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pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

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aux massacres de cétacés dans le monde !

vendredi 29 avril 2016

Quand Loro Parque se défend... et attaque !

Suite à la diffusion de cette vidéo réalisée par une militante en Avril 2016:



Le Loro Parque a immédiatement répliqué en rédigeant un article sur leur site: ICI

En voici la traduction, annotée de nos impressions et commentaires (en violet):

"La vidéo publiée sur le site internet du Dolphin Project est une nouvelle tentative de manipulation en utilisant l'exagération et la dramatisation d'une situation normale dans laquelle il n'y a pas de problème pour les animaux.
La vidéo montre Morgan ( dans le bassin médical) et Tekoa dans le bassin B interagissant à travers la porte.
Loro Parque justifie ainsi cette séquence,  comme quelque chose de normal.
Une orque qui veut rejoindre ses congénères, cela paraît en effet logique . .. mais est-ce normal de se fracasser la tête avec autant de force contre des barreaux de fer ?

L'interprétation selon laquelle Morgan est en train de souffrir d'une attaque de panique est complètement fausse et malveillante, ce que nous voyons c'est que Morgan veut ouvrir la porte pour accéder au bassin B et être avec Tekoa.
Quand un des ces animaux (Morgan dépasse maintenant 2,2 tonnes et Tekoa 2,7 tonnes) pousse la porte fortement cela produit le son sourd entendu dans la vidéo.
Certes, on peut aussi se demander ce que des animaux d'une taille aussi imposante font dans un si petit bassin.

L'interprétation d'une attaque de panique est complètement ridicule, étant donné que les orques sont entraînées quotidiennement pour entrer et rester tranquilles à l'intérieur du bassin médical puisque c'est un élément essentiel pour les vétérinaires pour faire des examens de routine sur les animaux et en traiter un s'il est malade.
Etre habitué à un endroit ne veut pas forcément dire qu'on s'y sent bien en permanence et en toutes circonstances... Par ailleurs, on voit bien qu'il ne suffit pas d'"entraîner" des animaux sauvages à faire quelque chose contre leur gré pour qu'ils restent tranquilles!
De la même manière qu'un chien gratte à la porte quand il veut rentrer dans une autre pièce, l'orque pousse la porte quand il veut accéder à un autre bassin.
Personnellement, si mon chien gratte à la porte je comprends qu'il veut sortir. 
Si en revanche, je le vois sauter, aboyer et s'agiter fortement alors il est évident qu'il y a un problème, une urgence... quelque chose de plus grave et c'est bien ce qu'on voit sur cette vidéo. Et jamais un chien ne se jettera, tête la première, contre une porte! Et si cela arrivait par accident, il ne le referait sûrement pas! Cette comparaison est tout simplement ridicule.

C'est surprenant que ceux qui préconisent la fin de la reproduction des orques soient choqués par ces images, précisément parce que la frustration sexuelle de ne pas avoir accès au bassin où sont les orques de sexe opposé peut déclencher ce type de comportement.
Il est assez savoureux de voir comme Loro Parque critique, quelques lignes au-dessus, le fait que le Dolphin Project ait interprété l'attitude de Morgan comme un état de panique, alors qu'eux-mêmes se permettent d'interpréter cela comme de la frustration sexuelle! Rappelons tout de même que Morgan n'a que 8 ans, or les femelles ne sont sexuellement matures que vers l'âge de 15 ans en moyenne. Chez les Résidentes du Sud par exemple, la plus jeune mère a eu son premier petit à l'âge de 11 ans. Sur quoi Loro Parque se base-t-il pour affirmer qu'il s'agit là de frustration sexuelle, qui par ailleurs est effectivement bien présente dans les bassins?
Les orques sont bien souvent séparées en dehors des shows et les groupes pour la plupart consanguins ne peuvent aller à la rencontre d'autres pods comme c'est le cas à l'état sauvage.
Alors oui les associations demandent la fin des programmes de reproduction, ce qui entraînera des frustrations sexuelles chez les animaux mais cela afin que plus jamais ne naissent de nouveaux petits esclaves qui eux ne connaîtront pas les multitudes de frustrations infligées en captivité: ne pas chasser, ne pas nager des centaines de kilomètres, ne pas plonger en profondeur, ne pas être séparé de sa famille etc...

Crédit photo: Dolphin Project
De plus en plus souvent, certaines organisations auto-proclamées défenseurs des droits des animaux se consacrent à lancer des campagnes de dénigrement sans aucune information basée sur le bien-être et la santé des animaux.
 Et se basent aussi, la plupart du temps, sur des faits et des recherches scientifiques, mais cela Loro Parque omet de le préciser bien entendu.

Les orques du Loro Parque sont sous l'attention de notre équipe de vétérinaires et reçoivent régulièrement la visite de spécialistes de cétacés, tout cela sous le contrôle des autorités compétentes en bien-être animal.
Aucun de ces professionnels n'a trouvé que ces allégations sur le stress et la cruauté étaient vraies.
Et aucun ne trouve à redire non plus sur les problèmes dentaires, de consanguinité, les agressions subies, les comportements stéréotypés etc.

Il n'y a aucun doute que l'intérêt de ces organisations qui conduisent ces campagnes de diffamation est de simplement obtenir des dons, ce n'est pas pour le bien-être des animaux mais pour leur propre bien-être et bénéfices.
Loro Parque semble oublier qu'en début d'année Ric O'Barry a passé plusieurs jours en prison pour avoir mis en péril la chasse aux dauphins au Japon.

