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Australie - Sea World Goald Coast - L’ourse polaire Liya est morte.

30 décembre 2019 

Liya était âgée de 19 ans, elle est décédée soudainement dans la nuit de samedi 28/12 à dimanche 29/12.


Le parc se dit « profondément attristé » par la mort d'un de ses ours polaires au cours du week-end.

Liya est née en décembre 2000 au zoo de Leningrad, en Russie. Elle a été transférée à Sea World en 2001 dans le cadre d'un programme international d'élevage.

La cause du décès n'est pas encore connue, mais Wayne Philips, directeur des sciences marines du parc, a déclaré que le décès de Liya était inattendu.

« C'était une ourse extraordinaire et une merveilleuse ambassadrice pour son espèce et pour le changement climatique », a-t-il rajouté.

Liya était la première ourse polaire à donner naissance en Australie

En 2013, Liya avait déjà donné naissance à deux oursons, avant d’en délaisser un seulement après 12 heures sa naissance. L’ourson n’a pas survécu.



Le 26 avril 2017, Liya donna naissance à 2 autres oursons. L’un des 2 oursons est également décédé quelques jours plus tard, le 6 mai 2017.


Wayne Phillips, directeur des sciences marines du parc a déclaré que Liya a vécu une « vie longue et enrichie » à Sea World et que son héritage aux efforts continus de conservation et d'éducation au sujet des ours polaires se poursuivra à travers ses oursons, Mishka et Henry. Henry a été transféré au Canada dans le cadre du programme d’élevage. Mishka est toujours détenu au Sea World Gold Coast avec 2 autres ours polaires, Hudson et Nelson.


Dans la nature, l’espérance de vie d’un ours polaire est d’environ 35 ans. Le plus vieil ours polaire libre connu dans l'Arctique a vécu jusqu'à 32 ans.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Nigel Hallett / ©Australian Associated Press

Russie - Les bélugas relâchés en Extrême-Orient russe s'adaptent avec succès

17 décembre 2019

Les observations de bélugas sont assez fréquentes, et ils sont toujours vus en groupe. 

Les militants ont confirmé que les bélugas libérés de la « prison des baleines » s'adaptaient avec succès à leur habitat naturel.


La coalition d’ONG « Freedom to beluga whales and orcas » a déclaré sur sa page officielle du réseau social russe VKontakte, que suite à des entretiens avec des habitants de la région, les bélugas avaient été vus chassant et se déplaçant en groupe.

« Les 13 et 14 décembre, nos représentants ont surveillé la zone où les mammifères avaient été relâchés. Ils n'ont pas pu les voir, mais ils ont parlé avec les agents de sécurité de plusieurs installations côtières. Les observations concernant les bélugas sont assez fréquentes, ils sont vus en groupes d’au moins 2 individus mais le plus souvent, ils sont en groupes plus importants d'environ 6 à 12 individus. Les plus jeunes bélugas de couleur grise, sont observés aux côtés des adultes de couleur blanche. Jusqu'à présent, aucun béluga mort n'a été repéré », ont déclaré les militants dans un communiqué.

Selon les témoignages, les bélugas se déplacent dans différentes baies de la région, où ils passent deux ou trois jours avant de repartir.

Rappel des faits : 
  • 90 bélugas et 11 orques avaient été capturés pour être vendus aux parcs marins chinois. Ils étaient détenus dans des conditions abominables dans des enclos de la baie de Sredniaïa, dans la région de Primorsky, depuis l'été 2018. 3 bélugas et 1 orque sont morts à cause de ces conditions de détention.

  • Les enquêteurs ont constaté des infractions lors de la capture des baleines, et une affaire pénale a été ouverte pour saisie illégale de bioressources.

  • Les sociétés responsables de ces captures ont été condamnées par le gouvernement russe à payer de lourdes amendes pour violation des lois de la pêche qui interdisent la vente de cétacés à des pays étrangers.
  • En juin 2019, le transport des mammifères marins vers le nord de la région de Khabarovsk a débuté en vue de leur libération.
  • Le premier groupe, composé de 2 orques et 6 bélugas, a été relâché le 27 juin.
  • 3 orques ont été libérées le 16 juillet et 3 autres le 6 août.
  • Les 2 dernières orques encore détenues, ainsi que 6 bélugas, ont été relâchés le 27 août 2019.
  • Entre le 8 et le 10 novembre dernier, les 50 derniers bélugas ont été libérés dans la réserve naturelle de Tazovski (région de Primorsky) en raison des tempêtes saisonnières qui balayent cette région, et non en mer d'Okhotsk comme cela avait été prévu initialement.


