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ACTION URGENTE- Empêchons la Namibie de Capturer des Cétacés Pour la Chine!

La demande émane de la Chine où le nombre de delphinariums ne cesse d'augmenter depuis quelques années. Si le gouvernement namibien répond favorablement à la demande chinoise, de nombreux animaux marins seront capturés pour être envoyés dans les différents parcs marins chinois. Il faut empêcher cela à tout prix!

Image d'illustration.
Une liste effrayante

Le Ministère Namibien des Pêcheries étudie actuellement la demande de la Chine, qui souhaite importer un nombre important de mammifères et d'animaux marins. La commande est assez précise et terriblement effrayante:
10 orques, entre 500 et 1000 otaries à fourrure d'Afrique du Sud, 300 à 500 manchots du Cap, 50 à 100 grands dauphins de l'océan Indien, 50 à 100 dauphins tursiops, et diverses espèces de requins pourraient bientôt être arrachés à l'océan pour finir dans des aquariums chinois.
Bon nombre de ces espèces sont protégées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), un traité signé par 175 pays.
Malgré cela, la société chinoise "Welwitschia Aquatic and Wildlife Scientific Research" se prépare à exécuter cette ignoble mission. 

Le bateau Ryazanovka s'apprête à partir 

C'est dans le port de Walvis Bay en Namibie que le navire Ryazanovka et son équipage attendent la réponse du gouvernement. Le bateau qui arbore le pavillon russe appartient désormais à une société chinoise. Par le passé, il fut utilisé pour capturer des mammifères marins dans les eaux russes, vendus ensuite à des compagnies étrangères. 
Bien que ce navire soit connu des autorités, les organisations internationales maritimes n'ont jamais reçu la moindre donnée concernant sa position, ce qui démontre une volonté d'échapper aux lois internationales.

Empêcher cela à tout prix! 

Le gouvernement namibien n'a pas encore rendu sa décision face à la demande de la Chine. L'attention internationale sur cette affaire pourrait faire pencher la balance. Mais il ne reste que peu de temps pour agir.
Vous pouvez aider et empêcher le pillage de la faune marine de manière très simple, sans bouger de chez vous. Pour cela, il vous suffit d'envoyer un email aux adresses suivantes:

- Ministre de la Pêche, Bernhard Esau: 
besau@mfmr.gov.na
- Secrétaire permanent du Ministère des Pêcheries et des Ressources Marine, Dr. Moses Maurinhungirire:
Moses.Maurihungirire@mfmr.gov.na
- Ministre de l'Environnement et du Tourisme, Pohamba Shifeta: 
shifeta_za@yahoo.com
- Secrétaire permanent du Ministère de l'Environnement et du Tourisme,  Malan Lindeque:
malan.lindeque@met.gov.na
Email type en français: 

Je vous demande, par la présente, de refuser la capture et l'exportation d'animaux marins vers la Chine. Si votre pays accédait à la demande chinoise, les conséquences sur la faune marine seraient catastrophiques. De plus, l'impact serait très négatif pour l'image de la Namibie, pays aux ressources naturelles exceptionnelles. 
De grâce, laissez les animaux marins vivre dans leur environnement naturel, l'océan!
Cordialement, 

Prénom, nom, pays

Email type en anglais (recommandé): 

Through this email, I am asking you to refuse China's demand to capture and export wild marine animals. If your country allowed this to happen, the consequences on the marine fauna would be disastrous. Moreover, Namibia is a country with exceptional natural resources and the impact on its international image would be highly negative too.
Please, let marine animals live in their natural habitat, the ocean!
Best regards, 

Prénom, nom, pays

En plus des emails, merci de signer et de partager cette pétition

NOUS POUVONS ENCORE CONVAINCRE LE GOUVERNEMENT NAMIBIEN D'EMPÊCHER CES CAPTURES! AGISSONS! 

