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Sur le site de l'association C'est Assez !

Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

STOP

aux massacres de cétacés dans le monde !

dimanche 15 octobre 2017

Sauvetage des dernières vaquitas: un désastre annoncé?

Il en reste moins de 30 à l'heure actuelle: les vaquitas sont les mammifères marins les plus menacés d'extinction. Ces marsouins du golfe de Californie ont vu leur population décimée ces dernières années. En cause, la pêche au filet maillant de poissons totoaba dans leur habitat naturel. Ces poissons, eux aussi au bord de l'extinction, sont pêchés illégalement dans les eaux mexicaines et revendus à prix d'or par les cartels de la drogue à la Chine. Un marché noir qui rapporte et que le gouvernement mexicain peine à endiguer. Victimes collatérales, les vaquitas se retrouvent prisonnières de ces filets maillants qui font plusieurs dizaines de mètres de long. En 2015, il restait quelque 60 individus. En deux ans, leur population a été divisée par deux.

Les "vaquitas" ou marsouins du golfe de Californie sont au bord de l'extinction.
Malgré une interdiction totale de pêcher au filet maillant dans le golfe de Californie, le braconnage perdure et la situation est devenue très critique pour ces cétacés. Le gouvernement mexicain a donc mis en place un plan pour sauver les dernières vaquitas, qui consiste à les capturer pour les mettre "à l'abri". Un projet très risqué, de l'aveu même des experts qui travaillent dessus.  

En quoi consiste ce sauvetage?

Le 12 octobre dernier, la Marine américaine a envoyé quatre dauphins militaires dans le golfe de Californie afin que ceux-ci repèrent les marsouins. Dressés pour repérer les mines sous-marines, Splash, Fathom, Andrea et Katrina ont pour mission de détecter les timides cétacés et de les signaler afin que ces derniers soient capturés et transférés dans un sanctuaire. Cette opération devrait durer un mois et s'achever le 11 novembre.

Les quatre dauphins prêtés par l'armée américaine sont arrivés dans le golfe de Californie. Crédit photo: @RafaelPacchiano
L'enclos marin qui "accueillera" temporairement les vaquitas. Crédit photo: Kerry Coughlin / National Marine Mammal Foundation.  
Situé au large de San Felipe au Mexique, l'enclos marin devrait accueillir les vaquitas de façon temporaire. Sur terre, un bassin est également prévu pour protéger les marsouins durant l'hiver.

Pourquoi cette opération s'avère-t-elle risquée?

Tout d'abord, les marsouins du golfe de Californie sont des cétacés "timides". Le stress de la capture pourrait leur être fatal: aucune capture ne se fait sans violence.
La façon dont ils vont être repérés s'avère tout aussi périlleuse puisque dans la nature, les dauphins tursiops chassent et se nourrissent de marsouins. 
Ensuite, aucune vaquita n'a jamais été maintenue en captivité. Si l'expérience a déjà été tentée dans les années 50 avec une autre espèce de marsouins , des marsouins de Dall, elle s'est révélée infructueuse: tous les individus capturés sont rapidement morts en captivité. Cela ne présage rien de bon pour les vaquitas car nul ne sait si elles survivront en captivité.

Marsouin de Dall au Marineland of the Pacific (Canada) en 1956. Crédit photo: Stephen S. Leatherwood.
Autre source d'inquiétude, l'association Dolphin Freedom UK a rapporté cette semaine que lors d'une récente conférence sur le tourisme au Mexique, les propriétaires de delphinariums ont admis vouloir tirer profit de ces captures en permettant aux visiteurs de voir les vaquitas. Connaissant le caractère timoré des vaquitas, cette exposition pourrait leur causer davantage de stress, à condition qu'elles résistent jusque là... 

Enfin, le but étant de sauver l'espèce le temps de nettoyer la zone, on peut légitimement penser que le projet inclut de les inséminer artificiellement. Là encore, aucune expérience de ce type n'a été tentée sur ces marsouins et rien ne garantit que cela puisse aboutir à des naissances.

