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pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

C'est Assez !

partenaire du film l'Homme Dauphin

vendredi 5 avril 2019

Découvrir et faire découvrir les cétacés

Par Sandrine Pantel 

La fin de ma mission de bénévolat pour Orca Guardians Iceland approche et le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette expérience que j’espère renouveler un jour est : fantastique. 

Une orque émergeant juste sous mes yeux, près du bateau 
Crédit photo : Sandrine Pantel
J’ai vécu un rêve éveillé pendant trois semaines, ce qui n’a rien d’étonnant au vu de la chance incroyable que nous avons eue lors de nos sorties en bateau. Lorsque l’on part observer les cétacés, aucun jour ne ressemble au jour précédent : la météo change, les paysages sont différents au fil des jours, les espèces rencontrées varient d’un jour à l’autre… 

Une orque femelle nageant près de nous tandis que la neige commençait à tomber
Crédit photo : ©Sandrine Pantel 
Je n’oublierai jamais les journées que nous avons vécues. Nous avons pu observer des cachalots et baleines à bosse, et j’ai même pu entrevoir pendant un instant la silhouette d’un petit rorqual timide nageant tout près du bateau. Nous avons été entourés par des dizaines de dauphins à nez blanc, chassant, jouant, faisant des acrobaties et nageant tout près de nous. Des moments magiques, magnifiés par les paysages enneigés de la péninsule de Snæfellsnes.

Un dauphin à nez blanc devant le mont Kirkjufell - Crédit Photo : Sandrine Pantel 
Mais ce qui me manquera le plus, c’est la voix de nos guides retentissant dans les haut-parleurs : « Excellentes nouvelles, nous avons repéré tout un groupe d’orques juste devant nous ». L’excitation montait en moi à chaque fois et je ne pouvais réprimer un grand sourire dès que je repérais à mon tour les ailerons au loin. 

Les moments que nous avons eu la chance de passer en compagnie des orques ont été bouleversants ! Nous avons vu des petits, énergiques et en pleine santé, nageant et sortant la tête de l’eau juste à côté de leur mère, des groupes de plusieurs dizaines d’individus chassant sous des nuées d’oiseaux puis nageant tranquillement l’un près de l’autre pour se reposer, des orques joueuses battant l’eau de leur nageoire caudale, des orques très curieuses émergeant tout près de notre bateau… Il va sans dire que le moment où une orque est apparue juste sous mes yeux pour voir le bateau de plus près est instantanément devenu l’un des souvenirs inoubliables de mon voyage ! 

Partager quelques instants de la vie d’une famille d’orques 
Crédit photo : Sandrine Pantel
Ce fut un plaisir et, bien souvent, un moment chargé en émotions que d’échanger avec les passagers, dans le cadre de ma mission pour Orca Guardians, après ces rencontres irréelles. La plupart d’entre eux n’avaient jamais vu d’orques, de baleines ou de dauphins en liberté et j’étais parfaitement en mesure de me connecter à leurs impressions et émotions : fascination, émerveillement, joie et excitation. Jeunes et personnes plus âgées, couples avec ou sans enfants : les réactions sont les mêmes lorsque a lieu la rencontre magique avec ces incroyables êtres vivants que sont les cétacés. 

Être témoin de la vie de plusieurs familles d’orques ou admirer des dizaines de dauphins jouant autour du bateau : pour la plupart des passagers, c’était un véritable rêve devenu réalité et avoir la possibilité d’échanger avec eux a, sans aucun doute, rajouté au charme de cette première expérience en tant que bénévole lors de circuits d’observation des cétacés. Leur parler de l’implication de l’association Orca Guardians après de telles expériences était plus que stimulant et beaucoup étaient enthousiasmés d’en savoir plus sur le travail de Marie ainsi que par l’idée d’adopter une orque d’Islande ! 

Rencontre avec une baleine à bosse - Crédit photo : Sandrine Pantel 
Je pense sincèrement que l’Islande est une destination rêvée pour observer les cétacés à l’état sauvage. L’Islande, avec ses orques et autres dauphins qui vous enchantent l’hiver et ses baleines qui vous fascinent pendant l’été.

Je suis bien décidée à revenir et à continuer mon travail de sensibilisation, et je continue, en attendant, à rêver des orques sauvages parcourant les eaux islandaises, en souhaitant de tout mon cœur les voir rester heureuses, libres et en bonne santé. 

Traduction : Sandrine Pantel pour C'est assez ! 

