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vendredi 15 février 2019

Russie - Prison des baleines - Dans le couloir de la mort !

1er février 2019 

Cyril (Kirill) est mort et l’aide ne vient pas

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Une nouvelle inspection a été effectuée hier dans la «prison de baleine» de la baie de Srednyaya par le bureau du procureur de l'environnement de Primorsky. 

Les inspecteurs n’ont pas été autorisés à évaluer la santé des mammifères marins, mais lors de cette inspection, ils ont vu une orque flottée sur le ventre. Ils l’ont décrite comme morte ou proche de la mort. Cette orque est certainement Cyril. Âgé de seulement un an, le cétacé était déjà très malade, sa peau couverte de gerçures à cause du froid et souffrant probablement d’une pneumonie.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Cela fait maintenant 4 mois que cette situation dramatique dure. 3 belugas et une orque ont disparu du «Centre d’adaptation», et l’état de santé des orques s’est considérablement dégradé, et malgré les preuves et les recours juridiques, rien n’a changé, les cétacés continuent d’être détenus illégalement dans de terribles conditions.
Les derniers résultats des échantillons d’exhalations et de peau donnent un aperçu de la courte histoire de Cyril.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Ils révèlent que les orques ont un faible niveau d'immunoréactivité. Staphylocoques, candidoses (affection aux levures), et autres agents pathogènes responsables d’infections fongiques ont également été trouvés dans des échantillons de peau prélevés sur ces lésions.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
D’autre part, de nombreuses bactéries ont été découvertes suite aux analyses des échantillons de peau prélevés sur les cétacés.

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Rien de surprenant à tout cela puisque c’est une véritable «soupe microbienne» qui a été trouvée lors de l’analyse des échantillons d’eau prélevés dans les enclos. Et ceci en dépit du fait que l’eau de ces parcs proviennent de la mer. Tout ceci prouve que les eaux sont stagnantes (absence de système de filtration) , que les enclos ne sont pas nettoyés (restes de nourriture).

Crédit photo : ©Free Russian Whales
Une nouvelle action en justice visant à libérer les baleines a été déposée devant le tribunal de la ville de Yuzhno-Sakhalin par les ONG «Sakhalin Environmental Watch» , «Ocean Friends» et «Boomerang Club» . Les activistes sont dans l’urgence et ont décidé de ne plus attendre que les autorités locales agissent, ils ont décidé de porter l’affaire en justice .

Traduction : C'est assez !

                

jeudi 31 janvier 2019

Honey, toujours aussi seule dans son bassin de béton

22 janvier 2019

Depuis la fermeture en janvier 2018 de l’Inubosaki Marine Park Aquarium à Choshi (Japon), les responsables ne se sont pas préoccupés du sort des animaux et les ont tous laissés à l’abandon.

Honey - Inubosaki Marine Park Aquarium
Parmi eux, Honey, une femelle dauphin capturée en 2005 lors de la chasse annuelle aux dauphins dans la baie de Taiji.

En mars et août 2018, des associations diffusaient des vidéos pour dénoncer les conditions de vie d’Honey, détenue, seule dans une minuscule piscine. Elle montrait des signes de stress.


Selon la vétérinaire Heather Rally, spécialiste des mammifères marins, les derniers examens fait à l’époque n’étaient pas bon. «Honey vit dans un aquarium trop petit pour elle, mal entretenu. Elle n’a aucun abri pour se protéger du soleil.?» , avaient elle déclaré. L’animal présentait également des lésions liées aux brûlures.
Plusieurs ONG de défense des animaux se sont mobiliser pour obtenir son transfert, mais rien n’a changé.

Honey est devenue un symbole de la maltraitance animale et des pratiques de chasse à Taiji

Pétition :  https://urlz.fr/8HIN


Honey, le dauphin abandonné de l’Inubosaki Marine Park



25 août 2018 - Mainichi Japan

Honey, un dauphin Tursiops et 46 manchots de Humboldt toujours détenus dans un aquarium six mois après sa fermeture .

