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Grande-Bretagne - Des experts enquêtent sur le premier échouage d'orques en Angleterre depuis 2001

Par Press Association - le 14 janvier 2020

Il s'agit du premier échouage d'orque confirmé par la Zoological Society of London (ZSL) en Angleterre et au Pays de Galles depuis près de 20 ans. 

La jeune orque mâle, d'environ 15 pieds de long (soit environ 4m50), s'est échoué dans un marais salant dans l’estuaire The Wash, sur la côte est de l'Angleterre.

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
Les orques sont une espèce prioritaire pour les recherches de ZSL car ce sont des super-prédateurs qui peuvent absorber des concentrations importantes de polluants marins tels que les produits chimiques connus sous le nom de PCB qui s'accumulent à mesure qu’on s’élève dans la chaîne alimentaire.

Rob Deaville et Matt Perkins, de ZSL, ont collecté des échantillons de graisse, de foie, de muscles et de reins du mammifère marin dont le corps était en grande partie intact à l'intérieur malgré son état apparemment de décomposition. Le cétacé est probablement mort il y a quelques semaines.

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
Des tests permettront d'analyser les échantillons pour rechercher les contaminants marins, tandis que l'analyse génétique aidera à déterminer de quelle population provient l'animal. Des dents ont également été prélevées pour évaluer avec précision l’âge du mammifère marin.

Selon les experts, il n'y avait aucune preuve d'alimentation récente, car l’estomac de l’orque était en grande partie vide. 

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
L'équipe a trouvé un gros fragment de plastique dans la première poche de l’estomac. Selon eux, ce n’est pas ce qui aurait tué l'orque puisque l'estomac n'était pas bloqué.

Crédit photo : © CSIP-ZSL-PA
Le saviez vous :

L'estomac de l’orque comporte plusieurs poches. Celles-ci, appelées sacs gastriques sont au nombre de trois. L'estomac est l'organe principal de la digestion car l'orque ne mâche pas ses proies, ne possède pas de glandes salivaires (qui sont les premiers éléments de la décomposition chimique des aliments). Comme son œsophage est très large, ce qu'il avale arrive tel quel dans l'estomac, ou plus précisément dans la première des trois poches de l'estomac.

Crédit image : ©Orcinus-Orca
La première poche ou estomac mécanique est en fait une sorte de broyeur qui va permettre de disloquer les proies, les broyer pour les rendre plus facilement digérables. Cette poche est dépourvue de glandes digestives. C'est une sorte de post oesophage. Néanmoins, les travaux de Flower et Lyddeker (1891) ont montré que les sucs digestifs de la deuxième poche passent parfois en faible quantité dans la première, ce qui permet un début de digestion. A noter que l'on peut trouver dans cet estomac mécanique des cailloux ou des coquillages qui ont pour but d'aider au broyage.

Les aliments passent ensuite dans la deuxième poche, centrale, appelée estomac chimique ou estomac principal. Les parois y sont donc plus épaisses et, bien sûr, pourvues de glandes digestives. L'acide chlorhydrique et les sucs digestifs vont donc dégrader les grosses molécules afin d'être absorbées par la muqueuse du tube digestif...

Vient ensuite la dernière poche, ou estomac terminal, ou estomac pylorique (car situé dans la zone du pylore, avant l'intestin). C'est une sorte de poche de mise en attente. 

Traduction : C’est assez ! 


Autre source : Orcinus-Orca

Des nouvelles du bébé baleine noire heurté par un bateau et gravement blessé

Par RUSS BYNUM  / Associated Press
13 janvier 2020

Derecha et son bébé blessé ont été vus pour la première fois au large de la Géorgie le 8 janvier par des biologistes de la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission. 

Les photos prises par avion et par bateau avaient révélé de profondes entailles de chaque côté de la bouche du bébé, ainsi qu'une coupure sur le dessus de sa tête près de l'évent. les blessures à la bouche pourraient empêcher la jeune baleine de se nourrir de façon permanente.

