#

L'Aquarium de Vancouver ferme indéfiniment ses portes au public

 31 août 2020 - Un article de Radio-Canada

L’Aquarium de Vancouver annonce la suspension indéfinie des visites publiques à compter du 7 septembre et la mise à pied de 209 employés.

Il s’agit d’une réponse à l'une des périodes les plus difficiles financièrement en 64 ans d'histoire de l'Aquarium de Vancouver, lit-on dans un communiqué.

L’octroi d’une subvention de 2 millions de dollars en juin par le gouvernement fédéral n’aura pas permis de maintenir la programmation de ce qui est considéré par plusieurs comme étant une véritable institution dans la métropole. 

Les ventes de billets ont diminué de près de 80 % en raison de la pandémie de la COVID-19, indique le conseil d’administration d’Ocean Wise, propriétaire de l'Aquarium.

Vers une transformation

L'Aquarium souhaite maintenant se « concentrer sur une transformation vers un nouveau modèle » qui sera financièrement viable et qui soutiendra la mission de conservation des océans.

« Dans ces circonstances difficiles, transformer l'Aquarium est la chose la plus responsable que nous puissions faire », dit le président et directeur général d’Ocean Wise, Lasse Gustavsson.

Pour le directeur du Centre de recherche sur les mammifères marins à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), Andrew Trites, cette transformation annoncée doit se concentrer sur le renforcement de la relation avec le public vancouvérois et britanno-colombien.

Le débat entourant le maintien de certains cétacés en captivités a nui à l’image de l’établissement, croit-il. « Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui ont depuis perdu leur attachement à l’Aquarium. »

209 employés mis à pied

Les mises à pied touchent le personnel à temps et plein et à temps partiel, indique Ocean Wise.

« C’est dur. J’étais tellement triste. Je connais beaucoup de gens qui travaillent à l’Aquarium, ce sont des gens qui sont passionnés par les animaux », déplore M. Trites.

« Pour eux, qui donnent tout leur cœur, ça doit être la journée la plus horrible qu’on puisse imaginer. » - Andrew Trites, directeur du Centre de recherche sur les mammifères marins à l'UBC

L’organisme assure que les animaux qui y vivent recevront les soins d’une équipe de 75 employés, notamment des biologistes et des vétérinaires. 

L’Aquarium a rouvert ses portes en juin après trois mois d'interruption des visites.

PARIS - JAPAN DOLPHINS DAY 2020

31 août 2020

Le 30 août, Malgré la pluie et les bourrasques de vent, c’est une centaine de militants qui a répondu à l’appel de C’est assez hier à Paris pour dénoncer la reprise de la chasse aux dauphins à Taiji (Japon )

Des dizaines de passants ont été sensibilisés. Notre travail d’informations porte ses fruits car au fil des ans, de plus en plus de personnes savent ce qu’il qui se passe dans la baie de Taiji.

Un immense merci aux militants !

Un grand merci également à la rayonnante Hélène de Fougerolles, au talentueux Camille Brunel. Merci à la Fondation Brigitte Bardot, au Parti animaliste, à L214 Ethique et Animaux, à Animal Rebellion, et à Extinction Rebellion pour leur présence à nos côtés.

Hélène de Fougerolles

Camille Brunel

Merci à toutes et tous pour votre engagement !





La chasse et les captures reprennent le 1er septembre jusqu’à fin février dans un contexte où le Japon est à un tournant politique avec la démission récente de Shinzo Abe, premier ministre du Japon.

« La chasse au dauphin à Taiji est un crime contre nature. C’est la demande des consommateurs de spectacles de dauphins captifs qui alimente le business des chasseurs, donc en informant le plus grand nombre sur la manière dont les dauphins sont capturés, nous pourrons mettre fin à cette cruauté » 

Richard O’Barry




Continuons à nous mobiliser pour faire cesser cette industrie de la souffrance







Belgique - La Région bruxelloise veut interdire les delphinariums sur son territoire

30 août 2020

Sur proposition de Bernard Clerfayt (Défi), ministre bruxellois du Bien-être animal, le gouvernement bruxellois a approuvé en première lecture un projet d’ordonnance visant à interdire la détention de cétacés et de pinnipèdes sur son territoire. Dauphins mais aussi orque, phoque ou encore otarie ne pourront donc pas servir d’attraction dans un potentiel parc aquatique.

Crédit photo : ©Pikrepo

On le constate chaque jour, les citoyens sont de plus en plus soucieux du bien-être des animaux. Et ils sont nombreux à manifester de vives inquiétudes sur le sort réservé aux dauphins, orques, marsouins mais aussi otaries ou phoques exploités dans les delphinariums.

Parallèlement, le monde scientifique alerte également sur la captivité de ces animaux marins. Selon lui, ceux-ci sont intelligents et dotés de capacités cognitives développées. Leur détention dans un milieu clos pour le seul divertissement du public, alors qu’ils sont habitués à parcourir plusieurs centaines de kilomètres, peut dès lors s’apparenter à l’enfermement d’un humain dans une cellule de prison.

« En interdisant la détention de cétacés et autres mammifères marins, je vise aussi l’impossibilité d’établir un parc aquatique sur le territoire bruxellois. Les impacts négatifs de la captivité de ces animaux sur leur santé physique et mentale sont connus depuis longtemps. 

Et nombreux sont les pays qui ont déjà adopté une législation très protectrice des animaux marins. Encore une fois, nous devons repenser notre relation aux animaux. Prenons-nous réellement du plaisir à voir ces animaux sauter dans l’eau contre quelques poissons ? Est-ce cette image d’animaux-esclaves que nous voulons véhiculer auprès de nos enfants ? », s’interroge le ministre bruxellois.

Le projet d’ordonnance doit maintenant être soumis à l’avis de Brupartners et du Conseil d’état.

Un article de DH 


HVALDIMIR, LE TRANSFUGE - Le rencontrer, c'est l'aimer.

 26 août 2020 - Un article d'Helene O'Barry pour le Dolphin Project 

Quand Hvaldimir est apparu juste devant nous, j'ai été submergé de joie de rencontrer ce magnifique et sympathique béluga dont j'avais tellement entendu parler. Hvaldimir dégage une immense intelligence combinée à une joie de vivre et une curiosité enfantine, et c'est un honneur de le rencontrer. Et maintenant que je l'ai fait, il n'y a pas de retour en arrière

Regina Crosby, une cinéaste norvégienne, travaille sur un documentaire consacré à Hvaldimir. Elle surveille ses allées et venues depuis plus d'un an, depuis sa première apparition dans le nord de la Norvège en avril 2019. Elle a également émis des doutes pour la sécurité de Hvaldimir. Après avoir passé beaucoup de temps à parler aux habitants de la région, elle a identifié plusieurs menaces liées à l'interaction humaine et a demandé l'aide du Dolphin Project. 

