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Le raz-de-marée des parcs marins chinois alimente le commerce trouble des cétacés

Par Farah Master, traduction: Sylvain Duprat et Julie Labille pour C'est Assez!  

Six des neuf orques détenues au Chimelong Kingdom Ocean. Où sont passées les trois autres? Ces orques ne sont, pour le moment, pas visibles pour le public. Elles seront exhibées au cours du deuxième semestre de 2019. Crédit photo: China Orca News
Selon plusieurs scientifiques, directeurs et activistes, les spectacles de cétacés comme ceux du Chimelong Ocean Kingdom, situé à Zhuhai sur la côte Sud de la Chine, se multiplient dans les nouveaux parcs marins à travers le pays, stimulant la demande en espèces protégées.

Les orques et les bélugas se retrouvent parmi les animaux marins pris au piège d’un commerce obscur dans lequel les cétacés, souvent capturés illégalement, se vendent pour des millions de dollars.

Des parcs marins et des aquariums ouvrent chaque mois en Chine, avec plus de 36 projets à grande échelle qui devraient être lancés dans les deux prochaines années. Ce phénomène se produit tandis qu’aux États-Unis et en Europe, la tendance est à l’arrêt des spectacles d’animaux vivants en raison de l'opposition généralisée.

« Nous avons fait de grands progrès dans la fermeture des parcs marins dans les pays occidentaux, mais la Chine se dit : ‘C’est mon tour maintenant’, », a déclaré Ric O’Barry, fondateur du Dolphin Project, un groupe de défense des cétacés.

Attirées par l'essor du tourisme intérieur, des sociétés telles que Haichang Ocean Park, Guangzhou R & F Properties, Dalian Shengya et Chimelong Group sont les fers de lance de la croissance rapide du secteur.  
Le Shanghai Ocean World de Haichang, qui doit ouvrir ses portes en novembre, et le Ocean Kingdom de Chimelong préparent pour la première fois des spectacles d’orques en Chine.

Ric O'Barry, qui a autrefois capturé et entraîné des dauphins et des orques avant de se lancer dans la lutte contre la captivité des cétacés dans les années 1970, a déclaré que la Chine était le principal moteur de cette industrie dans le monde. Plus de 60 parcs marins opèrent en Chine, de petites installations s'ajoutent généralement à de grands projets de parcs marins comme le Chimelong, ont déclaré des dirigeants des parcs.

Chimelong, Haichang, Dalian Shengya, le groupe Zhonghong et Rizhao Ocean Park n'ont pas répondu aux multiples demandes de commentaires à ce sujet. R&F, un des plus grands groupes immobiliers chinois, a déclaré que son futur centre de villégiature ne comprendrait que des cétacés capturés à l'état sauvage issus de sauvetage ou provenant de zoos et d'aquariums réputés.

Béluga au Harbin Polarland. Crédit photo: Women of China.cn
Les villes initient souvent des projets de parcs marins pour améliorer leur visibilité et offrent aux promoteurs de vastes étendues de terrain et des prêts bon marché pour les construire. 

Noble Coker, Président de Apex Parks and Entertainment Services, entreprise qui accompagne les parcs d’attractions en Asie, a déclaré que la construction de parcs aquatiques arrivait au second plan dans l’ensemble des opérations d’achat de terrain auprès des autorités municipales.

Les promoteurs profitent du développement rapide et des ventes de biens immobiliers résidentiels ou commerciaux, dit-il, et les parcs aquatiques sont rentabilisés par la vente de biens immobiliers.

« Ces mêmes promoteurs sont motivés par les gains à court terme. Ils prennent rarement, voire jamais, en considération l’impact moral et éthique sur les 20 prochaines années du parc ou de l’aquarium qu’ils construisent », affirme Coker.

CAPTURES ILLÉGALES
Selon China Cetacean Association (Association des Cétacés de Chine), 872 cétacés, dont des orques, des dauphins et des marsouins, ont été mis en captivité en Chine depuis 2014.

Il n’existe actuellement aucune réglementation locale ni norme internationale pour surveiller le commerce, a déclaré Lucio Conti, vice-président des installations maritimes d’Atlantis Sanya, une station balnéaire située dans la province tropicale de Hainan, en Chine.

Conti a déclaré qu'Atlantis travaillait avec le gouvernement pour établir des normes de bien-être animal à un moment où le commerce illégal d'espèces sauvages menacées se développe.

« Si vous allez voir les pêcheurs de l’île, ils peuvent vous procurer tout ce que vous voulez. Ils peuvent vous procurer un requin baleine, ils peuvent vous procurer toutes les espèces, en danger ou non, car il n’existe aucun contrôle. »

Requin-baleine dans l'aquarium de la ville de Yantai. Crédit photo: AFP/Getty
Le Ministre de la Culture et du Tourisme chinois a soumis une demande de commentaire auprès de l’administration forestière et agricole du pays, en charge des problématiques liées à la faune sauvage.

