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Les orques ne supportent pas la captivité. Voici pourquoi.

Par Natasha Daly pour National Geographic - 25 mars 2019

Les mammifères marins, les stars des spectacles des parcs d’attractions à travers le monde, meurent prématurément.

En janvier, Kayla est décédée. Kayla était une orque âgée de 30 ans, captive de SeaWorld Orlando. Si elle avait vécu dans la nature, elle aurait probablement atteint l’age de 50 ans, voire 80 ans. Néanmoins. Cependant, Kayla a vécu plus longtemps que n’importe quelle orque née en captivité


On ne sait pas ce qui a emporté Kayla, (SeaWorld n’ayant pas publié les résultats de sa nécropsie, la loi ne l’y obligeant pas), mais, quoiqu’il en soit, la cause de son décès ne nous en dirait pas d’avantage.

Selon une base de données sur les rapports de nécropsie conservés par Orca Project Corp., une organisation à but non lucratif composée d’experts en mammifères marins qui militent contre les orques en captivité, ces décès d’orques sont souvent dus à des pneumonies ou d’autres facteurs de maladies opportunistes qui les touchent parce les animaux sont très affaiblis.

Selon les informations contenues dans ces bases de données, 70 orques sont nées en captivité dans le monde entier (sans compter les 30 bébés mort-nés ou morts in utero) depuis 1977. 37 d'entre eux, y compris Kayla, sont maintenant décédés. Seule une poignée d'orques capturées dans la nature a survécu au-delà de l'âge de 30 ans. Aucune orque née en captivité n‘a atteint cette âge.


Il y a actuellement 59 orques en captivité dans des parcs marins et aquariums à travers le monde. Certaines sont capturés à l'état sauvage; certaines sont nés en captivité. Un tiers des orques captives sont détenues aux États-Unis, et toutes sauf une, vivent dans les trois parcs de SeaWorld à Orlando, San Diego et San Antonio. Lolita, une orque âgée de 54 ans qui a été capturée en 1970 dans les eaux de l’État de Washington, vit seule au Miami Seaquarium, dans une piscine à ciel ouvert mesurant moins de deux fois la longueur de son corps.

Dix autres orques, capturées dans la nature, sont actuellement détenues dans des enclos marins de l'Extrême-Orient russe alors que le gouvernement enquête sur leur possible capture illégale. Si elles sont vendues à des aquariums, probablement en Chine, le nombre total d’orques captives s’élèverait alors à 69 individus.

La question de savoir s’il est humain de garder des orques en captivité fait l’objet d’un débat animé. Ce sont des animaux très intelligents et sociaux, génétiquement conçus pour vivre, migrer et se nourrir sur de grandes distances dans l'océan.

Selon Naomi Rose, scientifique spécialiste des mammifères marins à l’Animal Welfare Institute, une ONG basée à Washington D.C., les orques, qu’elles soient nées dans la nature ou en captivité, ne peuvent s’épanouir en captivité. C’est en partie dû à leur taille. Les orques sont des animaux gigantesques qui parcourent de grandes distances dans la nature, 73 km par jour en moyenne, non seulement parce qu’elles le peuvent, mais aussi parce qu’elles le doivent, elles en ont besoin pour diversifier leur alimentation et pour faire de l'exercice. Ils plongent de 30 à 150 m de profondeur, plusieurs fois par jour, tous les jours.


« C’est la biologie de base», déclare Naomi Rose. Une orque née en captivité qui n'a jamais vécu dans l'océan a toujours les mêmes pulsions innées, dit-elle. Si vous avez évolué pour parcourir de longues distances à la recherche de nourriture et de partenaires, vous êtes alors adapté à ce type de déplacement, que vous soyez un ours polaire, un éléphant ou une orque », déclare Naomi Rose.

" Mettez une orque dans une boîte de 45 m de long sur 27 m de large sur 9 m de profondeur et vous les transformerez en une « patate de canapé ». "

Naomi Rose explique que l’un des principaux indicateurs permettant de déterminer si un mammifère s’adaptera à la captivité est l'étendue de son aire de répartition dans la nature. Plus leur aire de répartition est large, moins ils sont susceptibles de s’épanouir en milieu confiné. C'est pour cette même raison que certains zoos ont renoncé progressivement à exhiber des éléphants.

Nous pouvons recréer des environnements terrestres qui ressemble à une savane par exemple, mais nous ne pouvons pas recréer un océan. «Aucun mammifère marin n’est adapté pour évoluer dans le monde que nous avons créé pour lui dans une boite en béton», déclare Naomi Rose.

Ceux qui étudient et travaillent avec des dauphins en captivité (les orques sont la plus grande espèce de dauphins au monde) affirment qu’il ne s’agit d’espace, mais que la question est de savoir si les orques reçoivent suffisamment d’enrichissements et d'entraînements pour obtenir l’exercice et la stimulation mentale adéquate.


DES SIGNES DE SOUFFRANCE

Selon les spécialistes du bien-être animal, il très difficile de prouver spécifiquement ce qui raccourcit la durée de vie des orques en bassin.

« Le problème avec les orques captives est que leur état de santé est en grande partie entourée de mystère », a déclaré Heather Rally, vétérinaire spécialiste des mammifères marins à la PETA Foundation. Seules les personnes travaillant dans ces installations sont amenés à approcher les orques, et très peu de ces informations sont rendues publiques.

Mais selon les spécialistes du bien-être animal, il est clair que la captivité compromet la santé des orques. Ceci est d’autant plus évident concernant la partie la plus vitale du corps des épaulards : leurs dents.