Traduction : C’est assez !


Crédit photos : ©Yuri Smityuk/TASS / ©Vniro / ©Free Russian Whales / ©Greenpeace Russie / ©Yuri Smityuk






Formidable sauvetage d’une orque prise au piège par une ligne à écrevisse depuis plusieurs jours en Nouvelle-Zélande.

27 décembre 2019

Une orque blessée et empêtrée durant depuis le 23 décembre dans une ligne d'écrevisse, a finalement été libérée.

Une porte-parole du DOC (Department of Conservation - Ministère de la Conservation néo-zélandais) a déclaré que la libération de l'orque avait fait suite à « un incroyable travail d'équipe de la part de toutes les personnes impliquées ».


Deux bateaux du DOC et un bateau de recherche étaient sur les lieux avec l’orque depuis vendredi 10 h, tandis que les gardes-côtes gardaient les bateaux de plaisance à une distance de sécurité.

« Une ligne s'était enroulée autour de la nageoire pectorale droite de l'orque », a expliqué le Dr. Visser.

Cette ligne de nylon, appelée ligne de ramassage, est attachée au casier à écrevisses et à une bouée, elle est aussi grosse qu’un index.

Jeudi, Ingrid Visser expliquait que l’orque risquait de mourir de cette blessure, celle-ci pouvant causer une septicémie ou provoquer une perte de sang si elle ne pouvait être libérée. Au mieux, il pourrait survivre mais perdre sa nageoire pectorale, avait-elle déclaré.

Les espoirs de libérer cette orque s’amenuisaient de jour en jour depuis que les équipes de secours l’avaient vu à Peach Cove vers 19h30, la veille de Noël. Elle n’a pu être localisée de nouveau que le 25 décembre.


Les équipes de sauvetage étaient à sa recherche autour de Browns et de l'île de Waiheke dès 6h le vendredi matin. Et après plusieurs tentatives de libération de l'orque qui ont échoué cette semaine, Ingrid Visser a déclaré que l’équipe avait réussi à sécuriser le cétacé en utilisant un système appelé « kegging » et à le libérer.

Le Kegging consiste en gros, a accroché la ligne qui est enroulée autour de l‘orque, puis elle est attachée des bouées gonflables à la nouvelle ligne de kegging mise en place, ce qui signifie qu'elle aide aussi à garder l’animal près de la surface.

« Nous avons des crochets spéciaux qui nous permettent de nous approcher très près de la chair, ils sont très doux, avec des bords arrondis à l'extérieur et à l'intérieur du crochet, ils sont très pointus pour que nous puissions les passer sous la ligne, cela signifie que nous ne coupons pas sa chair. »


La mission de sauvetage a été menée à partir d'embarcations gonflables, car il serait trop dangereux pour l'épaulard d'avoir des gens dans l'eau autour lui, cela pourrait faire plonger l’orque plus profondément et l’animal risquerait la noyade.

Plusieurs équipes ont participé à ce sauvetage aux côtés d’Ingrid Visser (fondatrice d’Orca Research Trust), une équipe du DOC, les gardes forestiers, les garde-côtes et la police.

« Nous avons regardé l'orque s'en aller, elle nageait bien en prenant plusieurs respirations après avoir été libérée. Elle reste dans la région, elle est très fatiguée suite à cette épreuve. Les autres orques se trouvaient plus loin, mais elles n’avaient de cesse de l’appeler et de lui parler tout le temps. », a déclaré Cat Peters du DOC.

« Après cinq jours de travail acharné et un véritable effort d'équipe, c'est un résultat fantastique. »

Traduction : C’est assez !

Crédit photos : ©Ingrid Visser/Orca Research Trust

Sources :
Stuff 

Bien être animal , à quand les fameuses annonces ???

26 décembre 2019

Nous sommes toujours dans l'attente des fameuses mesures "fortes" promises par le ministère de l'écologie...


Ces mesures devaient être annoncées au début de l'été,puis au début de l'automne,puis avant la fin de l'année.

Nous les attendons toujours avec impatience et espoir.