Des militants japonais de l’ONG Animal Rights Center se sont mobilisés le 25 août dans le centre de Tokyo pour sensibiliser les passants au sort des animaux détenus dans cet aquarium. Ils demandent également qu’Honey, victime du business juteux des delphinariums, soit déplacée dans un sanctuaire marin.

Honey - Crédit Photo : ©Mainichi
Les négociations pour un transfert vers une nouvelle installation seraient bloquées.
Le centre de santé publique de la préfecture de Chiba a déclaré qu'il n'y avait "aucun problème" dans la façon dont les animaux marins étaient gardés dans l'aquarium fermé du parc marin d'Inubosaki, mais les autorités municipales de Choshi, à l'est de Tokyo, ont reçu plus de 800 courriels et lettres demandant instamment que les animaux soient déplacés vers un autre aquarium.

Honey a été capturée en 2005 à Taiji, dans la préfecture de Wakayama . Elle est devenue, malgré elle, l'une des vedettes des spectacles de l’aquarium de Choshi.
L'aquarium a été ouvert en 1954 en tant que centre de loisirs exploité par la ville, il a été vendu à un propriétaire privé en 1963. Il a fermé ses portes à la fin du mois de janvier à cause du déclin du nombre de visiteurs ainsi qu’à la suite du tremblement de terre qui eu lieu dans le nord de la préfecture de Fukushima. 


Un autre facteur à l’origine de la fermeture de l’aquarium est que les installations de l’aquarium sont vieilles et nécessitent des travaux.

Selon les personnes qui s’occupent de cette situation, la société à qui appartient l’aquarium continue de nourrir les animaux. L’ex-exploitant était en pourparlers avec un aquarium de la région de Kanto, aux alentours de Tokyo, concernant le transfert du dauphin et des manchots. La société a soudainement rompu les négociations avec cet aquarium et n’a plus répondu aux demandes répétées des autorités municipales

Des visites mensuelles sont effectuées par les fonctionnaires de la ville dans ce parc fermé. Après d’une visite ayant eu lieu le 26 juillet dernier, l’un d’eux explique n'avoir rien trouvé d’anormal dans la manière dont Honey et ses co-détenus étaient gardés.

Manchots de Humboldt
Les demandes de transfert ont commencé à affluer après qu’un groupe d’activistes ait appelé à « Sauver Honey » le 12 août dernier. 

La plupart des messages expriment la peine ressentie pour ces animaux captifs laissés à l’abandon, et demandent leur transfert dans un nouveau lieu, selon les responsables de la ville.

Toutefois, les fonctionnaires municipaux n’ont aucune autorité légale pour entrer dans l’installation et ne peuvent pas faire intervenir une entreprise privée, selon des responsables du département des affaires commerciales et industrielles de la ville.
Les appels téléphoniques du Mainichi Shimbun au propriétaire sont restés sans réponse. Les personnes travaillant à l'intérieur de l'établissement ont également laissé les questions sans réponse.
Lorsque l'aquarium Inubosaki a été fermé, l'Association japonaise des zoos et aquariums (JAZA) a demandé à ses 151 installations membres d'envisager d'accepter des animaux de l’aquarium de Chiba. "Nous coopérerons si le propriétaire nous le demande", a déclaré un responsable de l'association.

Traduction : C'est assez !

Source et crédit photos : Mainichi Japan

Mort d’un 3è dauphin au Dolphinaris Arizona

Les responsables de Dolphinaris Arizona ont annoncé la mort de Khloe, une femelle dauphin Tursiops. Elle allait sur sa 11e année.

Khloe était née le 18 avril 2008 au SeaWorld d’Orlando, elle est décédée le 30 décembre 2018.

Khloe - 11 ans
Selon Christian Schaeffer, directeur général de Dolphinaris, Khloe était atteinte d'une maladie chronique causée par un parasite appelé Sarcocystis, parasite qui peut affecter tous les mammifères.

Cette infection détériore les muscles et le système nerveux central et affaiblit le système immunitaire de l’animal.