Une étude publiée en 2017 dans la revue Archives of Oral Biology a révélé qu'un quart de toutes les orques détenues en captivité aux États-Unis souffraient de graves affections dentaires. Au moins 70% d’entre elles ont des dents abîmées. Certaines populations d’orques à l’état sauvage présentent également des signes d‘usure, mais elles sont symétriques et se produisent progressivement au fil des décennies, contrairement aux dommages aigus et irréguliers dont souffrent les orques en captivité.

Selon cette étude, ces dommages sont dus en grande partie au fait que les orques captives rongent avec persistance les parois des bassins et usent ainsi leur dents, souvent jusqu’à ce que les nerfs soient à vif.
Ces endroits où les dents sont broyées deviennent des cavités ouvertes, très sensibles aux infections, et ce, même si les dresseurs les rincent régulièrement avec de l’eau propre.

Ce comportement induit par le stress est classifié dans les recherches scientifiques depuis la fin des années 1980. Appelés communément stéréotypies, mouvements répétitifs sans but évident, ces comportements, qui impliquent souvent des automutilations, sont typiques des animaux captifs qui ont très peu ou pas d’enrichissement, et vivent dans des bassins exigus.

Les orques possèdent le deuxième plus grand cerveau de tous les animaux vivant sur la planète. Comme pour les humains, leur cerveau est très développé dans les domaines de l'intelligence sociale, du langage et de la conscience de soi. Des recherches ont montré que, dans la nature, les orques vivent au sein de groupes familiaux unis qui partagent une culture élaborée et unique, transmise de génération en génération.

En captivité, les orques sont détenues dans des groupes sociaux artificiels. Quelques orques captives, comme Lolita, vivent complètement seules.

Les orques nées en captivité sont généralement séparés de leur mère à un âge beaucoup plus précoce que dans la nature (les orques mâles restent souvent avec leur mère toute leur vie) et sont trop souvent transférés d'un établissement à un autre. Kayla a été séparée de sa mère à l'âge de 11 mois et a été transférée à 4 reprises dans les différent parcs appartenant à SeaWorld à travers le pays.

Le stress provoqué par la rupture sociale est aggravé par le fait que les orques en captivité n’ont pas la capacité d’échapper aux conflits avec d’autres orques, ni d’avoir des comportements naturels lorsqu’ils évoluent dans des piscines.

En 2013, le documentaire Blackfish a révélé l’impact psychologique de la captivité, à travers l’histoire de Tilikum, une orque capturée à l‘état sauvage, qui avait tué sa dresseurs à SeaWorld Orlando. Le film apportait les témoignages d’anciens dresseurs de SeaWorld et de spécialistes des cétacés, qui affirmaient que le stress de Tilikum avait directement conduit à son agression envers les humains (L’animal avait déjà tué un entraîneur dans un parc n’appartiennent pas à SeaWorld, en Colombie-Britannique, Canada). Les archives judiciaires montrent qu’entre 1988 et 2009, SeaWorld avait répertorié plus de 100 cas d'agressions de leurs orques sur les dresseurs. Onze de ces cas ayant entraîné des blessures et un décès

Blackfish dévoile également une interview de John Crowe, un ravisseur d'orques sauvages repentis, qui décrivait en détail le processus de capture de jeunes orques dans la nature : les gémissements des bébés pris au piège dans le filet, la détresse des membres de leur famille regroupés frénétiquement à l'extérieur des filets, et le tragique destin des bébés n’ayant pas survécu à la capture. Les corps de ces jeunes orques ont été ouverts, remplis de pierres pour faire couleur leurs corps au fond de l’océan.

UN CHANGEMENT RADICAL

Blackfish a provoqué la colère du public. Le film-documentaire a été un réel succès à travers le monde et a amené le public ouvrir les yeux.



Des centaines de milliers de téléspectateurs indignés ont signé des pétitions appelant SeaWorld à retirer les orques de ses parcs ou à les fermer. Des sociétés partenaires telles que Southwest Airlines et Miami Dolphins ont rompu leurs liens avec SeaWorld. La fréquentation de parcs a chuté et sa cotation en bourse a entamé une chute vertigineuse dont-ils ne se sont jamais remis.

« Nos campagnes étaient marginales. Mais maintenant nous touchons un grand public. Cela s'est passé du jour au lendemain », déclare Naomi Rose, qui combat pour le bien-être des orques en captivité depuis les années 1990.

Depuis des années, des groupes de protection animales tentent de poursuivre en justice le département américain de l’agriculture, chargé de mettre en œuvre la loi fédérale sur le bien-être des animaux, l‘Animal Welfare Act, pour ne pas avoir correctement contrôlé le bien-être des animaux gardés en captivité à des fins de divertissement. Les efforts n'ont jamais abouti, a déclaré Jared Goodman, avocat chargé du droit des animaux à la PETA Foundation, qui a entrepris de nombreuses poursuites judiciaires qui n’ont jamais été couronnées de succès.

Mais en 2016, les choses ont commencé à changer. La Californie a rendu illégale l'élevage d'orques dans cet État. Six mois plus tôt, SeaWorld, qui possède un parc à San Diego, avait annoncé qu’il mettrait fin au programme de reproduction d’orques en captivité , affirmant que ses orques détenues actuellement seraient la dernière génération à vivre dans les parcs SeaWorld. Bien que 20 orques et de nombreux autres cétacés continuent de vivre et de se produire dans ses installations, la société concentre de plus en plus son marketing sur les manèges de ses parcs d’attractions.

Au niveau fédéral, le député démocrate californien Adam Schiff, membre du congrès américain, a présenté à plusieurs reprises un projet de loi visant à faire disparaitre progressivement les orques captives à travers les États-Unis. 