Depuis qu'elle nous a présenté Ric O'Barry et moi à Hvaldimir dans le nord de la Norvège, nous n'avons cessé de penser à lui. Croiser le chemin de ce béluga implique une énorme responsabilité, et nous avons de sérieuses questions auxquelles nous devons répondre

Hvaldimir, d'où viens-tu et comment es-tu arrivé ici dans les fjords ? 

Pourquoi es-tu tout seul ? 

Et comment pouvons-nous t’aider ?

Hvaldimir a été vu pour la première fois près de Hammerfest au printemps dernier. Il portait un harnais très serré, mais les pêcheurs locaux ont pu le lui retirer avant que cela ne lui pose de problèmes. 

Ils ont immédiatement remarqué l’inscription sur le harnais : « Équipement de Saint-Pétersbourg ». Il y a eu de nombreuses spéculations au sujet de Hvaldimir. Il pourrait être un béluga « espion russe », dressé, et qui aurait réussi à échapper à ses ravisseurs humains. Tout comme les États-Unis, la Russie dresse des bélugas, des dauphins et d'autres mammifères marins à effectuer diverses tâches, telles que la récupération d'objets au fond de l'océan, la détection de mines, la recherche de plongeurs ennemis et la garde des navires et des bases navales. Très probablement, Hvaldimir est l'un de ces innombrables mammifères marins qui ont été exploités à des fins militaires. 

Son comportement cadre bien avec l'hypothèse selon laquelle l'armée russe l'aurait dressé à aller chercher des objets et à les ramener à ses maîtres, mais personne n'a réclamé Hvaldimir. Nous ne savons pas s'il a été capturé à l’état sauvage ou si il est né en captivité. On ne sait pas combien de temps il a passé en captivité avant d’arriver en Norvège. Cependant, il est devenu rapidement évident que Hvaldimir était habitué à côtoyer les gens. Une vidéo de lui en train de jouer à aller chercher un ballon, ou encore une autre sur laquelle on le voit aller chercher le téléphone qu’une femme a laissé tombé dans l’eau sont apparues sur le net. 


Il n'a pas fallu longtemps à Hvaldimir pour devenir une vedette sur Internet. Au tout début, sa présence en Norvège ressemblait à une jolie histoire d’un béluga qui nage de fjord en fjord, recherchant la compagnie des humains comme si il était en mission pour transmettre un beau message sur les relations inter-espèces. 

Regina a tout d’abord envisager de réaliser un documentaire sur cet ancien béluga captif qui profite de sa liberté retrouvée dans les fjords pittoresques. Cependant, elle a rapidement réalisé que la solitude de Hvaldimir et son attirance pour les humains le mettaient en danger et que son histoire pourrait ne pas connaitre une fin heureuse à moins que les humains ne fassent quelque chose pour l'aider. 

Très rapidement, Regina a identifié plusieurs menaces pour le bien-être de Hvaldimir et même pour sa vie. Parmi elles, on trouve les filets de pêche commerciale, des fermes piscicoles, et les hélices de bateaux. 

Regina a découvert que, dans la région, de grands filets de pêche sont laissés dans l'eau toute la journée. Si Hvaldimir s’empêtre sous l'eau dans l'un d'eux, il sera incapable de remonter à la surface pour respirer et il se noierait. Elle a également appris que, par le passé, Hvaldimir avait été heurté par des hélices de bateau. « Même après avoir été blessé, il a continué de s'approcher des bateaux, à quelques centimètres des hélices, et cela même alors que l’hélice était en fonctionnement », a déclaré Regina. 

Elle a poursuivi: « Avec l'habitude de Hvaldimir de se rapprocher des bateaux à moteur et d'autres activités humaines, ce n'est qu'une question de temps avant qu'il n'ait de graves problèmes ». 


Durant plusieurs mois, Regina a mis en garde au sujet de ces menaces. 

Puis, en juillet 2020, Hvaldimir s'est présenté avec une méchante entaille sur le corps. La blessure pourrait provenir d'une hélice de bateau ou d'un équipement de pêche - personne ne le sait avec certitude. Mais cela a confirmé que Hvaldimir était en danger. « Si Hvaldimir est mortellement blessé par une hélice de bateau, ou si son corps sans vie est retrouvé piégé dans un filet de pêche, nous regretterons à jamais que si peu de choses aient été faites pour le protéger. Nous ne pouvons tout simplement pas laisser cela se produire », a déclaré Regina.

Plus tôt cette année, elle a demandé au Dolphin Project de l'aider à trouver une solution pour Hvaldimir. Après avoir passé du temps avec Hvaldimir en Norvège, Ric est arrivé à la même conclusion que Regina : Hvaldimir est vulnérable et a besoin de protection avant qu’une tragédie ne le frappe. 

Très curieux et sociable, ce béluga est attiré par les gens, le matériel de pêche et les bateaux à moteur, et cela le met en danger, un danger potentiellement grave. Il y a un risque très réel que Hvaldimir, à un moment donné, manque de chance, et il dépend entièrement des humains d’empêcher que cela se produise.


La solution est simple : créer un vaste sanctuaire protégé dans l'un des fjords de Norvège pour Hvaldimir. 

Le sanctuaire se composerait d'un fjord spacieux clôturé, donnant à Hvaldimir de l’espace pour se déplacer, avec un enclos flottant au centre, au cas où il aurait besoin de soins médicaux. Dans le sanctuaire, Hvaldimir serait à l'abri des filets de pêche, des fermes piscicoles et des hélices de bateau. « Hvaldimir doit être mis hors de danger, mais il n'y a aucune raison pour lui de quitter le pays. La Norvège, avec ses fjords époustouflants, est l'endroit idéal pour un sanctuaire pour les bélugas », a déclaré Ric. Il ajoute: « Hvaldimir est un transfuge qui a besoin qu’on lui offre un asile. 
Le gouvernement norvégien a une occasion unique de lui offrir cela. 

Bien que nous ne connaissions peut-être jamais les détails sur la façon dont ce béluga incroyablement doux et confiant est arrivé dans les fjords de Norvège, il ne fait aucun doute que Hvaldimir a souffert de la main des humains. 

Nous ne pouvons que deviner les horreurs qu'il a vécues en tant que captif dans l'armée russe. Pourtant, d'une manière ou d'une autre, ce béluga s'est échappé - et a probablement sauvé sa vie en le faisant. 

