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1954-1956 - Plus de 100 orques tués en Islande par la marine américaine

26 novembre 2020 

Au milieu du XXe siècle, la population de harengs dans l'Atlantique Nord-Est (au large de l'Islande et de la Norvège) a considérablement diminué, principalement en raison de la surpêche dans ces eaux. 

En Islande, ce déclin a conduit au quasi-effondrement de l'industrie de la pêche. À cette époque, il y avait un conflit croissant entre les pêcheurs et les populations d'orques qui se nourrissaient de harengs et auraient endommagé les filets des pêcheurs. 

Les pêcheurs pensaient que l'espèce représentait alors une menace extrême pour leur industrie, qui était la principale source de croissance économique et de prospérité de l'Islande.

Au début de 1954, le gouvernement islandais a fait appel aux États-Unis afin qu'ils les aident à faire face à cette crise. 

En tant qu'allié de l'OTAN, les États-Unis maintenaient une base aérienne à Keflavík . L'US Air Force a répondu à la demande de l’Islande, utilisant des mitrailleuses, des roquettes et des charges sous-marines pour chasser les orques. 

Quelques mois plus tard, le Time Magazine rapportait que la marine américaine avait attaqué un groupe de «cannibales des mers» au large de l'Islande. 

Plus de 100 épaulards sont morts durant l'attaque.

En décembre 1956, un bulletin d'information publié par la marine rendait compte de la « poursuite de ces efforts ». 

Selon l'article, débarrasser les eaux islandaises des « créatures marines les plus meurtrières » aurait permis au gouvernement islandais de respecter ses engagements en matière de commerce extérieur.

Aujourd'hui, le stock de harengs est géré avec soin par le gouvernement islandais et il y a peu de concurrence entre les populations d'épaulards se nourrissant de harengs et les pêcheurs commerciaux.

Au cours de la même décennie, les pêcheurs de saumon de Colombie-Britannique ont fait pression sur leur gouvernement pour qu’il monte des canons d’artillerie lourde sur les collines surplombant les détroits intérieurs fréquentés par les épaulards. 

En l’absence d’une intervention militaire directe et avec l'accord tacite de leurs gouvernements, les pêcheurs des deux côtés de la frontière canadienne tiraient régulièrement sur les orques depuis les bateaux et le rivage.

Traduction : C'est assez ! 

Source : EarthWatch 

Illustration : Iceland 1956 par © LionheartBucket


Une centaine de cétacés meurent lors d'un échouage massif en Nouvelle-Zélande

25 novembre 2020 - Par Brett Lackey 

Une centaine de globicéphales et grands dauphins sont morts lors d'un échouage massif sur les îles isolées de Chatham, à environ 497 miles (soit 800 km) au larde de la côte est néo-zélandaise. 

La plupart d’entre eux se sont échoués durant le week-end, mais l'opération de sauvetage a été entravée par la situation géographique de l'île. 

Le Département néo-zélandais de la conservation (DOC) a déclaré qu'au total 97 globicéphales et trois grands dauphins sont morts durant cet échouage, ajoutant qu'ils avaient été informés de l'incident dimanche.

Selon Mme Welch, chargée de la biodiversité au sein du DOC, 28 globicéphales, dont deux qui se sont échoués lundi, et trois dauphins ont été euthanasiés. 

« Les cétacés ont du être euthanasiés en raison des conditions de mer agitées et de la quasi-certitude qu'il y avait de grands requins blancs dans l'eau attirés par un échouage tel que celui-ci », a déclaré Jemma Welch, chargée de la biodiversité au sein du DOC.

« Des membres de la communauté Maori ont organisé une cérémonie en l'honneur de leur « âme » alors que leurs carcasses se décomposeront naturellement », a-t-elle ajouté. . 

Cet échouage survient à peine deux mois après la mort de plus de 380 globicéphales noirs lors d'un échouage sur la côte ouest de la Tasmanie.

Les îles Chatham sont régulièrement le théâtre d'échouages massifs. Jusqu'à 1.000 globicéphales avaient péri en 1918 lors du plus grand échouage de l'histoire moderne.

Les globicéphales peuvent mesurer jusqu'à six mètres de long et sont une espèce très répandue dans les eaux néo-zélandaises. 

Bien qu’étudiés depuis des décennies par les scientifiques, les causes de ces échouages massifs restent inconnues. 