Au Canada, un projet de loi fédéral sur le point d’être adopté cette année, interdirait tous les spectacles de cétacés captifs, pas seulement pour les orques, mais également pour les dauphins, les marsouins et les bélugas.


ENVISAGER L’AVENIR

Mais il reste encore à savoir ce qu’il va advenir des 22 orques captifs aux États-Unis et au Canada si la législation fédérale venait à clore ces installations détenant les captifs, ou si des entreprises telles que SeaWorld accepteraient d’aller plus loin en se séparant de leurs orques détenues actuellement. Aucun de ces animaux ne pouvant être relâché dans la nature, étant dépendants de l’humain pour leur alimentation.

Le Whale Sanctuary Project, dirigé par un groupe de scientifiques spécialistes des mammifères marins, de vétérinaires, d'experts en politiques et d'ingénieurs, a pour but de créer de grands sanctuaires en bord de mer pour accueillir les cétacés « retraités » ou ceux ayant été sauvés. L'idée étant que les animaux puissent vivre dans des habitats délimités dans l'océan tout en étant pris en charge et nourris par l'homme. Le groupe a identifié plusieurs sites potentiels en Colombie-Britannique, dans l'État de Washington et en Nouvelle-Écosse. Selon Heather Rally, membre du conseil consultatif de l’organisation, la logistique nécessaire à la réalisation d’un sanctuaire sera complexe.

« Nous avons des sanctuaires pour toutes les autres espèces », dit-elle. Malgré les défis à relever, « c’est le moment idéal pour créer un sanctuaire pour les mammifères marins. Nous l’attendons depuis si longtemps. »

Le Whale Sanctuary Project espère qu’ils pourront éventuellement s’associer à SeaWorld pour le processus de réhabilitation. SeaWorld s'oppose au concept de sanctuaires marins - les désignant comme des «cages marines» et affirmant que les risques environnementaux et un habitat radicalement différent causeraient probablement un stress considérable à leurs orques et leur feraient plus de tort que de bien. SeaWorld a supprimé de son site Web une déclaration de 2016 précisant dans le détail son opposition, mais un représentant de la société confirme à National Geographic que la position de SeaWorld reste inchangée.

Bien qu'il semble y avoir des raisons d’espérer pour l'avenir des orques captives en Occident, l’industrie de cétacés en captivité est en plein essor en Russie et en Chine.

En Russie, les 10 orques récemment capturées languissent dans un petit enclos marin en attendant de savoir quel sort les attend. La Chine compte actuellement 76 parcs marins opérationnels et 25 autres sont en construction. La grande majorité des cétacés en captivité on été capturés dans la nature et importés de Russie et du Japon.

La Chine "n'a pas eu son effet Blackfish", a déclaré Naomi Rose. Mais elle espère que cela arrivera, car elle l’a déjà vu se produire auparavant.

«Vous n'auriez pas écrit cette article il y a dix ans», précise-t-elle.

Traduction : C'est assez ! 


NOTE :  
- Le 10 juin 2019, le Canada a interdit la captivité des cétacés

Crédit photos : 
©Sandy Huffaker, Corbis/Getty 
©Phelan M. Ebenhack, AP 
©David R. Tribble/Wikimedia Commons



C'est Assez! est partenaire du film "L'Homme dauphin - Sur les traces de Jacques Mayol".

En 1988, sort le Grand Bleu, un film qui s’inspire de l’histoire de Jacques Mayol. Le 23 novembre 1976, ce plongeur fut le premier à descendre à 100 mètres de profondeur en plongée libre.


Jacques Mayol était aussi un amoureux de la nature et des dauphins. 

On y découvre que les dauphins ont joué un rôle déterminant dans le destin du célèbre apnéiste qui a inspiré le film culte "Le Grand Bleu" de Luc Besson.


Ce film nous offre un voyage sur les traces de ce précurseur de la cause écologique, pour découvrir ce que fût sa vie et quel héritage il a laissé derrière lui. Sortie en salle le 30 mai 2018, ce film est maintenant disponible en DVD. 

Une odyssée, racontée par Jean-Marc Barr qui l'a incarné dans «Le Grand Bleu»

Si vous désirez commander ce film, c'est ici :


Le massacre silencieux des dauphins roses d’Amazonie

Green World Warriors - 18 décembre 2018

Jusqu'à ces dernières décennies, le boto était protégé dans une certaine mesure grâce à des légendes et à des superstitions. 

Mais il est de plus en plus chassé pour sa chair et sa graisse, utilisées par les pêcheurs pour attirer les poissons-chats qui rencontrent un succès commercial croissant


Le massacre des botos a commencé dans les profondeurs de la jungle amazonienne au début des années 2000. Les bébés dauphins n'ont pas été épargnés, pas plus que les femelles en gestation dont les jeunes ont été découpés dans le ventre de leur mère comme un morceau de chair morte dans une boucherie.

Sans une hésitation, ni même un soupçon de remords, les bébés sont arrachés de l’utérus maternel. 

Le Brésil a depuis décrété l’interdiction de cette chasse, cependant les braconniers ne s’arrêtent pas et au Pérou, les botos sont massacrés juste pour servir d’appât.

Les dauphins roses de l’Amazonie ou botos (Inia geoffrensis) sont capturés par les pêcheurs du fleuve pour appâter de plus petites espèces de poissons d’une plus grande valeur commerciale tel le piracatinga ou poisson-chat, qui se régale de chair pourrie d’animaux morts, en l’occurrence le dauphin.


Depuis les années 2000, de nombreuses carcasses de botos éventrés, découpés en quartiers, privés de leur chair sont trouvées sur les berges. Un seul dauphin constitue un appât de choix gratuit pour 500 kilos de poisson-chat et une source de revenus faciles pour les pêcheurs. Les botos, peu craintifs et curieux, se laissent facilement approcher.