Durant ces 22 dernières années, grâce au travail du zoo Loro Parque internationalement reconnu pour sa qualité , 16 millions de dollars ont été investis dans la conservation des espèces en danger sur notre planète.
Le plus important succès de ce travail a été de sauver deux espèces de perroquets en voie de disparition et d'aider beaucoup d'autres à ne pas disparaître pour toujours.
Faut-il rappeler que l'orque Morgan que l'on voit dans la vidéo est née libre dans les eaux norvégiennes ?
Que sa capture, enfin son " sauvetage "en Juin 2010 a ravi l'industrie de la captivité en Europe qui avait grand besoin de gènes frais ? (en savoir plus sur ce tour de passe-passe, lire cet article)
Ainsi, elle a rapidement été déclarée inapte à la réintroduction et envoyée en Espagne pour y faire le clown contre quelques poissons morts... mais de cela le parc ne se vante pas, il préfère vous parler des millions de dollars investis et de perroquets sauvés ( ce que nous ne dénigrons pas au contraire mais la question se pose tout de même : cela justifie-t-il la captivité des cétacés?)

Quels sont les résultats obtenus du Dolphin Project dans la conservation de la biodiversité ?
Il est intéressant de voir que Loro Parque, tout comme d'autres zoos et parcs marins d'ailleurs, se sert de ces deux termes -conservation et biodiversité - pour se défendre contre certaines accusations. Il est important de rappeler ce à quoi ces mots font référence. Commençons par la conservation, dans le contexte de l'environnement. Ce mot tend à perdre son sens originel à force de servir le discours des parcs zoologiques qui l'emploient pour parler de la "conservation des espèces". Mais peut-on rééllement parler de conservation lorsque les animaux sont voués à passer leur vie (ainsi que les générations nées en captivité) dans un milieu non-naturel? En quoi ces animaux qui ne rejoindront jamais leur milieu naturel sont-ils des exemples de conservation?
Intéressons-nous à présent au mot "biodiversité", contraction des mots "biologie" et "diversité". L"expression "biodiversité" se réfère donc à la variété et à la diversité du monde vivant. Or, peut-on parler de biodiversité lorsqu'il s'agit de mettre des individus d'une même espèce dans un bassin artificiel, sans possibilité d'intéragir avec d'autres espèces (si ce n'est leurs dresseurs!) qu'elles soient animales ou qu'il s'agisse de la flore marine? 
Enfin, puisque le Dolphin Project est directement mis en cause dans cette question, rappelons que cette organisation a participé avec succès à la réhabilitation de dauphins captifs dans l'océan (où il y a une vraie biodiversité, au sens strict du terme) et qu'il y a quelques jours, l'une des delphines ayant retrouvé la liberté a été aperçue avec son petit. Alors, même s'il s'agit - pour le moment- d'une exception, OUI, le Dolphin Project participe bel et bien à la conservation de la biodivérsité en rendant ces animaux à la nature.
Combien d'argent a été investi dans la sauvegarde des espèces les plus en danger ? Combien d'espèces ont été sauvées?
La sauvegarde des espèces en danger ne passerait, selon Loro Parque, que par l'argent (et a fortiori par l'enfermement). Alors que le Dolphin Project s'investit depuis de longues années pour que cessent les massacres de dauphins à Taiji, ou dans d'autres parties du monde, Loro Parque met en cause délibérément une association qui n'a eu de cesse de protéger les cétacés contre l'exploitation et la cupidité des hommes. Le Dolphin Project est une association à but non-lucratif, il est assez ironique qu'un parc -dont le but premier est de gagner de l'argent - mette en cause une association de défense des animaux.

Le terrible paradoxe est que non seulement il n'aide pas à préserver la nature, mais il vise à détruire ceux qui travaillent quotidiennement pour sauver les espèces de l'extinction.
Une fois encore, Loro Parque se pose ici à la fois en sauveur et en victime. Remettons les choses dans leur contexte: qui enferme des animaux et leur fait faire des spectacles pour amasser de l'argent? Qui essaie de détruire le travail de l'autre? Faut-il rappeler encore une fois que les orques, puisqu'il s'agit de cette espèce, ne sont pas menacées d'extinction?! L'allégation selon laquelle le Dolphin Project n'aide pas à préserver la nature n'est basée sur aucun argument, ni aucun fait, et est tout bonnement mensongère.
Comment peuvent-ils s'appeler les amoureux des animaux ?"
Sûrement parce qu'ils le sont. Richard O'Barry, ancien dresseur de "Flipper", a renoncé à son travail par amour de ces animaux, après le suicide de Kathy, l'une des femelles qui jouait le rôle du célèbre dauphin. Depuis 1970, il se bat sans relâche pour défendre les cétacés, pour essayer de se "racheter" après avoir participé à leur exploitation. Aujourd'hui âgé de 76 ans, il fait toujours de nombreux voyages pour son combat, avec une inlassable détermination et malgré la fatigue, malgré son âge avancé, il est partout où les dauphins ont besoin de lui. Alors, oui, Ric O'Barry est un véritable amoureux des dauphins. 

A lire également, notre article sur les mensonges et incohérences de Loro Parque au sujet de Morgan.






mercredi 27 avril 2016

Faut-il Libérer Lolita, l'Orque Solitaire?

