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pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

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aux massacres de cétacés dans le monde !

mardi 19 septembre 2017

Ouragan Irma: Le Maire de Miami Demande la Libération de Lolita

Tous ceux qui connaissent Lolita et son histoire tragique ont récemment tremblé pour l'orque solitaire suite au passage dévastateur de l'ouragan Irma sur les côtes de la Floride. Si Lolita semble indemne, ces événements relancent la polémique concernant son enfermement au Miami Seaquarium. Le maire de Miami, Philip Levine, n'est pas en reste.



C'est sur le réseau social Twitter que l'actuel maire de Miami a plaidé la cause de la célèbre orque: "J'ai appelé le Miami Seaquarium. Le directeur général dit que Lolita va bien. Il n'y a pas d'ouragans à Puget Sound...". 
Situé à l'opposé de la Floride dans l'état de Washington, Puget Sound est l'endroit où Lolita a été capturée en 1970, et où sa famille vit toujours. Sa mère présumée, Ocean Sun, est d'ailleurs toujours en vie.

L25, baptisée Ocean Sun, est la mère présumée de Lolita. Les chercheurs estiment qu'elle est née en 1928.
Lolita appartient au pod L, de la population des orques Résidentes du Sud, une communauté menacée de disparition et ajoutée sur la liste des espèces menacées en 2015. A ce titre, tout devrait être mis en oeuvre pour la protéger. Ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent, et encore moins lors du passage d'Irma.

Alors que certains parcs ont décidé de mettre leur dauphins à l'abri, rien n'a été fait pour Lolita et son minuscule bassin aurait bien pu devenir sa dernière demeure si l'ouragan n'avait pas changé de cap en passant plus à l'ouest. Par miracle, son lieu de vie ne semble pas avoir subi de gros dégâts et Lolita et ses compagnons d'infortune ont survécu à la catastrophe. Mais les spécialistes comme l'ancien dresseur Jeffrey Ventre craignent que le système de filtration ait pu être endommagé, ce qui pourrait être fatal aux animaux.

Juste après le passage d'Irma, Lincoln O'Barry du Dolphin Project a posté cette photo prise par un drone montrant Lolita en vie, nageant dans une eau trouble. Le Miami Seaquarium a quant à lui donné des nouvelles des animaux plusieurs heures plus tard, dans un tweet largement critiqué en raison de la photo l'accompagnant et montrant Lolita dans son bassin AVANT l'ouragan.

Photographie aérienne de Lolita dans son bassin après le passage de l'ouragan Irma, le 11 septembre 2017. Crédit photo: Dolphin Project
 Le sort de Lolita reste incertain. Cet événement n'est pas sans rappeler les inondations qui ont frappé le Marineland d'Antibes en 2015 et la mort de l'orque Valentin qui s'en est suivie. 

Espérons que le message de Philip Levine ainsi que celui des militants sera enfin entendu et que Lolita retrouvera bientôt les eaux qui l'ont vue naître.

AGIR POUR LOLITA

Endangered Species Coalition vient de lancer cette pétition en ligne sous forme d'email à envoyer au Miami Seaquarium, afin de demander la réhabilitation de Lolita. Pour participer à cette action, il vous suffit de cliquer sur ce lien, de remplir le formulaire avec votre prénom, nom de famille, adresse email, adresse postale et d'envoyer votre texte. Le site a prévu un message pré-enregistré mais vous pouvez le personnaliser si vous le souhaitez. Voici un exemple de message à envoyer, que vous pouvez copier / coller:

Dear Mr. Hertz,



I am French and like many people around the world, I am fighting against cetacean captivity. Your facility is currently detaining an iconic killer whale: Lolita. Now is time for you to realize that she must be transferred to a sanctuary but you don’t seem to agree with that, so let me remind you of a few facts.
Lolita has been swimming in circles for more than 40 years now, in a tank that is so tiny that it’s been declared illegal.
In 2015, her native population was classified on the list of endangered species. As if her miserable, lonely life was not enough, she recently had to endured Hurricane Irma which threatened her life without her being able to escape.
Given all these events, you should become aware that Lolita must get back home. Her family, her mother who is still alive will probably recognize her, they will feed her and teach her how to hunt again… and there are no such devastating hurricanes in Puget Sound where she was captured decades ago.
How long will it take you to stop ignoring the law, public opinion and the dangers you are exposing her to?
Will you wait till the next storm? We hope not. Everything is ready for Lolita’s rehabilitation so please, make the right decision for her sake.
Best regards,
(prénom + nom) 


La réussite de cette initiative dépend du nombre d'emails envoyés, alors à vos claviers, pour Lolita!

