angeles, où elle restera 17 ans, elle fut transférée en 1987 au SeaWorld de San Diego où elle est toujours détenue.

Corky connut 7 grossesses, dont la plupart se sont soldées par des fausses couches. Kiva, le petit de Corky qui a vécu le plus « longtemps », est mort au bout de 46 jours.Corky est aujourd’hui âgée de 56 ans. 

Elle est la plus vieille orque détenue en captivité et la seule survivante des 6 orques capturées ce 11 décembre 1969. 

Des membres de sa famille proche sont toujours en vie. 

Ripple (A43), la sœur de Corky, est née en 1981. Elle a succédé à sa mère Stripe, après le décès de celle-ci, en tant que nouvelle matriarche du Pod A5. Son frère, Fife (A60) est né en 1992. 

Sa nièce Midsummer (A69 ), fille de Ripple, est née en 1996. Elle a mis au monde son 3è petit fin décembre 2020. 

Stripe (A3), la mère de Corky, est morte à l’âge de 53 ans , son frère Okisollo (A27) est décédé peu après, en 2001. 

Note : Calypso fut l’une des orques capturées le même jour que Corky. Tout d’abord envoyée au Zoo de Cleethorpes, en Angleterre. Quelques mois plus tard, elle fut transférée au Marineland d’Antibes. Elle est décédée en décembre 1970. Elle n’a survécu qu’un an à la captivité. 

Articles à lire : 

👉L'histoire tragique de Corky

👉 Une maison de retraite pour l'orque Corky 

Crédit photos : 

1 - Corky et sa mère - ©Quad Finn

2 - ©Rob Lott 

3 - Corky a aujourd’hui les dents très abîmées et est aveugle d’un œil - ©Orca Rescues Foundation


La Norvège exhortée à abandonner ses plans pour capturer des baleines au nom de la recherche

La NOAH, la plus grande ONG norvégienne pour la défense des animaux, l'Animal Welfare Institute (AWI) et la WDC (Whale and Dolphin Conservation), exhortent l'Autorité norvégienne de la sécurité alimentaire (Mattilsynet) à révoquer son autorisation pour une expérience potentiellement cruelle et dangereuse sur des petits rorquals (Baleines de Minke)

Ce plan de recherche vise à utiliser des petits rorquals capturés au large de Vestvågøy dans les Iles Lofoten, au nord de la Norvège, pour étudier comment réagit le cerveau des baleines au bruit de l'océan.

Selon un permis délivré par Mattilsynet, ce projet devrait débuter le mois prochain, durer plusieurs semaines, pour reprendre en 2022. 

Un filet d’1,5 km de large sera utilisé pour rassembler des rorquals juvéniles en migration dans un enclos, les piégeant à l'intérieur. 

Les chercheurs forceront ensuite ces baleines à se déplacer dans une petite cage d'aquaculture modifiée en les fixant entre deux radeaux. Une fois les baleines prises au piège, les chercheurs tenteront de mesurer leurs ondes cérébrales pour déterminer comment elles réagiront au sonar naval et au bruit des explorations pétrolière et gazière. 

Les baleines pourraient être retenues captives durant quatre jours avant d'être relâchées. Le permis permet de capturer jusqu'à 12 baleines au cours de cette expérimentation.

« Ce projet de recherche est alarmant pour plusieurs raisons », a déclaré le Dr Siri Martinsen, vétérinaire de la NOAH.

« Nous sommes très préoccupés par le bien-être des baleines concernées, car ces circonstances sont susceptibles de leur causer du stress et peuvent même affecter leur santé. Il y a un risque important que les baleines paniquent une fois prises au piège, ce qui pourrait les amener à se battre, ou se débattre, et entraîner de graves blessures lorsqu’elles tenteront de fuir. »

Les chercheurs ont proposé de sédater les baleines qui montreront des signes de stress et d’aller même jusqu’à les étourdir en cas de situation d’urgence. 

« On sait peu de choses sur la sédation ou l’étourdissement des baleines et des dauphins sauvages, et c’est d’ailleurs rarement utilisé. Les données disponibles indiquent que la sédation des baleines à fanons dans la nature pourrait mettre leur vie en danger », a déclaré Vanesa Tossenberger, directrice des politiques de la WDC. 