Pour toutes ces raisons, cette opération "de la dernière chance" s'annonce d'ores-et-déjà comme désastreuse. Alors que le gouvernement mexicain aurait pu investir plus massivement dans la lutte contre le braconnage et le retrait des filets maillants, il s'est engagé dans un programme risqué qui pourrait bien accélérer la disparition des cétacés les plus petits du monde.


dimanche 8 octobre 2017

MOBILISATION: Non à la création d'un delphinarium à Agadir

Notre association apporte tout son soutien à l'ONG SurfRider Foundation Maroc contre la construction d'un delphinarium dans la région d'Agadir.
Alors qu'il n'existe aucun parc de ce type au Maroc, le projet est porté par quatre entrepreneurs russes qui prévoient d'ouvrir les portes de leur prison marine en mars 2018.
C'est dans la commune d'Anza, au nord d'Agadir, que la société Agadir Dolfin World a prévu ses installations. Créée en mars dernier, la société aurait déjà obtenu les autorisations nécessaires à la construction du parc. Quatre dauphins, un phoque de mer et un béluga devraient être envoyés de Russie afin de distraire les locaux et les touristes de passage dans la région. 
Nous nous opposons formellement à ce projet qui, comme le souligne la SurfRider Foundation, va à l'encontre du développement durable et du bien-être animal. 

Pour que ce projet ne voit jamais le jour, merci de signer cette pétition et de la partager à vos contacts. 
C'est Assez! a également lancé une autre pétition en ligne avec l'accord des militants de SurfRider Maroc afin de réunir le plus de signatures possible.

Plus d'informations ICI et ICI . 

dimanche 1 octobre 2017

L'histoire déchirante de Gudrun

Elle fut l'une des premières orques capturées en Islande, le 28 octobre 1976. Le bateau qui servit à l'enlever lui donna son nom: Gudrun. 
L'ancienne dresseuse Cynthia Payne, se souvient de cette femelle qui a marqué sa carrière et sa vie: 
" Elle semblait posséder une tristesse de l'âme, incomparable avec tout ce que j'avais pu voir dans ma vie." 
Gudrun à l'aquarium d'Harderwijk, aux Pays-Bas. 

Juste après sa capture, Gudrun fut envoyée au delphinarium d'Harderwijk, en Hollande. Elle y resta jusqu'à son transfert au SeaWorld d'Orlando en novembre 1987, avec pour seule compagnie des dauphins tursiops.


Gudrun et ses compagnons d'infortune au delphinarium d'Harderwijk.
Gudrun fut prêtée à SeaWorld à des fins de reproduction. Il était entendu que les deux parcs se partageraient sa progéniture: ainsi un petit sur deux serait envoyé aux Pays-Bas. Lorsque la femelle arrive à Orlando, elle est sexuellement mature et placée avec Kanduke, un mâle appartenant à une population d'orques nomades. Le journaliste David Kirby explique: 
"Elle était enfermée dans un bassin en retrait avec Kanduke, un mâle agressif qui la pourchassait et essayait de la pénétrer sans relâche; il y arrivait souvent."

Gudrun et Taima au SeaWorld d'Orlando. 
Gudrun donne naissance à une femelle nommée Taima en juillet 1989. Comme beaucoup d'orques nées en captivité, Taima est une orque hybride, issue d'un père et d'une mère qui ne se seraient jamais rencontrés dans la nature.
Gudrun fut une bonne mère pour sa première fille, qui mourut tragiquement près de vingt ans plus tard, en juin 2010, dans le même bassin. 

Seul mâle du parc, Kanduke meurt en 1990, d'une maladie transmise par une piqûre de moustique. SeaWorld lui cherche alors un remplaçant et acquiert Tilikum. Le nouveau géniteur du parc et Gudrun s'entendent bien. Sans doute cela est-il dû au fait que les deux épaulards ont été capturés dans la même région, partageant peut-être par la même culture et le même langage. 

En 1993, Gudrun met au monde une deuxième femelle nommée Nyar. Dès sa naissance, la petite orque présente de graves problèmes de santé: difforme et handicapée, son état empire au fil du temps. Sa mère la rejette au bout de quelques semaines et tente de la noyer à plusieurs reprises. Le personnel doit les séparer. À cause de ses handicaps physiques et mentaux, la petite femelle ne participe pas aux spectacles. Elle passa la plupart de son temps avec son père Tilikum, qui par ailleurs faisait preuve de beaucoup de douceur à son égard.