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lundi 18 septembre 2017

Nager avec des dauphins : Une activité de moins en moins populaire au Mexique

De nouvelles recherches menées par des consultants en marketing mexicains suggèrent que la nage avec des dauphins captifs est de moins en moins populaire dans l’état de Quintana Roo (N.d.T.: état situé au sud du Mexique, dans la péninsule du Yucatan). A Cancun ou sur la Riviera Maya, les études ont démontré une baisse significative du nombre de visiteurs dans ces établissements ces dernières années, moins de 10% des touristes ayant participé à ces activités en 2016.


Bon nombre d’établissements mexicains ont été largement critiqués, ce qui donna lieu à des réglementations plus strictes. En parallèle, la prise de conscience grandissante du public au sujet des problématiques liées à la captivité des cétacés a également eu un impact sur ces activités.

Au Mexique, environ 300 dauphins sont détenus dans plus de 30 delphinariums, dont 16 se situent au Quintana Roo. Ces derniers chiffres arrivent seulement quelques semaines après que l’Assemblée Législative du Mexique ait pris une décision allant dans le bon sens concernant la captivité des dauphins dans le pays en annonçant l’interdiction des spectacles de dauphins et de la delphino-thérapie dans le district fédéral du Mexique (N.d.T. cela correspond à l’agglomération de Mexico).

Article original:

Lire aussi cet excellent article du blog de PaseoTours, une agence spécialisée dans les excursions francophones au Mexique, qui explique ICI pourquoi il ne faut pas nager avec des dauphins.

dimanche 17 septembre 2017

[TRIBUNE dans LIBÉRATION] Contre la captivité des cétacés

Tribune initiée par C'est Assez! et publiée sur le site de Libération le 31 juillet 2017.

Alors que le Conseil d’Etat examine ce lundi un recours contre l’arrêté Royal interdisant la reproduction des dauphins en captivité, des personnalités telles que Matthieu Ricard, Véronique Sanson ou Sonia Rolland demandent que les animaux captifs soient transférés dans des baies de réhabilitation.

Un spectacle de dauphins, au Parc Astérix, dans l’Oise, en 2011. Photo Vincent Leloup
Aujourd’hui, lundi 31 juillet 2017, le Conseil d’État saisi par trois delphinariums français juge en référé le recours d’annulation de l’arrêté Ségolène Royal. En effet, le 6 mai dernier, la France a interdit la reproduction des cétacés captifs (et donc à terme de leur captivité) en publiant un arrêté historique au Journal officiel (arrêté Royal). Trois parcs – Marineland, Planète Sauvage et Astérix – ont donc dénoncé cet arrêté au nom du bien-être animal, de leurs recherches scientifiques supposées indispensables et d’un chiffre d’affaires important !

Quand on connaît le nombre de bébés dauphins morts dans ces parcs, on peut sérieusement douter de l’objectivité de ces entreprises.
Le 17 juillet dernier, au Parc Astérix, le nouveau-né de la jeune femelle dauphin Aya est mort à l’âge de 6 jours. Auparavant, on lui avait retiré son fils de 4 ans pour l’envoyer à Planète Sauvage où il est mort en novembre 2016. En octobre dernier, c’est Femke femelle dauphin du Parc Astérix qui accouchait d’un bébé mort-né. 4 mois plus tôt, on lui avait enlevé son enfant pour l’envoyer dans un parc en Grèce. En Europe, la France est en 3e position en nombre de cétacés captifs. Orques et dauphins ont un néocortex extrêmement complexe, ils ont conscience d’eux-mêmes et de leurs congénères. Ce sont des êtres vivants doués de sensibilité (1). Parler de bien-être alors qu’ils sont emprisonnés semble ironique.
Alors qu’ils ne doivent pas souffrir de faim, de soif et de malnutrition, les cétacés captifs sont nourris de poissons décongelés et abreuvés par intubation dans l’estomac.
Alors qu’ils ne doivent pas souffrir d’inconfort physique et thermique, les zones d’ombre sont quasi inexistantes et la présence du chlore, même infime, brûle leur peau, leurs yeux et leurs poumons (2).
Alors qu’ils ne doivent pas souffrir de douleurs, de blessures ou de maladies, un dauphin au Marineland meurt en moyenne à l’âge de 14 ans et 9 mois, 12 ans et 4 mois au Mooréa Center, 8 ans et 9 mois à Planète Sauvage et 6 ans au Parc Astérix. Depuis 1970, date d’ouverture des delphinariums en France, 12 orques et 52 dauphins y sont morts (3).
Alors que les cétacés doivent pouvoir exprimer les comportements naturels propres à leur espèce, certains individus flottent tels des bouchons et présentent des comportements de stéréotypies. Au fur et à mesure des reproductions en delphinarium, le patrimoine génétique dérive peu à peu et la consanguinité augmente petit à petit.
Enfin, alors que les cétacés en captivité ne doivent pas éprouver de peur ou de détresse, certaines mères dont le petit a été retiré ou perdu suite à une fausse couche, sont en souffrance psychologique ; à l’image de Femke, une femelle dauphin du Parc Astérix qui aujourd’hui se laisse dériver (voire mourir).