«  Si un petit rorqual, même un jeune, réagit avec une grande force, cela pourrait également être extrêmement dangereux pour les chercheurs », a ajouté Susan Millward, directrice du programme marin de l’AWI. 

« Étant donné que les réactions des baleines peuvent être imprévisibles, nous pensons que ces chercheurs, en particulier ceux qui se trouveront dans l’eau, risquent de subir de graves blessures. Cela ne vaut tout simplement pas la peine de prendre un tel risque, en particulier lorsque les recherches existantes nous disent déjà comment les baleines sont affectées par le bruit des océans. »

Les ONGs sont également préoccupés par les répercussions possibles sur d’autres espèces, y compris les mammifères marins et les oiseaux de mer, qui pourraient s’empêtrer dans les filets utilisés pour boucler la zone de recherche.

Vous pouvez agir et envoyer un mail à Mattilsynet pour  leur demander l’annulation de ce projet potentiellement dangereux et cruel pour les baleines.

Traduction : C'est assez 

Source : Animal Welfare Institute 

Crédit photos : ©Baleines en direct

Pays-Bas - Plus de sauts à travers des cerceaux pour les dauphins du Dolfinarium Harderwijk

Suite à un rapport critique sur les conditions de vie des animaux détenus au sein de ce zoo marin, les dauphins du Dolfinarium Harderwijk n'effectueront plus de tours pour le public. 

8 dauphins, 2 morses et 2 lions de mer vont être envoyés à l'Hainan Ocean Paradise à Liangshui, en Chine.

Une enquête commandée par le ministère de l'Agriculture a révélé que les dauphins étaient trop souvent utilisés pour faire des tours pour le divertissement, que les bassins ne sont pas conformes, et que les selfies avec les animaux sont contraires au rôle éducatif que revendiquent les zoos aquatiques. 

Le delphinarium, qui a subi de lourdes pertes en raison de la crise due au coronavirus, a déclaré qu'il n'abolirait pas complètement les shows, mais qu’il se concentrerait désormais sur des spectacles basés sur le « comportement naturel des animaux ». 

Le Dolfinarium Harderwijk, qui a ouvert ses portes en 1965, transfère également, et ce en raison de conditions de vie médiocres, 8 dauphins Tursiops, deux morses, et deux lions de mer dans un parc marin chinois. 

Selon l'enquête, les animaux étaient gardés dans des bassins trop peu profonds pour plonger aux profondeurs auxquelles ils sont habitués. 

L’ONG World Animal Protection Nederland a déclaré qu'il n'y a aucune garantie que les animaux ne seront pas exploités à des fins de divertissement en Chine. 

« On apprend aux enfants qu'il n'y a rien de mal à utiliser des animaux sauvages pour se divertir », a déclaré un porte-parole de l'organisation à la chaîne NOS . 

L'interdiction de la reproduction ne faisait pas partie des recommandations du rapport. Le parc avait déjà arrêté l'insémination artificielle des dauphins à la suite de la diffusion d’une enquête de RamDam en 2016 montrant des images filmées en caméra cachée d’un soigneur stimulant manuellement un dauphin à produire du sperme. 

« Nous avons suffisamment de dauphins pour le moment, mais nous pourrions recommencer le programme d'élevage à l'avenir », a déclaré Alex Tiebot, directeur du delphinarium. 

World Animal Protection demande que les députés fassent pression pour une interdiction de la reproduction et a lancé une pétition.

 https://bit.ly/2RQFmqM

« Un dauphin né aujourd'hui pourrait vivre plus de cinquante ans en captivité. C'est inacceptable », a déclaré l‘ONG.

Le Dolfinarium Harderwijk détient actuellement 27 dauphins communs  et 3 marsouins communs 

NOTE de C'est assez !: En 2018, une enquête menée sur les delphinariums chinois par l’émission « 101 East », pour la chaîne Al Jazeera, révélait le sort cruel réservé aux mammifères marins enfermés dans les bassins. Le résultat ? Des images choquantes de maltraitance et de cruauté envers les animaux :

  • Des phoques malades que l‘on laisse mourir dans de l‘eau sale. 
  • Des cétacés confinées dans de minuscules bassins. 
  • Des congélateurs remplis de carcasses de dauphins et autres animaux….

