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lundi 20 juin 2016

Chasse à la Baleine: la Norvège Tue Plus de Baleines Que le Japon et l'Islande Réunis

Selon un nouveau rapport, en 2015 et en 2016 la Norvège a tué plus de baleines que le Japon et l'Islande réunis. Pourtant, le pays scandinave échappe aux critiques internationales qui se concentrent sur le Japon.
Une baleine de Minke vient de se faire tuer et est hissée à bord du Kato, un baleinier norvégien. Crédit photo: John Cunningham / Getty Images
Le rapport, co-écrit par des membres de trois ONG (l'Animal Welfare Institute, Ocean Care et ProWildlife) établit que depuis 1993, les baleiniers norvégiens ont tué plus de 11 800 baleines de Minke (ou petits rorquals). En 2014 et 2015, la Norvège a exporté près de 180 tonnes de produits composés de baleine vers le Japon, l'Islande et les Iles Féroé.

La Commission Baleinière Internationale a interdit la chasse commerciale à la baleine avec le moratoire de 1986, ratifié par 88 nations. En tant que signataire, le Japon est souvent désigné comme le "mauvais élève" et se fait régulièrement taper sur les doigts, personne n'étant dupe de la valeur "scientifique" de leur chasse. Mais alors que les projecteurs sont braqués sur le Japon, la Norvège -qui n'est pas signataire du moratoire - a repris la chasse à la baleine en 1994, et semble passer à travers les critiques.
"Tout le monde s'est focalisé sur le Japon, la Commission Baleinière Internationale s'est concentrée sur le Japon, et il semble que tout le monde oublie la Norvège. Il est grand temps de s'intéresser de près à la chasse norvégienne." Kate O'Connell, consultante sur la vie marine de l'Animal WelFare Institute.
Le rapport insiste aussi sur la faible valeur marchande des produits issus de la baleine, en Norvège comme à l'étranger. Moins de 5% des norvégiens consomment de la viande de baleine plusieurs fois par an, et en achètent relativement peu. Le gouvernement norvégien a tenté de relancer le secteur en mettant en avant des produits comme le "whale pastrami" (une sorte de charcuterie à base de viande de baleine) ou encore des produits cosmétiques à la graisse de baleine. 

A l'export, l'industrie baleinière norvégienne rencontre aussi des difficultés puisque l'an dernier le Japon a renvoyé des cargaisons de viande de baleine pour des raisons sanitaires. 

Plus surprenant, la Norvège clame que la chasse à la baleine est une pratique "durable" qui permettrait selon eux de protéger les stocks de poissons dans la région. Un argument rejeté par de nombreux scientifiques (parmi lesquels des chercheurs norvégiens) qui affirment qu'au contraire, les baleines jouent un rôle crucial dans l'écosystème marin.


Alors que la Norvège ne fait pas partie de l'Union Européenne et n'est pas signataire du moratoire de 1986, comment faire en sorte que cette pratique cesse?
Selon Astrid Fuchs, membre de la Whale and Dolphin Conservation (WDC), la Norvège est un pays riche qui ne se laissera pas convaincre par des pressions économiques. Elle estime donc que les sanctions semblent inutiles. En revanche, selon elle, il faut mettre l'accent sur l'éducation et se concentrer sur l'électorat: "Si [les norvégiens] commencent à s'interroger sur leur gouvernement et réalisent que le whale-watching est une source de revenus supplémentaires, combiné à des actions diplomatiques entreprises par d'autres pays, cela pourra porter ses fruits."

Sources:
http://m.csmonitor.com/Environment/2016/0614/How-Norway-quietly-became-a-whaling-powerhouse
http://time.com/4370478/norway-whaling-report/
https://awionline.org/sites/default/files/uploads/documents/AWI-ML-NorwayReport-2016.pdf