Gudrun et Nyar. Crédit photo: SeaWorld Inc.
Les spectacles s'enchaînent pour Gudrun. Malgré des années en captivité son aileron dorsal est resté bien droit et elle est souvent utilisée pour "poser" en photo avec des visiteurs. On la force à s'échouer sur le béton, même lorsqu'elle est gestante, son poids pesant sur le foetus.


Peu de temps après la naissance de Nyar, Gudrun est à nouveau fécondée. Cette nouvelle gestation lui sera fatale. Son corps n'a pas eu le temps de récupérer et les échouages à répétition n'arrangent rien. Vers la fin de sa gestation, l'orque mange moins. Alors que le travail commence, les vétérinaires n'entendent pas les battements de coeur du petit et présument qu'il est mort. Gudrun n'arrive pas à expulser seule le corps de son bébé. Le personnel intervient alors et extirpe le corps inerte du petit épaulard du ventre de sa mère, provoquant une hémorragie interne. Le cadavre est retiré du bassin. En plus de la souffrance physique, Gudrun ne pourra pas faire le deuil de son enfant.

Après avoir perdu sa liberté et maintenant son bébé, Gudrun semble plonger dans une douleur silencieuse. Elle reste prostrée et immobile. Au bout de quatre jours, elle traverse le bassin pour rejoindre la barrière qui la sépare de sa fille malade, Nyar. À travers les barreaux, elle caresse gentiment le rostre de celle qu'elle a rejetée quelques mois auparavant, comme pour s'excuser ou lui dire aurevoir. Gudrun mourra quelques heures plus tard, le 25 février 1996.

ÉPILOGUE

Après la mort de sa mère, l'état de Nyar se dégrada. Elle mourut le 1er avril 1996. Quant à Taima, elle devint très agressive après les décès successifs de sa mère et de sa demie-soeur. Elle donna naissance à deux mâles, Sumar et Tekoa. Elle n'avait que 8 ans lorsqu'elle accoucha de Sumar, 11 lorsque Tekoa naquit. Son jeune âge, son inexpérience et l'exemple de sa propre mère avec Nyar firent qu'elle rejeta violemment ses deux petits, qui furent envoyés dans d'autres parcs par la suite. Jugée comme une "mauvaise mère" par le personnel du parc, elle fut mise sous contraception pendant quelques années. Elle resta longtemps séparée des autres orques du parc, à l'exception de Tilikum. En juillet 2007, elle accoucha d'une femelle nommée Malia. Moins agressive avec elle qu'avec ses aînés, SeaWorld jugea bon de la faire reproduire une nouvelle fois. Le 5 juin 2010, elle succombe en donnant naissance à son petit mort-né, d'un prolapsus utérin. Sa mort tragique faisant douloureusement écho à celle de sa propre mère, quatorze ans auparavant, dans le même bassin. 

Sources pour cet article:

Source photos: 
Lire aussi:

lundi 25 septembre 2017

Les Dauphins de la Navy Subissent des Expériences Cruelles

Article original de Laura Bridgeman pour In Defense of Animals, publié le 21 septembre 2017.

Dauphin captif entraîné à des fins militaires.
Comme si la Marine américaine ne faisait pas assez de mal aux dauphins en menant des jeux de guerre dans leur habitat, il apparaît qu’elle fait également subir à ses dauphins captifs des expériences épuisantes et pénibles sous couvert de « science ».

La Navy détient environ 85 dauphins captifs dans des enclos de la baie de San Diego, à quelques pas du parc SeaWorld. Selon un nouveau rapport, ces animaux sont utilisés dans des expérimentations pour trouver des remèdes présumés à des maladies humaines comme le diabète.

Parmi toutes les procédures invasives que les dauphins doivent subir, on leur insère des cathéters dans la vessie et l’anus vingt-cinq heures durant, les biopsies de leurs vessies nécessitent de nombreuses perforations douloureuses à l’aide d’aiguilles, on les force à rester dans une eau glacée où ils ne s’aventureraient jamais dans la nature et on leur enfonce des sondes gastriques pour remplir leurs estomacs avec des litres d’eau de mer. 