Lire l'article : Chine - L'Océan mis en cage

Traduction : C'est assez ! 

Source : Deutch News

Crédit photos : ©Wolrd Animal Protection

Suivi des orques grâce à la technologie : « Des images a coupé le souffle »

À la fin de l'été dernier, une équipe de scientifiques de l'Université de la Colombie-Britannique a suivi les orques résidentes du sud et les orques résidentes du nord au large de la côte de la Colombie-Britannique à l'aide d'une technologie de pointe qui a ouvert une nouvelle fenêtre sur la vie de ces créatures charismatiques. 

L'éventail d'outils High tech comprenait des drones aériens, des détecteurs électroniques et des enregistreurs de données équipés de télémétrie par satellite, d'un gyroscope, d'un hydrophone et d'une caméra sous-marine. 

Fixés par des ventouses sur les épaulards, ces appareils ont permis aux scientifiques d'enregistrer ce que les orques voient et entendent, ainsi d’observer leurs mouvements dans l'eau et leur comportement durant les plongées et la chasse. Les images recueillies au-dessus et au-dessous de l'eau étaient saisissantes. 

« Certaines des images nous ont coupé le souffle », déclare Andrew Trites, chef d'équipe et professeur au Département de zoologie de l'Institut des océans et des pêches et directeur de l'Unité de recherche sur les mammifères marins de l'UBC. 

« C'était incroyable de voir les orques évoluer dans l'eau et se déplacer en trois dimensions. Vous avez l'impression de faire un tour, comme si vous étiez avec les orques et que vous nagiez avec elles en compagnie de dauphins. » 


Andrew Trites a été particulièrement frappé par l'interaction physique entre les orques. 

« Je pense que je n’avais jamais pleinement apprécié à quel point les orques sont tactiles. C'est probablement une manière pour elles de maintenir ce lien familial très fort qu’elles ont. Ce sont des créatures très sociales. Elles ne survivent pas en étant seules, mais en étant ensemble. » 

Dans une vidéo bouleversante, on peut voir un bébé orque résidente du Nord se blottir contre sa mère, avant de glisser le long du corps de sa mère et de donner une petite tape espiègle avec sa caudale sur la tête de sa mère. 

La mère frotte ensuite le ventre de son bébé avec sa nageoire pectorale gauche. Ce comportement n’avait jamais été filmé auparavant.

On peut également observé un autre bébé portant un saumon dans sa bouche durant 2 jours, comme si c’était une poupée de chiffon, alors qu’il n’avait que trois mois et se nourrissait toujours du lait de sa mère. 

S’agit-il d’une poussée dentaire, ou le bébé apprenait-il simplement à copier les adultes ? Les scientifiques ne peuvent pas en être sûrs. 

Mais au-delà de la collecte de ces images époustouflantes, l'objectif principal du projet était d'étudier les habitudes alimentaires et la disponibilité des proies des orques résidentes du Nord et du Sud, qui recherchent tous deux du saumon quinnat le long des côtes de Colombie-Britannique. 

Durant l'été et l'automne, les deux groupes vivent à proximité, les orques résidentes du Nord patrouillent dans le détroit de Johnstone sur le côté est de l'île de Vancouver, alors que les orques résidentes du Sud nagent juste au sud, dans la mer des Salish. 

Bien qu’elles fassent parties du même type, ces 2 populations ont des dialectes différents, interagissent très peu les unes avec les autres, et ne se croisent que rarement. 

Les orques résidentes du Sud, une population en voie de disparition, sont plus minces que les résidentes du Nord et elles sont beaucoup moins nombreuses, passant de 98 individus en 1995 à seulement 75 aujourd’hui. 

Les orques résidentes du Nord comptent une population de plus de 300 individus. 

Les chercheurs de l'UBC espèrent que les données leur fourniront de nouveaux indices sur les raisons pour lesquelles les résidentes du Nord prospèrent alors que les résidentes du Sud se dirigent vers l'extinction. 

