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Inquiétude au sujet de Fungie le dauphin

19 octobre 2020

Le célèbre dauphin Fungie est porté disparu depuis plus de cinq jours maintenant. 

Sans nouvelle de Fungie depuis le matin du 15 octobre dernier, des équipes de recherche sillonnent les eaux où réside ce grand dauphin sauvage.

Alors que les recherches se concentraient initialement à l'embouchure du port de Dingle, l’endroit où se trouve habituellement Fungie, la zone couverte a depuis été étendue pour inclure un tronçon de dix milles le long de la côte ouest de Kerry.

Une équipe de plongeurs de Mallow Search and Rescue s'est rendue à Dingle pour aider aux recherches. Les plongeurs se sont concentrés sur les criques et grottes normalement fréquentées par Fungie. Un balayage sonar a également été effectué à l'embouchure du port de Dingle.

Le passeur Gary Brosnan a déclaré que ses craintes étaient grandissantes, mais qu’il restait optimiste.

« Il y a encore de l'espoir. Si Fungie est mort, il y a de fortes chances que nous l'ayons trouvé dans l'une des criques ou dans les grottes. Pas de nouvelles, bonne nouvelle », a déclaré M. Brosnan. 

« Mais son absence est très préoccupante. Fungie quitte très rarement l’embouchure du port et il n’a jamais, jamais été porté disparu aussi longtemps », a-t-il rajouté.

« Nous avons un vent d’est, soufflant de la terre en ce moment, qui a tendance à chasser les poissons vers le large »

« Nous espérons que Fungie a suivi les poissons pour se nourrir et qu’il reviendra vers nous une fois que le vent tournera vers le sud-ouest », a-t-il déclaré.

« Nous avons repéré un groupe de dauphins communs se nourrissant à environ deux miles de la côte, mais Fungie n'était pas parmi eux. Cependant, ce n'est pas une surprise, il n'aime pas les dauphins communs », a-t-il ajouté.

Les recherches se poursuivent alors qu'un pêcheur affirme avoir vu Fungie dans les heures qui ont suivi l'annonce de sa disparition. 

Fungie est un grand dauphin (Tursiops truncatus) de 350 kg mesurant environ 3,80 mètres de long. Il est l'un des plus célèbres résidents d'Irlande.

Il vit dans les eaux de Dingle depuis 37 ans, il a été aperçu pour la première fois au large des côtes irlandaises du Kerry en 1983. 

Selon les experts, Fungie aurait entre 40 et 45 ans. Très amical et très joueur, ce dernier a toujours aimé aller au contact des touristes, même si avec le temps, le dauphin se fait plus discret. 

Margaux Dodds, cofondatrice de l’ONG Marine Connection, travaille à s’assurer que Fungie puisse profiter de pauses un peu plus longues, au cours desquelles il n’interagit pas avec les hommes. 

Fungie est tellement aimé par les habitants de Dungie qu’une statue en bronze a été érigée en son honneur. 

Elle se dresse sur le port de la ville.

L’an dernier, après la publication d’un rapport de Marine Connection, Fungie a été officiellement reconnu comme étant le plus vieux dauphin solitaire de la planète.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 

- Divers join search for Fungie the dolphin in Dingle Harbour

Concern Fungie may still be missing despite possible sighting

Crédit photos : ©Sean Manion / ©Dingle Dolphin / ©Peter Barritt


« Pour nous un divertissement éphémère. Pour eux, une vie d'esclave et de souffrance. »

16 octobre 2020

Maladies du tractus gastro-intestinal supérieur, ulcère, infection, ingestion de corps étranger….sont courants chez les cétacés captifs. 

L’endoscope est un outil qui permet de pratiquer une fibroscopie digestive permettant d’examiner le tube digestif haut. 

Cet outil permet également d’enlever les corps étrangers ingérés par les mammifères marins. Cet examen est particulièrement stressant et très inconfortable pour les cétacés. Hors il est impossible de pratiquer une anesthésie générale chez ces animaux. 

Pourquoi l’anesthésie générale est impossible chez les cétacés ? Tout simplement parce qu’elle équivaudrait à une mise à mort. 

Les cétacés dorment d'un seul demi-cerveau à la fois, ce qui leur permet de rester constamment en alerte. 