Les dauphins survivants à la chasse aux dauphins gardent des séquelles psychologiques

Par Josh Gabbatiss
23 mars 2019 

« Si vous voyez ce qu'ils font, il ne faut pas un doctorat pour dire que c'est inhumain »

Les scientifiques ont averti des traumatismes causés aux dauphins par les pratiques de chasse cruelles utilisées pour approvisionner le commerce international en mammifères marins destinées aux parcs aquatiques.

Crédit photo : ©Ric O'Barry's Dolphin Project 
De l’avis de nombreux spécialistes, ces créatures marines sont des animaux intelligents, capables de pensées complexes et même de chagrin. Les défenseurs de l'environnement disent qu'il n'y a pas de place pour la capture et l'abattage des dauphins au Japon .

Lors des drives (Chasse aux dauphins) qui se déroulent près de la ville de Taiji, dauphins et petites baleines sont rassemblés en pleine mer à l'aide d'une flotte de bateaux de pêche.


Les chasseurs créent un mur sonore sous-marin en frappant la coque de leurs bateaux avec des marteaux et des tiges de métal, ce qui désorientent les mammifères marins alors qu’ils sont conduits dans la petite baie de Taiji.

Certains des dauphins sont abattus pour leur viande, tandis que d'autres sont capturés vivants pour être vendus à des delphinariums au Japon, en Chine et à une poignée d'autres pays .

Crédit photo : ©Ric O'Barry's Dolphin Project 
Dans une nouvelle étude, une équipe de psychologues, de vétérinaires et de spécialistes exposent les preuves fondées sur des années de données comportementales et physiologiques sur des traumatismes généralisés allant au-delà de l’assassinat des dauphins.

« Le stress et les traumatismes aigus résultant de la poursuite en mer, du déplacement vers le rivage, de la vitesse et de la gestion violente du processus de sélection sont profondément inhumains », a déclaré Courtney Vail, responsable de l'étude chez Lightkeepers Foundation.

Crédit photo : ©Ric O'Barry's Dolphin Project 
Même les individus libérés à la suite de ces chasses ou qui ont pu s’échapper sont susceptibles d'être profondément perturbés, ce qui pourrait mener au désarroi de ces groupes d’animaux hautement sociaux.

Un traumatisme supplémentaire survient lorsque les mères sont séparées de leurs bébés, de même que lorsque de jeunes dauphins qui n’ont plus leurs parents sont relâchés après la chasse car ces derniers n’ont que peu de chances de survivre sans leur mère.

Crédit photo : ©Liz Carter 
« La capture et l’assassinat de leurs proches causent beaucoup de stress chez les dauphins survivants qui ont assisté à cela », déclaré la co-auteure, Philippa Brakes, chargée de recherche à l'association Whale and Dolphin Conservation.
Les chasses aux dauphins de Taiji connues après le succès du documentaire The Cove, primé aux Oscars en 2009, qui montrait des images de dauphins massacrés avec des couteaux et des lances.

Malgré le tollé international qui a suivi la sortie du film, les chasses se sont poursuivies.

Les chiffres officiels montrent que durant la saison de chasse qui s’est terminée fin février, près de 600 dauphins ont été tués et près de 250 ont été gardés pour l’industrie de la captivité.

Crédit photo : ©Ric O'Barry's Dolphin Project 
La Dre Diana Reiss, qui a initialement documenté les cinéastes de The Cove sur cette pratique, effectue des recherches sur l'intelligence des dauphins et leur conscience de soi depuis plus de 40 ans.

Le nouvel article, dont elle est co-auteur, publié dans le "Journal of Applied Animal Welfare Science", soutient l'idée selon laquelle les drives de Taiji, également pratiquées aux Îles Féroé, sont par nature inhumains.

«Cette pratique va à l’encontre des règles du bien-être animal en vigueur dans d’autres pays», a déclaré le Dr Reiss, basé au Hunter College.

Crédit photo : ©Ric O'Barry's Dolphin Project 
Selon Mme Brakes, la discussion sur les traumatismes infligés aux animaux qui ont survécu à ces chasses a été largement absente du débat.
Elle espère que leurs découvertes aideront à mettre fin à ces pratiques cruelles servant à alimenter les aquariums.

Le mois dernier, des activistes australiens et japonais ont lancé une action judiciaire contre la chasse aux dauphins de Taiji, affirmant qu'elles vont à l’encontre des lois nationales sur la cruauté envers les animaux en vigueur au Japon.

Crédit photo : ©Ric O'Barry's Dolphin Project 
Cela intervient après que le Japon ait été condamné fin 2018 par la communauté internationale pour avoir annoncé son intention de se retirer de la Commission baleinière internationale et de reprendre la chasse à la baleine dans ses eaux territoriales.