ELLE n' a pas vu ni entendu d'autre orque depuis 1980, date à laquelle Hugo, son compagnon d'infortune, s'est suicidé en se cognant la tête contre un mur de leur bassin à Miami, en Floride.
Un article de Jane Warren, publié le 24 avril 2016 sur le site du Daily Express
Traduction: Vox Delphini
Lolita n'a pas eu de contact avec une autre orque depuis 1980. Crédit Photo: Getty 
Cela fait 46 ans qu’une orque nommée Lolita, la plus vieille orque captive encore en vie, vit dans le bassin le plus petit et le plus vieux des États-Unis. En 1970, l'orque fut enlevée à sa famille après avoir été capturée sur la côte nord-ouest des Etats-Unis. Elle fut arrachée à l'océan pour être entraînée et exposée au public dans un bassin de la taille d'une piscine.
Elle y vit toujours depuis,  exécutant des tours quotidiennement pour les touristes, sans pouvoir s’accorder le moindre comportement naturel. Quand elle ne participe pas à un spectacle, Lolita flotte dans son bassin, sans but.
Dans la nature, les orques parcourent une centaine de kilomètres par jour, et plongent jusqu'à 150 mètres de profondeur. Dans son bassin,  cette créature de 6 mètres nage dans un périmètre de 10 mètres et elle ne peut plonger qu'à 6 mètres de profondeur dans une petite partie située au centre du bassin.
Le Dr. Ingrid Visser, biologiste marine renommée, explique : « Je connais très exactement les dimensions du bassin ainsi que la taille de Lolita, mais on ne peut se rendre réellement compte de la taille ridiculement petite de ce bassin que lorsqu'on voit l'orque y évoluer. Il est difficile de voir que Lolita ne peut pas se déplacer et de la voir confinée dans ce minuscule cylindre bleu. » Un peu plus tôt ce mois-ci, une étude a été publiée dans laquelle 86 % des touristes Britanniques affirment ne pas vouloir visiter de parc marin pendant leurs vacances à l’étranger (il n'y  a plus de dauphins ou d'orques en captivité au Royaume-Uni).
Le bassin de Lolita est le plus petit et le plus vieux des Etats-Unis. Crédit photo: Alamy
Mais les propriétaires du Miami Seaquarium où vit Lolita sont britanniques. Le parc a été acheté en 2014 par Arle Capital, un fonds d'investissement basé à Londres, qui possède désormais le groupe espagnol spécialisé dans le divertissement se trouvant derrière l'aquarium.

Le mois prochain, cependant, Lolita fera l'objet d'une action en justice intentée par des groupes de défense des droits des animaux qui veulent sa libération dans un sanctuaire en mer. L'idée est qu'elle soit transférée dans une crique isolée d'environ 275 m de large et fermée par des filets, dans le but de lui donner l'expérience de l'océan, mais sur une petite échelle afin qu'elle ne soit pas effrayée.

Ce transfert permettrait à Lolita de vivre dans un environnement avec des fonds rocheux, des cailloux, des algues marines ainsi que les courants et les vagues avec lesquels elle interagirait dans la nature. Elle pourrait également attraper à nouveau des poissons vivants.
« C'est un plan très solide pour l'aider à prendre sa retraite », affirme le Dr Visser.
Les propriétaires du Seaquarium sont britanniques. Crédit photo: Getty
Les orques sont les plus grands membres de la famille des dauphins et ont un cerveau cinq fois plus grand que le nôtre. Dans la nature, ils vivent au sein de sociétés matriarcales complexes et sont des chasseurs aux techniques sophistiquées. Mais ses propriétaires affirment que libérer Lolita dans l'océan pourrait la tuer.

« Ce serait une expérience imprudente et cruelle qui lui ferait vivre un transport traumatisant et pourrait mettre sa vie en péril », affirme un porte-parole d'Arle.

La société souligne que chaque année plus de 5 000 écoliers et 600 000 autres clients visitent le Miami Seaquarium pour voir et en apprendre davantage sur Lolita. « Nous pensons que cette expérience éducative remarquable permet de sensibiliser et de faire apprécier au public les orques et la vie marine en général », ajoute le porte-parole.

Un argument que les défenseurs de l'environnement contredisent avec force.

« Lorsque l’on observe une orque dans la nature et une orque en captivité , la différence est énorme. Ils disent que c'est à des fins éducatives, mais je ne vois pas en quoi c'est éducatif,
 » explique le Dr Visser.


 « Si c’était vraiment le cas, pourquoi garder ces animaux en captivité, aujourd’hui encore ? » poursuit-elle. « Nous sommes la génération qui a grandi alors qu’ils étaient enfermés là. A présent, ne sommes-nous pas suffisamment éduqués pour vouloir fermer ces parcs ? »
 « Le fait qu’elle soit prisonnière dans cet environnement depuis si longtemps est tout simplement tragique. »
Lolita est la seule survivante des rafles qui ont eu lieu à Puget Sound. Le 8 août 1970, Lolita et son pod composé d’une centaine d’orques nageaient paisiblement au large de l’état de Washington lorsqu’ils furent attaqués et encerclés par des hors-bords.
En lâchant des explosifs dans l’eau pour les désorienter, les rabatteurs qui les pourchassaient forcèrent les orques à entrer dans la baie de Penn Cove avant de les attraper avec des filets. Les mères furent relâchées mais refusèrent de quitter leur progéniture. Les habitants du coin ont décrit l’atmosphère lourde et emplie des cris similaires à des pleurs humains, et ce jusqu’à ce que le dernier petit soit tiré hors de l’eau.
Le cerveau des orques est cinq fois plus gros que le nôtre. Crédit photo: Getty 
Un adulte et quatre bébés furent tués pendant la capture. Leurs corps furent lestés avec des pierres pour tenter de cacher ces morts au public. Lolita avait 4 ans lorsqu’elle vit sa mère pour la dernière fois, mais les experts pensent que si on l’emmenait dans la réserve marine, elle pourrait retrouver Ocean Sun, aujourd’hui âgée d’environ 90 ans et qui est photographiée régulièrement par les scientifiques et les associations de protection de la nature.
Une fois qu’elle aurait appris à manger du poisson vivant et à suivre un bateau (qui serait utilisé pour emmener Lolita en dehors de son enclos) les efforts se porteraient sur le fait de la réintroduire dans sa famille, l’une des populations d’orques les plus étudiées dans le monde.
Selon The Centre for Whale Research (le Centre de la Recherche sur les Baleines) et Orca Network qui a conçu le projet, c’est ce point qui rend le plan de réhabilitation de Lolita si solide : elle a une famille à rejoindre. Si toutefois elle n’est pas prête à être relâchée dans l’océan, elle pourrait rester dans la baie indéfiniment.
« Autrement, la seule façon dont Lolita prendra sa retraite sera en mourant, » insiste le Dr Visser.
Pétition de la PETA à signer pour Lolita: ICI


jeudi 21 avril 2016

Une prise de conscience?