SOURCE PRINCIPALE: One Green Planet

Je Suis Japonaise, Mais Je n’Avais Jamais Entendu Parler des Massacres de Taiji Avant de Vivre aux Etats-Unis

Témoignage de Yuki Ikeda, publié le 21 janvier 2014 sur le site The Dodo.
Traduction: Audrey Verdière


J’ai appris l’existence des massacres de dauphins à Taiji, au Japon, il y a environ 4 ans, ici aux Etats-Unis. Un jour, alors que j’étais au travail, une accessoiriste avec laquelle je travaillais a dit quelque chose à propos d’une chasse aux dauphins au Japon. « Ce sont des gens tellement gentils, mais ils chassent les dauphins. Je ne comprends pas, » a-t-elle dit.

C’était la première fois que j’entendais parler de massacre de dauphins dans mon pays natal, le Japon. J’ai repensé à ses propos pendant longtemps. Une partie de moi voulait simplement nier les faits, mais je savais qu’il fallait que je fasse mes propres recherches. Je savais que la consommation de viande de baleine était populaire, en particulier juste après la deuxième Guerre Mondiale, lorsqu’il était extrêmement difficile de trouver de la volaille ou d’autres viandes et que par conséquent, les gens mangeaient plutôt de la viande de baleine qui était bien moins chère. Mais à part cela, j’ai grandi sans rien savoir de la chasse aux baleines et aux dauphins. Je n’ai jamais mangé de viande de baleine ou de dauphin (ce n’est en effet pas aussi commun que beaucoup d’américains peuvent le penser). Je ne savais tout simplement rien de tout cela.

J’ai entendu parler du documentaire de 2009 sur la chasse aux dauphins - The Cove (La Baie de la Honte)- et ai décidé de le regarder. Bien que le film était pénible à voir et bouleversant, je suis contente de l’avoir vu. Selon moi, c’est un sujet extrêmement sensible. La viande de dauphin n’est une spécialité culinaire que dans quelques régions du Japon, ce qui explique pourquoi les gens ont du mal à savoir et à comprendre la relation entre cette chasse et le pays. 



Certains n’ont pas saisi l’occasion d’en apprendre davantage sur cette coutume: il est facile de l’ignorer. Ils ne veulent pas admettre qu’une telle « tradition » existe encore au Japon.


Les critiques de l’ambassadrice Caroline Kennedy ont été mal reçues au Japon. Beaucoup de japonais semblent considérer ces critiques comme une manoeuvre politique et comme une attaque culturelle plutôt que comme un problème relatif aux droits des animaux. La meilleure façon de rendre les japonais plus sensibles et réceptifs sur cette question serait que la culture populaire s’empare du sujet: par exemple que des acteurs ou personnalités japonaises en parlent à la télévision, un peu comme l’émission américaine de Animal Planet « Whale Wars » (« Justiciers des Mers » en France, N.d.T). Ces dernières années, la chasse a été plus présente dans les médias japonais, mais cela reste insuffisant pour que la nation toute entière reconsidère cette tradition annuelle.

LIRE AUSSI:

Une Association Américaine Prospecte en Nouvelle-Ecosse Afin de Créer un Sanctuaire pour les Cétacés Captifs

Article publié sur le site canadien localxpress.ca le 14 octobre 2016.
Traduction: Audrey Verdière

Le Whale Sanctuary Project cherche un site où les animaux pourraient plonger en profondeur dans les eaux froides de l’Atlantique Nord.

Le projet de sanctuaire pour les cétacés coûterait environ 15 millions de dollars, et compterait un lieu d’accueil pour les visiteurs ainsi que du personnel qualifié, dont la mission sera de s’assurer que les 5 à 8 cétacés, probablement des orques et des bélugas, soient correctement nourris et soignés. 
Photo: Whale Sanctuary Project

Une association basée aux Etats-Unis explore les côtes de la Nouvelle-Ecosse (au Canada) dans l’espoir de trouver un sanctuaire où d’anciens cétacés captifs pourraient plonger dans les eaux froides et profondes de l’Atlantique Nord.

Vendredi, la directrice de l’organisation à but non-lucratif Whale Sanctuary Project, Lori Marino, a déclaré qu’ils cherchaient actuellement un site où les animaux pourraient nager librement dans un périmètre sécurisé par des filets dont la surface équivaudrait à 40 grands terrains de football.

Selon elle, il est nécessaire de trouver une alternative pour les cétacés actuellement enfermés dans des parcs qui ont passé leur vie à faire des spectacles ou être exhibés au public.