5 ans déjà que C'est assez! a rencontré les députées Laurence Abeille et Geneviève Gaillard ,toutes deux à l'origine des amendements déposés et du moratoire mis en place par Ségolène Royal...


5 ans de rencontres avec les 4 ministres successifs de l'environnement.


5 ans de participation aux différents groupes de travail...


Tout ça pour quoi? Rien pour l'instant...
Pire que rien...


Il semble au contraire que le gouvernement ne prenne des mesures qu'en faveur des chasseurs, des tueurs d'abeilles et de la biodiversité, des élevages intensifs , des bétonneurs et de ceux qui déforestent pour l'huile de palme...
Madame Borne, aux côtés de plus de 94000 de nos concitoyens qui ont déjà signé notre pétition depuis juillet, nous vous demandons de tenir vos promesses et celles de vos prédécesseurs.
Nous vous le demandons fermement !

Nous vous demandons d'interdire la reproduction des cétacés captifs afin de rompre ce cercle infernal de cette souffrance indigne d'un pays civilisé !

Les différentes rencontres avec vos services ont suscité beaucoup d'espoir jusqu'alors déçus.

Assez de promesses, nous voulons des actes.

Pour Rappel la condition des cétacés captifs dépend toujours d'un arrêté mis en place en 1981 !!!

Christine Grandjean - Présidente de C'est assez ! 

URGENCE MARINELAND

7 décembre 2019

Selon la biologiste Ingrid Visser, il semblerait que Marineland ait l'intention de transférer ses orques dans un parc aquatique chinois en janvier 2020. Marineland a tout de suite démenti cette information.

Néanmoins, et pour ne prendre aucun risque, nous partageons la pétition de One Voice et nous vous invitons à la signer.


Dans l'immédiat, nous ne sommes en mesure de confirmer ni l'une, ni l'autre de ces informations. Cependant nous restons vigilants, car nous ne saurions accepter que ces orques soient sacrifiées et soient envoyées dans des mouroirs chinois.

Rappelons que depuis 5 ans, C'est assez se bat contre la reproduction des cétacés (orques et dauphins), et contre leur détention. Nous attendons toujours les "mesures fortes" concernant le bien-être animal promises par Mme Elisabeth Borne suite au groupe de travail auquel nous avons participé, annonce qui devait être présentée à l'automne.

Lettre d'Ingrid Visser à Emmanuel Macron 

Article de Nice matin (avec démenti de Marineland) : Une association de défense des animaux assure que les orques de Marineland vont être transférées en Chine

Lettre ouverte au Marineland d'Antibes

Le 17 décembre 2019 



Monsieur le Directeur, 

Suite aux informations qui ont circulé concernant le possible transfert de vos orques vers la Chine suivies de votre démenti, nous vous demandons de bien vouloir vous engager publiquement à ce qu'aucune des orques détenues par le Marineland ne soit jamais envoyée en Chine. 

Pour une grande majorité de l'opinion publique, pour les soigneurs qui aiment leurs orques, il ne nous paraît pas envisageable que des animaux si sensibles et si intelligents soient ainsi abandonnés à la Chine. 

Nous ne pouvons qu'espérer que la solution d'un sanctuaire puisse rapidement voir le jour, peut-être avec votre collaboration...cela serait tout à votre honneur et ne serait que justice pour ces orques qui ont tant contribué à la notoriété de votre parc.

En cette période de Noël où tout espoir est permis, nous espérons un engagement en faveur de vos animaux.

Dans cette attente, nous vous prions ,Monsieur le Directeur, d'agréer l'expression de nos sentiments respectueux. 


Christine Grandjean
Présidente de l'association C'est Assez !

Communiqué de C'est assez - 7 décembre 2019 : URGENCE MARINELAND

Sauvez Willy, bientôt une réalité !

Par Victoria Walton - 8 décembre 2019

Un sanctuaire pour les orques devrait voir le jour en Nouvelle-Écosse (Canada)

Les résidents de deux villes côtières de la Nouvelle-Écosse sont en pourparlers avec le Whale Sanctuary Project depuis un an.


Le Whale Sanctuary Project est déterminé à construire un sanctuaire au large des côtes de la Nouvelle-Écosse pour les orques qui sont actuellement détenues dans des parcs marins.