Cette dernière a renvoyé la balle à l’organe public en charge des océans qui, à son tour, a renvoyé la balle au Ministre des Ressources naturelles. Ce dernier a renvoyé la demande au ministre de l’Agriculture et de la ruralité, qui n’a, à ce jour, fait aucun commentaire.

De nombreux parcs marins chinois présentent des requins-baleines, des bélugas, des dauphins et des raies manta. Mais aucune orque - ou épaulard, identifiable par ses couleurs noires et blanches - n’a été exhibée publiquement jusqu’à présent.

Selon la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction, au moins 13 orques russes ont été capturées puis importées en Chine entre 2013 et 2016. Deux autres ont été envoyées en 2017 et d'autres devraient être importées cette année, selon Oxana Fedorova, responsable de Dolphin Project Russie.

La CITES n'a pas révélé les entreprises impliquées.

Le groupe Whale and Dolphin Conservation, basé au Royaume-Uni, a déclaré que Chimelong Ocean Kingdom possède neuf orques, Shanghai Haichang Polar Ocean World en a quatre et deux autres à Wuxi Changqiao Ocean Kingdom.

La Russie, qui est le seul fournisseur d'orques sauvages et de bélugas en Chine, a annoncé en juillet une enquête sur la vente illégale de 7 épaulards.

Quatre sociétés ont été impliquées dans la vente des orques en Chine, selon un communiqué du bureau du procureur général russe. Le communiqué n’indiquait pas le nom des sociétés concernées, ni la destination des orques.

La Russie a approuvé un quota de capture de 13 orques en 2018. Plusieurs épaulards ont déjà été capturés en mer d’Okhotsk en Russie, ont indiqué des militants qui ont surveillé la chasse en août.

« Le problème est la demande qui est créée en Chine », a déclaré Fedorova, qui a participé au travail de surveillance organisé par Ocean Friends. Selon elle, l’équipe de sept personnes dont elle faisait partie a été menacée, cambriolée et s’est faite tirer dessus par les chasseurs d’orques.

Les activistes ont déclaré qu'ils étaient incapables de filmer les captures car les chasseurs ont abattu leur drone.

Cependant, une image prise par Ocean Friends montrait des containers sur un navire russe nommé Jurii Shvezov dans lesquels se trouvaient deux orques.

Un représentant de Kupets, la société propriétaire du navire, a reconnu que Kupets était impliquée dans le transport des orques mais ne les avait pas capturées. Elle a refusé de commenter davantage.

DES ANIMAUX « JETABLES »

Naomi Rose, une scientifique spécialiste des mammifères marins établie à Washington, au Animal Welfare Institute, a affirmé que les captures étaient insupportables et inhumaines.
Elle a ajouté que la perspective de profits élevés entretiendrait la criminalité.

« Là où il y a beaucoup d'argent en jeu – en l’occurrence un animal qui vaut plusieurs millions de dollars – il y aura forcément des crimes et du danger."

Une fois en captivité, le taux de mortalité est extrêmement élevé, ont déclaré les militants. Cela oblige les entreprises à racheter continuellement des animaux marins.

« Ils souffrent en captivité. Surtout les orques, ils sont les plus inadaptés à la vie en bassin. Leur mode de vie appartient à l'état sauvage », a déclaré Taison Chang, Président de la Hong Kong Dolphin Conservation Society.

Les conditions de détention sordides et les pratiques en matière de bien-être animal médiocres suscitent de plus en plus d'inquiétudes face au flot croissant des parcs marins.

En juin, par exemple, une vidéo mise en ligne montrait un soigneur d’Ocean World, dans la ville portuaire de Dalian, en Chine, qui appliquait du rouge à lèvres rouge vif sur un béluga. La société s’est ensuite excusée et a promis de renforcer les mesures de protections envers les animaux, selon les médias locaux.

Les activistes s’inquiètent du fait que lorsque les grands parcs marins chinois commenceront leurs spectacles d’orques, un « effet domino » se produira dans les parcs plus petits et moins expérimentés du pays, qui verront là encore une aubaine financière et importeront donc eux aussi des orques.

Peng, un visiteur du parc Ocean Kingdom a assisté au spectacle des bélugas avec sa femme et son fils. Il ne savait pas que les bélugas étaient en danger et a beaucoup aimé le spectacle : « Je ne trouve pas que ce soit cruel. Ils les nourrissent et ne les maltraitent pas. »

Carte des parcs marins en Chine, les points bleus représentent ceux qui sont déjà construits, les points turquoise ceux qui sont en construction. Crédit image: Reuters

Source / article original : Cliquez ici

COMMENTAIRE DE C'EST ASSEZ!