Tout le monde est au fait des massacres de dauphins du Japon, mais qu'en est-il des massacres qui se perpétuent en Amazonie ? 

Lorsque le gouvernement fédéral a imposé une interdiction temporaire en 2013, tout semblait revenir au calme. Malheureusement, l'interdiction de chasser a été levée et de nombreux autres dauphins ont été tuées en août 2018. Au mois d’août de la même année, le Brésil a imposé une interdiction totale de cette chasse, mais cela n’a pas empêché les braconniers et les chasseurs qui descendent le fleuve amazonien de continuer ces massacres.


Durant le second semestre de 2014, plus de 3500 botos ont été abattus. 

L’interdiction de pêche du piracatinga au Brésil, entrée en vigueur en 2015, a permis de réduire la chasse de ces dauphins dont la chair sert d’appât. Mais ils restent encore beaucoup à faire. En outre, le braconnage perdure également au Pérou, en Équateur, au Venezuela, en Colombie, en Bolivie, en Guyane, au Surinam et en Guinée française…


Soixante pour cent de la forêt amazonienne se trouve au Brésil. Ce pays abrite donc plus de dauphins roses de l’Amazone communément appelés Botos que tout autre pays d'Amérique du Sud. Les Botos vivent dans les rivières et les lacs amazoniens et pénètrent dans la forêt inondée en haute saison.

L'Amazonie, et en particulier la forêt inondée, sont des habitats menacés. Depuis les années 1980, le taux de déforestation et d'exploitation de la forêt amazonienne pour l'exploitation minière, l'exploitation forestière, les installations humaines et l'élevage du bétail a considérablement augmenté. Ces activités commerciales constituent une grave menace pour les populations autochtones et la faune sauvage de la région.

Il faut 10 ans pour qu'un boto se reproduise

Chaque année, dans la « Réserve de Développement Durable de Mamirauà », au Brésil, la population de marsouins communs diminue de 7,5%. 

Un facteur aggravant, les pêcheurs préfèrent les jeunes dauphins, qui n’atteignent pratiquement jamais l’âge de procréer. Il faut 10 ans à un dauphin mâle pour atteindre l’âge de procréer et à la femelle entre 6 et 7 ans. La gestation dure entre 11 et 13 mois. De plus, la jeune mère nourrit ses petits pendant deux ans.

L'abattage des jeunes dauphins a un impact énorme sur les espèces de dauphins du fleuve Amazone. Même avec une interdiction, toutes les espèces seront anéanties si le monde ne s'unit pas maintenant pour imposer une interdiction totale de cette chasse au Venezuela, au Pérou, en Colombie, en Bolivie, en Guyane, au Surinam et en Guinée française.

L’alimentation des dauphins de l’Amazone se compose principalement de piracatinga, un poisson-chat carnivore mangé par les habitants et les tribus indigènes. Les pêcheurs les considèrent comme des concurrents pour la pêche, qui nourrit leur famille. 

Pour pêcher le piracatinga, les pêcheurs ont besoin chaque année de 
4 500 Botos. 
Alors, pourquoi les ONG du monde occidental ne dénoncent-elles pas ce massacre ? Fondamentalement, cette méthode de pêche du piracatinga, qui est illégale uniquement au Brésil depuis août 2014, n’a commencé qu’en 2000. Et bien que cette pratique soit à 100% illégale, les gouvernements et les organismes chargés de l’application de la loi ne font rien pour l’arrêter.

Lorsque les pêcheurs capturent les dauphins de l’Amazone, l’abattage de l’animal est généralement effectué sur place, afin que la carcasse ne pourrisse pas trop vite. Elle est ensuite placée dans des caisses en bois dont les pêcheurs se servent pour capturer le poisson piracatinga.

Les caisses contenant les morceaux de viande de dauphins sont ensuite mises à l'eau. Les pêcheurs attendent et les piracatingas se déplacent pour se régaler de la carcasse en décomposition du dauphin mort. Ce sont alors des cibles faciles pour les pêcheurs. Il a été largement rapporté par certains magazines, articles et médias que le Brésil avait effectivement interdit cette pratique, ce qu'ils ont fait à partir de juillet 2014. Cependant, c'est une pratique qui est toujours en cours depuis 2000.


Les écologistes étaient ravis d'apprendre l’interdiction mise en place par le gouvernement brésilien, qui possède la plus grande partie de la forêt amazonienne. 

« C’est la plus grande interdiction de pêche mise en place depuis 1967, année de l’adoption des lois brésiliennes sur la protection de la faune », déclare Jone César de Friends of the Manatee Association (Association des amis du lamantin), un groupe de protection de la nature basé à Manaus, au Brésil.

Le fait que le Brésil ait interdit cette pratique ne signifie cependant pas que, par exemple, dans les rivières de l’Équateur ou du Pérou, lieu où résident également les dauphins roses, et qui n’est pas sur le territoire brésilien, les pêcheurs poursuivront leur commerce.

En outre, jusqu’à ce que l’interdiction brésilienne soit intégralement appliquée, on s’attend à ce que les pêcheurs tuent des milliers de Boto de plus afin de les stocker pour une pêche ultérieure. Mais il y a des braconniers qui peuvent et qui feront fi de cette interdiction, et ce qui s'est déjà malheureusement vu par le passé.
Selon les conclusions d'une étude de scientifiques brésiliens parue dans la revue PLOS ONE en mai 2018, "les résultats sont extrêmement inquiétants et montrent des taux de déclin parmi les plus élevés jamais mesurés pour une population de cétacés depuis les débuts de la chasse moderne à la baleine", ont souligné les chercheurs. 

