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De l’espoir pour Hvaldimir, l’ex-espion russe

Par McKinley Corbley (pour Good News Network) - 13 novembre 2019

En l'espace d'une semaine, la vidéo du béluga jouant au rugby a été visionnée plus de 20 millions de fois, et bien que de nombreux spectateurs aient été parfaitement inconscients du sort du cétacé, les images virales pourraient aider à le sauver.


Le béluga Hvaldimir a été vu pour la première fois par des pêcheurs au large des côtes norvégiennes en avril dernier. Il portait un harnais, sur lequel pouvait être accrochée une GoPro, portant l’inscription « Equipment of St Petersburg »,  laissant supposer que le béluga était un espion russe. 

Les centres d'entraînement pour mammifères marins étaient courants durant la suprématie de l'Union soviétique, et depuis son « évasion »,  Hvaldimir est devenu mondialement connu comme le "béluga espion russe" déserteur.



Ce n'est pas la première fois qu’Hvaldimir interagit avec les humains. Peu de temps après que la population locale ait eu connaissance de la présence du cétacé, Hvaldimir a été filmé en train de rendre le téléphone d'une femme après que celle-ci l'ait fait tomber dans l’eau alors qu’elle était en bateau. 



Cette vidéo a été dénoncée par plusieurs associations environnementales comme allant à l’encontre du programme de réhabilitation mis en place pour Hvaldimir par des associations norvégiennes. 
Cependant, grâce à ces images, il y a de l’espoir pour le béluga.

Au cours de ces trois derniers mois, les activistes d’Advocates for Hvaldimir ont suivi l'activité du cétacé afin de s'assurer qu'il se débrouille bien tout seul. Regina Crosby, qui est membre cofondatrice du groupe, explique qu'ils travaillent maintenant avec 2 autres groupes environnementaux pour essayer de relocaliser Hvaldimir dans une autre région afin qu'il puisse potentiellement se réinsérer avec un groupe de bélugas pour avoir de meilleures chances de survie.



Régina Crosby, qui a tourné cet été un documentaire sur Hvaldimir, déclare : « En tant que défenseurs de Hvaldimir, nous avons réalisé que ce béluga n'aurait de chance de survivre, ni d’avoir une vie normale, que si on lui donne l’opportunité de vivre au sein d’un groupe. »

« Certains prétendent qu'aucun groupe ne l'acceptera, mais ces mêmes gens prétendent qu'un béluga, ancien captif, ne pourra jamais réapprendre à s’alimenter tout seul. Comme Hvaldi l'a prouvé, ce n'est pas vrai »,  a-t-elle ajouté. « Il y a beaucoup de cas de dauphins et d’autres cétacés solitaires ou déplacés qui se joignent à des pods, même à des pods d'autres espèces, pour former une famille. Il mérite d’avoir cette chance. »



Régina Crosby et Advocates for Hvaldimir ont depuis commencé à recueillir des dons auprès des fans du béluga afin de financer sa relocalisation. Depuis que le gouvernement norvégien a récemment autorisé les défenseurs de la faune sauvage à déplacer le célèbre cétacé, ils espèrent maintenant continuer à travailler avec les législateurs pour déplacer  Hvaldimir cet hiver.
« La  bonne nouvelle » c'est que nous avons créé une page GoFundMe avec des détails précis sur sa situation »,  a déclaré M. Crosby à Good News Network .
« Il est vraiment important de noter que nous ne travaillons pas avec AUCUNE organisation qui garde des cétacés en captivité ou qui les utilise pour le divertissement et nous ne recevons AUCUN financement de ces mêmes compagnies. »
« Nous avons beaucoup de choses à régler, mais il est dans l'intérêt de Hvaldimir de ne pas trop faire connaître certains détails »,  a-t-elle ajouté.

En attendant, les biologistes et les bénévoles qui s’occupent de Hvaldimir incitent les gens, touristes ou équipages de bateaux, à ne pas interagir avec l’animal afin d’éviter 

NOTE : Alors qu’Hvaldimir semble incapable, pour l’instant, de rejoindre un groupe de bélugas, et qu’il reste dépendant de l’humain, l’ONG Norvegian Orca Survey avait pris l’initiative de créer la Hvaldimir Foundation afin d’aider l’animal, notamment en recevant des dons. 

  • Le 1er octobre, la fondation donnait des nouvelles du bélugas : « Hvaldimir semble bien se porter. Ces derniers jours, il a été beaucoup plus indépendant, se tenant à l'écart du quai. Il est très actif et affiche ce qui pourrait être un comportement de recherche de nourriture. Il entre et sort quotidiennement du port d'Alta, adaptant peut-être ses mouvements à la proie qu'il poursuit. 
  • Le 27 octobre, la fondation donnait d'autres nouvelles de Hvaldimir, précisant qu’il avait pris un peu de poids et que bien que seul depuis plusieurs mois, il semblait très bien se débrouiller. 

Sur sa page facebook  la fondation donne régulièrement des nouvelles du Hvaldimir quant à l’évolution de sa santé, mais également sur l’évolution de son comportement. 


Traduction : C'est assez ! 

Source : Hope on Horizon for Escaped ‘Russian Spy Whale‘ After Video of Its Rugby Skills Goes Viral

Crédit photos : @SteveStuWill / ©Capture d’écran Instagram / ©Hvaldimir Foundation / ©Advocates for Hvaldimir 


3603 cétacés sont détenus dans les parcs aquatiques à travers le monde.  

12 novembre 2019 - Par Niall McCarthy


Un nouveau rapport de World Animal Protection, intitulé « Behind the smile » (« derrière le sourire »), souligne l'ampleur de l'industrie de la captivité qui représente plusieurs milliards de dollars et dénonce les conditions de détention des animaux, et leur exploitation.


Malgré le film « Sauvez Willy » sorti en 1993 qui a donné un coup de pouce au mouvement anti-captivité et la sortie plus récente du documentaire « Blackfish » qui a eu des répercussions considérables sur l'industrie de la captivité, le rapport de World Animal Protection a dénombré 3.603 cétacés, dont 3.029 dauphins, détenus en captivité a travers le monde.

