Bienvenue

Sur le site de l'association C'est Assez !

Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

STOP

aux massacres de cétacés dans le monde !

samedi 24 juin 2017

Baleines: le Japon entend reprendre la chasse à des fins commerciales

Accusant le Japon de gâcher l'argent des contribuables, des groupes d'opposants rejettent la décision d'entreprendre plus de programmes scientifiques de pêche à la baleine.

Article original de la WDC, traduction: Margaux Halet pour C'est Assez!

Baleine morte sur un baleinier japonais. ©️WDC / M.Votier
Le gouvernement japonais a ratifié un projet de loi sur la reprise de la chasse à la baleine à des fins commerciales, et ce malgré une opposition internationale mais également malgré les contestations de groupes environnementaux japonais.

Actuellement, le Japon contourne l'interdiction internationale de la pêche à la baleine à des fins commerciales grâce aux failles dans les réglementations qui autorisent la mise à mort de baleines pour des raisons scientifiques. Le Japon concentre ces soi-disant chasses « scientifiques » dans l'océan Antarctique et l'océan Pacifique ; la majorité de la viande est ensuite vendue.

Financé par le budget national japonais, le nouveau projet de loi inclura des programmes de pêche scientifique de baleines malgré le fait que la demande en viande de baleine ait drastiquement baissé au Japon et que le gouvernement doive maintenant en subventionner l'industrie.

Le nouveau projet de loi a été ratifié sans aucun débat au Parlement Japonais, ou presque, et permettra de financer pendant plusieurs années la chasse aux baleines à but scientifique, la construction d'un nouveau « baleinier principal » afin de continuer les recherches, renforcera les contrôles d'immigration des activistes étrangers au mépris de l’opinion internationale.

Un communiqué émis par une douzaine de groupes d'opposants japonais à la chasse à la baleine met en lumière deux problèmes majeurs du projet de loi :

Le premier est que la reprise de la chasse à la baleine à des fins commerciales, une volonté explicitement inscrite dans les objectifs du projet de loi, ne profite en rien au Japon. Même si le pays continue de mener des pêches scientifiques à la baleine, le Japon, en tant que nation, ne peut obtenir le consentement de la communauté internationale : il lui est impossible de s'assurer les trois-quart des voix à la Commission Baleinière Internationale nécessaires pour que la reprise de la chasse soit acceptée.

Le second problème majeur vient du fait que l'aspect scientifique du programme de chasse à la baleine est sérieusement remis en question au niveau international.

Le communiqué ajoute : « A l'origine, la chasse à la baleine à des fins scientifiques devait s'autofinancer grâce à la vente de la viande des baleines tuées. Cependant, à cause du déclin de la consommation de cette viande au Japon, le coût élevé de ces recherches ne pouvait plus être financé, en conséquence, l'Institut japonais de recherche sur les cétacés est devenu insolvable. Il est clair, si l'on tient compte de la demande actuellement faible en viande de baleine, que l'industrie baleinière n'est pas économiquement viable. Les chasses scientifiques à la baleine en Antarctique ne sont possibles que grâce d'importantes injections d'argent public.

A première vue, les « recherches scientifiques » semblent être une contribution positive aux recherches internationales, sauf que le programme de recherche est fondé sur la capture et la mort des baleines. La Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine a été conclue il y a 70 ans. Le milieu de la chasse à la baleine a changé depuis, et de nouvelles technologies permettent la poursuite de recherches scientifiques sans avoir à abattre les animaux. »

La chasse à la baleine au Japon a été vivement critiquée par les experts de la Commission Baleinière Internationale (l'organisation qui régule la chasse à la baleine), par la Cour de justice internationale, par le Parlement Européen et par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), l'organisation mondiale pour la conservation de la nature.

Le communiqué conclut :
« La nouvelle loi fait fi des controverses qui entourent les opérations, tente de faire taire les critiques, et n'a pour autre but que de continuer la pêche scientifique à la baleine, quel qu’en soit le prix – que ce soit par rapport aux baleines, à la réputation internationale du Japon ou aux contribuables japonais.

Par conséquent, une fois le projet de loi passé, l'argent de nos impôts sera gaspillé dans ces programmes chaque année, ébranlant également les relations avec nos nations amies et dégradant notre réputation internationale. Actuellement, les Agences de pêche s'approprient chaque année 5 milliards de yens pour financer la pêche à la baleine à des fins scientifiques. Ce montant dépasse les 4,6 milliards de yens réservés au financement de l'industrie de la pêche côtière japonaise toute entière. A partir de maintenant, davantage de fonds publics seront investis et le développement de l'industrie de la pêche, mais également toutes les autres formes de pêche, en souffriront. Cela n'étant en aucune façon lié aux intérêts nationaux du Japon, nous continuerons donc à nous opposer à cette législation. »