Selon Christian Schaeffer, Khloe souffrait de cette maladie chronique avant son arrivée au Dolphinaris ; «Son état de santé faisait l'objet de soins vétérinaires exceptionnels depuis près de six ans. Nous avons fait appel à des experts en dauphins dans le monde entier pour déterminer les traitements qui prolongeraient sa vie.»

Les responsables du delphinarium avaient récemment remarqué que la santé de Khloe se dégradait. Selon eux, toutes les mesures ont été prises pour tenter de la sauver.

Bodie - 7 ans
C'est le 3e dauphin qui décède en 2 ans au Dolphinaris Arizona. Bodie, un dauphin Tursiops, est mort le 23 septembre 2017, il était âgé de seulement 7 ans.
Alia est décédée le 22 mais 2018, elle était âgée de 10 ans.

Alia - 10 ans 
Un grand dauphin a une durée de vie estimée entre 40 et 60 ans. Pourtant, au Dolphinaris Arizona, 3 dauphins sont morts à l’âge de 7, 10 et 11 ans au cours des deux dernières années.

«Une autopsie sera réalisée et les responsables ont annoncé que le Dolphinaris partagerait les résultats de leurs recherches avec la communauté vétérinaire mondiale dans l’espoir de contribuer au traitement d’autres mammifères atteints de Sarcocystis.»

5 dauphins sont encore détenus au Dolphinaris Arizona :
Ping, une femelle née le 3 juillet 1998 au SeaWorld de San Antonio
Kai’nalu, un mâle né le 3 octobre 1996 au Dolphin Quest d’Hawaï.
Sonny, un mâle, né le 11 juin 2000 au Six Flags Discovery Kingdom
Liko, mâle né le 8 septembre 2000 au Dolphin Quest d’Hawaï
Noelani, un dauphin femelle née le 5 août 2010 au Dolphin Quest d’Hawaï.

Selon les responsables du parc marin, ils vont bien !

Traduction : C'est assez !

Source : FOX 10

Population des orques résidentes du sud, deux orques en danger

Après les décès de Scarlet et du bébé de Tahlequah, 2 autres orques de la population des résidentes du sud sont malades et ne devraient pas survivre.

Princess Angeline (J17)
Ken Balcomb, directeur et fondateur du Centre de recherche sur les mammifères marins, a déclaré que les photos de J17 (Princess Angeline), prises à la veille du Nouvel An montraient que cette femelle de 42 ans avait la tête en forme de cacahuète, une tête et un cou déformés à cause du manque de nourriture. En outre, K25 (Scoter), un mâle de 27 ans, est faible, également à cause du manque de nourriture. Il a perdu sa mère, K13 (Skagit), en 2017 et ne parvient pas à se nourrir seul.

Scoter (K25)
«Je suis convaincu que nous allons les perdre avant l'été.»
«Les photos prises à l'aide d'un drone l'été dernier montrait que Scoter (K25) était nettement plus maigre et les photos prises cet hiver ne montrent aucune amélioration», a déclaré Balcomb.

Plusieurs femelles étaient enceintes en septembre, mais jusqu'à présent, aucun bébé n'a été signalé. Les résidentes du sud n'ont pas mené de grossesse à terme depuis trois ans.

L'année 2019 s'annonce délicate pour les orques résidentes du sud, les groupes J, K et L, les orques piscivores qui fréquentent la mer des Salish (Puget Sound, les eaux transfrontalières entre la côte ouest américaine et canadienne).

Après 3 décès en quatre mois l’année dernière, la population des orques résidentes du sud est à son plus bas niveau depuis 35 ans. Il n'en reste que 74. «Je vais arrêter de compter à 70», a déclaré Balcomb. «À quoi bon ?»

Perdre Princess Angeline (J17) serait un coup dur pour les résidentes du sud car c'est une femelle qui est encore en âge de procréer, a déclaré Deborah Giles, chercheuse au Center for Conservation Biology de l’Université de Washington et directrice de recherche pour l'ONG Wild Orca.

