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Honey, toujours aussi seule dans son bassin de béton

22 janvier 2019

Depuis la fermeture en janvier 2018 de l’Inubosaki Marine Park Aquarium à Choshi (Japon), les responsables ne se sont pas préoccupés du sort des animaux et les ont tous laissés à l’abandon.

Honey - Inubosaki Marine Park Aquarium
Parmi eux, Honey, une femelle dauphin capturée en 2005 lors de la chasse annuelle aux dauphins dans la baie de Taiji.

En mars et août 2018, des associations diffusaient des vidéos pour dénoncer les conditions de vie d’Honey, détenue, seule dans une minuscule piscine. Elle montrait des signes de stress.


Selon la vétérinaire Heather Rally, spécialiste des mammifères marins, les derniers examens fait à l’époque n’étaient pas bon. «Honey vit dans un aquarium trop petit pour elle, mal entretenu. Elle n’a aucun abri pour se protéger du soleil.?» , avaient elle déclaré. L’animal présentait également des lésions liées aux brûlures.
Plusieurs ONG de défense des animaux se sont mobiliser pour obtenir son transfert, mais rien n’a changé.

Honey est devenue un symbole de la maltraitance animale et des pratiques de chasse à Taiji

Pétition :  https://urlz.fr/8HIN


Honey, le dauphin abandonné de l’Inubosaki Marine Park



25 août 2018 - Mainichi Japan

Honey, un dauphin Tursiops et 46 manchots de Humboldt toujours détenus dans un aquarium six mois après sa fermeture .

Des militants japonais de l’ONG Animal Rights Center se sont mobilisés le 25 août dans le centre de Tokyo pour sensibiliser les passants au sort des animaux détenus dans cet aquarium. Ils demandent également qu’Honey, victime du business juteux des delphinariums, soit déplacée dans un sanctuaire marin.

Honey - Crédit Photo : ©Mainichi
Les négociations pour un transfert vers une nouvelle installation seraient bloquées.
Le centre de santé publique de la préfecture de Chiba a déclaré qu'il n'y avait "aucun problème" dans la façon dont les animaux marins étaient gardés dans l'aquarium fermé du parc marin d'Inubosaki, mais les autorités municipales de Choshi, à l'est de Tokyo, ont reçu plus de 800 courriels et lettres demandant instamment que les animaux soient déplacés vers un autre aquarium.

Honey a été capturée en 2005 à Taiji, dans la préfecture de Wakayama . Elle est devenue, malgré elle, l'une des vedettes des spectacles de l’aquarium de Choshi.
L'aquarium a été ouvert en 1954 en tant que centre de loisirs exploité par la ville, il a été vendu à un propriétaire privé en 1963. Il a fermé ses portes à la fin du mois de janvier à cause du déclin du nombre de visiteurs ainsi qu’à la suite du tremblement de terre qui eu lieu dans le nord de la préfecture de Fukushima. 


Un autre facteur à l’origine de la fermeture de l’aquarium est que les installations de l’aquarium sont vieilles et nécessitent des travaux.

Selon les personnes qui s’occupent de cette situation, la société à qui appartient l’aquarium continue de nourrir les animaux. L’ex-exploitant était en pourparlers avec un aquarium de la région de Kanto, aux alentours de Tokyo, concernant le transfert du dauphin et des manchots. La société a soudainement rompu les négociations avec cet aquarium et n’a plus répondu aux demandes répétées des autorités municipales

Des visites mensuelles sont effectuées par les fonctionnaires de la ville dans ce parc fermé. Après d’une visite ayant eu lieu le 26 juillet dernier, l’un d’eux explique n'avoir rien trouvé d’anormal dans la manière dont Honey et ses co-détenus étaient gardés.

Manchots de Humboldt
Les demandes de transfert ont commencé à affluer après qu’un groupe d’activistes ait appelé à « Sauver Honey » le 12 août dernier. 

La plupart des messages expriment la peine ressentie pour ces animaux captifs laissés à l’abandon, et demandent leur transfert dans un nouveau lieu, selon les responsables de la ville.

Toutefois, les fonctionnaires municipaux n’ont aucune autorité légale pour entrer dans l’installation et ne peuvent pas faire intervenir une entreprise privée, selon des responsables du département des affaires commerciales et industrielles de la ville.
Les appels téléphoniques du Mainichi Shimbun au propriétaire sont restés sans réponse. Les personnes travaillant à l'intérieur de l'établissement ont également laissé les questions sans réponse.
Lorsque l'aquarium Inubosaki a été fermé, l'Association japonaise des zoos et aquariums (JAZA) a demandé à ses 151 installations membres d'envisager d'accepter des animaux de l’aquarium de Chiba. "Nous coopérerons si le propriétaire nous le demande", a déclaré un responsable de l'association.