Crédit photo : ©Florida Fish and Wildlife Commission via AP
L’état du baleineau avait alors été jugé préoccupant en raison de la gravité et de l’emplacement de ces blessures.

Après un second pronostic, les experts affirment que ce nouveau-né a peu de chances de survivre.

Le temps brumeux le long de la côte a retardé la possibilité de localiser de nouveau le bébé et sa mère. Mais vendredi dernier, ils ont été de nouveau repérés près de l’Île Simons. Après observations, les scientifiques ont conclu que les blessures de la jeune baleine étaient pires que ce qu’ils craignaient au départ. Selon eux, ils auraient très peu de chances de survie.


Cependant, ils veulent tenter, s’ils arrivent à approcher le baleineau en toute sécurité, d’injecter des antibiotiques au jeune cétacé à l’aide d’un pistolet à air comprimé

« Après examen par de nombreux experts, tant des biologistes que des vétérinaires cliniques, le pronostic est passé de préoccupant à mauvais » a déclaré Mme Rowles. « En d'autres termes, il est peu probable qu'il survive ».

Les humains sont limités dans ce qu'ils peuvent faire pour aider l‘animal. Un équipage spécialement formé se tenait prêt dès lundi à intervenir pour tenter d’approcher de nouveau le bébé et sa mère.

« Si un bateau peut s'approcher assez près sans perturber le baleineau ou sa mère », a déclaré M. Rowles, les scientifiques se serviront d’un pistolet à air comprimé pour tirer une seringue spécialement préparée avec une aiguille et une dose d'antibiotique appropriée pour un bébé baleine noire. »

Mais ils pourraient décider que cela ne vaut pas la peine de courir ce risque si la santé du baleineau semble se détériorer rapidement ou si les scientifiques craignent que la maman puisse être blessée.

Crédit photo : ©Florida Fish and Wildlife Commission via AP
« C'est une femelle reproductrice très connue, elle contribue à l’essor de cette population », a dit M. Rowles. « Nous ne voulons rien faire qui puisse la mettre en danger. »

Derecha est âgée de 27 ans et elle a donné naissance à quatre reprises par le passé.

Le baleineau blessé est le quatrième bébé qui a été observé au large de la côte sud-est des États-Unis depuis la mi-décembre.

Les mortalités de baleines noires ont dépassé les naissances au cours des dernières années, ce qui soulève beaucoup d’inquiétudes chez les chercheurs quant aux perspectives de survie de l'espèce. Sept baleineaux de de cette espèce ont été enregistrés l'hiver dernier lors de vols de relevés quotidiens au large de la Géorgie et de la Floride. Entre-temps, au moins 10 baleines noires ont été retrouvées mortes en 2019.

La NOAA a rappelé que les paires mère/enfant passent le plus clair de leur temps près de la surface, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux collisions.

La loi exige de rester à une distance d'au moins 500 mètres des mammifères marins, que ce soit par les airs (y compris les drones) ou sur mer.

Traduction : C'est assez ! 




Hong-Kong - L’Ocean Park met fin aux spectacles de dauphins et d’otaries

Par Sally Ho - 15 janvier 2020

Ocean Park, le parc animalier de Hong Kong, a annoncé la fin de ses spectacles avec des dauphins et des otaries après avoir essuyé le feu des défenseurs des droits des animaux.

Crédit photo ; ©Ocean Park 
Jusqu'à aujourd‘hui, le parc avait défendu avec acharnement ces spectacles, prétextant qu'il contribuait à éduquer le public. Ce changement fait partie de son plan de réaménagement du parc avec 26 nouveaux manèges, qui, selon Ocean Park, attireront des « millions » de visiteurs d'ici 2027.

Ocean Park est le premier parc à thèmes qui a ouvert à Hong Kong en 1977. 