Princess Angeline (J17)
Giles a déclaré qu'elle n'était pas surprise d'entendre parler de Scoter (K25). La dynamique sociale des résidentes du sud, dans laquelle les femelles plus âgées aident leur groupe, et surtout leurs fils en partageant la nourriture, est à la fois une bénédiction et une malédiction si cette femelle meurt

«Ces mâles adultes affamés bénéficient de l'aide des femelles dans leur famille», a déclaré Giles. « Ils ont probablement encore de la famille qui cherche de la nourriture, mais pas comme l'aurait fait sa mère quand elle était en vie. »

«En ce qui concerne Princess Angeline (J17), l’idée de la perdre serait pire encore. Elle est un membre important de la communauté des résidentes du sud.»

Princess Angeline (J17) est la mère de Tahlequah (J35), qui a ému le monde entier. En 2018, elle a porté son bébé mort (qui n'a vécu qu'une demi-heure) sur sa tête durant plus de 1 600 km en 17 jours.
La famille a déjà beaucoup souffert.

Tahlequah portant le corps de son bébé 
«Nous n'avons aucune idée de ce qu'a ressenti cette grand-mère, regardant sa fille porter ce bébé aussi longtemps qu'elle l'a fait», a déclaré Giles.
« Qu'auriez vous fait. Regarder votre fille traverser ce deuil et ne rien pouvoir faire pour y remédier. » 

3 menaces pèsent sérieusement pour le rétablissement de la population des orques résidentes du sud : la pollution acoustique sous-marine, les contaminants et la raréfaction du saumon quinnat, leur proie préférée.

Le gouverneur de l'État de Washington a proposé un plan ambitieux pour la protection des orques résidentes du sud, qui prévoit notamment des dépenses de 1 milliard de dollars et interdit le whale watching pour cette espèce durant trois ans.

Cet argent servira à protéger et à restaurer « l’habitat du saumon, notamment le quinnat, une des proies préférées des orques, à stimuler les écloseries de saumon, à nettoyer les eaux après des tempêtes et à rendre la navigation des bateaux moins bruyante ». D’autre part, 2 nouvelles zones côtières ont été classifiées comme habitats essentiels à la survie des orques résidentes au large de la Colombie-Britannique. Cette désignation permettra que ces zones soient légalement protégées contre les activités susceptibles de détruire l'écosystème de ces mammifères et de menacer ainsi la survie et le rétablissement de cette population en grand danger.

Mais pour les défenseurs de la cause des orques le plus important est de rompre les quatre barrages situés sur le cours inférieur de la Snake River. Ces quatre barrages empêchent la remontée des saumons sauvages (principale nourriture de l’orque), et de venir s’y reproduire.

Traduction : C'est assez !

Crédit photos : 1 - Center for Whale Research
                                     2 -  NOAA/SWFSC and Vancouver Aquarium’s Coastal Ocean Research                                                    Institute. 2018 image by NOAA/SWFSC and SR3. 
                                  3 - Hysazu
                                  4 - Robin W. Baird-Cascadia Research Collective

mercredi 30 janvier 2019

Le plastique, tueur silencieux des océans


Mexique - Un bébé tortue marine prise au piège d’un bouchon en plastique alors qu’elle sortait de son nid pour rejoindre l’océan.


- En 10 ans, le monde a produit plus de plastique que durant les 100 dernières années. 

- 300 millions de tonnes de plastique sont produits tous les ans

- On estime qu’entre 8 et 12 millions de tonnes de plastiques finissent dans l’Océan, soir l’équivalent d’un camion poubelle chaque minute.

- 1 million d'oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent chaque année à cause de l'indigestion de plastique ou des produits chimiques que cela dégage. 

