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pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

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Ils ne préservent pas, ils exploitent.

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aux massacres de cétacés dans le monde !

mercredi 24 mai 2017

La fronde des delphinariums, menacés de disparition (Le Monde)

Les trois parcs français cherchent comment dénoncer l’arrêté de Ségolène Royal qui interdit la reproduction des dauphins et des orques en captivité.

Article de Audrey Garric pour Le Monde


Salto arrière, révérences et plongeons synchronisés. Pendant vingt minutes, Galeo, Peos, Amtan et les autres enchaînent les pirouettes sous les yeux ébahis d’un public conquis. Les huit dauphins de la «cité marine» sont l’une des attractions phares du parc zoologique Planète sauvage, à Port-Saint-Père, près de Nantes (Loire-Atlantique), qui compte 1 000 animaux et accueille 280 000 visiteurs par an depuis 2009.

Dans les bassins, les mammifères conduisent leurs soigneurs par leurs nageoires dorsales, avant de les élever au-dessus de la surface de l’eau, sous des applaudissements nourris. La musique rythmée laisse alors place à un message d’une tonalité bien plus politique : « Une pétition circule dans les gradins. Elle dénonce un arrêté qui va à l’encontre du bien-être des dauphins que vous venez de voir. »

Pétitions

Le texte incriminé est celui signé par l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, le 6 mai, à la veille du second tour de l’élection présidentielle. Au tout dernier moment, sans en informer les associations de protection animale ni les professionnels du secteur avec lesquels elle travaillait depuis vingt-deux mois, elle a glissé dans le nouvel arrêté un changement majeur : l’interdiction de la captivité des dauphins et des orques à l’exception de ceux actuellement détenus sur le territoire – ce qui implique de mettre un terme à la reproduction de ces cétacés – et des échanges avec d’autres bassins. Ce qui signifie, à terme, l’arrêt des delphinariums dans le pays.

La disposition a déclenché une tempête dans les trois parcs de l’Hexagone concernés, qui accueillent vingt-six grands dauphins et quatre orques : le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le plus grand d’Europe avec un million de visiteurs par an, le parc Astérix (Oise) et Planète sauvage. Depuis, ils mènent la fronde. Pendant que leurs avocats réfléchissent au moyen de dénoncer l’arrêté, les établissements, « choqués » et « très en colère », mobilisent leur public. Deux pétitions de soutien ont été signées par 9 500 personnes.

A la fin du spectacle de Planète sauvage, Emilie, 33 ans, et Maëla, 26 ans, paraphent sans hésiter, car « ça se voit que les animaux s’éclatent, qu’il y a une belle complicité avec les soigneurs ». Seul Philippe, un transporteur routier de 56 ans, se dit que les cétacés « seraient mieux dans leur milieu naturel ». « C’est comme si on nous mettait dans une cage », compare-t-il, avant d’ajouter qu’ils « n’ont pas l’air malheureux. »

« Les bassins vont devenir une prison »

S’il se porte « garant du bien-être » de ses dauphins, le responsable scientifique du parc, Martin Boye, juge en revanche que l’arrêt de la reproduction va « leur porter préjudice ». « On leur retire une partie de leur répertoire naturel, une forme de stimulation », explique-t-il, car « il y a beaucoup de comportements sexuels entre dauphins ».

« Cet arrêté attaque les animaux au lieu de les protéger. Les bassins vont devenir une prison, et les soigneurs des matons », abonde Jon Kershaw, le directeur zoologique de Marineland, le seul à détenir des épaulards, en plus de ses onze grands dauphins. Comment éviter leur accouplement ? Les parcs marins ne le savent pas encore. Hors de question de les castrer, car l’anesthésie générale serait trop risquée. Restent la contraception et la constitution de groupes séparés de mâles et de femelles, « ce qui n’est pas raisonnable pour leur vie sociale », juge-t-il.

Le nouvel arrêté, qui abroge une législation de 1981 devenue obsolète, prévoit de nombreuses autres mesures que les delphinariums devront adopter : une augmentation de la taille et de la profondeur des bassins, des enrichissements (courants, vagues, cascades…) et la présence de zones d’ombre, l’interdiction du chlore, ainsi que la fin de l’échouage des animaux pour les spectacles et des contacts directs entre le public et les cétacés – une activité lucrative.