Il existe 2 espèces de dauphins qui vivent dans l‘Amazone : 
- Le dauphin rose de l’Amazone, appelé également Boto 
- Le dauphin de l’Orénoque, connut également sous le nom de Tucuxi

Autrefois considérés comme abondantes dans le bassin amazonien, ces 2 espèces ont vu leur nombre diminuer de moitié chaque décennie depuis 1994

Des scientifiques ont étudié ces populations durant les 20 dernières années. 
La population du dauphin rose de l’Amazone (Boto) a chuté de 94 % entre 1994 et 2017, et celle du dauphin de l’Orénoque (Tucuxi) de 97 %.

Après avoir été écarté de la liste des espèces en danger durant 10 ans, les dauphins de l'Amazone ont de nouveau été classés « en danger » par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) sur la « Liste rouge » publiée en novembre 2018.

Si ce déclin se poursuit, les dauphins d'eau douce disparaîtront de la surface du globe d’ici à 50 ans.

Note : Au cœur de l’Amazonie, les gens sont, pour la plupart, indifférents à ces massacres. Sur un marché de Santarém, on peut acheter des parties génitales de dauphin en guise de porte-bonheur pour les questions de sexe et d’amour. Des bocaux d’huile de dauphin voisinent avec de l’huile d’anaconda et de crocodile. La potion d’huile de dauphin, qui coûte dans les 25 dollars [environ 17 euros] la petite bouteille, servirait à soigner les rhumatismes. 

Traduction : C'est assez !



Russie - Prison des baleines - La libération des orques et des bélugas a commencé dans la baie de Srednyaya

 20 juin 2019

Ce sont les spécialistes de l’institut VNIRO (Russian Research Institute of Fisheries and Oceanography), a l’origine de la capture des cétacés, qui ont lancé ce jeudi cette opération visant à libérer deux orques détenues dans la « Prison des baleines »


2 orques et 6 bélugas ont été embarqués en vue de leur transport. Les cétacés seront tout d’abord emmenés dans un centre pour mammifères marins près du village d’Innokentievka, dans le territoire de Khabarovsk, avant d’être relâchés dans la baie de Sakhalin, en mer d'Okhotsk

Le service de presse de VNIRO a précisé que le transport jusqu’au centre, environ 1800 km, prendra de 2 à 6 jours. Il se fera par route et par voie fluviale. 

Les orques et bélugas seront accompagnés par une équipe composée de dresseurs, de scientifiques, de vétérinaires…. Il y aura continuellement 2 personnes aux côtés de chaque cétacé.


Depuis le 5 juin, les entreprises, à l’origine de la capture des cétacés, ont entamé les procédures en vue de la réhabilitation des animaux conformément aux recommandations de l'équipe d'experts internationaux menée par Jean-Michel Cousteau.

Selon VNIRO, les animaux seront relâchés en groupes, en tenant compte des liens sociaux qui se sont développés entre eux durant leur détention.

La libération de tous les animaux prendra environ 4 mois et se déroulera de juin à octobre 2019. Tous les animaux subiront un examen vétérinaire avant leur remise en liberté.


Cette annonce a été faite lors d’une émission de questions-réponses
de télévision, émission annuelle durant laquelle le Président Vladimir Poutine répondait aux questions des téléspectateurs. 

Une journaliste de la télévision publique a annoncé en direct que 2 orques et 6  bélugas avaient été retirés des bassins de la baie de Srednyaya où ils étaient détenus pour être relâchés dans leur milieu naturel. 

La vente de ces animaux captifs auraient rapportés plus de 100 millions de dollars, a déclaré M. Poutine. 


Les entreprises qui détenaient les cétacés étaient réticentes à les relâcher, même après son implication.

«Quand il est question de grosses sommes d'argent, il est difficile de résoudre les problèmes. Dieu merci, une solution a été trouvée. », a précisé le Président russe.   

Le gouvernement a promis de supprimer la faille juridique utilisée par les entreprises qui capturent les cétacés pour vendre les animaux à l‘étranger, en particulier en Chine

Espérons que la libération se fera sous les meilleurs augures et qu’elle sera couronnée de succès.


Pour rappel, 2 des entreprises responsables de la capture des orques et des bélugas (Biéli Kit et Océanarium DV) ont été condamnées à de lourdes amendes pour avoir capturé illégalement les cétacés. 2 autres entreprises (“Afalina LLC” et “Sochi Dolphinarium LLC”) doivent comparaître prochainement devant le tribunal du District de Frounze à Saint-Pétersbourg.

Elles pourraient également faire face à des poursuites pénales

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 

Crédit photos : © Yuri Smityuk/TASS - ©VL.ru - ©Artyom Trembovlev, OTR









La douleur d’une mère

3 juin 2019

Une vidéo a été filmée le 3 juin dernier au large d’Indian Shores, en Floride. 
Elle montre la détresse d’une maman dauphin qui nage en portant le corps sans vie de son bébé. Elle est en deuil. 


Comme les humains, les cétacés souffrent de la perte des leurs, ils pleurent leur mort.

Selon une étude réalisée par Melissa Regente, biologiste à l’Université de Milano-Bicocca en Italie, sept espèces de cétacés, allant du grand cachalot au dauphin à long bec, ont été observés transportant le cadavre d’un proche. 


«Ces animaux font leur deuil ainsi. Ils souffrent et sont anxieux. Ils ont conscience que quelque chose ne tourne pas rond. C’est un comportement très fréquent et très répandu à travers le monde » - explique-t-elle.