Durant des années, les spectacles de dauphins ont été dénoncés par les militants des droits des animaux et les organisations environnementales, surtout après la mort de plusieurs dauphins au sein du parc. Cependant, jusqu'à cette décision récente de supprimer complètement l’Ocean Theatre, le parc défendait ce show pour sa valeur prétendue « éducative ».

Cette annonce fait partie du « tout nouveau » plan de réaménagement de leurs installations sur le thème « Aventure », qui verra le démantèlement de 12 anciens manèges et la mise en place de 26 nouveaux.

Les travaux d'agrandissement commenceront officiellement en 2023, et les nouvelles attractions devraient être terminées d'ici 2027.

Le parc fait face des difficultés financières depuis un certain temps, avec une baisse de fréquentation de 30 % d’une année sur l’autre. Dans leur rapport annuel pour l'exercice financier se terminant le 30 juin 2019, les responsables du parc ont révélé qu'ils connaissent un net ralentissement depuis quatre années consécutives.

Ils ont déclaré qu’il demanderait un financement ponctuel de 10,64 milliards de dollars HK au gouvernement hongkongais.

Crédit photo : ©Winson Wong

« En ce qui concerne les dauphins... il a été décidé que nous n'avons plus besoin de l'Ocean Theatre comme base pour une salle de spectacle, et nous allons arrêter le programme avec les dauphins », a déclaré Leo Kung, président d'Ocean Park. Une fois l’Ocean Theatre fermé, les dauphins seront transférés dans une autre zone à l'intérieur du parc, mais resteront visibles par le public.

Durant des années, les militants de Hong Kong ont demandé à Ocean Park de cesser progressivement ses spectacles d'animaux et les programmes d’inséminations artificielles.

En mai 2018, le groupe de défense des droits des animaux Dolphin Family a organisé une manifestation devant le parc dans le cadre de la journée mondiale annuelle « Empty The Tanks », journée qui vise à sensibiliser le public sur les méfaits de la captivité sur les cétacés. Selon les activistes de « Empty The Tanks », les mammifères marins qui sont gardés dans des bassins ne mangent pas suffisamment, ne socialisent pas, ne se reproduisent pas naturellement…

Non seulement le fait de garder des dauphins en captivité implique de blesser ou de tuer des dauphins durant les processus de capture, mais ces captures ont des conséquences terribles sur la santé physique et mentale des mammifères marins.

Gardés dans des bassins minuscules et stériles, sans distraction, ni stimulations naturelles, les dauphins captifs doivent être régulièrement soignés avec des médicaments contre les ulcères et autres maladies, contre les dépressions, afin de les soulager de leurs souffrances dues à leurs conditions de vie cruelles et aux comportements contre nature qu'ils doivent adopter pour le divertissement du public.

Pour Gary Stockes, fondateur de l’ONG OceansAsia, basée à Hong-Kong :

« La victoire laisse un gout amer. Le spectacle est terminé, ce qui est formidable. 
Cependant, cette décision est au programme depuis 5 ans, et ce dans le cadre du plan de réaménagement du parc.
Les dauphins seront déplacés dans une autre zone et seront toujours exposés au public, toujours au sein d’Ocean Park.
À mes yeux, c’est une petite victoire. 
Tous les dauphins d’Ocean Park sont nés en captivité et ne seront donc jamais relâchés dans la nature. »

Traduction : C'est assez 

Sources : 

Exhiber les dauphins aussi sensibles qu'intelligents en France au XXIe siècle n'est plus admissible

7 janvier 2019 - par Christine Grandjean, présidente de C'est assez ! 
Tribune publiée dans le Huffpost

Nous attendons les mesures fortes promises par le gouvernement !

Mercredi 1er janvier 2020, Lotty une femelle dauphin du Marineland d’Antibes, a accouché d’un bébé qui est décédé peu de temps après pour des raisons inconnues.

