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Une maman dauphin adopte le bébé d‘une autre espèce, une première !


Par Erica Tennenhouse pour National Geographic - 30 juillet 2019


Les dauphins femelles Tursiops sont des mamans douces et attentives, qui allaitent, protègent et jouent avec leurs petits pendant une période pouvant aller jusqu'à six ans.

Aujourd'hui, de nouvelles recherches ont révélé le premier cas connu d'une maman dauphin Tursiops qui a adopté le bébé d'une autre espèce.


En 2014, des chercheurs ont repéré, dans les eaux côtières de la Polynésie française, une maman Tursiops qui s'occupait d'un bébé mâle à l'apparence inhabituelle, ainsi que de ce qui était présumé être son bébé biologique. 

Alors que les grands dauphins ont un rostre fin, le mystérieux  bébé, âgé d’un mois avait un rostre court et émoussé. Finalement, les scientifiques ont identifié l'orphelin comme étant un dauphin d‘Électre, une espèce de dauphin complètement différente.

« Nous étions très enthousiastes à l'idée d'assister à un phénomène aussi rare », déclare Pamela Carzon, responsable scientifique du Groupe d'Étude des Mammifères Marins (GEMM) de Polynésie, basé à Tiputa (Rangiroa, Polynésie française).

L'adoption est rare chez les mammifères sauvages, la plupart d'entre eux étant des membres apparentés de la même espèce. Le seul autre cas scientifiquement documenté impliquant un orphelin adopté d'une espèce et d'un genre différents a été observé en 2006, lorsque Patrícia Izar, primatologue à l'Université de São Paulo, a observé un groupe de capucins soignant un bébé marmouset. "À l'époque, nous étions vraiment, vraiment étonnés ", dit-elle.


Une rivalité fraternelle

Pamela Carzon et son équipe ont filmé et photographié la famille de dauphins « recomposée »  à partir de la terre, de  bateaux et sous l'eau, dans le cadre d'une étude à long terme qui a commencé en 2009 sur cette communauté d'environ 30 dauphins Tursiops.

Bien que la mère ait déjà eu un bébé, une fois que le bébé dauphin d’Électre solitaire est arrivé, il a rarement quitté sa nouvelle maman. On a souvent vu le trio nager ensemble, ce qui est inhabituel, car les mères dauphins s'occupent normalement que d'un seul bébé à la fois.

L'entente familiale n'était pas toujours au rendez-vous, le bébé dauphin d’Électre poussait sans cesse sa "sœur" adoptive de sous l’abdomen de sa mère. 

L'orphelin toujours aussi persévérant n’était pas seulement déterminé à intégrer la cellule familiale ; il a également compris comment s'intégrer dans le groupe de dauphins.

« Le dauphin d’Électre se comportait exactement de la même façon que les grands dauphins », raconte Pamela Carzon, qui a rapporté les observations en juin dans la revue Ethology.

Par exemple, il socialisait régulièrement avec d'autres jeunes et s'adonnait même à leur passe-temps favori, surfer et sauter dans les vagues. 



Une maman dévouée

Il est arrivé que des grands dauphins femelles "volent" des bébés d'autres espèces durant de brèves périodes lors de conflits, mais l’enthousiasme du bébé adopté et le dévouement de cette mère montrent qu'il ne s'agissait pas d'un enlèvement.

Dans ce cas, la mère a consacré énormément de temps à l'orphelin, ils ont été vus ensemble durant près de trois ans, disparaissant vers avril 2018, date à laquelle il aurait été sevré. Leur union s'est poursuivie longtemps après la disparition, pour des raisons inconnues, de son bébé biologique à l'âge d'un an et demi.

La femelle a également été vue en train d'allaiter son bébé adoptif à deux reprises, ce qui suggère qu'elle était très investie, explique Kirsty MacLeod, écologiste comportementale à la Lund University en Suède, qui n'a pas participé à l'étude. « Chez les mammifères, la synthèse du lait est très « coûteuse », c'est une ressource très précieuse. »


Pourquoi adopter ?

Mais une grande question demeure : Pourquoi un grand dauphin prendrait-il la peine de s’investir pour un  nourrisson avec lequel il n'a aucun lien génétique ?