Lire aussi: 
La Norvège Tue des Baleines Pour Nourrir Des Animaux Elevés Pour la Fourrure
Le Parlement Européen Appelle le Japon A Cesser la Chasse Aux Baleines
3 Millions de Baleines Tuées Par l'Homme Le Siècle Dernier


dimanche 19 juin 2016

PEROU: Procès Pour Les Pêcheurs qui Tuent des Dauphins

Depuis des années, des pêcheurs péruviens enfreignent la loi en chassant les dauphins, pour les utiliser comme appâts dans la pêche aux requins. La viande des dauphins ainsi massacrés est souvent vendue sur les marchés péruviens en toute illégalité. 
Après avoir fermé les yeux sur cette pratique, le gouvernement péruvien a décidé de prendre les choses en main en intentant un procès à l'encontre des pêcheurs qui tuent des dauphins. 
Grâce à une vidéo tournée en caméra cachée, le procureur général du Pérou a pu identifier les pêcheurs qui s'adonnent à cette chasse cruelle et a ouvert une instruction pour les poursuivre en justice. L'auteur de la vidéo, Stefan Austermuhle, a été appelé à témoigner au procès.
Pour la première fois, des pêcheurs se retrouveront devant les tribunaux pour avoir tué des dauphins. Une décision majeure qui pourrait mettre fin à ces massacres dans ce pays.

Un pêcheur péruvien vise un dauphin avec son harpon.
Le nombre de requins a considérablement diminué dans le monde, à cause de la pêche intensive entretenue par une grande demande de pays comme la Chine ou d'autres pays d'Asie orientale qui utilisent leurs ailerons dans un plat très prisé dans ces régions: la soupe d'aileron de requin.
Les pêcheurs péruviens ont donc mis en place une technique des plus cruelles pour attirer les poissons si recherchés: utiliser des cétacés pour les appâter. Trois associations ont enquêté dans le plus grand secret pendant des mois et estimaient en 2013 qu'entre 10 000 et 15 000 dauphins et marsouins mouraient chaque année dans le cadre de cette pêche qui décime les populations de dauphins comme celles des requins. 
Les dauphins sont capturés dans des filets, harponnés, poignardés, frappés avec des gourdins et parfois même découpés vivants. Quant aux requins leur sort n'est pas plus enviable: on leur coupe la gueule alors qu'ils sont encore vivants, ou on leur sectionne la colonne vertébrale au niveau de l'arrière de la tête. 

"Les pêcheurs péruviens mettent en danger la survie des espèces de dauphins tout en poussant les populations de requins vers l'extinction." 
Stefan Austermuhle, directeur exécutif de Mundo Azul
Au Pérou, il est pourtant illégal de tuer des dauphins depuis 1997. Mais comme toujours, l'appât du gain est le plus fort. Aussi s'agit-il d'un double génocide qui s'opère dans les eaux péruviennes, au mépris des lois et de la réglementation en vigueur. 
Moins médiatisée que les massacres de dauphins au Japon, cette pêche n'en est pas moins meurtrière. Les conditions dans lesquelles les pêcheurs agissent sont également très cruelles, qu'il s'agisse de tuer les dauphins ou les requins, comme en témoigne cette vidéo (Avertissement: les images peuvent heurter les plus sensibles):


En haute mer, il est difficile de faire appliquer la loi. Mais contrôler la viande de dauphin sur les marchés pourrait être facilement réalisable, si seulement la police péruvienne était disposée à le faire, comme l'expliquait Hardy Jones, le directeur exécutif et fondateur de BlueVoice
"Tout le monde sait que les pêcheurs péruviens prennent des centaines de requins, jusqu'à présent le monde ignorait le grand massacre des dauphins au large du Pérou. Beaucoup de gens sont parfaitement au courant des terribles massacres de Taiji, et pensent qu'il s'agit du plus grand massacre de dauphins au monde. C'est loin d'être le cas. En fait, la chasse aux dauphins pour la consommation est un problème international et il pourrait prendre davantage d'ampleur au fur et à mesure que les pêcheries s'effondrent." Hardy Jones, en 2013
Au cours de leur enquête au Pérou, Jones et le Dr. Yaipen-Llanos ont rencontré le maire de San José, Victor Paiva. Celui-ci ainsi que 10 autres membres du conseil de la ville leur ont admis manger de la viande de dauphin. Interrogée par leurs soins, une habitante de la ville de quelque 7000 habitants leur a déclaré:"Presque tout le village susbiste grâce à la viande de dauphin." 
Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi la police locale fermait les yeux sur ces pratiques illégales. 


Crédit photo: BlueVoice.org
La décision du gouvernement péruvien de poursuivre en justice les pêcheurs incriminés est historique. Suffira-t-elle à mettre fin à cette pratique de manière définitive?


