Bienvenue

Sur le site de l'association C'est Assez !

Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

C'est Assez !

partenaire du film l'Homme Dauphin

mardi 16 octobre 2018

La malédiction responsable de la mort des orques

Les PCB, polluants depuis longtemps interdits, pourraient causer la disparition de nombreuses populations d’orques au cours des cent prochaines années. 

 Une orque en Norvège - Crédit photo :©Audrun Rikardsen 
Il y a deux mois, l’orque femelle Tahlequah capturait l’attention du grand public en portant le corps de son petit, mort après la naissance, pendant 17 jours. Depuis, une seconde orque du même pod (Scarlet, une orque femelle de 3 ans) a également été déclarée morte ; son état d’amaigrissement avancé observé durant l’été avait suscité de nombreuses préoccupations et elle n’a désormais pas été revue depuis des semaines. Sa mort signifie que cette communauté d’orques, connue sous le nom de résidentes du Sud, ne compte plus que 74 survivants, le chiffre le plus bas constaté depuis 30 ans. La chute brutale des populations de saumons dont se nourrissent ces orques constitue vraisemblablement la principale raison du déclin de cette population. Mais ces animaux font également face à d’autres menaces majeures, notamment des niveaux extrêmement élevés de toxines, fruit de l’activité humaine, dans leur organisme. 

Tahlequah - Crédit photo : ©Michael Weiss-Center for Whale Research via AP
Parmi ces substances chimiques, les polychlorobiphényles (PCB), connus pour causer le cancer et une suppression immunitaire, perturber les signaux hormonaux et entraîner des problèmes de reproduction. Sur la base de toutes les connaissances accumulées par les scientifiques sur leurs effets sur la santé, Jean-Pierre Desforges de l’Université d’Aarhus et Ailsa Hall de l’Université de St. Andrews ont étudié la façon dont ces substances chimiques sont susceptibles d’affecter les orques du monde entier… et leurs pronostics ne sont pas optimistes. Ils estiment que, même en l’absence de toute autre menace, les PCB devraient entraîner, à eux seuls, l’extinction ou le déclin important de 10 des 19 populations d’orques étudiées, ceci au cours des 100 prochaines années… y compris les orques résidentes du Sud. 

«Cette population fait bien évidemment face à un accès limité à ses sources de nourriture», explique M. Desforges. «Mais sur la base de nos simulations, les effets des PCB devraient suffire à les faire passer à la catégorie «à risques». En y rajoutant d’autres facteurs de stress, on ne peut qu’imaginer ce qu’il se passerait.» 

Scarlet - Crédit photo : © Katy Foster/NOAA Fisheries
Les PCB ont été massivement produits au cours du 20ème siècle. Ils sont stables, résistants à la chaleur et électriquement isolants, ce qui rend leur utilisation idéale pour la fabrication de liquides de refroidissement, de retardateurs de flamme, de lubrifiants, de peintures, d’adhésifs et bien d’autres produits industriels. Ils se sont également révélés extrêmement toxiques et la plupart des pays ont interdit leur utilisation et leur production il y a plusieurs décennies. Mais ces mesures ont été prises trop tardivement : cette même stabilité, rendant les PCB si prisés, en a également fait des polluants extrêmement persistants. 

Pendant des décennies, ils se sont infiltrés dans les océans. Le plancton les a ingérés, les poissons ont avalé le plancton et les mammifères marins ont mangé les poissons. À chaque palier successif au sein de la chaîne alimentaires, ces substances sont de plus en plus concentrées. Au sommet de la chaîne alimentaire, les orques présentent les taux de PCB les plus élevés parmi tous les autres animaux marins. Les populations se nourrissant de poissons prédateurs, comme les orques résidentes du Sud, ou de mammifères marins, comme les orques de Bigg (ou transientes) font partie des cétacés les plus contaminés au monde. Les organismes des orques concentrent des polluants dont la « durée de vie » est bien plus longue que celle des animaux eux-mêmes. 

Crédit photo : ©Audun Rikardsen/Science
À titre de comparaison, des études préliminaires ont montré que les phoques annelés arrêtaient de se reproduire lorsque les taux de PCB dans leurs graisses atteignaient 60 à 70 parties par million (ppm). Les taux mesurés chez les orques résidentes du Sud atteignent 83 ppm et entre 100 et 300 ppm en moyenne chez les orques de Bigg. Une orque femelle, Lulu, morte l’année dernière en Écosse affichait un taux atteignant 957 ppm. Une autre femelle, échouée dans l’État de Washington State en 2002, avait un taux de 1 300 ppm. 