LIRE AUSSI:





vendredi 23 juin 2017

Vers la fin programmée des delphinariums (Le Figaro)

Article du journal Le Figaro, publié le 19 juin 2017

Spectacle de dauphins au Marineland d'Antibes. 
ENQUÊTE - Un arrêté interdit désormais la reproduction des animaux en captivité. Cette mesure, signée par Ségolène Royal, ex-ministre de l'Environnement, entraînera de facto la disparition des zoos aquatiques.
Les noms qu'ils portent - Tux, Lotty, Sharky, Malou, Rocky, Dam… - désolent les associations de défense des animaux. Ces appellations incarnent, en effet, le sort qui est réservé à des centaines de dauphins et orques à travers le monde. Loin du grand large, ces mammifères marins sont parqués dans des bassins, sous la férule de l'homme. Au nombre d'une trentaine en France, la plupart n'ont d'ailleurs jamais connu la liberté. Nés en captivité, ils ne devraient connaître que les parois de leur bassin.
Mais cette vie va cesser. Avant de quitter le ministère de l'Environnement, Ségolène Royal a donc sorti de son chapeau un texte qui a pris de court tout le monde. Après des mois de travail ponctués de réunions, parcs animaliers et associations s'étaient entendus sur une amélioration significative du sort de ces mammifères, qui dépendait d'une ancienne réglementation de 1981. Or, l'ex-ministre est allée plus loin en ajoutant au dernier moment une ligne au document. 
Ces quelques mots ont foudroyé les responsables des delphinariums car ils annoncent tout simplement la fin de ces établissements. « La reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus est désormais interdite. Ainsi, seuls les orques et les dauphins actuellement régulièrement détenus peuvent continuer à l’être, sans ouvrir à de nouvelles naissances », est-il écrit dans cet arrêté publié le 6 mai dernier.

Des petits arrachés aux mères

Les associations elles-mêmes n’avaient pas envisagées pareille avancée. 
« D’ailleurs les nouvelles dispositions tardaient à sortir et on se disait même que le dernier quinquennat allait s’achever sans aucun progrès dans ce domaine » relate Christine Grandjean, de l’association C’est assez !, cheville ouvrière du combat contre la captivité de ces animaux. Quand l’arrêté est sorti, ce fut donc aussi la stupéfaction. Et la joie aussi.

Ainsi cet arrêté signe la mort des 3 delphinariums du pays. Une fois que les animaux disparaitront, il en sera fini de ces lieux, le texte prohibant l’importation et la reproduction. Pour Christine Grandjean, cette issue est la meilleure qui soit tant le sort de ces espèces y est terrible. La captivité est en soi, selon elle, un acte de maltraitance à laquelle s’ajoute kyrielle de mesures qui mettent en péril le bien-être et la vie des mammifères. Ainsi, le chlore utilisé dans les bassins abîme leurs yeux, l’échouage - clou des représentations - comprime les poumons, la musique assourdissante plonge les cétacés à l’ouïe particulièrement fine dans un monde cacophonique. En l’absence de végétation couvrant les bassins, le soleil brûle les peaux, le sort des petits arrachés au mère crée un terrible traumatisme au sein de ces communautés animales qui ont le sens de la famille.

Ce nouvel arrêté, qui aménage la vie de ces structures jusqu’à leur fermeture, tient compte de la plupart de ces griefs. De nouvelles règles sont à respecter. Outre des bassins plus grands et plus profonds, ces dernières prescrivent la fin de l’échouage, du toucher des animaux par le public, de l’usage du chlore et l’obligation de zones d’ombres. 
Les responsables des centres aquatiques apparaissent aujourd’hui comme des bourreaux auprès d’une partie de l’opinion publique. Avec courage, Jon Kershaw accepte de défendre son centre, Marineland, à Antibes, le plus grand parc marin européen avec ses 11 dauphins et ses 4 orques. En ce mercredi après midi, un spectacle pédagogique a lieu dans l’un des bassins. Deux dauphins qui jonglent avec des quilles répondent aux gestes de Deborah, soigneur animalier. Séparés par un muret, des enfants ont revêtus une combinaison pour être dans l’eau avec eux. 

Dans un bassin voisin, sur fond de musique grandiloquente avec des écrans géants qui retransmettent les images, c’est le show des orques. Ces animaux stupéfiants font sauts et cabrioles, traversent en un instant leur bassins sous les applaudissements des spectateurs.