En mer Rouge, des chercheurs ont pu observer un Grand dauphin de l’océan Indien poussant le corps en décomposition d’un dauphin plus petit, probablement une maman et son petit.


L’orque connue sous le nom de L72 a été vue au large des îles de San Juan, dans l’Etat de Washington, portant le corps de son bébé mort-né dans sa mâchoire.

«Elle essayait de garder son petit à la surface quasiment tout le temps, le balançant sur sa tête. Ce comportement est compréhensible lorsqu’on sait qu’une orque femelle passe sa vie avec ses petits» - Robin Baird 

L’an dernier, J35 (Tahlequah) a ému le monde entier alors qu’elle a porté le corps de son petit 17 jours durant, soutenue par les autres membres de sa tribu.

Dans les delphinariums, les mères sont séparées de leurs enfants qui sont envoyés dans d’autres delphinariums. 

À la douleur de leur vie de captive s’ajoute celle de la séparation, une douleur incommensurable avec laquelle mères et enfants sont obligés de vivre leur vie durant pour satisfaire les besoins de l’industrie de la captivité.

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : See Through Canoe


Alec Baldwin s'en prend à SeaWorld

12 juin 2019

L'acteur américain exhorte SeaWorld d'arrêter d’exploiter des dauphins dans leurs spectacles et demande au parc marin de cesser de mettre leurs animaux, y compris les dauphins, dans une situation cruelle au nom du divertissement.


Alec Baldwin a participé le mercredi 12 juin à une réunion en ligne avec SeaWorld afin de sensibiliser les dirigeants de l’entreprise sur la question.

« Quand SeaWorld cessera-t-il d'autoriser les dresseurs à utiliser les dauphins comme planches de surf, de se tenir debout sur leur rostre pour des spectacles de cirque ? ».

L’intervention de Mr Baldwin est intervenue à peine un jour après que le Canada ait interdit la captivité des dauphins et des baleines partout dans le pays.


Les droits des animaux ne sont pas le seul enjeu sociétal pour lequel Alec Baldwin se bat. Il a appelé à l'action sur le changement climatique lors de sa visite aux Nations Unies (ONU) en avril dernier.

L'acteur âgé de 61 ans a animé un panel sur les menaces pesant sur les "défenseurs des forêts" lors de la réunion annuelle de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones et a expliqué comment son engagement pour la préservation de la planète avait été suscitée lors de la conférence de Paris de 2015, qui avait alors adopté un accord révolutionnaire pour lutter contre le réchauffement climatique.


Il a déclaré: « Je reconnais, à l'instar de tous ceux qui y prêtent attention, que les peuples autochtones de cette planète sont aux premières lignes de la lutte pour la protection des forêts et qu'ils méritent et ont besoin de soutien et de la protection de la communauté internationale. »

« Il y a des choses que nous ne pouvons tout simplement pas imaginer qui peuvent arriver en termes d'approvisionnement alimentaire, de changement climatique, d'inondations dans les zones côtières des États-Unis et au-delà. Le temps est venu de faire certains sacrifices... afin que cette planète reste habitable pour les enfants d'aujourd'hui. »

Traduction : C’est assez ! 


Crédit photos : © Bang Showbiz/©dreamstime.com / Paul Brewster

Reprise de la chasse aux dauphins à Futo (Japon)

16 juin 2019

Le prix de la captivité !

Selon Life Investigation Agency (LIA), la coopérative des pêcheurs d’Ito à Futo (Préfecture de Shizuoka - Japon), envisage de reprendre ses chasses aux dauphins après 15 ans d’arrêt.


Dans un premier temps, les pêcheurs de la coopérative d'Ito se limiteront à la "capture de dauphins vivants" pour les spectacles et la reproduction dans les aquariums et delphinariums. Les chasses pour cette année seraient autorisées entre le 1er octobre et le 31 mars. Mais les pêcheurs sont également décidés à reprendre la chasse aux dauphins pour leur viande.


Selon les fonctionnaires, la coopérative de pêche a demandé à l'Agence de Pêche et à la préfecture de coopérer à la révision du manuel d'opération, qui servira de norme pour les drives. Actuellement, l'accent est mis sur les procédures d’abattage et de découpe de la viande. Mais la même coopérative de pêche, en consultation avec l'agence de la pêche et la préfecture, devrait changer son contenu pour le rendre compatible avec la capture de dauphins vivants.



En anticipant la demande de dauphins reproducteurs, la coopérative des pêcheurs de la coopérative d'Ito (Futo) voudrait passer d’une politique conventionnelle de capture pour l’alimentation à une politique de pêche pour capturer des dauphins en vue de leur vente pour les delphinariums. Selon eux, les captures de dauphins vivants sont moins critiquées que les captures de dauphins pour la viande, captures réputées pour leur violence et leur cruauté.

La chasse aux dauphins a toujours été autorisée à Futo et l'union des pêcheurs reçoit ses quotas de chasse tous les ans, et ce même si plus aucune chasse n'y a été recensée depuis 2005. Jusqu’à 10000 dauphins y étaient capturés chaque année. 


Mais, et comme c'est le cas à Taiji, de nombreux dauphins seront certainement tués pour leur viande, alors que les autres seront vendus aux delphinariums.

Lors de la dernière saison de chasse dans la baie de Taiji, 241 dauphins ont été capturés pour l'industrie de la captivité, 556 ont été massacrés pour leur viande.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : 


Crédit photos : ©Life Investigation Agency (LIA) / ©Dolphin Project / ©Elsa Nature Conservancy

Little Grey et Little White : De la captivité à la Liberté

Le 19 juin 2019

Cargolux, une compagnie luxembourgeoise de fret participe ce mercredi au transport de deux bélugas entre la Chine et un sanctuaire marin au large de l'Islande.