« Je veux leur rendre un peu de bien-être, ainsi qu’une partie de leur habitat naturel et leur permettre de prendre leur retraite, pour qu’ils soient libres de faire ce que bon leur semble sans que cela ne leur soit imposé par des gens qui veulent monter sur leur dos, les toucher, ou faire des tours avec eux, » confia Marino dans une interview à Halifax vendredi dernier.

Le concept a pour but d’apprendre aux gens à voir les cétacés comme des animaux sauvages et non comme des objets destinés à divertir les humains, dans un environnement se rapprochant davantage de celui d’un parc national plutôt que d’un zoo. Les visiteurs pourraient observer les animaux dans leur habitat naturel à une distance respectueuse.

« Il s’agirait d’un endroit où les gens pourraient voir ces animaux, peut-être pour la première fois de leur vie, dans leur environnement naturel et où ils pourraient apprendre des choses sur eux de manière authentique, » expliqua Marino.

Elle estime que le projet coûterait 15 millions de dollars et inclurait un espace dédié aux visiteurs ainsi que du personnel qualifié qui s’assurerait que les 5 à 8 cétacés, probablement des bélugas et des orques, soient correctement nourris et soignés. La neuroscientifique et experte en mammifères marins pense que les cétacés captifs ne peuvent être relâchés dans la nature car ils n’ont pas développé les compétences nécessaires à leur survie, ce qui oblige à construire un sanctuaire contrôlé, avec de la nourriture.

Marino affirme ne pas souhaiter divulguer quelles zones de la Nouvelle-Ecosse sont envisagées, mais assure que les côtes de cette province comptent parmi celles qui pourraient potentiellement accueillir ce sanctuaire en Amérique du Nord. Des sites sur les côtes du Maine et de la Colombie Britannique pourraient également convenir. 

L’association caritative choisira un lieu possible d’implantation d’ici le milieu de l’année prochaine. 

L’association a également déclaré qu’elle consulte le Ministère Fédéral de la Pêche, les Premières Nations (autochtones) ainsi que d’autres acteurs de la communauté locale intéressés par le projet sur les autorisations réglementaires nécessaires pour exploiter les régions côtières et créer un sanctuaire fermé.
Marino a confié avoir rencontré le Ministère de la Pêche afin de connaître les procédures à suivre pour créer un tel sanctuaire.

Nous avons pris contact avec le porte-parole du Ministère qui n’était pas disponible pour commenter ce projet. 

Pourquoi le Japon Continue-t-il de Chasser les Baleines ?

Article original de Molly Fosco, publié le 8 octobre 2016 sur le site Seeker.com
Traduction: Raphaëlle Dormieu

Confronté à des revendications internationales, le Japon continue de chasser et de tuer des centaines de baleines chaque année. Pourquoi le fait-il ?
Miyamoto Musashi tuant une baleine géante. Estampe de Utagawa Kuniyoshi (1798-1861)

Malgré une loi de la Cour Internationale de Justice exhortant le Japon à cesser la chasse à la baleine, ils continuent de chasser et de tuer des centaines de baleines chaque année. Le pays prétexte qu’il s’agit de recherches scientifiques, mais les véritables raisons sont bien plus complexes que cela.

La pêche à la baleine a une longue histoire au Japon et était à une époque profondément enracinée dans leur culture. À l’approche du 20e siècle, un chercheur japonais nommé Juro Oka s’est rendu en Europe afin d’apprendre le commerce de la pêche à la baleine. À son retour, il jura que le Japon deviendrait « l’une des plus grandes nations de pêche à la baleine au monde. »

Oka s’avéra avoir raison. Au début des années 1900, le Japon était parmi les premières nations au monde chassant les baleines, avec la Norvège, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Toutefois, dans les années 1930, la surpêche commença à poser problème. Le Royaume-Uni et les États-Unis commencèrent à réguler la pêche, mais le Japon décida d’ignorer ces nouvelles règles.

Il faudra attendre la fin de Seconde Guerre Mondiale, après que le Japon ait souffert de terribles destructions, pour que leur discours commence à changer. En 1951, ils rejoignirent la Commission Baleinière Internationale, dont le but était de réguler la chasse à la baleine au niveau international.