Une possibilité est que la naissance récente de son bébé ait déclenché son instinct maternel. « C’était très probablement le moment idéal pour ce bébé, alors que la mère était très réceptive à l’idée de nouer des liens avec sa propre progéniture », déclare K. MacLeod, « et cela a conduit à cette situation un peu farfelue ».

Sa personnalité aurait pu être un autre facteur déterminant, car cette maman dauphin était déjà bien connue pour sa tolérance par les plongeurs de la région. Sa nature accommodante l'a peut-être empêchée de faire preuve d'une agressivité typique à l’égard de ce petit qui n’était pas sa progéniture.  

Puis il y a eu le dauphin d’Électre. Les chercheurs pensent que sa détermination à se joindre à la famille de dauphins Tursiops, et à agir comme eux, a joué un rôle-clé dans le succès de cette adoption.

« Cela montre que les jeunes dauphins ont une souplesse comportementale remarquable », déclare Pamela Carzon.

Traduction : C’est assez ! 


Recherche de sanctuaire pour les cétacés sauvés de la captivité

Article de 30 millions d'amis - 25 juillet 2019

Transfert de deux bélugas d’un aquarium chinois vers une baie protégée en Islande, projet de réserve marine pour les dauphins sauvés des parcs aquatiques en Grèce… Alors que de plus en plus de pays légifèrent contre la captivité des cétacés, 30millionsdamis.fr fait un tour d’horizon des sanctuaires – encore trop peu nombreux – qui se préparent à accueillir les mammifères marins rescapés.


Une eau turquoise, une nature préservée, le calme absolu. Parlons-nous de la destination de vacances idéale ? Non, d’un havre de paix pour les cétacés secourus des delphinariums. Sur l’île de Lipsi en Grèce, le « tout premier sanctuaire permanent destiné aux dauphins sauvés de la captivité » est en construction pour accueillir une dizaine d’animaux, dans des conditions optimales de climat et de protection. Toutefois, l’ouverture de ce sanctuaire n’interviendra pas avant 2020… Pendant ce temps, 3000 dauphins, baleines et orques à travers le monde se morfondent toujours dans des bassins trop étroits, à des fins de divertissement.

Besoin urgent de sanctuaires

«Nous avons impérativement besoin de ce type de sanctuaires, surtout en Europe, s’alarme Christine Grandjean, présidente de l’association "C’est Assez !". Pour l’instant, lorsque les delphinariums ferment, les animaux sont transférés vers d’autres delphinariums à l’étranger - notamment en Chine - où leurs conditions de détention sont pires ». Triste exemple de ce procédé, plusieurs dauphins cédés par un parc aquatique finlandais sont déjà morts dans leur nouvelle prison grecque… « Certains animaux ne pourront jamais retourner à la vie sauvage, admet Christine Grandjean. Mais il faut qu’au moins ils puissent finir leur vie dans des conditions les plus proches possibles de leur milieu naturel».

L’Islande ouvrirait-t-elle la voie ?

En Islande, le sanctuaire pour bélugas de la baie de Klettsvik a déjà accueilli ses premiers pensionnaires en juin dernier. "Little White" et "Little Grey", deux femelles bélugas âgées de 12 ans, proviennent d’un aquarium de Shangaï. Fait pour le moins surprenant, du moins au premier abord : à l’origine de cette vaste réserve de 32 000 km2 destinée aux bélugas se trouvent l'organisation "Whale and Dolphin Conservation" (WDC) et l'association "Sea Life Trust" du groupe "Sea Life"...l’un des plus importants réseaux mondiaux d’aquariums et de delphinariums !


Dans un pays qui pratique encore la chasse aux mammifères marins, le financement d’un sanctuaire par une société qui exploite les cétacés pour le profit, pose question. « Le fait que des sanctuaires puissent être financés par des delphinariums ne me choque pas. Nourrir et soigner des dauphins est très coûteux, or les organismes prêts à contribuer dans la durée sont rares, nuance Christine Grandjean. Faire venir des visiteurs qui paient l’entrée peut aussi être une solution acceptable, à condition d’en limiter le nombre et que les animaux aient suffisamment d’espace pour pouvoir se cacher. »


Le succès du sanctuaire islandais pour bélugas n’est malheureusement pas assuré. L’inquiétude demeure pour l’instant sur la capacité de "LittleWhite" et de "Little Grey" à s’adapter à leur nouvel environnement, bien qu’elles aient été entraînées à retenir leur respiration plus longtemps et à gonfler leur musculature pour faire face aux marées et aux courants. L’orque Keiko – le héros du film Sauvez Willy – avait été réhabilité dans cette même baie en 1998, bien avant la création du sanctuaire.