Il est important de diffuser l’information, important que le grand public ait conscience que les cétacés et les animaux marins sont des espèces sensibles, intelligentes, sociables, nécessaires à la biodiversité et à l’océan. 
Leur place est dans l’océan et non dans un parc marin, nous n’avons aucun droit sur eux, nous n’avons pas le droit d’arracher quelques individus à des familles, des groupes sociaux où les liens sont uniques et forts, dans l’unique but d’enrichir des personnes malveillantes, nous n’avons pas le droit de les enfermer dans des bassins minuscules où ils sont malheureux, développent des comportements anormaux et des maladies, dans le but de nous divertir, nous et nos enfants. 

Merci aux lecteurs de cet article, merci à eux de partager et d’informer leur entourage, seul un boycott de ces parcs sera efficace, le combat est difficile, loin d’être gagné, mais ils méritent que l’on se batte pour leur liberté.


[NOUVELLE CAMPAGNE] Belin Éducation: Revoyez votre copie!

En cette rentrée scolaire 2018, nous avons découvert que la couverture du nouveau manuel de SVT 4ème de Belin Éducation montrait un enfant partageant "un moment complice" avec un dauphin captif. Un choix indigne et rétrograde qui ne représente absolument pas la réalité de la captivité des cétacés. Pire, cette couverture présente de manière insidieuse cette scène comme une situation normale, un comble alors que la matière en question est censée apporter des connaissances scientifiques aux élèves et les amener à respecter l'environnement et les animaux!


C'est pourquoi notre association a décidé de réagir en créant cette campagne, à laquelle chacun d'entre vous peut participer en quelques minutes. 

▪️Nous vous invitons à signer et à partager notre pétition en ligne demandant aux éditeurs de changer la couverture de ce manuel pour les commandes à venir. Si le dauphin est un animal sympathique et adoré des enfants, une photographie de dauphin libre sera bien plus appropriée et tout aussi attractive!

▪️Vous pouvez également contacter Belin Education en suivant ce lien et leur faire part de votre indignation. Dans l'onglet "Service destinataire", sélectionnez le "Service Edition", remplissez les champs suivants puis rédigez votre message. Voici un email type à copier / coller pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas d'inspiration... N'oubliez pas de cliquer sur le bouton vert "Envoyer"!

C’est avec consternation que nous avons découvert la couverture choisie pour votre nouveau manuel de SVT en 4ème. Le principe-même de cette matière est de faire découvrir aux élèves le monde du vivant et de leur apprendre à respecter l’environnement. Or, cette couverture qui se veut sans doute attractive, montre un enfant dans l’eau avec un dauphin captif. Les études scientifiques révèlent qu’en captivité, les dauphins meurent prématurément et souffrent de nombreux maux dus au stress de l’enfermement. Les dauphins sont des animaux sociaux,  extrêmement intelligents et sensibles qui ont besoin de parcourir de grandes distances et de se socialiser pour s’épanouir. La couverture de ce manuel est particulièrement inappropriée et montre une relation forcée et non-naturelle. Si les dauphins sont des créatures sympathiques et « vendeuses », cette illustration présente cette situation comme normale alors qu’en réalité, ce dauphin est exploité à des fins de divertissement et pour le seul profit de ses geôliers. Cessons de véhiculer ce genre d’images. En tant qu’éditeur de manuels scolaires, nous vous demandons de prendre, à l’avenir, davantage de précautions quant au choix de vos illustrations. L’éducation de nos enfants ne devrait pas être soumise à des considérations purement commerciales mais devrait leur apprendre à respecter les animaux, quels qu’ils soient, ainsi que leur milieu naturel. Merci de l’attention portée à la présente. Cordialement.

▪️Dernier cas de figure: vous êtes parent d'élève et l'établissement de votre enfant a choisi ce manuel. Nous vous proposons de contacter l'enseignant de SVT de votre enfant afin qu'il puisse expliquer aux enfants que cette couverture est trompeuse. Vous pouvez, en général, facilement contacter les enseignants soit via des sites comme Pronote, soit via le carnet de liaison du collège.
Voici un message que vous pourrez utiliser ou adapter afin d'interpeller l'enseignant. 

Madame, Monsieur,
Je constate avec regrets que votre choix de manuel n’est ni approprié, ni en conformité avec les récentes études menées sur les dauphins captifs. En effet, il a été révélé qu’en captivité, les dauphins mouraient prématurément et souffraient de nombreux maux dus au stress de l’enfermement. Ces animaux sociaux, sensibles et intelligents ont besoin de parcourir de longues distances pour s’épanouir. Or, la vie en bassin ne peut en aucun cas répondre aux besoins physiologiques et psychologiques de ces mammifères marins. Des millions d’années d’évolution ne pourront jamais être effacées par quelques décennies de captivité. Le fameux sourire du dauphin est un leurre; ils sont victimes de la forme de cette mâchoire qui les rend sympathiques et qui donne l’illusion qu’ils sont heureux. Je vous demande donc, par la présente, de bien vouloir expliquer à vos élèves - nos enfants - que la situation présentée sur la couverture de ce manuel ne reflète en aucun cas la triste réalité des delphinariums. En vous remerciant de votre compréhension, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.