Les parcs vivement critiqués

« A l’origine, l’arrêté était de très haut niveau, et nous permettait d’améliorer notre image. Jusqu’à ce que Ségolène Royal décide, seule, de tout remettre en cause avec l’interdiction de la reproduction. Là, ce n’est plus acceptable », s’insurge Jon Kershaw. Pour Marineland, la survie s’avère des plus précaires du fait de sa spécialisation dans les cétacés.
Mais les parcs font également face à des critiques toujours plus vives. Alors, les soigneurs expliquent leur travail, dans des termes choisis. Ils ne « dressent » pas les animaux pour des « spectacles », mais « renforcent » leurs « pensionnaires » lors de « présentations ».

« On utilise une sensation agréable pour guider l’animal et lui apprendre à renouveler le comportement que l’on attend », explique Candice, 31 ans, l’une des dix soigneuses de Planète sauvage, vêtue de sa combinaison noire. Si le dauphin a réussi l’un des 150 à 200 comportements enseignés, un coup de sifflet indique que le soigneur est satisfait.

Arrive ensuite la récompense : du poisson, des glaçons, des jouets ou des caresses, « selon ce qu’ils aiment ». Mais quoi qu’il arrive, assure-t-elle, l’animal a toujours sa ration de harengs, de merlans ou de sardines : « On ne les affame pas, il n’y a pas de contrainte. Les dauphins qui ne veulent pas s’entraîner, on les laisse tranquilles. » La jeune femme vit son métier comme une « passion » : « On aime nos animaux, on fait tout pour eux. »

Appel d’Hulot à « en finir avec les delphinariums »

Si Christine Grandjean, la présidente de C’est assez !, une ONG spécialisée dans la lutte pour la fin de la captivité des cétacés, ne doute pas de cet attachement, elle déplore en revanche que les parcs « récupèrent l’argument du bien-être des dauphins ». « On les fait se reproduire avec des partenaires non choisis, puis on les sépare de leur progéniture pour la mettre dans un autre parc afin d’éviter la consanguinité, rétorque-t-elle. Dans la nature, les animaux peuvent bouger d’un groupe à l’autre, mais c’est leur choix. »

A ses yeux, l’argument de la pédagogie et de la conservation avancé par les parcs ne tient pas, car l’espèce Tursiops truncatus n’est pas menacée. « Tout ça pour faire perdurer une industrie, c’est indécent. »

Dans ce débat, les delphinariums avancent que les dauphins vivent en moyenne trente ans en bassin en Europe et aux Etats-Unis, soit plus longtemps que dans la nature. Les ONG, de leur côté, ont calculé que sept dauphins sont morts depuis janvier 2015 en France et que l’âge moyen de décès, depuis la création des delphinariums hexagonaux, était de 14 ans.


C’est assez !, qui a aussi lancé une pétition – forte de 20 000 signatures – pour défendre l’arrêté, appelle la France à fermer ses parcs, comme l’avait fait le Royaume-Uni dans les années 1990, et à « rendre leur liberté aux cétacés dans des sanctuaires marins ». « Cette vision romantique ne fonctionnera pas », balaie Martin Boye. Voici un dossier brûlant de plus sur le bureau déjà chargé du nouveau ministre de la transition écologique et solidaire. Le 20 avril, avant sa nomination, Nicolas Hulot avait écrit sur Twitter : « Notre civilisation ne devrait plus tolérer la captivité des dauphins. Il est temps d’en finir avec les delphinariums. »



lundi 8 mai 2017

La captivité de dauphins et d'orques sera à terme interdite en France (Le Monde)


Un arrêté publié contre toute attente samedi au « Journal officiel » interdit la reproduction des orques et des dauphins détenus en France.

Article d'Audrey Garric publié le 06 mai 2017 sur le site du journal Le Monde. 


Avis de tempête sur les delphinariums. L’arrêté interministériel sur « les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés » a été publié au Journal officiel samedi 6 mai avec un changement majeur : la reproduction des orques et des dauphins détenus en France est désormais interdite, de même que les échanges avec d’autres bassins. Ce qui signifie, à terme, l’arrêt de la captivité de ces animaux dans le pays.