D’autre part, la respiration n’étant pas un réflexe, mais un acte volontaire pour eux, ce « sommeil hémisphérique unilatéral » leur permet de ne jamais oublier de remonter respirer en surface. 

A noter que chaque acte médical (limage et forage des dents, insémination artificielle, endoscopie, curetage lors de fausses couches fréquentes en bassin, etc…) peut engendrer de fortes douleurs chez les cétacés captifs. 

Crédit photo : ©Tracay Özdemir





ÉVÉNEMENT - BLACKFISH 2 : LE COMBAT CONTINUE

 16 octobre 2020

Nous sommes fiers de vous annoncer notre partenariat avec le film documentaire Blackfish 2 : le combat continue 


Vous pouvez réserver dès à présent votre exemplaire de DVD, incluant un kit pédagogie que nous avons élaboré sur KissKissBankBank ICI 


7 ans après la sortie du documentaire choc « Blackfish », qui retrace la vie du tristement célèbre Tilikum et expose les méfaits de la captivité sur les orques, ce nouveau documentaire, « Le combat continue » dresse un nouvel état des lieux de la lutte pour la libération des animaux marinsles avancées, les espoirs, mais aussi les nouvelles menaces qu'ils affrontent.

A réserver dès maintenant ! 


Manifestation devant l'Assemblée Nationale contre le déni de démocratie.

14 octobre 2020 

Cette manifestation, organisée par le Parti Animaliste regroupait de nombreuses associations, dont C'est assez ! 

A cette occasion, Muriel Fusi a lu le discours de Christine Grandjean, présidente de de C'est assez ! : 

Aujourd'hui l'association « C'est Assez ! » se joint à la manifestation organisée par le Parti animaliste. 

En effet la séance du 8 octobre à l'assemblée nationale nous a montré une fois de plus la difficulté à faire avancer les choses sur la condition animale tant certains mettent de l'énergie et de la mauvaise foi à saborder les débats.

Merci à Cédric Villani et au groupe EDS d'avoir courageusement porté ce texte.

Cédric Villani 
Notre combat se porte sur les animaux marins et plus particulièrement sur les massacres et la captivité des cétacés.

Après 6 ans de travail avec les 5 ministres qui se sont succédés nous sommes près du but.

Cependant, rien n'est voté, rien n'est écrit ...donc nous restons en alerte.

Pour nous, le sabordage de la séance du 8 octobre est un véritable scandale et presque un déni de démocratie !

Qu'ils soient à plumes, à fourrure, à écailles ou autres, les animaux n'ont comme nous qu'un seul désir, celui de vivre libres suivant les codes de leur espèce...

Ils sont des individus à part entière, avec des émotions, des peurs, des sentiments...Ils ressentent la douleur comme nous...

Ils ne possèdent rien, seulement leur vie...Et nous les assassinons de manière abominable comme s'ils étaient des objets inanimés... Nous leur volons leur liberté pour toutes sortes de raisons...

L'écrivaine Alice Walker a écrit cette phrase qui à mon sens résume tout :

« Les animaux du monde existent pour leurs propres raisons. Ils n'ont pas été créés pour les humains, pas plus que les noirs n'ont été créés pour les blancs ou les femmes pour les hommes. »

Matthieu Orphelin
En ce qui concerne notre combat sur la captivité des orques et dauphins en France, il ne concerne que 33 individus.

Certes j'ai bien conscience que ce nombre est dérisoire quand on compare aux millions d'individus massacrés chaque jour en France, mais qu'importe, une vie est une vie et le combat se situe également sur le plan éthique .

Une vie volée pour la captivité, est une « non-vie » qui mène à une mort lente, elle est le symptôme d'une société dénuée d'empathie et de valeurs morales.

Quelques mots sur les cétacés :

Les cétacés sont des animaux dotés de facultés cognitives très développées.

Leur cerveau , proportionnellement plus gros que le nôtre, comporte un lobe supplémentaire, qui serait à l’origine de comportements sociaux très altruistes.

Cela pourrait expliquer les échouages massifs et les massacres de « pods » (sorte de tribus) entiers, aucun des membres du groupe ne voulant abandonner les autres.