Selon World Animal Protection, les dauphins captifs rapporteraient entre 1,1 et 5,5 milliards de dollars de revenus. Ces entreprises de loisirs exploitent ces animaux de diverses façons, que ce soit pour les spectacles, les programmes de nage avec les dauphins, la delphinothérapie ou tout autre interaction.

L’ONG a répertorié 336 parcs marins détenant des cétacés dans 54 pays. 

60% de tous les animaux captifs dans le monde se trouvent dans seulement cinq pays : La Chine (23%), le Japon (16%), les Etats-Unis (13%), le Mexique (8%) et la Russie (5%).

Même si, en Occident, l'opinion publique a commencé à s’opposer aux parcs marins, en partie grâce au succès phénoménal du documentaire « Blackfish », la Chine continue  d'augmenter considérablement le nombre de ses delphinariums. 

Le rapport a permis de répertorier 707 animaux détenus dans des installations chinoises, tandis que le Japon se classe au second rang avec 497 animaux.


Malgré l'évolution de l’opinion publique aux États-Unis, les parcs marins américains détiennent toujours 400 dauphins en captivité.

Lorsqu'il s'agit de régions géographiques plutôt que de pays spécifiques, la région du Mexique, des Caraïbes, des Bahamas et des Bermudes (MCBB) représente 19% de tous les dauphins captifs dans le monde, les Bahamas venant en tête pour le nombre moyen d'animaux par installation.

Dans son rapport, World Animal Protection souligne la difficulté de la situation en ce qui concerne la réhabilitation de dauphins nés en captivité qui, selon eux, ne pourraient s’adapter à la vie sauvage en raison de l’absence de compétences innées.

Cependant, l’ONG dénonce les conditions de vie des cétacés (bassins trop petits, sans enrichissement, promiscuité, alimentation non adaptée, absence de socialisation, reproduction, privation de liberté…), et recommande un relèvement des normes de bien-être pour les dauphins, notamment, l’agrandissement des bassins et de meilleures conditions de détention.

A l’état sauvage, un grand dauphin a une aire de répartition naturelle de 100 km², alors que la taille moyenne des enclos dans les parcs marins est 77 000 fois inférieure à cela, ce qui souligne les difficultés à améliorer les conditions de détention.


Cependant, selon ce rapport, il y a quelques aspects positifs. L’intérêt du public pour ce type de divertissement décroît dans certains pays.

D'autres pays, de plus en plus nombreux, adoptent une législation plus restrictive, incitant certains parcs à prendre des décisions positives, telles que l‘interdiction des spectacles, la fin des interactions avec le public, la fin de la reproduction, le transfert des cétacés vers des sanctuaires en mer.

La France possède 4 delphinariums, 3 en métropole, le quatrième en Polynésie :

  • Le Marineland d’Antibes détient 11 dauphins (3 dauphins, Lotty, Sharky et Malou, ont été capturés à l’état sauvage, et 4 orques. 
  • Planète Sauvage, près de Nantes, détient 9 dauphins (Nés en captivité)
  • Le Parc Astérix, à Plailly détient 8 dauphins. 3 d’entre eux, Beauty, Femke et Guama, ont été capturés à l’état sauvage.
  • Le Moorea Dolphin Center détient 3 dauphins. L’une d’entre eux, Hina, a été capturée à l’état sauvage.

Près de 50 dauphins et 12 orques (Freya fit 4 fausses couches en 1991, 1993, 2001 et 2003) sont décédés dans les delphinariums français depuis l’ouverture du premier parc marin en métropole, le Marineland d’Antibes, en 1970.


Crédit photos : ©World Animal Protection / ©Forbes / ©Csa-iStock-Getty Images Plus


Lettre ouverte à Elisabeth Borne. Suite à la mort de l’ours Micha, nos associations demandent la saisie de l’ensemble des animaux du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau

15 novembre 2019




Madame la Ministre Elisabeth Borne
Ministère de la transition écologique et solidaire
Hôtel de Roquelaure
246 boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Paris, le 15 novembre 2019
Objet : saisie des animaux des Poliakov

Madame la Ministre,

Dans un courrier daté du 18 septembre 2019, nos organisations ont souhaité vous remercier pour votre réactivité suite aux révélations sur les conditions de détention et d’exhibition des ours du couple de dresseurs Poliakov-Bruneau. Grâce à votre intervention, l’ours Micha a pu bénéficier de soins adaptés. Malheureusement, comme vous le savez, ce sauvetage a été trop tardif et n’a pu empêcher une issue fatale, puisque Micha est décédé le 12 novembre 2019 au zoo-refuge La Tanière. L’examen a révélé de nombreuses tumeurs notamment au niveau du cerveau. Micha devait souffrir depuis longtemps. Trop faible à l’issue des examens, Micha ne s’est pas réveillé de son anesthésie…

L’état sanitaire dramatique dans lequel Micha est arrivé à La Tanière prouve que les Poliakov ne sont plus aptes à détenir des animaux. Ce triste évènement illustre les défaillances du système, puisqu’un vétérinaire a produit un rapport 48h avant la présentation de Micha à Racquinghem le dimanche 8 septembre 2019, considérant que l’ours — pourtant malade et épuisé — était apte à être présenté en public.

Suite à la mort de Micha, nous réitérons notre demande de retrait à titre conservatoire du certificat de capacité du couple Poliakov-Bruneau, comme le prévoit la circulaire DNP/CFF N°2008-2 du 11/04/08, ainsi que le placement en urgence de tous leurs animaux dans des structures adaptées. L'article 6.2 consacré aux "Sanctions – Retrait du certificat de capacité" précise que "le certificat de capacité d’une personne responsable de l’entretien des animaux d’espèces non domestiques peut être suspendu ou retiré, en application de l’article R. 413-7, si son titulaire a fait preuve de carences dans l’entretien des animaux d’espèces non domestiques démontrant son inaptitude et jugées suffisamment importantes pour qu’il convienne dans un souci de prévention, de lui retirer l’autorisation lui permettant d’assurer la responsabilité de l’entretien des animaux au sein de l’établissement où il exerce ou dans un autre. La procédure de suspension ou de retrait est conduite par le préfet du département dans lequel les carences du titulaire du certificat de capacité ont été constatées. Il convient de noter que le préfet qui retire ou suspend le certificat de capacité n’est pas nécessairement celui qui l’a délivré."