Jon Kershaw, cet anglais de 63 ans devenu directeur zoologique, est fier de son centre, qui appartient au groupe espagnol Parques Reunidos, spécialisé dans les parcs animaliers et de loisirs. Ces 25 hectares bien entretenus sont l’aboutissement de dizaines d’années d’expérience, ponctués de tâtonnements et même d’erreurs. « J’ai commencé dans les années 70, et toutes les conneries, en fait, je les ai faites, admet-il. Mais il y a plus de 40 ans, on ne connaissait rien de ces animaux. J’ai commencé en Angleterre, pays pionnier qui ouvrait les premiers parcs. »

Cette période était l’âge de pierre pour les mammifères confinés, dit-il, « dans des flaques », où l’on parlait de « dresseur et non de soigneur animalier », où les montreurs d’animaux faisaient même des spectacles ambulants avec les dauphins. « Pour obtenir obéissance, c’était l’époque aussi où l’on faisait miroiter le seau de poissons », ajoute-t-il. Au fil des ans, la littérature vétérinaire sur ces mammifères s’est étoffée et les psychologues ont fait leur entrée dans les zoos aquatiques.

Aujourd’hui, ce directeur zoologique réfute toute forme de maltraitance. « On n'intube pas nos dauphins, comme on le dit, pour les hydrater, on ne les affame pas pour les contraindre à obéir* », assène-t-il encore en poursuivant : « On nous a même accusés de peindre nos cétacés pour dissimuler des plaies ! On peut être opposé à la captivité, mais on ne peut pas dire n’importe quoi. » Pour Deborah, jeune femme de 26 ans aux grands yeux bleus, cette période est aujourd’hui difficile à vivre. Devenir soigneur animalier était son rêve. Mais en ville, elle tait désormais son activité. A ce stade, les centres aquatiques n’ont pas l’intention de disparaître sans tenter de se battre, peut-être devant les tribunaux. Sollicité par Le Figaro, l’avocat de Marineland n’a pas souhaité s’exprimer sur un éventuel recours contre l’arrêté. Mais les responsables de la protection animale le redoute. Président de l’Association Française des Parcs Zoologique, Rodolphe Delord, par ailleurs responsable du parc animalier de Beauval, est décidé à défendre sa profession. « Les zoos, en France, c’est 20 millions de visiteurs dont 1 million pour Antibes. Outre ce poids économique important, ces structures favorisent la sensibilisation du public à l’égard d’espèces parfois menacées », explique-t-il en ajoutant : « Il y a longtemps qu’il n’y a plus de captures en milieu naturel et tout se passe désormais par le biais d’un programme d’élevage en Europe où l’on dénombre 280 dauphins. » Pour Jon Kershaw « ses » mammifères sont, selon lui, les ambassadeurs de leurs congénères sauvages. S’ils disparaissent un jour de notre vue, on les défendra moins », met-il en garde. Aujourd’hui, ces cétacés ne sont pas globalement menacés même si certaines communautés sont inquiètes de l’emprise de l’homme sur les océans.

Condamnés en quelques sortes à jouer

Reste une question : ces animaux sont-ils heureux? Les chercheurs ne se risquent pas à une réponse tranchée. Directeur de recherche au CNRS du centre d’études biologiques de Chizé (Deux-Sèvres), Christophe Guinet met surtout en avant l’obligation de combattre l’ennui de ces animaux, qui est, dit-il, « la pire des choses ». En remplacement du grand large où ils parcourent chaque jour des kilomètres, le dauphin et l’orque doivent être sollicités en permanence. 
Condamnés en quelques sortes à jouer. Les spectacles qui pourraient passer pour shows navrants participent ainsi à leur bonne santé mentale. Même en dehors des représentations devant le public, l’animal doit-être occupé. « Il faut inventer des jeux, les surprendre », relate Deborah. Mais ce qui inquiète aujourd’hui le chercheur qui a étudié ces espèces est l’interdiction de reproduction imposée par le nouvel arrêté. « Il n’existe pas de contraceptif naturel et le seul moyen de respecter la règle est d’imposer une séparation, ce qui peut générer un stress chez ces animaux éminemment sociaux. »

Cette évolution vers la fin des delphinariums ne doit rien au hasard. « On est dans la continuité d’un phénomène constaté depuis une dizaine d’années. Mise à part la Chine, qui ouvre des zoos aquatiques, on met un terme à ces centres à travers le monde », relate Florence Gaunet, chargée de recherche en éthologie cognitive au laboratoire de psychologie cognitive au CNRS Aix-Marseille Université. Multifactorielles, selon elle, ces fermetures sont notamment liées à l’action offensive des associations militantes qui abreuvent l’opinion publique d’informations via les réseaux sociaux. Les documentaires tels que Blackfish qui militent contre la captivité, les dresseurs repentis qui témoignent, les images chocs, les vraies comme les fausses allégations circulent en boucle sur la Toile. « Et on en sait aussi beaucoup plus sur ces espèces dont les relations sociales sont complexes, les capacités de navigation élaborées témoignent d’une intelligence », assure cette spécialiste, en ajoutant : « Toutes ces données ont forcément fait évoluer notre regard sur les mammifères. »


Mais pour les associations, il ne faut pas attendre l’extinction de ces spécimens en captivité pour tirer le rideau des delphinariums. « Un projet est en cours pour tenter de créer en France une baie de réhabilitation afin d’accueillir ces animaux», indique Christine Grandjean. Incapables de retourner en milieu naturel, ces cétacés pourraient ainsi finir leurs jours en semi-captivité. Comme d’autres, la responsable de C’est assez ! rêve d’un lieu où ces dauphins et orques seraient enfin débarrassés de leurs prénoms.