Lotty
Si ces décès surviennent aussi dans la nature, les conséquences pour les femelles y sont un peu atténuées par la possibilité qu’elles ont de faire le deuil, entourées des leurs. Pendant l’été 2018, Tahlequah, une orque de la communauté des résidentes du sud (Nord-Ouest Pacifique)a ému le monde entier en portant son enfant mort à la surface pendant plus de 17 jours sur plus de 1600 km, soutenue en permanence par les membres de son “pod”.

Bien d’autres cas similaires ont ainsi été observés en milieu naturel, ce qui confirme le haut niveau cognitif des cétacés.

Dans un bassin, pour des raisons évidentes d’hygiène, la femelle n’a aucune possibilité de faire le deuil de son petit.

Depuis sa capture très jeune, Lotty aura subi plusieurs transferts et perdu 3 enfants.

Ce destin tragique n’est hélas pas un cas isolé !

En effet qu’en est-il de la vie dans un bassin ?

Les deux espèces de dauphins présentées dans les delphinariums français, Orcinus Orca (Orques) et Tursiops Truncatus (Grand dauphin - Flipper) ne sont pas classées en danger d’extinction.

Leur conservation dans des bassins ne peut donc se justifier pour cette raison.

Orques au Marineland d'Antibes
Quant à l’argumentaire éducatif et pédagogique, il ne peut se justifier:

En effet, les dauphins étant facilement observables tout au long des côtes françaises et étant donné la qualité des documentaires animaliers, les présenter à des enfants à travers des numéros de cirque contraires à leurs comportements naturels, relève de la tromperie et n’a rien de pédagogique.

L’enfermement, une maltraitance

Pour ces animaux reconnus par les scientifiques comme étant hautement intelligents, dotés de conscience d’eux mêmes, d’émotions, de cultures qu’ils se transmettent (dialectes, techniques de chasse, noms, outils...) qui nagent près de 100 km par jour et plongent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, l’enfermement dans un bassin chloré aussi grand soit-il, avec des congénères qu’ils n’ont pas choisis, qui ne communiquent pas de la même manière, sans possibilité de fuite est déjà une grande maltraitance en soi.

À la différence des animaux terrestres présentés dans les parcs zoologiques, les cétacés vivent dans un monde en 3 dimensions: surface, profondeur et son.

Cette dernière dimension est de loin la plus importante car ils communiquent et appréhendent ce qui les entoure grâce à leur sonar, leur système d’écholocation.

Or dans un bassin aux parois en béton ou en verre, les sons se répercutent tellement que les dauphins sont amenés à mettre en veilleuse ce sens car, non seulement il leur devient inutile mais en plus il leur engendre de l’inconfort.

S’il est avéré que dans certains parcs zoologiques, les grands mammifères terrestres ont une espérance de vie plus longue en captivité que dans la nature, il n’en va pas de même pour les cétacés, qui meurent prématurément en bassin et cela malgré tous les soins quotidiens, l’absence de prédateurs, de filets, de collisions, de pollution et malgré une nourriture assurée chaque jour. 

Des décès liés à la captivité

Entre janvier 2015 et août 2017, 2 orques et 3 dauphins sont décédés au Marineland, 2 dauphins à Planète Sauvage et 3 au Parc Astérix. Cela fait 10 individus sur une trentaine et cela à des âges très précoces.

Pour mémoire, Granny, une orque résidente du Sud au Nord-Ouest Pacifique, bien connue des scientifiques, est décédée à 104 ans entourée de sa famille.

Granny, ou J2, en 2010. Crédit photo : ©Center For Whale Research
Ces décès sont directement liés à la captivité :

  • Maladies dues au chlore (peau, poumons, yeux)
  • Baisse des défenses immunitaires engendrée par le stress, favorisant les maladies opportunistes (ulcères, maladies fongiques liées aux traitements antibiotiques, qui rongent littéralement l’évent des dauphins)
  • Maladies rénales dues à la difficulté d’hydrater un cétacé (d’où les intubations)
  • Stress qui engendre des bagarres (impliquant le décès de 2 nouveaux-nés ces dernières années), usure des dents des orques jusqu’à la pulpe (les orques trompent l’ennui en mâchonnant les bords de béton et les barreaux métalliques).
  • Aileron dorsal affaissé
  • Nombreuses stéréotypies...