« En observant ces deux populations d'épaulards, nous pouvons être en mesure de comparer les conditions d'alimentation et les comportements de chasse des deux groupes et essayer de comprendre pourquoi il est plus difficile pour les orques résidentes du Sud de capturer des proies », explique Sarah Fortune, stagiaire postdoctorale en écologie marine au MMRU et responsable du suivi du projet, qui fait partie d'une enquête pluriannuelle soutenue par Pêches et Océans Canada, par le Conseil de recherches en sciences et en génie du Canada, par la Pacific Salmon Foundation et par le Hakai Institute.

Le sort de la population des orques résidentes du Sud a fait l'objet d'une attention au niveau mondial en 2018 lorsqu'une Maman orque nommée Tahlequah a porté le corps de son bébé mort pendant 17 jours dans ce que certains journalistes ont décrit comme « un comportement de deuil ». 

Comme l'a noté Peter Ross, un spécialiste des épaulards et vice-président de la recherche de l’ONG Ocean Wise : 

« Il s'agit d'un comportement inhabituel. Nous ne l'avons pas vu auparavant. Qu'est-ce que cela signifie - qui sait ? 

En raison de leur petite population et du fait qu'ils vivent à proximité de grands centres urbains, les orques résidentes du Sud sont parmi les mammifères les plus étudiés de la planète, chaque membre étant documenté individuellement. 

Malgré cela, il y a encore beaucoup de choses que nous ne connaissons pas à leur sujet. 

« Elles sont difficiles à étudier car elles passent 95% de leur vie sous l'eau. Par exemple, nous ne savons pas dans quelle mesure elles se nourrissent la nuit », note John Ford, l'un des pionniers de la recherche sur les épaulards. La cause profonde du déclin de cette population est toujours débattue. 

La plupart des observateurs citent trois facteurs : 

  • la réduction de leurs ressources alimentaires 
  • la pollution sonore : le bruit et les interférences physiques avec les navires commerciaux et de plaisance 
  • la pollution chimique : accumulation de produits chimiques industriels dans leur graisse. 

Les deux groupes d’orques sont piscivores, leur proie de prédilection étant le saumon royal (saumon quinnat ou chinook), mais l’habitat des orques résidentes du Nord est plus sain et plus calme. Il offre un éventail plus diversifié de saumons, notamment le saumon royal du fleuve Fraser qu’elles peuvent capturer lors de la remontée des saumons vers les frayères, avant que les orques résidentes du Sud ne puissent y avoir accès. 

Les orques préfèrent le saumon chinook parce qu'il s'agit d’un type de saumon plus gros et plus riche, mais ces poissons tant convoités sont en déclin, leur population ayant considérablement chuté au siècle dernier en raison de la surpêche, de l'élevage, de la construction des barrages, de l'activité industrielle et de la destruction des estuaires. 

En dépit de cela, Andrew Trites note que les modèles mathématiques indiquent que les orques résidentes du Sud devraient être en mesure d’obtenir un approvisionnement adéquat en saumon royal dans la mer des Salish, ce qui suggère que d’autres facteurs peuvent peser dans la balance. 

Dans un article récent, Samuel Wasser, biologiste de l'Université de Washington, a rapporté qu'entre 2008 et 2014, près de 70 pour cent des grossesses chez les orques résidentes du Sud ont échoué, soit par fausse couche, soit par la mort des bébés peu après leur naissance. 

Mr Wasser pense que ces échecs surviennent à cause de la réduction de la consommation de nourriture qui déclenche la dispersion de polluants dans le corps des cétacés. Lorsque les orques n'ont pas assez à manger, elles commencent à brûler leur réserve de graisse, ce qui libère les toxines stockées dans leur sang. 

Cela nuit à la santé du bébé en développement et l'effet est particulièrement prononcé à la fin de la grossesse lorsque le fœtus se développe rapidement. 

Il est également possible que le bruit ambiant altère la capacité de ces animaux à chasser. 

Marla Holt, biologiste de la faune à la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, affirme que les données collectées par les hydrophones ont révélé que les orques se nourrissaient moins lorsque les navires sont à moins de 350 mètres, le trafic maritime semblant avoir plus d’impact sur les femelles. 

Marla Holt a déclaré que le bruit généré par le passage des navires a un effet de masquage, « réduisant ainsi la capacité des orques à identifier les sons qui les intéressent ». 