Madame la Ministre, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur toutes les négligences de ces dresseurs et laisser mourir les autres animaux dans leurs cachots ! Leur situation administrative et financière démontre leur incapacité à prendre soin de leurs pensionnaires et font courir des risques à l’ensemble des animaux qu’ils détiennent. Nous vous prions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la saisie rapide et définitive des deux ours, du singe magot et des autres animaux, afin de les placer dans des refuges adaptés.

Nous espérons que la mort de Micha vous permettra de comprendre l’urgence de la situation pour les ours encore exhibés dans notre pays et plus largement pour les animaux sauvages exploités dans des spectacles, afin que vous puissiez prendre des mesures proportionnées aux souffrances qu’ils endurent. Mardi 12 novembre, alors que les vétérinaires tentaient de sauver l’ours Micha, deux de nos organisations remettaient à Aurore Bergé et Laetitia Romeiro Dias l’appel de 168.082 personnes qui demandent aux pouvoirs publics d’agir pour sauver les ours les plus malheureux de France. Nos concitoyens sont donc très nombreux à attendre une décision forte de votre part.

Nous vous remercions pour votre attention et vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

Animals Asia France
Animal Cross
AVES France
Bears in mind
C’est assez !
Chapter Animal
Code animal
Comité ADDA (Ardèche/Drôme Défense-Animale)
Convergence Animaux Politique
Éducation Éthique Animale
Ensemble pour les Animaux
Évolution Condition Animale
Fondation 30 millions d’amis
Fondation Brigitte Bardot
FOUR PAWS International
Info Végane
La Ligue des Animaux
La SPA - Société Protectrice des Animaux
Paris Animaux Zoopolis

Les bélugas sauvages ne jouent pas au rugby !

11 novembre 2019

Les images d’un béluga jouant avec un ballon de rugby ont été abondement relayées sur les réseaux sociaux. Hors, rapporter la baballe n’a rien d’habituel pour un cétacé sauvage !


La vidéo a été filmée près d’Hammerfest, en Norvège, et pas en Arctique ou en Antarctique comme prétendu sur certains posts. Elle a été partagée des millions de fois en quelques jours.


Ce béluga ne serait autre que Hvaldimir, ancien béluga captif qui a pu s’échapper d’un programme militaire russe. Il a été vu pour la première fois en avril 2019 au nord de la Norvège. Le cétacé portait un harnais portant une étiquette « Équipement de Saint-Petersburg »


Hvaldimir a été habitué à être nourri par des humains, et il est pour l’instant, et malheureusement incapable de chasser et de se nourrir seul.

La Hvaldimir Foundation, mis en place par Norwegian Orca Project, est d’ailleurs la seule association ayant une autorisation officielle pour un programme d'alimentation qui suit des protocoles mis en place en mai 2019 par la Direction des Pêches norvégienne. Ils font d'ailleurs en sorte que Hvaldimir s'adapte à la vie sauvage et ne dépendent plus des humains. Des nouvelles sont donnés régulièrement sur leur page FB, et dans un post daté du 27 octobre, la fondation donne de bonnes nouvelles du béluga qui aurait pris du poids.


Et comme le rappelle Ferris Jabr (ancien sauveteur d’une fondation pour animaux marins.) : « Les bélugas sont incroyablement intelligents et sociables mais les vraies baleines sauvages n’ont pas l’habitude de jouer au rugby. Elles ne savent pas quoi faire avec une balle si vous leur en lancez une ».

Ce type d’actions peut être néfaste pour Hvaldimir, et perpétue son accoutumance à l’humain, ce qui réduit les chances du béluga d’apprendre à se nourrir seul et met donc sa vie en danger. Ces actions réduisent également à néant les efforts de réhabilitation mis en place pour ce béluga et mettent donc sa vie en danger.

Pour avoir des nouvelles de Hvaldimir, vous pouvez suivre la page Hvaldimir Foundation

Source : Quad Finn

Crédit photos : ©Hvaldimir Foundation 
Montage photo : ©Basta Delphinari


Russie: libération des derniers bélugas qui étaient détenus à la « prison des baleines » 

10 novembre 2019


Le processus de libération des 50 derniers bélugas qui avait commencé 5 jours auparavant, s’est achevé ce dimanche après la libération des derniers mammifères marins.


Ils ont été relâchés à partir des deux navires de recherche VNIRO

Le navire « Professeur Kaganovsky » avec 18 bélugas à bord est venu à Uspenia Bay pour rejoindre le « Zodiac » qui transportait 13 autres bélugas.
19 bélugas avaient été libérés le 8 novembre dernier.


Selon les observateurs de la coalition « Free Russian Whales qui assistaient à l’opération, la libération de chaque animal a été filmée par des spécialistes du département des gardes-frontières du territoire de Primorsky. Elle a débuté à 9 h 00, heure locale pour s’achever à 17 h 00. Les activistes ont pu prendre des photos avant qu’ils soient contraints par les gardes-côtes de quitter la baie où s'effectuait la remise à l'eau des mammifères.



Les mammifères marins, 87 bélugas et 11 orques, capturés l’an dernier pour être vendus à des parcs marins ou à des aquariums en Chine, étaient gardés dans conditions abominables dans la baie de Srednyaya près de Nakhodka.



Le travail des activistes de « Free Russian Whales » n’est pas fini pour autant.
« Des bébés morses souffrent encore dans les bassins rouillés de la baie de Srednyaya ! Et le plus important, nous devons travailler ensemble pour que les captures d’orques et autres cétacés soient interdites à jamais. » - Oxana Fedorova


La Russie est le seul pays au monde autorisant encore la capture et la vente de cétacés à des delphinariums. Les autorités ont promis de remédier à cette pratique rendue possible grâce à des failles juridiques.

Traduction : C'est assez !