* NOTE de C'est Assez! 
Les dauphins de Marineland, comme tous les dauphins captifs, ne peuvent s'hydrater correctement grâce à leur nourriture à cause de la congélation du poisson. Les delphinariums pallient ce manque en leur donnant des cubes de gélatine et en les intubant régulièrement, comme l'atteste une vidéo faite par une militante l'année dernière. Ces captures montrent le matériel utilisé pour intuber les dauphins. 




LIRE AUSSI


PÉTITION À SIGNER POUR LE MAINTIEN DE L'ARRÊTÉ: CLIQUEZ ICI

mercredi 24 mai 2017

La fronde des delphinariums, menacés de disparition (Le Monde)

Les trois parcs français cherchent comment dénoncer l’arrêté de Ségolène Royal qui interdit la reproduction des dauphins et des orques en captivité.

Article de Audrey Garric pour Le Monde


Salto arrière, révérences et plongeons synchronisés. Pendant vingt minutes, Galeo, Peos, Amtan et les autres enchaînent les pirouettes sous les yeux ébahis d’un public conquis. Les huit dauphins de la «cité marine» sont l’une des attractions phares du parc zoologique Planète sauvage, à Port-Saint-Père, près de Nantes (Loire-Atlantique), qui compte 1 000 animaux et accueille 280 000 visiteurs par an depuis 2009.

Dans les bassins, les mammifères conduisent leurs soigneurs par leurs nageoires dorsales, avant de les élever au-dessus de la surface de l’eau, sous des applaudissements nourris. La musique rythmée laisse alors place à un message d’une tonalité bien plus politique : « Une pétition circule dans les gradins. Elle dénonce un arrêté qui va à l’encontre du bien-être des dauphins que vous venez de voir. »

Pétitions

Le texte incriminé est celui signé par l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, le 6 mai, à la veille du second tour de l’élection présidentielle. Au tout dernier moment, sans en informer les associations de protection animale ni les professionnels du secteur avec lesquels elle travaillait depuis vingt-deux mois, elle a glissé dans le nouvel arrêté un changement majeur : l’interdiction de la captivité des dauphins et des orques à l’exception de ceux actuellement détenus sur le territoire – ce qui implique de mettre un terme à la reproduction de ces cétacés – et des échanges avec d’autres bassins. Ce qui signifie, à terme, l’arrêt des delphinariums dans le pays.

La disposition a déclenché une tempête dans les trois parcs de l’Hexagone concernés, qui accueillent vingt-six grands dauphins et quatre orques : le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le plus grand d’Europe avec un million de visiteurs par an, le parc Astérix (Oise) et Planète sauvage. Depuis, ils mènent la fronde. Pendant que leurs avocats réfléchissent au moyen de dénoncer l’arrêté, les établissements, « choqués » et « très en colère », mobilisent leur public. Deux pétitions de soutien ont été signées par 9 500 personnes.

A la fin du spectacle de Planète sauvage, Emilie, 33 ans, et Maëla, 26 ans, paraphent sans hésiter, car « ça se voit que les animaux s’éclatent, qu’il y a une belle complicité avec les soigneurs ». Seul Philippe, un transporteur routier de 56 ans, se dit que les cétacés « seraient mieux dans leur milieu naturel ». « C’est comme si on nous mettait dans une cage », compare-t-il, avant d’ajouter qu’ils « n’ont pas l’air malheureux. »

« Les bassins vont devenir une prison »

S’il se porte « garant du bien-être » de ses dauphins, le responsable scientifique du parc, Martin Boye, juge en revanche que l’arrêt de la reproduction va « leur porter préjudice ». « On leur retire une partie de leur répertoire naturel, une forme de stimulation », explique-t-il, car « il y a beaucoup de comportements sexuels entre dauphins ».

« Cet arrêté attaque les animaux au lieu de les protéger. Les bassins vont devenir une prison, et les soigneurs des matons », abonde Jon Kershaw, le directeur zoologique de Marineland, le seul à détenir des épaulards, en plus de ses onze grands dauphins. Comment éviter leur accouplement ? Les parcs marins ne le savent pas encore. Hors de question de les castrer, car l’anesthésie générale serait trop risquée. Restent la contraception et la constitution de groupes séparés de mâles et de femelles, « ce qui n’est pas raisonnable pour leur vie sociale », juge-t-il.