Des sons forts pourraient perturber le sonar biologique des orques. Lors de la chasse, un épaulard émet une série de clics qui se propagent dans l'eau comme le faisceau lumineux d'une lampe de poche. 

Si les ondes sonores heurtent un objet, les échos rebondissent vers le cétacé. L'écholocalisation permet aux orques de détecter leurs proies à des distances allant jusqu'à 150 mètres, bien plus loin que ce qu’elles peuvent voir dans l'eau sombre. 

Cela leur permet alors de coordonner leurs efforts de chasse en l'absence de lumière ou d'autres caractéristiques reconnaissables sous les vagues. 


Les caméras sous-marines de l'équipe de l'UBC ont mis en évidence l'obscurité du monde dans lequel vivent les orques et l'importance de l’utilisation de l'écholocation pour naviguer et chasser. 

Les hydrophones ont même permis aux chercheurs d'écouter les orques pourchasser leur proie. 

« Elles sont dans l’eau profonde et sombre, cela ressemble à un sous-marin – ping, ping, ping », explique Mr Trites, décrivant les clics d’écholocation.  

« De plus en plus vite, les pings se transforment en bourdonnement et vous savez que le moment de la mise à mort approche. Soudain, vous entendez le craquement lorsqu’ils qu'ils mordent. Et puis, c’est c'est le silence. » 

L'équipage de l'UBC a utilisé deux navires dans le cadre du suivi de ces 2 populations, le Gikumi, un vaisseau-mère de 18 mètres de long, et le Steller Quest , un bateau à coque en aluminium de 6 mètres de long utilisé pour attacher des enregistreurs de données aux orques. 

Cette tâche, qui exige force, compétence et travail d'équipe, a été confiée au biologiste Mike deRoos et au Capitaine Chris Hall, un vétéran de la marine commerciale. Mr DeRoos se tenait à l'avant du bateau tenant une perche en fibre de carbone de huit mètres de long au bout de laquelle était fixée une caméra ventouse, tandis que Chris Hall pilotait avec prudence le bateau aux côtés de l'un des Léviathans de 5000 kg. Mike DeRoos attendait, scrutant l'eau à travers des lunettes de soleil jusqu'à ce qu'il voit une orque surgir des flots. Alors qu'elle brisait la surface de l‘eau, il tentait d’accrocher la ventouse sur le dos de l’animal près de la nageoire dorsale. 

« C'est assez difficile. Ils ne font généralement surface que durant environ deux secondes, et leur peau est glissante, explique Mr deRoos, 

« Vous devez avoir le bon timing car si elles voient la perche au-dessus d‘elles, Elles ne remonteront pas. » 

Une fois fixé, l‘enregistreur de données émettra durant cinq, sept ou 20 heures, selon sa programmation. 

À la fin de ce laps de temps, l'appareil se détache, flotte à la surface et émet un signal radio pour aider l'équipage à le récupérer. 

Les informations obtenues avec ces instruments sont révélatrices.  

« Certaines des choses que nous avons enregistrées vont nous permettre d'affiner la compréhension actuelle de la façon dont les épaulards vivent ensemble, chassent, partagent leur nourriture et communiquent entre eux », explique Mme Fortune. 

Les données accumulées durant cette expédition qui a duré un mois, alors que l'équipe de recherche a parcouru plus de 2500 km, sont si importantes que les scientifiques sont toujours en train de trier les données et de travailler à leurs conclusions.

L’une des questions importante à laquelle ils espèrent répondre est de savoir si la pénurie alimentaire présumée que subissent les orques résidentes du Sud se produit dans la mer des Salish durant l'été et l'automne, ou si elle se produit ailleurs dans leur aire de répartition en hiver et au printemps. 

Ironiquement, la froideur de la technologie, si souvent liée à la notion de domination sur la nature, ouvre désormais une porte aux biologistes afin de leur permettre d’étudier les animaux de manière plus intime et plus révélatrice. 

Dans ce nouveau monde, les orques elles-mêmes se comportent en océanographes, révélant le royaume aquatique dans lequel elles vivent avec un minimum de perturbation dans leur vie. 

Obtenir une vue plus exhaustive de ce qui se passe sous l'eau avec les orques n'était pas seulement une percée scientifique, mais une expérience émotionnellement enrichissante pour les chercheurs de l'UBC. 