  • Selon certains chercheurs, les globicéphales pourraient dévier de leur route en suivant un membre du groupe qui est malade  (Ces animaux ont une forte cohésion sociale, il est alors fort probable que si l’un d’eux est malade ou éprouve des difficultés et en vient à s’échouer, le reste du groupe le suivra). 
  • La topographie méconnue des lieux (fonds plats, sablonneux ou boueux ou pentes douces) peuvent rendre leur navigation plus difficile. Les animaux se trouvent alors emprisonnés ou désorientés. 
  • De mauvaises conditions météorologiques ou la présence de prédateurs pourraient également les contraindre à changer leur itinéraire. 
Traduction : C'est assez ! 

Source : MSN 

Crédit photos : ©AFP / ©
New Zealand Department of Conservation

Carte : ©Daily Mail

La beauté et la grâce des baleines à bosse capturées par le photographe Jem Cresswell

24 novembre 2020

Jem Cresswell est australien et depuis son plus jeune âge il se passionne pour la photographie sous-marine et les profondeurs de l’océan.

En 2014, il a commencé à photographier une série de portraits intimes d’un des plus grands mammifères au monde, la baleine à bosse. 

Désormais, la série d’images époustouflantes en noir et blanc est disponible sous la forme d’un livre d’art intitulé Giants.

Pour compléter Giants, Cresswell a passé quatre ans à revenir régulièrement sur la côte des Tonga, située dans le sud de l’océan Pacifique. 

Le photographe a recherché ses sujets migrateurs dans leur habitat naturel, aidé par un guide local et un capitaine de marine. 

Cresswell a pris soin de respecter chaque baleine à bosse, il ne les a jamais approchées. Mais comme ces créatures sont curieuses, ce sont elles qui l’ont souvent approché et ont permis ces portraits personnels. 

À travers ses images de ces mammifères majestueux, Cresswell permet au spectateur de rencontrer des créatures anthropomorphisées dont les comportements émotifs remettent en question la singularité de notre expérience humaine.

Lire la suite de l'article ICI 

Crédit photos : ©Jem Cresswell


Baleine noire - Le premier nouveau-né de l’année retrouvé mort

23 novembre 2020

À peine né et déjà mort. 

La saison des naissances des baleines noires de l’Atlantique nord débute cette année avec un premier baleineau décédé, ont annoncé lundi les scientifiques américains. 

Une énième mauvaise nouvelle pour cette espèce en voie de disparition qui fréquente assidûment le Saint-Laurent et qui a connu des mortalités très importantes au cours des dernières années, notamment en eaux canadiennes.

Selon les informations publiées lundi après-midi par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), le baleineau âgé d’à peine quelques jours a été retrouvé mort sur le rivage d’une île située près des côtes de la Caroline du Nord. 

Par voie de communiqué, la NOAA a évoqué « un début dévastateur » pour la saison des naissances, qui se déroule de la fin de novembre et le début du mois de mars, principalement au large des côtes des États de la Géorgie et de la Floride.

Cette nouvelle mauvaise nouvelle s’ajoute aux très lourdes pertes subies au cours des dernières années par cette population menacée.

Suite à des décennies de chasse qui ont décimé l’espèce, la population a péniblement atteint 481 individus en 2011. 

Malheureusement, entre 2011 et 2019, on dénombre seulement 103 naissances contre 218 décès, soient en moyenne 24 morts par an, tous attribuables à l’activité humaine. Les deux causes de mortalité principales sont les collisions avec les navires et les empêtrements dans des engins de pêche.

Lire la suite de l'article ICI 

➔ Le 26 octobre dernier, la NOAA estimaient que la population des baleines noires de l’Atlantique Nord avaient diminué drastiquement, passant de 412 à 366 individus en 2018 et 2019. Pire, cette population ne compterait plus que 94 femelles reproductrices.

➔ De nouvelles estimations rendues publiques la semaine dernière font état de    seulement 356 individus encore en vie. 

➔ Les experts attribuent la baisse dramatique de cette population aux activités humaines. Si cette chute libre continue, elle peut précipiter l’espèce vers l’extinction plus rapidement que prévu.