«Nous sommes nombreux à avoir vu cette tragédie se dérouler sur des décennies et à attendre, pendant des années, le moment où les concentrations de PCB dans les tissues allaient finir par baisser. Trente-cinq ans après l’interdiction des PCB, nous attendons toujours», déclare Brenda Jensen de la Hawaii Pacific University. «Les orques ayant une longue espérance de vie, ces produits chimiques sont fixés dans la chaîne alimentaire marine de façon permanente.» 

Sur la base de mesures accumulées pendant des décennies, Desforges, Hall et leurs collègues ont créé une simulation prédisant la façon dont différentes populations d’orques vont grandir ou diminuer, sur la base de leurs taux habituels de survie et de reproduction et la façon dont ces taux sont susceptibles de varier en fonction du niveau de PCB présents dans leurs o
rganismes. 

Ils ont découvert que les huit populations les plus exposées vont probablement s’éteindre complètement. Cette prédiction concerne des orques du Groenland, des Îles Canaries, de Hawaii, du Japon, du Brésil, de Gibraltar et du Royaume-Uni ainsi que les orques de Bigg. Deux autres populations, les transientes d’Alaska et les orques résidentes du Sud, seront moins gravement touchées mais sont tout de même susceptibles de décliner de façon significative. Selon M. Desforges, ce n’est pas un hasard si ces populations sont d’ores et déjà très restreintes, ne comptant plus que quelques dizaines d’individus. 

Les sceptiques noteront peut-être qu’un des éléments essentiels de ces prédictions (la façon dont différentes doses de PCB affectent la reproduction) repose sur des données qui ne sont pas basées sur les orques. « Il serait forcément très difficile de mener une étude sur les PCB et les taux de reproduction chez les orques. Difficile de s’imaginer les étudier en laboratoire », explique M. Desforges. Nous avons fait en sorte d’étudier les meilleures données disponibles pour les espèces les plus pertinentes. » Il s’agit, en l’occurrence, du vison, un animal qui, bien que beaucoup plus petit qu’une orque, est également un prédateur aquatique se nourrissant de poissons et longtemps utilisé par les toxicologistes comme représentant d’autres mammifères marins. 

Crédit photo : ©Audun Rikardsen/Science
Du reste, les prédictions pessimistes de l’équipe sont plutôt conservatrices. Elles ne considèrent que les effets des PCB sur la reproduction et le système immunitaire, et non leur tendance à dérégler le système hormonal ou à causer des cancers. Elles ne se penchent pas sur des groupes dont les taux de PCB n’ont pas été mesurés, comme les orques du Golfe du Mexique, dont la population est passée de 277 au début des années 1990 à seulement 22 aujourd’hui. 

Et les prédictions de l’équipe reflètent clairement les problèmes de reproduction que les scientifiques ont pu constater parmi les orques du monde entier. Les fausses couches ne sont pas rares et, bien souvent, les petits ne survivent pas longtemps. Au sein des orques résidentes du Sud, aucun bébé n’a survécu depuis 2015 et la population évoluant au large du Royaume-Uni n’a pas eu de bébé depuis 25 ans. « Ces populations ne se sont jamais remises, même après l’arrêt de la chasse à l’orque »,” selon M. Desforges. Elles stagnent alors qu’elles devraient à nouveau augmenter. » 

Les niveaux de PCB dans l’environnement ont baissé après l’interdiction (quasi) mondiale des années 1970 et 1980, mais ils se sont stabilisés depuis les années 1990. Les substances chimiques ne sont plus produites, mais elles sont toujours présentes dans les vieux équipements, les peintures, et d’autres matériaux. Près de 80 % de ces stocks doivent encore être détruits. « Tout ce qui a été fabriqué dans les années 1960 et 1970 a de grandes chances de contenir des PCB et si ces produits se retrouvent dans une décharge, ces PCB risquent fortement de polluer l’environnement », explique M. Desforges. « Et une fois là, il est extrêmement difficile de s’en débarrasser. » 