« Après de nombreuses recherches et un certain nombre de réunions en ville le long des côtes de la Nouvelle-Écosse, il y a deux sites que nous avons décidé d’examiner de plus près. » déclare Lori Marino, neuroscientifique et présidente du Whale Sanctuary Project.

Les emplacements sont situés à Port Hilford à Sherbrooke et juste à l'extérieur de Sheet Harbour. Lori Marino dit que l'organisation est presque prête à choisir l'emplacement qui convient le mieux pour un sanctuaire de 40 hectares.


« Nous retournerons la semaine prochaine pour rencontrer de nouveau ces collectivités afin de recueillir un peu plus d'informations avant de décider d'aller de l'avant avec l'une d'entre elles et d’obtenir les permis qui vont avec », explique-t-elle.

Chacune des zones étudiées couvre une superficie d'environ 40 hectares et une profondeur moyenne de 15 mètres.

« Cela représenterait 300 fois la taille du plus grand bassin de n'importe quel parc marin du monde », a déclaré Lori Marino dans l'émission « The Todd Veinotte Show » sur NEWS 95.7.

Le sanctuaire serait entouré par un filet pour empêcher les orques de s'échapper en pleine mer.

« Elles seraient prises en charge par des vétérinaires, nourries et pourraient passer leurs journées comme elles le désireraient pour la première fois de leur vie », ajoute-t-elle.

Le neuroscientifique affirme qu'il y a plus de 200 baleines (orques et bélugas) en captivité à travers le monde, dont une cinquantaine détenue au Canada, au MarineLand Ontario.

Une fois que le sanctuaire sera opérationnel, il pourra abriter six ou huit baleines, ce qui leur donnera beaucoup d'espace pour nager librement.

« Nous espérons poursuivre les discussions avec MarineLand pour pouvoir peut-être s’associer et transférer dans le sanctuaire certains de leurs bélugas qui sont détenus dans 2 de leurs bassins surpeuplés », dit-elle.


Au total, le projet nécessitera un investissement d’environ 20 millions de dollars pour être mis sur pied et pour fonctionner. Il faudra de 1 à 2 millions de dollars supplémentaires en frais d'exploitation chaque année.

« Le Whale Sanctuary Project paiera tout cela grâce à des dotations, à des dons philanthropiques et nous avons déjà un certain nombre de donateurs très influents qui soutiennent le projet », déclare Lori Marino.

Le sanctuaire serait également un endroit où les Néo-écossais et les visiteurs pourraient en apprendre davantage sur la vie marine.

« Au lieu de les voir sauter dans les cerceaux dans les bassins des parcs d'attractions, les enfants, les gens de tous âges pourraient les observer d'une manière beaucoup plus naturelle », explique-t-elle.


Il y aurait des programmes éducatifs, des possibilités d’apprentissage pour les étudiants en médecine vétérinaire et un centre d’interprétation. Lori Marino explique qu’il y aura peut-être même des caméras qui seront installées pour que les gens puissent voir les baleines à une distance de sécurité.

« Il s'agit en fait d'une éducation sur la nature à partir de la nature, plutôt qu'à partir d'un cadre artificiel », dit-elle.

Le Whale Sanctuary Project doit encore à finaliser les détails, comme la façon de composer avec la glace qui se forme au-dessus de l'Atlantique Nord en hiver.

« Le genre de glace qui se forme dans la zone de Sheet Harbour n'est pas le genre de glace qui empêcherait les animaux de respirer. Et nous aurions des méthodes pour briser la glace si jamais cela se produisait », poursuit Lori Marino. 

Traduction : C’est assez ! 


Crédit photos : 
Photo 1 - Kiska - ©Ontario Captive Animal Watch 
Photo 2 Dessin conceptuel du sanctuaire marin - ©The Whale Sanctuary Project
Photo 3 - Belugas (MarineLand Ontario) - ©Tammy Landry

Toute première correspondance d’identification d’orques entre l’Islande de l’Ouest et Gênes en Italie.

Par Orca Guardians Iceland 

« Nos dernières nouvelles sont absolument excitantes !!! » 

Nous avons pu identifier les orques aperçues récemment dans le port de Gênes en Italie : il s’agit de SN113 - « Riptide », SN114 (la femelle ayant perdu son petit) et SN116 - «  Aquamarin », l’orque SN115 Dropi étant également un candidat très probable (identification en cours de confirmation).