Traduction : C'est assez !

Source et crédit photos : Mainichi Japan

Mort d’un 3è dauphin au Dolphinaris Arizona

Les responsables de Dolphinaris Arizona ont annoncé la mort de Khloe, une femelle dauphin Tursiops. Elle allait sur sa 11e année.

Khloe était née le 18 avril 2008 au SeaWorld d’Orlando, elle est décédée le 30 décembre 2018.

Khloe - 11 ans
Selon Christian Schaeffer, directeur général de Dolphinaris, Khloe était atteinte d'une maladie chronique causée par un parasite appelé Sarcocystis, parasite qui peut affecter tous les mammifères.

Cette infection détériore les muscles et le système nerveux central et affaiblit le système immunitaire de l’animal.

Selon Christian Schaeffer, Khloe souffrait de cette maladie chronique avant son arrivée au Dolphinaris ; «Son état de santé faisait l'objet de soins vétérinaires exceptionnels depuis près de six ans. Nous avons fait appel à des experts en dauphins dans le monde entier pour déterminer les traitements qui prolongeraient sa vie.»

Les responsables du delphinarium avaient récemment remarqué que la santé de Khloe se dégradait. Selon eux, toutes les mesures ont été prises pour tenter de la sauver.

Bodie - 7 ans
C'est le 3e dauphin qui décède en 2 ans au Dolphinaris Arizona. Bodie, un dauphin Tursiops, est mort le 23 septembre 2017, il était âgé de seulement 7 ans.
Alia est décédée le 22 mais 2018, elle était âgée de 10 ans.

Alia - 10 ans 
Un grand dauphin a une durée de vie estimée entre 40 et 60 ans. Pourtant, au Dolphinaris Arizona, 3 dauphins sont morts à l’âge de 7, 10 et 11 ans au cours des deux dernières années.

«Une autopsie sera réalisée et les responsables ont annoncé que le Dolphinaris partagerait les résultats de leurs recherches avec la communauté vétérinaire mondiale dans l’espoir de contribuer au traitement d’autres mammifères atteints de Sarcocystis.»

5 dauphins sont encore détenus au Dolphinaris Arizona :
Ping, une femelle née le 3 juillet 1998 au SeaWorld de San Antonio
Kai’nalu, un mâle né le 3 octobre 1996 au Dolphin Quest d’Hawaï.
Sonny, un mâle, né le 11 juin 2000 au Six Flags Discovery Kingdom
Liko, mâle né le 8 septembre 2000 au Dolphin Quest d’Hawaï
Noelani, un dauphin femelle née le 5 août 2010 au Dolphin Quest d’Hawaï.

Selon les responsables du parc marin, ils vont bien !

Traduction : C'est assez !

Source : FOX 10

Population des orques résidentes du sud, deux orques en danger

Après les décès de Scarlet et du bébé de Tahlequah, 2 autres orques de la population des résidentes du sud sont malades et ne devraient pas survivre.

Princess Angeline (J17)
Ken Balcomb, directeur et fondateur du Centre de recherche sur les mammifères marins, a déclaré que les photos de J17 (Princess Angeline), prises à la veille du Nouvel An montraient que cette femelle de 42 ans avait la tête en forme de cacahuète, une tête et un cou déformés à cause du manque de nourriture. En outre, K25 (Scoter), un mâle de 27 ans, est faible, également à cause du manque de nourriture. Il a perdu sa mère, K13 (Skagit), en 2017 et ne parvient pas à se nourrir seul.

Scoter (K25)
«Je suis convaincu que nous allons les perdre avant l'été.»
«Les photos prises à l'aide d'un drone l'été dernier montrait que Scoter (K25) était nettement plus maigre et les photos prises cet hiver ne montrent aucune amélioration», a déclaré Balcomb.

Plusieurs femelles étaient enceintes en septembre, mais jusqu'à présent, aucun bébé n'a été signalé. Les résidentes du sud n'ont pas mené de grossesse à terme depuis trois ans.

L'année 2019 s'annonce délicate pour les orques résidentes du sud, les groupes J, K et L, les orques piscivores qui fréquentent la mer des Salish (Puget Sound, les eaux transfrontalières entre la côte ouest américaine et canadienne).