Toutes ces pathologies sont imputables à l’enfermement.

Plusieurs pays ont déjà interdit la captivité des cétacé et l’Inde a même été plus loin en déclarant que les cétacés devaient être considérés comme des personnes non-humaines.

L’arrêté de Madame Royal ayant été abrogé, le sort des dauphins est toujours régi par un arrêté datant de 1981 !

Il est urgent que la France prenne des mesures car en attendant les parcs continuent de faire reproduire leurs animaux avec toutes les conséquences désastreuses que cela impose à ces delphineaux et à leur mère lors des séparations, de leur imposer des tours de piste contre nature, de les maintenir en plein soleil, dans le bruit et les feux d’artifice, de les forcer à se faire tripoter ou à s’échouer sur les bords du bassin, de les séparer après les spectacles et de les maintenir sous le seuil de la faim avant les spectacles...

Vous ne verrez jamais de spectacle sans seau de poissons aux pieds du soigneur.

L’opinion publique qui avait salué l’arrêté du 3 mai 2017 est favorable à la fin de cette captivité comme le montre le sondage IFOP de novembre 2018:
70% des personnes interrogées sont opposées à la captivité pour le divertissement et 86% se disent favorable à la création de sanctuaires marins pour la réhabilitation des animaux captifs.

En outre près de 96.000 personnes ont déjà signé la pétition mise en ligne en juillet 2019 demandant de mettre un terme à cette souffrance.
Depuis 5 ans nous avons rencontré les différents ministères de l’écologie et participé aux différents groupes de travail.

Nos demandes sont claires et peu coûteuses en investissements :

  • Interdire la reproduction des cétacés et l’importation de nouveaux individus
  • L’arrêt de tout ce qui peut être douloureux et stressant pour les animaux
  • L’installation de zones ombragées
  • La possibilité de créer des sanctuaires.

Nous ne souhaitons nullement mettre en difficulté les parcs: en effet, l’espérance de vie des dauphins leur laisse une vingtaine d’années pour s’adapter.

L’exhibition d’animaux aussi intelligents et sensibles n’a plus sa place en France au XXIe siècle.

Nous attendons les mesures fortes promises par le gouvernement!









Les orques sont des personnes non-humaines, traitons les comme tel !

6 janvier 2020

Qui sont les orques ? 

La question du transfert des orques de Marineland vers la Chine nous interpelle sur leur nature et leur statut.



En mémoire de Tilikum, orque vedette du film Blackfish, décédée le 6 janvier 2017 après une vie misérable en captivité. 

Rappel du contexte : 

Marineland a fermement démenti le 2 janvier 2020 les rumeurs concernant un transfert des orques de Marineland vers la Chine, précisant cependant que ces déclarations ne valaient que pour 2020. 

L’établissement et son « stock » d’animaux appartenant au groupe Parques Reunidos, Marineland ne peut en effet présager de la décision que prendront les dirigeants du groupe dans les années à venir s’agissant des orques et dauphins qui y sont détenus notamment au regard de la réglementation concernant la détention des cétacés en France qui devrait connaître des modifications. Le groupe a des comptes à rendre à ses investisseurs.

Le problème précisément est que ces animaux éminemment intelligents et sociaux soient traités comme des marchandises.


Or de nombreux scientifiques comme Lori Marino ou la Dr Naomi Rose nous confirment que ces animaux sont éminemment intelligents et qu'ils tissent des liens sociaux très complexes.( cf le rapport scientifique de Naomi Rose : Case Against Marine Mammals in Captivity).

Ces animaux ont conscience d'eux-mêmes, de la noyade. Ils pratiquent la solidarité, communiquent avec différents « dialectes », semblent avoir des noms. Ce sont des peuples de culture qu'ils se transmettent (outils, techniques de chasse, langage..)