Le nouvel arrêté, qui abroge une législation de 1981 devenue obsolète, prévoit de nombreuses autres mesures que les delphinariums devront adopter : une augmentation de la taille et de la profondeur des bassins, des enrichissements (courants, vagues, cascades…) et la présence de zones d’ombre, l’interdiction du chlore, ainsi que la fin de l’échouage des animaux pour les spectacles et des contacts directs entre le public et les cétacés – une activité lucrative.

Les parcs vivement critiqués

« A l’origine, l’arrêté était de très haut niveau, et nous permettait d’améliorer notre image. Jusqu’à ce que Ségolène Royal décide, seule, de tout remettre en cause avec l’interdiction de la reproduction. Là, ce n’est plus acceptable », s’insurge Jon Kershaw. Pour Marineland, la survie s’avère des plus précaires du fait de sa spécialisation dans les cétacés.
Mais les parcs font également face à des critiques toujours plus vives. Alors, les soigneurs expliquent leur travail, dans des termes choisis. Ils ne « dressent » pas les animaux pour des « spectacles », mais « renforcent » leurs « pensionnaires » lors de « présentations ».

« On utilise une sensation agréable pour guider l’animal et lui apprendre à renouveler le comportement que l’on attend », explique Candice, 31 ans, l’une des dix soigneuses de Planète sauvage, vêtue de sa combinaison noire. Si le dauphin a réussi l’un des 150 à 200 comportements enseignés, un coup de sifflet indique que le soigneur est satisfait.

Arrive ensuite la récompense : du poisson, des glaçons, des jouets ou des caresses, « selon ce qu’ils aiment ». Mais quoi qu’il arrive, assure-t-elle, l’animal a toujours sa ration de harengs, de merlans ou de sardines : « On ne les affame pas, il n’y a pas de contrainte. Les dauphins qui ne veulent pas s’entraîner, on les laisse tranquilles. » La jeune femme vit son métier comme une « passion » : « On aime nos animaux, on fait tout pour eux. »

Appel d’Hulot à « en finir avec les delphinariums »

Si Christine Grandjean, la présidente de C’est assez !, une ONG spécialisée dans la lutte pour la fin de la captivité des cétacés, ne doute pas de cet attachement, elle déplore en revanche que les parcs « récupèrent l’argument du bien-être des dauphins ». « On les fait se reproduire avec des partenaires non choisis, puis on les sépare de leur progéniture pour la mettre dans un autre parc afin d’éviter la consanguinité, rétorque-t-elle. Dans la nature, les animaux peuvent bouger d’un groupe à l’autre, mais c’est leur choix. »

A ses yeux, l’argument de la pédagogie et de la conservation avancé par les parcs ne tient pas, car l’espèce Tursiops truncatus n’est pas menacée. « Tout ça pour faire perdurer une industrie, c’est indécent. »

Dans ce débat, les delphinariums avancent que les dauphins vivent en moyenne trente ans en bassin en Europe et aux Etats-Unis, soit plus longtemps que dans la nature. Les ONG, de leur côté, ont calculé que sept dauphins sont morts depuis janvier 2015 en France et que l’âge moyen de décès, depuis la création des delphinariums hexagonaux, était de 14 ans.


C’est assez !, qui a aussi lancé une pétition – forte de 20 000 signatures – pour défendre l’arrêté, appelle la France à fermer ses parcs, comme l’avait fait le Royaume-Uni dans les années 1990, et à « rendre leur liberté aux cétacés dans des sanctuaires marins ». « Cette vision romantique ne fonctionnera pas », balaie Martin Boye. Voici un dossier brûlant de plus sur le bureau déjà chargé du nouveau ministre de la transition écologique et solidaire. Le 20 avril, avant sa nomination, Nicolas Hulot avait écrit sur Twitter : « Notre civilisation ne devrait plus tolérer la captivité des dauphins. Il est temps d’en finir avec les delphinariums. »



lundi 8 mai 2017

La captivité de dauphins et d'orques sera à terme interdite en France (Le Monde)


Un arrêté publié contre toute attente samedi au « Journal officiel » interdit la reproduction des orques et des dauphins détenus en France.

Article d'Audrey Garric publié le 06 mai 2017 sur le site du journal Le Monde. 


Avis de tempête sur les delphinariums. L’arrêté interministériel sur « les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés » a été publié au Journal officiel samedi 6 mai avec un changement majeur : la reproduction des orques et des dauphins détenus en France est désormais interdite, de même que les échanges avec d’autres bassins. Ce qui signifie, à terme, l’arrêt de la captivité de ces animaux dans le pays.

Cette disposition a été glissée dans l’arrêté au tout dernier moment, à la veille de l’élection présidentielle, par la ministre de l’environnement. Ségolène Royal n’avait pas averti les associations de protection animale et surtout les professionnels du secteur, qui se disent « stupéfaits » et « en colère ».