Les Dauphins d'Abord

L'Aquarium National de Baltimore a pris cette semaine une décision historique: créer un sanctuaire marin pour ses dauphins d'ici 2020. Un pas décisif dans le combat contre la captivité des cétacés, salué notamment par l'organisation Whale and Dolphin Conservation (WDC) qui a sorti un communiqué dont voici la traduction.

Les dauphins d'abord

Copyright: National Aquarium
Avec la récente annonce faite par l'Aquarium National de Baltimore de poursuivre le développement d'un sanctuaire pour les dauphins qu'il détient, ce dernier a consolidé sa position de leader dans l'industrie en redéfinissant et en légitimant une alternative plus naturelle pour prendre soin des dauphins captifs.

L'Aquarium a déjà démontré par le passé une volonté progressive d'établir certaines pratiques et certains programmes, comme l'intervention en cas d'échouages, mais aussi à travers sa prise de position contre l'acquisition de cétacés sauvages (dont les captures non viables de bélugas en Extrême Orient Russe) et, enfin, une adaptation du format de ses spectacles de dauphins. Ces avancées confirment l'engagement historique de l'aquarium dans la protection des dauphins.

A diverses reprises, l'Aquarium a fermé la zone des dauphins au public, avant de cesser complètement les spectacles de dauphins en 2012. Il a également mis en place un moratoire illimité sur la reproduction en 2011. L'Aquarium a également établi en 2011 une stratégie pour empêcher la collecte de cétacés sauvages pour quelque motif que ce soit, démontrant ainsi son rôle de leader en matière de conservation. En parallèle de cette démarche, l'Aquarium a aussi engagé une vaste enquête d'opinion publique sur les changements d'attitude au sujet des cétacés captifs, et il a essayé de prédire les tendances parmi la génération Y qui fera partie de son public dans les 30 prochaines années.

Le but final de l'Aquarium étant la relocalisation des dauphins dans un environnement plus naturel, ce dernier a annoncé aujourd'hui qu'il consacrerait le temps et les ressources nécessaires pour réaliser sa mission et permettre la mise en place d'un habitat marin naturel et aménageable donnant la priorité aux besoins des dauphins plutôt qu'aux humains, ce qui change des objectifs habituels d'une société commerciale ou de divertissement. L'un des premiers projets de l'Aquarium consiste à mettre en place une zone permettant à la fois de prendre soin individuellement de chaque dauphin, mais aussi de réaliser des études scientifiques bénéficiant aux dauphins sauvages et captifs.

WDC a partagé sa propre vision de ce que devrait être l'environnement d'un sanctuaire, en poursuivant son travail avec Merlin Entertainments afin de développer à la fois un sanctuaire pour les bélugas arctiques et un autre pour les dauphins Tursiops de Méditerranée. Nous avons conscience qu'il s'agit d'un processus long et compliqué qui requiert patience, persévérance, ainsi que la consolidation d'expertise de différents secteurs de la société. Nous partageons cette mission dans le but de développer un environnement plus naturel dans lequel les dauphins pourront évoluer et recouvrer leur santé et leur forme physique, et voire même pour certains avoir la possibilité de retourner à la vie sauvage.

Comme tous les autres mammifères marins, y compris ceux vivants dans un sanctuaire, les dauphins ont besoin de suivre un programme de stimulation actif, d’enrichissement et de soin. Le niveau d’attentes doit rester élevé en termes de restrictions et de libertés pour les dauphins qui vivent au sein de ces structures. Le National Aquarium de Baltimore souhaite continuer à délivrer un niveau de soin optimal pour le restant des jours de leurs dauphins. Comme dans tout sanctuaire marin, les soigneurs poursuivront leur travail d’évaluation des besoins psychologiques, physiques et sociaux des dauphins.  En revanche, les activités quotidiennes seront motivées par les dauphins, non plus par l’argent.

Bien que l’Aquarium ait déjà évoqué par le passé le développement d’un sanctuaire comme une option parmi d’autres dans le cadre d’une refonte de ses programmes de conservation et d’éducation, ainsi que de la rénovation de ses infrastructures pour dauphins vieillissantes, l’annonce faite ces jours-ci confirme son intention de prendre les devants et de développer une structure qui vise à optimiser le bien-être des dauphins et met la priorité sur la conservation.