Ne laissons pas ce genre d'images s'insinuer dans la tête de nos enfants! Expliquons-leur la réalité des delphinariums et la souffrance qui se cache derrière cette photographie!

Merci à tous!

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L'histoire de Flocke et Raspoutine reprise par les médias allemands

Suite à la vidéo que nous avons publiée sur notre page Facebook, montrant l'ours polaire Raspoutine haletant dans son enclos de Marineland, son histoire a fait couler beaucoup d'encre... Jusqu'en Allemagne, pays qui a vu naître sa compagne d'infortune, Flocke.
Voici l'un des articles publiés à ce sujet sur le site Augsburger-allgemeine . Une traduction de Sandrine Pantel pour C'est Assez!

➡️ Cliquez ici pour signer notre pétition demandant le transfert des ours polaires de Marineland dans un pays au climat plus froid.

2008 : La mignonne ourse polaire Flocke, encore jeune, née à la mi-décembre 2007 au zoo de Nuremberg. Sur cette photo, sur laquelle on aperçoit un ours polaire en peluche en bas à gauche, elle est âgée de quelques semaines.  
Photo : Ralf Schedlbauer, ville de Nuremberg, dpa ; David Ebener, dpa ; C’est assez !

 Flocke souffre-t-elle en France ?

Zoo- La petite ourse polaire était la star du zoo de Nuremberg, avant d’être transférée à Antibes. Les militants de la cause animale soulèvent désormais de sévères critiques à l’encontre du Marineland, où elle vit avec l’ours polaire Raspoutine.
DE BIRGIT HOLZER
ANTIBES L’ourse polaire Flocke, née en décembre 2007 au zoo de Nuremberg, est devenue une star dès la naissance, une véritable attraction adorée du public, attirant les foules et captivant les médias. Tout comme son congénère Knut, né un an avant elle au zoo de Berlin (et mort depuis), elle a été élevée manuellement, par des humains. L’engouement du public pour Flocke s’est depuis longtemps calmé. Depuis avril 2010, elle vit au Marineland, le parc animalier marin situé à Antibes dans le sud de la France. Mais comment va-t-elle depuis ?
Pour l’association de protection animale française C’est Assez !, la réponse est tout aussi claire que dramatique : elle ne va pas bien du tout. Les membres de l’association expliquent que la canicule de cet été, avec des températures atteignant les 40° C, ont énormément fait souffrir Flocke et son compagnon Raspoutine. Né dans un zoo de Moscou, ce dernier avait rejoint Flocke à Nuremberg, avant d’être transféré avec elle à Antibes en 2010. En novembre 2014, Flocke mettait au monde une petite ourse, Hope, conçue avec Raspoutine.
Une vidéo publiée sur Internet au mois de juin dernier montrait Raspoutine en plein soleil, haletant et la gueule pleine de bave. Les activistes pour la protection animale affirment que les ours n’avaient accès à aucun coin d’ombre et que l'accès à la cave réfrigérée était fermé par une grille, les ours n’ayant ainsi aucune possibilité d’échapper à la chaleur accablante. Les responsables du Marineland avaient affirmé qu’il était normal pour un ours en rut de baver comme l’avait fait Raspoutine, ce que les militants considèrent comme un non-sens. « Un ours polaire est fait pour vivre sur la banquise, nager sous la glace et chasser. Un ours polaire n’a rien à faire en captivité. »
Communément avec huit autres associations de protection animale, C’est Assez! publiait une pétition en ligne au mois de juin, cette dernière récoltant plus de 170 000 signatures en deux mois. Cette pétition exige du Ministère de la transition écologique et solidaire l’interdiction, à moyen terme, du maintien en captivité d’ours polaires en France et le transfert de Flocke et Raspoutine dans un endroit plus adapté à leurs besoins, en prenant l’exemple de la fille de Flocke et Raspoutine, Hope, transférée dans un parc dédié aux prédateurs en Suède. 