Il s’agit de la TOUTE PREMIÈRE identification d’orques migrant entre l’Islande et l’Italie dans l’histoire de l’étude de ces cétacés et, très vraisemblablement, le plus long parcours de migration (plus de 5200 km) jamais enregistré dans le monde à ce jour.

Sur la base des photos d’identification de très bonne qualité envoyées par Artescienza/Maurizio Würtz, Biagio Violi, Giulia Calogero, Samuele Würtz, et grâce à Duncan Versteegh et à l’initiative très perspicace de Manon Themelin, Marie-Therese Mrusczok, fondatrice d’Orca Guardians, a été en mesure d’identifier 3 individus. 

Pour ce faire, nous nous sommes basés sur notre catalogue et notre base de données d’identification, regroupant les informations compilées au cours des 6 dernières années durant les circuits de Láki Tours dans l’ouest de l’Islande, le long de la péninsule de Snaefellsnes. 


Les photos comparatives ci-dessous vous permettront de distinguer les principaux détails nous ayant permis cette identification. 

Nous avons su déceler la correspondance des nageoires dorsales (vues de gauche et de droite) ainsi que des taches au niveau des yeux. Nous remercions également Andrew Scullion de Orca Survey Scotland et Whalewatch Genova pour leurs informations très précieuses.

Que savons-nous sur ce groupe d’orques de l’Islande de l’ouest ?

Nous avons commencé notre travail d’identification en janvier 2014 et les avons repérées pour la première fois le 2 juin de la même année. 

Un an plus tard, en 2015, leurs apparitions sont devenues assez régulières pendant l’été, avec 6 observations confirmées au mois de juin. 

Elles ont ensuite été à nouveau vues en juin 2016, avec les quatre membres présents (SN113, SN114, SN115, SN116) comme cela avait été le cas les deux années précédentes.


En juin et juillet 2017, les quatre membres ont de nouveau été aperçus, cette fois accompagnés d’un petit, nageant aux côtés de SN114 lors des trois observations de cette année. 


En Islande de l’ouest, nous savons déjà que la constitution des groupes reste stable au fil des années et les mêmes groupes sont aperçus dans pratiquement la même zone à la même période de l’année. 

De nombreux groupes semblent suivre un parcours de migration défini et concernant en particulier les orques que nous voyons autour de la péninsule de Snaefellsnes durant l’été, celles-ci sont souvent inconnues/rarement aperçues dans les autres parties de l’Islande et migrent peut-être ailleurs durant l’hiver.


Le 7 juillet 2017 est la date à laquelle nous avons vu SN113 et ses compagnons pour la dernière fois. 

Deux ans et demi plus tard, elles réapparaissent à Gênes en Italie et c’est grâce au dévouement des observateurs des cétacés et à la communauté des chercheurs que nous avons pu faire correspondre ces identifications.

Nous souhaitons tout particulièrement remercier Gísli Ólafsson et Láki Tours pour leur soutien précieux au fil des années, qui nous a permis d’effectuer ce travail d’identification crucial et de faire autant de découvertes sur une période aussi courte. 

Grâce à leurs circuits d’observation des cétacés, nous pouvons aller en mer presque quotidiennement tout au long de l’année pour collecter images et données et tout cela serait impossible sans eux.

Voici donc le genre de résultats que permettent la photo-identification et la recherche non-invasive.

COMPLÉMENT D'INFORMATION SN115 - « Dropi » (17/12/2019) : 


Nous en avons enfin la confirmation, l'orque SN115 « Dropi » a bien été identifiée à la fois en Islande et en Italie. 

Cette identification a été rendue assez difficile par l'apparition de nouvelles marques sur le dos de l'individu, mais nous avons été en mesure d'identifier ce dernier sur la base des photos de ses profils droite et gauche et des taches au niveau de ses yeux. 

L'état de santé de ces individus soulève certaines inquiétudes.

D'après les photos que nous avons reçues, l'orque la plus émaciée semblant être SN115. 

Une réunion des autorités du port de Gênes devait se tenir aujourd'hui pour discuter de la situation et des suites à donner.

Traduction : Sandrine Pantel pour C’est assez ! 