Cette volonté et cet engagement sont renforcés par une nouvelle orientation plus éthique, lancée depuis des dizaines d’années à travers des sondages d’opinion. Ces derniers ont révélé le changement d’attitude du public vis-à-vis de la captivité. Naturellement, le National Aquarium s’est lancé dans une aventure historique vers un modèle pionnier qui permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une pédagogie collaborative impliquant toutes les parties prenantes, y compris les dauphins. Tandis que les dauphins  s’acclimatent à leur nouvel environnement, leur histoire et leur phase d’apprentissage se refléteront sur nous. Et alors que nous relevons les défis liés à une prise en charge à long terme et une durabilité de ces structures fonctionnant au rythme des dauphins, ces dernières incluront par la suite des centres de sciences appliquées dont l’objectif sera de développer les connaissances, d’améliorer les programmes de conservation et à termes, de reconnecter les dauphins à leur milieu naturel.

Tandis que le travail acharné se poursuit, nous soutenons le National Aquarium dans sa mission et nous sommes prêts à les aider à concrétiser leur projet. Peut-être qu’entre temps, d’autres delphinariums suivront cette voie. Pour l’Aquarium de Baltimore, la priorité est d’explorer le potentiel d’un sanctuaire marin pour ces dauphins, y compris pour ceux ayant toujours vécu auprès de l’homme. C’est un risque à prendre, mais il en vaut la peine car nous travaillons continuellement dans le meilleur intérêt des dauphins captifs. 

Article original ICI
Traduction: Bertille Bellon-Basille et Julie Labille

dimanche 12 juin 2016

Le Parlement européen appelle le Japon à cesser à la chasse à la baleine

Le 8 juin dernier, les eurodéputés ont interpellé le Conseil européen et la Commission européenne au sujet de la chasse à la baleine pratiquée par le Japon. C'est lors d'une session plénière qu'ils ont demandé aux deux instances de condamner fermement la décision du Japon de reprendre la chasse à la baleine et de tuer 333 petits rorquals pendant la saison 2015-2016. 


En 2014, la Cour Internationale de Justice avait ordonné au Japon de cesser cette pratique, jugeant que cette chasse ne relevait pas de la recherche scientifique (comme le gouvernement nippon le prétend) mais qu'il s'agissait bien d'une chasse commerciale. La chasse commerciale à la baleine  est interdite depuis le moratoire international de 1986. Dès 1987, le Japon a donc utilisé le prétexte scientifique pour continuer à chasser des baleines.

Cette condamnation par la Cour Internationale de Justice n'a pas eu un grand effet. En novembre 2015, l'Agence japonaise de la pêche a informé la Commission Baleinère Internationale de son intention de reprendre la chasse à la baleine dans le cadre d'un nouveau plan, selon lequel le Japon s'autorise à tuer environ 4000 petits rorquals sur une période de 12 ans. 

Bien que ce nouveau plan "JARPA III" soit davantage axé sur l'aspect scientifique par rapport aux précédents, il n'en reste pas moins un prétexte pour continuer à commercialiser de la baleine, ce qu'ont dénoncé les députés européens lors des différents débats qui ont eu lieu à ce sujet. Selon l'eurodéputée Frédérique Ries, "Le Japon a toujours été un partenaire fiable pour l'UE, comme en témoigne l'accord de libre-échange actuellement en négociation. L'Europe a donc plusieurs cartes en main pour faire pression sur le Japon et protéger l'écosystème marin de la planète." 

La possibilité d'engager des poursuites judiciaires à l'encontre du Japon, également évoquée, ne semble pas d'actualité. Jyrki Katainen, Vice-Président de la Commission, a déclaré: "La Commission n'envisage pas d'action légale contre le Japon à ce stade. Nous devrions essayer de résoudre ce problème par le dialogue politique, et à travers des discussions lors du forum international compétent, la Commission Baleinière Internationale."

La prochaine réunion de la la Commission Baleinière Internationale se déroulera en octobre prochain. 

Sources:


vendredi 10 juin 2016

L'Orque de SeaWorld Essayait de se Sauver, Pas de se Suicider.

Article original de Kristin Hugo, publié le 8 juin 2016 sur le site National Geographic.
Traduction: Alexandra Thomas. 

Quand l'orque Morgan s'est échouée volontairement à Tenerife, de nombreuses critiques et spéculations dénonçant la captivité ont inondé le web.