Un courrier devait être ensuite envoyé à Nicolas Hulot fin août, le jour où ce dernier a finalement annoncé sa démission du gouvernement. Christine Grandjean, la présidente de C’est Assez !, attend désormais l’entrée en fonction du successeur de Nicolas Hulot et espère dépasser, entre temps, la barre des 200 000 signatures. Elle craint cependant que les politiques ne puissent s’emparer de la question : « Tout est une question d’argent, puisque les ours polaires attirent énormément de visiteurs. » Elle ne compte néanmoins pas relâcher la pression. Le Marineland d’Antibes fait encore et toujours l’objet de critiques de la part des militants de la cause animale, notamment concernant la captivité des orques et dauphins. Dans le même temps, le parc a reçu en février 2018 le certificat « Humane Certified » du programme international American Humane Conservation, censé attester du respect du bien-être des animaux.
Le PDG du Marineland, Pascal Picot, qualifie les critiques actuelles de C’est Assez! d’ « attaques arbitraires d’une association extrémiste dont l’objectif final est de faire fermer le parc. » Il affirme que les ours polaires lui ont été confiés « dans le cadre d’un programme de reproduction d’espèces menacées ». Cela fait déjà plusieurs années que des doutes sont émis sur la capacité de Flocke et Raspoutine à supporter la chaleur, ce dès 2009, à l’annonce de l’arrivée de ces ours à Antibes.
À l’époque, les gestionnaires du Marineland avaient annoncé la construction d’un nouvel enclos doté de « grands bassins remplis d’une eau conservée à une température de 14° C toute l’année », tandis qu’un système de climatisation garantirait des températures agréables à l’intérieur. Pour l’association C’est Assez !, cet enclos de 2200 m² est trop petit et le maintien en captivité commune de Flocke et Raspoutine serait contre-nature. Selon Christine Grandjean, les ours polaires sont des solitaires et les deux ours présentent des troubles du comportement.
2010 : Flocke (à droite) et Raspoutine jouant au zoo de Nuremberg.  
2018 : l’ourse polaire Flocke au Marineland d’Antibes dans le sud de la France.


La pêche électrique cause un déclin des populations de dauphins de l’Irrawaddy

Présenté par ElevenMyanmar le lundi 10/09/2018 - 13:01 
Auteur : Communiqué par EMG 

© WWF-Cambodia/AFP/Archives / YE AUNG THU AFP/Archives
Les dauphins vivant dans les eaux du fleuve Irrawaddy (Asie du Sud-Est) sont désormais classés en tant qu’espèce menacée d’extinction. Les responsables : les pêcheurs utilisant des batteries de voiture provoquant des chocs électriques tuant aussi bien les poissons que les dauphins. 

Les spécialistes estiment que les activités de pêche illégales et tuant ces espèces sans distinction aucune constituent la raison principale de cette menace pesant sur les dauphins de l’Irrawaddy. 

« Le fleuve Irrawaddy au Myanmar est l’un des seuls au monde où les dauphins pêchent aux côtés des humains. Cette belle et longue tradition est désormais menacée par la pêche électrique. Nous devons garder l’espoir que les agences de voyages seront en mesure de sauver les dauphins de l’Irrawaddy », déclare un représentant officiel de World Wildlife Fund (WWF). 

En 2016, ce sont 385 031 touristes qui ont visité la région de Mandalay, où ces dauphins sont les plus nombreux. Parmi eux, 19 810 personnes ont visité la zone en bateau jusqu’au site de Bagan, ces dernières ayant potentiellement visité la zone où vivent les dauphins de l’Irrawaddy. Si cela est le cas, l’observation ou la visite des zones d’habitat naturel des dauphins de l’Irrawaddy sont susceptibles de générer des revenus s’élevant à 10,5 millions de dollars US. 

© WWF-CAMBODIA - AFP/ARCHIVES - LOR KIMSAN
La capacité de ces dauphins à pêcher en coopération avec les humains est particulièrement remarquable. Une étude menée en 2006 et 2007 par le Department of Fisheries (DOF, Département de la Pêche) et la Wildlife Conservation Society (WCS) avait démontré que la pêche en coopération naturelle avec ces dauphins était plus efficace et générait plus de revenus sur le long terme. 

À l’heure actuelle et selon l’antenne WCS Myanmar, la zone de protection des dauphins de l’Irrawaddy a été étendue à l’État Kachin et à la Région de Sagaing. 

Cette zone de protection, la Ayeyawaddy Dolphin Protected Area (ADPA), a été établie en 2005 sur une distance de 74 kilomètres le long du fleuve Irrawaddy, entre Mingun près de Mandalay au nord jusqu’à Kyauk Myaung, englobant ainsi les deux tiers de la population gravement menacée des dauphins de l’Irrawaddy. 

Selon le Département de la Pêche, la pêche électrique est interdite, les transgresseurs s’exposant à des amendes de 300 000 kyats ou à une peine de prison de trois ans. 

Malgré ces lourdes amendes et peines mises en place par le Département de la Pêche pour dissuader la population rurale, ces méthodes de pêche interdites sont toujours pratiquées.

Traduction : Sandrine Pantel pour C'est Assez!


En quoi la captivité des cétacés est-elle cruelle? - Les faits scientifiques


Auteur : Cathy Williamson
Traduction de l’anglais : Sandrine Pantel pour C'est Assez!