Le monde entier se détourne des delphinariums

Plusieurs autres projets de sanctuaires sont en cours. Aux Etats-Unis, le groupe "Virgin Holidays" prévoit d’en construire un en Floride afin de réhabiliter les dauphins du National Aquarium de Baltimore. La chercheuse Lori Marino et son association "Whale Sanctuary Project" portent quant à eux un projet de sanctuaire pour les orques à la frontière entre les Etats-Unis et le Canada. Néanmoins, il faudra plusieurs années avant que tous ces établissements ne voient le jour.

Au Canada, l’adoption du projet de loi dit "Free Willy" (Sauver Willy) interdit désormais la captivité des baleines et des dauphins mais aussi leur importation ou leur exportation. En France, l’association C’est Assez ! et les fondations 30 Millions d’Amis et Brigitte Bardot se sont réunies à plusieurs reprises avec le ministre François de Rugy pour réclamer l’interdiction de la reproduction des cétacés dans les parcs aquatiques. Les ONG demandent à présent à la nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, de prendre des mesures courageuses.

7 Français sur 10 opposés à la captivité des cétacés

Selon un sondage Ifop exclusif pour l'association "C'est Assez!", la Fondation 30 Millions d'Amis et la Fondation Bardot (décembre 2018), 7 Français sur 10 sont opposés à la captivité des dauphins et des orques dans des parcs aquatiques, alors que quatre établissements tricolores de ce type continuent à exploiter les cétacés pour leurs spectacles (Marineland à Antibes, Planète Sauvage près de Nantes, le Parc Astérix à Plailly et le Moorea Dolphin Center à Tahiti).


Crédit photos : 
1 - ©Pixabay
2 - Sea Life Trust



Une campagne choc veut lutter contre les parcs aquatiques

Angélique Négroni - Le Figaro - 16 juillet 2019

Une association lance une campagne d’affichage pour tenter d’accroître l’opposition aux delphinariums. Le choix des dates ne doit rien au hasard. C’est en cette période de forte affluence à Marineland, que l’association C’est Assez! a décidé d’agir pour tenter d’affaiblir le taux de fréquentation de ce célèbre centre aquatique des Alpes-Maritimes. 


À 25 kilomètres des bassins du parc marin installé à Antibes, cette structure associative qui défend le bien-être animal démarre une campagne de sensibilisation, comme le révèle Le Figaro. Dès ce jeudi et jusqu’au 31 juillet à Nice, puis du 8 au 21 août dans la même ville, plusieurs centaines de bus vont véhiculer des messages s’indignant du traitement réservé aux mammifères en captivité. 

Au-dessus d’une illustration où l’on voit orques et dauphins entassés dans une baignoire, habitants et touristes vont lire: «Pour nous, un divertissement éphémère, pour eux, une vie d’esclave et de souffrance. Changeons notre regard sur les delphinariums!». Du 15 au 22 août prochain, cette même action sera aussi déployée à Nantes, ville de Loire-Atlantique située à quelques encablures d’un autre centre marin: le delphinarium du parc Planète Sauvage. Au total: 280 bus vont ainsi être mobilisés.

Habituée à ce type d’action pour maintenir la pression sur le public et tenter d’accroître l’opposition à ces centres marins, C’est Assez! s’était déjà lancée dans une campagne identique. L’an passé et il y a deux ans aussi, ces mêmes militants avaient en effet inondé les couloirs du métro parisien d’affiches identiques. Pour cette nouvelle mobilisation, ils organisent par ailleurs plusieurs «Nuits debout» devant Marineland.


En parallèle, l’association attend toujours les suites de ses actions engagées devant la justice contre ce parc. En 2015, quelques mois après la terrible inondation du 3 octobre endeuillant la Côte d’Azur, une première plainte avait été déposée auprès du tribunal de grande instance de Grasse. Lors de ces intempéries qui avaient rempli les bassins d’eau boueuse, une orque avait péri. La faute à un système de filtration tombé en panne et non réparé, avait accusé l’association. Une mort provoquée par une torsion de l’intestin de l’animal, s’était défendu le centre aquatique, à nouveau mis en cause récemment.