Ils ont conscience d’eux-mêmes (ils se reconnaissent dans un miroir), ils ont conscience de la noyade et plus d’une fois on a pu observer un dauphin porter à la surface un humain, un chien ou un autre mammifère en train de se noyer.

Ce sont des peuples de cultures, qui comme les éléphants pleurent leurs morts, s’entraident, sculptent des bulles, communiquent avec différents dialectes, ont des prénoms, se transmettent leurs techniques de chasse de génération en génération... Ils jouent, nouent des amitiés à vie…

C’est à ce titre que l’Inde a officiellement décrété que les dauphins étaient des « personnes » non-humaines et interdit leur capture et leur exhibition dans des bassins.

Prenons exemple sur ces peuples de culture que sont les cétacés et ouvrons notre cœur aux autres qu'ils soient humains ou non humains !

Gandhi disait 

"On reconnait le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux"

Soyons un peuple de bienveillance et de respect envers l'altérité !

Face à ce mépris de nos gouvernants et d'une grande partie de nos élus envers la souffrance des plus faibles et envers nos attentes sociétales, emparons-nous de ce sujet en soutenant le Référendum pour les animaux.

Ce Référendum d'initiative partagé déjà soutenu par plus de 800000 électeurs.

Soyons des millions à nous inscrire !!!

Crédit photos : ©Enrico Eusebio / ©Viviane de SSP



En souvenir de VALENTIN

12 octobre 2020

Valentin est décédé le 12 octobre 2015 à l’âge de 19 ans, quelques jours seulement après les fortes inondations qui ont frappé le Sud-Est de la France cette année là. 

Valentin est né le 13 février 1996 au Marineland d'Antibes. 

Il était le fils de Freya, décédée à l‘âge de 34 ans d‘une « crise cardiaque », et de Kim II, mort d’une « infection pulmonaire fulgurante » en novembre 2005, il n’était âgé que de 25 ans.

Tous 2 furent capturés dans les eaux islandaises en octobre 1982. 

Valentin est décédé seulement quelques mois après sa mère dont il était très proche. Il était le seul survivant des 5 enfants de Freya, cette dernière ayant connu plusieurs fausses couches avant de mettre au monde Valentin. 

« Selon les constatations visuelles, Valentin est mort d’une torsion intestinale », déclarait Jon Kershaw, ancien directeur animalier de Marineland au journal « 20 minutes » le 14 octobre 2015, constatations qui ont été confirmées par une nécropsie selon le parc qui rajoutait : « Cette torsion est apparue soudainement, Valentin ne montrait pas de symptômes après la catastrophe naturelle, les premiers symptômes sont survenus quelques heures avant son décès. Un lien direct avec les inondations ne peut donc être établi ». 

Comme toutes les orques captives, Valentin n’aura eu pour seul horizon que les parois de sa prison aquatique. Il n’aura jamais eu le bonheur de vivre libre, et de parcourir l’océan. 

« Marineland peut prétexter mille excuses, ce n'est pas Dame Nature, la tempête, la vague, l'eau insalubre qui a tué Valentin mais la captivité, ces bassins hermétiques et le fait que cette entreprise de divertissement ait été construite sur une zone inondable. »

La captivité ne protège en rien les mammifères marins des « dangers de la liberté. 

Au contraire, elle les expose à des dangers inexistants en milieu naturel.

Crédit photo : ©Dolphin Project


Envolée spectaculaire d’un baleineau !

12 octobre 2020 - Par Pete Thomas 

Pour la seconde fois en deux semaines, Rachelle Mackintosh, une photographe australien, a capturé des images montrant un bébé baleine à bosse projetant entièrement son corps hors de l’eau.


Rachelle Mackintosh a capturé cette séquence de photos alors qu’elle était à bord d’un bateau d’une compagnie de whale watching.

C'était le premier de nombreux sauts effectués par cette jeune femelle d’environ 5m50 près du navire.