EN QUOI LA CAPTIVITÉ DES CÉTACÉS EST-ELLE CRUELLE ? – LES FAITS SCIENTIFIQUES
25 juillet 2018
En 2017, un nouveau livre universitaire de premier plan rassemblait les informations connues concernant tous les aspects du bien-être des mammifères marins, comme point de référence pour les universités, les étudiants et toutes les personnes œuvrant pour la protection, le bien-être et la conservation de ces animaux.
Le livre Marine Mammal Welfare, Human Induced Change in the Marine Environment and its Impacts on Marine Mammal Welfare (« Bien-être des mammifères marins, Modifications d’origine humaine de l’environnement marin et leur impact sur le bien-être des mammifères marins ») comprend une large section dédiée aux baleines, orques, dauphins et marsouins, s’intéressant à des thématiques telles que la pêche à la baleine, l’enchevêtrement des mammifères marins dans les filets de pêche et la captivité et examinant l’impact que ces activités ont sur le bien-être des cétacés.
Plusieurs membres de l’équipe de Whale and Dolphin Conservation ont contribué à l’écriture de ce livre et j’ai moi-même rédigé le chapitre consacré aux orques et dauphins en captivité en collaboration avec mon collègue, Rob Lott. Je trouvais intéressant de partager une partie de ce contenu.
Lorsque j’explique à des entreprises ou autres décideurs en quoi les orques et dauphins ne sont pas faits pour vivre en captivité et pourquoi ils ne devraient pas sponsoriser ces « attractions », on me demande bien souvent de fournir des preuves. Voici donc mes preuves, ces dernières étant validées par mes pairs.

Si vous essayez d’expliquer à quelqu’un en quoi la captivité des orques et dauphins est cruelle, vous pouvez donc avancer les arguments ci-dessous, en sachant que ces derniers ont été soigneusement analysés (et validés) par des scientifiques et que vous disposez de toutes les références et sources sur lesquelles ces arguments sont fondés.
Orque captive aux dents abîmées. © U.C.Ludewig
Espace
À l’état sauvage, les orques et dauphins parcourent chaque jour de longues distances, à la recherche de nourriture ou autre. Les structures de captivité ne fournissent qu’une fraction de l’espace qu’une orque ou un dauphin parcourrait dans la nature (Tyack 2009). Même dans les parcs SeaWorld aux États-Unis, une orque captive devrait effectuer le tour de son bassin 1400 fois par jour pour couvrir la distance parcourue par ses congénères à l’état sauvage. L’espace est d’autant plus réduit, en captivité, lorsque des visiteurs sont introduits dans l’environnement des animaux dans le cadre d’activités d’interaction, comme « nager avec les dauphins ».

Environnement social
Les orques, baleines et dauphins ont une vie sociale très riche. En captivité, les individus partageant un bassin ne font, bien souvent, pas partie de la même famille, peuvent provenir de régions très différentes ou peuvent même provenir de différentes espèces ou sous-espèces.
Au sein des pods d’orques, les membres du groupe développent des liens très forts, les individus passant rarement plus de quelques heures éloignés les uns des autres (Bigg et al. 1990). La vie dans un petit bassin les prive de la possibilité de prendre des décisions, de juger les situations centrées sur les interactions sociales, la mobilité ou le fait de se nourrir et limite considérablement les choix possibles pour ces êtres sentients et complexes, auxquels est refusée la possibilité de chasser, d’explorer et de migrer.

Agressivité
L’unique incident signalé impliquant l’attaque d’un humain par une orque sauvage remonte à 1972, lorsqu’un surfeur californien fut mordu par une orque (qui l’avait probablement confondu avec un phoque) avant d’être rapidement relâché (Lodi News-Sentinel 1996). De nombreux actes d’agression de la part d’orques captives, entre elles et vis-à-vis de leurs dresseurs, ont été recensés au cours des 50 dernières années (Kirby 2012). Tilikum et Keto, orques mâles en captivité dans les parcs SeaWorld et Loro Parque, ont été impliquées dans la mort de quatre personnes (dont trois dresseurs), comme le montre le documentaire choc de Gabriela Cowperthwaite, Blackfish.
En 2015, un béluga mourait dans un parc SeaWorld, d’une infection à la mâchoire : celle-ci avait été fracturée durant une soi-disant « interaction » avec deux autres bélugas (Evans 2015). Les visiteurs courent également un risque d’agression. En 2008, trois touristes avaient été blessés en nageant parmi les dauphins à Curaçao, un dauphin Tursiops ayant atterri sur eux (apparemment délibérément) après avoir sauté hors de l’eau (Rose et al. 2009 ; Marine Connection 2008). De nombreux incidents de même nature ont été relayés par les médias dans le monde entier, les incidents non signalés étant sûrement aussi nombreux (Vail 2012).