Ce serait dévastateur si, après tout ce qu'il a enduré, il perde la vie en Norvège, dans un accident qui aurait pu être évité simplement parce qu'aucune des personnes en qui il a choisi de faire confiance n'a pris les mesures nécessaires pour le protéger.


Traduction : C'est assez ! 

Crédit photos : 
©Inge Wegge/Producer at WEGGEfilms
©Mai Li O’Barry
©Richard O’Barry





Île Maurice - Au moins 40 dauphins sont morts dans la zone touchée par la marée noire

 28 août 2020 - Un article de « The Guardian »

Alors que les causes de leur décès n'ont pas encore été déterminées, voici le récit d’un témoin qui décrit les derniers moments de vie d’une maman dauphin, morte devant ses yeux. 

Crédit photos : ©Reuben Pillay

Des résidents de l’Île Maurice ont alerté Reuben Pillay, opérateur de drone et environnementaliste, alors qu’une maman dauphin nageait à côté de son bébé mourant. 

Quand il est arrivé sur place, le bébé était décédé, a-t-il déclaré vendredi, la mère était encore en vie et avait l'air « normale ». 

« Mais en quelques minutes, elle est venue vers lui, une nageoire dans l'eau et l’autre hors de l'eau, puis elle a commencé à battre très rapidement de la caudale », a-t-il raconté. 


« Elle a nagé en rond devant le bateau, elle a remué sa caudale très violemment et après environ cinq minutes, elle s’est juste arrêtée de bouger et elle a coulé… Nous avons alors entendu des cris, je pensais que c'était une femme sur le bateau, mais on m’a dit que non, que c'était le dauphin.»

Alors qu'ils regardaient, le corps de la mère, inerte, qui coulait lentement, la queue en premier, sous les vagues. Le corps du bébé flottait à la surface.« Nous ne savions pas quoi faire. C'était déchirant », a déclaré Pillay. 

Crédit photos : ©Reuben Pillay
Plus tôt dans la journée, Jasvin Sok Appadu du ministère des Pêches de Maurice a déclaré que, jusqu’à présent, 38 carcasses avaient été retrouvées, échouées sur les plages. 

Les résultats de l'autopsie de 25 dauphins qui se sont échoués mercredi et jeudi sont attendus dans les prochains jours, a-t-il déclaré.Jusqu'à présent, les vétérinaires n'ont examiné que deux des dauphins. 

Selon les résultats préliminaires de l'autopsie, ils portaient des traces de blessures mais aucune trace d'hydrocarbures dans leur corps. Les deux autopsies ont été effectuées par le centre de recherche sur les pêches d'Albion, géré par le gouvernement. 

Crédit photo : ©Reuters
Les dauphins sont en train de mourir dans une zone touchée par la marée noire causée par le navire japonais, le MV Wakashio qui a percuté un récif de corail le mois dernier. Le navire a été sabordé lundi.

Jeudi, Greenpeace appelait le gouvernement mauricien à lancer une « enquête urgente pour déterminer la cause des décès et déterminer tout lien avec la marée noire de Wakashio ».

Traduction : C'est assez ! 

 

Mexique - Des chercheurs de l'UNAM ont découvert de la viande de dauphin dans des conserves de thon

 24 août 2020 - Un article d'Explica 

Les boîtes de thon disponibles sur le marché mexicain contiennent de la viande de dauphin. Par conséquent, cela constitue une fraude alimentaire en plus du fait que leur production met en danger une espèce protégée et en danger, comme l'a déterminé une enquête menée à la Cuautitlán School of Higher Studies de La Université nationale autonome du Mexique (UNAM ).

L'étude a été réalisée par Karla Vanessa Hernández Herbert, étudiante en génie alimentaire, et le Dr José Francisco Montiel Sosa, secrétaire général de l'UNAM. Ils ont analysé 15 boîtes de thon achetées à proximité de l'université. 

Sur ces 15 boîtes, trois contenaient des traces d'ADN de dauphin, confirmant la présence de viande de dauphin.

La nouvelle survient deux ans après la fin d’une décennie de lutte entre les États-Unis et le Mexique au sujet de l’étiquetage des produits avec le label « Dolphin Safe » par l’Organisation mondiale du commerce, ce label est utilisé pour garantir la conformité aux lois ou politiques visant à réduire les décès des dauphins lors de la pêche pour le thon destiné à la mise en conserve.

Depuis le 24 octobre 2008, la lutte s'est concentrée sur le Mexique qui contestait les règles américaines sur l'étiquetage du thon comme étant « Dolphin Safe », au motif que les normes établissaient une discrimination injuste à l'encontre du Mexique. 

Au Mexique, il s’agissait d’une stratégie de pêche au thon au Mexique connue sous le nom de « pêche aux dauphins », les bateaux suivent les dauphins qui nagent aux côtés des thons. 

Les dauphins sont repérés, encerclés, épuisés, immobilisés, puis pris dans les filets en même temps que les thons.

En fin de compte, l'OMC s’était rangée du côté des États-Unis, confirmant ses exigences pour le label « Dolphin Safe » et autorisant l'exclusion du thon mexicain.

Cette information vient à la suite d'autres problèmes liés au commerce des produits de la mer entre le Mexique et les États-Unis. En 2018, le National Marine Fisheries Service des États-Unis avait interdit l'importation de plusieurs types de poissons capturés au Mexique, en raison des dommages potentiels causés aux vaquitas, une espèce très menacée à cause de la pêche illégale au totoaba. 

Une contestation de cette interdiction par l’administration du président américain Donald Trump a par la suite été rejetée, et l’interdiction des produits de la mer a été élargie plus tôt cette année.

La publication mexicaine Excelsior a rapporté que l'étude n'a pas identifié les marques de thon testées.

Cette même étude a révélé que diverses espèces de dauphins étaient tuées à cause de la pêche illégale.

L'UNAM a noté qu'en dépit de l'existence d'une règle chargée de réglementer la capture des mammifères marins à des fins de recherche, de transport, d'exposition, de manutention et d'entretien, le secteur thonier reste vulnérable à la fraude.

Note : En décembre 2015, un rapport de Greenpeace révélait que des dizaines d’espèces, dont beaucoup d’espèces protégées, étaient prises au piège dans les filets des pêcheurs de thons.Dauphins et thons partagent les mêmes zones pour chasser le hareng. Les cétacés se retrouvent en première ligne et sont pris alors dans les filets de pêche.Chaque année, 300 000 petits cétacés sont tués dans le monde en étant pris au piège par les engins de pêche.