« Cette technologie nous a permis d’ouvrir les yeux sur des choses que nous ne connaissions pas auparavant », déclare Mr Trites. « C'est incroyablement excitant. C'est ce qui nous fait nous lever chaque jour, avoir la chance de découvrir quelque chose de nouveau. »


Traduction : C'est assez ! 

Source : The Tyee 

Crédit photos : ©Marine Mammal Research Unit / Hakai Institute






Inde - Augmentation de la population de dauphins à Chilika

La population de dauphins à Chilika, le plus grand lac d’eau salée de l’Inde, a doublé en 2021 par rapport à l’année précédente.

Selon le recensement effectué par le Département des forêts et de l’environnement de l’État de l’Odisha (est), quelque 500 dauphins répartis en trois espèces ont été recensés au niveau du lac, classé site Ramsar, contre 233 au début 2020.


Les écologistes ont apprécié la croissance considérable de la population de dauphins, notamment de celle de l’Irrawaddy en voie de disparition, qui se trouve principalement dans le lac Chilika, et qui est passé de 146 individus en 2019 à 162 cette année.

Le nombre de dauphins à long bec est passé de 23 individus en 2020 à 54 cette année, alors que les dauphins à bosse sont au nombre de 281.

« L’augmentation de la population de dauphins d'Irrawaddy à Chilika s’explique par l’interdiction des bateaux de tourisme sur le lac Chilika, en raison du confinement décrété pour freiner la propagation de Covid-19, ce qui a permis aux dauphins de passer d’une partie à une autre », a déclaré à la presse, Susanta Nanda, directrice de l’Autorité de développement du lac.

Note de C‘est assez ! : Le lac Chilika a été reconnu site Ramsar le 1er octobre 1981. 

Être classé site Ramsar, cela signifie être reconnu comme zone humide d’importance internationale que l’État s’engage à sauvegarder. 

Chaque pays signataire de la convention de Ramsar doit en effet, élaborer un plan stratégique national pour la conservation de ses zones humides.

L’objectif de la Convention de Ramsar, ratifiée en 1971 à Ramsar en Iran, est d’enrayer la tendance à la disparition des zones humides. 

Cette convention engage ses membres à :prendre en compte les zones humides dans l'aménagement et l'utilisation de leur territoire ;
  • identifier les zones humides d'importance, 
  • les inscrire sur la liste Ramsar et assurer leur conservation ;
  • préserver l'ensemble des zones humides ;
  • coopérer avec les pays frontaliers pour favoriser la conservation des zones humides transfrontalières
En savoir plus sur les sites classés Ramsar ICI 

Un article de MAP Ecology

C'est Assez! soutient l'Initiative Citoyenne Européenne #StopFinningEU pour mettre fin au commerce d'ailerons de requins au sein de l'Union Européenne !

73 Millions : c'est le nombre de requins tués chaque année uniquement pour leurs ailerons. 

L'UE exporte près de 3500 tonnes d'ailerons par an, pour une valeur totale d'environ 52 millions d'euros. 

Bien que le Finning (l’enlèvement des nageoires de requins) à bord des navires de l’UE et dans les eaux de l’UE soit interdit et que les requins doivent être débarqués avec les nageoires naturellement attachées au corps, l’UE figure parmi les plus grands exportateurs d’ailerons et constitue une importante zone de transit pour le commerce mondial des ailerons.

Soutenue par plus d'une quarantaine d'ONG en Europe, dont C’est assez ! et la Fondation 30 Millions d'Amis, l'ICE contre la pêche aux ailerons de requins a déjà recueilli près de 200.000 signatures. 

En rassemblant 1 million de votes à l'échelle de l'UE, nous pourrons réellement faire changer les choses et contraindre les institutions européennes à agir pour bannir toute forme de commerce et de transport d'ailerons dans les pays de l'UE.

Il est grand temps de dire STOP et d'agir pour protéger les requins, essentiels à la bonne santé et à l'équilibre des océans.

Agissons ensemble et votons dès maintenant pour l'initiative Stop Finning EU. 