Crédit photos : 
Photos 1 et 2 : ©Alessandro Grasso
Photos 3, 4 et 5 : ©Orca Guardians Iceland, ©Artescienza/Maurizio Würtz, ©Biagio Violi, ©Giulia Calogero, ©Samuele Würtz
Photo 6 : ©Orca Guardians Iceland, ©M. Colombo/Tetrys Research

Orques dans le port de Gênes, de la joie à la tristesse

5 décembre 2019

Triste nouvelle - Le bébé orque est mort, décès confirmé par les biologistes du Téthys Research Insititute dans un communiqué


« Le petit orque observé dans le port de Gênes est mort, comme malheureusement nous nous y attendions. Cependant, la mère est toujours avec lui.

L'observation exceptionnelle de ce groupe d’orques dans le port de Gênes a suscité l'enthousiasme et l'émotion dans toute l'Italie, mais le comportement de ces magnifiques mammifères marins, qui sont encore dans la région, commence à soulever de sérieux doutes et des inquiétudes chez les experts. »


Autre triste nouvelle, ce ne sont pas 4, mais 5 orques qui étaient présentes dans le port de Gênes. Et selon le pêcheur qui a témoigné de la présence des orques le 1er décembre, il y avait 2 très jeunes orques au sein de ce groupe. Malheureusement, on ne sait ce qu'est devenu le second.

Hier, les biologistes étaient très inquiets pour la santé du petit encore présent dans le groupe. Selon eux, il serait âgé d’à peine 6 mois.

D'après leurs observations, le bébé semblait être déjà en mauvaise santé, peut-être était-il même en train de vivre ses dernières heures. En étudiant les photos prises, on voit la mère soutenir le bébé avec son rostre, le maintenant à la surface de l’eau. Un comportement souvent observé chez les dauphins ou chez les orques en deuil.


On se souviendra notamment de Tahlequah, orque de la population des résidentes du Sud, qui lorsqu'elle a perdu son bébé, l'a porté durant 17 jours, dévastée par le chagrin, et refusant d’abandonner le corps de son enfant.

« Nous allons maintenant essayer de comprendre d'où viennent ces orques. Si ce sont les mêmes qu'à Gibraltar, où il y a une petite population, ou si ce sont des spécimens de l'océan Atlantique, nous pourrons alors mieux comprendre.

Ceux de Gibraltar, une quarantaine d'individus, mangent du thon rouge, mais ici, dans notre pays, il est victime de la surpêche. La recherche de nourriture peut être une bonne raison pour expliquer la présence des épaulards, mais nous ne pouvons pas le dire avec certitude.

Il y a eu deux observations en Espagne et ce sont certainement les mêmes orques qui sont présentes à Gênes ; Elles ont été également vues à Carthagène et à Formentera, puis elles ont continué vers la Ligurie. Nous essayons de comprendre ce qui se passe à partir du décryptage des photos.

Une chose importante que je tiens à souligner c’est que les gens n'ont plus besoin de se précipiter avec les bateaux pour aller les voir. Il y a des experts et la Garde côtière qui les surveillent, ils sont déjà en crise et il faut absolument éviter de les perturber. », Maddalena Jahoda, biologiste marine au Téthys Research Insititute


Les chercheurs ont observé d'autres comportements qui soulignent le stress de ce groupe d’orques, comme les claquements de caudales contre la surface de l’eau.


Pour protéger le groupe de cétacés des curieux, et leur épargner du stress supplémentaire, Sergio Costa, ministre de l'Environnement, de la Protection du territoire et de la Mer a publié une ordonnance pour que la zone soit interdite à tous les bateaux. 

En outre, le dispositif de contrôle a été renforcé avec des navires de patrouille.

« La protection de la mer et de sa biodiversité doit être la priorité de la politique, une politique qui vise à protéger le bien commun. Ces Orques doivent être le symbole de la protection de nos mers, et avec la "Déclaration de Naples" qui sera transposée par la Cop21 ces prochaines heures, cette  direction sera encore plus forte. » - Sergio Costa

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 

Crédit photos : 
Photo 1 : ©Rossella Bozzano
Photos 2 et 4 :©Alessandro Grasso
Photo 3 : ©Arte Scienza (Capture d'écran)


Un espoir pour les vaquitas, les petits marsouins continuent de se reproduire !

Par Deborah Sullivan Brennan / The San Diego Union-Tribune  
22 novembre 2019

Des scientifiques ont observé des marsouins vaquita avec des bébés

Le mois dernier, des scientifiques se sont rendus dans le golfe de Californie à la recherche du marsouin vaquita, un petit mammifère marin dont ils craignaient qu'ils ne soient déjà éteints.