Traduction : C'est assez ! 



Norvège - Des centaines de baleines tuées

 24 août 2020

Selon les chiffres publiés par la Fishermen's Sales Organisation ( Råfisklaget ), 481 baleines de Minke ont été tuées jusqu'à ce jour pour la saison de chasse 2020. Le quota étant pour cette année de 1278 baleines de Minke.

L’an dernier, 429 d’entre elles avaient été massacrées.

« Près de 70% des baleines ciblées par les baleiniers norvégiens sont des femelles, dont beaucoup étaient enceintes », a déclaré Kate O'Connell, consultante en animaux marins à l'Animal Welfare Institute ( AWI ). 

« C'est irresponsable du point de vue de la conservation, car une telle prépondérance de femelles peut avoir un impact sur la diversité génétique et ralentir la croissance démographique. Pire encore, la chasse a de graves répercussions sur le bien-être animal, car chaque année, des dizaines de baleines touchées par les harpons explosifs ne meurent pas sur le coup, elles agonisent durant 5 à 25 mn. Les ventes de viande de baleine ayant chuté ces dernières années, de nombreux baleiniers avaient prédit la fin de cette chasse barbare. »

Selon un rapport de NRK, chaîne de télévision nationale, 12 bateaux ont participé à cette saison de chasse qui devrait se terminer au début du mois prochain. 

481 baleines ont été tuées alors que, selon l'industrie baleinière norvégienne, il y aurait une demande croissante pour la viande de baleine, et que, jusqu’à présent, les cours du prix de vente de la viande de baleine ont augmenté. 

« Cette année, pour la première fois depuis plusieurs années, nous constatons une augmentation », a déclaré Øyvind Andre Haram de l'association de marketing Norsk Hval à NRK. « Je n'ai jamais vu autant d'intérêt pour la viande de baleine que cette année, et elle est d'une qualité bien meilleure qu'auparavant. » 

De nombreux restaurants de sushis ont également inclus de la viande de baleine crue dans leurs menus.

Certains lient également ce sursaut au fait que davantage de Norvégiens sont restés en Norvège pour les vacances cette année, et en particulier dans le nord de la Norvège où la viande de baleine peut encore être régulièrement trouvée dans les magasins, les épiceries et sur les menus des restaurants. 

« Ici, dans les Lofoten, les Norvégiens en vacances sont allés dans des restaurants locaux et ont goûté nos spécialités locales, y compris la viande de baleine, peut-être pour la première fois », a déclaré Bjørn Andersen, skipper du baleinier Reinebuen, à NRK. 

Il a abattu plus de baleines depuis le début de la saison le 1er avril 2020 et les ventes ont augmenté.

Les manifestations internationales contre la chasse à la baleine ont parallèlement diminué à la baisse des revenus de l'industrie. Mais cela peut maintenant changer si la chasse à la baleine reprend. 

Depuis 2014, la Norvège a tué 2902 baleines de Minke :

Année - nombre d'individus

  • 2014 - 736
  • 2015 - 660 
  • 2016 - 591 
  • 2017 - 32 
  • 2018 - 454 
  • 2019 - 429

On estime que près de 3 millions de baleines ont été tuées à travers le monde au 20ème siècle, un siècle dévastateur pour les populations de baleines. 

Seuls le Japon, l'Islande et la Norvège continuent de pratiquer la chasse à la baleine, au mépris d'une interdiction internationale. 

Note : Pour des raisons de pandémie, de protection des baleines et d’une baisse des exportations, l’Islande, l'un des plus grands pays chasseurs de baleines, pourrait stopper la chasse à la baleine. Des annonces faites fin avril 2020 par les deux entreprises baleinières du pays suggéraient que la chasse à la baleine appartiendrait bientôt au passé.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 

https://www.newsinenglish.no/2020/08/20/whalers-report-better-times/


PROTOCOLE POUR LA RÉHABILITATION ET LA LIBÉRATION DES GRANDS DAUPHINS CAPTIFS (Tursiops truncatus)

Le 21 août 2020 - Par Richard O'Barry - Fondateur du Dolphin Project


Il existe des critères généraux pour la réhabilitation et la remise en liberté des dauphins captifs dans la nature. Mais pas de guide complet ou de livre de recettes. 
C'est impossible car chaque dauphin captif est unique, et a besoin de son propre protocole. 

Les dauphins réagissent différemment à la captivité. Certains ont subi plus de maltraitances que d'autres. J'ai travaillé avec des dauphins qui, de retour dans la mer, se sont très vite souvenus qui ils étaient ou et ce qu’ils étaient avant leur capture. 

D'autres avaient besoin de plus d'aide, de plus de temps. La partie la plus importante de mon travail, c’est donc la patience. Je dois simplement m'asseoir et observer les dauphins avec un esprit clair et ouvert, leur permettant de me montrer la meilleure façon de les aider à retrouver leur identité de fureteurs opportunistes, sauvages et libres.

Parce que chaque dauphin captif est différent de chaque autre de mille façons différentes, en renvoyer un dans la nature, son habitat naturel, relève donc plus de l’art que de la science.

APERÇU

Au cours de ces cinquante dernières années, j'ai participé à la réhabilitation et à la libération de plus de deux douzaines de dauphins.

Cela ne veut pas dire que tous les dauphins captifs peuvent ou doivent être renvoyés dans leurs habitats naturels. Mais tous les dauphins captifs peuvent être réadaptés à un environnement plus naturel, à un lagon marin naturel, par exemple. 

Cela permet aux dauphins de vivre aux rythmes naturels de la mer, des marées, des courants et de voir des poissons vivants. Tout cela est thérapeutique et améliore la qualité de vie du dauphin. Permettre à un dauphin de retrouver son environnement marin naturel est une partie essentielle du processus de réhabilitation, et à ce stade, le dauphin peut être candidat à la libération en fonction de plusieurs facteurs :

1. Santé et condition physique
2. Utilisation du sonar
3. Capacité d'attraper des poissons vivants
4. Compétences défensives face aux prédateurs


De nombreux dauphins captifs nés dans ce que nous appelons « la nature » sont des candidats à la libération. Mais pas tous. 

Certains dauphins sont trop imprégnés par l’humain et ils ont oublié ou perdu les compétences nécessaires pour survivre dans ce qui était autrefois leur maison. L'habitat dicte le comportement. La captivité a détruit quelque chose de vital dans leur vie, quelque chose que nous appellerions l'« esprit » s'ils étaient humains. Pour eux, il est trop tard.