« Avant cela, elle et sa mère étaient très amicales et curieuses et n'arrêtaient pas de venir vers le bateau pour nous saluer, puis soudain, cette jeune baleine a eu des ailes et boum - elle était en l'air ! »


« Après avoir sauter une fois, vous pouvez généralement savoir s'ils vont sauter de nouveau en plongeant ou en faisant un léger mouvement de queue, j’ai donc pu obtenir quelques photos de ses sauts suivants. Mais ce premier saut était le plus drôle et le plus fou ! »


Le 28 septembre dernier, Rachelle avait photographié un autre baleineau qui « s‘envolait » hors de l’eau , alors qu'il participait à une autre excursion au large de Sydney, à environ 480 km de Merimbula.

Les baleines à bosse migrent des aires d’allaitement et d’accouplement au large de l’est de l’Australie vers les aires d’alimentation estivales au large de l’Antarctique, où elles passeront des mois à se nourrir de krill.Rachelle Mackintosh a précisé que Merimbula, en Nouvelle-Galles du Sud, était une aire de repos pour les baleines avant que celles-ci ne commencent leur long voyage à travers l'océan Austral.

Elle a ajouté qu'elle n'avait pas encore photographié une baleine à bosse adulte propulsant complètement son corps hors de l’eau. C’est un phénomène particulièrement rare (les baleines à bosse peuvent peser 50 tonnes).

« Ce sont surtout les bébés et les juvéniles qui sautent de cette façon. Certains adultes peuvent sortir leur corps presque complètement hors de l‘eau, mais c'est assez rare de voir cela. Je pense que cette pratique est plus courante durant leur migration vers le sud, parce que nous avons tellement de jeunes qui apprennent et pratiquent ces comportements. »

Traduction : C'est assez ! 

Source : For The Win

Crédit photos : ©Rachelle Mackintosh

LE COMBAT DE KERSTIN FORSBERG POUR PROTÉGER LES RAIES MANTAS GÉANTES

 11 octobre 2020

Au Pérou, pays d’origine de Kerstin Forsberg, la surpêche met gravement en danger le nombre de raies Manta. 

Pêchée dans le monde pour ses branchies et sa chair, la raie Manta est classée espèce vulnérable sur la liste rouge de l’UICN. 

Le taux de réduction de la population est élevé dans plusieurs régions du globe, jusqu’à 80 % sur 3 générations (environ soixante-quinze ans) et le déclin estimé, mondialement, à plus de 30 %.

Grâce à son travail et par l’intermédiaire de son son ONG « Planeta Océano », Kerstin Forsberg protège les raies Manta géantes, elle transforme le monde et incite les autres à faire de même. 

Elle collabore avec les communautés locales, et mène une action auprès des membres du gouvernement péruvien avec un objectif : obtenir l’interdiction de la pêche des raies Manta sur tout le territoire. le 1er janvier 2016, le Pérou a adopté une loi interdisant la pêche aux raies Manta géantes. 

Découvrez le travail de cette femme passionnée et passionnante ICI 


Lokahi, un des trois dauphins du Moorea Dolphin Center est mort

8 octobre 2020

Lokahi est mort dans la nuit de mercredi à jeudi. 


Des analyses sont en cours afin de déterminer la cause de la mort du cétacé.

La Dépêche était passée les voir lundi matin. 

Le groupe des trois dauphins Hina, Lokahi et Kuokoa se portaient bien, pourtant l’un d’eux est mort dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon les responsables du Moorea Dolphin Center, la dernière prise de sang récente sur le mammifère avait révélé un problème naissant, et hier matin, (jeudi) il a été retrouvé mort dans son parc lagonaire de l’InterContinental à Moorea.

Lokahi et son demi-frère Kuokoa sont les deux « jeunes adultes » de 26 ans du Moorea Dolphin Center, originaires de Hawaii, du centre Dolphin Quest où ils ont vu le jour. 

Lokahi et Kuokoa sont à Moorea depuis 1997.

Le Moorea Dolphin Center expliquait hier « avec une grande douleur » « le décès très soudain d’un de ses dauphins, Lokahi, dans la nuit du 07 octobre. Des analyses sont en cours afin de déterminer la cause de sa mort. »

Communiqué de Mata Tohora

Nous apprenons la mort de Lokahi, 26 ans, dauphin mâle qui est au delphinium de Moorea. 

Selon les responsables du delphinarium, sa dernière prise de sang récente avait révélé un problème et jeudi 8 octobre matin, il a été retrouvé mort dans son bassin.