C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les orques. Pour elles, les PCB constituent une sorte de malédiction intergénérationnelle qui, une fois qu’elle s’est abattue, ne peut plus être levée. Les substances chimiques se dissolvent facilement dans la graisse, ce qui veut dire qu’elles s’accumulent non seulement dans la graisse de l’orque, mais aussi dans son lait. À travers le lait, une maman orque peut ainsi transmettre jusqu’à 70 % de son taux de PCB à son bébé—un héritage toxique qui se retrouve alors concentré dans un corps beaucoup plus petit. « Il s’agit d’un grave problème qui va faire obstacle à tous les efforts entrepris pour essayer de réduire les taux de PCB dans l’environnement », explique M. Desforges. « Ce transfert aura lieu de toute façon, quoique nous fassions pour nettoyer les lieux contaminés. » 

« Impossible de brancher une orque, et encore moins tout un écosystème marin, à une sorte de machine de dialyse pour évacuer les PCB hors des tissus », ajoute Brenda Jensen. « Même la mort des animaux permet aux graisses, contenant des PCB, de repartir dans le cycle de la chaîne alimentaire. » La seule option, au-delà de la destruction des stocks de PCB, est de réduire les autres menaces auxquelles les orques doivent faire face. Une bonne analogie pour cette situation est le risque de cancer pour un humain. « Si vous découvrez que vous êtes génétiquement prédisposé(e) à une quelconque forme de cancer, vous pouvez tout de même avoir envie de réduire les autres facteurs de risques que vous pouvez contrôler, par exemple en arrêtant de fumer ou en faisant plus d’exercice physique. Maintenant que nous sommes conscients du fardeau que portent les orques, nous pouvons peut-être compenser en essayant de leur fournir un environnement susceptible de répondre à leurs besoins énergétiques pour se reproduire. » 

Les PCB ne constituent qu’une catégorie de polluants persistants et c’est aussi l’une des plus étudiées. « Nous savons à quel point ils sont néfastes », affirme M. Desforges. « Mais nous en savons bien moins sur tous les nouveaux composés qui les remplacent aujourd’hui, de nouveaux tensioactifs et retardateurs de flamme. Nous devons maintenant les déceler et comprendre l’impact qu’ils ont sur les animaux. » 


Traduction : Sandrine Pantel pour C’est assez !


dimanche 14 octobre 2018

Des taux de PCB anormalement élevés chez les orques d'Écosse

La « Hebridean Whale and Dolphin Trust » a été fondée en 1994. Elle est basée à Tobermory sur l’île de Mull en Écosse. Cette fondation pour la protection des cétacés et de la vie marine a passé les 15 dernières années à étudier une zone marine, à bord du voilier « Silurian », sillonnant la côte en passant par les Hébrides : un archipel situé au nord de l’Écosse. Ainsi, elle a pu recenser toutes les espèces et assurer la surveillance de cet espace marin.  

Leurs études révèlent que les mers de l’ouest écossais abritent près de 23 espèces de cétacés, dont un groupe d’orques résidentes composé de 8 membres. Ce groupe est unique au Royaume-uni. Cette zone marine nécessite une meilleure protection car, selon la fondation, les orques présentent des taux de PCB (polychlorobiphényles) dans leur corps parmi les plus élevés. 

L'orque Lulu a été retrouvée morte en 2016 sur l'île de Tiree. Crédit photo: John Bowler / RSPB Scotland
Ces produits chimiques, pourtant bannis depuis les années 70, sont encore présents dans l’environnement et ils mettent en danger tous les organismes aquatiques et plus précisément ce groupe d’orques résidentes. Une femelle orque du groupe, Lulu, a été retrouvée morte en 2016 sur l’île de Tiree. De plus, elles ne peuvent plus se reproduire et aucun nouveau-né n’a été aperçu ces dernières années. Leurs jours sont comptés et le groupe vit une période critique. 

Toutefois les Hébrides restent un paradis pour les cétacés, un endroit spécial qui mérite une protection en adéquation avec sa biodiversité. Les recherches montrent que c’est une zone particulièrement riche pour les cétacés et la vie marine en général, notamment les baleines de Minke et les requins pèlerins qui trouvent en ce lieu une nourriture abondante. Une côte longue et complexe, de forts courants marins, une variété des habitats et l’influence du Gulfstream font de cet endroit un point chaud de la biodiversité. À l’ouest de l’archipel, en haute mer, au large des îles les plus reculées, se trouve une zone également très importante puisqu’il s’agit d’un couloir de migration pour des espèces comme la baleine bleue, le cachalot ou encore  la baleine à bec commune. 