Il y a quelques années, par exemple, j'ai eu l'occasion d'étudier un dauphin à Nassau, aux Bahamas. Ce dauphin était détenu en captivité depuis longtemps et il était devenu fou. Ils l'appelaient «Big Boy» et il passait la grande partie de son temps à se cogner la tête contre l'entrée en bois de son enclos marin. 

D'un côté de la porte se trouvait la zone où il était protégé, admiré et observé avec fascination, parfois par des centaines de personnes. Il était nourri avec tout ce qu'il voulait manger et il était clairement le maître de son monde. 
De l'autre côté se trouvait la mer, sa demeure naturelle. Et, un jour, alors que je le regardais se cogner la tête contre la porte, je me suis demandé s'il serait possible de le réadapter à nouveau à la nature.

Que se passerait-il si nous le laissions simplement partir ?

Autrefois, au Miami Seaquarium, quand nous n'avions plus besoin d'un dauphin en particulier, nous le mettions dans une civière, nous le transportions jusqu'à la digue et nous le jetions simplement dans la baie de Biscayne. Dans l'industrie de la captivité, cela s'appelle « Dump and Run » . C'est-ce qui est arrivé à Pedro, par exemple, un énorme dauphin mâle qui est devenu trop difficile à manipuler. Comment il s'est débrouillé dans les eaux au large de Miami, personne ne le sait.

Mais Big Boy était un tout autre de dauphin, avec des problèmes. La captivité en avait fait un handicapé mental. Si nous pouvions le réadapter, pensais-je, nous pourrions réadapter n'importe quel autre dauphin. Mais plus je l‘observais, plus je me rendais compte qu’il était trop tard. Il en avait trop subi. 

Je ne parle pas de mauvais traitements. Je n'ai jamais vu personne maltraiter délibérément Big Boy. En fait, j'ai vu le contraire. Ce que j'ai vu c’était un excès d '« amour ». Tout le monde voulait être avec lui, le toucher et lui parler; bref, tout le monde voulait « aider » ce vieux grand dauphin. Mais personne ne savait comment faire. Et ainsi, jour après jour, toujours souriant mais plein de rage, le grand dauphin se cognait la tête comme pour se libérer; un dauphin stressé qui était si peu coopératif, imprévisible, méfiant et dangereux, un dauphin rempli de tant de haine que je savais que je ne pourrais jamais rien faire avec lui.

Qu'est-ce qui a causé cela ? L’intervention humaine et le stress. Cela joue toujours un rôle majeur dans la mort des dauphins captifs. Le stress est le résultat d'un espace insuffisant, d'un trop grand nombre de visiter et d'avoir été obligé à faire le clown trop longtemps. C'est aussi le résultat d'avoir eu à vivre dans un monde artificiel, un monde sans marées, sans les goûts et les sons de l'océan, et sans rien qui rend normalement la vie digne d'être vécue. 

Lorsque nous essayons de transformer les dauphins en « animaux de compagnie », cela ne fonctionne jamais. C'est difficile à réaliser quand cela se produit. Le dauphin semble vouloir être un animal de compagnie. Il sourit toujours - il semble rire. Il cherche à nous caresser et à jouer avec. Tout comme un vrai animal de compagnie. Mais ce n’est qu’une illusion. Les dauphins sont des animaux à jamais sauvages, créés par la nature pour jouer un rôle dans la nature, pas pour jouer à des jeux idiots dans une petite piscine pour notre divertissement.

Les dauphins nés en captivité font, apparemment, exception à cette règle. Il n'y a pas de « retour » dans leur habitat naturel, parce qu’ils n'en ont pas. Quelques-uns de ces soi-disant « dauphins d‘élevage » ont été « entraînés » pour agir comme des dauphins sauvages et ils ont été relâchés en mer. Mais tant que cette procédure n'aura pas été soigneusement contrôlée au fil du temps, nous devrions examiner chaque cas individuellement. 


CONNAÎTRE LES DAUPHINS DANS LA NATURE

La clé de la réhabilitation et du retour des dauphins captifs dans la nature est de savoir à quoi ressemble un dauphin dans son habitat naturel. Si vous savez cela, il vous est possible de reconnaître le comportement acquis des dauphins détenus en captivité.

Quels sont-ils ? 

Assistez à un spectacle de dauphins pendant cinq minutes et vous verrez pratiquement tout. Lorsque le dresseur arrive avec un seau de poissons morts, le dauphin vient et nage en rond. Il saute hors de l'eau avec excitation, retombe et se met sur le dos, pagayant avec sa caudale et battant ses nageoires pectorales comme s'il applaudissait. Lorsque Le dresseur s'accroupit pour prendre un poisson, le dauphin nage vers lui et quémande de la nourriture, émettant des sons grinçants et secouant la tête de haut en bas, ne montrant aucune peur même face des centaines de spectateurs qui le regardent. 

Tout ces comportements sont appris. Les dauphins sauvages ne font jamais ces choses dans la nature car elles seraient sans intérêt et sans pertinence. Cependant, lorsque nous réadaptons un dauphin captif, ces comportements appris sont assez significatifs. En effet, nous devons en prendre note car lorsque nous préparons le dauphin pour qu’il réapprenne à vivre dans son environnement naturel, nous pouvons suivre ces progrès au fur et à mesure en éliminant ces comportements les uns après les autres. 

METTRE FIN A UN COMPORTEMENT 

Lorsque nous parlons de « mettre fin » à des comportements appris en captivité, il semble que nous jetions de l'eau sur un feu. En fait, nous ne récompensons tout simplement plus le dauphin quand il agit ainsi. Il a appris ces comportements en premier lieu parce qu’il était récompensé pour le faire. 

Lorsque le dauphin nage jusqu'à la zone d'alimentation, relève la tête et la balance de haut en bas tout en faisant des bruits grinçants, nous le récompensant en retour pour chacun de ces comportements en lui lançant un poisson. C'est ainsi que vous renforcez le comportement d'un dauphin. Alors maintenant, si nous voulons arrêter ce type de comportement, nous arrêtons de le récompenser. Et très vite, le dauphin arrête de se comporter ainsi. Parce que nous ne le récompensons plus, c'est un comportement inutile, sans importance ici, et dans le monde dans lequel nous voulons qu'il vive. Encore une fois, l'habitat dicte le comportement. Dans le même temps, le comportement qui a une valeur de survie dans la nature est renforcé et le dauphin, avec le temps, est prêt à retourner à son habitat naturel.