➔ Ce premier décès s’inscrit dans un contexte où la National Fish Wildlife Foundation (NFWF) annonçait le 16 novembre dernier avoir débloqué 500 000$ US pour réduire les menaces qui pèsent sur les baleines noires.

Cette somme servirait à financer des programmes de pêche durable ainsi que des technologies innovantes pour détecter les engins de pêche.

Sources : 

👉 NFWF

👉Baleine en direct

Crédit photos :

Photo 1 : ©New England Aquarium 

Photo 2 :  Baleine noire femelle dont la mort a été causée par l'empêtrement dans un filet de pêche - ©CBC / Shane Fowler 





Les baleines bleues de retour en Antarctique après avoir frôlé l’extinction

23 novembre 2020 - Un article de Kelli Bender

Entre 1998 et 2018, une seule baleine bleue a été repérée par des scientifiques au large des côtes de la Géorgie du Sud. En février 2020, il y a eu des dizaines d'observations ! 

Les baleines bleues fréquentent de nouveau les eaux entourant l’île sub-antarctique de Géorgie du Sud, autrefois haut lieu de la chasse à la baleine, après une absence de plusieurs décennies que de nombreux défenseurs de l'environnement craignaient d'être permanente.

Cette résurgence impressionnante a été documentée par des observations, des photos et des enregistrements sous-marins collectés au cours des 30 dernières années. Les résultats de ce travail acharné ont été récemment publiés dans un article de la revue Endangered Species Research. 

Alors qu’une seule baleine bleue, le plus grand mammifère du monde, a été aperçue par des scientifiques près de la Géorgie du Sud entre 1998 et 2018, en février 2020, les scientifiques ont observé 58 baleines bleues dans la région et ont enregistré les chants de dizaines d'autres.

« L'absence continue de baleines bleues en Géorgie du Sud a été considérée comme un exemple emblématique d'une population qui a été localement exploitée au-delà du point où elle pourrait se rétablir », a déclaré l'auteur principal de l'étude Susannah Calderan. 

La Géorgie du Sud était une région importante pour la chasse industrielle à la baleine au début du XXe siècle. La chasse à la baleine était si intense que, bien qu’elle ait pris fin dans les années 60, c’est au milieu des années 30 que le nombre de baleines bleues a tellement diminué qu’il n’y a plus vraiment eu de chasse commerciale à la baleine bleue. On estime que plus de 42.698 baleines bleues ont été tuées autour de cette île entre 1904 et 1971. 

« Mais au cours des dernières années, alors que nous avons travaillé en Géorgie du Sud, nous sommes devenus assez optimistes quant au nombre de baleines bleues vues et entendues autour de l'île, ce qui ne se produisait pas jusqu'à très récemment », a-t-elle déclaré. 

Le retour de la baleine bleue dans les eaux antarctiques n'est peut-être pas aussi soudain qu'il n'y paraît, le journal note que les scientifiques se sont également appuyés sur des photos de touristes et de marins pour suivre les observations de baleines bleues près de la Géorgie du Sud. Sur les photos envoyées, 41 baleines bleues de Géorgie du Sud ont été identifiées par photo entre 2011 et 2020.

« Nous ne savons pas vraiment pourquoi il a fallu tant de temps aux baleines bleues pour revenir », a déclaré Mme Calderan. « Il se peut qu’il y ait eu une perte de la mémoire culturelle de cette population qui venaient en Géorgie du Sud, lieu de nourrissage , et qui a été perdue parce qu’elles ont été anéanties, les empêchant de revenir, et qu’elle ne l’ai redécouvert que maintenant ». 

La connaissance des aires d’alimentation de ces animaux est transmise des mères à leurs petits. Le fait que ces baleines aient frôlé l’extinction dans ces eaux pourrait donc avoir empêché cette transmission d‘informations. 

« Le fait que nous commencions à voir les animaux revenir est donc très encourageant. C’est le début de la reprise plutôt que la fin. Il y a cent ans, la Géorgie du Sud était un endroit privilégié pour les baleines bleue, car très productive en tant que zone d’alimentation. La Géorgie du Sud est restée extrêmement productive en tant que zone d’alimentation, elle n’est pas devenue moins bonne en tant que zone d’alimentation ». 