Crédit photos : ©Greenpeace Russie / ©Yuri Smityuk


Zoo de Barcelone : Anak, le plus vieux dauphin du zoo, est mort

7 novembre 2019

Selon l’équipe vétérinaire du zoo, la semaine dernière, une maladie d’origine virale a été décelée au sein du groupe de dauphins détenus par le zoo.


Les équipes vétérinaires ont immédiatement mis en place un traitement et une surveillance accrue pour les animaux. Selon eux, 3 des dauphins ont réagi de manière favorable au traitement et malgré quelques symptômes de la maladie qui persistent encore, leur état de santé évolue favorablement.

Malheureusement, Anak n’a pas réagi au traitement, sa santé a continué de se dégrader, souffrant de troubles digestifs qui se sont aggravés jour après jour.
Anak est décédée la nuit dernière. Elle était âgée de 34 ans.

Anak était la matriarche du groupe de dauphins détenus au zoo de Barcelone. Elle fut capturée au large de Cuba en 1989 et transférée au zoo en octobre 1990.


Elle eut 4 bébés. Le plus jeune, Nuik, vit toujours au zoo de Barcelone, Ona est décédée à l’âge d’1 an et demi en janvier 2000. Ces 2 autres enfants, Leia et Kuni, ont été transférés à dans l'Oceanogràfic de Valence, cependant, les 2 cétacés appartiennent toujours à la ville de Barcelone.

En avril 2018, Barcelone s’est officiellement déclarée « ville sans delphinarium ». Depuis, Anak et les autres dauphins attendaient leur transfert annoncé vers un sanctuaire. Malheureusement, ce projet n’est pas encore concrétisé et Anak n’aura pas eu le bonheur de retrouver sa liberté.

Espérons que Blau, Tumay, et Nuik, les 3 dauphins encore détenus par le zoo de Barcelone, auront cette chance !

Traduction : C'est assez ! 

Crédit photos : ©Mané Espinosa


Les pays qui ont interdit les delphinariums

Les cétacés sont des êtres hautement intelligents et sensibles. Leur confinement en captivité compromet leur bien-être et leur survie en altérant leur comportement et en causant un stress extrême. 


Les conditions de vie en captivité sont incompatibles avec les besoins des cétacés.

De nombreux décès sont directement liés aux conditions de vie en captivité : maladies pulmonaires dues au chlore, maladies rénales dues aux problèmes d’hydratation

Les bassins ne sont pas adaptés à leur physiologie et compromet le comportement naturel de ces animaux. 

En bassin, les animaux captifs développent des comportements stéréotypés.

L’espérance de vie des cétacés en captivité est plus courte que celle de leurs congénère vivant en liberté.

Que ce soit en Europe ou à l'étranger, certains pays n'ont pas attendu pour interdire la captivité des cétacés et faire fermer les parcs marins.



Delphinariums : ces pays qui ont interdit la captivité des cétacés

1992 : La Hongrie ferme le dernier delphinarium du pays à la suite de la mort              de deux dauphins importés.

          En 2002 le pays interdit l'utilisation commerciale des grands dauphins de            la mer Noire induisant la fin de la captivité des cétacés.

1993 : le Royaume-Uni ferme son dernier delphinarium

1997 : Chypre interdit toute exhibition de cétacés et toute utilisation de                       cétacés à des fins commerciales.

2005 : Le Costa Rica interdit la captivité des cétacés

2008 : le Chili interdit la captivité des cétacés

2009 : La Croatie interdit la captivité des cétacés à des fins lucratives sur son              territoire

2009 : L’Autriche s’est battu pour empêcher la construction d’un delphinarium              sur son territoire et n’en a aucun

2012 : La Suisse ferme son dernier delphinarium

2013 : L’Inde interdit la captivité des cétacés et accorde aux dauphins le statut            de « personnes non humaines »

2016 : La Finlande ferme son dernier delphinarium

2019 : Le Canada interdit la captivité des cétacés. Le projet de loi interdit 
          également l’importation et l’exportation de mammifères marins, ainsi                que leurs embryons et spermatozoïdes.

Le Nicaragua et le Brésil ont mis en place des règles qui empêchent l’ouverture de delphinariums.

Autres pays européens ayant banni la captivité des cétacés
  • La Slovénie
  • L'Irlande
  • L'Estonie
  • La Lettonie 
  • Le Luxembourg 
  • La Pologne 
  • La Slovaquie 
  • La République Tchèque
Selon un sondage Ifop datant du 11 décembre 2018 pour l’association C’est Assez !, la Fondations 30 Millions d’Amis et la Fondation Brigitte Bardot :

7 Français sur 10 sont opposés à la captivité des dauphins et des orques dans des parcs aquatiques à des fins de divertissement
– En parallèle, 86 % de nos concitoyens pensent que le gouvernement devrait au contraire encourager et accompagner la création de sanctuaires ou refuges marins pour accueillir ces cétacés captifs et les réhabituer à la vie sauvage


En France, quatre delphinariums, le Marineland d’Antibes, Planète Sauvage près de Nantes, le Parc Astérix à Plailly et le Moorea Dolphin Center à Tahiti, détiennent des cétacés, et poursuivent les spectacles au mépris du bien-être de ces animaux sensibles, conscients d’eux-mêmes et d‘une remarquable intelligence. 

Crédit photos : ©C'est assez ! 


«Au-delà du déplorable»: des animaux solitaires vivent dans des «boîtes en béton»


Par Michael Dahlstrom/Yahoo News Australia - 25 octobre 2019 

Dans le monde entier, des centres commerciaux aux aquariums, des animaux sont maintenus en isolement pour divertir le public.


L’un de ces animaux est une orque détenue au MarineLand Canada

Kiska, âgée de quarante-trois ans, répète son parcours dans la seule «maison» qu'elle ait connue depuis sa capture le 1er octobre 1979.

Les militants qui surveillent Kiska disent que l'animal qui autrefois vocalisait régulièrement, vocalise de plus en plus rarement.

Parmi les 60 orques gardées en captivité dans des aquariums, deux autres épaulards, Lolita et Kshamenk, sans la présence de congénères de leur propre espèce, mais ils ont la compagnie d'autres mammifères marins.