Grossesse précoce et séparation de la mère et de son petit
Dans la nature, les orques ont généralement leur premier bébé aux alentours de 14 ans et les suivants à des intervalles d’environ cinq ans (Olesiuk et al. 2005). Les grossesses des orques en captivité sont beaucoup plus fréquentes (notamment via l’insémination artificielle) et la première grossesse est plus précoce (Hargrove 2015). À Loro Parque dans les îles Canaries, Kohana, une orque femelle est tombée enceinte à l’âge de seulement sept ans et a donné naissance à un petit mâle, Adan, en 2010. En 2012, Kohana est retombée enceinte du même mâle et a donné naissance à Vicky, une femelle. Cette jeune orque s’est donc retrouvée mère de deux petits à l’âge de dix ans et les a rejetés tous les deux. Une théorie cherchant à expliquer ce comportement est que Kohana n’avait aucune idée de la manière dont elle devait les élever, ayant été elle-même séparée de sa mère de façon beaucoup trop précoce.
Au sein des populations sauvages les plus étudiées, les jeunes orques restent avec leur mère pour la vie, certains groupes matriarcaux pouvant inclure jusqu’à quatre générations (Ford et al. 2000). SeaWorld a séparé 19 bébés orques de leur mère, dont un âgé de dix mois, un de 20 mois et un de 24 mois ; sur ces 19 séparations, seules deux ont été effectuées pour des raisons médicales (Hargrove 2015).

Environnement
Un bassin ne pourra jamais reproduire la complexité, l’étendue, le choix et la diversité des habitats dans le milieu marin. L’eau est traitée au moyen de produits chimiques, bien souvent avec du chlore, ce qui empêche de placer des poissons vivants ou des plantes dans les bassins et peut également entraîner des problèmes de santé (Couquiaud 2005). La plupart des bassins ont des parois lisses, sont de taille réduite et dépourvus de tout élément stimulant, probablement pour faciliter leur nettoyage.
Offrant potentiellement une plus grande diversité au niveau de l’environnement et, ainsi, un environnement plus riche (Ruiz et al. 2009 ; Ugaz et al. 2013), les pennatules (animaux filtreurs planctonivores en forme de plume) sont souvent localisées dans des eaux trop peu profondes, trop chaudes et soumises à des tempêtes tropicales dans des zones où la pollution est un vrai problème (Rose et al. 2009).

Mortalité précoce
Dans la nature, les orques femelles peuvent vivre jusqu’à un âge maximum de 90 ans, la longévité moyenne étant de 46 ans. Les mâles peuvent vivre jusqu’à 70 ans, leur longévité moyenne étant de 31 ans (Olesiuk et al. 2005). À l’état sauvage, les dauphins Tursiops peuvent vivre jusqu’à 50 ans (NOAA Fisheries 2016).
Deux études des années 1990 (Small and DeMaster 1995 ; Woodley et al. 1997) ont démontré des taux annuels de mortalité plus élevés pour les dauphins Tursiops (5,6 et 5,7 %) et les orques (6,2 %) en captivité par rapport à leurs congénères sauvages (dauphins Tursiops 3,9 % et orques 2,3 %).
Une étude de 2015 de Jett et Ventre se penchant sur la mortalité des orques captives à l’échelle mondiale depuis 1961 a démontré que près des deux tiers des décès d’orques survenaient au cours des cinq premières années de captivité.
Les techniques d’évaluation de l’âge des bélugas dans la nature ont évolué et permettent désormais d’estimer la longévité des bélugas à 60 ans maximum (Stewart et al. 2006). En captivité, les bélugas meurent souvent avant l’âge de 30 ans (Rose et al. 2009). En tenant compte du fait que les orques et dauphins en captivité reçoivent des soins vétérinaires lorsqu’ils sont malades, n’ont pas à chasser pour se nourrir, ne sont pas exposés à la pollution des milieux naturels marins (mais peuvent être exposés, sur le long terme, à des produits chimiques présents dans l’eau de leurs bassins) et sont protégés des prédateurs, il est probable que d’autres facteurs jouent un rôle dans la baisse des taux annuels de survie des orques et dauphins en captivité.

Menaces pour les populations sauvages
Actuellement, les orques et dauphins ne sont capturés à des fins de divertissement que dans quelques régions du monde, notamment en Russie et au Japon (UICN 2015 ; Commission baleinière internationale 2014, 2015).

Captures de bélugas
Dans l’Extrême-Orient russe, les bélugas sont capturés selon un quota fixé par le gouvernement russe (Shpak et Glazov 2013). En 2013, ce sont 81 bélugas qui ont été capturés et transportés dans des structures de détention, avant d’être transférés vers des aquariums nationaux et internationaux. 34 bélugas sont présumés morts pendant la capture, sept ont péri dans les structures de détention et trois, considérés comme étant en danger de mort, ont été relâchés (Shpak et Glazov 2014). Des scientifiques nationaux et internationaux spécialistes des bélugas estiment toujours que les captures constituent une pratique non durable (Commission baleinière internationale 2014, 2015).
Les équipes chargées de la capture approchent les bélugas en bateau, dans des eaux peu profondes et les piègent à l’aide de filets, les sennes, tandis que d’autres bateaux les encerclent. Une fois confinés dans la zone délimitée par les filets, les bélugas risquant de s’enchevêtrer dans ces derniers sont enveloppés dans le filet et maintenus à la surface ou attachés à la coque de l’un des bateaux. Le filet et les bélugas piégés à l’intérieur sont ensuite ramenés vers le rivage (Georgia Aquarium 2012). Le stress engendré par cette procédure est défini comme très intense (St. Aubin et Geraci 1992 ; Curry 1999 ; Butterworth et al. 2013).