👉Lire l'article de la Fondation 30 millions d'amis 


Les baleines sont-elles capables d’émettre des flatulences, des gaz… bref, des pets ?

Les baleines sont-elles capables d’émettre des flatulences, des gaz… bref, des pets ?

« La définition médicale d’une flatulence, c’est l’émission d’un gaz produit lors de la digestion, puis expulsé par l’anus », précise Nicholas Caruso, chercheur à Virginia Tech et coauteur avec Dani Rabaiotti du livre « Tu pètes ou pas? Le guide ultime de la flatulence animale ».

Pour en être capable, notre amie la baleine doit tout d’abord être en mesure de produire des gaz lors de sa digestion. Et c’est très probablement le cas. 

Chez les mammifères, des gaz intestinaux (azote, oxygène, méthane, souffre…) se produisent pendant le travail du système digestif. 

Un seul mammifère n’émet aucune flatulence : le paresseux. Sa digestion est tellement lente que l’accumulation de gaz pourrait être fatale. Ils ont donc développé un système de réabsorption des gaz. 

Tous les autres mammifères seraient donc capables de produire des gaz digestifs mais leurs aptitudes varient selon leur alimentation et leur physiologie. 

A l’instar de leurs proches cousines les vaches, les baleines possèdent des estomacs à multicompartiments, suivi d’un long tube digestif. 

Les intestins des mysticètes mesurent environ 5 à 6 fois la longueur de leur corps : 

Le tube digestif de la baleine bleue peut mesurer jusqu’à 150m ! Même si ce ne sont ni des herbivores ni des ruminants, les mysticètes ingèrent une grande quantité de crustacés, dont la carapace, composée de chitine, pourrait être une source importante de gaz digestifs. 

Or, il est possible que les gaz n’aient pas le temps de s’accumuler, mais soient éliminés au fur et à mesure. Ainsi, de grosses bulles remontent en surface au moment de l’excrétion de fèces. (Vidéo)

Les baleines ne sont peut-être pas des princesses mais elles restent tout de même les Reines des océans !

Un article de Baleines en direct 

Crédit photo : ©David Edgar 


Danse synchronisée avec les baleines de la Réunion

Le photographe sous-marin Sébastien Pontoizeau est parvenu à photographier un moment complice entre l’homme et la baleine à bosse. L’occasion de rappeler que l’observation des baleines est une activité périlleuse.

Des images exceptionnelles. Le photographe sous-marin Sébastien Pontoizeau a dévoilé une très rare série photographique d’une rencontre avec les baleines à bosse de la Réunion. 

On y voit le freediver Romain Dorard danser littéralement avec les mammifères géants devant l’objectif du Français, qui se rend tous les ans sur l’île afin d’immortaliser ces animaux.

« C’était en août dernier, entre deux confinements. On a pu jouer avec un baleineau pendant plus de trois heures. Sa mère avait estimé que nous n’étions pas une menace. C’était magique », nous raconte-t-il.

Lire la suite de l’article dans Paris Match






Crédit photos : ©Sébastien Pontoizeau/CATERS/SIPA



Soins maternels chez les bélugas

 Les bébés et les juvéniles restent très longtemps auprès de leur mère, même s’ils sont capables de s’alimenter par eux-mêmes. 

Chez les bélugas, le petit sera allaité pendant plus d’un an, mais reste près de sa Maman durant trois ans, parfois plus. 

Durant cette période, la mère et son enfant développent un lien fort, ce qui est essentiel à la survie du petit.

Si les mères prennent soin de leur progéniture, il arrive aussi que certaines femelles du groupe prennent le relais. 

Ces gardiennes peuvent être une sœur, une tante, une cousine ou encore une femelle qui ne fait pas partie de la famille. 

Les bélugas ont des noms spécifiques associés à certains stades de développement

Dans la première année de vie, les bélugas sont des veaux. On appelle « bleuvet » les jeunes d’un à deux ans, en référence à leur coloration gris bleuté. Les juvéniles plus âgés sont appelés « gris », jusqu’à ce que leur peau devienne complètement blanche vers 12 à 16 ans. 

Si sur cette photo, le petit a une peau plissée et tachée, c’est que, comme pour les adultes, les bélugas ont une mue saisonnière. Ils sont les seuls cétacés chez qui on peut observer une véritable mue.