C’est au vu de ces caractéristiques que des experts et intellectuels internationaux ont adopté la Déclaration des droits pour les cétacés, le 22 mai 2011 à l’Université d’Helsinki qui a été réitérée à Vancouver le 19 février 2012 en ces termes :

« Les baleines et les dauphins sont si intelligents qu’ils doivent être déclarés comme étant des personnes non humaines et se voir dès lors protégés par une Déclaration des Droits ».

Le gouvernement de l’Inde devait interdire les delphinariums sur la base de ces considérations.



La 23eme résolution de l’ONU reconnaît également qu'un certain nombre d'espèces de mammifères socialement complexes, telles que plusieurs espèces de cétacés, de grands singes et d'éléphants, montrent qu'elles ont une culture et en tire pour conséquence qu'outre les écosystèmes, les individus ou la diversité génétique, il faut préserver les cultures animales, en favorisant leur transmission d'une génération à l'autre, en évitant autant que faire se peut les perturbations anthropiques et en encourageant la recherche sur ces cultures.



C’est la raison pour laquelle ces animaux ne doivent pas être traités comme de simples marchandises mais comme les personnes qu’elles sont.

Dans cette perspective leur commerce devient immoral de même que leur mise en détention.

Toutefois certains lieux de détention sont pires que d’autres en termes de respect des droits et il est évident que transférer ces personnes en Chine marquerait un recul important de leurs droits. 

Aussi il faut espérer que le groupe propriétaire du parc Marineland ne sacrifiera pas le destin de ces 4 personnes non-humaines sur l’autel de leurs intérêts financiers et acceptera de maintenir les orques dans le parc français dans l’attente d’une solution d’hébergement dans un sanctuaire marin.

La solution pourrait passer par des obligations de mise à la retraite pour les cétacés détenus dans les parcs. 

Nous vous invitons à signer et partager la pétition adressée au Président de la République pour que les cétacés soient reconnus en France comme des personnes non-humaines avec toutes conséquences de droit.

Vous pouvez également écrire aux dirigeants du groupe [gcano@eurocofin.com] pour demander que les 4 personnes orques du parc Marineland soient maintenues en France en attendant leur transfert vers un sanctuaire. 

Christine Grandjean
Présidente de l'association C'est Assez !

Lire également : Les orques ne supportent pas la captivité. Voici pourquoi.





Marineland d'Antibes - Nouveau décès dans les bassins

2 janvier 2020

Nous vous informions en novembre dernier que Lotty était enceinte. Elle a mis bas hier dans l'après-midi. 

Le petit est décédé très rapidement après l'accouchement. Lotty ne pourra pas faire le deuil de son bébé comme elle aurait pu le faire en milieu naturel, soutenue par les siens.


Lotty a été capturée en Floride en mars 1983. Tout d’abord envoyée en Angleterre où elle est resté 10 ans, puis au Kolmårdens Djurpark en Suède où elle mis au monde 3 petits : 

  • Lotus, un mâle, né le 5 juin 1995 (transféré en 2003 au Zoo Marine d’Algarve- Portugal). Lotus y est toujours détenue captif avec 24 autres dauphins, 
  • Lyra, une femelle, née le 12 juillet 1999 (toujours détenue en Suède avec 10 autres dauphins)
  • Fénix, un mâle, né le 23 décembre 2001.

Lotty fut transférée au Marineland d’Antibes en 2005 en compagnie de Sharky et de son fils Fénix. Fénix est mort le 10 octobre 2009 à l'âge de 8 ans.

Le même mois, Lotty mit au monde un petit mort-né. 

Mme Elizabeth Borne, cela fait 5 ans que nous demandons l'arrêt de la reproduction des cétacés captifs. 

A ce jour, nous attendons toujours les fameuses mesures fortes promises pour mettre fin à toutes ces souffrances !