La directrice scientifique qui mène ces expériences immorales et douloureuses, le vétérinaire Stephanie Venn-Watson, travaille pour le National Marine Mammal Foundation (Fondation Nationale sur les Mammifères Marins), une instance censée protéger les dauphins. Mais d’après certaines informations, elle « poursuit sa propre entreprise lucrative, nommée Epitracker, sous un permis exclusif de recherches délivré par la Marine».


Utiliser des dauphins dans des expériences qui n’apportent aucun bénéfice pour les animaux et qui bénéficient uniquement aux êtres humains (quoique cela reste douteux) est immoral à de nombreux points de vue. Tous ces dauphins devraient être transférés dans des sanctuaires marins immédiatement et ne plus jamais subir ces procédures invasives à l’avenir.

Reportage de la chaîne américaine CBS News sur les expériences menées sur les dauphins militaires:



mardi 19 septembre 2017

Ouragan Irma: Le Maire de Miami Demande la Libération de Lolita

Tous ceux qui connaissent Lolita et son histoire tragique ont récemment tremblé pour l'orque solitaire suite au passage dévastateur de l'ouragan Irma sur les côtes de la Floride. Si Lolita semble indemne, ces événements relancent la polémique concernant son enfermement au Miami Seaquarium. Le maire de Miami, Philip Levine, n'est pas en reste.



C'est sur le réseau social Twitter que l'actuel maire de Miami a plaidé la cause de la célèbre orque: "J'ai appelé le Miami Seaquarium. Le directeur général dit que Lolita va bien. Il n'y a pas d'ouragans à Puget Sound...". 
Situé à l'opposé de la Floride dans l'état de Washington, Puget Sound est l'endroit où Lolita a été capturée en 1970, et où sa famille vit toujours. Sa mère présumée, Ocean Sun, est d'ailleurs toujours en vie.

L25, baptisée Ocean Sun, est la mère présumée de Lolita. Les chercheurs estiment qu'elle est née en 1928.
Lolita appartient au pod L, de la population des orques Résidentes du Sud, une communauté menacée de disparition et ajoutée sur la liste des espèces menacées en 2015. A ce titre, tout devrait être mis en oeuvre pour la protéger. Ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent, et encore moins lors du passage d'Irma.

Alors que certains parcs ont décidé de mettre leur dauphins à l'abri, rien n'a été fait pour Lolita et son minuscule bassin aurait bien pu devenir sa dernière demeure si l'ouragan n'avait pas changé de cap en passant plus à l'ouest. Par miracle, son lieu de vie ne semble pas avoir subi de gros dégâts et Lolita et ses compagnons d'infortune ont survécu à la catastrophe. Mais les spécialistes comme l'ancien dresseur Jeffrey Ventre craignent que le système de filtration ait pu être endommagé, ce qui pourrait être fatal aux animaux.

Juste après le passage d'Irma, Lincoln O'Barry du Dolphin Project a posté cette photo prise par un drone montrant Lolita en vie, nageant dans une eau trouble. Le Miami Seaquarium a quant à lui donné des nouvelles des animaux plusieurs heures plus tard, dans un tweet largement critiqué en raison de la photo l'accompagnant et montrant Lolita dans son bassin AVANT l'ouragan.

Photographie aérienne de Lolita dans son bassin après le passage de l'ouragan Irma, le 11 septembre 2017. Crédit photo: Dolphin Project
 Le sort de Lolita reste incertain. Cet événement n'est pas sans rappeler les inondations qui ont frappé le Marineland d'Antibes en 2015 et la mort de l'orque Valentin qui s'en est suivie. 

Espérons que le message de Philip Levine ainsi que celui des militants sera enfin entendu et que Lolita retrouvera bientôt les eaux qui l'ont vue naître.