"La captivité des cétacés arrive à un point charnière de son histoire, l’opinion publique est sérieusement en train de remettre en question la détention de ces mammifères marins, déclarés comme individus complexes, intelligents et sociaux par nature. Aux États-Unis et en France, l’écho anti-captivité se fait grandissant, et les parcs zoologiques aquatiques se trouvent désormais dans la tourmente.

Associations, ONG, biologistes spécialisés ou encore anciens dresseurs déplorent des conditions de captivité aberrantes où les dauphins seraient soumis par la faim, et par un dressage qui n’a rien de bienveillant (une industrie à but lucratif brassant des millions peut-elle seulement être bienveillante ?). Les associations dénoncent également la densité et les profondeurs des bassins qui ne suffisent pas à combler les besoins d’un dauphin qui peut se déplacer sur plus de 100 kilomètres chaque jour. Ces bassins aux eaux traitées ne peuvent pas non plus combler la curiosité et l’intelligence d’un delphinidé qui utilise des outils, un système d’écholocation (inutile et douloureux en bassin) et qui vit en lien serré avec les membres de son groupe.

Au-delà de l’intelligence et de la grande sociabilité de ces animaux, expliquées par les biologistes, au-delà de tous les mots et de tous les grands discours, ces images viscéralement empreinte d’une liberté insaisissable ne suffisent-elles pas au questionnement ? "

Merci à MrMondialisation pour cet article que vous pourrez lire dans son intégralité ici : https://lc.cx/4Btz ("Un superpod de dauphins (probablement des dauphins à long bec) observé au large du Pacifique")

Des images rarissimes!


Le rorqual d’Omura, Balaenoptera physalus est une espèce de baleine extrêmement peu connue, notamment à cause de sa ressemblance avec les rorquals de Bryde, mais aussi parce qu’il est difficile de les repérer « en raison de leur petite taille (entre 10 et 11 m) et de la faible colonne d'eau projetée par leur évent lorsqu’ils respirent ».

Malgré tout, des individus ont pu être filmés pour la 1e fois au large de Madagascar en 2015 !
Les observations réalisées par un groupe de scientifiques menés par Salvator Cerchio, chercheur spécialisé dans la conservation des mammifères marins au sein de la Wildlife Conservation Society (WCS) devraient permettre d’en savoir plus sur leur mode de vie (alimentation, répartition, reproduction, communication) et leur comportement.

Salvator Cerchio nous confie d’ailleurs que ces baleines chantent ! « Elles répètent les mêmes vocalises pendant des heures. Un groupe de baleines chantent d’ailleurs en chœur »

L’initiative devrait également permettre de mieux comprendre les dangers qui pèsent sur cette espèce actuellement considérée comme menacée par l'Union internationale pour la conservation de la nature.

 Sources : Maxisciences https://lc.cx/4nUB - 20minutes https://lc.cx/4nU6 -

Faire du surf sur une baleine en décomposition !


Harrison Williams, 26 ans, était en balade avec des amis au large de la côte ouest australienne lorsqu’il est tombé sur la carcasse d’une baleine flottant à la dérive.

C’est alors qu’il eut une idée de génie : faire du surf sur le cadavre du cétacé ! Problème, la chair des baleines en décomposition est l’un des mets favoris des requins tigres et des grands blancs !
Harrison déclare avoir noté la présence des prédateurs avant de se jeter à l’eau, mais il a estimé qu’ils étaient trop occupés à se nourrir pour se préoccuper de lui!

Les autorités ont dénoncé le comportement irresponsable du jeune homme, mais ont cependant décidé de ne pas poursuivre l’imprudent.

Non sans humour, Harrison déclara : « Ma mère pense que je suis un idiot et mon père n’est pas très fier non plus. ». A posteriori, Harrison se dit « reconnaissant d’être encore en vie. », espérons qu’il ait retenu la leçon !

Sources : CNN (en anglais) : https://lc.cx/4hsn

Une compétition intense entre mâles!



Durant les parades nuptiales des baleines à bosse, des groupes de 2 à 20 mâles peuvent se livrer à des exhibitions variées pour établir leur domination : sauts qui peuvent atteindre 5 m, dressements verticaux, frappements de l’eau avec les nageoires, charges et esquives.

C’est au beau milieu de cette démonstration de force que s’est retrouvé le photographe sous-marin Karim Iliya alors qu'il effectuait des prises de vue dans l'océan au large de Vava’u (IlesTonga).

Il raconte : "En regardant les images que j'ai capturées, je vois que les baleines me regardaient, alors qu'elles se battaient. Il s'agit d'un réel testament de la bonté de ces géants, qui feraient l'effort d'éviter cette petite créature devant elles. (…) Ce sont des créatures très intelligentes, avec des personnalités distinctes et capables de transmettre toute une gamme d'émotions et d'attitudes, comme la curiosité, un caractère enjoué ou encore l'ennui.

Quand on sait que ces mammifères peuvent atteindre une quinzaine de mètres de longueur pour un poids pouvant atteindre les 40 tonnes, cette rencontre a dû être épique !

Sources : Maxisciences https://lc.cx/4hed / Wiki : https://lc.cx/4hvs

Un peu de magie !



Une vidéo filmée au mois de juillet dernier au large de Newport Beach, en Californie, montre un phénomène aussi rare que surprenant : une baleine expulse un arc-en-ciel par son évent !

La respiration de l’animal engendre un jet composé de dioxyde de carbone et de gouttelettes d’eau jaillissant à la verticale. Lorsque les rayons du soleil traversent ce geyser, il se produit alors un phénomène optique créant un magnifique arc-en-ciel.