Cette disposition a été glissée dans l’arrêté au tout dernier moment, à la veille de l’élection présidentielle, par la ministre de l’environnement. Ségolène Royal n’avait pas averti les associations de protection animale et surtout les professionnels du secteur, qui se disent « stupéfaits » et « en colère ».

Le texte, qui abroge une législation datant de 1981, devenue obsolète, était en effet en discussion depuis vingt mois entre le gouvernement, les delphinariums, des ONG et le Muséum national d’histoire naturelle. Il impose aux parcs abritant des orques et des dauphins des normes plus draconiennes afin de « garantir leur bien-être » et prévoyait la fin de la reproduction des orques – au nombre de quatre, dans le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) –, mais pas celle de la trentaine de grands dauphins. Or ils constituent l’attraction phare du Marineland ainsi que du parc Astérix (Oise), de Planète sauvage (Loire-Atlantique) et du Moorea Dolphin Center (Polynésie française).

« Victoire inespérée »

Dans un communiqué de presse publié mercredi, dans lequel elle annonçait avoir signé l’arrêté, après des mois de blocage, la ministre ne mentionnait pas avoir interdit la reproduction des dauphins. Elle disait, au contraire, que cette dernière serait « étroitement contrôlée » par un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive, et seulement « si la configuration et la taille des bassins le permettent ».
« C’est une victoire inespérée, une avancée majeure qui va éviter la construction de nouveaux bassins à court terme et la fin de la captivité des animaux à moyen terme », se réjouit Christine Grandjean, présidente de l’association C’est assez !. « Ségolène Royal n’a pas été constante quant à la protection animale. Mais sur ce cas précis, elle a fait preuve de courage et a contribué à améliorer les conditions de vie des animaux », abonde Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation Brigitte-Bardot.

« Les parcs feront le strict minimum »

Du côté des professionnels, la pilule est dure à avaler. Les quatre parcs concernés avaient en effet accepté de réaliser des investissements dans leurs bassins, à la condition de pouvoir faire reproduire leurs dauphins et donc de voir leur activité  perdurer. « Nous ne comprenons pas cette décision, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation, s’insurge Rodolphe Delord, président de l’Association française des parcs zoologiques et directeur du zoo de Beauval (Loir-et-Cher), qui a participé à l’élaboration du texte. On avait obtenu un arrêté de très haut niveau avec des avancées. Mais l’interdiction de la reproduction va à l’encontre du bien-être animal car ces animaux sont faits pour se reproduire. Et vous imaginez dans quel état se trouve le personnel qui travaille avec eux ? »

Les parcs feront le strict minimum sur l’amélioration de leurs bassins. On ne peut pas leur demander à la fois de faire des travaux, des investissements importants, et à la fois d’arrêter leur activité », poursuit-il, disant « réfléchir à attaquer l’arrêté ». Mercredi, au moment de la signature du texte, il avait estimé le coût des investissements à entre 10 millions et 20 millions d’euros par parc, et assuré que les établissements « se plier[aie]nt aux exigences de l’arrêté » pour « le bien-être animal » mais également pour redorer leur image, à l’heure où les critiques de l’exploitation animale se font toujours plus vives.

Augmentation de la taille des bassins

L’arrêté, dans ses trente-trois articles, prévoit, plus largement, de nombreuses dispositions pour améliorer les conditions de détention des cétacés. Dans un délai de trois ans, les parcs devront augmenter la taille des bassins, pour atteindre une surface minimale de 3 500 m2 pour les orques, et de 2 000 m2 pour les dauphins, contre 800 m2 pour l’ensemble des cétacés dans la législation de 1981. Quant à la profondeur, elle doit au moins atteindre, sur « la moitié de la superficie totale », 11 m pour la première espèce et 6 m pour la seconde.
Parmi les autres évolutions, les delphinariums devront prévoir des « enrichissements des bassins » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux », des zones d’ombre, et ne plus utiliser de chlore. La nouvelle réglementation interdit également, dans un délai de six mois, l’échouage des animaux pour les spectacles, les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux « pouvant entraîner du stress pour les animaux » et les contacts directs entre le public et les cétacés. Il ne sera donc plus possible de nager avec les dauphins, une activité lucrative pour les parcs marins.