Mais cela n'arrêta pas le Japon pour autant. Bien que la chasse aux baleines à des fins commerciales soit devenue de plus en plus impopulaire au cours de la seconde moitié du 20e siècle, et malgré le moratoire de la Commission Baleinière Internationale de 1986 interdisant la chasse commerciale, le Japon continua à la pratiquer.

La raison pour laquelle ils échappent aux sanctions est une sorte de faille ambigüe dans les régulations sur la chasse à la baleine. La loi internationale stipule que les gouvernements peuvent autoriser la pêche à la baleine à des fins scientifiques. Depuis les années 80, le Japon invoque donc cette raison pour justifier ses pratiques.

Mais pour beaucoup de gens à travers le monde, cette excuse ne passe pas. Précisément car la grande majorité de la viande de baleine continue d’atterrir dans les assiettes à travers le Japon. Un officiel japonais a ouvertement déclaré que la viande de baleine « est considérée comme ayant un très bon goût et un très bon arôme lorsqu’elle est mangée en sashimi ou autre. »

Le Japon insiste non seulement sur le fait que la viande de baleine a bon goût, mais aussi qu'il est légalement tenu de faire usage de la viande des baleines chassées, d’une manière ou d’une autre.

« Le commerce de la viande de baleine – que nous appelons produit dérivé - est dû au fait que la Convention Internationale pour la Règlementation de la Chasse à la Baleine exige spécifiquement que les produits dérivés de la recherche soient transformés. Il s’agit d’une obligation légale, » a déclaré Dan Goodman, conseiller à l’Institut de Recherche sur les Cétacés du Japon, dans un article pour BBC News en 2008.

Pourtant, l’une des choses les plus étranges dans tout cela est que le Japon chasse principalement des baleines de Minke et plutôt en petits nombres, habituellement moins de 1000 par an. Non seulement les baleines de Minke ne sont pas en voie de disparition, mais d’autres pays comme la Norvège et l’Islande les chassent aussi. Ces derniers n’utilisent même pas la recherche scientifique comme excuse et continuent simplement de pratiquer cette chasse en défiant ouvertement la loi internationale. 

Alors pourquoi le Japon est-il le principal pays critiqué pour ses pratiques de chasse à la baleine ? L’une des raisons est que manger de la viande de baleine est important pour certaines personnes, et, bien qu’elle soit consommée en quantités plutôt réduites, elle est toujours consommée au Japon. Mais l’argument selon lequel les baleines ne devraient pas être mangées est culturellement subjectif.

Dans un article de 2001, Setsuo Izumi, qui à l’époque chassait les baleines depuis 37 ans, expliqua au journal The Guardian, « Ce que nous mangeons est différent d’un pays à l’autre. C’est une question de culture. En Australie, ils mangent du kangourou mais je n’ai pas envie d’en manger. »

En Inde, la plupart des gens ne mangent pas de bœuf, les vaches étant considérées comme sacrées par les Hindous, mais en 2012, les américains ont consommé près de 27 kilos de bœuf par habitant. 

Une grande partie du jugement posé sur la chasse à la baleine au Japon provient aussi de l’opacité qu’ils semblent entretenir sur l’ensemble de leurs opérations. Ils continuent d’insister sur le fait qu’ils chassent les baleines à des fins scientifiques, mais en 2015, la Cour Internationale de Justice a jugé que les chasses à la baleine organisées au Japon ne pouvaient raisonnablement pas être considérées comme scientifiques et a ordonné qu’elles prennent fin.

Toutefois, le Japon n’a pas arrêté, et durant la saison de chasse 2015 – 2016, 333 baleines de Minke ont été tuées en Antarctique. 

Alors, si la chasse aux baleines à des fins scientifiques n’est pas vraiment une raison valable, et que le nombre de personnes mangeant réellement de la viande de baleine a chuté de manière significative, pourquoi le Japon continue-t-il de chasser et de tuer les baleines ?

Plus tôt dans l’année, Rupert Wingfield-Hayes de BBC News a discuté avec un membre de haut rang du gouvernement japonais afin de comprendre pourquoi le Japon continue ses pratiques de chasse à la baleine. Sa réponse fut vague mais apporte malgré tout certaines explications.