Vous pouvez visiter le site de la fondation qui est en anglais. Vous pourrez aussi faire du volontariat à bord de leur voilier dès 2019.


L’urgence se trouve bel et bien dans la situation des orques résidentes. Aurons-nous droit une fois de plus à un scénario catastrophe, semblable à celui des orques résidentes du sud au Canada ? La réponse est oui, surtout si aucune action n’est mise en place. Partagez, informez et agissez !

Sources:


vendredi 5 octobre 2018

La Californie interdit les filets dérivants à grandes mailles

Après des années de controverses et de débats, le gouverneur Jerry Brown a signé, jeudi 27 septembre, une nouvelle loi qui interdira l'utilisation de filets dérivants à grandes mailles (filets également connus sous le nom de "murs de la mort") pour pêcher l’espadon. Ces filets sont accusés de causer la mort de tortues marines, de dauphins et autres créatures marines.

Avec ce projet de loi (SB 1017), le sénateur Ben Allen, D-Redondo Beach, exige que l’État établisse un programme pour racheter les filets et les permis de pêche des pêcheurs commerciaux qui travaillent avec des filets dérivants.
Ces filets, de véritables rideaux de nylon géants pouvant s'étendre sur un kilomètre de long et 30 mètres de hauteur, sont principalement utilisés par les pêcheurs entre San Diego et Big Sur. Bien qu'ils soient destinés à capturer l'espadon, le requin-renard et l'opah, des études et enquêtes sous couverture de Mercy For Animals ont montré qu'ils piégeaient des dizaines d'autres espèces marines, notamment des baleines, des dauphins, des otaries et des tortues de mer, des poissons et des requins. Ces animaux, appelés prises accessoires, sont souvent rejetés à la mer, blessés ou morts


« Il n’y a plus de place dans nos océans pour toutes ces pêches qui jettent plus qu’elles ne gardent », a déclaré Susan Murray, vice-présidente adjointe d’Oceana, un groupe environnemental qui a ses bureaux à Monterey.
La Californie est le dernier Etat qui permettait encore l'utilisation de cette méthode archaïque pour capturer l'espadon au large des ses côtes.
En raison de leur impact sur la vie marine, les filets dérivants ont été interdits dans d’autres Etats d’Amérique du Nord et dans d‘autres pays.
"C'est une victoire historique pour les tortues marines, les baleines, les requins et les dauphins. Aujourd'hui marque la fin des filets dérivants dans les eaux américaines, une technique barbare et dépassée qui a été utilisée dans le plus grand secret au large de nos côtes pendant des décennies et qui était ignorée de la plupart des californiens", a déclaré Todd Steiner, écologiste marin et directeur exécutif De Turtle Island restoration network".

Crédit photos : © Mercy For Animals

Sources : 


Loro Parque (Iles Canaries) - Un petit esclave est né

Le 22 septembre, Morgan a donné naissance à son bébé, une petite femelle. 
Elle semble en bonne santé, et Morgan ne l’aurait pas rejeté.

Crédit photo : ©Morgan Monitors
Communiqué de Presse de la Free Morgan Foundation :

« Loro Parque a annoncé la naissance du bébé de Morgan.

La Free Morgan Foundation (FMF) reste déterminée à rendre justice pour Morgan et son bébé.

Morgan est une orque sauvage protégée par l’Annexe A du droit de l’Union Européenne (UE) et de la Convention CITES. En vertu de cette loi, il est légalement interdit de l’utiliser à des fins de reproduction.

Crédit photo : ©Loro Parque
Cette grossesse non autorisée avec une orque mâle appartenant à SeaWorld est une priorité dans les efforts juridiques entrepris par la FMF pour faire respecter la loi.
Notre pétition devant le Parlement européen, ainsi que notre appel en instance en cours aux Pays-Bas, ne sont pas affectés par cette évolution inquiétante.

Bien au contraire, cela renforce notre engagement envers Morgan (et son bébé) et envers les Règles de Droit. En nous basant sur la date de naissance, nous pouvons maintenant établir  une ligne de défense pour démontrer la culpabilité de SeaWorld, y compris la violation de ses promesses de mettre fin à l'élevage de leurs orques détenus en captivité.