«La captivité nuit gravement à la santé des cétacés»

Pour ces raisons, il n’est pas possible de garantir un quelconque bien-être aux cétacés en captivité. Les témoignages d’anciens dresseurs, comme John Hargrove du Marineland, se multiplient et vont dans ce sens : «La captivité nuit gravement à la santé des cétacés». C’est pourquoi nous demandons que les animaux captifs soient transférés dans des baies de réhabilitation où de vraies recherches scientifiques pourraient avoir lieu.
À des fins de conservation et de découvertes scientifiques, les chercheurs tentent de justifier le maintien de la captivité. Cependant, que vaut le résultat d’une étude menée sur une population captive alors que ses conditions de vie sont incomparables aux conditions de la vie sauvage ?
Les recherches sur la cognition, l’acoustique et le sens magnétique des dauphins doivent être encouragées en milieu sauvage. Les résultats doivent en priorité servir à la protection des cétacés, même s’ils ne sont pas encore tous menacés. Puisque l’on ne peut protéger efficacement que ce que l’on connaît, les soigneurs et les chercheurs aimant et travaillant au contact des animaux captifs doivent maintenant les accompagner vers leur réhabilitation. Les responsables des delphinariums, prêts à investir des millions dans de nouveaux bassins, doivent allouer ces sommes à la construction de baies en semi-liberté et dans des centres de sauvetage des cétacés qui s’échouent chaque année sur nos côtes.
Afin de redorer leur image, montrer l’exemple et ne pas aller à contre-courant de l’histoire soutenue par des milliers de citoyens, la captivité des cétacés dans des bassins en béton doit prendre fin. Les enjeux sont importants et leur souffrance est inacceptable.
En 2013, l’Inde accordait aux dauphins le statut de personne non-humaine. En Europe les delphinariums ferment peu à peu, c’est pourquoi la France ne doit pas faire marche arrière. Nous demandons la fermeture des delphinariums en France ainsi que la réhabilitation des cétacés captifs dans des sanctuaires marins adaptés.

Signataires :
Nagui (animateur), Véronique Sanson (auteure compositrice interprète), Francis Lalanne (auteur, compositeur interprète), Sonia Rolland (comédienne et réalisatrice), Allain Bougrain Dubourg (journaliste et producteur), Jacques Cluzaud (réalisateur), Guillaume Meurice (humoriste), Guillaume Pot(journaliste et animateur), Matthieu Ricard (biologiste), Dany Saval (actrice).
(1) Article L.515-14  du code civil : «Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens.» (loi n°2015-177 du 16 février 2015).
(2) Articles 6 et 9 de l’arrêté du 3 mai impose que les installations d’hébergement permettent aux animaux de se soustraire au rayonnement lumineux en cas de fort ensoleillement et interdit l’utilisation de produits chlorés d’ici au 7 novembre 2017.
(3) Etude réalisée à partir des relevés de terrain de l’association C’est assez ! dans les delphinariums français depuis leurs ouvertures respectives.

Nagoya Port Aquarium au Japon: Images Effroyables d'Un Dauphin Captif

Ces photographies prises le 25 août dernier à Nagoya Port Aquarium (Japon) montrent un dauphin bien mal en point.