Morgan s'est échouée pendant un spectacle jusqu'à ce qu'on la persuade de retourner dans le bassin.
Crédit photo: Georg Volk
Dans une vidéo filmée récemment dans un parc marin, on peut voir une orque captive s'échouer sur le rebord du bassin après un spectacle.

Des internautes ont décrit son comportement comme "suicidaire", supposant qu'elle voulait se donner la mort car elle souffrait de la captivité.

Bien que ce comportement soit surprenant, les experts considèrent qu'il est peu probable qu'elle se soit jetée sur le rebord pour mourir. Selon toute vraisemblance, elle essayait plutôt d'échapper aux autres orques qui l'agressaient dans le bassin.

« Elle sort de l’eau pour éviter le comportement hostile des autres orques, » a déclaré Ingrid Visser, biologiste marine néo-zélandaise de l'Orca Research Trust.

La courte vidéo, devenue virale sur le net,  a été filmée au Loro Parque à Tenerife (en Espagne) et montre Morgan sur la plateforme en béton qui longe le bassin. Elle a été filmée par un anonyme le 16 mai et publiée sur le site de Dolphin Project, une association à but non-lucratif qui lutte pour mettre fin à l'exploitation des dauphins. Les orques appartiennent à la famille des dauphins.

Morgan appartient à SeaWorld et participe aux spectacles pour divertir le public à Tenerife. Elle a été sauvée dans les eaux hollandaises lorsqu'elle était jeune et d'après SeaWorld, elle ne peut être remise en liberté car elle est sourde et n'a pas les capacités nécessaires pour survivre dans son milieu naturel selon eux.
Mercredi, deux jours après la publication de la première vidéo, une vidéo plus longue a été publiée, montrant que Morgan était restée neuf minutes en dehors du bassin avant qu'un dresseur ne lui demande de retourner dans le bassin. Mais 42 secondes plus tard, elle revient sur la plateforme. Des témoins disent l'avoir vue se faire percuter par d'autres orques, lesquels n'avaient sans doute pas été sujets à une enquête de compatibilité sociale avant d'être réunis dans le même bassin. 


Jeffrey Ventre, un ancien dresseur de SeaWorld devenu activiste contre la captivité des orques et star du film anti-SeaWorld Blackfish considère que le comportement de Morgan relève typiquement d'un « comportement de fuite. »

Morgan sur le rebord du bassin, vue sous un autre angle. Crédit photo: Georg Volk
« Elle a été introduite dans un groupe composé de cinq autres orques avec lesquelles elle ne s'entend pas, » a dit Ventre dans une interview pour  Sky News. « On dirait qu'elle a sauté sur cette plateforme pour s'éloigner des autres orques... Je pense que c'est sa manière d'éviter de se faire agresser davantage.»

D'après le communiqué de presse de Loro Parque, les orques sont entraînées à sauter sur le rebord pour diverses raisons, pour les examiner par exemple, et il arrive qu'elles sautent spontanément sur le bord pour s'amuser comme on le leur a appris. « Insinuer que cela représente une réaction due au stress montre une totale ignorance du comportement naturel de cette espèce, » déclarent-ils dans un article sur leur blog.

Mais d'après Visser, ce comportement est tout sauf naturel. Dans la nature, il n'y a jamais eu d'exemple d'orques s'échouant intentionnellement pendant un laps de temps aussi long. Lorsqu’elles chassent en eaux peu profondes, elles ne s’échouent que pour une courte durée.

« Ils parlent de ça comme si c'était un compte de fées, mais en réalité c'est un cauchemar, » conclut Visser.

Lire aussi notre article, "Loro Parque: Cruauté, Mensonges et Vidéos"

Rassemblement pour Morgan organisé par C'est Assez! le 17 juin 2016


mercredi 8 juin 2016

Loro Parque: Cruauté, Mensonges et Vidéos

Loro Parque, les champions de la mauvaise foi? Alors que plusieurs vidéos montrant la détresse de Morgan ont récemment été divulguées, le parc canarien ne cesse de se victimiser, en prétendant être la cible d'activistes mal intentionnés. 
Cette fois, c'est cette vidéo qui a contraint Loro Parque à rédiger un nouveau communiqué officiel. On y voit Morgan s'échouer volontairement sur une plateforme et y rester pendant de longues minutes. 