« Avec les eaux de la Géorgie du Sud désignées comme zone de protection marine par le gouvernement de Géorgie du Sud et les îles Sandwich , nous espérons que ce nombres accrus de baleines bleues sont un signe des choses à venir et que nos recherches pourront contribuer à la gestion efficace de cette zone », a ajouté Jennifer Jackson, co-auteure de cette étude, chercheuse au British Antarctic Survey.

Les eaux de la Géorgie du sud et des Iles Sandwich ont été désignées comme aire marine protégée en 2012. Elle a été étendue en 2018.

« Nous savons qu’il y a cent ans, la Géorgie du Sud était un bon endroit pour les baleines bleues. Et aujourd’hui, il semble que les eaux de ce territoire soient à nouveau prêtes à les accueillir. »

Traduction : C'est assez !

Source : Yahoo Crédit photos : ©National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) / ©Howard Hall / ©Patrick Dykstra






Le saviez -vous ? 3 baleines grises ont été maintenues en captivité à SeaWorld San Diego !

20 novembre 2020

  • La première baleine grise fut capturée à Scammon’s Lagoon en Basse-Californie en Février 1965. Elle fut Baptisée Gigi.

Peu de temps après son embauche, David W. Kenney, un vétérinaire de SeaWorld et physiologiste de la « Scripps Institution of Oceanography », embaucha un baleinier japonais » pour aider à capturer une baleine grise. 

Le baleinier harponna une jeune femelle qui fut rapidement envoyée à SeaWorld San Diego où le Dr. Kenney l'a soigna. Alors que le baleineau commença à prendre du poids et semblait bien se porter, Gigi est morte d‘une infection en avril 1965. Il a été mentionné qu'elle souffrait « d'atélectasie (collapsus du tissu pulmonaire) et de pneumonie secondaire dus à sa blessure au harpon », ce qui laisse penser qu'elle n’a jamais vraiment guérie comme le prétendait Mr Kenney. 

  • En mars 1971, Le Dr Kenney et le personnel de SeaWorld capturèrent un second baleineau à Scammon’s Lagoon. 

La femelle était âgée de 2 mois. Sa mère attaqua le bateau à plusieurs reprises, l’endommageant légèrement, avant de finalement abandonner. 

Ce baleineau femelle, nommée Gigi II, fut ensuite emmenée à SeaWorld San Diego, puis placée dans un bassin de 200 000 litres d’eau. SeaWorld envisageait de garder Gigi II en captivité « indéfiniment », mais la baleine fut finalement relâchée un an plus tard, le 13 mars 1972, car elle était devenue beaucoup trop grande pour la taille de son bassin.

Équipée d’une balise, le contact avec la baleine fut perdu trois semaines après sa libération. 

  • La troisième et dernière baleine grise détenue à SeaWorld, fut J.J. 

Le 7 janvier 1997, le Marine Animal Rescue (anciennement Whale Rescue Team) a été appelé à Marina Del Rey, en Californie, répondant à un appel selon lequel un très jeune baleineau s’était échoué. 

L'équipe a tenté de le repousser à la mer, mais le cétacé nageait sans but et de manière erratique dans la baie. Après deux jours de recherches intenses, sa mère n'a pas pu être trouvée. 

Le MAR contacta SeaWorld San Diego pour obtenir de l'aide, ce qu'ils ont tout d’abord refusé. Cependant, à chaque heure qui passait, le public et les médias ont commencé à faire pression sur SeaWorld pour qu'ils agissent. 

Après quelques heures de négociations, SeaWorld céda et le baleineau fut transportée à SeaWorld San Diego.Dans un premier temps, l‘animal fut surnommé Marina. 

C’est une fois arrivée dans les bassins de SeaWorld que la jeune baleine fut appelé J.J. Le mammifère marin était émacié et reçu des soins 24h/24h.Le personnel de SeaWorld devait alors la maintenir à flot pour l’empêcher de se noyer. Dans les semaines suivantes alors que J. J. commençait à se rétablir, et réalisant qu'ils avaient là une bonne aubaine, l'équipe marketing de SeaWorld s'est rapidement mise au travail et J.J. fut exposée au public qui a vite afflué pour voir le baleineau. 

Après 14 mois de captivité, le 31 mars 1998, J.J., la petite baleine grise devenue trop grande pour son bassin, fut libéré au large de Point Loma Loma, San Diego, avec l'aide de la garde côtière américaine une fois de plusJ.J. fut équipé d’une balise de suivi afin que les scientifiques puissent la surveiller. Mais le dispositif se détacha au bout de 2 jours. 