La peau des dauphins est très sensible. 
Voici une infection typique certainement due à une blessure. 

Des bactéries sont transmises par les gens qui fréquentent les bassins: les dresseurs et les visiteurs, par le toucher et la salive. 
Ces bactéries sont principalement des germes fécaux, qui adhèrent aux mains et aux ongles des personnes. 
Le chlore qui est dans l’eau pénètre dans les tissus enflammés et la plaie ne guérit pas. 


De telles infections sont des plus fatales pour les dauphins, car elles affectent au final tous leurs organes.


SOURCE:

SeaWorld: Nouveau Président au Conseil d'Administration

SeaWorld a nommé son nouveau président du conseil d’administration cette semaine après que les actionnaires aient évincé le précédent.


Le conseil d’administration a élu Yoshikazu Maruyama qui prendra ses fonctions le 9 octobre prochain, selon le communiqué de presse du groupe.
Maruyama est un cadre dirigeant du groupe Zhonghong, qui a récemment acquis 21 % du capital de SeaWorld Entertainment.

"Il apportera plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie du divertissement et des parcs à thème à l’échelle internationale et aidera à diriger la reprise des Studios Universal au Japon, récemment rachetés par Comcast NBCUniversal,” toujours d’après le communiqué de presse.

Selon Dennis Speigel, spécialiste de l’industrie des parcs à thème, SeaWorld, dont les revenus au second trimestre furent décevant pour les actionnaires, doit faire face à un plus grand problème pour rebondir, qui ne se règlera pas dans les 10 années à venir.

"L’arrivée d’un nouveau président du conseil d’administration aura un impact, c’est certain, on ne change pas de président à moins d’en tirer des conséquences" a déclaré M. Speigel, président d’une société de conseils basée dans l’Ohio (USA), International Theme Park Services.

Dans sa déclaration officielle, M. Maruyama a souligné vouloir apporter une « perspective nouvelle » au comité de direction.
Il a affirmé être "pleinement engagé à travailler avec le comité de direction pour faire vivre au public des expériences mémorables, étendre la marque SeaWorld à une plus large audience, améliorer les performances et revaloriser la valeur du groupe aux yeux de nos actionnaires et investisseurs".
L’ancien président du conseil d’administration, M. David D’Alessandro, à la tête du comité depuis 2010, n’a pas reçu la majorité des votes lors de la dernière élection au mois de juin. Certains experts de l’industrie considèrent que ce changement est révélateur de la frustration des investisseurs sur les revenus du groupe.

SeaWorld doit faire face à de nombreux problèmes, qu’il s’agisse de la baisse de fréquentation ou des deux enquêtes fédérales en cours. La commission des opérations de bourse américaine (Securities and Exchange Commission) et le Ministère de la Justice américain ont assigné SeaWorld en justice suite aux commentaires émis en août 2014 à propos de l’impact du documentaire anti-captivité "Blackfish".

Joel Manby, PDG de SeaWorld a confié à ses actionnaires le mois dernier : "Nous estimons être sur la bonne voie ; cela prendra du temps".

ARTICLE ORIGINAL:

TRADUCTION: C'est Assez!

Chasse à la baleine: L'Union Européenne envoie un message fort à la Norvège

Le Parlement européen a adopté une résolution forte sur la chasse aux baleines en Norvège, un geste salué par l’organisation de protection des animaux, Humane Society International.
La Norvège est l'un des trois pays qui continuent à chasser les baleines, avec L'Islande et le Japon. Crédit photo: ©️John Cunningham.
Les députés ont soulevé des inquiétudes au sujet du transit par certains ports de l'UE des produits issus de baleines en direction du Japon.


Dans cette résolution, ils ont invité expressément la Norvège à cesser toute opération commerciale de chasse à la baleine et à respecter le moratoire de la Commission internationale baleinière sur la chasse commerciale à la baleine, entré en vigueur en 1986 afin de mettre fin au commerce de la viande de baleine et d'autres produits dérivés de la baleine. Le Parlement demande également à la Commission de veiller à ce que les ports de l'UE bloquent le transit de la viande de baleine.