De la captivité au premier sanctuaire en eau libre au monde pour les bélugas.

Les deux baleines blanches ont quitté la Chine pour l'Islande où elles sont arrivés aujourd'hui, avec le concours de Cargolux. Les cétacés, portant les noms «Little Grey» et «Little White», effectueront les quelque 6 000 kilomètres du voyage en camion, en avion et en ferry. Dans la zone protégée de l'achipel Westman, au sud de l'Islande, ils vivront dans un environnement naturel, a déclaré l'organisation environnementale Sea Life Trust.


Les deux bélugas ont passé la majeure partie de leur vie en captivité, dans un aquarium de Shanghai, où ils étaient dressés pour divertir le public. Leur arrivée en Islande coïncidera avec l'ouverture de la réserve de 32 000 km² créée par Sea Life Trust. D'autres baleines pourraient les rejoindre dans le futur.

Leur transport avait été envisagé à la mi-avril avant d'être reporté en raison du mauvais temps. «Little Grey» et «Little White» seront placés sur des civières sur mesure dans l’aquarium chinois puis placés dans des caisses de transport. Des camions les amèneront à l’aéroport puis un avion les transportera en Islande, où les attendront deux nouveaux camions.


Une fois en Islande, le voyage des bélugas n’est pas terminé. Elles seront transportés en camion, puis en Ferry pour les emmener vers l'île de Heimaey, située au sud du pays.

Arrivées au sanctuaire, les 2 jeunes femelles seront examinées pour vérifier qu'elles ont bien supporté le voyage.

[ Little Grey et Little White sont arrivées en Islande aux environs de 16 h, elles étaient en bonne condition physique, L'équipe de soins continuera d'évaluer leur bien-être alors qu'elles continuent dans leur voyage vers l'île de Heimaey - (Beluga Sanctuary) ]


Après avoir passé une demi-journée d’acclimatation, Little Grey et Little White pourront enfin nager librement dans la baie de Klettsvik, leur nouvelle maison.

Après 10 ans de captivité, 10 ans passés à effectuer des tours pour les visiteurs, les deux bélugas pourront enfin nager librement dans ce sanctuaire spécialement créé pour elles. Little Grey et Little White sont les premiers bélugas à être réintroduits dans leur habitat naturel, mais ce seront pas les dernières. Environ 300 bélugas sont maintenus en captivité dans le monde entier, et ce en dépit du fait que la captivité nuit aux bélugas et aux cétacés prisonniers de bassins en béton.

Sources : 

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Crédit photos : ©Sea Life Trust / ©Cargolux Airline International S.A.



Japon - « Reprise » de la chasse commerciale à la baleine le 1er juillet.

10 juin 2019 

Le Japon se prépare à reprendre la chasse commerciale à la baleine le mois prochain, après 30 ans d’arrêt (du moins sur le papier) alors que le pays s’est retiré de la Commission baleinière internationale en décembre 2018. Une décision qui avait suscité de nombreuses critiques de la communauté internationale.


Dans les faits, le Japon n’a jamais arrêté la chasse commerciale à la baleine, il profitait d’une faille juridique du moratoire qui autorisait cette chasse à des fins scientifiques.

Une flotte de cinq navires partira du port d'Abashiro, dans la ville Kushiro (Île d’Hokkaido), le 1er juillet, à l'issue d'une cérémonie officielle, une chasse à la baleine qui se poursuivra jusqu’à l’automne.

Les navires baleiniers appartiennent à six opérateurs de chasse à la baleine de tout le pays, qui se sépareront pour chasser la baleine dans différents endroits de la zone économique exclusive du Japon, mais ils ne chasseront plus dans les eaux de l’Antarctique et de l’hémisphère sud. 


La mission baleinière du mois prochain devrait cibler plusieurs espèces de baleines, dont la baleine à bec (Bérardie de Baird) durant les mois d’été, suivie de la chasse au petit rorqual dans les eaux septentrionales jusqu’en octobre.

Ce sera la première fois depuis plus de trois décennies que le Japon pratique la chasse commerciale à la baleine, après l’interruption de cette activité en 1988, conformément au moratoire adopté par la Commission internationale de la chasse à la baleine six ans plus tôt.

Au cours des dernières décennies, le Japon a poursuivi ses missions de chasse à la baleine sous couvert de "recherche scientifique", bien que de cette activité ait été largement condamnée par les opposants et considérée comme un prétexte pour couvrir la chasse à la baleine à des fins commerciales.

Le Japon milite depuis de longues années pour la reprise de la chasse commerciale à la baleine, affirmant que la plupart des espèces de baleines ne sont pas menacées, soulignant l’importance de la consommation de la viande de baleine pour sa culture, une tradition profondément enracinée dans la culture nippone.


Selon les données du gouvernement citées par Kyodo News, environ 200 000 tonnes de viande de baleine étaient consommées chaque année au Japon. Ce chiffre serait tombé à environ 5 000 tonnes ces dernières années.

Certains acteurs du secteur de la chasse à la baleine s’interrogent sur la rentabilité financière de la reprise de la chasse commerciale à la baleine, l'appétit pour la consommation de la viande de baleine ayant diminué.

Les circonscriptions d'un certain nombre de personnalités politiques japonaises de haut rang abritent des communautés baleinières, y compris la circonscription électorale du Premier ministre Shinzo Abe, dont la ville de Shimonoseki, est un bastion de la chasse à la baleine et le port d’attache des baleiniers qui partaient pour l’Antarctique.

À l'heure actuelle, on ignore combien de baleines la flotte compte tuer.