Le chiffre est difficilement vérifiable mais selon l'Institut français de développement, tous animaux confondus, le plastique fait 1,5 million de morts par an. Et la mer est la principale impactée, puisque 75% des déchets marins sont liés au plastique 
(Chiffre Greenpeace)

Source et crédit photo : Tortugueros México

dimanche 23 décembre 2018

Une bouteille en plastique « quasiment neuve » s’échoue après avoir passé près de 50 ans dans l’eau

9 octobre 2018 
Auteur : Kate Lyons 

Les gardes-côtes choqués après la découverte d’un déchet vieux de plusieurs décennies sur une plage du Royaume-Uni 

Une bouteille de liquide vaisselle vieille de 47 ans a été découverte sur la plage de Brean Beach dans le Somerset.
Photo : Burnham Coastguard/Facebook 
Une bouteille en plastique de liquide vaisselle datant d’au moins 47 ans a été trouvée échouée sur une plage du Royaume-Uni avec ses inscriptions encore tout à fait visibles, une découverte suscitant maints avertissements sur le problème persistant des déchets plastiques. 

L’objet, trouvé par un garde-côte sur une plage du Somerset, est encore « quasiment neuf ». « Nous sommes stupéfaits du nombre de débris échoués sur la plage », déclare l’organisation de gardes-côtes Burnham Coastguard sur Facebook. « Il est choquant de constater à quel point les déchets peuvent « survivre » dans l’eau et impacter l’environnement. »  

Des déchets plastique sur une plage britannique. - Photo : © SIPA
Les inscriptions sur la bouteille permettent de la dater : fabriquée au plus tard en 1971, elle a donc au moins 47 ans. 

L’objet, repéré parmi les algues sur la plage de Brean Beach près de Burnham-on-Sea, est une bouteille de liquide vaisselle, dont les inscriptions publicitaires vantent sa douceur pour la peau, particulièrement pour les mains. 

Certains types de bouteilles en plastique mettent 450 ans à se désagréger. Le Royaume-Uni produit plus de 170 millions de tonnes de déchets par an, des emballages alimentaires principalement, et seulement un tiers des emballages en plastique est recyclé. 

“19ème siècle”, 21ème siècle”, Au secours ! - Dessin de ©Gatis Sluka
Les déchets plastiques sont si omniprésents que les fibres et micro-plastiques, certains plus petits que l’épaisseur d’un cheveu, ont été retrouvés dans des crustacés, dans l’eau du robinet, dans le miel, le sucre et le sel de table. On en sait encore très peu sur l’impact sur la santé de ces micro-plastiques ingérés par les humains et autres animaux. 

Les gardes-côtes de la Burnham Coastguard incitent la population à réduire son utilisation du plastique et à bien s’en débarrasser dans les poubelles, notamment sur la plage. Ils demandent également aux gens de ne pas jeter n’importe quoi dans la cuvette des toilettes, déclarant que « les cotons-tiges sont les pires déchets possibles », et les encouragent à rejoindre un groupe local de nettoyage de plages. 

Traduction : Sandrine Pantel pour C'est assez ! 

mardi 18 décembre 2018

Les conséquences mortelles d’une mauvaise classification des dauphins

Par PETER SINGER (PRINCETON)

NEW JERSEY – La chasse annuelle aux dauphins dans la ville de Taiji, Préfecture de Wakayama, a démarré en septembre dernier. D’ici le mois de mars, et malgré les condamnations internationales et les critiques grandissantes au sein du peuple japonais, environ 1500 dauphins seront regroupés dans une baie étroite puis assassinés.

Photo : ©Getty Images
Taiji n’est pas le seul endroit où les dauphins sont chassés. Les Îles Féroé, les Îles Salomon, le Groënland, la Russie, l’Indonésie, le Pérou et le Canada sont aussi des terrains de chasse. Les plus significatives ont cependant lieu au Japon, où les pêcheurs considèrent les dauphins comme des nuisibles puisqu’ils se nourrissent de poissons commercialisables. Durant ces chasses, ils piègent les dauphins, vendent les plus « beaux » aux parcs marins et massacrent le reste pour leur viande. On estime que sur ces 70 dernières années, plus d’un million de baleines, dauphins, et marsouins ont été tués dans les eaux japonaises. Certains rapports indiquent même que de nombreuses populations de cétacés ciblées durant les chasses aux abords des côtes japonaises ne retrouveront jamais un niveau durable.