Lorsque je forme une équipe pour m'aider à réhabiliter un dauphin, je leur dis que notre travail de base est de « responsabiliser » le dauphin. Je leur explique que quand un dauphin est capturé, il perd son identité, ses facultés. Il est comme un prisonnier. Et c'est à nous de lui rendre son autonomie. Je leur explique que pour permettre au dauphin de retrouver sa juste place, il y a trois choses à garder à l'esprit

1.* Supposez que vous ne savez rien
2. Maintenir une observation soutenue
3. Prendre en compte l'évidence

Ce sont des instructions subtiles et très difficiles à suivre, en particulier la première et surtout pour les dresseurs de dauphins. Avant que les dresseurs puissent entrer dans l'arène, ils doivent apprendre à se débarrasser de leur propre comportement. C'est difficile pour eux parce que toute l’expérience qu’ils ont acquis l’a été pour créer des spectacles avec les dauphins, et maintenant c'est pour eux, la « réadaptation du spectacle ». Ils veulent en faire partie, mais, parfois, ils semblent s'attendre à des applaudissements. C'est juste l'inverse de la façon dont nous préparons un dauphin à vivre dans son monde naturel. Nous ne faisons pas de spectacle. Nous organisons un non-spectacle, et moins nous faisons, mieux c'est.

Il n'y a pas de raccourci vers la phase d'observation soutenue. Il ne s’agit pas là de recherche, mais de technique. Il faut manger avec les dauphins, dormir avec eux, être constamment avec eux. Nous appelons cela « le temps des dauphins ». Comment l‘apprendre? Pas simplement en lisant sur le sujet. Vous devez l'expérimenter.

Comme pour toute autre chose, que ce soit la science ou l'art, vous apprenez à le faire quelqu'un d‘expérimenter. Ensuite, vous savez quand vous êtes en phase avec eux. Vous pouvez le sentir. S'ils gagnent dix livres ou en perdent dix livres, vous le savez. Nous devons savoir exactement ce qui se passe avec les dauphins, pas ce que nous pensons qu'il se passe. Pour la plupart des gens, ce n'est pas facile pour la plupart des gens.

Comme un exercice de relaxation, c'est non verbal. Nous nous perdons et ne devons faire qu’un avec le dauphin. Quand je le fais, je vis dans une tente à côté des dauphins et je fais partie du paysage, je sui un arbre parmi les arbres, une feuille flottant sur l'eau ou un héron qui va et vient, tout simplement. Quand je ne réponds pas au « comportement appris » des dauphins, ils finissent par abandonner. Et tout ce que je fais, je le fais sans dire un mot. Bien sùr, je dois faire des rapports, cela et les quelques indications que je donne parfois sont les seules exceptions. Mais vivre avec les dauphins, dans le silence, vous donne un aperçu des dauphins qui, je pense, est nécessaire pour les comprendre et les aider à redevenir ce qu'ils sont. 

Nous pensons déjà savoir déjà qui sont ces dauphins, par exemple, parce que nous leur avons donné des noms, nous savons d'où ils viennent, ce qu'ils mangent et combien ils pèsent. Mais rien de tout cela ne nous dit qui ils sont vraiment. 

Pour les connaître à ce niveau, il faut aller au-delà des mots. Au-delà des descriptions.

Il s’agit d’éliminer tous les mots et toutes les théories trompeuses sur ce que nous faisons. Lorsque nous nous débarrassons de nos réflexions antérieures, que nous rejetons nos théories pour les remplacer par ce que nous savons avec certitude grâce à notre observation prolongée, nous pouvons commencer à voir les dauphins tels qu'ils sont vraiment et mieux évaluer leur capacité de survie dans la nature.

Avant que quoi que ce soit ne puisse être fait, l’ensemble de la « Méthode de Libération » doit être en place. 

Cette méthode comprend trois parties : 

1 - Les bonnes personnes,
2 - Le processus de réadaptation et de libération, 
3 - Le suivi post-libération.


LES BONNES PERSONNES

Le Directeur de la Réhabilitation et de la Libération, une autorité reconnue, connaît les dauphins aussi bien en captivité que dans leur habitat naturel. Il ou elle se doit d’être une autorité parce qu’une grande partie de son travail est de traiter avec les autorités locales et fédérales et le public par l’intermédiaire des médias.

Il ou elle doit également avoir une expérience pratique concernant l'élevage de mammifères marins, les soins, l'alimentation et le transport des dauphins captifs.

Le gestionnaire de projet gère le personnel et les affaires quotidiennes, ce qui comprend la tenue de dossiers et la documentation du projet, ainsi que le processus de gestions pour les autorisations requises. Il doit également identifié un site de libération approprié et organisé l'étude de la population des dauphins résidents à proximité du site.

Les aides et les volontaires participeront activement aux études de population et au suivi des dauphins après leur libération. Ils sont responsables de la collecte adaptée de poissons vivants pour les dauphins.

Le Vétérinaire Responsable, un vétérinaire spécialiste des mammifères marins, devra évaluer la santé et la forme physique des dauphins, être présent pendant le transport et être disponible en cas d'urgence.

RÉHABILITATION & LIBÉRATION

Faut-il obligatoirement ramener les dauphins à l'endroit même où ils ont été capturés ? C'est souvent souhaitable, mais pas toujours nécessaire. 

Par exemple, si un dauphin mâle est capturé à un très jeune âge et retiré de son groupe familial, on ne peut pas s'attendre à ce qu'il rejoigne ce groupe plusieurs années plus tard. Même s'il n'avait pas été capturé, il ne resterait probablement pas avec son groupe d'origine, car les dauphins mâles arrivés à maturité rejoignent normalement un nouveau groupe ou forment leur propre groupe, qui peut, parfois être un groupe de célibataire, avec des groupes de femelles et leur progéniture, ou les deux. mâles et femelles voyageant ensemble. On peut aussi parfois avoir des dauphins singuliers qui choisissent d'être seuls, ou qui ont été bannis de leur groupe.

C’est donc une erreur de penser que nous devons ramener les dauphins à l'endroit même où ils ont été capturés. En fait, si l'eau dans laquelle ils ont été capturés est devenue polluée ou empoisonnée durant leur absence, ou si les poissons qu'ils avaient l’habitude de manger étaient moins abondants, nous ne voudrions pas les y ramener. 

Une recherche documentaire approfondie indique qu'il n'y a pas de documentation scientifique empirique pour étayer l'affirmation selon laquelle les dauphins doivent être renvoyés à l'endroit exact de leur capture.

Les dauphins sont tout à fait capables de s’adapter et peuvent facilement s’habituer à un nouveau lieu de vie s'il est similaire à leur lieu de capture, similaire en termes de marées, de courants, de températures de l'eau, d’approvisionnement alimentaire et de prédateurs potentiels.