«Si vous voyez ce qu'ils font, il ne faut pas un doctorat pour dire« c'est inhumain », a déclaré le Dr Reiss. «Les pêcheurs et le gouvernement prétendent que c'est humain, et je ne sais pas comment ils peuvent dire ça.»

Crédit photo : ©Ric O'Barry's Dolphin Project
Traduction : C’est assez !




mercredi 3 avril 2019

L'Iran n’autorisera pas l’installation de delphinariums

Par IFP Editorial Staff
18 mars 2019

Le Département de l’environnement iranien a déclaré qu’il n’approuvait pas l’installation de delphinariums, les animaux ne devant pas être exploités à des fins récréatives.

Crédit photo : ©IFP Editorial Staff 
Hamid Zahrabi, directeur adjoint du ministère de l'Environnement, a déclaré que le gouvernement était opposé à l’ouverture de delphinariums et à l'exploitation d'autres animaux dans les cirques.

«Nous pensons que les centres de loisirs peuvent être construits sans harceler les animaux. Par conséquent, je ne suis pas d'accord avec la construction de delphinariums et nous avons publié une instruction visant à empêcher le développement de ces centres », a déclaré Zahrabi.

Bien que les animaux des delphinariums naissent généralement en captivité et ne soient pas directement prélevés la nature, ils sont dans tous les cas entraînés à subir des pressions pour faire des choses qui ne sont pas naturelles pour eux, a-t-il ajouté.

«Les mesures visant à dresser les animaux dans ces centres ne sont pas acceptables et, selon de nombreux décrets religieux (les fatwas), une telle exploitation des animaux n'est pas autorisée et, dans certains cas, c‘est illégal», a affirmé Zahrabi.

Crédit photo : ©IFP Editorial Staff 
Hamid Zahrabi a également souligné qu'entre 2009 et 2018, treize delphinariums ont été fermés dans 10 pays, principalement en raison des conditions de vie déplorables des mammifères marins, y compris les orques et les dauphins de ces centres.

Les médias ont récemment évoqué le lancement d'un delphinarium dans la ville d'Ahvaz, dans le sud du pays. Les responsables du centre de loisirs chercheraient à utiliser des animaux tels que des otaries, des phoques et des pingouins mais aussi des dauphins.

Traduction : C'est assez !



Golfe de Californie - Il ne reste plus que 10 vaquitas .

Par Center for Biological Diversity
14 mars 2019


Ce marsouin se rapproche dangereusement de l’extinction.

Alors qu’ils étaient près d’une centaine d’individus il y a 4 ans, le déclin de ce petit cétacé s’est accéléré. Alors que l’été dernier 22 individus étaient recensés, il ne resterait plus que 10 vaquitas dans le monde, c’est-ce que vient d’annoncer une équipe de scientifiques le 14 mars dernier

Crédit photo : ©Flip Nicklin / Minden Pictures / National Geographic Creative
Cette espèce est pratiquement assurée de disparaître sans des actions audacieuses et immédiates.

Le vaquita, le cétacé le plus petit et le plus menacé au monde, ne se trouve que dans le nord du golfe de Californie, au Mexique.

Cette nouvelle estimation de la population des vaquitas intervient deux jours à peine après l'annonce du premier décès d’une vaquita en 2019.

Le Comité international pour le rétablissement de la Vaquita (CIRVA) a appelé le président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, à mettre fin à la pêche au filet maillant et à adopter une politique de "tolérance zéro" dans la petite zone encore préservée ou vit le marsouin du Pacifique.

Le comité est une équipe composée d’experts internationaux réunis depuis 1996 pour contribuer aux efforts de rétablissement du vaquita.

Crédit photo : ©NOAA
"L'une des créatures les plus incroyables de la Terre est sur le point de disparaître de la planète pour toujours", a déclaré Sarah Uhlemann, directrice du programme international du Center for Biological Diversity. "Pourtant, le Mexique n'a fait que promettre sur le papier de protéger ces marsouins des filets mortels, sans imposer aucune contrainte dans l’habitat des vaquitas. Le temps est compté pour le président Lopez Obrador pour arrêter toute pêche au filet maillant et sauver le vaquita."

Le marsouin vaquita est confronté à une seule menace : l'enchevêtrement dans des filets maillants illégaux destinés à la pêche à la crevette et diverses espèces de poissons, dont le totoaba, une espèce également en voie de disparition. Les vessies natatoires du Totoaba sont exportées illégalement par les syndicats du crime organisé du Mexique vers la Chine, où elles sont très appréciées pour leurs supposées propriétés médicinales. Les vessies natatoires se vendent 46.000 dollars le kilo au marché noir.