« La chasse à la baleine en Antarctique ne fait pas partie de la culture japonaise, » déclara-t-il à BBC News. « C’est terrible pour notre image internationale et il n’y a aucune demande commerciale pour cette viande. Je pense que d’ici 10 ans il n’y aura plus de chasse à la baleine, mais il y a derrière tout cela des raisons politiques importantes expliquant pourquoi il est difficile d’arrêter pour l’instant. »

Pour Junko Sakuma, qui a travaillé pour Greenpeace au Japon et s'est intéressé de près à la chasse à la baleine, le gouvernement officiel faisait référence au fait que si la pêche à la baleine cesse au Japon, cela signifiera des licenciements de bureaucrates actuellement en poste, ce qui leur donnerait une mauvaise image.

« Si des bureaucrates perdent leur travail, les représentants du gouvernement se sentiront terriblement honteux, » expliqua-t-elle à BBC News. « Ce qui signifie que la plupart d'entre eux mettront tout en oeuvre pour préserver la section qui gère la chasse à la baleine au sein de leur ministère. Et cela vaut aussi pour les politiciens. Si le problème est directement associé à leur circonscription, ils promettront de rétablir la chasse commerciale à la baleine. C’est une manière de garder leur poste. »

Le refus du Japon d’abandonner complètement la chasse à la baleine pourrait être essentiellement dû à certains officiels du gouvernement soucieux de préserver leur image.

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Témoignage: Visite du Parc Marineland, Un An Après Les Inondations

Elle s'appelle Marie*. Fin septembre 2016, cette militante s'est rendue avec trois autres personnes au parc Marineland, profitant d'entrées gratuites. Son témoignage, ainsi que les photos et vidéos prises lors de cette visite sont pour le moins accablants pour le célèbre parc antibois. Par souci d'authenticité, nous vous livrons son témoignage tel qu'elle nous l'a envoyé. Nous la remercions infiniment, ainsi que les personnes l'ayant accompagnée, pour leurs observations.


"Bonjour à tous je vais essayer de vous faire un petit résumé de notre visite hier à Marineland.




Les dauphins

L’état du bassin :

Le fond du bassin n'est vraiment pas propre, il y a des dépôts noirs et non identifiés qui jonchent le sol un peu partout. Les parois sont abîmées, fissurées, moisies. La peinture s’écaille, la couleur des bords est bleu ciel et le fond est bleu foncé. Je pense que ce bassin n'a fait l'objet d'aucun travaux de rénovation hormis « le nettoyage » de l'eau après le intempéries. Photos des bassins en détails dans les photos.
L'eau n'est pas très propre car des saletés flottent sur le dessus mais l'eau n'a pas une odeur nauséabonde.



Les bassins :

Les bassins sont toujours aussi petits, ils sont donc divisés en deux petits bassins à l’arrière et un grand, celui pour la représentation. Seul un petit bassin, le plus petit à un endroit, est un peu ombragé mais c'est vraiment ridicule comme surface et cela ne permet pas à tous les dauphins d'y aller car ils sont séparés et n’accèdent donc pas à cet espace « d'ombre ».
Petite observation lors de la fin du premier "show": un dresseur a mis en route une espèce de pompe avec un tuyau dans ce même petit bassin; je ne sais pas exactement son utilité mais elle n'a servi que là. 




La nourriture :

Nous avons posé la question à une dresseuse pour savoir quel régime alimentaire avaient les dauphins et s'ils avaient des vitamines ou compléments alimentaires.
La réponse a été celle ci: dans la nature les dauphins mangent plusieurs choses différentes. Mais ici en captivité ils sont nourris exclusivement avec du poisson congelé, aucune vitamines ni autre chose ajoutée. Cette réponse a été enregistrée par nos soins, et nous avons constaté photos à l'appui que oui ils ont donc du poisson congelé mais également des beaux gros blocs de gelée jaune et des boules de glaces.