Fin avril de cette année, une nouvelle plainte a en effet été déposée pour dénoncer les conditions de vie de plusieurs dauphins. Dans l’attente de la remise en état du bassin principal, les cétacés avaient été cloîtrés dans un espace d’à peine 400 m2 . Des conditions de vie s’apparentant à de la maltraitance, avait réagi la présidente de C’est Assez!, Christine Grandjean. Dernièrement, Me Alexandre Faro, le conseil de cette structure, a complété cette plainte d’un autre grief. «Il est fait obligation à ces établissements d’aménager une zone ombragée pour les cétacés. Ce qui n’est pas le cas à Antibes», dit-il.

«Les parcs marins travaillent de concert avec les scientifiques pour mieux protéger ces espèces.» 
Pascal Picot, directeur général de Marineland


Pris pour cible régulièrement par diverses associations, Marineland dit le regretter. «Ces militants se trompent de combat», affirme son directeur général, Pascal Picot. «Les parcs marins travaillent de concert avec les scientifiques pour mieux protéger ces espèces», dit-il en soulignant que les dauphins sont aujourd’hui bien plus menacés en milieu naturel. Leur capture accidentelle et mortelle par des bateaux de pêche a, d’ailleurs ce mois-ci, fait réagir plusieurs ONG. Celles-ci portent plainte contre plusieurs pays, dont la France, où 1 200 cétacés échoués ont été retrouvés sur la côte Atlantique cet hiver. Marineland indique justement travailler aujourd’hui avec le CNRS pour tenter de mettre fin à cette hécatombe.

Ce bras de fer permanent entre delphinariums et associations devrait rebondir en septembre prochain. Après l’été, le ministère de l’Environnement devrait annoncer une série de mesures portant sur le bien-être animal dans ces centres marins mais aussi dans les parcs zoologiques, les cirques ou encore dans les élevages de visons pour la production de fourrure. Après la tenue de plusieurs groupes de travail, une vingtaine de décisions sont attendues. Du côté des associations, on espère qu’un arrêté pris par Ségolène Royal, quand elle était à la tête de ce ministère sera exhumé. Annulé pour vice de procédure en janvier dernier, le texte annonçait la fin des delphinariums.

De son côté, Pascal Picot souhaite au contraire un texte pérennisant les centres marins. «Toutefois, les activités au sein de ces structures sont encadrées par un texte obsolète de 1981 et qui impose peu d’obligations. Il est temps que l’on ait des règles plus strictes», dit-il. Ce cadre réglementaire empêcherait, selon lui, les associations d’introduire des recours «sur tout et n’importe quoi».

Crédit photos : 
©L. Verdi 
©Jean-Christophe Magnenet/AFP





Campagne d'affichage "C'est assez ! sur les bus"


INÉDIT : PREMIÈRE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION À LA CAPTIVITÉ DES CÉTACÉS SUR LES BUS DE NICE ET DE NANTES ! 

Après le succès des campagnes dans le métro parisien en 2017 et 2018, l’association C’EST ASSEZ ! lance une nouvelle campagne d’affichage sur Nice du 18 au 31 juillet et du 8 au 21 août, et sur Nantes du 15 au 22 août. 


Plus de 280 bus véhiculeront les messages de C’EST ASSEZ ! avec pour objectif de changer notre regard sur les delphinariums. 

Après 2 ans de campagne dans le métro parisien, à proximité du Parc Astérix, l’association a donc choisit cette fois de sensibiliser à Nice, à proximité du Marineland d’Antibes, et à Nantes, à proximité du delphinarium de Planète sauvage, afin de mettre en évidence l’exploitation des cétacés à des fins commerciales, et de continuer à informer sur la souffrance des dauphins et orques dans les delphinariums. 

En parallèle, des manifestations visant à sensibiliser directement les visiteurs seront organisées grâce aux groupes locaux C’EST ASSEZ ! : 

Le 20 juillet Journée d’action devant Planète Sauvage

Le 20 juillet, le 3 et le 10 août Nuit Debout Anti Captivité Antibes

Notre pétition, est toujours disponible en cliquant ICI.