Un régal pour les yeux :) 

Pour capturer ce moment unique, Mark Girardeau, photographe, a piloté un drone télécommandé directement depuis un bateau naviguant en haute mer.

Sources : 20minutes : https://lc.cx/4he3 - Maxiscience : https://lc.cx/4hei

Les baleines dorment-elles ?

Comme tous les cétacés, la baleine ne passe pas une bonne nuit de sommeil au fond de l'eau, car elle y mourrait d'asphyxie. En réalité, elle effectue entre 6 à 7 phases de sommeil d'environ une demi-heure par 24h.

La baleine s’endort généralement à la verticale et est obligée de ne dormir qu’à moitié puisqu’elle doit remonter à la surface pour respirer car sa respiration n'est pas un réflexe, mais se fait de manière consciente et volontaire.

Des scientifiques ont mis en avant le fait que les hémisphères cérébraux de la baleine se relaient quand elle dort. Ils fonctionnent chacun leur tour, l’un restant éveillé pendant que l’autre se repose. C’est donc ainsi que l’hémisphère qui travaille lance un appel à la baleine quand elle doit remonter pour respirer et pour activer son tonus musculaire afin qu’elle se dirige lentement vers la surface.

#baleineenliberté #lanaturestbienfaite

Sources : Sciences et avenir https://lc.cx/4XoC - Nageraveclesdauphins : https://lc.cx/4XoH

Liberté!

Nommée J50 par l’association Pacific Whale Watching, cette jeune orque a été aperçue dans la mer des Salish, avec sa famille. Pendant trois années, le banc d’orques n’a pas connu de naissances…et il aura fallu attendre Décembre 2014 pour que le groupe s’agrandisse grâce à 4 naissances. Les jeunes ont été baptisés J50, J51, J52 et L121.




Sur ces images de Clint Rivers, c’est la jeune orque J50 que l’on voit profiter pleinement de sa liberté! 

Naissance d'une fausse orque dans la nature !


Filmer une naissance, c'est déjà quelque chose, mais quand il s’agit d’une fausse orque dans son milieu naturel, c’est juste FA-BU-LEUX !

Ce groupe de touristes a pu assister en direct à la naissance et à la première nage d'une fausse orque. 
 
Le jeune cétacé, qui a encore l'aileron recourbé, a besoin d'être poussé par sa mère pour atteindre la surface afin de respirer.

Le Pseudorca crassidens, aussi appelé faux épaulard, est un delphinidé plus petit que l'orque (de 7 à 10 m de long environ, contre 4 à 6 m pour la fausse orque), sans rostre et à la peau entièrement grise.

A l’instar des orques, il est également victime de la chasse et de la captivité (notamment à l’aquarium de Vancouver, Canada (Plus d’info : https://lc.cx/4Xr4 )

#emptythetanks #libertépourlescétacés
 
Source : Sciencesetavenir https://lc.cx/4XKy 
Images filmées au large de la Californie par Dolphin Safari

3 millions de baleines tuées par l’homme le siècle dernier !




C’est un constat alarmant que dresse l’étude de la NOAA ( National Oceanic and Atmospheric Administration ou Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique) parue en 2015 : Près de 3 millions de baleines auraient été tuées par l’homme dans le monde entier au 20e siècle!

Sous couvert de tradition ancestrale, de consommation de matière première ou de recherche scientifique, des pays tels que le Japon, l’Islande et la Norvège continuent de chasser les baleines, au risque de faire disparaitre la baleine bleue, le plus grand animal marin de la planète, symbole s’il en est, de liberté !

Si certaines espèces ont réussi à se renouveler, d'autres restent proches de l'extinction : 90% des baleines bleues ont été décimées, même constat pour les baleines à bosses qui, elles aussi, restent proches de l'extinction !

Les baleines se reproduisent lentement et leurs populations ont donc du mal à se régénérer à cause de cette chasse à outrance. De plus, l’introduction des technologies plus avancées du 20ème siècle, comme les harpons et sonars toujours plus performants ou de nouvelles menaces tels que les sonars militaires, le trafic maritime et le changement climatique n’ont fait qu’accélérer la disparition des cétacés :(

Ce sont des pans entiers de la biodiversité qui sont menacés par les activités humaines… :( :( :(

Articles : L’express : https://lc.cx/4Bvn - NOAA (en anglais) : https://lc.cx/4BvL - MrMondialisation : https://lc.cx/42kk - ubergizmo : https://lc.cx/42kk
http://www.cestassez.fr/2016/04/la-norvege-tue-des-baleines-pour.html

Illustration d’Alexander Nedelev : https://lc.cx/4Bvz



Une rencontre inoubliable!


Une expérience dont ils se souviendront toute leur vie ! Bien que les orques chassent en mer, certaines familles sont également capables de s’échouer volontairement sur la plage pour attraper une proie (nous vous détaillerons très bientôt cette pratique dans la vidéo « Les Techniques de chasse Vol 3 » ) ou se gratter les flancs sur les galets.

C’est le spectacle auquel ont pu assister des promeneurs sur les plages de la province de Chubut – Argentine.

Un régal pour les yeux !

Source : https://lc.cx/472w

Une alternative à la captivité !?

Les nouvelles technologies permettent désormais de vivre une expérience en 3D à couper le souffle, comme nous vous laissons le découvrir dans cette vidéo.

Ce serait un bon moyen de mettre un terme définitif à l’exploitation des animaux emprisonnés dans les parcs marins, tout en permettant au public de découvrir des animaux certes virtuels, mais à taille réelle et SURTOUT, qui ne subiraient pas les horribles conditions de détention de leurs congénères actuellement piégés en captivité.

Bon visionnage :)

#emptythetanks #nachetezpasdebillet #cestassez

Source : Site de l’entreprise INDE dont les programmes de réalité virtuelles sont visibles ici :  INDE

Une baleine grise vue depuis une plage de Californie !