Le docteur Ingrid Visser, qui a enquêté sur toutes les orques captives qui sont exposées au public, souligne que Kiska est particulièrement «traumatisée».

La situation de Kiska est au-delà d'une situation déplorable : «Elle est maintenue à l'isolement, dans un minuscule bassin stérile», a-t-elle déclaré à Yahoo News Australia.

«Il est important que les gens sachent que ce type d'isolement social chez ces animaux est aussi douloureux que certaines blessures physiques.»


«Si vous considérez que depuis 2008, en Suisse, il est illégal de garder des poissons rouges en isolement cellulaire, il est grand temps que le reste du monde reconnaisse les souffrances que cette installation impose à Kiska.»

    « Ne jamais voir le soleil » : un ours polaire en cage en Chine

    Le Dr Visser a parcouru le monde, faisant des recherches et fournissant des témoignages d'experts sur le sort de milliers d'animaux détenus en captivité, mais certains d’entre eux sont difficiles à oublier. »

    Alors que le monde a peut-être oublié le sort de l’ours polaire nommé Pizza détenu dans un centre commercial chinois, le Dr Visser a continué à se renseigner sur sa situation.


    «Il est désolant de voir cet ours polaire, dont le sort préoccupait tellement le public ému face aux conditions déplorables dans lesquelles Pizza était détenu dans un centre commercial en Chine, et qui actuellement vit dans des conditions extrêmement déplorables dans un aquarium de Shanghai», a-t-elle déclaré.

    «Si le public savait qu'il était juste passé d'un minuscule enclos intérieur à un petit enclos intérieur, ils ne seraient pas satisfaits, tout comme Pizza.»

    «J'ai observé Pizza à l’Haichang Ocean Park et c'était tragique de le voir faire les cent pas ; cet animal qui, à l'état sauvage, aurait parcouru des milliers de kilomètres en quelques semaines à peine, est pris au piège dans une cage en béton et ne verra plus jamais le soleil ni ne sentira le vent souffler sur sa fourrure.»

    « C'est de la folie » : Un morse isolé des siens

    Un autre animal détenu à MarineLand Canada, continue de susciter beaucoup d'attention de la part des médias : c’est un morse nommé Smooshi.


    Son ancien dresseur, Phil Demers, avait participé au « Jimmy Kimmel Live » en 2007 pour raconter « l'histoire touchante » de Smooshi qui croyait que son dresseur était sa « mère » après qu'elle est été imprégnée par lui alors qu’elle était bébé.

    Cinq ans plus tard, M. Demers a quitté l'établissement, invoquant des conditions insalubres dans le parc, les autres morses étant tous morts depuis.

    M. Demers s'est vu interdire l’entrée du MarineLand pour s'être exprimé et fait maintenant actuellement face à des poursuites judiciaires de la part du parc, mais il a promis de continuer à défendre publiquement Smooshi.

    «Tout ce que je veux, c'est ce qui est dans son intérêt, c'est tout ce que je veux depuis le premier jour», a déclaré M. Demers à Yahoo News Australia.


    «Elle a perdu quatre de ses compagnons d’infortune lors des deux dernières années.»

    «Il est tout simplement insensé qu’ils ne la déplacent pas pour assurer son bien-être.»

    «Faites-la travailler» : Demande inhabituelle d'une activiste.

    La solution pour les animaux détenus en captivité est rarement simple, et alors que Demers veut que Smooshi soit déplacée hors de MarineLand, la plupart des activistes veulent que Kiska y reste, tout du moins dans un avenir proche.

    Carly Ferguson, présidente d'Ontario Captive Animal Watch, a collaboré avec le gouvernement canadien afin d’établir la loi S203 interdisant l’importation et l’exportation de mammifères marins, ainsi que leur reproduction.

    Cela a entraîne une conséquence imprévue.
    Kiska est effectivement isolée par la loi.

    Pourtant, Mme Ferguson ne veut pas qu'on la transfère dans un autre delphinarium.

    Elle craint que Kiska, si elle était envoyée dans un autre parc, soit attaquée par d'autres épaulards qui peuvent devenir très agressifs lorsqu'ils sont en captivité.


    «Après 40 ans passés au MarineLand, je ne sais même pas si elle pourrait survivre à un voyage en Chine», dit-elle.

    «Si elle était transférée dans un autre parc avec des orques qui l’attaqueraient probablement, je ne peux pas tout simplement pas l’imaginer.»

    Au lieu de cela, elle se retrouve à plaider en faveur d'une chose à laquelle elle est normalement fermement opposée, lui enseigner des tours.

    «Vous voyez, beaucoup d'activistes demandent l’arrêt d'arrêter les spectacles, mais ce que je dis, c’est qu’il faut faire faire quelque chose à cette orque.»

    «Faites-la travailler, donnez-lui quelque chose à faire.»


    Le Dr Visser ne pense pas qu'il existe une solution simple à la situation de Kiska, mais il y en a une qu'elle privilégie à toutes les autres.

    «La meilleure solution est de la déplacer dans un sanctuaire en bord de mer pour qu'elle ait des stimulations naturelles et un grand espace pour y vivre et à ce moment-là, un compagnon, ancien captif, qui pourrait être compatible avec elle, pourrait être intégré avec succès à un rythme qui convienne aux 2», dit-elle.

    «En attendant, Kiska devrait au moins recevoir un enrichissement approprié et de meilleurs soins 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, jusqu'à ce qu'elle puisse être transférée dans un sanctuaire.»

    MarineLand Canada a été contacté par Yahoo News Australia, mais n'a pas pour l’instant fait de commentaires.

    Traduction : C'est assez! 

    Crédit photos 
    Kiska :      ©Ontario Captive Animal Watch (OCAW)
                     ©Dr Ingrid Visser
    Pizza :      ©Dr Ingrid Visser
    Smooshi : ©Phil Demers 


    Les transporteurs canadiens de plus en plus nombreux contre l'exploitation des dauphins.

    World Animal Protection - 1er novembre 2019

    Après Air Canada et Air Transat, Sunwing et WestJet ont décidé de retirer leurs forfaits vacances mettant en vedette des activités touristiques avec des dauphins.