Le texte, qui abroge une législation datant de 1981, devenue obsolète, était en effet en discussion depuis vingt mois entre le gouvernement, les delphinariums, des ONG et le Muséum national d’histoire naturelle. Il impose aux parcs abritant des orques et des dauphins des normes plus draconiennes afin de « garantir leur bien-être » et prévoyait la fin de la reproduction des orques – au nombre de quatre, dans le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) –, mais pas celle de la trentaine de grands dauphins. Or ils constituent l’attraction phare du Marineland ainsi que du parc Astérix (Oise), de Planète sauvage (Loire-Atlantique) et du Moorea Dolphin Center (Polynésie française).

« Victoire inespérée »

Dans un communiqué de presse publié mercredi, dans lequel elle annonçait avoir signé l’arrêté, après des mois de blocage, la ministre ne mentionnait pas avoir interdit la reproduction des dauphins. Elle disait, au contraire, que cette dernière serait « étroitement contrôlée » par un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive, et seulement « si la configuration et la taille des bassins le permettent ».
« C’est une victoire inespérée, une avancée majeure qui va éviter la construction de nouveaux bassins à court terme et la fin de la captivité des animaux à moyen terme », se réjouit Christine Grandjean, présidente de l’association C’est assez !. « Ségolène Royal n’a pas été constante quant à la protection animale. Mais sur ce cas précis, elle a fait preuve de courage et a contribué à améliorer les conditions de vie des animaux », abonde Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation Brigitte-Bardot.

« Les parcs feront le strict minimum »

Du côté des professionnels, la pilule est dure à avaler. Les quatre parcs concernés avaient en effet accepté de réaliser des investissements dans leurs bassins, à la condition de pouvoir faire reproduire leurs dauphins et donc de voir leur activité  perdurer. « Nous ne comprenons pas cette décision, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation, s’insurge Rodolphe Delord, président de l’Association française des parcs zoologiques et directeur du zoo de Beauval (Loir-et-Cher), qui a participé à l’élaboration du texte. On avait obtenu un arrêté de très haut niveau avec des avancées. Mais l’interdiction de la reproduction va à l’encontre du bien-être animal car ces animaux sont faits pour se reproduire. Et vous imaginez dans quel état se trouve le personnel qui travaille avec eux ? »

Les parcs feront le strict minimum sur l’amélioration de leurs bassins. On ne peut pas leur demander à la fois de faire des travaux, des investissements importants, et à la fois d’arrêter leur activité », poursuit-il, disant « réfléchir à attaquer l’arrêté ». Mercredi, au moment de la signature du texte, il avait estimé le coût des investissements à entre 10 millions et 20 millions d’euros par parc, et assuré que les établissements « se plier[aie]nt aux exigences de l’arrêté » pour « le bien-être animal » mais également pour redorer leur image, à l’heure où les critiques de l’exploitation animale se font toujours plus vives.

Augmentation de la taille des bassins

L’arrêté, dans ses trente-trois articles, prévoit, plus largement, de nombreuses dispositions pour améliorer les conditions de détention des cétacés. Dans un délai de trois ans, les parcs devront augmenter la taille des bassins, pour atteindre une surface minimale de 3 500 m2 pour les orques, et de 2 000 m2 pour les dauphins, contre 800 m2 pour l’ensemble des cétacés dans la législation de 1981. Quant à la profondeur, elle doit au moins atteindre, sur « la moitié de la superficie totale », 11 m pour la première espèce et 6 m pour la seconde.
Parmi les autres évolutions, les delphinariums devront prévoir des « enrichissements des bassins » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux », des zones d’ombre, et ne plus utiliser de chlore. La nouvelle réglementation interdit également, dans un délai de six mois, l’échouage des animaux pour les spectacles, les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux « pouvant entraîner du stress pour les animaux » et les contacts directs entre le public et les cétacés. Il ne sera donc plus possible de nager avec les dauphins, une activité lucrative pour les parcs marins.

Article original: ICI

mercredi 3 mai 2017

Unprecedented Campaign Against Cetacean Captivity In The Paris Metro

On May 2nd 2017, French NGO C'est Assez ! launched a new awareness campaign that had never been done in France before. More than 270 large posters showing a dolphin and a killer whale in a bathtub can be seen in the corridors of the Parisian subway. 



The posters display catchphrases meaning: "It's just a temporary entertainment for you. It's a lifetime of slavery for them. Let's change our perceptions of dolphinaria."
This thought-provoking campaign aims at raising awareness and making people change their minds about dolphinaria. Indeed every year, many people visit marine parks like Marineland, Planète Sauvage or Parc Astérix. 
These people want to have a good time with their family or friends. They buy a ticket for a dolphin show because they are deeply fascinated by these animals and genuinely love them. However most of them are unaware of the pain and suffering endured by captive cetaceans.