Article original: ICI

mercredi 3 mai 2017

Unprecedented Campaign Against Cetacean Captivity In The Paris Metro

On May 2nd 2017, French NGO C'est Assez ! launched a new awareness campaign that had never been done in France before. More than 270 large posters showing a dolphin and a killer whale in a bathtub can be seen in the corridors of the Parisian subway. 



The posters display catchphrases meaning: "It's just a temporary entertainment for you. It's a lifetime of slavery for them. Let's change our perceptions of dolphinaria."
This thought-provoking campaign aims at raising awareness and making people change their minds about dolphinaria. Indeed every year, many people visit marine parks like Marineland, Planète Sauvage or Parc Astérix. 
These people want to have a good time with their family or friends. They buy a ticket for a dolphin show because they are deeply fascinated by these animals and genuinely love them. However most of them are unaware of the pain and suffering endured by captive cetaceans.

We must stop lying to our kids. We need to explain why dolphins and killer whales suffer in captivity. Dolphins may seem to be always smiling but that does not mean they are happy. No tank, as large or deep as it may be, will ever replace the ocean for these sentient beings that can swim long distances, have complex social structures and strong bonds in the wild

From January 2015 to October 2016, 9 cetaceans – 2 killer whales, 6 dolphins (and one stillborn calf) died in the three French marine parks. Despite daily care and monitoring the mortality rate is higher in captivity than in the wild.


That is the reason why C'est Assez ! hopes this campaign will encourage people to get informed about the impacts of captivity on cetaceans. As summer is coming, we want the public to think twice before visiting one of these parks, and before buying a ticket for a dolphin show.  

Let's change our perceptions of dolphinaria!


mardi 2 mai 2017

Campagne d'affichage inédite : Changeons notre regard sur les delphinariums!


Le 2 mai, l'association C'est Assez! a lancé une campagne de sensibilisation inédite en France. Plus de 270 affiches choc montrant un dauphin et une orque dans une baignoire seront placardées dans les couloirs du métro parisien pendant une semaine.

Campagne inédite d'affichage dans le métro parisien, visible du 2 au 8 mai inclus.
Cette campagne a pour but d'interpeller les usagers du métro et de les faire réfléchir sur les delphinariums afin qu'il changent «leur regard » sur ces lieux de divertissement. En effet, les parcs tels que Marineland, le Parc Astérix ou Planète Sauvage attirent de nombreux visiteurs qui souhaitent passer un bon moment en famille ou entre amis. Tous ces visiteurs viennent voir les dauphins car ils les aiment sincèrement. S’ils n’imaginent pas l’envers du décor, les parcs eux sont tout à fait au courant de la souffrance et de la mortalité engendrées par la captivité.

Nous ne devons pas mentir aux enfants en leur faisant croire que le dauphin parce qu’il effectue des cabrioles et autres clowneries contre du poisson mort et qu’il a toujours l’air de sourire est heureux .
C’est pourquoi à l'approche des longs week-ends et de l'été, C'est Assez! souhaite amener les gens à se renseigner sur les effets de la captivité sur les cétacés.

Les dauphins et les orques considérés par les scientifiques comme faisant partie des êtres les plus intelligents de la planète, sont des animaux très sociaux, aux relations complexes. On parle même de «cultures», de dialectes spécifiques transmis de génération en génération. Ces êtres aux capacités exceptionnelles sont de grands voyageurs (plus de 100 km par jour) parfaitement adaptés au monde marin par des millions d’années d’évolution. S’il est vrai que dans certains zoos ,les grands mammifères terrestres ont une espérance de vie plus longue en captivité que dans la nature,il n’en va pas de même pour les cétacés qui meurent prématurément et cela malgré l’attention et les soins quotidiens, une nourriture régulière et l’absence des dangers inhérents à la vie sauvage (collisions, prédateurs, filets, pollution…)

Ces décès sont directement imputables à la captivité: maladies rénales, (problème d’hydratation), maladies dues au chlore (poumons, peaux, yeux), stress, ulcères, usure des dents jusqu’à la pulpe...

Entre janvier 2015 et octobre 2016, dans les parcs métropolitains, 9 cétacés sont décédés à des âges très précoces (2 orques, 6 dauphins et un mort-né) sur une trentaine d’individus.