Santé / comportements :

La première chose que l'on peut constater c'est l’état de leur peau, beaucoup sont très marqués; je ne sais pas l'origine de ces marques mais sur certains c'est impressionnant !!! des traits, des points, d'anciennes blessures ? L'un des dauphins était particulièrement maigre mais impossible à vraiment prendre en photo. On a essayé mais ça ne donnait pas grand chose, à regarder sur les clichés en gros plan en zoomant peut-être.
L'un d'en eux avait un comportement répétitif avec un poisson congelé il le jetait en l'air le rattrapait et ainsi de suite pendant de longue minutes et plusieurs fois dans la journée nous l'avons filmé. Alors ennui ou autre chose ?
(Note de C'est Assez!: Il s'agit apparemment de Lotty)



Peu de dauphins avaient réellement les yeux bien ouverts, beaucoup avaient les paupières mi-closes, par contre pas de signe de rougeurs.








Note particulière pour les dauphins :

Hier à 18h45 (donc un quart d'heure avant que le parc ferme), nous étions en surveillance chez les dauphins, et nous avons assisté à quelque chose de pas très protocolaire. Actuellement le lagon du Marineland est fermé, la saison étant finie. Mais ils ont trouvé d'autre activités similaires pour renflouer leurs caisses.
Explications, la représentation se finit et nous restons sur place et un petit groupe aussi de quatre personnes je crois, à vérifier sur les photos. Et là un des dresseurs se rapproche et vient parler à ce petit groupe, et surprise le dresseur met un bac ridicule au sol un « pédiluve », ouvre l’accès au bassin des dauphins et invite ces personnes à rentrer, obligation de passer ses chaussures dans le bac qui devait faire 3 cm de hauteur, et une autre dresseuse « bienveillante » évidemment vient asperger avec un coup de spray les mains de nos gentils visiteurs, il ne faudrait surtout pas contaminer nos petits amis. Et là les gens se rapprochent, discutent avec les dresseurs, se touchent les cheveux, prennent leurs appareils photos, touchent à tout autour d'eux (oulala comme ils sont propres et pas porteurs de germes) et puis viennent se baisser pour venir caresser longuement nos petits amis dauphins !!!! Et en prime ils ont droit à un petit show privé. Le même dauphin est obligé de monter sur le bord du bassin en entier plus de 20 fois de suite nous les avons comptées, il était tellement fatigué que parfois il n'y arrivait plus. C'est celui qui n'est pas très remplumé et à la suite de cela, aucune récompense. Les soigneurs et les visiteurs sont partis et nous aussi car il était 19h. Mais avouez que ce moment était particulier, ce service ne fait pas partie officiellement des attractions de Marineland.



Les orques

L’état du bassin :

Que dire, l'eau du bassin est tout simplement ultra dégueulasse!!!! Concrètement on ne voit pas à 3 mètres, sur le dessus flotte une bonne partie d'algue vertes et traces brillantes « comme de l’essence » pour vous donner l'aspect visuel du truc) et quand on regarde à travers les parois du bassin, on voit des traînées d’excréments, je pense, qui se promènent en suivant le courant que forment les orques lors de leur représentation.
Là aussi, aucune rénovation marquante niveau vitres ou autres aménagements pour les orques. J’ai vraiment l'impression que les travaux n'ont concerné que les espaces jeux, restaurants, hôtels et accueil car les espaces animaux sont vraiment dans le même état qu'il y a cinq ans.
Les bassins des orques sont divisés en quatre bassins, trois petits et le grand pour le show, alors là concrètement il n'y a pas d’ombre, c'est une honte !!



La nourriture :

Comme nos amis les dauphins, les orques ont droit à de magnifiques poissons congelés, des jolis cubes verts de gélatine et des grosses boules de glace, merci à l'hydratation naturelle. Nous n'avons pas posé de question sur la nourriture de ces derniers mais nous sommes quand même allés voir la dresseuse pour lui poser une question qui nous intéressait plus: l’état de Wikie. Je lui demande donc naïvement comment se passe la grossesse de Wikie et là elle me répond : « mais heu, Wikie n'est pas gestante et ne l'a jamais été elle n'attend absolument pas de petit et pour savoir cela nous faisons analyser ses graisses qui nous indiquent les taux d’hormones. » Donc là, je me dis soit elle me ment mais en même temps Wikie a participé au spectacle et effectivement on ne remarque rien dans son état qui pourrait nous laisser penser qu'elle va mettre au monde un petit. Elle n'est pas isolée ni rien du tout. Donc là, je me dis à tous les coups elle a perdu le petit.... après ce ne sont que des suppositions car je n'avais pas de preuve concrète de sa gestation.
(Note de C'est Assez!: il n'y a jamais eu, en effet, que des rumeurs à ce propos)