We must stop lying to our kids. We need to explain why dolphins and killer whales suffer in captivity. Dolphins may seem to be always smiling but that does not mean they are happy. No tank, as large or deep as it may be, will ever replace the ocean for these sentient beings that can swim long distances, have complex social structures and strong bonds in the wild

From January 2015 to October 2016, 9 cetaceans – 2 killer whales, 6 dolphins (and one stillborn calf) died in the three French marine parks. Despite daily care and monitoring the mortality rate is higher in captivity than in the wild.


That is the reason why C'est Assez ! hopes this campaign will encourage people to get informed about the impacts of captivity on cetaceans. As summer is coming, we want the public to think twice before visiting one of these parks, and before buying a ticket for a dolphin show.  

Let's change our perceptions of dolphinaria!


mardi 2 mai 2017

Campagne d'affichage inédite : Changeons notre regard sur les delphinariums!


Le 2 mai, l'association C'est Assez! a lancé une campagne de sensibilisation inédite en France. Plus de 270 affiches choc montrant un dauphin et une orque dans une baignoire seront placardées dans les couloirs du métro parisien pendant une semaine.

Campagne inédite d'affichage dans le métro parisien, visible du 2 au 8 mai inclus.
Cette campagne a pour but d'interpeller les usagers du métro et de les faire réfléchir sur les delphinariums afin qu'il changent «leur regard » sur ces lieux de divertissement. En effet, les parcs tels que Marineland, le Parc Astérix ou Planète Sauvage attirent de nombreux visiteurs qui souhaitent passer un bon moment en famille ou entre amis. Tous ces visiteurs viennent voir les dauphins car ils les aiment sincèrement. S’ils n’imaginent pas l’envers du décor, les parcs eux sont tout à fait au courant de la souffrance et de la mortalité engendrées par la captivité.

Nous ne devons pas mentir aux enfants en leur faisant croire que le dauphin parce qu’il effectue des cabrioles et autres clowneries contre du poisson mort et qu’il a toujours l’air de sourire est heureux .
C’est pourquoi à l'approche des longs week-ends et de l'été, C'est Assez! souhaite amener les gens à se renseigner sur les effets de la captivité sur les cétacés.

Les dauphins et les orques considérés par les scientifiques comme faisant partie des êtres les plus intelligents de la planète, sont des animaux très sociaux, aux relations complexes. On parle même de «cultures», de dialectes spécifiques transmis de génération en génération. Ces êtres aux capacités exceptionnelles sont de grands voyageurs (plus de 100 km par jour) parfaitement adaptés au monde marin par des millions d’années d’évolution. S’il est vrai que dans certains zoos ,les grands mammifères terrestres ont une espérance de vie plus longue en captivité que dans la nature,il n’en va pas de même pour les cétacés qui meurent prématurément et cela malgré l’attention et les soins quotidiens, une nourriture régulière et l’absence des dangers inhérents à la vie sauvage (collisions, prédateurs, filets, pollution…)

Ces décès sont directement imputables à la captivité: maladies rénales, (problème d’hydratation), maladies dues au chlore (poumons, peaux, yeux), stress, ulcères, usure des dents jusqu’à la pulpe...

Entre janvier 2015 et octobre 2016, dans les parcs métropolitains, 9 cétacés sont décédés à des âges très précoces (2 orques, 6 dauphins et un mort-né) sur une trentaine d’individus.

Aucun delphinarium, quelles que soient sa taille et sa profondeur, ne pourra jamais permettre à un cétacé d’exprimer ses comportements physiques et ses besoins psychologiques, et les acrobaties demandées lors des spectacles peuvent leur causer des souffrances (échouages sur les bords de béton,propulsion en arrière sur la caudale,remorquage par l’aileron..). Ils ne peuvent choisir les individus avec lesquels ils vivent, subissent stress et séparations... et s’ennuient à mourir...

Derrière la rhétorique commerciale des parcs marins se cache une vraie souffrance.

Changeons notre regard sur les delphinariums!




dimanche 9 avril 2017

Observer Des Cétacés En Liberté: Qui Contacter?


Aujourd'hui les études scientifiques ont largement démontré que les cétacés, êtres sensibles et intelligents ne supportent pas la captivité.

Seule l'immensité des mers et des océans répond à leurs besoins physiques et psychologiques : se déplacer en groupe, chasser, interagir avec les membres de son clan, nager des dizaines de kilomètres par jour et sauter... quand bon leur semble.

Si vous souhaitez vraiment voir des dauphins, faites un choix éthique et moral : préférez une sortie en mer à la place d'une entrée en delphinarium.
Les observer dans leur milieu naturel vous offrira un spectacle inoubliable, bien loin de l'image faussée du dauphin complice avec son dresseur.

Nous avons la chance d'habiter un pays qui comprend des centaines de kilomètres de littoral où les sorties en mer peuvent devenir l'opportunité de voir ces animaux complètement libres, heureux et non contraints par l'homme.
Mais attention le Whale Watching (anglicisme utilisé pour désigner communément l’observation des cétacés) a ses dérives et ses mauvais côtés, certains entrepreneurs n'hésitent pas à harceler dauphins et cachalots pour satisfaire le client.