Le Japon, l'Islande et la Norvège sont les seuls pays à conserver cette pratique barbare à des fins commerciales.

Traduction : C'est assez !

Sources : 

Crédit photos : ©Getty / ©AP 

Grèce - Le premier sanctuaire pour les dauphins sauvés de la captivité ouvre sur l’île de Lipsi

Article  ERT paru le 13 juin 2019

Le premier sanctuaire permanent au monde pour les dauphins sauvés de la captivité a été fondé par l’Archipelagos Institute of Marine Conservation.


Le sanctuaire est situé dans une magnifique petite baie au nord de l’île de Lipsi. Son objectif est d’offrir un refuge aux dauphins piégés, blessés et qui, avant étaient en captivité, dans le cadre de l’initiative visant à mettre un fin à l’exploitation des dauphins dans les zoos au monde entier.

Nous avons décidé de créer le premier sanctuaire de la vie marine au monde en Mer Égée, désireux d’atteindre un objectif ambitieux tout en respectant l’héritage culturel grec, en tant que premier pays à les protéger par la loi il y a plus de 2500 ans!”, explique la directrice de l’Institut Anastasia Miliou.


L’exploitation des dauphins à des fins commerciales et pour le divertissement pour enfants et adultes est attaquée par des organisations environnementales du monde entier. Cependant, le droit international interdit la libération des dauphins en pleine mer. L’Institut a décidé de proposer une solution. Après des études approfondies, l’institut a choisi le golfe étroit de Vroulias pour créer un sanctuaire où les dauphins captifs pouvaient être transportés. Sous surveillance et dans un environnement sécurisé, les dauphins seront en mesure de récupérer leur instinct de chasseur afin d’être relâchés dans leur environnement naturel.


“Aujourd’hui, il y a 2 913 dauphins en captivité au monde. Nous voulons qu’ils soient liberés, car il est scientifiquement prouvé qu’ils ont un haut degré d’intelligence et qu’ils souffrent en captivité”, explique Mme Miliou, soulignant que le sanctuaire in Lipsi servira de prototype, dans l’optique d’en développer d’autres dans tous les coins de la planète “.


Crédit photos : ©Archipelagos Institute of Marine Conservation.


Le Canada adopte une loi pour interdire la captivité de baleines et de dauphins

UNE VICTOIRE HISTORIQUE !

Lundi 10 juin 2019 , les parlementaires canadiens ont validé un projet de loi interdisant la captivité et l'élevage de cétacés comme les baleines ou les dauphins

Le projet de loi S-203, qui nécessite encore l'approbation royale symbolique, interdit la reproduction, l'importation, l'exportation et la capture vivante de baleines, dauphins et marsouins partout au Canada. Il interdit également l’importation et l’exportation de leurs embryons et spermatozoïdes.


Ce projet de loi, présenté pour la première fois en 2015, a fait face à de nombreux obstacles et revers tout au long de ces années. L'Opposition a tenté à plusieurs reprises de faire capoter cette loi.

Malgré tous ces obstacles, c’est fait, le Canada interdit la captivité des cétacés !


Rebecca Aldworth, directrice générale de HSI/Canada, a déclaré : 

« L'adoption du projet de loi S-203 marque un tournant décisif dans la protection des animaux marins et représente une victoire pour tous les Canadiens. Les baleines et les dauphins n'ont pas leur place dans des bassins. Les souffrances endurées par ces animaux très sociaux et intelligents en confinement intensif ne peuvent plus être tolérées. Nous tenons à féliciter les parrains de ce projet de loi et le gouvernement canadien qui a joué un rôle déterminant en s’appuyant sur l’opinion publique et les solides preuves scientifiques liées à cette question cruciale. »

Elizabeth May, chef du Parti vert et députée de Saanich/Gulf Islands, a déclaré : 
« Les Canadiens se sont clairement prononcés, ils souhaitent que la pratique cruelle consistant à retenir les baleines et les dauphins en captivité soit interdite. L’adoption du projet de loi S-203 permet de nous assurer que cette mesure se concrétise. »


Le sénateur Wilfred Moore, parrain du projet de loi, a déclaré : 

« Nous avons l'obligation morale de mettre fin à la capture et au confinement des cétacés à des fins commerciales ou récréatives. Les Canadiens nous demandent de faire mieux - et nous les avons écoutés. »

Hal Whitehead, un éminent spécialiste des sciences de la mer, a ajouté : 

« Les conditions de vie des mammifères marins en captivité ne sont pas comparables à celles de leur environnement marin naturel, que ce soit en termes de superficie ou de qualité. Nous remercions le gouvernement fédéral et tous ceux qui ont contribué à l'adoption du projet de loi S-203, alors que nos lois reflètent enfin les valeurs du peuple canadien et mettent fin à cette pratique cruelle. »


Cette loi ne sera pas rétroactive, les cétacés actuellement en captivité le resteront. Certaines exceptions s'appliqueront notamment dans le cas d'animaux nécessitant une réhabilitation à la suite d'une blessure ou dans le cas d'une autorisation fournie par les autorités.

2 établissements détiennent encore des cétacés au Canada, l'aquarium de Vancouver et le Marineland de Niagara Falls. Ces 2 delphinariums ne seront plus en mesure d'élever ou d'importer de nouveaux cétacés au sein de leurs établissements.

"Nous espérons que d'autres pays suivront maintenant l'exemple du Canada et que les agences de voyages se rendront compte de la baisse d'acceptation (sociale) de ce type d'attractions", a déclaré l'ONG Humane Society International/Canada

Il est temps pour la France de faire de même et de reléguer la captivité des cétacés au passé !



Crédit photos : ©Humane Society International/Canada - ©Humane Canada 

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