Crédit photo : ©Free Morgan Foundation
De plus, la déclaration récente de Loro Parque, faite sous serment dans un tribunal espagnol, niant que Morgan était enceinte et le dossier que SeaWorld a déposé auprès du gouvernement des États-Unis concernant la date de cession et de la vente de l'orque à Loro Parque, fournit d'autres preuves d'actes non autorisés de Loro Parque exploitant Morgan à des fins principalement commerciales en violation du droit communautaire.

La Free Morgan Foundation continuera à solliciter l'opinion et les conseils de nos avocats en Espagne et aux Pays-Bas. »

Chine - L'Océan mis en cage

19 septembre 2018

Des phoques malades que l‘on laisse mourir dans de l‘eau sale. 
Des baleines confinées dans de minuscules bassins. 
Des congélateurs remplis de carcasses d'animaux. 
Les parcs marins sont en plein essor en Chine, mais que se passe-t-il en coulisses ?


Dans un reportage exclusif d’Al Jazeera, des journalistes de l'émission « 101 East » se sont infiltrés dans l'industrie des aquariums chinois, une industrie qui pèse plusieurs milliards de dollars. Ils ont mis en lumière ce que cette industrie ne veut pas que l’on voit.


Dans le cadre de cette enquête d'infiltration qui a duré deux ans, «101 East» s’est rendu dans 15 parcs marins et a interrogé plus d'une douzaine d'initiés.
Le résultat ? Des images choquantes de maltraitance et de cruauté envers les animaux.
Dans un de ces parcs, l'un des enquêteurs a trouvé un congélateur rempli de carcasses de dauphins.
Le vétérinaire du parc a révélé la façon dont ils sont morts. "Trois d'entre eux étaient parmi les dauphins les plus performants", a-t-il déclaré à 101 East. «Ils sont morts à cause d’un effort excessif. Leurs intestins se sont tordus à cause de certains mouvements.


Ignorant qu'il avait été enregistré, le vétérinaire avertit qu'il ne faut pas parler publiquement des animaux décédés.
«Nous ne pouvons que parler de ces décès entre nous. Si des personnes extérieures à l'entreprise entendent parler de cela, ils diront à nouveau que nous maltraitons les animaux. Cela peut devenir gênant », dit-il.


La Chine abrite actuellement plus de 60 parcs marins et au moins une douzaine d'autres sont en construction, la demande d'animaux n'ayant jamais été aussi grande.
Le profit et le divertissement étant prioritaires, les activistes mettent en garde sur le fait que ce sont les animaux qui en payent le prix fort.


« 101 East » a mis en évidence l’impact dévastateur de l’explosion des parcs marins en Chine sur les créatures marines les plus majestueuses du monde.

[Traduction C'est Assez !]

Captures d'écran extraites de la vidéo « China : Caging the Ocean'sWild » : ©Al Jazeera


Moby, le plus vieux dauphin détenu est décédé après 47 ans de captivité. (Zoo de Nuremberg - Allemagne)

17 septembre 2018


Moby, qui aurait eu environ 58 ans, était détenu en captivité depuis 1971. La cause exacte de son décès n'est pas encore connue, mais le zoo pourrait donner des informations supplémentaires après autopsie.

Crédit photo : ©Lisa Kristin
Au cours de sa vie, Moby nageait, tournant en rond dans son bassin, signe de comportement stéréotypé souvent observé chez les mammifères marins détenus captifs durant de longues périodes.

Moby était encore jeune lorsqu’il a été capturé dans les eaux caribéennes, volé à sa famille, il fut envoyé dans un parc de Floride. Il y resta durant quelques semaines avant d'être transféré au zoo de Nuremberg.

Moby était reconnaissable à cause de la tâche blanche qu’il avait à sa tête, une cicatrice due au fait qu'il se frappait la tête contre les parois de son bassin, un acte sans aucun doute volontaire.
Crédit photo : ©Timm Schamberger
«Après 47 ans de captivité, la vie de Moby s‘est arrêtée. Une vie confinée entre les murs de béton de son bassin, avec la même routine quotidienne. J'espère sincèrement que l'Allemagne suivra l'exemple d'autres pays et introduira une législation interdisant la détention de dauphins en captivité, mettant ainsi fin aux spectacles et aux souffrances de ces dauphins », a déclaré David Pfender, responsable de la campagne End Captivity du WDC Allemagne.