Une jeune baleine à quelques mètres de la plage !

C'est une scène très rare qu'ont pu observer les promeneurs de la plage de Redondo en Californie, le 30 mars dernier : une jeune baleine grise s'est approchée à quelques mètres du littoral.

Il s'agit probablement d'un jeune cétacé, qui fait sa première migration annuelle au large de la côte ouest des États-Unis.

 #lavieenliberté #nonalacaptivité

Sources LCI Le Figaro
" Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets sans jamais nous condamner" - Christian Bobin

Illustration de l'artiste finlandais Ture Ekroos

La Fontaine Des Bélugas

Les sculptures en aluminium de la fontaine des bélugas du vieux port de Saguenay (Province de Chicoutimi – Canada) ont lancé la carrière de l'artiste Serge Boily en 1992. 

Depuis plus de 20 ans, cette œuvre apparaît comme la signature de la ville et se retrouve sur les photos des touristes qui visitent la région de partout dans le monde. Ils doivent autant apprécier baleines et bélugas que nous ;) 


 

Le Choc Des Titans

Le choc des titans !

Le naturaliste Tyson Reed de Island Adventures Whale Watching a pu observer une bataille épique entre des orques nomades et des baleines grises de près de 40t au large d’Everett – État de Washington (USA)

« C’était un combat de titans », déclare-t-il.

4 orques ont emprunté le détroit de Saratoga à la suite de 2 baleines grises adultes qui viennent se nourrir de crevettes dans cette zone à chaque printemps.

« 4 orques ne sont pas de taille pour attaquer une baleine de 40 t. » ajoute Reed, « ou, du moins, c’est ce que nous pensions, mais l’une des orques nomades a décidé d’engager la bagarre. »
Les nageoires pectorales ont commencé à claquer de gauche et de droite lorsque les baleines se sont mises à tournoyer pour éloigner une orque intrépide qui s’est rapidement retrouvée coincée entre 2 léviathans vraiment énervés. La mère du jeune épaulard l’a finalement rejoint et la lutte a cessé lorsqu’ils se sont éloignés des baleines grises.  


#orquesenliberté #lesyeuxplusgrosqueleventre 

Sources (en Anglais) 

Une Baleine À Paris


Une baleine à Paris ! 

Érigé à l’endroit à l’endroit exact où se dressait le château du roi Dagobert, le point d’orgue du square St Éloi (Paris, 12ème) est une fontaine imaginée par l’architecte Michel Le Corre en 1982. 

C’est la sculptrice Gabrielle Brechon qui réalisera ce cétacé évoquant la beauté de la nature sauvage dans un environnement qui en est cruellement privé. 

Si vous avez envie d’aller l’admirer : Accès par le 11, rue du Colonel Rozanoff ou par la rue Sainte Claire Deville - Paris 12 - Métro : Reuilly Diderot lignes 1 et 8

lundi 18 avril 2016

Sampal : Libre... et Maman!

Il est des histoires qui nous donnent de l'espoir pour les centaines de dauphins captifs à travers le monde. Celle de Sampal en fait partie.

Appartenant à l'espèce des grands dauphins de l'océan Indien, cette femelle fut capturée en même temps que trois autres dauphins entre 2009 et 2010 au large de la Corée du Sud. Elle était âgée d'une dizaine d'années lors de sa capture. Elle fut ensuite vendue au Pacific Land Aquarium, où elle passa près de 3 ans. Mais il fut bientôt prouvé que les dauphins avaient été capturés illégalement et la Cour Suprême de Corée décida de confisquer les animaux et de les remettre en liberté. Heureusement pour eux, une association coréenne de défense des animaux, aidée de Ric O'Barry, obtint l'autorisation de les réhabiliter en les réhabituant à la vie sauvage de manière progressive, environ 3 ans après leur capture.



Sampal fut "entraînée" à ne plus obéir aux hommes contre du poisson, cessa donc d'être nourrie avec des poissons morts et se remit à chasser ses proies. On la plaça ensuite dans un enclos en mer, près de l'endroit où elle avait été capturée afin de la réacclimater à son milieu naturel. Mais à la surprise générale, elle réussit à s'en "évader" en juin 2013, alors que la libération était prévue un mois plus tard, profitant d'un trou dans l'enclos. Habituellement, les dauphins rechignent à passer dans des trous aussi petits, mais il faut croire que pour Sampal, l'appel du grand large était plus fort que son appréhension.
Elle parvint à rejoindre son groupe, composé d'une cinquantaine de dauphins et retrouva ainsi rapidement sa famille.
Ses compagnons d'infortune, eux, n'eurent pas son audace et attendirent "sagement" d'être relâchés. Tous purent retrouver la liberté après quelques mois.

Vue aérienne de la "cage flottante" installée pour réhabituer les dauphins à l'océan.
Boksun et Taesan, deux autres dauphins capturés, furent relâchés avec succès en juillet 2013.
Mais cette belle histoire ne s'arrête pas là, puisque Sampal a été récemment vue aux côtés d'un delphineau qui, selon toute vraisemblance, est son petit!

Sampal a été aperçue avec un delphineau âgé de 4 à 6 mois  le 18 avril 2016 - Crédit photo: WDC
Il est à la fois touchant et émouvant de voir que Sampal a retrouvé une vie "normale" et perpétue sa lignée, libre et heureuse, parmi les siens. 