Cette pétition lancée le 1er juillet 2019 a déjà recueilli plus de 54 000 signatures. Elle sera adressée à la nouvelle Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Me Elisabeth Borne, afin que celle ci prennent des mesures fortes en faveur du bien-être animal

#CestAssezSurLesBus 

Le bain de sang a commencé en Namibie

1er juillet 2019 

Comme tous les ans, du 1er juillet au mois de novembre, des dizaines de milliers d’otaries à fourrure sont massacrées sur les plages Cape Cross et Atlas Bayde en Namibie.


Le quota pour cette chasse annuelle est de 80 000 bébés et 6 000 mâles.
Le massacre des otaries à fourrure du Cap est brutal pour plusieurs raisons,
notamment par la méthode de mise à mort utilisée, une mise à mort particulièrement cruelle.

Les hommes rassemblent les jeunes otaries et les mâles, les empêchant, dans un premier temps, de rejoindre la mer. Les bébés, qui sont séparés de leurs mères, et les mâles sont alors encerclés. 

Une fois que les hommes ont un groupe de phoques sous leur contrôle, ils laissent les otaries tenter de s’échapper vers la mer, ces hommes visent les têtes des phoques et tentent de les assommer.

La panique est totale chez ces animaux, les bébés poussant des pleurs de terreur, tout en essayant de fuir. 

Les chasseurs manquent souvent la tête des petits ou frappent la tête avec une force insuffisante pour assommer le bébé.
Après les avoir assommés, ils poignardent les bébés dans le cœur devant les autres otaries . Parfois, les bébés ne sont pas complètement assommés ou reprennent conscience après avoir été poignardés (source: harpseals.org)


La saison de chasse dure 139 jours, de juillet à novembre, ce qui laisse peu de répit aux animaux. Les chasseurs de phoques ciblent les plus gros bébés et permettent aux plus petits et plus minces - ceux qui ont moins de chances de survivre - de s’échapper.
La Namibie justifie ce massacre en prétendant que le trop grand nombre d'otaries menace l'industrie de la pêche locale.

Les permis de chasse sont délivrés par le ministère des Pêches et des Ressources marines.

Les bébés sont tués principalement pour leur fourrure, mais également pour leur graisse, qui, comme la graisse du phoque du Groenland, est vendue comme «complément alimentaire santé». Les os seront utilisés pour les bijoux et les peaux pour fabriquer des bottes et autres articles de luxe.

Les parties génitales des mâles adultes sont coupées pour être revendues sur le marché asiatique en produits prétendus aphrodisiaques.


Hatem Yavuz, marchand de fourrures turco-australien, bénéficie d'une exclusivité d’achat sur la peau de chaque otarie tuée. Il est connu sous le nom de boucher de Namibie, et est responsable de la mort de ces centaines de milliers d'otaries.
Yavuz réside en Australie et son usine de traitement de la fourrure est située en Turquie. Il contrôle 60% du marché de la fourrure dans le monde.

La Turquie ne faisant pas partie de l'Union européenne (où il est interdit aux membres d'importer et d'exporter des produits dérivés du phoque), les peaux sont expédiées de Namibie vers la Turquie où elles sont transformées et vendues à des pays tels que la Chine et la Russie.

La chasse aux otaries en Namibie est peu connue dans le monde car le gouvernement fait tout pour éviter que ces pratiques se fassent à la vue du public et des médias. Les observateurs n’y sont pas autorisés.

Alors que l’Afrique du Sud a mis fin à ces pratiques barbares en 1990, la Namibie refuse de suivre l’exemple.

Malgré le fait que les otaries du Cap figurent sur l’annexe 2 de la CITES, ces animaux continuent d’être exportés à travers le monde. Le gouvernement namibien encourage chaque année le massacre des otaries sur ses plages.

[ Traduction : C'est assez ! ]


Photos : Images d'archive

Le Japon a officiellement "repris" la chasse commerciale à la baleine - Déjà 2 baleines tuées.

Le Nishin Maru et 4 autres bateaux baleiniers ont quitté, lundi 1er juillet, le port de Kushiro, sur l'île d'Hokkaido, pour reprendre, officiellement, la pêche commerciale de la baleine dans les eaux territoriales et dans sa zone économique exclusive, et ce après un moratoire de plus de 30 ans. 