    À la suite de la publication du dernier rapport de l’ONG World Animal Protection, Sunwing et WestJet sont les dernières entreprises canadiennes à annoncer qu'elles cesseront de vendre des forfaits touristiques mettant en vedette des activités avec des dauphins et de promouvoir la souffrance des cétacés.

    Rachel Goldrick, Directrice principale des communications chez Sunwing, a déclaré :
    « Vacances Sunwing est déterminée à mettre un terme à la promotion et la vente de voyages organisés et d'excursions impliquant des mammifères marins en captivité d'ici à août 2020. En outre, nous continuerons à travailler avec nos partenaires et fournisseurs locaux pour développer des alternatives respectueuses de l’environnement ».

    « Le tourisme responsable est la clé de nos pratiques commerciales actuelles ainsi que de notre vision pour l'avenir. Nous encourageons et responsabilisons notre personnel afin qu’il travaille avec nos partenaires locaux pour établir et mettre en œuvre des pratiques durables tout en respectant les normes d'éthique les plus strictes tout au long de nos activités », ajoute-t-elle.

    Bien que WestJet n’ait pas encore donné de date précise, l’entreprise a déclaré qu’elle s’engageait également à apporter toute une série de modifications nécessaires pour garantir que tous leurs voyages soient conformes à leur éthique. Leur équipe évalue actuellement tous les changements importants qui doivent être apportés.


    Melissa Matlow, directrice de campagne pour World Animal Protection, a déclaré:
    « Nous sommes ravis de ces engagements et de leur impact sur le secteur. Avec chaque entreprise en transition, nous sommes sur le point de faire en sorte que ce soit la dernière génération de dauphins maintenus captifs dans des conditions inhumaines pour notre divertissement. »

    « Les conseillers en voyage jouent un rôle essentiel dans la réussite de notre travail et la plupart des touristes qui choisissent de participer à une activité avec des animaux sont amoureux des animaux. Ils font confiance à leur conseiller en voyage pour leur fournir les bonnes informations afin de pouvoir prendre des décisions conformes à leurs valeurs pour leur voyage. Nos recherches ont révélé que lorsque les voyageurs apprennent la vérité sur ce qui arrive aux dauphins utilisés pour des spectacles et les programmes de nage avec les dauphins, ils ne veulent plus participer à ces activités. 

    Une mauvaise expérience peut vraiment gâcher leurs vacances. Les conseillers en voyage peuvent nous aider à éduquer les touristes et à orienter la demande vers des formes de tourisme faunique plus éthiques, car les voyageurs peuvent découvrir la faune durant leurs vacances de bien d’autres façons », explique-t-elle.

    « Avant le lancement de notre campagne et l’établissement de notre rapport, World Animal Protection avait demandé à ces sociétés de retirer de leurs sites les activités concernant les dauphins captifs et d’autres activités nuisibles.
    Nous avons fourni les recherches scientifiques et les preuves que les dauphins souffrent en captivité et que les touristes sont de plus en plus conscients et préoccupés par ces activités. Nous sommes fiers qu’ils aient relevé le défi.
    Lorsque le gouvernement canadien a adopté en juin dernier une loi interdisant la reproduction et l'exposition de cétacés à des fins de divertissement, il a vraiment souligné l'importance de demander aux entreprises basées au Canada de faire leur part et de diriger l'industrie touristique mondiale dans la bonne direction. Nous sommes fiers qu'ils aient relevé le défi. »


    Le 24 octobre, l’ONG World Animal Protection a publié un nouveau rapport intitulé « Behind the smile : The multi-billion dollar dolphin entertainment industry » (« Derrière le sourire - l'industrie multimilliardaire du divertissement avec des dauphins »), qui souligne les souffrances endurées par les dauphins gardés en captivité pour le tourisme.

    Ce rapport montre comment cette industrie profite de la souffrance de plus de 3000 dauphins ; chaque dauphin générant entre 400 000 et 2 millions de dollars US par an. Ces bénéfices encouragent davantage leur capture dans la nature et la reproduction. La science est claire : garder les dauphins en captivité et les utiliser pour le divertissement est cruel.

    « Nous sommes ravis que Sunwing et WestJet réagissent à la science et se soient engagés à cesser de promouvoir et à tirer profit de cette cruauté. »

    Traduction : C’est assez ! 

    Source et crédit photos : World Animal Protection

    Air Canada et Air Transat promettent de retirer le tourisme avec les dauphins de leurs forfaits

    Par Christine Hogg - 24 octobre 2019

    Pour beaucoup, nager avec les dauphins durant leurs vacances est un rêve qui devient réalité.


    Mais un nouveau rapport global de l’ONG World Animal Protection a mis à jour l’ampleur et la rentabilité des spectacles de dauphins dans l’industrie du divertissement, une industrie d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, qui est responsable de grande souffrance animale.

    Des faits généralement peu connus par les nombreux touristes canadiens qui visitent des destinations ensoleillées telles que la Floride, le Mexique ou les Caraïbes.

    Selon les conclusions de ce rapport, environ 64% des Canadiens interrogés sont partis en vacances vers une destination où était offerte l’activité de tourisme avec les dauphins.

    Selon World Animal Protection, la plupart du temps, les touristes sont de bonne foi lorsqu'ils visitent les attractions animalières, car, eux-mêmes aiment les animaux et ne comprennent pas les méfaits de cette activité.

    Beaucoup de ces touristes pensent que la majorité des spectacles de dauphins et des programmes de nage avec dauphins vendus par certaines des plus grandes agences de voyages dans le monde sont sans cruauté et ont un rôle d’éducation de préservation.

    Le rapport « Behind the Smile », révèle qu’il existe à travers le monde 336 lieux de divertissement avec des dauphins qui se répartissent dans 54 pays, dont les États-Unis, le Mexique, les Caraïbes et la Chine, dans lesquels sont détenus au moins 3 000 dauphins en captivité.