Après avoir fait le tour du net, les médias se sont emparés de cette histoire et de nombreux articles lui ont été consacrés ces derniers jours dans le monde entier: le Huffington Post, le Daily MailMetro Belgique20 Minutes et bien d'autres sites ont relayé l'information.

Au pied du mur, Loro Parque n'a pas eu d'autre choix que de répondre aux accusations. Le problème étant que plus le parc essaie de se défendre et de se justifier, plus il s'empêtre dans des explications plus que douteuses.

Ainsi, on peut lire dans ce nouveau communiqué:
"L'échouage volontaire est un comportement naturel chez les orques en milieu naturel. Par exemple, dans la région de Valdes en Argentine, un groupe d'orques a appris à chasser de jeunes otaries dans les eaux peu profondes qui bordent le littoral."

L'exemple donné ici par Loro Parque vise à montrer que le comportement de Morgan est parfaitement normal. Ce que Loro Parque omet volontairement de dire, c'est que ces échouages volontaires ne sont pratiqués que par quelques groupes d'orques dans le monde, et n'est absolument pas commun à toutes les populations. Or, Morgan est une orque de l'Atlantique Nord. Dans la nature ces populations se nourrissent principalement de harengs et n'emploient pas cette technique de chasse, par ailleurs très dangereuse pour les prédateurs qui risquent leur vie à chaque échouage. En aucun cas les orques s'échouant volontairement ne restent aussi longtemps sur le rivage. 

On peut lire plus loin:
"A de nombreuses occasions, lorsque le dresseur laisse du temps libre aux orques pour qu'elles puissent profiter des interactions qui font partie de leur comportement social, il arrive que les animaux reproduisent les sauts et les tours qu'on leur a appris, sortent de l'eau, ou glissent sur la scène. Ceci est un comportement parfaitement naturel qui s'accompagne souvent de jeux."

Là encore, Loro Parque tente de justifier un comportement stéréotypé en proclamant qu'il s'agit là de quelque chose de parfaitement naturel, et qui n'est autre qu'un jeu. Comment peuvent-ils affirmer que ce comportement est naturel, alors même que les sauts et les tours qu'ils apprennent aux orques sont complètement artificiels, et basés sur la récompense par la nourriture? Une chose est sûre, s'il est difficile de dire pourquoi Morgan s'est échouée de cette façon ce n'est certainement pas par jeu ou pour interagir avec les autres orques.

Et pour finir en beauté, le parc se pose une nouvelle fois en victime:
"Loro Parque aimerait souligner l'importance de se baser sur des données scientifiquement prouvées lorsqu'il s'agit de communiquer sur le bien-être animal, et de ne pas se fier à l'opinion d'associations qui, de toute évidence, poursuivent leur programme anti-zoo."

C'est précisément ce que font les associations: se baser sur des faits scientifiques. Lorsqu'ils s'échouent, le poids des cétacés n'est plus supporté par l'eau, ce qui provoque au bout de quelques minutes une détérioration de leurs organes et de leurs muscles et entraîne une réaction toxique dans les reins pouvant entraîner leur mort. De ce fait, lorsqu'un cétacé s'échoue par accident, s'il n'est pas remis à l'eau dans l'heure qui suit, il meurt. En restant si longuement hors de l'eau, Morgan se met en danger. Mais cela, Loro Parque préfère le passer sous silence. Il est en effet plus facile de mettre en cause les activistes qui, selon le parc, s'acharnent sur les zoos sans aucune preuve ni fondement scientifique...
Pour clore ce "débat", citons le Dr. Ingrid Visser, spécialiste des orques reconnue mondialement et très engagée dans la Free Morgan Foundation: "Pas besoin d'être un grand scientifique pour comprendre que cela est fondamentalement mauvais."

Le 17 juin prochain, des rassemblements et des marches sont organisés un peu partout dans le monde pour Morgan. En France, C'est Assez! organise rassemblement devant l'ambassade d'Espagne à Paris. Rejoignez-nous!


Lire aussi:

lundi 6 juin 2016

Comment un jeune dauphin échoué devient l'esclave d'un parc marin

Comment un jeune dauphin échoué devient l'esclave d'un parc marin 


Âgé d’à peine quelques jours, ce jeune dauphin a été confié au SeaWorld d’Orlando par la famille qui l’a sauvé.