D’autres navires appareillaient plus tard dans la matinée depuis Shimonoseki, au sud-ouest.


En décembre dernier, Tokyo annonçait que le Japon se retirait de la Commission baleinière internationale (CBI), et qu'ils s'affranchissaient du moratoire international imposé depuis 1986.

« C’est un jour triste pour la protection des baleines dans le monde car le Japon s’octroie un quota de destruction de 227 baleines pour trois espèces différentes (52 baleines de Minke, 150 rorquals de Bryde et 25 rorquals de Rudolphi), marquant ainsi le début d’une nouvelle ère choquante de chasse à la baleine. Le mot « recherche » a peut-être disparu du navire-usine, mettant ainsi fin à la mascarade japonaise des baleines harponnées sous prétexte de science, mais ces magnifiques créatures seront toujours massacrées sans raison légitime », a déclaré Nicola Beynon, responsable des campagnes pour Humane Society International en Australie.

La Commission baleinière internationale (CBI) a approuvé l'interdiction mondiale de la chasse commerciale à la baleine en 1982, interdiction qui s'applique à la fois à la haute mer et aux eaux territoriales des pays.


« Dès que la flotte baleinière japonaise sera prête, elle fera fi de l'accord international visant à conserver ces doux géants de l'océan. En s'éloignant de la CBI, le gouvernement japonais s'éloigne du droit international et défie le droit international », a déclaré Mme Beynon.

La semaine dernière, une lettre signée par des célébrités et des ONG du monde entier a été envoyée aux dirigeants du G20 pour les exhorter à s'opposer aux intentions du Japon concernant la chasse à la baleine. La lettre disait: "La baleine commerciale est une pratique intrinsèquement et exceptionnellement cruelle qui n'a pas sa place au 21ème siècle. Il n'existe aucun moyen fiable de tuer humainement une baleine en mer, et l'explosion de harpons provoque souvent la mort lente et douloureuse de ces animaux"

Deux baleines de Minke ont déjà été tuées par les baleiniers partis en début de journée après une cérémonie au cours de laquelle plusieurs élus ont revendiqué la légitimité de cette tradition.

L'un des bateaux est revenu en fin d'après-midi au port, les corps sans vie des baleines ont été déchargés sur un camion pour être emportés à la découpe.

Note : Le Japon n’a jamais cessé de chasser les baleines. Profitant d’une faille dans les textes, les baleiniers ont contourné l’interdiction de la chasse commerciale à la baleine et l’ont perpétré sous couvert de « recherches scientifiques ».

Le Japon  a tué près de 17 000 baleines en trente et un ans, principalement dans l’océan Antarctique et le Pacifique Nord.

Lire également : 

Traduction : C'est assez !

Sources : 

Le stress chronique rend les orques captives malades et réduit leur espérance de vie. 

Par George Dvorak - 25 juin 2019

Selon de nouvelles recherches, les maladies et les décès prématurés parmi les orques confinées dans les bassins sont liés au stress énorme auquel sont exposés ces mammifères aquatiques à cause de la captivité.


Que les orques vivent mal captivité n’est plus un secret. Ces cétacés meurent souvent à cause d’infections causées par un système immunitaire affaibli, et ce, malgré les soins vétérinaires constants et la vie dans des environnements contrôlés. Dans le même temps, les orques captives présentent souvent des comportements inhabituels liés au stress, tels que l'automutilation, l'apathie et des périodes d'agitation. Une nouvelle étude publiée dans le « Journal of Veterinary Behavior » suggère que ces problèmes de santé, ainsi que d’autres, peuvent être attribués à une cause fondamentale unique : le stress chronique.

« Lorsque des orques meurent en captivité, les raisons données par les delphinariums et les aquariums sont souvent floues et déconcertées », a déclaré Lori Marino, l'auteur principal de l'étude et biologiste du Whale Sanctuary Project. « Le message envoyé est qu'il n'y a aucun lien entre le fait de vivre dans des bassins en béton et la mortalité des orques. Mais cet article, et d'autres avant lui, montrent que cela est loin d'être le cas. Nous ne devrions pas être surpris quand une jeune orque meurt dans un bassin. Nous savons pourquoi, ce n'est pas un mystère. Cela s'explique par les mécanismes bien connus de l'impact du stress chronique sur la santé. »


Pour cette nouvelle étude, une équipe d’experts a rassemblé et analysé la documentation scientifique actuelle sur la santé et le bien-être des orques en captivité. Hors, ces documents étudiés ont été comparés avec les effets documentés du stress chronique sur les mammifères, stress dont on sait qu’il affecte le système immunitaire d’un animal. Lori Marino a déclaré que son équipe « s'est inspirée de cette documentation et a rassemblé ces informations pour dépeindre un tableau de ce qui se passe avec les orques captives. »

L’équipe a retenu 5 facteurs indépendants qui contribuent au stress chronique des orques détenues en captivité.