AGIR POUR LOLITA

Endangered Species Coalition vient de lancer cette pétition en ligne sous forme d'email à envoyer au Miami Seaquarium, afin de demander la réhabilitation de Lolita. Pour participer à cette action, il vous suffit de cliquer sur ce lien, de remplir le formulaire avec votre prénom, nom de famille, adresse email, adresse postale et d'envoyer votre texte. Le site a prévu un message pré-enregistré mais vous pouvez le personnaliser si vous le souhaitez. Voici un exemple de message à envoyer, que vous pouvez copier / coller:

Dear Mr. Hertz,



I am French and like many people around the world, I am fighting against cetacean captivity. Your facility is currently detaining an iconic killer whale: Lolita. Now is time for you to realize that she must be transferred to a sanctuary but you don’t seem to agree with that, so let me remind you of a few facts.
Lolita has been swimming in circles for more than 40 years now, in a tank that is so tiny that it’s been declared illegal.
In 2015, her native population was classified on the list of endangered species. As if her miserable, lonely life was not enough, she recently had to endured Hurricane Irma which threatened her life without her being able to escape.
Given all these events, you should become aware that Lolita must get back home. Her family, her mother who is still alive will probably recognize her, they will feed her and teach her how to hunt again… and there are no such devastating hurricanes in Puget Sound where she was captured decades ago.
How long will it take you to stop ignoring the law, public opinion and the dangers you are exposing her to?
Will you wait till the next storm? We hope not. Everything is ready for Lolita’s rehabilitation so please, make the right decision for her sake.
Best regards,
(prénom + nom) 


La réussite de cette initiative dépend du nombre d'emails envoyés, alors à vos claviers, pour Lolita!

LIRE AUSSI:

lundi 18 septembre 2017

Nager avec des dauphins : Une activité de moins en moins populaire au Mexique

De nouvelles recherches menées par des consultants en marketing mexicains suggèrent que la nage avec des dauphins captifs est de moins en moins populaire dans l’état de Quintana Roo (N.d.T.: état situé au sud du Mexique, dans la péninsule du Yucatan). A Cancun ou sur la Riviera Maya, les études ont démontré une baisse significative du nombre de visiteurs dans ces établissements ces dernières années, moins de 10% des touristes ayant participé à ces activités en 2016.


Bon nombre d’établissements mexicains ont été largement critiqués, ce qui donna lieu à des réglementations plus strictes. En parallèle, la prise de conscience grandissante du public au sujet des problématiques liées à la captivité des cétacés a également eu un impact sur ces activités.

Au Mexique, environ 300 dauphins sont détenus dans plus de 30 delphinariums, dont 16 se situent au Quintana Roo. Ces derniers chiffres arrivent seulement quelques semaines après que l’Assemblée Législative du Mexique ait pris une décision allant dans le bon sens concernant la captivité des dauphins dans le pays en annonçant l’interdiction des spectacles de dauphins et de la delphino-thérapie dans le district fédéral du Mexique (N.d.T. cela correspond à l’agglomération de Mexico).

Article original:

Lire aussi cet excellent article du blog de PaseoTours, une agence spécialisée dans les excursions francophones au Mexique, qui explique ICI pourquoi il ne faut pas nager avec des dauphins.

dimanche 17 septembre 2017

[TRIBUNE dans LIBÉRATION] Contre la captivité des cétacés

Tribune initiée par C'est Assez! et publiée sur le site de Libération le 31 juillet 2017.

Alors que le Conseil d’Etat examine ce lundi un recours contre l’arrêté Royal interdisant la reproduction des dauphins en captivité, des personnalités telles que Matthieu Ricard, Véronique Sanson ou Sonia Rolland demandent que les animaux captifs soient transférés dans des baies de réhabilitation.

Un spectacle de dauphins, au Parc Astérix, dans l’Oise, en 2011. Photo Vincent Leloup
Aujourd’hui, lundi 31 juillet 2017, le Conseil d’État saisi par trois delphinariums français juge en référé le recours d’annulation de l’arrêté Ségolène Royal. En effet, le 6 mai dernier, la France a interdit la reproduction des cétacés captifs (et donc à terme de leur captivité) en publiant un arrêté historique au Journal officiel (arrêté Royal). Trois parcs – Marineland, Planète Sauvage et Astérix – ont donc dénoncé cet arrêté au nom du bien-être animal, de leurs recherches scientifiques supposées indispensables et d’un chiffre d’affaires important !