C’est une très bonne chose que ce cétacé ait pu recouvrer ses forces et survivre, mais pourquoi ne pas tenter de le réhabiliter au lieu de le garder captif et de l’exploiter à des fins commerciales, me direz-vous ?

La réponse est simple : le parc propose des rencontres particulières avec les dauphins, durant lesquelles, moyennant la modique somme de 45 dollars (prix de base), vous pourrez toucher l’animal et jouer à l’apprenti dresseur en lui faisant exécuter des tours.


On comprend donc bien que la protection de l’espèce ou le bien-être de l’animal ne sont pas une priorité… contrairement à la manne financière que représentent ces animaux qui entrent en leur possession « gratuitement »

L’histoire de ce jeune dauphin ne va pas sans rappeler le « sauvetage » de l’orque Morgan, qui croupit désormais dans les bassins de Loro Parque aux Baléares… Morgan fut « prélevée » au large des Pays-Bas par le delphinarium d’Harderwijk, soucieux de la santé de cette orque libre qui paraissait « mal en point » … mais la céda rapidement au parc espagnol pour amuser les touristes :(

#nachetezpasdebillet #undauphinheureuxestundauphinlibre

Sources
Theweatherchannel https://www.youtube.com/watch?v=FraLBRLqEhg
https://seaworldparks.com/en/seaworld-orlando/attractions/exclusive-park-experiences/dolphins-up-close-tour?from=Top_Nav
https://mrmondialisation.org/je-suis-morgan-ma-liberte-ma-ete-volee/

vendredi 3 juin 2016

Iles Salomon: Tentative Echouée d'Exporter des Dauphins

Image d'illustration. Un dauphin est capturé pour être exporté. Source photo: ICI
Les officiels des pêcheries des Iles Salomon sont de nouveau en conflit avec les pêcheurs locaux, qui ont capturé et emmené un groupe de dauphins près du rivage de Honaria City.

Les pêcheurs avaient l'intention de vendre les dauphins à un homme d'affaires qui prétend avoir les autorisations pour exporter les mammifères. 

Cependant, les officiers des pêcheries leur ont signifié qu'il était illégal de capturer ou de vendre des dauphins. Après de longues négociations, les pêcheurs ont consenti à relâcher les dauphins.

Article original: ICI

Les Iles Salomon sont situées dans le Sud-Ouest de l'océan Pacifique. Là-bas, la tradition veut que les dents de dauphins servent de monnaie d'échange, mais aussi à créer des bijoux pour les futures mariées. La viande de dauphin y est également consommée. Pour des raisons qu'on ignore, le prix des dents de dauphin a considérablement augmenté ces dernières années. 

Les pêcheurs ont aussi trouvé une façon encore plus lucrative d'utiliser les dauphins qu'ils capturent: les vendre aux delphinariums. Ainsi, les dauphins sont soit massacrés, soit vendus à des parcs du monde entier. Les autorités locales n'ont malheureusement que peu de moyens pour empêcher cette chasse. 


mercredi 1 juin 2016

Un peu de maths

video
Un peu de maths 
 
Sachant que :
- la taille moyenne d’un bassin pour dauphin est de 57 m de longueur, 26 m de largeur et 8 m de profondeur
- et que les dauphins peuvent nager jusqu’à 160 km par jour dans leur environnement naturel

On pose : (57 m X 2) + (26 m X 2 ) =  166 m… Pas besoin d’être un as du calcul pour comprendre que, pour parcourir cette même distance dans un bassin, les dauphins devront effectuer le tour complet de cette piscine … près de 1 000 FOIS :(

Or on sait que :
- le bassin principal du Marineland d’Antibes mesure 64 m de long contre 32 m de large
- celui de Planète Sauvage fait 45 m de long contre 17,5 m de large
- et le bassin principal du Parc Astérix mesure 45 m de long contre 17,5m de large…

Ces animaux n’ont rien à faire dans des prisons chlorées !

Aidez-nous à protéger les cétacés, en interdisant l’ouverture de nouveaux delphinariums en France, en mettant un terme à la reproduction et à l’importation de nouveaux cétacés sur le territoire français, en fermant les delphinariums à moyen terme et en permettant la réhabilitation des cétacés captifs dans des baies marines adaptées.

Notre pétition
 http://www.mesopinions.com/petition/politique/nouveau-delphinarium-france/18283

Source 
http://ryot.huffingtonpost.com/the-dolphin-project/