Traduction : C'est assez ! 

Source : End Killer Whale Captivity

Crédit photos : Fandom


La Corée du Nord pourrait entraîner des dauphins à des fins militaires

18 novembre 2020 - Un article de Tom Embury-Dennis

L’US Naval Institute (USNI), qui a des liens étroits avec la marine américaine, a déclaré que des images satellite montrent un centre de dressage de dauphins dans une base navale à Nampo, sur la côte ouest du pays.

Crédit photo : ©US Navy 
Un autre site potentiel a été enregistré plus en amont d'une rivière à la périphérie de Nampo, qui pourrait être l'endroit où les dauphins sont élevés.

Crédit photo : ©HI Sutton
Selon l'USNI, un tel programme de dressage des dauphins remonterait à 2015 dans le cadre de la tentative de modernisation de la marine nord-coréenne voulu par Kim Jong-Un.

Crédit photo : ©HI Sutton
Toujours selon l'USNI, les enclos pourraient être ceux d’une ferme piscicole, mais une analyse suggère que leur conception est incompatible avec les autres fermes de ce type enregistrées dans le pays et que les installations ressemblent beaucoup aux centres d'entraînement de dauphins développés par les militaires américains et russes.

Si cette nouvelle était confirmée, la Corée du Nord rejoindrait alors les États-Unis et la Russie en tant que seuls pays connus pour pratiquer le dressage de mammifères marins à des fins de guerre.

Crédit photo : ©US Navy 
La Russie utilise des phoques, des dauphins et des bélugas, tandis que les États-Unis, qui ont lancé le même type de programmes de dressage d'animaux, utilisent des dauphins et des otaries dans leurs missions.

Crédit photo : ©Mikhail Semenov/The Siberian Times 

Cependant, dans sa tentative de surveiller ses rivaux, la marine américaine se tourne actuellement vers un éventail plus large d’utilisation de la vie marine dans les océans du monde.

Le Persistent Aquatic Living Sensors - Pals (capteurs aquatiques vivants et persistants), lancés en 2018, utiliseront les différentes formes de vie, y compris les poissons, les crevettes et les plantes génétiquement modifiées, et exploiteront les capacités sensorielles naturelles de ces organismes vivants pour détecter des signaux qui pourraient aider les Etats-Unis à la surveillance et la défense du littoral américain pour éviter l'intrusion d’engins sous-marins ennemis.la surveillance et de la défense du littoral américain.

Illustration : ©DARPA

« Si nous pouvons exploiter les capacités de détection innées des organismes vivants qui sont omniprésents dans les océans, nous pouvons étendre notre capacité à suivre l'activité de l'adversaire et le faire de manière discrète, persistante et avec suffisamment de précision pour caractériser la taille et le type de transports adverses », a déclaré le directeur du programme, le Dr Lori Adornato, lors du lancement de l'initiative.

Traduction : C'est assez ! 



Lonesome George [CA165], l'orque solitaire

 12 novembre 2020

Lonesome George est une orque transitoire mâle. Il serait âgé de plus ou moins 40 ans. 

Il a été aperçu pour la première fois à la fin des années 1990 en compagnie d'un autre jeune mâle. 

Lonesome George n’a jamais été observé ayant de liens étroits avec une famille matrilinéaire, ni vu avec un autre groupe d’orques, ce qui amène les chercheurs à penser qu'il est orphelin ou qu'il s'est séparé de son groupe familial. 

Il est régulièrement observé voyageant avec un autre mâle, Fatfin [CA171B], potentiellement orphelin lui aussi. 

Lonesome George est l’une des plus grandes orques mâles de la côte ouest. Il mesure près 10 mètres de long (à titre de référence, Tilikum mesurait 6,85 mètres de long). 

Il est notamment reconnaissable par une cicatrice sur sa nageoire pectorale gauche, provenant probablement d’une blessure à la suite d’une chasse (Peut-être la morsure d’un éléphant de mer), ou d'une blessure suite à un enchevêtrement. 

La pointe de sa caudale, en forme de crochet, s'enroule légèrement sur son côté droit.

Lonesome George, l'une des orques mâles solitaires de Californie. Il y aurait au moins quatre mâles solitaires connus dans la communauté CA.