Crédit photo : © Joanna CHIU AFP
"Il ne reste plus qu’un tout petit espoir pour le vaquita", a déclaré Kate O'Connell, consultante en faune et flore marines au sein de l’Animal Welfare Institute. "Le Mexique doit agir avec détermination pour mettre fin à toutes les activités de pêche au filet maillant dans toute la zone où vivent les dernières vaquitas. Si le vaquita n'est pas immédiatement protégé de ces engins de pêche mortels, il disparaîtra sous la présidence de Lopez Obrador."

En 2017, face aux pressions internationales, le Mexique avait interdit l'utilisation de la plupart des filets maillants dans l'aire de répartition du vaquita, mais les mesures de contrôle sont insuffisantes. Par exemple, durant la saison de pêche illégale au totoaba en 2018, près de 400 filets maillants actifs ont été recensés dans une petite partie de l'aire de répartition du vaquita, et des filets maillants se trouvent toujours dans le refuge de ce petit marsouin.

"Si le Mexique ne veut pas être responsable de l’extinction d’une espèce, il doit mettre en place dès maintenant un habitat 100% sans filet maillant", a déclaré Zak Smith, avocat au projet de protection des mammifères marins du Natural Resources Defence Council.

Totoaba - Crédit photo : Ben Cantrell
"Ce qui arrive au vaquita est une honte qui aurait pu être éviter, mais l'administration Obrador ne s'est pas engagée dans un plan de relance solide du vaquita et a déjà manqué les échéances relatives aux engagements de conservation du vaquita."

En dépit du déclin alarmant de cette population de mammifères marins, le comité international a souligné que le vaquita n'est pas encore éteint et que le rétablissement reste possible. Ils ont toujours des petits, et les animaux restants sont en bonne santé, ne montrant aucun signe de maladie ou de malnutrition. La communauté internationale joue un rôle essentiel dans la conservation de la vaquita.

En 2018, un tribunal américain a temporairement interdit l’importation de fruits de mer pêchés avec des filets maillants dans l’habitat des vaquitas. Cette année, les parties de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) et du World Heritage Convention envisagent de prendre des mesures de conservation supplémentaires pour le vaquita et le totoaba.

Traduction : C'est assez ! 


jeudi 28 mars 2019

Observer des cétacés, un privilège

Par Sandrine Pantel 

En tant que bénévole lors de circuits d’observation des cétacés, votre principal souhait est de permettre aux passagers de vivre une expérience hors du commun. Fasciné(e)vous-même par les orques et baleines, vous espérez également être assez chanceux pour croiser à nouveau leur route ! Mais une question se pose : les observer dans la nature vous rendrait-il aussi heureux si leur présence était garantie chaque jour, lors de chaque excursion ? 

Crédit photo : ©Orca Guardians Iceland
Jusqu’à présent, tous nos circuits ont permis de magnifiques rencontres chargées en émotion avec des orques, cachalots et dauphins à nez blanc. Tous nos circuits, à l’exception de deux, et je n’ai alors pas pu m’empêcher d’être désolée pour les passagers. Pour la plupart d’entre eux, il s’agissait d’une première. La tristesse et la déception étaient clairement palpables lorsque nous sommes finalement rentrés au port en ayant uniquement croisé la route de quelques oiseaux. 

Mais cette incertitude est précisément la raison pour laquelle ces rencontres sont des moments uniques et inoubliables. La nature a ses propres lois et sait être imprévisible. Ces animaux sont libres et sauvages et peuvent être, eux aussi, imprévisibles. Ils vivent leur propre vie, ont leurs propres élans et motivations. 

Le bonheur d’une rencontre avec un cachalot - Crédit photo : ©Sandrine Pantel
Si ces expériences étaient garanties à coup sûr, en quoi seraient-elles précieuses ? Il me suffit de me remémorer ma première rencontre avec les orques, l’année dernière : celle-ci a eu lieu à la toute dernière minute, alors que nous rentrions au port et que tout le monde avait perdu espoir ! Je suis persuadée que ce moment ne serait pas devenu aussi spécial si ce groupe d’orques avait croisé notre route 30 minutes ou même une heure seulement après notre départ ! 