Notre équipe s'arrangera pour capturer suffisamment de poissons locaux vivants pour que les dauphins puissent s'entraîner à les attraper et les manger. Des tests de qualité de l'eau de la région auront également été réalisés et seront disponibles.

L’ALIMENTATION

L'une des tâches les plus importantes de la réhabilitation des dauphins captifs est de maintenir un régime alimentaire approprié. 

L'objectif principal est, pour eux, de conserver un poids corporel approprié en ne se nourrissant que du poisson vivant. Il s'agit d'un processus progressif qui peut être envisagé en quatre étapes : 

1. Encouragez les dauphins à manger la tête sous l'eau.
2. Éliminer l'interaction avec celui qui les nourrit en variant les heures et les lieux d'alimentation.
3. Les dauphins ne mangeant que du poisson vivant.
4. Et redevenir des fouineurs opportunistes.

Dans la phase 1, toutes les activités sont effectuées à partir d'une station d'alimentation fixe, les poissons vivants ou morts ne seront donnés que lorsque les dauphins ont la tête sous l'eau. Nous continuons à les nourrir avec des poissons morts, tout en incluant des poissons vivants afin de les familiariser. Les poissons sont lancer au hasard, sur de courtes distances, puis en augmentant progressivement cette distance tout en décourageant les dauphins de se nourrir la tête hors de l'eau.

Lors de la phase 2, nous sevrons progressivement les dauphins de leur régime alimentaire habituel en lançant des poissons morts et vivants dans différents endroits et à des horaires différents. Nous restons alors derrière une bâche pour empêcher les dauphins de nous voir. Nous ne voulons pas qu'ils associent l'alimentation à celui qui les nourrit. Nous lançons toujours des poissons vivants vers le centre de l'enclos pour que les dauphins aient une meilleure chance de les attraper avant qu'il ne s'échappe par la clôture.

Au tout début, il est parfois nécessaire de plonger les poissons dans de l’eau glacée pour les ralentir, ce qui augmente les chances d’une chasse fructueuse pour les dauphins. 

L’alimentation devient alors plus aléatoire et incertaine. Nous jetons désormais des poissons morts et vivants, derrière un cache, à toute heure de la journée, y compris tôt le matin et après la tombée de la nuit. Dans l’eau, nous avons un hydrophone qui nous permet de surveiller l’utilisation du sonar par les dauphins pour trouver des poissons, en particulier des poissons vivants. Nous pouvons comparer les enregistrements audio des prises confirmées durant la journée avec celles de nuit.

Nous augmentons le nombre de séances d'alimentation, tout en diminuant la quantité de poissons par séance. Ces séances d'alimentation sont courtes et rapides, et se font à partir d'endroits variés et à toute heure de la journée, décourageant ainsi les dauphins de chercher celui qui les nourrit.

Dans la phase 3 (nourrir les dauphins uniquement avec du poisson vivant), nous devons d'abord nous assurer que nous pouvons fournir suffisamment de poissons vivants pour les dauphins. Nous avons besoin d'une bonne source d’approvisionnement en poissons indigènes sur le site de libération du dauphin. Nous analysons leur valeur nutritionnelle et, en nous évaluons le régime alimentaire global des dauphins, tout en tenant compte de l'énergie utilisée pour chasser les poissons vivants.

Tout en continuant à nourrir les dauphins à divers moments de la journée et à différents endroits, nous augmentons alors la proportion de poissons vivants. Lorsque les dauphins mangent principalement des poissons vivants, nous introduisons ces derniers par groupes de 10 ou 15 individus. La création de ces bancs de poissons ajoute du réalisme et oblige les dauphins à sélectionner la proie qu’ils chasseront.

Enfin, vient la phase 4. Durant cette phase, nous supprimons l'élément humain de l'alimentation et encourageons les dauphins à se nourrir seuls. Nous introduisons constamment des poissons vivants dans l'enclos et suivons le taux de consommation des dauphins, en remplaçant finalement les poissons morts par des poissons indigènes vivants tels que le mulet dans leur alimentation. Lorsque les dauphins sont prêts à sortir de l'enclos, ils le montrent très clairement à ceux qui peut lire leur langage corporel.

LE SUIVI APRÈS LA LIBÉRATION

Afin de faciliter leur identification visuelles, les dauphins auront subit un cryomarquage (marquage à froid) durant la phase de réadaptation, les dispositifs de suivi par radio-émetteur étant jugés invasifs et être à l’origine d'infections futures. Les appareils de radio-télémétrie ne se sont pas avérés fiables par le passé.


Lorsque vous relâchez un dauphin, tout doit être aussi naturel que possible. Tout au long de ce processus, nous mettons en place une équipe de suivi composée de personnes évoluant sur l'eau, de pêcheurs et de navigants par bateaux. Nous leur parlons en personne. 

Nous leur disons ce que nous faisons à chaque étape, en particulier sur le cryomarquage fait sur la nageoire dorsale. Les pêcheurs et les navigants ne font pas partie de l’univers de l’industrie de la captivité des cétacés, ce sont des gens de la mer. Si vous expliquer aux pêcheurs ce qui se passe, ils seront de la partie. Ce n'est pas comme s'ils rejoignaient quelque chose. Ils en sont déjà partie prenante. Ils connaissent les dauphins qu'ils voient tous les jours comme ils connaissent leurs propres enfants. 

Plus tard, quand nous relâchons enfin le dauphin captif, quand ils l’observent en train de nager, ils nous le signalent et nous l'enregistrons, nous enregistrons qui a repéré le dauphin, où et quand, dans quelle direction il allait et avec qui ou combien de compagnons. Nous nous intéressons tout particulièrement à tout comportement qui serait inhabituel.

Si le dauphin mendie de la nourriture, par exemple, cela ne signifie pas que c’est un échec. Cela signifie que nous devons éloigner les gens. Lorsque le dauphin est libéré pour la première fois, c'est un moment particulièrement crucial. Il traverse une période d'adaptation. Il pourrait même manquer un repas. Jusqu'à présent, nous l'avons nourri régulièrement, tout ce qu'il le voulait. Il est gras et impertinent. Maintenant, il doit se nourrir seul. C'est le principal ajustement pour le dauphin. Et nous devons nous écarter de son chemin et le laisser pour que cela arrive.