Les dauphins captifs sont des Tursiops truncatus dont l’espérance de vie en milieu naturel est d’environ 50 ans.

Dans un souci de transparence, en tant qu’association pour la protection des mammifères marins, il nous semble opportun d’en savoir plus. 

Nous faisons donc la demande des résultats d’autopsie (si possible d’un vétérinaire indépendant) et des analyses ante et post mortem pour mieux comprendre l’origine de sa mort.

Courrier adressé au delphinarium de Moorea ICI

Sources : 

- Polynésie la 1ère

- La Dépêche de Tahiti

Crédit photos :
©Moorea Dolphin Center / ©Archives J-Rey/LdT 

Honteux : la France poursuit le massacre des dauphins

 8 octobre 2020

« Capture de dauphins : pas de suspension de la pêche en janvier et en mars »

Malgré une mise en demeure de la commission européenne qui demande des mesures de sauvegarde de cette espèce protégée, malgré les avis des scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer, et de la plainte de 26 ONG auprès de la Commission européenne, l’état français continue à laisser mourir ses dauphins ! 

« La ministre de la mer Annick Girardin l'a annoncé ce jeudi 8 octobre à La Turballe (Loire-Atlantique). La pêche ne sera pas suspendue en janvier et en mars 2021. »

NOTE : 

En 30 ans, 90 000 dauphins sont morts dans les filets de pêche en Atlantique nord-est. Dans le Golfe de Gascogne, particulièrement entre décembre et mars, et en 2 ans seulement, on estime à 18 500 le nombre de dauphins morts à cause des techniques de pêche non sélectives que sont le chalut pélagique et les filets maillants. 

Lire l'article de L'ECHOS

Crédit photo : ©Observatoire Pelagis


Réponse à la lettre ouverte de Loro Parque

8 octobre 2020

Le 3 octobre dernier, Loro Parque, propriété de l'homme d'affaires allemand Wolfgang Kiesslin a réagit, dans une lettre ouverte, aux annonces faites par Madame Barbara Pompili,ministre française de la Transition écologique, sur la question des delphinariums en France. 

Photo : ©C'est assez ! 

Loro parque prétend qu’« il n'y a pas un seul expert en bien-être animal qui ait soutenu une interdiction de l'élevage de cétacés dans les zoos. Ce qui est faux. 

🐬Nombre d’experts, de spécialistes des cétacés et vétérinaires dénoncent cet enfermement car il ne répond en rien aux besoins physiques et psychologiques des cétacés. 

En octobre 2017, une concertation nationale a été menée en France auprès des vétérinaires praticiens et d'étudiants des quatre écoles vétérinaires françaises concernant l'utilisation des animaux sauvages à des fins de divertissement. Cette enquête posait 2 questions : « Êtes-vous favorable à l'interdiction des cétacés et autres espèces dans les delphinariums ? » « Et plus largement, êtes-vous favorable à l'interdiction des animaux sauvages dans les spectacles? » 

80% des vétérinaires interrogés désapprouvent l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums. 

Le résultat est donc sans appel ! 7% préfèrent ne pas se prononcer; l’explication laissée dans les commentaires est principalement une méconnaissance du sujet et donc une difficulté à se positionner. 13 % (seulement) cautionnent la présence d'animaux sauvages dans les cirques et delphinariums. 

« Empêcher les animaux de se reproduire limiterait leur comportement et les condamne à vivre dans de petits groupes sociaux instables pour le reste de leur vie. » 

🐬Le comportement des animaux n’est-il déjà pas altéré par leur détention en captivité ! Ne sont-ils pas déjà condamnés à vivre dans des groupes « familiaux artificiellement reconstitués » ? 

Morgan - Crédit Photo : ©Dolphin Project 

Selon Loro Parque, « il a été démontré que l'utilisation prolongée de contraceptifs entraîne des altérations des cycles menstruels des cétacés et peut entraîner des pathologies graves, des altérations hormonales et des problèmes de comportement…. » 

🐬Hors, les contraceptifs peuvent être utilisés dans les programmes d’élevage (EEP) pour maintenir les populations actives et assurer la diversité. 