Apercevoir le souffle d’une baleine n’est pas toujours garanti !
Crédit photo : ©Sandrine Pantel 
Voilà pourquoi j’aime tellement partager ces expériences avec Marie et son équipe. Nombreux sont les passagers à me demander si nous utilisons des appareils spéciaux ou des systèmes de radars pour localiser les cétacés. Il n’existe pas de tels appareils et, quand bien même, où serait la magie dans tout ça ? Seules de la patience, une observation de tous les instants et une bonne paire de jumelles sont nécessaires, si l’on sait quoi chercher : des souffles et des ailerons à l’horizon. Et lorsqu’ils apparaissent enfin, l’excitation et les émotions ressenties sont alors à leur comble. La sensation est alors celle d’être privilégié(e), de se voir offrir un merveilleux cadeau par la nature elle-même.

Observer une orque : un moment magique et précieux 
Crédit photo ; Sandrine Pantel 
Même sans orques ou baleines, une excursion en bateau au large des côtes islandaises est une expérience en soi, avec ses magnifiques vues et paysages qu’elle que soit la saison. La clé d’une excursion réussie est d’être conscient(e) du caractère imprévisible de la nature. La déception peut tout à fait être au rendez-vous, mais, le jour où vous apercevez une orque, un dauphin ou une baleine pour la première fois de votre vie, vous serez peut-être assez ému(e) pour sentir les larmes vous monter aux yeux, parce qu’il s’agira alors d’une rencontre vraie, naturelle et authentique avec la mer et ses habitants. 

Les paysages des côtes islandaises peuvent aussi vous couper le souffle
Crédit photo : ©Sandrine Pantel 
Je continuerai à profiter de chacune de nos sorties, même celles ne donnant lieu à aucune rencontre, car la nature doit demeurer indomptée. La nature n’est pas un parc d’attractions où chacun obtient immédiatement ce qu’il désire et c’est très bien ainsi. 

Traduction : Sandrine Pantel pour C'est assez ! 




lundi 18 mars 2019

Les orques, des êtres libres

Par Sandrine Pantel 

Cela fait maintenant cinq jours que je suis arrivée à Grundarfjörður et les trois sorties en bateau que nous avons faites jusqu’à présent m’ont d’ores et déjà offert certaines des émotions les plus intenses de ma vie. Elles m’ont également donné la confirmation de quelque chose que je savais déjà, mais dont je suis maintenant sûre : les orques ne peuvent être heureuses que dans la nature et les retenir captives est une des choses les plus cruelles qui soient. 

Crédit photo : ©Orca Guardians Iceland
Nous avons eu la chance incroyable de rencontrer des familles d’orques dès le début de la semaine, le matin et l’après-midi du même jour. Nous les avions observées depuis la côte le jour d’avant, et nous les avons retrouvées au large, d’abord en pleine session de chasse aux harengs, puis continuant leur périple dans les eaux islandaises tout en renforçant leurs liens par des jeux et autres processus de socialisation. Elles sont apparues devant notre bateau, au large de la côte enneigée du glacier Snæfellsjökull, et ont poursuivi leurs activités autour de nous pendant de longues minutes, aucunement dérangées par notre présence. 

Une orque femelle nageant près du bateau - Crédit photo : ©Sandrine Pantel
Une maman orque nageait avec son petit, lui apprenant sans doute à attraper le poisson. Ces groupes d’orques étaient heureux d’être ensemble, cela sautait aux yeux. Ils n’avaient visiblement besoin de rien d’autre, juste d’être ensemble, et libres. Libres d’aller où bon leur semble. 

Une orque femelle et son adorable petit - Crédit photo : Sandrine Pantel
Le jour suivant, les conditions météo ne nous ont pas permis de sortir l’après-midi. Alors, en route pour essayer d’apercevoir les orques depuis la côte, et tant pis pour le vent glacial qui nous fouettait le visage ! Et nous les avons à nouveau aperçues ! Nous avons tout d’abord distingué leurs souffles au loin, avant de voir leurs ailerons dorsaux noirs se mettre à danser à la surface, apparaissant et disparaissant de notre vue au milieu des vagues. Les grands ailerons des mâles étaient les plus visibles, mais ils étaient certainement accompagnés de femelles et peut-être même de petits veaux. Et soudain, une chose incroyable s’est produite, quelque chose auquel nous ne nous attendions absolument pas : l’une d’entre elles a sauté par deux fois hors de l’eau ! Était-ce un signe de joie, était par simple jeu… ? Cette orque était, en tout cas, manifestement heureuse, libre et heureuse d’être libre. Nous n’avons pas eu besoin de lui apprendre des tours en la récompensant avec du poisson, il nous a suffi d’observer et de la voir exprimer ses élans les plus authentiques pour être captivés par sa grâce et sa majesté. 