  • Le premier facteur est le confinement et le fait que les bassins ne sont pas assez profonds, ni suffisamment grands pour répondre aux besoins des orques. Ces grands mammifères ne peuvent ni se déplacer, ni nager comme ils le souhaiteraient, et cela engendre des comportements étranges, souvent répétitifs

  • Deuxièmement, les orques sont constamment dérangées par des perturbations sensorielles indésirables et inhabituelles, en particulier celles qui sont de nature acoustique. Les bruits endurés par les orques incluent les feux d'artifice, le public, les travaux et les bruits causés par les systèmes de filtration. Les bassins en béton contribuent également à cet inconfort acoustique.
  • Le troisième facteur concerne les tensions sociales et le fait que les orques ne sont pas en mesure de nouer des relations normales en raisons de perturbations constantes, empêchant en particulier les liens profonds qui unissent la mère et son petit, ce qui se traduit par une négligence des soins maternels. 
  • Quatrièmement, les orques n’ont aucun contrôle sur leur vie, ce qui entraîne un sentiment d’impuissance chez ces animaux. Cela se manifeste par la dépression, un manque de motivation, un déficit de l'apprentissage, des troubles d’ordre alimentaire et un système immunitaire défaillant.
  • Enfin, il y a l'ennui. Ces mammifères hautement intelligents et sensibles émotionnellement manquent de stimuli, ce qui entraîne dépression, apathie, agressivité et anxiété.

Tous ces facteurs expliquent, selon les chercheurs, qu’il n’est pas étonnant que ces animaux soient presque constamment malades et aient une espérance de vie réduite. 



Certains pourraient prétendre que les renseignements fournis par les orques servent de tampon contre le stress de la vie et des performances dans des réservoirs en béton, mais Lori Marino a déclaré que les conclusions de son équipe avaient révélé le contraire.

Certains pourraient faire valoir que l’intelligence des orques leur sert de tampon pour se protéger du stress liés à la vie en captivité et aux spectacles dans les bassins en béton, mais selon Lori Marino, les résultats de cette étude révèlent le contraire.

« Les orques et autres cétacés sont en réalité plus vulnérables au stress dans les parcs d’attraction en raison de leur complexité cognitive », a-t-elle déclaré. « La complexité cognitive signifie que les besoins sont également complexes et qu’ils sont impossibles à satisfaire dans ces environnements artificiels. L'ennui chronique est l'une des causes les plus puissantes du stress chronique et des problèmes de santé. En raison de leurs capacités intellectuelles et émotionnelles, les cétacés sont très sensibles aux effets néfastes de l'ennui chronique en captivité. »

« L'argument selon lequel les orques captives vivent mieux que les orques libres tombe aussi à plat», a-t-elle déclaré.


« Ces animaux ont évolué au fil de millions d'années pour voyager très loin et relever de nombreux défis comme chercher de la nourriture et éviter les dangers », a-t-elle déclaré. « Lorsqu'ils ne sont pas autorisés à le faire dans les parcs marins, ils en souffrent. Ils sont adaptés aux types de stress rencontrés dans un environnement naturel. Ils sont complètement inadaptés, physiologiquement et psychologiquement, pour faire face aux types de stress qu'ils rencontrent dans les parcs marins. »

Lori Marino a souligné que le but de cette étude n’avait pas pour objectif d’attaquer les parcs marins et les aquariums, mais plutôt « d’appuyer une approche scientifique et empirique du bien-être des orques en captivité ». 

« Les orques, comme beaucoup d'autres animaux très intelligents, de grandes envergures, et socialement complexes, ne peuvent prospérer dans une piscine ou dans une cage. »


Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : Pxhere

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