Pêche dirigée au Japon
Les individus sont pourchassés en mer par de petits bateaux de pêche et entraînés vers le rivage en créant des bruits sous-marins qui vont effrayer et désorienter les cétacés. Ces derniers sont donc rabattus vers la côte où ils sont encerclés par des filets puis capturés vivants pour être vendus à des aquariums ou tués pour leur viande ou d’autres produits (Butterworth et al. 2013 ; Vail 2015).
Le stress prolongé engendré par les pratiques de la pêche dirigée (ou chasse au rabattage), impliquant de pourchasser les cétacés au large, de les traîner par la nageoire caudale en les attachant au flanc des bateaux, de les confiner dans une baie au moyen de filets, de les sortir de l’eau et, donc, de les séparer des membres de leur groupe (nombreux d’entre eux finiront par être tués), processus durant parfois plusieurs heures, voire plusieurs jours, est fortement susceptible d’avoir un impact très négatif sur le bien-être animal (Butterworth et al. 2013 ; Connor 2007). La Commission Baleinière Internationale et d’autres institutions scientifiques ont exprimé leur inquiétude quant au caractère non durable de ce type de chasse au Japon.

Captures d’orques
Les premières captures d’orques ont eu lieu dans le Pacifique, au nord-ouest des États-Unis, au début des années 1960 et se sont poursuivies jusqu’au milieu des années 1970, lorsque cette pratique fut interdite par la loi d’État (Pollard 2014). Au cours de cette période, ce sont 55 orques qui ont été capturées pour être exhibées dans des parcs zoologiques marins. À partir de 1976, ce sont 54 orques qui ont été capturées au large de l’Islande au cours des 13 années suivantes (Williams 2001). Durant les années 1980 et 1990, le Japon s’est également employé à capturer des orques pour remplir les bassins de ses parcs… et aucune des 20 orques capturées durant cette période n’a survécu (Jacobs 2006). Le gouvernement russe établit chaque année de nouveaux quotas de capture d’orques (jusqu’à 10 orques par an), à la fois pour son marché intérieur et pour l’exportation (FEROP 2016). La Russie est aujourd’hui le seul pays au monde où des orques sauvages sont capturées pour être vendues à des aquariums.

Conclusion : L’avenir des cétacés captifs
L’opinion publique est en train de changer concernant la captivité des cétacés. Des documentaires comme Blackfish ou The Cove ont permis de faire prendre conscience à des millions de spectateurs des souffrances endurées par ces animaux captifs. Les preuves fournies de la détresse des orques captives ont fait basculer l’opinion générale (Whale and Dolphin Conservation 2014). En mars 2016, le PDG de SeaWorld, Joel Manby, annonçait l’arrêt de la reproduction des orques au sein de ses parcs, en réponse aux nouvelles mentalités au sein de la société et en réaction à la baisse du nombre de visiteurs (Munarriz 2016).
Des études révèlent les préoccupations de l’opinion publique concernant d’autres espèces, une majorité de vacanciers britanniques faisant part de leur refus d’assister à des spectacles présentant des orques ou des dauphins (Payne 2014) et une autre étude révélant les scrupules de personnes ayant nagé avec des dauphins en captivité (Curtin et Wilkes 2007).
Le nombre de structures détenant des orques et dauphins est à la baisse dans certaines régions du monde, y compris en Europe (Whale and Dolphin Conservation 2015). Toutefois, dans d’autres régions du globe, comme en Chine ou dans les Caraïbes, ce nombre est en augmentation (China Cetacean Alliance 2015 ; Vail 2014).
Les débats tournent désormais autour des alternatives possibles pour les milliers de dauphins Tursiops, orques, bélugas et individus d’autres espèces vivant actuellement en captivité. Tandis qu’il serait possible de relâcher certains d’entre eux dans la nature en respectant certains critères stricts (Williamson 2014), d’autres auraient été trop fragilisés physiquement ou mentalement par leurs longues années de captivité pour pouvoir survivre dans la nature sans assistance humaine. Des projets sont actuellement en cours pour créer des sanctuaires d’orques et de dauphins, offrant à ces individus la possibilité de passer le reste de leur vie dans des enceintes fermées dans des baies naturelles, les protégeant des intempéries et de la pollution, permettant de les soigner dans un environnement bien plus naturel où ils n’auraient plus à se donner en spectacle et où les visites du public seraient strictement contrôlées (Williamson 2016). Ceci est un avenir possible pour les cétacés actuellement en captivité, un avenir ayant le potentiel de contrer de nombreuses menaces pesant sur le bien-être de ces animaux du fait de leur confinement en captivité.

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