Laisser ce moment crucial se produire, c'est tout l'intérêt de la réhabilitation et de la libération. Au début, nous recevons tous les jours des informations sur ses allées et venues. Parfois plusieurs fois par jour. Nous avons une carte sur laquelle nous traçons tous ses déplacements. Sur la carte, un jour il est ici, là un autre jour. Des graphiques représentent ses trajets. Cela signifie que le dauphin développe sa propre vie. Et après un certain temps - si nous le laissons tranquille - il établira un nouveau domaine vital pour une vie naturelle, libre à nouveau.

* Supposer que l’on ne sait rien signifie simplement qu'il ne faut pas supposer que le dauphin candidat peut ou ne peut pas être relâché avec succès dans la nature. En d'autres termes, il faut garder l'esprit ouvert

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Dolphin Project 



Little Grey et Little White retrouvent l’océan après 1 décennie de captivité !

10 août 2020 - Par  Mail Foreign Service 

Nées dans la nature, Little White et Little Grey avait été capturées à l’âge de deux ans. Elles ont tout d'abord été détenues dans un centre de recherche en Russie. Elles ont ensuite été vendues au parc de Changfeng Ocean World à Shanghai (Chine), où elles étaient les stars d’un spectacle aquatique.

Elles n’avaient plus vu la lumière du jour, ni nagé en plein océan depuis leur capture.

Après avoir traversé le globe dans des caissons étanches par voie aérienne, terrestre et maritime, les deux femelles de 12 ans, ont été installées dans le sanctuaire pour bélugas de la baie de Klettsvik (32.000 m2 et 10 m de profondeur), au large de la côte Sud de l'Islande.

Little Grey et Little White se préparaient depuis plus d'un an à la dernière étape de leur transfert dans le premier sanctuaire en eau libre au monde pour les bélugas. Le déplacement a été effectué vendredi dernier avec succès.

C'est la première fois que les deux bélugas retrouvaient la mer depuis 2011.

Pour se préparer à leur nouvel espace de vie, les 2 cétacés ont été entraînées à retenir leur respiration plus longtemps, mais aussi à gonfler leur musculature pour faire face aux marées et aux courants et à prendre un peu de graisse pour affronter les froides températures islandaises.

Dans un premier temps, Little White et Little Grey ont été placées dans un bassin de soins de la baie de Klettsvik. Elles auront besoin d'une courte période de temps afin qu’elles puissent s’acclimater à leur nouvel environnement naturel et aux éléments extérieurs avant leur libération dans le sanctuaire.

D’ici quelques semaines, elles retrouveront le sanctuaire, plus vaste, de la baie de Klettsvik.

L'équipe d'experts et les vétérinaires qui ont accompagné Little White et Little Grey tout au long du transfert ont déclaré qu’elles étaient en bonne santé et se nourrissaient bien après le court trajet du retour vers l’océan depuis leur bassin de soins à terre.

Andy Bool, directeur du SEA LIFE Trust, a déclaré : 

« Nous sommes absolument ravis de pouvoir annoncer que Little Grey et Little White sont en sécurité dans leurs bassins de soins du sanctuaire marin et qu'elles sont à deux doigts d'être relâchées dans leur habitat naturel.

Après une planification et des répétitions approfondies, la première étape de leur retour à l'océan s'est déroulée aussi facilement que nous l'avions espéré et prévu. Nous surveillons attentivement les 2 bélugas avec notre équipe d'experts et nos vétérinaires et nous espérons pouvoir annoncer leur libération définitive très bientôt ».

Rob Lott, responsable de la campagne de fin de captivité du WDC, a déclaré : 

« Little Grey et Little White ont été capturées dans la nature lorsqu'elles étaient très jeunes, alors vendredi a été un grand jour pour elles (et pour nous tous) car elles ont pu faire l'expérience de l'océan pour la première fois de leur vie d'adulte. Ces bélugas robustes, en bonne santé et énergiques peuvent maintenant envisager un avenir meilleur, car ce projet révolutionnaire entre enfin dans la dernière ligne droite ».

Little Grey et Little White vont maintenant être surveillées 24 heures sur 24 afin de s’assurer que tout se passe bien pour elles.

Ce sanctuaire unique poursuit un double but : à la fois réintégrer des animaux dans leur environnement naturel, mais aussi sensibiliser les touristes à leur bien-être et à leurs conditions de vie.

« Bien que Little White et Little Grey soient au cœur de nos préoccupations actuelles et de notre souci de leur fournir une vie naturelle alternative », déclarait Andy  Bool en février dernier, « un autre objectif est de démontrer que cela peut être fait et de montrer les changements positifs que la vie dans un sanctuaire apporte à ces bélugas ».

Mr Bool appelle Little White et Little Grey les « ambassadeurs » délégués par les 300 autres bélugas en captivité à travers le monde, » et plus largement que cela, les 3000 cétacés.  »



Traduction : C'est assez ! 

Source : Mail Online

Crédit photos : PA Images

Taiji - Quotas pour la saison de chasse aux dauphins 2020-2021

7 août 2020

Chaque année, du 1er septembre à fin février, des familles de cétacés, qui ont le malheur de migrer au large des côtes de Taiji, sont regroupées par des bateaux de pêche puis rabattus vers la baie.

Des dizaines de dauphins, les plus beaux spécimens, y sont capturés pour être vendus aux parcs marins, tandis que des centaines d'autres seront sauvagement massacrés pour leur chair.

Les prises autorisées pour cette saison restent inchangées par rapport à la saison dernière. Au total, 1749 dauphins de 9 espèces différentes pourront être rabattus dans la tristement célèbre baie de Taiji.

Le massacre des dauphins continue au nom d'une pseudo « tradition ».

Mais la réalité est toute autre. 

Si ces massacres continuent, c’est principalement par l'appât du gain. 

Les massacres de Taiji sont financés par le commerce des dauphins vivants condamnés à une vie de captivité, et si ces chasses perdurent, c’est pour répondre à la demande des delphinariums du monde entier. Sur le marché international, un jeune dauphin peut se vendre 150 000 $ (env. 130 000 €) chacun.

Quota 2020-2021 :

  • 450 dauphins bleus et blancs
  • 298 grands dauphins (Tursiops)
  • 280 dauphins tachetés pantropicaux
  • 251 dauphins de Risso
  • 200 dauphins d’Electre
  • 101 globicéphales
  • 100 dauphins a` flancs blancs du Pacifique
  • 49 pseudorques
  • 20 dauphins à bec étroit

« Lorsqu’une tradition est injuste, nous avons la responsabilité de la remettre en question et, lorsque nous ne pouvons la justifier, nous devons la contester et nous y opposer »


Dernier article en date

Wanda, la première orque détenue en captivité