Quand on connaît le nombre de bébés dauphins morts dans ces parcs, on peut sérieusement douter de l’objectivité de ces entreprises.
Le 17 juillet dernier, au Parc Astérix, le nouveau-né de la jeune femelle dauphin Aya est mort à l’âge de 6 jours. Auparavant, on lui avait retiré son fils de 4 ans pour l’envoyer à Planète Sauvage où il est mort en novembre 2016. En octobre dernier, c’est Femke femelle dauphin du Parc Astérix qui accouchait d’un bébé mort-né. 4 mois plus tôt, on lui avait enlevé son enfant pour l’envoyer dans un parc en Grèce. En Europe, la France est en 3e position en nombre de cétacés captifs. Orques et dauphins ont un néocortex extrêmement complexe, ils ont conscience d’eux-mêmes et de leurs congénères. Ce sont des êtres vivants doués de sensibilité (1). Parler de bien-être alors qu’ils sont emprisonnés semble ironique.
Alors qu’ils ne doivent pas souffrir de faim, de soif et de malnutrition, les cétacés captifs sont nourris de poissons décongelés et abreuvés par intubation dans l’estomac.
Alors qu’ils ne doivent pas souffrir d’inconfort physique et thermique, les zones d’ombre sont quasi inexistantes et la présence du chlore, même infime, brûle leur peau, leurs yeux et leurs poumons (2).
Alors qu’ils ne doivent pas souffrir de douleurs, de blessures ou de maladies, un dauphin au Marineland meurt en moyenne à l’âge de 14 ans et 9 mois, 12 ans et 4 mois au Mooréa Center, 8 ans et 9 mois à Planète Sauvage et 6 ans au Parc Astérix. Depuis 1970, date d’ouverture des delphinariums en France, 12 orques et 52 dauphins y sont morts (3).
Alors que les cétacés doivent pouvoir exprimer les comportements naturels propres à leur espèce, certains individus flottent tels des bouchons et présentent des comportements de stéréotypies. Au fur et à mesure des reproductions en delphinarium, le patrimoine génétique dérive peu à peu et la consanguinité augmente petit à petit.
Enfin, alors que les cétacés en captivité ne doivent pas éprouver de peur ou de détresse, certaines mères dont le petit a été retiré ou perdu suite à une fausse couche, sont en souffrance psychologique ; à l’image de Femke, une femelle dauphin du Parc Astérix qui aujourd’hui se laisse dériver (voire mourir).

«La captivité nuit gravement à la santé des cétacés»

Pour ces raisons, il n’est pas possible de garantir un quelconque bien-être aux cétacés en captivité. Les témoignages d’anciens dresseurs, comme John Hargrove du Marineland, se multiplient et vont dans ce sens : «La captivité nuit gravement à la santé des cétacés». C’est pourquoi nous demandons que les animaux captifs soient transférés dans des baies de réhabilitation où de vraies recherches scientifiques pourraient avoir lieu.
À des fins de conservation et de découvertes scientifiques, les chercheurs tentent de justifier le maintien de la captivité. Cependant, que vaut le résultat d’une étude menée sur une population captive alors que ses conditions de vie sont incomparables aux conditions de la vie sauvage ?
Les recherches sur la cognition, l’acoustique et le sens magnétique des dauphins doivent être encouragées en milieu sauvage. Les résultats doivent en priorité servir à la protection des cétacés, même s’ils ne sont pas encore tous menacés. Puisque l’on ne peut protéger efficacement que ce que l’on connaît, les soigneurs et les chercheurs aimant et travaillant au contact des animaux captifs doivent maintenant les accompagner vers leur réhabilitation. Les responsables des delphinariums, prêts à investir des millions dans de nouveaux bassins, doivent allouer ces sommes à la construction de baies en semi-liberté et dans des centres de sauvetage des cétacés qui s’échouent chaque année sur nos côtes.
Afin de redorer leur image, montrer l’exemple et ne pas aller à contre-courant de l’histoire soutenue par des milliers de citoyens, la captivité des cétacés dans des bassins en béton doit prendre fin. Les enjeux sont importants et leur souffrance est inacceptable.
En 2013, l’Inde accordait aux dauphins le statut de personne non-humaine. En Europe les delphinariums ferment peu à peu, c’est pourquoi la France ne doit pas faire marche arrière. Nous demandons la fermeture des delphinariums en France ainsi que la réhabilitation des cétacés captifs dans des sanctuaires marins adaptés.