Ils se rassemblent l’été dans les eaux peu profondes des estuaires ou à l’embouchure des rivières pour muer. 

Ils se frottent sur les fonds rocheux, vaseux et de sable pour décrocher les cellules mortes. Les eaux y sont plus chaudes et un peu moins salées que celle de la banquise de l’hiver en pleine mer: elle favorise le décollement des cellules et la reconstitution de l’épiderme. 

Note : On n’observe pas le même type de mue saisonnière chez le béluga du Saint-Laurent, qui semble renouveler les cellules de son épiderme tout au long de l’année. Qu’il se trouve dans l’estuaire en été ou dans le golfe en hiver, il rencontre des eaux aux températures variant peu, autour de zéro degré Celcius.

Source : GREMM

Crédit photos : ©Gremm / ©Brian Skerry


Canada - Ouverture de la chasse aux phoques

8 avril 2021 - Alors que le changement climatique menace de faire des ravages auprès de la colonie de bébés phoques, le gouvernement Canadien approuve, encourage, et subventionne le massacre de milliers d’innocents. 

Des milliers de phoques et leurs petits seront frappés et abattus à l’aide de gourdins pendant la saison de chasse commerciale du phoque.

Le réchauffement climatique et ses impacts sur la banquise constituent une menace sérieuse pour les blanchons, les bébés du phoque du Groenland. Les femelles phoques du Groenland dépendent d’une plateforme de glace stable pour donner naissance à leurs bébés et les allaiter. 

Quand la mère s’en va, les petits ont encore besoin de se reposer sur la glace pendant qu’ils apprennent à nager et à se nourrir seuls. 

L’année 2021 s’avère être une année avec une banquise beaucoup plus mince que la normale, avec une couche de glace qui n’avait pas été aussi fine depuis 1969. S’il est encore trop tôt pour définir exactement l’impact sur la population de phoques du Groenland, les blanchons sont sans doute voués à la mort, écrasés par la banquise, ou noyés. 

De plus, lorsque les phoques seront abattus en eau libre ou sur une glace trop fragile pour qu'un chasseur puisse s'y tenir debout, les animaux sont récupérés à l'aide de gaffes (longues perches en bois munies de crochets métalliques) sans que les chasseurs puissent d'abord confirmer leur décès. Ainsi, de nombreux phoques seront empalés sur des crochets métalliques et sont hissés sur le pont de bateaux ensanglantés alors qu'ils seront encore conscients avant d'être battus à mort.

Une chasse commerciale en fort recul au Canada.

Depuis l’embargo de l’Union Européenne de 2009 sur les produits issus de la chasse commerciale aux phoques, le nombre de blanchons tués s’est effondré, malgré un quota de prises maintenu par le gouvernement canadien s’élevant à 400 000 phoques du Groenland. 

En réalité, le nombre de phoques tués a baissé de 90 % entre 2006 et 2019, et à cause des restrictions liées à la COVID-19, le plus gros des chasses commerciales n’a pas eu lieu en 2020. 

Avec 36 embargos internationaux sur les produits à base de phoque, il existe apparemment une faible demande pour les articles superflus issus de l’abattage annuel, tels que les vêtements de luxe en fourrure et les boissons énergisantes au pénis de phoque.

En 2020, en raison de la COVID-19, la chasse commerciale aux phoques était limitée au Golfe. 

2115 phoques du Groenland ont été abattus par les chasseurs de phoques de Terre-Neuve qui n'étaient autorisés à tuer les phoques qu'à des fins « personnelles ». 

En 2019, les pêcheurs canadiens ont tué plus de 32 102 phoques du Groenland.

En 2018, 59148 phoques du Groenland ont été abattus, la plupart des bébés étaient âgés de 3 semaines à 3 mois. Les chiffres officiels n'incluent jamais les phoques qui ont été « frappés et perdus » (c'est-à-dire les phoques blessés qui se sont enfuis sous la surface de l'eau et qui agonisent lentement).

Vous pouvez agir en demandant au gouvernement du Canada de stopper la chasse commerciale aux phoques ! Mail type ICI

Sources : Harpseals / IFAW 

Crédit photos : ©Carl Purcell / ©IFAW


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