Santé et comportement :

Les orques ne font pas le spectacle en même temps. Inouk est toujours seul lors des représentations, par contre il est mis en contact avec un des jeunes une fois le show terminé.
Nous avons pu filmer une scène déchirante: il y a Inouk et un jeune dans le grand bassin et Wikie et l'autre petit en face, séparés. Et là on a entendu des appels, ils se parlent entre eux, c’était vraiment horrible !!!! (Voir les vidéos ci-après).
Nous avons assisté aussi à un comportement étrange: Inouk mange les gros joints des parois du bassin central. En parlant de dents, Inouk a presque toutes les dents foutues, on a fait des gros plans où l'on voit très bien leur état c'est impressionnant.







Sinon pas trop de marques sur la peau pour les petits et Wikie mais toujours Inouk qui a deux très grandes marques sur les cotés mais je pense à d'anciennes blessures.
Ce qui est dur aussi, c'est de voir que le petit de deux ans est déjà intégré au show. Il est petit, c'est dingue.




Note de C'est Assez! sur cette vidéo: dans le fond, on voit Wikie et son jeune fils, Keijo, tandis que de l'autre côté se trouvent Moana, l'aîné de Wikie et Inouk. Ils séparent certainement Moana de son demi-frère afin d'éviter d'éventuelles disputes. 


Les dauphins du lagon 

Les parois sont de couleur écrue et le fond est de couleur bleu turquoise, l’état est tout aussi moche. Le fond est recouvert de saletés noires et on le voit très bien car c'est peu profond, le lagon est donc fermé à cette saison donc pourquoi il y avait des dauphins là-bas je ne sais pas?! 



Il me semble qu'ils étaient quatre très petits. C'est des jeunes, ça c'est certain, pour eux pas encore de show ils ne doivent pas être prêts ?! En tous cas ils sont laissés là avec une dresseuse qui passe les voir de temps en temps et leur balance des bouées en plastique pour jouer.
Nous avons pu filmer ces jeux qui sont très répétitifs mais ils n'ont que cela pour se divertir.
Autre chose nous avons filmé également la procédure des dresseurs pour sonder l'eau et prélever des échantillons afin de faire des analyses de qualité j’imagine.



Les tortues caouannes 

État du bassin :

Heu alors, comment dire?! Leur bassin est ridicule en taille mais surtout en propreté c'est vert fluo on ne voit absolument rien à travers, l'odeur est intenable et encore, on n’est pas en plein été.
Les tortues portent sur elle une bonne couche d'algues vertes qui prolifèrent dans le fond du bassin, alors normal ou pas je ne sais pas. Deux d'entre elles avaient des points bleus, petits mais présents.



En parlant de cela, j'ai demandé à une dresseuse de dauphins si elle était au courant pour les œufs qu'avait récupéré la fondation Marineland de la ponte de la caouanne prés de chez nous. « Les œufs sont toujours sous incubateur, pas d’éclosion, ça devient dur de penser que les œufs sont viables mais on espère encore, » voilà sa réponse. Et si les petits naissent nous serons au courant.