Signataires :
Nagui (animateur), Véronique Sanson (auteure compositrice interprète), Francis Lalanne (auteur, compositeur interprète), Sonia Rolland (comédienne et réalisatrice), Allain Bougrain Dubourg (journaliste et producteur), Jacques Cluzaud (réalisateur), Guillaume Meurice (humoriste), Guillaume Pot(journaliste et animateur), Matthieu Ricard (biologiste), Dany Saval (actrice).
(1) Article L.515-14  du code civil : «Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens.» (loi n°2015-177 du 16 février 2015).
(2) Articles 6 et 9 de l’arrêté du 3 mai impose que les installations d’hébergement permettent aux animaux de se soustraire au rayonnement lumineux en cas de fort ensoleillement et interdit l’utilisation de produits chlorés d’ici au 7 novembre 2017.
(3) Etude réalisée à partir des relevés de terrain de l’association C’est assez ! dans les delphinariums français depuis leurs ouvertures respectives.

Nagoya Port Aquarium au Japon: Images Effroyables d'Un Dauphin Captif

Ces photographies prises le 25 août dernier à Nagoya Port Aquarium (Japon) montrent un dauphin bien mal en point.



La peau des dauphins est très sensible. 
Voici une infection typique certainement due à une blessure. 

Des bactéries sont transmises par les gens qui fréquentent les bassins: les dresseurs et les visiteurs, par le toucher et la salive. 
Ces bactéries sont principalement des germes fécaux, qui adhèrent aux mains et aux ongles des personnes. 
Le chlore qui est dans l’eau pénètre dans les tissus enflammés et la plaie ne guérit pas. 


De telles infections sont des plus fatales pour les dauphins, car elles affectent au final tous leurs organes.


SOURCE:

SeaWorld: Nouveau Président au Conseil d'Administration

SeaWorld a nommé son nouveau président du conseil d’administration cette semaine après que les actionnaires aient évincé le précédent.


Le conseil d’administration a élu Yoshikazu Maruyama qui prendra ses fonctions le 9 octobre prochain, selon le communiqué de presse du groupe.
Maruyama est un cadre dirigeant du groupe Zhonghong, qui a récemment acquis 21 % du capital de SeaWorld Entertainment.

"Il apportera plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie du divertissement et des parcs à thème à l’échelle internationale et aidera à diriger la reprise des Studios Universal au Japon, récemment rachetés par Comcast NBCUniversal,” toujours d’après le communiqué de presse.

Selon Dennis Speigel, spécialiste de l’industrie des parcs à thème, SeaWorld, dont les revenus au second trimestre furent décevant pour les actionnaires, doit faire face à un plus grand problème pour rebondir, qui ne se règlera pas dans les 10 années à venir.

"L’arrivée d’un nouveau président du conseil d’administration aura un impact, c’est certain, on ne change pas de président à moins d’en tirer des conséquences" a déclaré M. Speigel, président d’une société de conseils basée dans l’Ohio (USA), International Theme Park Services.

Dans sa déclaration officielle, M. Maruyama a souligné vouloir apporter une « perspective nouvelle » au comité de direction.
Il a affirmé être "pleinement engagé à travailler avec le comité de direction pour faire vivre au public des expériences mémorables, étendre la marque SeaWorld à une plus large audience, améliorer les performances et revaloriser la valeur du groupe aux yeux de nos actionnaires et investisseurs".
L’ancien président du conseil d’administration, M. David D’Alessandro, à la tête du comité depuis 2010, n’a pas reçu la majorité des votes lors de la dernière élection au mois de juin. Certains experts de l’industrie considèrent que ce changement est révélateur de la frustration des investisseurs sur les revenus du groupe.

SeaWorld doit faire face à de nombreux problèmes, qu’il s’agisse de la baisse de fréquentation ou des deux enquêtes fédérales en cours. La commission des opérations de bourse américaine (Securities and Exchange Commission) et le Ministère de la Justice américain ont assigné SeaWorld en justice suite aux commentaires émis en août 2014 à propos de l’impact du documentaire anti-captivité "Blackfish".

Joel Manby, PDG de SeaWorld a confié à ses actionnaires le mois dernier : "Nous estimons être sur la bonne voie ; cela prendra du temps".

ARTICLE ORIGINAL:

TRADUCTION: C'est Assez!