Joanna Swabe, directrice principale des affaires publiques de Humane Society International Europe, a déclaré :
"Nous applaudissons les députés européens pour aborder la question du transport des produits issus de la baleine et envoyer un message fort à la Norvège au sujet de son mépris continu des accords internationaux multilatéraux visant à protéger les baleines de l'exploitation commerciale. Il est répréhensible que la Norvège continue de subventionner l'industrie baleinière et même d'essayer de trouver de nouveaux marchés pour ses produits, tels que les compléments alimentaires et les aliments pour animaux dans les fermes d‘élevage pour la fourrure.
L'UE a interdit depuis longtemps le commerce cruel et insoutenable des produits issus de la baleine. C'est un affront fait aux citoyens de l'UE que la viande de baleine transite par certains des ports de l'Union Européenne. Humane Society International Europe appuie fermement l'appel lancé par le Parlement européen pour l'arrêt du transport de la viande de baleine."

SOURCE:

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mercredi 26 juillet 2017

Manifestation du 6 Août: Venez nombreux!

Le 6 août prochain, C'est Assez! et le collectif Sans Voix PACA organisent une nouvelle manifestation devant le Marineland d'Antibes, au niveau du rond-point des Groules. L'événement se déroulera de 13h00 à 16h00.



Pourquoi organisons-nous cette manifestation?
Tout simplement parce qu'une orque ou un dauphin n'a pas sa place dans un bassin. En effet, ces animaux ont besoin d'un immense espace pour s'épanouir, que seul l'océan peut leur fournir. Sachant qu'une orque libre peut plonger jusqu'à 200 mètres en une seule apnée, on comprend bien qu'un bassin ne sera jamais assez grand pour le lui permettre en captivité.
Les dauphins aussi souffrent en captivité : on observe chez certains d'entre eux des comportements stéréotypés, signes de stress et de mal-être.

Les cétacés ne sont pas les seuls à subir les aspects néfastes de l'enfermement et Marineland, malgré tous les soins apportés aux animaux, ne peuvent leur assurer des conditions de vie répondant à leurs besoins physiologiques. 


Pourquoi cette manifestation en particulier est-elle importante?
Après des mois de travail, un nouvel arrêté sur les delphinariums a été signé par Mme Ségolène Royal, ancienne Ministre de l'Environnement. Cet arrêté vient remplacer celui datant de 1981 et apporte des mesures progressistes en faveur du bien-être des dauphins et orques captifs, comme l'interdiction de l'utilisation du chlore dans les bassins, l'interdiction des échouages lors des spectacles ou encore l'interdiction des contacts entre le public et les animaux. Il prévoit également l'agrandissement des bassins.
Mais surtout, l'arrêté interdit la reproduction des dauphins et orques détenus en captivité en France, ainsi que l'importation de cétacés venant d'autres pays. Cette mesure signe donc, à terme, la fin des delphinariums en France, ce pour quoi notre association se bat depuis sa création. 
Or, les parcs ne l'entendent pas de cette oreille et comptent tout mettre en oeuvre pour faire annuler cet arrêté.
Le parc Marineland ainsi que Planète Sauvage ont tous deux déposé un recours devant le Conseil d'Etat dans ce but.

C'est la raison pour laquelle le rassemblement du 6 août est très important: nous devons rester mobilisés et défendre cet arrêté coûte que coûte, pour que d'ici quelques décennies, plus aucun cétacé ne soit l'innocente victime de la captivité et du divertissement.

Informations pratiques
■ Pour les personnes désirant nous rejoindre en train, il faut vous arrêter à la gare de BIOT, bien plus proche du Marineland que celle d'Antibes. Il faut compter environ 13 minutes à pied de la gare de Biot au rond-point des Groules, lieu de notre rassemblement. 


■ Pour celles et ceux souhaitant faire du covoiturage, proposer ou trouver un hébergement, merci de rejoindre ce groupe sur Facebook et d'y poster vos annonces: 

■ Si vous venez en voiture, sachez que le parking de Marineland est payant. Vous pourrez facilement trouver de la place le long de la plage vers la gare de Biot.

■ Prévoyez votre crème solaire, une casquette / un chapeau ainsi que des boissons, il risque de faire chaud!

■ Vous pouvez confectionner vos banderoles, panneaux etc mais rien ne vous y oblige. C'est surtout votre présence qui compte.