Aucun delphinarium, quelles que soient sa taille et sa profondeur, ne pourra jamais permettre à un cétacé d’exprimer ses comportements physiques et ses besoins psychologiques, et les acrobaties demandées lors des spectacles peuvent leur causer des souffrances (échouages sur les bords de béton,propulsion en arrière sur la caudale,remorquage par l’aileron..). Ils ne peuvent choisir les individus avec lesquels ils vivent, subissent stress et séparations... et s’ennuient à mourir...

Derrière la rhétorique commerciale des parcs marins se cache une vraie souffrance.

Changeons notre regard sur les delphinariums!




dimanche 9 avril 2017

Observer Des Cétacés En Liberté: Qui Contacter?


Aujourd'hui les études scientifiques ont largement démontré que les cétacés, êtres sensibles et intelligents ne supportent pas la captivité.

Seule l'immensité des mers et des océans répond à leurs besoins physiques et psychologiques : se déplacer en groupe, chasser, interagir avec les membres de son clan, nager des dizaines de kilomètres par jour et sauter... quand bon leur semble.

Si vous souhaitez vraiment voir des dauphins, faites un choix éthique et moral : préférez une sortie en mer à la place d'une entrée en delphinarium.
Les observer dans leur milieu naturel vous offrira un spectacle inoubliable, bien loin de l'image faussée du dauphin complice avec son dresseur.

Nous avons la chance d'habiter un pays qui comprend des centaines de kilomètres de littoral où les sorties en mer peuvent devenir l'opportunité de voir ces animaux complètement libres, heureux et non contraints par l'homme.
Mais attention le Whale Watching (anglicisme utilisé pour désigner communément l’observation des cétacés) a ses dérives et ses mauvais côtés, certains entrepreneurs n'hésitent pas à harceler dauphins et cachalots pour satisfaire le client.


C'est pourquoi C'est Assez! vous recommande les organismes cités ci-dessous, avec eux vous êtes assurés de rencontrer des gens passionnés et respectueux de la faune sauvage.


Littoral atlantique

🐬 Al Lark, Ille-et-Vilaine (35)


Basée à Cancale, l'association Al Lark propose des sorties en mer animées par un guide nature, Gaël Gauthier et par une biologiste marine, Morgane Perri. Cette association a pour but premier de faire découvrir à ses adhérents les richesses du patrimoine naturel de la baie du Mont Saint-Michel, de Saint Malo et de les sensibiliser à la fragilité de ces merveilleux sites.

Site internet et contact: http://www.al-lark.org/

🐬 Itsas Arima, Pyrénées-Atlantique (64)

Cette association propose des sorties en mer deux fois par semaine sur le Gouf de Capbreton, au départ de Fontarrabie et de Saint-Jean-de-Luz. Vous pourrez ainsi découvrir une faune exceptionnelle et bénéficier de l'expertise de professionnels engagés dans la protection de l'environnement.


Site internet et contact: http://itsasarima.com/

Littoral méditerranéen

🐬 Découverte du vivant



Labellisé "High Quality Whale Watching", Découverte du Vivant propose des excursions en Méditerranée à partir du mois d'avril jusqu'en octobre. Avec des départs de Sanary-sur-Mer,  de Canet-en-Roussillon ou encore de Port Vendres, vous pourrez embarquer et découvrir les cétacés évoluer dans leur milieu naturel.

Site internet et contact: https://www.decouverteduvivant.org

 🐬 AMV-Sirène, Villefranche-sur-Mer (06)


AMV-Sirène propose des balades en mer de 4 heures pour aller à la rencontre des dauphins, globicéphales et autres cétacés qui peuplent la Méditerranée. 



samedi 8 avril 2017

Sira, une orque handicapée, devient la "meneuse" du groupe qui l'a adoptée

En 2013, les photographes et guides marins, Rainer et Silke Schimpf, ont repéré une jeune orque qu'ils ont nommé Sira. Elle avait une nageoire dorsale et une nageoire pectorale droite manquantes ce qui l'empêchait de chasser par elle-même.

Mais plutôt que de la laisser se débrouiller seule ou pire, de la laisser mourir, les autres membres du pod l’ont semble-t-il prise en charge, partageant leur nourriture avec elle.