Sources: 
http://www.onegreenplanet.org/news/former-captive-dolphin-sambal-gives-birth-in-the-wild/
http://www.care2.com/causes/sampal-the-dolphin-escapes-from-pen-and-reunites-with-her-family-in-the-ocean.html
http://www.takepart.com/article/2013/07/11/sampal-dolphin-escapes-captivity-reunites-pod-ten-years-later

A lire également, notre article sur la réhabilitation de Keiko (l'orque de Sauvez Willy)

mardi 12 avril 2016

L'Histoire de Keet, le "Gentil Géant"

Keet en 2012. Souce photo: Flickr.com
Keet naît le 2 Février 1993 au parc SeaWorld de San Antonio. Fils de Kalina (le premier "Baby Shamu") et de Kotar, il fait partie de la deuxième génération d'orques captives et fut le premier mâle à naître en captivité. Kalina n'avait que 7 ans et demi lorsqu'elle donna naissance à Keet, une gestation prématurée puisque les orques libres femelles ont leur premier petit vers l'âge de 13 ans en moyenne. La naissance de Keet fut un évènement pour SeaWorld, et il fut surnommé "Grandbaby Shamu".
La relation forte qu'il entretient avec sa mère ne durera que quelques mois puisqu'on les sépare alors que Keet n'a que 18 mois. Kalina était en effet à nouveau gestante, et fut envoyée à SeaWorld Orlando où elle donnera naissance au frère de Keet, Keto (actuellement prêté par SeaWorld à Loro Parque, aux Canaries. Keto est tristement célèbre pour avoir tué son dresseur Alexis Martinez en décembre 2009.) 
Dans la nature, les orques mâles vivent aux côtés de leur mère toute leur vie, ne les quittant que pour se reproduire. Cette séparation fut douloureuse, et plongea Keet dans un état dépressif. Katerina, sa tante, s'occupa alors de lui et joua le rôle de "mère de substitution". Après la mort de celle-ci, Keet se fit harceler par les autres orques qui partagaient son bassin. SeaWorld décida alors de le transférer dans un autre parc. 

De nombreux transferts

De tous les épaulards captifs, Keet est l'un de ceux qui ont subi le plus grand nombre de tranferts.
Il quitte SeaWorld San Antonio (au Texas) à l'âge de 5 ans, en novembre 1999 pour rejoindre le parc de San Diego où il ne restera que 5 mois. 
En avril 2000, il est transféré au SeaWorld Ohio où il ne fait qu'une saison: il est à nouveau transféré au SeaWorld de San Diego en février 2001.
Trois ans plus tard, en avril 2004, il est à nouveau envoyé au SeaWorld de San Antonio où il restera cette fois un peu plus de 7 ans.
Dernier transfert en février 2012: il retourne à SeaWorld San Diego où il vit actuellement.
Cette carte montre les nombreux déplacements que Keet a connus:

Photo: Wapcaplet / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0
Un mâle reproducteur

Lors de son deuxième "séjour" à SeaWorld San Diego, Keet est présenté à Kasatka qui donnera naissance à leur fille Kalia en décembre 2004. Lorsque Kalia naît, Keet n'est plus là: il est reparti à San Antonio. Keet devient grand-père en 2014 quand Kalia donne naissance à Amaya.
Sa deuxième fille Halyn naît en 2005. Inexpérimentée, la mère de Halyn, Kayla, rejette la petite orque et se montre agressive avec elle. Halyn est alors nourrie au biberon par les soigneurs et séparée des autres orques du parc. Elle ne reverra jamais sa mère Kayla, transférée au SeaWorld d'Orlando. 
C'est en 2007 que père et fille sont présentés l'un à l'autre. Keet ne connaîtra Halyn que peu de temps puisqu'elle meurt en 2008, à l'âge de 3 ans. Alors que dans la nature les mâles s'occupent peu de leur progéniture, Keet s'est révélé être un père attentif envers Halyn. 

Un caractère docile

Surnommé le "gentil géant" par ses dresseurs, Keet n'a jamais été impliqué dans des agressions envers les humains, du moins officiellement. Il a la réputation d'être très calme, ce qui cache très certainement un ennui profond dû à la vie en captivité. Aujourd'hui âgé de 23 ans, Keet pèse environ 3,5 tonnes et n'a jamais connu autre chose que la vie en bassin. 
En 2013, on remarque que sa nageoire dorsale (affaissée) est très abîmée: certaines parties sont en lambeaux. Deux explications sont alors avancées: soit Keet a contracté une maladie, soit il s'est fait agresser par d'autres orques.
On le voit se faire soigner sur cette vidéo:


Malgré sa réputation de gentil géant, Keet pourrait avoir été impliqué dans une altercation avec d'autres orques en 2012, ce qui aurait causé une impressionnante blessure causée à Nakai, un autre mâle. L'association PETA avait alors porté plainte contre SeaWorld, les accusant de forcer des individus incompatibles à vivre ensemble.
"Cela s'est passé (...) pendant un spectacle nocturne, apparemment lors d'une altercation entre Nakai, Keet et Ike," rapporte le journaliste Tim Zimmermann dans cet article du Daily Mail
Qu'il s'agisse d'une morsure ou d'un choc contre le béton ou un portail du bassin, le trou béant laissé par cette agression témoigne de la violence de l'altercation.

Crédit photo: PETA
Quel avenir pour Keet?

SeaWorld ayant annoncé la fin de son programme d'élevage d'orques, Keet devrait en principe n'être utilisé que pour des spectacles à l'avenir. N'ayant connu que la captivité, il ne pourra sans doute jamais être libre. 
Mais il pourrait tout à fait rejoindre un sanctuaire marin où il pourrait apprendre à vivre dans son milieu naturel, avec davantage d'espace.
Un projet de ce type a été présenté l'an dernier par le Dr. Ingrid Visser lors d'une conférence, et propose une merveilleuse alternative pour ces orques qui, à l'instar de Keet, ont passé leur vie à être exploités à des fins de divertissement.
Cette solution serait idéale, non seulement pour Keet, mais aussi pour tous ses compagnons d'infortune qui n'ont rien connu d'autre que des bassins stériles et chlorés.