A la rencontre d'une famille d'orques dans les eaux islandaises 
Crédit photo : ©Sandrine Pantel
Comme tout animal sur Terre, les orques sont faites pour être libres. Les retenir en captivité est cruel et d’une inutilité totale. Les émotions provoquées par les spectacles d’un parc animalier marin ne sont en rien comparables à l’excitation et à l’émerveillement que l’on peut ressentir lorsque l’on est témoin de leurs relations, interactions et comportements à l’état sauvage. 

Une orque saute hors de l'eau sous nos yeux émerveillés
Crédit photo : ©Sandrine Pantel
La fin de la captivité des cétacés est un combat juste et nécessaire et j’espère de tout mon cœur voir un jour l’évolution de ces parcs vers des structures 100 % sans animaux. Les parcs marins n’ont pas besoin de fermer, il leur suffit de s’adapter aux demandes et aux changements de mentalités de nos sociétés en arrêtant d’exploiter des orques et dauphins et en les remplaçant, par exemple, par des animations modernes en 3D. 

Ce combat est loin d’être terminé et je suis persuadée que Orca Guardians Iceland et Láki Tours, association d’étude et de protection des orques d’Islande et compagnie de circuits d’observation des cétacés en Islande, peuvent jouer un rôle crucial dans ce sens : après avoir rencontré des orques en liberté, il est en effet impossible de cautionner leur emprisonnement et leur exploitation. 

Traduction : Sandrine Pantel pour C'est assez ! 


samedi 16 mars 2019

Hyak 2 et Skana - De l'exploitation à l'oubli !

HYAK 2

En avril 1968, un groupe d'environ 7 orques fut capturé au large de Pender Harbour, en Colombie Britannique (Canada). Parmi les individus capturés, se trouvaient un jeune mâle et une femelle adulte. Le jeune mâle, âgé d'environ 2 ans, fut nommé Hyak II, la femelle, que l’on supposait être la mère d’Hyak II fut nommée Natsidalia. 

 Hyak 2 - Crédit photo : ©Blackmoon2101.
Les 2 orques furent vendues au Vancouver Aquarium
Mais Natsidalia est décédée en novembre, avant son transfert
On ignore si Hyak a été transféré avant ou après le décès de Natsidalia. 

A son arrivée à l’aquarium de Vancouver, Hyak fut mis avec Skana, capturée quelques années auparavant et achetée par le Vancouver Aquarium en 1967.
Les 2 orques semblaient bien s’entendre et jouaient souvent ensemble.

A la mort de Skana, en 1980, le Vancouver Aquarium fit l’acquisition de 4 autres orques, mais n’en garda que 2, Bjossa, une femelle, et Finna, un mâle, tandis que les 2 autres furent vendues à d’autres parcs marins. 

Hyak 2, Bjossa et Finna - Crédit photo : ©Valentin666
En 1988, Bjossa eut son premier bébé conçu avec Hyak II. Cependant, le bébé ne survécut qu‘une vingtaine de jours. 
Bjossa tomba de nouveau enceinte d‘Hyak II. K’yosha, son deuxième enfant est en 1991. Il mourut à l‘âge de 3 mois d‘une infection cérébrale, 3 mois durant lesquelles il fut nourrit par intubation car sa mère ne fournissait pas assez de lait.
Bjossa eut un troisième bébé en 1995, un bébé engendré par Finna. Il mourut 3 jours après sa naissance. Mais Hyak est décédé avant la naissance du second bébé de Bjossa des suites d’une pneumonie le 16 février 1991, il était âgé de 25 ans. 

A la mort d’Hyak II, afin de s’assurer que personne ne se souvienne du cétacé, le Vancouver Aquarium fit découper le corps de l’orque et jeta les morceaux dans le détroit de Georgia.

Un morceau du corps d'Hyak 2 rejeté par la mer -Crédit photo :©Stuart Burnside

L’histoire serait restée secrète, mais avec les marées locales, plusieurs morceaux du corps du cétacé ont été ramenés à terre peu de temps après. Dès lors, l'aquarium a été obligé d'admettre qu'il appartenait à Hyak, ce qui a provoqué un tollé général.



SKANA 

Skana fut capturée à Puget Sound, dans l’état de Whashigton avec 14 autres orques le 15 février 1967 par des employés du Seattle Marine Aquarium. Elle n’avait que 6 ans. 

Skana faisait partie du Pod K des orques résidentes du sud
3 de ces orques sont mortes durant la capture, 7 ont été relachées, et 5 dont Skana furent envoyées dans un delphinarium. 