Quatre ans plus tard, hasard ou coïncidence, Rainer et Silke font une sortie en mer à Algoa Bay, en Afrique du Sud, ils observent un groupe de 1000 dauphins chassant des sardines quand ils ont la surprise de leur vie.
Rainer a déclaré: "Nous suivions cette grande tribu de dauphins depuis quelques mois avec des équipes de tournages différentes ainsi que des touristes, et ce jour-là lorsque nous avons retrouvé les dauphins, nous avons réalisé qu'ils étaient très nerveux. Nous gardions à l’esprit que des orques avaient été aperçu au Cap à environ 800 kms de là, 5-6 jours avant, nous savions qu’il y aurait de fortes chances pour que les orques soient effectivement présentes."
Alors que les dauphins ont soudainement accéléré, Rainer et son équipe ont remarqué un groupe de 5 orques chassant le dauphin en face du bateau.

Rainer a déclaré: "Nous avons réalisé que l'un des épaulards était notre vieille amie Sira, l'orque handicapée que nous avions rencontrée en 2013."

Lorsque Rainer et Silke ont vu Sira la première fois, la jeune orque semblait suivre le reste de du groupe à distance, nageant plus lentement que les autres et incapable de chasser.

Mais 4 ans plus tard, le couple a eu la surprise de voir que non seulement Sira était devenue presque adulte, mais qu’elle était, semble-t-il, également devenue le leader du groupe.

Rainer a déclaré : "Lorsque nous avons vu cette orque, c’était un bébé d'environ 3,5 m de long et maintenant cette orque fait environ 4 m 50 à 5 m et semble être le chef du groupe."


Ce pod compte également une femelle avec une nageoire dorsale courbée comme celle de l’orque de Free Willy, Keiko, un énorme mâle et quatre autres femelles.
Après avoir passé une heure et demie auprès de ce pod, Rainer et Silke sont retournés sur le rivage avec l’espoir qu’ils continueront à rencontrer l’orque amicale dans les années à venir...

Rainer a déclaré: "C’est évidemment très intéressant pour nous et toutes les données que nous recueillons seront envoyées à différents chercheurs.
J'espère tout ira bien pour Sira et que nous allons nous rencontrer de nouveau ."



Article original: ICI

333 Baleines Harponnées: Le Japon A Atteint Son Quota

La flotte était composée de cinq bateaux, trois d'entre eux sont arrivés ce vendredi matin dans le port de Shimonoseki, dans l’ouest du Japon.

Dans un communiqué, l’Agence japonaise de la pêche a précisé que 333 petits rorquals (ou baleines de Minke), 155 mâles et 178 femelles, avaient été tués au cours de cette expédition dans les eaux de l'Antarctique.

©️Jeremy Sutton-Hibbert

Le Japon avait également tué 333 baleines de Minke au cours de la précédente saison achevée en mars 2016, dans le cadre d’un quota global de 3 996 sur douze ans soumis à la Commission baleinière internationale (CBI).

«En 2014, l'archipel avait été condamné par la Cour Internationale de Justice. Celle-ci avait considéré que le Japon déguisait en recherches scientifiques des campagnes menées à des fins commerciales. Par conséquent, les baleiniers japonais n'avaient pas pris la route de l'océan austral durant l'hiver 2014/2015. Mais Tokyo a remis le cap sur l'Antarctique dès l'année suivante, tuant 333 cétacés entre décembre 2015 et mars 2016. Le Japon est le seul pays à profiter de cette "dérogation scientifique" qui permet, au titre de la recherche, de chasser les baleines. L'Islande et la Norvège continuent eux à pratiquer une chasse commerciale en utilisant des failles juridiques du moratoire. Oslo a même relevé cette année son quota de harponnage de mammifères marins, le faisant passer de 880 à 999.»

Sources:

Article du Journal Le Monde du 07 Avril 2017


La réforme des delphinariums bloquée par Royal 
Le projet, en discussion depuis vingt mois, doit notamment interdire la reproduction des orques en captivité 

Un article de Audrey Garric, publié dans le journal Le Monde le 7 avril 2017.
Spectacle de dauphins au Marineland d'Antibes.
Les dauphins et les orques en captivité verront-ils enfin leurs conditions de vie améliorées ? La question est posée alors qu’un arrêté interministériel sur « les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés » est toujours en suspens. Le texte, en discussion depuis vingt mois entre le gouvernement, les professionnels et les associations, doit abroger une législation devenue obsolète, datant de 1981, et fixer des normes plus draconiennes pour les delphinariums.