Le WDC a appelé à la fermeture des deux delphinariums encore ouverts en Allemagne.
Au cours des dernières années, deux établissements détenant des dauphins ont fermé leurs portes dans ce pays et l’opinion publique s’oppose de plus en plus à ce type de spectacles.

[Traduction : C'est assez !]

Taiji - Quatre dauphins décédés après le passage du typhon Trami

Les quatre cétacés (1 dauphin tacheté pantropical, 1 dauphin à flancs blancs du Pacifique, et 2 dauphins Tursiops) détenus par le Taiji Whale Museum, ont été retrouvés morts dans les enclos marins de la baie de Moriura.  D'autres dauphins ont pu également être blessés. 


L’agence de presse japonaise « Asahi Shimbun » a rapporté que la boue et le ruissellement dus aux fortes pluies lors du passage du typhon, a provoqué la panique chez les dauphins prisonniers des parcs.  


L’un des dauphins serait mort d’une insuffisance respiratoire due au stress, les 3 autres mammifères marins seraient décédés des suites de leurs blessures.

Juste avant l’arrivée du Typhon, les Cove Monitors ont vérifié les dauphins retenus captifs dans la baie de Moriura. 

Tous les mammifères ont été pris en compte. Cependant, pour des raisons de sécurité, ils n’ont pu vérifier de nouveau durant la tempête. 


D'après les photos que nous avons prises à la Dolphin Base, une autre installation de la baie, tous les captifs auraient été soumis à des conditions météos horribles, notamment à des vents violents, des pluies torrentielles et des eaux boueuses, et leurs enclos ont été envahis de débris flottants. 

Contrairement à leurs homologues sauvages, ces dauphins ont été totalement vulnérables face aux éléments, sans aucun moyen de se préserver.


Mais « The show must go on », et en dépit de cette tragédie, l’agence de presse a déclaré que les activités du Taiji Whale Museum se dérouleraient comme à l’habitude, et qu’elles restaient ouvertes au public…


« Dans la nature, les dauphins sont capables de faire face à des conditions météorologiques extrêmes. En captivité, ils sont confinés dans de petits enclos marins qui agissent comme une machine à laver durant les tempêtes. Dans ce cas, et c’est tragique, les débris et l’eau souillée ont été fatals pour ces dauphins. Ils n'avaient aucune chance de s'échapper. » ~ Tim Burns, Dolphin Project

Photos : Dauphins en captivité nageant au milieu des débris et dans les eaux boueuses après le passage du Typhon - Dolphin Base, Moriura Bay, Taiji, Japan. Credit: ©DolphinProject

Sources : 


Lancement officiel du premier sanctuaire pour bélugas

25 juin 2018

Le premier sanctuaire au monde pour bélugas en pleine mer, projet sur lequel nous avons travaillé pendant des années, a été officiellement lancé aujourd’hui. 

Créé en partenariat avec la WDC, le SEA LIFE TRUST Beluga Whale Sanctuary sera situé en Islande et constitue l’un des plus grands projets de ces dernières décennies. Il s’agit en tout cas du premier sanctuaire de ce genre créé pour les baleines et dauphins. Ce projet a pour but d’encourager la réintroduction de plus en plus de cétacés captifs dans des environnements naturels pour aboutir, un jour, à l’arrêt définitif des spectacles faisant intervenir des cétacés. 

Ce sanctuaire deviendra le nouveau foyer de deux bélugas femelles, Little Grey et Little White, au printemps 2019. 

Little Grey et Little White
Se trouvant actuellement au parc Changfeng Ocean World à Shanghai en Chine, Little Grey et Little White entreprendront un incroyable voyage de plus de 9 600 kilomètres et seront transportées par voie aérienne, terrestre et maritime jusqu’à ce grand sanctuaire situé dans une baie naturelle à Heimaey, l’une des îles Vestmann, au large des côtes méridionales de l’Islande. 

Cette baie retirée, d’une surface de 32 000 m² et d’une profondeur pouvant atteindre les 10 mètres, a été choisie comme nouvel habitat de ces fantastiques créatures, ce qui leur permettra d’évoluer dans un environnement subarctique beaucoup plus sauvage et naturel. 