Crédit photos : ©Kate Cummings / ©Tim Huntington


COVID-19: les mammifères marins pourraient être infectés par les eaux usées

11 novembre 2020 - Un article du Hufftington Post Québec 

Le coronavirus se retrouve dans les matières fécales et peut survivre dans l’eau jusqu’à 25 jours.

Une nouvelle étude conclut que la COVID-19 pourrait se propager aux baleines et à d’autres mammifères marins par des eaux usées ou mal traitées en usine.

Des chercheurs de l’Université Dalhousie, à Halifax, affirment que même s’il n’y a eu aucun cas documenté à ce jour, les dauphins et les bélugas ont déjà été infectés dans le passé par des coronavirus semblables au SRAS-CoV-2.

Dans l’étude, publiée dans la revue «Science of the Total Environment», les chercheurs décrivent comment ils ont utilisé la cartographie des génomes pour déterminer quels mammifères marins seraient vulnérables au nouveau coronavirus responsable de la COVID-19.

Lorsque les chercheurs ont recensé les acides aminés auxquels se lie le coronavirus à la surface des cellules pour les infecter, ils ont découvert des similitudes frappantes entre les amino-acides des humains et ceux de plusieurs mammifères marins — notamment les dauphins, les bélugas, les phoques et les loutres de mer.

Selon Graham Dellaire, directeur de la recherche au département de pathologie de Dalhousie, l’équipe a découvert qu’au moins 15 espèces de mammifères marins seraient sensibles à l’infection virale, car elles portent chacune une protéine essentielle au SRAS-CoV-2 pour infecter les cellules.

L’étude prédit que la majorité des espèces de baleines, de dauphins et de marsouins — 18 sur 21 — auraient une sensibilité au virus identique ou supérieure à celle des humains; huit espèces de phoques sur neuf devraient également être très sensibles à ce coronavirus.

Or, «plusieurs de ces espèces sont menacées ou en danger critique d’extinction», rappelle M. Dellaire dans un communiqué. 

«Dans le passé, ces animaux ont été infectés par des coronavirus apparentés qui ont causé une maladie bénigne, mais aussi des lésions hépatiques et pulmonaires potentiellement mortelles.»

Des études ont montré que le coronavirus se retrouve dans les matières fécales et peut survivre dans l’eau jusqu’à 25 jours, ce qui soulève la possibilité que les eaux usées puissent propager la maladie. 

En Espagne, en Italie et en France, le SRAS-CoV-2 a déjà été détecté dans des eaux usées non traitées.

Lire également :
 
COVID : les eaux usées pourraient dangereusement contaminer les mammifères marins

Crédit photos : ©Getty Images / ©Phatong Papaout


La Noaa et la Marine Américaine en passe de signer l’arrêt de mort des Résidentes du Sud !

9 novembre 2020 - Par Abbie Shull 

La NOAA a approuvé la demande de la Marine Américaine de poursuivre les exercices militaires à Puget Sound et dans les eaux côtières de l'Etat de Washington. 

Ces exercices militaires pourraient nuire à la population des orques résidentes du Sud, une population en danger d'extinction. 

L’approbation de cette demande augmentera la « prise collatérale » d’orques résidentes du Sud (« prise collatérale » désignant les tentatives de harcèlement, la chasse, la capture ou l’abattage de tout mammifère marin.

[Dans le jargon de la marine militaire, les « prises collatérales » sont les dommages faits aux mammifères marins.]

  • Avec l’approbation de cette nouvelle règle, les « prises collatérales » d ‘orques résidentes du Sud qui sont actuellement autorisées au nombre de deux orques résidentes du Sud par an, pourraient aller jusqu’à 51 occasions de harcèlement de niveau B des orques résidentes du sud par an jusqu'en 2027. 

Les exercices militaires prévus incluent notamment des tirs de torpilles et de projectiles, le pilotage de drones sous-marins, le déploiement de sonars sous-marins et l'explosion de bombes pesant plus de 450 kg en mer Selon Michael Jasny, directeur du Projet de protection des mammifères marins au Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC), une organisation de défense de l’environnement, de telles bombes servent à couler des navires et posent aussi des risques très sérieux pour les baleines, les dauphins et les autres espèces. 