Sa rédaction avait été achevée, il était signé par trois ministres, et aurait dû être publié au Journal officiel « en début de semaine », comme l’indiquait une lettre datée du 31 mars adressée à cinq ONG par la secrétaire d’Etat à la biodiversité, Barbara Pompili, dont Le Monde a pu prendre connaissance. Mais il a été bloqué à la dernière minute par sa supérieure hiérarchique, Ségolène Royal, pour « refaire un point avec les ONG ». « Les consultations n’étaient pas terminées et le texte peut être encore amendé », précise son cabinet. « Je ne vois pas comment on pourrait améliorer le texte dès lors que l’on est parti du principe d’autoriser les delphinariums à fonctionner », rétorque un expert proche du dossier.

Selon plusieurs sources, la ministre de l’environnement s’inquiète de la publicité négative que pourraient faire les associations de défense des animaux, qui luttent pour la fin pure et simple de la captivité des cétacés et jugent donc le texte insuffisant. C’est pourtant Ségolène Royal qui avait engagé la remise à plat de l’ancienne législation à la suite des amendements déposés dans le cadre de la loi biodiversité.

«Progrès»

Vendredi 7 avril, deux ONG, C’est assez ! et la Fondation Droit Animal, éthique et science, ont écrit à la ministre pour lui demander de publier l’arrêté, craignant qu’il ne voie jamais le jour, à un mois de la fin du quinquennat. Elles s’y engagent « à mettre en avant les avancées du texte dès sa parution». Les autres associations, en désaccord, n'ont pas suivi, alors que les critiques se font toujours plus virulentes contre l'exploitation des cétacés.
« C'est un progrès pour les animaux. Il vaut mieux avoir cet arrêté, même imparfait, plutôt de rester sur celui de 1981», assure Christine Grandjean, présidente de C'est Assez!, spécialisée dans la défense des cétacés captifs. Nous regrettons toutefois qu'il ne contienne pas trois demandes importantes: l'arrêt de la reproduction en captivité des dauphins, la fin des spectacles avec des animaux, et l'interdiction de l'ouverture de nouveaux établissements en France.»

La dernière version de l'arrêté affiche une avancée demandée de longue date par les écologistes: l'arrêt de la reproduction des orques en captivité. Les quatre épaulards détenus au Marineland d'Antibes seront donc les derniers de leur lignée. 

« Cela conduit, à terme, à la fin de leur captivité en France », se réjouit Florian Sigronde, chargé du dossier à la Fondation droit animal. La mesure n’a toutefois pas été étendue à la trentaine de grands dauphins qui évoluent dans ce parc zoologique des Alpes-Maritimes, ainsi que dans le Parc Astérix (Oise), Planète sauvage (Loire-Atlantique) et au Moorea Dolphin Center (Polynésie française).

Plus largement, le texte améliore les conditions de détention de ces animaux. Il prévoit d’augmenter la taille des bassins, pour atteindre une surface minimale de 3 500 m2 pour les orques, et de 2000 m2 pour les dauphins, contre 800 m2 pour l’ensemble des cétacés dans la législation de 1981. Quant à la profondeur, elle doit au moins atteindre, sur « la moitié de la superficie totale », 11 m pour la première espèce et 6 m pour la seconde. Les établissements disposent de cinq ans pour se mettre en conformité. « Cela ne représente malgré tout que 1 % des volumes dans lesquels évoluent ces animaux dans la nature, avertit Christine Grandjean. Les dauphins parcourent de 100 km à 150 km par jour, tandis que les orques plongent à 200 mètres. »

Parmi les autres avancées, les delphinariums devront prévoir des « enrichissements des bassins » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux », des zones d’ombre, et ne plus utiliser de chlore. Le projet de réglementation interdit également, dans un délai de six mois, l’échouage des animaux pour les spectacles, les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux « pouvant entraîner du stress pour les animaux » et les contacts directs entre le public et les cétacés. Il ne sera donc plus possible de nager avec les dauphins, une activité lucrative pour les parcs marins.
« Ce texte, très positif, va imposer d’importants travaux aux établissements, juge Rodolphe Delord, président de l’Association française des parcs zoologiques et directeur du zoo de Beauval. Ils ont pris du retard du point de vue de la taille des bassins, de la gestion de l’eau et de l’enrichissement du milieu. » Coût estimé des investissements : entre 10 et 20 millions d’euros par parc.