Skana - Crédit photo : ©Murray Newman
Skana fut l’une des premières orques à être capturée pour un parc marin. Elle fut gardée dans un enclos marin dans un port du Yukon avec les quatre autres orques capturées ce jour là durant les 10 jours qui suivirent sa capture. Elle fut ensuite transférée avec ses congénères au Seattle Aquarium. Un mois plus tard, l'aquarium de Vancouver l’acheta pour la somme de 27 000 $. Elle y fut dressée pour participer aux spectacles. 

Skana - Crédit photo : ©Kimmy Vengeance et Ted Griffin
Skana fut la deuxième orque a être détenue à l'aquarium de Vancouver, mais elle a été la première à survivre plus d'une année. 
Un an après sa capture, Hyak II la rejoint. Les 2 orques durent cohabiter dans un bassin minuscule durant de nombreuses années. 

Hyak 2 et Skana - Crédit photo : ©KE Wiley
Skana est décédée le 5 octobre 1980, à l‘âge de 19 ans.

Sa mort est survenue alors que le personnel de l'aquarium la préparait pour son examen médical quotidien, Skana souffrait d’une infection mycosique depuis une quinzaine de jours. Lors de l’autopsie, des lésions étendues à certains muscles, aux poumons et au pancréas ont été découvertes. Selon le Dr Murray Newman, il est fort probable que Skana soit décédée des suites d’un cancer. 

Le corps de Skana fut vendu et transformé en nourriture pour chiens.

Sources : 

Sources photos : 
- http://www.orcahome.de/hyak2.htm
- http://www.orcahome.de/skana.htm

vendredi 15 mars 2019

Le Dolphin Marine Magic à Coffs Harbour met définitivement fin à son programme d’élevage de dauphins.

Par Raffaella Ciccarelli pour 9News 
14 mars 2019

Le Dolphin Marine Magic à Coffs Harbour a annoncé qu’il mettait définitivement fin à son programme d’élevage de dauphins.

Les 5 dauphins détenus actuellement dans cet établissement seront la dernière génération de dauphins captifs en Nouvelle Galles du Sud (Australie)

Crédit photo : ©AAP/Pet Porpoise Pool
Le dernier endroit où l’on détient des dauphins captifs en Nouvelle-Galles-du-Sud a annoncé qu’il mettrait fin à son programme d’élevage de dauphins et qu’ils adopteraient un programme de réhabilitation et de sauvetage.

Le seul autre delphinarium du pays, Sea World sur la Gold Coast, compte plus de 30 animaux dans leurs bassins, ce qui en fait l'un des plus grands au monde.

« Depuis trop longtemps, ces magnifiques créatures font l’objet d’une exploitation cruelle et subissent du harcèlement. La législation interdisait les captures de dauphins à des fins de divertissement » a déclaré Bob Carr, ancien Premier Ministre de Nouvelles-Galles-du-Sud.

« Je suis content de cette décision. J'ai présenté le projet de loi sur la protection des mammifères marins en 1986, alors que j'étais jeune ministre de l’Aménagement du territoire et de l'Environnement.
Sea World sur la Gold Coast doit maintenant faire de même. »

Crédit photo : ©AAP/Pet Porpoise Pool
Les efforts de M. Carr pour mettre fin à la captivité des dauphins ont commencé en 1986, alors qu'il était ministre de l’Aménagement du territoire et de l'Environnement de Nouvelle-Galles-du-Sud. Suite à cette mesure, 3 delphinariums avaient fermé leurs portes en Australie. Toutefois, grâce à une brèche dans la législation permettant l'élevage en captivité, il restait un delphinarium, le Dolphin Marine Magic.
Le directeur général du parc, Terry Goodall, a déclaré qu'il était ravi d’aller dans cette sa nouvelle direction.

« Nous n’avons pas élevé de dauphins depuis quelque temps déjà, mais nous avons finalement décidé que cela ne correspondait plus à notre modèle économique. Nous allons nous réorienter vers un programme d’éducation, de conservation et de sauvetage des mammifères marins », a déclaré Goodall.

« Cela fait cinquante ans que nous effectuons des opérations de sauvetage et de réhabilitation, mais nous l’avons mis en arrière plan, pour ainsi dire. Nous prévoyons de mettre cela au premier plan et d’éduquer le public. »

Crédit photo : ©AAP/Pet Porpoise Pool
Le Dolphin Marine Conservation Park travaille également en étroite collaboration avec des groupes de défense pour le bien-être animal.

« Nous menons un projet avec Action for Dolphins et World Animal Protection sur la viabilité d’un enclos marin, mais il faudra un peu de temps pour dire si cela fonctionnera. En fin de compte, nous devons voir si c’est dans le meilleur intérêt pour les dauphins », a déclaré Goodall.