L'augmentation du nombre de « prises collatérales » vient après que des études navales aient montré que la population d'orques résidentes dans le sud du pays était beaucoup plus dense que ce que les modèles précédents avaient montré.

Selon la décision, qui devrait être publiée dans le registre fédéral le 12 novembre, l'approbation de la proposition de la marine est assortie de plusieurs dispositions visant à limiter l'impact de la marine sur la vie marine. Elles incluent, mais ne sont pas limitées à :

  • L'utilisation de zones d'arrêt et de mise hors service définies en fonction de l'activité des mammifères marins.  
  • Des mesures visant à réduire la probabilité de collision avec les navires.
  • Des limitations d'activité dans certaines zones et à certaines périodes qui sont biologiquement importantes pour les mammifères marins
  • La mise en œuvre d'un plan de notification et de rapport pour les mammifères marins morts ou vivants.
  • Mise en œuvre d'un plan de surveillance solide pour améliorer la compréhension par la NOAA des effets environnementaux résultant des activités de formation et d'essai de la marine.

La proposition initiale a été sévèrement critiquée par les dirigeants et les militants de l'État préoccupés par les dommages potentiels causés à la population des orques résidentes du Sud, en voie de disparition, dans les eaux de l'État de Washington.

En septembre, la marine a publié une déclaration d'impact environnemental supplémentaire pour le « Northwest Training and Testing program » (programme d'entraînement et d'essai du nord-ouest) qui comprenait des commentaires publics des chefs d'État et des réponses de la marine. Dans cette déclaration, le gouvernement Jay Inslee a demandé à la marine de diminuer l'exposition aux sonars, de limiter la quantité de sons par impulsion et de surveiller les effets des exercices et des tests des systèmes sans pilote sur l'environnement.

« Je suis préoccupé par l'augmentation rapide des systèmes sous-marins sans équipage et leur utilisation à Puget Sound et au large des côtes », a déclaré M. Inslee. « Alors que la marine teste des technologies émergentes et s'entraîne sur de nouveaux systèmes, il est essentiel que nous comprenions les implications de cette évolution sur notre environnement sous-marin ».

La marine a déclaré qu'elle veillait déjà à ne pas interférer avec la vie marine. Selon la déclaration d'impact environnemental du programme de formation et d'essai du Nord-Ouest, la marine représente moins de 1 % du trafic maritime dans les eaux du Nord-Ouest du Pacifique, et la marine a « développé de nombreuses nouvelles zones d'atténuation pour éviter ou réduire les impacts potentiels sur les espèces marines ». 

NOTE : Le harcèlement de niveau B est défini dans la loi américaine sur la protection des mammifères marins comme ayant le potentiel de perturber de nombreux comportements, dont la migration, la respiration, l'allaitement, la reproduction, et l'alimentation « jusqu'au point où ces comportements sont abandonnés ou considérablement modifiés ». 

Traduction : C'est assez ! 

Source : The News Tribune

Crédit photos : ©Elaine Thompson/The Associated Pres©Lacey Young  / ©John Forde/Jennifer Steven

7 novembre 2020 - Un  article de Metro 

Depuis quelques jours, des dauphins sont retrouvés décapités et mutilés sur des plages espagnoles d’Andalousie.

La police espagnole a ouvert une enquête après avoir découvert des dauphins décapités sur des plages de la province d’Almeria , en Andalousie. 

Des actes atroces vraisemblablement réalisés par des humains, étant donné que des inscriptions ont été retrouvées dans la chair de plusieurs animaux. 

Sur un des dauphins, on pouvait notamment lire le prénom « Juan ».

Après analyse, l’association de défense des animaux Equinac a confirmé que les blessures des animaux n’étaient pas accidentelles. 

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle a donc tenu à s’adresser directement au(x) responsable(s) de ces atrocités.

« Ce message t’est destiné. Toi qui coupes des dauphins et les décapite, garde en tête que la police espagnole a ouvert une enquête et qu’elle est très efficace. La police et nous-mêmes ne sommes pas idiots. Nous savons que les coupures sont faites par quelqu’un qui a l’habitude de démembrer des animaux marins », peut-on lire dans le post qui se termine par un avertissement. 

« Sache que si tu continues, nous continuerons aussi jusqu’à t’arrêter ».

Crédit photos : ©Equinac / ©Guardia Civil 

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