La filière se dit prête à assumer ce chantier, « pour le bien-être animal » mais aussi afin de redorer son image. « Nous sommes impatients que le texte sorte pour mettre fin aux polémiques, explique Jon Kershaw, le directeur animalier de Marineland. Nous avons fait des erreurs dans les années 1970, mais la capture d’animaux en milieu naturel est interdite depuis longtemps.» Et de balayer les accusations : les delphinidés ne sont pas affamés pour faire les numéros. « La majorité de nos cétacés sont nés en captivité et n’en souffrent donc pas. Leur maison est le bassin. »

«Stress» et «ennui»

Une vision idéalisée que récusent les associations. « La captivité n’est pas adaptée aux besoins physiologiques des animaux. Elle entraîne du stress, de l’ennui, des souffrances et de nombreuses maladies qui peuvent provoquer la mort », rétorque Christine Grandjean. Elle en veut pour preuve une espérance de vie des cétacés réduite dans les bassins par rapport aux océans, « alors que dans ces derniers, ils sont menacés par la pêche et les pollutions ».
« Malgré les grandes améliorations, leurs conditions de vie sont loin d’être idéales en captivité, confirme Christophe Guinet, directeur de recherches au CNRS et spécialiste des mammifères marins. Mais si l’on fermait les delphinariums, il faudrait savoir quoi faire des animaux, qui seraient incapables de s’adapter au milieu naturel. Peut-être un système de semi-liberté dans un bras de mer... »
En Europe, plusieurs pays ont interdit les delphinariums ou s’en sont détournés. Au Royaume-Uni, tous les parcs ont fermé dans les années 1990, en raison de coûts de mise aux normes trop élevés. 


dimanche 26 février 2017

[INDONÉSIE] La Ville de Balikpapan Dit Non Aux Delphinariums Ambulants

C'est une première! Les delphinariums ambulants ne pourront plus s'installer à Balikpapan. 


Dauphins émaciés dans un delphinarium ambulant en Indonésie. Crédit photo: Dolphin Project
Le maire de Balikpapan, Rizal Effendi, s'est engagé à refuser tout spectacle animalier dans sa ville. Cette décision intervient après les nombreuses protestations suscitées par le passage d'un delphinarium ambulant à Balikpapan. 

Cette forme de captivité est sans doute l'une des plus cruelles: non seulement les dauphins sont privés de conditions de vie décentes, mais ils doivent en plus subir les déplacements incessants de ville en ville.

Grâce au travail de l'association Dolphin Project et des militants locaux, ces cirques sont de plus en plus controversés et le public prend peu à peu conscience de l'horreur de la situation.

Cette vidéo récente révèle comment les conditions effarantes dans lesquelles dauphins sont transportés en avion:


Ces images choquantes ont poussé les associations de protection animale à réclamer une interdiction pure et simple de transporter des dauphins par avion.

Femke Den Haas, co-fondatrice de Jakarta Animal Aid Network, estime que les dauphins captifs sont transportés par avion une fois par mois et peuvent passer 40 heures d'affilée dans ces caissons étroits. Pour maintenir leurs corps humides, ils sont enduits de margarine ou de beurre.

"Ils n'utilisent pas d'eau, c'est un transport à sec. C'est plus simple parce que cela pèse moins lourd et le transport est donc moins coûteux pour la compagnie," précise-t-elle.

Les organisations de défense animale espèrent convaincre le gouvernement indonésien d'ordonner la réhabilitation des dauphins exploités dans ces lieux de souffrance pour les remettre en liberté: la plupart d'entre eux ont en effet été capturés illégalement.

➡️ Signez la pétition de Dolphin Project pour fermer les cirques marins ambulants en Indonésie!

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