    « Pour des animaux sociaux et intelligents comme les dauphins, une vie passée dans un bassin en béton pour divertir les touristes n’est pas une vie. Chaque billet vendu est une incitation pour cette industrie à continuer d’élever et capturer des dauphins pour une vie de souffrance », a déclaré Melissa Matlow, directrice de campagne pour World Animal Protection.


    Les gouvernements et les agences de voyages commencent à réagir aux preuves scientifiques et à la pression publique contre le maintien en captivité des dauphins.

    En juin dernier, le Canada a adopté une loi interdisant la reproduction, l'exposition et le commerce de cétacés rendant illégale la possession de cétacés à des fins autres que la recherche ou la réhabilitation.

    Air Transat a également cessé de commercialiser tous ses spectacles mettant en vedette des mammifères marins en captivité, y compris pour les programmes de nage avec les dauphins.

    Ce faisant, la société affirme son leadership en matière de tourisme responsable et répond aux préoccupations des voyageurs de plus en plus sensibles au bien-être de ces animaux sauvages.

    « Air Transat soutient les actions de World Animal Protection et s'engage à aider ses partenaires touristiques locaux entrants, y compris sa propre succursale Trafic Tours, à cesser de commercialiser de telles activités en trouvant des moyens économiquement viables et socialement acceptables pour les remplacer », a déclaré Odette Trottier, directrice des communications et des affaires générales chez Air Transat.

    « D'ici fin août 2020, Air Canada et ses filiales (y compris Vacances Air Canada) ne vendront plus, ni ne feront directement la promotion de forfaits pour des attractions impliquant la captivité des générations actuelles ou futures générations de dauphins », a déclaré Peter Fitzpatrick, directeur des communications de l'entreprise chez Air Canada.

    Sous la conduite de World Animal Protection, d'autres grandes agences de voyages, telles que Virgin Holidays, TripAdvisor et Booking.com, ont pris des mesures similaires et se sont récemment engagées à cesser de vendre des tickets ou de faire la promotion pour des lieux qui détiennent des dauphins captifs.


    « Nous encourageons ces agences de voyage et d'autres entreprises à mettre en avant leurs engagements en faveur de l'élimination progressive de la promotion et de la vente d'excursions avec des dauphins captifs », a déclaré Matlow à PAX . « Les Canadiens font confiance à ces entreprises pour leur fournir les informations dont ils ont besoin pour faire des choix de voyages qui correspondent à leurs valeurs. Il est non seulement important qu'elles informent leurs clients sur la façon d'éviter les attractions néfastes au bien-être animal où qu’ils aillent, mais également nécessaire pour réorienter cette industrie vers un tourisme plus éthique ».

    Travel Corporation et ses filiales sont partenaires de World Animal Protection.
    Cependant, des études de marché montrent qu'il reste encore du travail à faire pour éduquer et influencer les touristes, les sites de réservation et les agences de voyages canadiens.

    Par exemple, 50% des touristes canadiens considèrent toujours que le maintien des dauphins dans des bassins est acceptable et un tiers des voyageurs canadiens a participé à au moins une activité liée aux dauphins au cours des trois dernières années. Environ 64% des Canadiens interrogés sont partis en vacances vers une destination où le tourisme avec les dauphins était compris dans le forfait.

    « Les attitudes et les comportements des Canadiens changent », a déclaré Matlow. « Quand les gens apprennent la vérité sur la souffrance des dauphins, ils ne veulent plus y participer. C'est pourquoi nous faisons appel à des agences de voyages comme le groupe Expedia et à d'autres qui sont à la traîne pour cesser de soutenir des activités qui vont à l’encontre du bien-être animal. »

    Traduction : C’est assez !



    Réhabiliter les dauphins captifs, c'est possible !