Sources principales: 

samedi 9 avril 2016

La Norvège Tue des Baleines pour Nourrir des Animaux Elevés pour la Fourrure

La Norvège a tué plus de baleines que tout autre pays au cours des quatre dernières années, et une partie de cette viande est transformée en alimentation animale pour l'industrie de la fourrure norvégienne, selon de nouveaux documents dévoilés par deux organisations environnementales.

Crédit photo: AP photo / Dima Gravysh
Les révélations de l'Environmental Investigation Agency (EIA) et l’Animal Welfare Institute (AWI) coïncident avec l’ouverture de la saison de chasse à la baleine en Norvège, soit une semaine après que le Japon a déclaré avoir tué pour la « recherche » plus de 300 baleines de Minke (plus communément appelées petits rorquals), parmi lesquelles des femelles gestante . Aujourd’hui encore, les organisations appellent à mettre un terme à la chasse à la baleine, mais cette fois c’est la Norvège qui en en ligne de mire. En effet, tout comme l'Islande et le Japon, la Norvège ignore le moratoire de la Commission Baleinière Internationale (CBI) sur la chasse à la baleine, en vigueur depuis 30ans.

Jennifer Lonsdale, directrice de l'Environmental Investigation Agency (EIA), a déclaré à ThinkProgress : «Nous sommes vraiment inquiets de voir cette chasse se poursuivre, et que la Norvège exporte les baleines vers le Japon avec la complicité de l’Islande. Pourquoi un pays riche comme la Norvège continue-t-il à chasser des baleines? » s'interroge-t-elle.

Les organisations ont également rapporté qu'en 2014 plus de 113 tonnes de viande de baleine (l'équivalent d'environ 75 baleines de Minke) ont été utilisées par Rogaland Pelsdyrfôrlaget, le plus grand fabricant d'aliments pour animaux destinés à l'industrie de la fourrure norvégienne.

« La chasse à la baleine est une pratique intrinsèquement cruelle et n'a pas sa place dans une société civilisée», a déclaré Susan Millward, directrice exécutive de AWI dans un communiqué. « Tuer ces animaux sensibles et magnifiques pour nourrir les animaux qui souffrent dans les fermes à fourrure met en évidence les raisons pour lesquelles le monde entier s’oppose à la chasse à la baleine, et démontre clairement que la viande de baleine n’est en aucun cas un besoin légitime pour les Norvégiens. »

Une baleine est harponnée par un baleinier norvégien. Crédit photo: EIA
Les habitants des côtes norvégiennes pratiquent la chasse à la baleine depuis des siècles, mais les opérations commerciales ciblant le petit rorqual ont seulement commencé au début du 20e siècle. Au cours des derniers siècles, cette chasse (alimentée par la forte demande en viande et en graisse de baleine –transformée en huile de cuisson et en bougies, entre autres) a poussé de multiples espèces de baleine vers l’extinction. Les progrès technologiques comme les réfrigérateurs ont empiré les choses pour les baleines, puisque les navires étaient en mesure d’en chasser davantage et plus loin des côtes. Dans les années 1960, la Commission Baleinière Internationale (CBI) a tenté de réguler cette chasse commerciale avec un succès limité,  jusqu'à ce qu'elle adopte en 1982 un moratoire avec une mise en place progressive sur une période de quatre ans.

La Norvège a toutefois contesté ce moratoire de 1982 et elle n'est « plus légalement soumise au quota zéro », comme le  ministre conseiller à l'ambassade de Norvège à Washington, Jon-Åge Øyslebø, l’a annoncé à ThinkProgress. Selon lui, le stock de petits rorquals est « abondant » en Atlantique nord-est, et les quotas se basent sur des modèles développés par la Commission Baleinière Internationale.
La Commission n'a pas souhaité répondre à ces commentaires par voie de presse, mais l'agence appelle la Norvège à interrompre toutes les activités de chasse à la baleine sous sa juridiction. La Norvège s'est elle-même fixé un quota de pêche de 880 baleines pour cette saison, un chiffre à la baisse par rapport au quota de 1,286 fixé l’an dernier. Ce chiffre reste bien plus élevé que les 330 baleines capturées par le Japon pour la “recherche”, ce qui démontre la faiblesse des agences internationales qui ont peu de recours face aux gouvernements qui ne se soumettent pas aux traités.
Selon des chiffres recueillis par l'EIA et l'AWI à partir de rapports nationaux provisoires, la Norvège aurait tué plus de baleines en 2 ans que l'Islande et le Japon réunis, avec au moins 1,396 baleines tuées contre un total de 1,018 pour le Japon et l'Islande. De plus, les écologistes affirment que la Norvège a augmenté son exportation des produits contenant de la baleine, en envoyant 172 tonnes métriques de viande et de graisse de baleine vers le Japon depuis 2014.
En Norvège comme au Japon, des rapports montrent que la demande en viande de baleine est sur le déclin. Svein Ove Haugland, le directeur adjoint de la coopérative de vente de produits de la pêche en Norvège (NFSO), a expliqué au journal The Guardian : « Il y a actuellement un goulet d'étranglement au niveau du marché et de la distribution. Il faut rétablir la demande en viande de baleine, soumise à la forte concurrence de la viande (provenant d’animaux terrestres) et du poisson. »
Les écologistes estiment que les contraintes du marché ainsi que la croissance des activités liées au whale-watching* devraient pouvoir dissuader la Norvège de chasser les baleines. Lonsdale estime que la chasse à la baleine n'est pas une activité nécessaire, et qu'avec le changement climatique en cours ainsi que la pollution, la chasse est une menace supplémentaire qui pèse des espèces qui commencent à se rétablir après des siècles d'abus. « Nous devons nous montrer responsables, » conclut-elle.
* Le whale-watching consiste à aller observer des baleines en mer, N.d.T.

Article original écrit par Alejandro Davila Fragoso publié le 1er avril 2016 sur le site thinkprogress.org.
Traduction: Vox Delphini pour C'est Assez!