C'est pourquoi C'est Assez! vous recommande les organismes cités ci-dessous, avec eux vous êtes assurés de rencontrer des gens passionnés et respectueux de la faune sauvage.


Littoral atlantique

🐬 Al Lark, Ille-et-Vilaine (35)


Basée à Cancale, l'association Al Lark propose des sorties en mer animées par un guide nature, Gaël Gauthier et par une biologiste marine, Morgane Perri. Cette association a pour but premier de faire découvrir à ses adhérents les richesses du patrimoine naturel de la baie du Mont Saint-Michel, de Saint Malo et de les sensibiliser à la fragilité de ces merveilleux sites.

Site internet et contact: http://www.al-lark.org/

🐬 Itsas Arima, Pyrénées-Atlantique (64)

Cette association propose des sorties en mer deux fois par semaine sur le Gouf de Capbreton, au départ de Fontarrabie et de Saint-Jean-de-Luz. Vous pourrez ainsi découvrir une faune exceptionnelle et bénéficier de l'expertise de professionnels engagés dans la protection de l'environnement.


Site internet et contact: http://itsasarima.com/

Littoral méditerranéen

🐬 Découverte du vivant



Labellisé "High Quality Whale Watching", Découverte du Vivant propose des excursions en Méditerranée à partir du mois d'avril jusqu'en octobre. Avec des départs de Sanary-sur-Mer,  de Canet-en-Roussillon ou encore de Port Vendres, vous pourrez embarquer et découvrir les cétacés évoluer dans leur milieu naturel.

Site internet et contact: https://www.decouverteduvivant.org

 🐬 AMV-Sirène, Villefranche-sur-Mer (06)


AMV-Sirène propose des balades en mer de 4 heures pour aller à la rencontre des dauphins, globicéphales et autres cétacés qui peuplent la Méditerranée. 



samedi 8 avril 2017

Sira, une orque handicapée, devient la "meneuse" du groupe qui l'a adoptée

En 2013, les photographes et guides marins, Rainer et Silke Schimpf, ont repéré une jeune orque qu'ils ont nommé Sira. Elle avait une nageoire dorsale et une nageoire pectorale droite manquantes ce qui l'empêchait de chasser par elle-même.

Mais plutôt que de la laisser se débrouiller seule ou pire, de la laisser mourir, les autres membres du pod l’ont semble-t-il prise en charge, partageant leur nourriture avec elle.

Quatre ans plus tard, hasard ou coïncidence, Rainer et Silke font une sortie en mer à Algoa Bay, en Afrique du Sud, ils observent un groupe de 1000 dauphins chassant des sardines quand ils ont la surprise de leur vie.
Rainer a déclaré: "Nous suivions cette grande tribu de dauphins depuis quelques mois avec des équipes de tournages différentes ainsi que des touristes, et ce jour-là lorsque nous avons retrouvé les dauphins, nous avons réalisé qu'ils étaient très nerveux. Nous gardions à l’esprit que des orques avaient été aperçu au Cap à environ 800 kms de là, 5-6 jours avant, nous savions qu’il y aurait de fortes chances pour que les orques soient effectivement présentes."
Alors que les dauphins ont soudainement accéléré, Rainer et son équipe ont remarqué un groupe de 5 orques chassant le dauphin en face du bateau.

Rainer a déclaré: "Nous avons réalisé que l'un des épaulards était notre vieille amie Sira, l'orque handicapée que nous avions rencontrée en 2013."

Lorsque Rainer et Silke ont vu Sira la première fois, la jeune orque semblait suivre le reste de du groupe à distance, nageant plus lentement que les autres et incapable de chasser.

Mais 4 ans plus tard, le couple a eu la surprise de voir que non seulement Sira était devenue presque adulte, mais qu’elle était, semble-t-il, également devenue le leader du groupe.

Rainer a déclaré : "Lorsque nous avons vu cette orque, c’était un bébé d'environ 3,5 m de long et maintenant cette orque fait environ 4 m 50 à 5 m et semble être le chef du groupe."


Ce pod compte également une femelle avec une nageoire dorsale courbée comme celle de l’orque de Free Willy, Keiko, un énorme mâle et quatre autres femelles.
Après avoir passé une heure et demie auprès de ce pod, Rainer et Silke sont retournés sur le rivage avec l’espoir qu’ils continueront à rencontrer l’orque amicale dans les années à venir...

Rainer a déclaré: "C’est évidemment très intéressant pour nous et toutes les données que nous recueillons seront envoyées à différents chercheurs.
J'espère tout ira bien pour Sira et que nous allons nous rencontrer de nouveau ."



Article original: ICI