Il existe différentes façons d’utiliser les contraceptifs. Ils peuvent aider à réguler le moment de l’oestrus pour préparer une femelle à s’accoupler lors d’un programme d’élevage. De plus, il existe à la fois des contraceptifs réversibles (qui sont préférés) et des options permanentes. (Source Dauphins libres) 

Et si on parlait insémination artificielle ! 

Répond-elle aux besoins naturels des cétacés? Non ! Pourtant, Moana, fils de Wikie, est né par insémination artificielle. Son père est Ulyses, une orque capturée à l’état sauvage, détenue à SeaWolrd San Diego. 

Les relations incestueuses répondent elles aux besoins naturels des cétacés ? 

Keijo, né en novembre 2013 est le fils de Wikie et de son demi-frère Valentin. Koanna, détenue à Loro Parque a été accouplée par 2 fois avec son oncle ! 

Dans la nature, l'inceste n'existe pas pour ces mammifères marins. Les orques mâles quittent momentanément leur famille pour se reproduire avec des femelles d'un autre clan familial avant de revenir vers leur mère. 

NOTE : En Europe, seule la reproduction des dauphins Tursiops est gérée l'EEP (Programme européen d’élevage pour les espèces menacées), alors que l’espèce n’est pas classée menacée sur la liste rouge IUCN. 

Les orques ne sont pas gérés par le programme EEP, et ne sont pas classées selon l’UICN dans une des catégories « menacées » (CR, EN, VU). Actuellement, Elles ont le statut « DD » pour «données insuffisantes ». 

La détention des cétacés n’est donc pas justifiée puisque, par exemple, l’élevage des dauphins Tursiops est un élevage conservatoire, et ne contribue en aucune façon à la conservation de cette espèce dans son habitat naturel. Qui plus est, il n’y a aucune réintroduction d’individus de ces 2 espèces détenus par les delphinariums dans la nature. 

« Obliger les delphinariums à cesser leur activité réduit l'espace disponible pour s'occuper des cétacés échoués, c'est-à-dire qu'ils ne pourraient pas survivre s'ils étaient renvoyés à la mer. » 

🐬Les sanctuaires qui seront créés pourront accueillir les cétacés échoués pour leur apporter les soins nécessaires afin qu’ils puissent être renvoyés à la mer, leur habitat naturel. Mais il est certain que du point de vue des delphinariums, un cétacé échoué est une bonne aubaine pour récupérer sans frais un animal que l’on pourra enfermer à vie dans des bassin. 
N’est-ce pas déjà le cas pour l’orque Morgan détenue à Loro Parque. 

Autre argument de Loro Parque : « Lorsque les delphinariums cesseront leur activité, une ressource pédagogique extraordinaire sera perdue pour attirer l'attention sur les problèmes que subissent les cétacés dans la nature, comme la pollution chimique, la pollution sonore, les collisions avec des navires ou les prises de pêche accidentelles. » 

🐬Les cétacés détenus en captivité meurent prématurément, et ce malgré « des soins vétérinaires de premier ordre » dans un environnement « sécurisé », sans pollution (on ne parlera pas du chlore dans les bassins), sans bateaux, mais avec des nuisances sonores (bruit causé par les visiteurs, musique assourdissante….) 

Maladies, fausses couches, décès prématurés, accidents…ont contribué à montrer que ces cirques aquatiques sont des lieux de souffrances, tant physiques que morales, pour les cétacés captifs. 

« Sans les delphinariums, une ressource scientifique de premier ordre est perdue, où les scientifiques peuvent faire des recherches sur des questions essentielles sur la physiologie et l'intelligence des cétacés, ainsi que sur les effets négatifs que les substances avec lesquelles nous contaminons la mer peuvent avoir sur eux. Des questions fondamentales telles que l'écholocation ou la communication des cétacés ont été découvertes grâce aux animaux élevés dans les delphinariums. Lorsqu'elles disparaîtront, d'énormes opportunités de recherche scientifique disparaîtront avec elles. » 

🐬Encore fois, tout cela est faux. 

Exemple, des études sur les dauphins libres ont été faites prouvant que les dauphins où les orques ont bel et bien un langage qui se rapproche de celui des humains, et qu’il est différent selon la population dont-ils proviennent. 

Sifflements, grincements, cliquetis, grognements… On a pu dénombrer chez les dauphins plus de 400 signaux différents faisant office de langage. 