Andy Bool, directeur de SEA LIFE Trust, a déclaré : «Nous nous réjouissons de cette avancée majeure pour le bien-être des animaux marins par la création du premier sanctuaire au monde dédié à des bélugas. Le développement de ce projet a pris des années et constitue une solution innovante pour les aquariums et delphinariums, leur permettant de repenser l’avenir des cétacés actuellement captifs.» 

«Ce sanctuaire est le résultat d’efforts globaux et du travail avec nos partenaires, des vétérinaires de renom et des experts de la vie marine. Permettre à Little Grey et Little White d’évoluer dans un habitat naturel, de plonger dans des eaux froides et d’interagir avec un environnement naturel améliorera considérablement leur qualité de vie.» 

La création du SEA LIFE TRUST Beluga Whale Sanctuary est d’ores et déjà en cours, le permis de construire nécessaire ayant été accordé au mois d’avril. 
Financé notamment par un don de Merlin Entertainments et encouragé par la plus grande chaîne d’aquariums au monde, SEA LIFE, le sanctuaire comprendra une magnifique crique naturelle dans la baie de Klettsvik, un centre de soins et un centre pour visiteurs. 

Le directeur général de la WDC, Chris Butler-Stroud, déclare : «Nous saluons depuis longtemps l’engagement de Merlin et de SEA LIFE TRUST à créer un avenir alternatif meilleur pour ces bélugas, adapté à nos inquiétudes liées à la captivité des cétacés et à la nécessité de trouver des solutions pour les milliers d’individus captifs.» 


«Nous sommes fiers d’avoir été, dès le début, un important partenaire dans le cadre de ce projet crucial d’amélioration du bien-être des bélugas et nous espérons que ce sanctuaire sera le premier de nombreux autres, dédiés aux cétacés actuellement captifs. Nous avons désespérément besoin de projet de ce type pour contrer les risques engendrés par la captivité en matière de santé et de bien-être des cétacés.» 

Little Grey et Little White ont 12 ans et sont chacune dotées de personnalités uniques et très différentes. Alors que Little White est timide et réservée, Little Grey est beaucoup plus espiègle et démonstrative. 
Ces dernières prennent actuellement part à un programme spécial d’entraînement conçu par une équipe de vétérinaires et d’experts des cétacés reconnus au niveau mondial. 

Ce programme doit les aider à se préparer au voyage qui les attend et à s’adapter aux eaux de l’Atlantique Nord. Cela inclut : 
  • La familiarisation avec des équipements spéciaux afin de préparer les bélugas au transport ; 
  • L’entraînement des bélugas à retenir leur respiration plus longtemps sous l’eau afin de les préparer à plonger ; 
  • Le développement de la force des bélugas en les faisant nager à vive allure dans leur bassin actuel, pour les aider à s’adapter aux marées et aux courants de leur nouvel habitat ; 
  • L’augmentation de l’apport calorique du régime des bélugas, riche en hareng et en capelan, pour aider à la prise de poids et à la constitution de graisse, indispensables pour les eaux froides qui les attendent en Islande.


Rob Hicks, le directeur du département bien-être animal chez Merlin, explique : «Ce projet de réintroduction de deux bélugas dans un milieu naturel est complexe et constitue un véritable challenge d’un point de vue logistique. Little Grey et Little White sont deux mammifères marins extrêmement intelligents, qui apprennent vite, mais nous prenons en parallèle toutes les précautions pour protéger leur santé et leur bien-être.» 

«L’équipe de l’aquarium de Changfeng Ocean World nous a beaucoup aidés à mener ce projet à bien et nous allons aider ces deux bélugas à se préparer à leur voyage et à leur nouvel environnement. Une équipe de vétérinaires restera à leurs côtés pendant le transport, pour contrôler qu’ils vont bien et s’assurer de la réussite de leur transfert.» 

Une solution de réintégration durable des bélugas avait été recherchée dès 2012, année du rachat de Changfeng Ocean World par Merlin Entertainments, conformément à la philosophie du groupe de ne pas garder de cétacés en captivité. 

Le Sanctuaire doit être achevé en 2019 et, bien que ce dernier permette aux visiteurs d’avoir un accès limité leur offrant la possibilité d’observer les belugas de façon discrète afin de compenser les frais d’exploitation, cet accès sera soigneusement contrôlé afin de garantir aux deux cétacés calme et sérénité dans leur nouvel environnement naturel. 