■ Lien de l'événement sur Facebook: 

SOYONS NOMBREUX LE 6 AOÛT 2017 POUR DIRE NON À LA CAPTIVITÉ DES CÉTACÉS

EN SAVOIR PLUS sur les delphinariums:




vendredi 21 juillet 2017

Kasatka : Une Lente Agonie

Kasatka est littéralement rongée par la maladie... À seulement 39 ans, la matriarcale des orques de SeaWorld va de plus en plus mal, comme le montre cette photographie prise cette semaine. 

La jeune femme qui a pris cette photo de Kasatka cette semaine a été menottée et interrogée  longuement par des membres du personnel de SeaWorld. Elle a ensuite été expulsée du parc qui craint que sa lente agonie ne leur porte, une fois de plus, préjudice.

Cette photographie très récente montre l'évolution rapide de la maladie.
Crédit photo: The Orca Project / Agrandissement: C'est Assez!
Le 1er août 2016, SeaWorld annonçait via un communiqué que Kasatka était malade. Elle souffre d’une infection pulmonaire bactérienne
Elle souffre également d’une infection fongique résistante aux traitements qu’elle prend.
Datant de juin 2017, cette photographie montre que l'orque a la mâchoire déformée par la maladie.
Crédit photo: The Dolphin Project
Dans une interview au Dolphin Project en juin 2017, l'ancien dresseur de SeaWorld John Hargrove déclarait : 
"Les orques captives sont régulièrement traitées pour des infections fongiques persistantes. La gravité de cette infection démontre que le système immunitaire de Kasatka s’est affaibli. Le besoin constant d’administrer des quantités massives d'antibiotiques pour garder les orques en bonne santé détruit leur système immunitaire. Malheureusement, quand je regarde ces photos, tout ce que je vois c’est une orque malade. Et lorsqu’une nécropsie est réalisée sur un animal avec une infection fongique à ce niveau, les lésions sont bien pires à l'intérieur qu'elles ne le sont à l'extérieur. C'est une manière de mourir incroyablement douloureuse."

Quand SeaWorld annoncera le décès de Kasatka, ils diront à quel point ils sont attristés, qu’elle était un membre de la famille, ils expliqueront qu’elle recevait les meilleurs soins. Mais la vérité, c’est que Kasatka, comme tous les cétacés captifs, aura vécu une misérable vie, loin des siens, loin de son océan. La vérité, est qu’elle a été esclave au service de l’industrie de la captivité durant de longues années, et que cette vie n’a été que souffrance. La vérité est qu’elle est née libre et qu’elle mourra captive.

Pour rappel, Kasatka fut la première orque inséminée artificiellement. Suite à cette insémination, le 1er septembre 2001, elle donne naissance à son second bébé, un jeune mâle nommé Nakai. Kasatka a eu 2 autres enfants, Takara, née en 1991, et Kalia le 21 décembre 2004.

LIRE AUSSI:

Lettre Ouverte de Johanna au Parc Marineland

Parmi tous les messages que nous recevons, celui de Johanna nous a touché en plein coeur. Cette jeune femme passionnée par les cétacés ne dort plus depuis que le parc Marineland a déposé un recours contre l'arrêté du 6 mai 2017 sur les delphinariums. 
Elle a donc ressenti le besoin d'écrire une lettre ouverte pleine de sincérité au parc d'Antibes, qu'elle a souhaité partager avec nous. Nous la dévoilons ici, sans l'avoir retouchée, afin d'en conserver toute son authenticité. 