Concernant les orques, on peut évoquer le travail d’Orcalab dont la mission est d’étudier les cétacés de la manière la moins intrusive possible. À l’aide d’un réseau d’hydrophones et de caméras. Le Dr Paul Spong et son équipe de chercheurs enregistrent les va-et-vient des familles d’orques, et les écoutent à distance. 
Il a mis en évidence que chaque orque fait partie d’un groupe qui utilise des sons spécifiques permettant de les identifier. 

D’autres recherches sur les orques libres ont démontré que celles-ci utilisaient toute une gamme de sons complexes (clics, sifflements, gémissements perçants) pour localiser leurs proies et communiquer entre elles. L’appel d’une orque peut rayonner sur 15 km, atteindre la terre et revenir à l’orque pour lui permettre de s’orienter le long de la côte. Une famille aura un code bien distinct, composé d’appels particuliers qu’elles utilisent entre elles et ces chants évoluent et se modifient au cours du temps. 

La chercheuse, écrivaine et activiste pour la justice environnementale Alexandra Morton a étudié les orques de Colombie Britannique et répertorié 62 codes (ou langages) distincts. 62 codes différents ! 

Concernant les effets négatifs des polluants sur les cétacés. En septembre 2018, une étude publiée dans la revue Science, mettait en évidence les dangers liés aux PCB et autres produits chimiques sur les orques

Quand à l’intelligence des cétacés, elle n’est plus à prouver. Les cétacés sont des peuples de culture, une culture qu’ils se transmettent de génération en génération (utilisation d’outils, transmission des techniques de chasse, langage...). Une autre preuve de l’intelligence des cétacés est la communication. Grâce aux sons qu’ils émettent, ils communiquent entre eux.

De nombreux scientifiques comme Lori Marino ou le Dr Naomi Rose nous confirment que ces animaux sont intelligents et qu'ils tissent des liens sociaux très complexes.

« Lorsque l'on examine la taille relative du cerveau, le degré de conscience de soi ou la sociabilité, on constate que les cétacés correspondent à la définition philosophique de ce qu'est une personne ? » - Hal Whitehead, qui étudie les cachalots à l'Université Dalhousie (Halifax).

« Tenter de déplacer tous les dauphins et orques de France vers des sanctuaires marins est un fantasme. Il n'existe actuellement aucun sanctuaire marin pour les dauphins ou les orques. » 

🐬Mais des sanctuaires seront créés 2 existent déjà, à Bali pour les dauphins, et en Islande pour les bélugas). Et d’autres sont en préparation (Nouvelle-Ecosse, Italie, Grèce). 

« Il est fort probable les cétacés de France resteront sur place ou devront être déplacés vers un autre delphinarium hors d'Europe. Le succès de l'élevage dans les delphinariums européens a fait qu'il n'y a plus d'espace disponible et que les surplus ont dû être déplacés à l'extérieur en raison de décisions politiques extravagantes telles que celles prises par la France. » 

🐬Ignoble chantage de Loro Parque qui menace de transférer les cétacés vers des delphinariums hors Europe ! 

Il semblerait que Loro Parque préférerait voir les cétacés souffrir dans les bassins en Chine, dont on sait qu’ils ne font aucun cas du bien-être animal, plutôt que de travailler avec les associations en vue de créer des sanctuaires pour les dauphins et les orques captifs pour offrir à ces animaux une retraite et vie décente plus proches de leurs besoins naturels. 

NOTE : Depuis 1961, au moins 166 orques ont été capturées dans la nature. 129 de ces orques sont aujourd'hui décédées. L'une des captures les plus tristement célèbres a eu lieu en 1970. 
Plus de 80 orques de la population des orques résidentes du Sud ont été rassemblées à Penn Cove, dans l’Etat de Washington. 7 d’entre elles ont été capturées. 
Parmi elles, Lolita est la seule toujours en vie, détenue au Miami Seaquarium, et Clovis qui fut capturé à l’âgé de 2 ans et envoyé au Marineland d’Antibes. 

Hors, le bien-être animal, c'est aussi et surtout la possibilité de laisser aux cétacés la possibilité d'exprimer des comportements normaux qui sont propres à leur espèce, ce qui est impossible dans un bassin !