Au lieu de cela, ils ont repéré un certain nombre d'animaux, y compris des mères avec leurs petits, faisant naître un nouvel espoir pour cette espèce en danger critique d'extinction.

« Quand nous retournerons là-bas, nous ne savons pas si nous reverrons des Vaquitas », a déclaré Robert Pitman, un biologiste marin récemment retraité de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). « A chaque fois, ils sont moins nombreux. Nous avons été très soulagés de les voir. Nous avons effectué plusieurs observations en trois jours. Nous n’avons vu que 6 animaux, ce qui nous donne peu d'espoir. »


Néanmoins, ils ont déclaré que cette expédition était également porteuse de nouvelles décourageantes, car ils ont pu voir des dizaines de navires de pêche illégale dans des zones réservées aux vaquitas.

« Un jour, nous y avons vu plus de 80 pêcheurs », a déclaré Lorenzo Rojas-Bracho, chef du Groupe de recherche sur les mammifères marins de la Commission nationale mexicaine des aires naturelles protégées.

Le vaquita est le plus petit cétacé du monde et le mammifère marin le plus menacé. Il vit dans les eaux peu profondes du nord du golfe de Californie, au Mexique.

Leur population a chuté car le petit marsouin est victime des filets dérivants utilisés par les pêcheurs illégaux pour pêcher le totoaba, une autre espèce endémique de la région, également en danger d’extinction. Les vaquitas s’empêtrent dans ces filets maillants illégaux et se noient.


La vessie natatoire du totoaba est très prisée en Chine. Une fois séchée, elle est vendue sur le marché noir où elle se monnaye à prix d’or. Chaque vessie de totoaba se vend jusqu’à 20 000 dollars.


Toute perte de vaquita est un coup dur pour le rétablissement de l'espèce.

D’après un rapport du Comité international pour la sauvegarde du vaquita publié en avril 2019, il ne resterait qu’une dizaine d’individus encore en vie.

Bien que les lois mexicaines sur l'environnement interdisent la pêche dans le refuge des vaquitas, zone protégée par le gouvernement fédéral, selon les chercheurs, elles ne sont pas appliquées.

« Il y a des lois en vigueur, mais il n'y a pas de protection sérieuse », a déclaré M. Pitman.

« Ces derniers temps, en raison de l'augmentation de la pêche illégale, nous nous trouvons à un carrefour difficile, a-t-il dit. « Des pêcheurs illégaux sabotent notre programme de surveillance. Ce qu'ils font, c'est qu'ils vandalisent et volent notre équipement parce que nous avons des lignes et des cordes et ils s'en servent pour pêcher. »

Sans équipement de surveillance acoustique, les chercheurs ont du faire des observations visuelles pour étudier le vaquita cette année. Ils ont pu identifier 6 marsouins différents divisés en deux groupes, mais également 3 mamans avec chacune leurs bébés.

« La bonne nouvelle, c'est qu'ils se reproduisent. Et nous avons ceux qui ont survécu toutes ces années et il est important de les protéger car la survie du vaquita dépend de ces individus. »


Autre bonne nouvelle pour l’espèce, les scientifiques supposaient que les femelles vaquitas ne vêlaient que tous les 2 ans.

En 2017 et 2018, cependant, ils ont vu la même femelle avec deux bébés différents, ce qui suggère que le vaquita peut se reproduire tous les ans. Ils ont également remarqué qu’une femelle qui a donné naissance 2 années de suite, et qui perd un petit, peut entrer en gestation l’année suivante.

Le vaquita est un dommage collatéral du commerce de la pêche illicite, mais les humains pourraient éventuellement en payer le prix aussi, a déclarés M. Rojas-Bracho.

« On ne peut pas demander à une espèce de justifier son existence en terme de besoins humains », dit-il. « Si vous ne pensez qu'à l'utilité des espèces, alors le monde ressemblera au parking d'un supermarché américain. »

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : 
Photo 1 : ©Semarnat
Photo 2 : Capture d'écran ©Vaquita CPR 
Photo 3 : ©Picture-Alliance / AP Photo / Omar vidal
Photo 4 : © EIA
Photo 5 : ©Paula Olson / NOAA