Les otaries de Steller 

Le bassin est petit. Toujours le même problème: ces otaries sont très territoriales et dominatrices du coup dans un espace aussi petit les coups doivent pleuvoir sur certaines ou certains.
Leur bassin n'est pas trop sale pour une fois ça fait « plaisir ». J'avoue que je ne regarde même plus le show à ce stade de la journée, je commence à n'en plus pouvoir, bref je regarde les otaries. Pas de grosses blessures apparentes mais on voit qu'elles ont déjà eu affaire par le passé aux magnifiques fils électriques qui claquent avec un bruit assourdissant toute la journée mais ça n'a pas l'air de déranger les gens. La chose à retenir, c'est que Boris a 24 ans, il est donc très vieux et cela se voit. Il est mis à l'isolement dans un bout du bassin qui doit faire juste trois fois sa taille. Il reste immobile et a du mal à tenir sa tête droite, elle penche sur la gauche. Il me fait vraiment  de la peine, c'est horrible. La dresseuse nous dit qu'il est là car les autres sont trop brutales avec lui et il ne peut plus supporter cela vu son état et son âge avancé. Du coup, pour ne pas oublier toutes ces infos je sors de mon sac une feuille et un stylo et je note. Et là, un agent de la sécurité passe derrière moi et regarde ce que je note alors je me mets à écrire n'importe comment pour ne pas qu'il lise et il fait un signe de la tête à la dresseuse qui parle, du genre "méfie-toi de ce que tu dis". Ils ne sont pas tranquilles apparemment.




Les ours polaires 

Triste vision. Il faisait encore très chaud en cette journée donc regarder nos amis « polaires » être là, sous le soleil accablant, était horrible. Raspoutine était devant la piscine et se balançait de droite à gauche pendant de longues minutes (vidéo à l’appui) puis il est allé rejoindre sa chérie qui était dans l’eau. Elle ne bougeait pas, seule sa tête sortait je ne l'avais même pas vue, je suis repassée un peu plus tard pour éviter le monde et ils étaient l'un contre l’autre. Puis Raspoutine est reparti se cacher derrière un rocher, ils sont très peu actifs et n'ont pas l'air bien du tout. Leur pelage est très jaune.


Les otaries de Californie 

Comme pour les otaries de Steller, leur bassin niveau propreté ça peut aller c'est toujours « moins pire » que les dauphins et les orques.
Ce que l'on remarque en premier c'est leur nombre: cinq ce qui est énorme vu la taille du bassin !!
Quand on se promène dans le parc on les entend crier mais c'est pas pour se distraire. Il y a chez eux beaucoup de dominance comme chez les otaries de Steller et les hiérarchies sont dures à respecter dans si peu de place. Nous avons assisté à leur nourrissage, les dresseurs arrivent en même temps et nous expliquent que pour éviter les conflits il faut que le nourrissage commence en même temps pour toutes les otaries et finisse en même temps, mais le mâle dominant est nourri à part. Et là ils nous expliquent un truc très étrange ou l'art de faire passer quelque chose d’anormal comme normal ! Attention c'est parti : la dresseuse nous dit que le gros mâle va manger du poisson et qu'en même temps on va lui donner de l'eau directement dans sa gueule car monsieur a fait des analyses et il est quand même sévèrement déshydraté. Logique, les otaries boivent à la bouteille dans la nature évidemment, quoi de plus normal? 
Et petite cerise sur le gâteau la petite phrase d'un des dresseurs en coulisse : « Je préfère ne pas finir de leur donner les poissons pour éviter une agression » voilà ce que j'ai entendu, sympa chez eux.
Précision pour les otaries de Californie. À savoir qu'une des femelles présentait de nombreuses blessures sur les nageoires , photos et gros plans faits.

Les requins 

Plus court pour les requins car moins de choses à regarder ou plutôt que l'on peut voir car zoomer avec ces parois vitrées, c'est presque impossible. Du coup ce que l'on peut remarquer c'est que sur certains requins leurs dents sont manquantes, un des requins doit avoir un gros problème de colonne vertébrale: il est tout tordu et a du mal à nager droit. Et la deuxième chose: il y avait des traces de sang et de matière gluante sur l'une des parois du tunnel. 

Les manchots 

Les petits manchots ne présentent pas de blessures apparentes mais ont l'air de ne pas vouloir de leurs poissons congelés, lors du nourrissage plusieurs d'entre eux ne voulaient pas manger ces poissons. Du coup la dresseuse commençait à vraiment s’énerver. C'était assez incroyable !!! À noter aussi que l'eau est tout simplement sale car pourrissent au fond du bassin plein de petits poissons que les manchots n'ont pas voulu manger. C'est ignoble, les photos ont aussi été prises.







Voilà, je pense avoir fait un résumé assez complet. (...)
Merci à tous ceux qui ont participé à cette journée et merci pour les places gratuites."

* Pour préserver son anonymat, le prénom de cette militante a été changé.



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