Sarah Lucas, PDG de Action for Dolphins, a déclaré: « Nous nous félicitons de cette annonce et que les cinq dauphins restants constitueront la dernière génération de dauphins captifs en Nouvelles Galles du Sud.

Depuis plus de 40 ans, le Dolphin Marine Conservation Park est une institution emblématique de Coffs Harbour. Action for Dolphins est ravi de collaborer à la nouvelle direction prise par le parc marin pour explorer la possibilité de créer un sanctuaire marin comme nouvelle résidence possible pour ses dauphins.
Des sanctuaires de dauphins sont en train d'être créés aux États-Unis et en Europe, mais maintenant que l'étude de faisabilité est en cours, celui de Coffs Harbour pourrait être le premier du genre au monde. »

Crédit photo : ©AAP/Pet Porpoise Pool
La nouvelle arrive alors que World Animal Protection lançait cette semaine une pétition contre Sea World, appelant le gouvernement du Queensland à interdire l’élevage de dauphins en captivité dans le parc à thèmes.

« Nous nous félicitons de l'annonce faite aujourd'hui par le Dolphin Marine Conservation Park de ne plus faire de l’élevage de dauphins », a déclaré Ben Pearson, responsable de campagne pour World Animal Protection.

Sea World Gold Coast est maintenant le seul delphinarium en Australie à faire de la reproduction de dauphins en captivité. Cest en décalage total avec les désirs de la communauté et les voix qui s’élèvent mondialement contre la captivité des cétacés pour le divertissement.

Pearson a déclaré que le programme de reproduction de Sea World allait à l’encontre du principe fondamental de la conservation, dans la mesure où les grands dauphins ne sont pas une espèce en danger de disparition.

« Il n’y a rien dans ce domaine qui concerne la conservation », a-t-il déclaré.

Traduction : C'est assez !

mercredi 13 mars 2019

"Little White" et "Little Grey" - Bientôt la liberté !


Par Yang Hui (Shanghai) et Shan Jie (Pékin) 
3 mars 2019

Les bélugas "Little White" et "Little Grey" font leurs adieux à Shanghai avant d'être envoyés en Islande.

Dernier spectacle de Little Grey et Little White - Crédit photo : ©Yang Hui/GT
Jeudi dernier, deux bélugas ont donné leur dernier spectacle au Shanghai Chang Feng Ocean World, avant d’être transférés dans un sanctuaire en Islande.

Après avoir vécu 15 ans à l’aquarium de Shanghai où elles étaient détenues captives, "Little White" et "Little Grey", deux femelles bélugas, seront isolées et mises en quarantaine avant leur retour dans leur habitat naturel en avril.

Des centaines de visiteurs ont assisté au spectacle final des bélugas au Shanghai Chang Feng Ocean World.

De nombreuses personnes du public étaient réticentes à quitter les lieux après le spectacle. Certains d’entre eux avaient acheté des pass annuels pour les cinq ou six années à venir afin d’assister au spectacle des baleines blanches.

Crédit photo : ©Yang Hui/GT
Selon Ocean World, depuis juin 2018, "Little White" et "Little Grey" suivent une formation spéciale afin d’être préparées au prochain voyage et au milieu marin de l'Atlantique Nord.

Elles ont notamment été formées pour être à l’aise et se familiariser avec le matériel qui sera utilisé pour leur transport. Elles ont également appris à nager plus rapidement afin qu’elles puissent s’adapter aux courants et aux vagues de leur nouvel habitat.

Durant cette période, les employés ont également ajusté le régime alimentaire des 2 cétacés en leur donnant plus de harengs et de capelans. Après quelques mois, chacune d’entre elles a pris environ 90 kilos. 

Cette nouvelle graisse les aidera à se protéger contre l’eau froide d’Islande, a déclaré un employé au Global Times.

Crédit photo : ©Yang Hui/GT
Chaque béluga a sa personnalité propre. Selon le parc, "Little White" est plus timide, elle a aussi une relation plus intime avec les dresseurs, alors que "Little Grey" a une nature plus enjouée, elle est plus curieuse.

En avril prochain, les 2 bélugas seront envoyés en Islande, à 9000 km de Shangai, à bord d’un Boeing 747-400ERF exploité par Cargolux. Leurs photos et leurs noms ont été peints sur l’appareil. Le voyage durera 30 heures.

Crédit photo : ©Sea Life Trust 
Leur nouvelle maison est le premier sanctuaire au monde en eau libre créé par Sea Life Trust pour des bélugas. . "Little White" et "Little Grey" seront les premiers résidents de ce sanctuaire.

Traduction : C'est assez !