Pour plus d’informations sur le SEA LIFE TRUST Beluga Whale Sanctuary, rendez-vous sur : Sealifetrust.org

Crédits Photos  : ©Sea Life Trust Beluga Whale Sanctuary / China Daily

Traduction : Sandrine Pantel pour C'est assez !




mercredi 3 octobre 2018

Chasse à la baleine - La CITES déclare illégale la pêche au rorqual boréal par le Japon

Le Japon devra faire face à de possibles sanctions commerciales après avoir violé les règles de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et Flore sauvages 

2 octobre 2018

Crédit photo : ©Kyodowc119103.JPG K/Newscom/SIPA
L’importation et la vente de produits de rorquals boréals par le Japon, issues de leur programme controversé de chasse à la baleine soi-disant « scientifique » dans le Pacifique Nord, ont été jugées illégales par l’organisme mondial chargé de la protection du commerce des espèces menacées d’extinction.

Le WDC (Whale And Dolphin Conservation) a insisté pour que des mesures soient prises sur cette question. Notre équipe s’est réjouie lorsque les représentants des gouvernements présents à la réunion annuelle de la Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) à Soshi (Russie), ont unanimement fait valoir que le Japon violait la convention en abattant des rorquals boréals et en débarquant ensuite sur son territoire des milliers de tonnes de viande de rorquals principalement à des fins commerciales

Crédit photo : © A Whale's Tale
Les rorquals boréals sont inscrits à l'Annexe I de la CITES, ce qui signifie que le commerce international de leurs produits est interdit. 
Comme le Japon chasse principalement le rorqual boréal en haute mer, bien au-delà des eaux nationales, débarquer ces produits sur le territoire japonais est considérée comme un commerce international en vertu de la réglementation de la CITES. 

Actuellement, le Japon chasse jusqu'à 134 rorquals boréals chaque année, mais il le fait dans le cadre de son programme de chasse à la baleine, chasse prétendue « scientifique, dans le Pacifique Nord. Même si sur certains spécimens, les yeux, les testicules et les ovaires de baleines, sont conservés pour la recherche scientifique, la grande majorité de chaque baleine, environ 12 tonnes, est congelée et emballée sous vide pour la vente pour la consommation humaine au Japon.

La décision du Comité place maintenant le Japon dans une situation difficile. 
Le gouvernement japonais a été invité à prendre des mesures correctives immédiates avant le mois de février 2019 pour remédier à ce problème. 

Si le Japon ne se conforme pas pleinement à cette décision, une recommandation pourrait être formulée aux 182 autres gouvernements afin d’imposer des sanctions commerciales au Japon.


Après la réunion, une source gouvernementale japonaise à déclaré qu'il était regrettable que la position du pays de mettre l'accent sur l'importance de la chasse à la baleine à des fins de recherches scientifiques n'ait pas été comprise. 

"Mais maintenant que la décision a été prise, nous prendrons des mesures en conséquence", a déclaré cette source. 

Le Japon a accepté de ne pas chasser le rorqual boréal, ni d'émettre de certificats nécessaires pour l’importation des rorquals capturés par le pays jusqu'à la prochaine réunion du comité permanent qui se tiendra au Sri Lanka en mai 2019. 

Crédit photo : ©NOAA/ Via Kyodo
« C’est une victoire importante pour les rorquals boréals et un nouveau revers infligé par la communauté internationale à la chasse prétendument « scientifique » du Japon », a déclaré Matthew Collis, directeur des conventions internationales de l’IFAW. « Depuis 16 ans, le Japon importe et vend des produits dérivés du rorqual boréal, il s'agit d'une violation persistante et intentionnelle des règles de la CITES et cela doit cesser. », a-t-il poursuivi. 

D’après l’UCIN, le rorqual boréal (Balaenoptera borealis) est une espèce en danger. 

Ce cétacé, qui vit dans l’Atlantique et le Pacifique, a vu sa population a fortement chuté à cause de la chasse commerciale dont elle a fait l’objet au cours de ces dernières décennies. Le rorqual boréal est classée sur la Liste rouge de l'UICN, dans la catégorie Espèce en danger de disparition depuis 1996.

[Traduction C’est assez !]

Sources :