    À Bali, Rocky et Rambo sont des candidats potentiels à une libération. Ils sont actuellement en période d’évaluation sous la surveillance du Dolphin Project. Profitons de cette histoire pour passer en revue quelques exemples de dauphins réhabilités avec succès.
    « J'ai libéré un certain nombre de dauphins captifs. SeaWorld et d’autres acteurs de l’industrie de la captivité prétendent que les dauphins détenus en captivité ne peuvent jamais être relâchés dans la nature. » - Ric O'Barry
    - 1973 - USA - Opo - Grand dauphin - capturée en Floride - détenue au Miami Seaquarium, réhabilitée après un an de captivité
    - 1974 - Bahamas - Liberty et Florida, 2 grands dauphins sont relâchés au large d’Eleuthera aux Bahamas après deux ans de captivité. Avant leur libération, les dauphins ont été réhabitués à se nourrir de poissons vivants. L'un d’eux pourrait être le dauphin connu sous le nom de JoJo qui vit au large des îles Turques et Caïques.
    - 1987 - USA - Joe et Rosie - 2 grands dauphins libérés au large de l’île de Wassaw, en Géorgie (Etats-Unis), après sept ans de captivité. « Tous les rapports sur leurs activités dans la nature indiquent qu'ils sont en bonne santé et qu’ils ont des interactions avec des groupes résidents.de dauphins ». Ces dauphins ont été capturés au large du Mississippi et relâchés au large de la Géorgie.
    - 1991 - Guatemala - Ariel et Turbo - Ils ont été capturés dans les eaux caribéennes. Ils ont participé à un spectacle itinérant de dauphins ambulant au Guatemala et ont été abandonnés en mai 2001.
    - 1993 - Brésil - Flipper - un grand dauphin mâle relâché au large de Laguna au Brésil après environ dix ans de captivité dans des conditions effroyables. Depuis sa libération, Flipper a été observé plusieurs fois et, souvent en compagnie d'autres dauphins. Sa dernière observation remonte au début de 1995.
    - 1995 – États-Unis - Buck et Luther - 2 dauphins de l’US Navy, remis en liberté après deux ans de préparation et de réhabilitation. La marine les a recapturés quelques jours plus tard, disant qu’il s’agissait de « sauvetage ». Il semblerait que la marine ait pu utiliser un pinger (système de rappel) pour les attirer à nouveau dans un enclos.
    - 1995 - Haïti - 6 dauphins non dressés - Aux derniers jours du gouvernement de Jean-Bertrand Aristide, un consortium hispano-haïtien obtint un permis pour capturer dix dauphins à des fins « touristiques et éducatives ». Ils en ont capturé huit, deux sont décédés, laissant six survivants. Ric O'Barry libera les 6 dauphins en coupant les filets de l’enclos marin dans lequel ils étaient détenus
    - 1996 - Colombie Stephania – Sauvée d’un delphinarium situé à San Andres, en Colombie. Cela a pris six mois et Stephania n’a jamais pu être libérée. Après plusieurs tempêtes, l’enclos s’est brisé mais Stephania ne s’est pas échappée. Elle voulait son room service ! Il faut dire qu’elle a eu la vie dure, à vivre en isolement dans un bassin minuscule et insalubre en Colombie. Personne ne s’était jamais posé la question de sa santé mentale. Pourtant c’est aussi important que la condition physique.
    - 2010 - Turquie - Tom et Misha ont été sauvés en 2010 par la Born Free Foundation et Dolphin Angels. Capturés au large de la Turquie, ils étaient détenus depuis plusieurs années et participaient à des programmes de nage avec des touristes. Il a fallu attendre 2012 pour que les 2 dauphins soient enfin libérés dans la nature.
    - 2011 – Indonésie - Construction du plus grand centre permanent de réhabilitation de dauphins au monde - Camp Lumba Lumba. Le Dolphin Project attend toujours que le gouvernement indonésien applique l’accord de réhabilitation de dauphins capturés illégalement.
    - Entre 2013 et 2015 – Corée du Sud - Boksoon, Sampal, Chunsam, Taesan et Jedol- 5 dauphins, capturés illégalement et vendus à des delphinariums coréens, ont été successivement réhabilités au large de Jeju.
    En 2013, Sampal, jugeant son enclos trop petit, fut la première à quitter l’enclos de réhabilitation en passant par un trou dans le filet de son enclos au début du mois de juin. Jedol et Chunsan furent libérés quelques semaines plus tard, en juillet 2013. Deux ans plus tard, en 2015, ce fut le tour de Taeshan et Boksoon de retrouver leur liberté et de rejoindre les leurs.
    Depuis, Sampal et Chunsam ont eu des bébés, respectivement en avril et août 2016.
    En août 2018, c’est Boksoon qui a été vue nageant avec un petit à ses côtés au large de la ville de Seogwipo
    - 2017 - Karimunjawa, Indonésie - Munjawa - 3 dauphins capturés illégalement étaient détenus dans un bassin à requin à Karimunjawa, en Indonésie. Les mammifères, qui étaient en très mauvaise santé, étaient destinés aux tristement célèbres cirques itinérants en Indonésie.
    Après le décès de l’un des cétacés, le Dolphin Project a confisqué les 2 autres dauphins. Ils ont été transférés à Camp Lumba Lumba, le centre de réhabilitation permanent des dauphins du Dolphin Project.
    Alors qu'un des dauphins a succombé aux blessures dues à sa capture, la seule survivante, Munjawa, a été relâchée avec succès près de l'endroit où elle avait été capturée.
    Traduction : C'est assez !
    Crédit photos : ©Dolphin Project / ©Bron Free / ©Research Team
    Sources :
    - Dolphin Project
    - Incredible journey of dolphins who were saved by wildlife charity
    - 핫핑크돌핀스 hotpinkdolphins

    Russie - Prison des baleines - Libération des derniers bélugas

    Les derniers 50 bélugas captifs encore détenus à la Prison des Baleines seront libérés d’ici le 1er novembre.
    Une réunion a eu lieu Jeudi en ce qui concerne la finalisation des plans de libération des mammifères marins.
    Deux navires de recherche prendront respectivement à leur bord 14 et 36 bélugas. La remise à l'eau de tous les animaux est prévue pour être effectuée simultanément par les deux navires.
    Cependant, cette fois-ci, les mammifères marins seront libérés en mer du Japon, à Uspeniya bay, dans la réserve naturelle de Tazovski (Kraï du Primorie) et pas en mer d'Okhotsk comme précédemment, et ce en raison des conditions météorologiques difficiles (Tempêtes d‘automne).
    Le secrétaire du Conseil, le directeur adjoint de VNIRO, Vyacheslav Bizikov, a déclaré que le gouvernement russe s'était fixé un objectif ambitieux en libérant les 50 derniers bélugas avant le 1er novembre 2019.
    D'autres options ont été mises en avant lors de cette réunion, mais les participants ont conclu qu'avec les délais et le financement existants, c’était la seule option acceptable.
    Il n’y a pas plus de 100 km de trajet maritime entre la baie de Srednyaya et celle d'Uspeniya. Les experts de TINRO ont déclaré que bien que la mer du Japon ne soit pas l’habitat naturel des bélugas, il y a maintenant dans cette région la possibilités pour les cétacés de trouver suffisamment de nourriture.
    La coalition Free Russian Whales approuve et appuie la décision concernant la libération des 50 bélugas dans les plus brefs délais. Toutefois, ils émettent des inquiétudes sur le fait que les bélugas ne seront pas libérés dans leur habitat naturel. Préoccupation partagée par les scientifiques qui ont participé à cette réunion.
    Selon Olga Shpak, l'une des plus grandes spécialistes des cétacés de Russie, il y a peu de chances que les bélugas relâchés puissent aller du sud de la région de Primorsky au golfe Sakhaline et retrouver leur population d’origine avant le début de la migration d'automne des bélugas sauvages vers le nord. Étant donné qu'il s'agit de la seule option actuellement disponible, tous espèrent que cette libération sera couronnée de succès.
    La coalition Free Russian Whales attire l'attention sur le fait qu’il y a de gros problèmes environnementaux dans cette région de la mer du Japon. Des centaines de navires nord-coréens braconnent du poisson et des fruits de mer dans la zone économique et les eaux territoriales russes. Le Service des frontières du FSB de Russie sera-t-il en mesure de protéger les bélugas contre d’éventuelles captures par des pêcheurs nord-coréens illégaux ?
    Traduction : C’est assez !
    Crédit photos : ©Free Russian Whales / ©Yuri Smityuk (Agence Tass) / ©Vniro
    Source : ©Free Russian Whales  

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