Mon vieil ami... Mon meilleur ennemi,
Je me permets de t’appeler de la sorte, car après tant de visites, de rencontres et d’apprentissages, je peux dire humblement que je te connais par cœur. Après m’avoir fait briller mes yeux, après m’avoir exalté, fait pleurer, fait sourire et rire, après toutes ces émotions que tu m’as donné, je veux te faire tomber. 
Nous pourrions te blâmer d’une multitude d’atrocités, mais il faut reconnaître que tu as fais naître en moi, et en de nombreux enfants, des vocations. Tu as contribué à me donner ce combat féroce pour la liberté et la préservation de toute forme de vie. Tu as beaucoup apporté au tourisme, à l’économie, aux personnes, et c’est bien là qu’est ton reproche. Tu as apporté tant à l’espèce dont tu fais partie, plutôt qu’à celle que tu détiens. Qu’à tu apporté de meilleur en ton sein que n’offrait leur milieu d’origine à ces créatures que tu gardes si fermement ? Tu ne serais capable de m’apporter une réponse différente que d’être (les pâles) représentants de leur espèce. A l’instar de ton enseigne, ils représentent bien malgré eux la cupidité humaine et la perversion à son paroxysme. Est-ce là l’évolution de Mon espèce ? Mettre à son service les autres sans considération réelle de leurs besoins? 
Alors oui, tu as donné quelque part, je dois l’admettre, un sens à ma vie. Notre dernière rencontre m’a donné le déclic. C’était il y a dix ans, pourtant je m’en rappelle comme si c’était hier. Défigurée par un accident avec mon chien, pas moins déterminée à plaider la cause animale si ce n’est plus, ma mère voulu combler ma peine sans imaginer une seule seconde ce qui allait se produire. J’allais enfin rencontrer et toucher du doigt cette bête sauvage si mystérieuse. Anxieuse, et terriblement honteuse de voir ce si beau cétacé apprivoisé en apparence faire le cirque pour nos gros ventres avides de démonstrations sordides, je me suis avancée. 

Lorsque ma main a touché son front lisse et que nos regards se sont croisés, il s’est passé quelque chose. La même chose, le même déclic, la même émotion que lorsque je suis venue me coller à la vitre, seule dans le lieu de spectacles des orques et que j’ai croisé une de tes vedettes, un de mes combats. Ces rencontres ne m’ont plus jamais quitté, jusqu’à m’obséder aujourd’hui où j’apprends que tu tentes de contrarier le nouvel arrêt, où j’apprends que tu tentes de t’acharner sur leur sort et le tien. Comment peux-tu oser ? Je sais désormais trop de ces bêtes pour me taire. 
Les priver de reproduction, bien qu’il s’agisse d’un besoin de l’espèce, ne sera jamais pire que ce que tu peux leur faire en les privant de kilomètres de nages et de sauts, en séparant pour l’organisation de tes bassins et spectacles, les liens sociaux qui se sont tissés entre les individus. Loin de l’anthropomorphisme, ces animaux sont comme toi, sociaux, bien que tu aies effacé cette facette de ton activité. Les animaux ont seulement des émotions, c’est bien là que nous nous en différencions. L’intelligence dont ils jouissent et sur laquelle tu puises est émotionnelle. Et bien que tu réfutes cette idée, les dauphins, orques et autres que tu aménages à ta guise souffrent. 
Cette souffrance je l’ai constatée morphologiquement et psychologiquement en observant puis ressentant tes bêtes. Alors elle est là ? Ton évolution ? User égocentriquement et cupidement par ton intelligence rationnelle, l’intelligence émotionnelle de ces belles créatures ? Le déclic qu’il y a eu quand j’étais enfant est que je me suis juré intérieurement et je lui ai juré de tout faire et d’être capable de tout pour le sortir de là, lui et les autres. 
Si je veux te faire tomber Marineland, c’est que je sais, et j’y travaille je te le jure, que des solutions sont possibles où aucun de nous ne serait perdant. Souhaitant comme toi puisque cela m’a touché, sensibiliser par leur présence, je me torture le crâne à trouver des tas de possibilités. Des solutions à envisager pour une meilleure cohésion car vivre en communion avec ces créatures tout en ayant la chance non infime de les côtoyer est possible. Mais tu ne peux plus les détenir. L’homme, dans ses nombreuses inventions, à forgé les espèces animales pour en faire des domestiques. Ainsi, les sauvages n’ont pas à prendre la place de domestiques en vase-clos avec tours et récompenses, et nous devons user de nos technologies pour développer des méthodes de rencontres plutôt que des moyens d’obtention.
Tu fais comme si tu ne les entendais pas, peut-être en raison de leurs cris ultrasoniques, inaudibles pour toi dans ces fréquences, tu me diras... Mais puisque certaines voix sont trop silencieuses pour toi et pour être entendues, j’agoniserai de la mienne pour les protéger, pardonne-moi, c’est plus fort que moi. Je leur ai dédié ma vie. Je m’excuse, mais n’aies crainte, loin de ta fermeture, la fête est finie. 
Johanna Domise, passionnée et dévouée à la cétologie.

 Si, comme Johanna, vous souhaitez le maintien de l'arrêté du 6 mai qui interdit la reproduction des cétacés captifs en France, signez notre pétition.