Après 3 décès en quatre mois l’année dernière, la population des orques résidentes du sud est à son plus bas niveau depuis 35 ans. Il n'en reste que 74. «Je vais arrêter de compter à 70», a déclaré Balcomb. «À quoi bon ?»

Perdre Princess Angeline (J17) serait un coup dur pour les résidentes du sud car c'est une femelle qui est encore en âge de procréer, a déclaré Deborah Giles, chercheuse au Center for Conservation Biology de l’Université de Washington et directrice de recherche pour l'ONG Wild Orca.

Princess Angeline (J17)
Giles a déclaré qu'elle n'était pas surprise d'entendre parler de Scoter (K25). La dynamique sociale des résidentes du sud, dans laquelle les femelles plus âgées aident leur groupe, et surtout leurs fils en partageant la nourriture, est à la fois une bénédiction et une malédiction si cette femelle meurt

«Ces mâles adultes affamés bénéficient de l'aide des femelles dans leur famille», a déclaré Giles. « Ils ont probablement encore de la famille qui cherche de la nourriture, mais pas comme l'aurait fait sa mère quand elle était en vie. »

«En ce qui concerne Princess Angeline (J17), l’idée de la perdre serait pire encore. Elle est un membre important de la communauté des résidentes du sud.»

Princess Angeline (J17) est la mère de Tahlequah (J35), qui a ému le monde entier. En 2018, elle a porté son bébé mort (qui n'a vécu qu'une demi-heure) sur sa tête durant plus de 1 600 km en 17 jours.
La famille a déjà beaucoup souffert.

Tahlequah portant le corps de son bébé 
«Nous n'avons aucune idée de ce qu'a ressenti cette grand-mère, regardant sa fille porter ce bébé aussi longtemps qu'elle l'a fait», a déclaré Giles.
« Qu'auriez vous fait. Regarder votre fille traverser ce deuil et ne rien pouvoir faire pour y remédier. » 

3 menaces pèsent sérieusement pour le rétablissement de la population des orques résidentes du sud : la pollution acoustique sous-marine, les contaminants et la raréfaction du saumon quinnat, leur proie préférée.

Le gouverneur de l'État de Washington a proposé un plan ambitieux pour la protection des orques résidentes du sud, qui prévoit notamment des dépenses de 1 milliard de dollars et interdit le whale watching pour cette espèce durant trois ans.

Cet argent servira à protéger et à restaurer « l’habitat du saumon, notamment le quinnat, une des proies préférées des orques, à stimuler les écloseries de saumon, à nettoyer les eaux après des tempêtes et à rendre la navigation des bateaux moins bruyante ». D’autre part, 2 nouvelles zones côtières ont été classifiées comme habitats essentiels à la survie des orques résidentes au large de la Colombie-Britannique. Cette désignation permettra que ces zones soient légalement protégées contre les activités susceptibles de détruire l'écosystème de ces mammifères et de menacer ainsi la survie et le rétablissement de cette population en grand danger.

Mais pour les défenseurs de la cause des orques le plus important est de rompre les quatre barrages situés sur le cours inférieur de la Snake River. Ces quatre barrages empêchent la remontée des saumons sauvages (principale nourriture de l’orque), et de venir s’y reproduire.

Traduction : C'est assez !

Crédit photos : 1 - Center for Whale Research
                                     2 -  NOAA/SWFSC and Vancouver Aquarium’s Coastal Ocean Research                                                    Institute. 2018 image by NOAA/SWFSC and SR3. 
                                  3 - Hysazu
                                  4 - Robin W. Baird-Cascadia Research Collective

Le plastique, tueur silencieux des océans


Mexique - Un bébé tortue marine prise au piège d’un bouchon en plastique alors qu’elle sortait de son nid pour rejoindre l’océan.


- En 10 ans, le monde a produit plus de plastique que durant les 100 dernières années. 

- 300 millions de tonnes de plastique sont produits tous les ans

- On estime qu’entre 8 et 12 millions de tonnes de plastiques finissent dans l’Océan, soir l’équivalent d’un camion poubelle chaque minute.

- 1 million d'oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent chaque année à cause de l'indigestion de plastique ou des produits chimiques que cela dégage. 

Le chiffre est difficilement vérifiable mais selon l'Institut français de développement, tous animaux confondus, le plastique fait 1,5 million de morts par an. Et la mer est la principale impactée, puisque 75% des déchets marins sont liés au plastique 
(Chiffre Greenpeace)

Source et crédit photo : Tortugueros México

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