Capture de dauphin - Iles Salomon - Photo : ©Dolphin Project
Les tentatives pour prouver que la chasse aux dauphins à Taiji était contraire à la loi internationale ont toutes échouées jusqu’à présent. Bien que la Commission Baleinière internationale ait introduit un moratoire sur la chasse à la baleine à des fins commerciales, il n’existe aucun consensus parmi les pays membres au sujet d’un moratoire étendu aux petites espèces de cétacés comme les dauphins.
Dans tous les cas, le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine n’a pas empêché les baleiniers japonais de tuer des baleines. Depuis l’adoption du moratoire, le Japon a exploité une faille permettant de tuer les baleines à des « fins scientifiques ». La chasse commerciale à la baleine s’est poursuivie sous couvert de recherches scientifiques. La supercherie était trop évidente lorsque l’Australie a attaqué le Japon à la Cour pénale internationale, clamant que la pêche à la baleine au Japon n’avait rien de scientifique — et l’Australie a gagné. Tandis que le verdict a légèrement terni la réputation du Japon, il n’y a eu aucun effet sur les baleines, puisque le gouvernement japonais a développé un nouveau programme de recherches, soi-disant plus scientifique, en Antarctique. Lors de la dernière campagne de chasse conduite par le Japon, 333 baleines de Mink ont été tuées, y compris 120 femelles gestantes.

Photo : ©Greenpeace
Autre problème pour faire valoir la loi internationale afin que les Japonais cessent de tuer des cétacés est qu’il n’existe aucune police internationale pour faire respecter le moratoire. La charge est incombée aux pays membres qui doivent s’auto-réguler, chose qu’ils ne semblent pas toujours vouloir faire.
C’est pourquoi, l’ONG australienne, Action for Dolphins, et l’organisme de charité japonais, Life Investigation Agency, tentent désormais une nouvelle stratégie : une action en justice au Japon. Ils vont tenter de défendre le fait que la chasse aux dauphins viole la législation japonaise sur la protection animale. Si la cour penche en faveur de cet argument, il sera plus difficile pour le gouvernement d’éviter d’appliquer la décision de justice.

Chasse aux dauphins - Taiji - Photo : ©Dolphin Project
Les juges japonais vont-ils s’accorder sur l’interdiction de la chasse commerciale ? Il existe de solides raisons d’y croire. Le Japon possède des lois relativement strictes sur le bien-être animal. Par exemple, la plupart des mammifères doivent être abattus de façon à réduire le plus possible la douleur et le stress. Ces lois sont similaires aux réglementations appliquées par la plupart des abattoirs dans les pays industrialisés, qui exigent que les animaux soient étourdis — rendus inconscients à l’aide de gaz et insensibles à la douleur — quand on leur coupe la gorge et qu’ils se vident de leur sang. Il existe, bien sûr, des circonstances au cours desquelles l’étourdissement échoue et les animaux sont tués pleinement conscients ; mais quand l’étourdissement fonctionne convenablement, cela réduit effectivement la souffrance des animaux.
En revanche, la technique utilisée pour tuer des dauphins à Taiji ne réduit en rien la souffrance de ces animaux. Les animaux ne sont pas étourdis avant d’être abattus. Une analyse détaillée de la méthode d’abattage pratiquée à Taiji démontre qu’elle est loin d’être acceptable dans les pays développés.

 Photo : ©Taiji Action Group
Le processus entier, le regroupement des dauphins dans la baie, le confinement, la tuerie, prend des heures, parfois des jours. Ce qui signifie que, en plus de l’agonie subie, un grand nombre de ces animaux extrêmement sociaux se retrouvent, pour un long moment, dans un état de terreur absolue, ils entendent leurs congénères se faire massacrer, ils voient leur famille et les membres de leur pod se faire brutalement massacrer sous leurs yeux.

 Photo : ©Taiji Action Group
Pourquoi la législation japonaise sur le bien-être animal ne permet pas de mettre un terme à la souffrance des dauphins, tandis qu’elle n’accepterait pas que des méthodes brutales similaires soient employées lors de l’abattage de vaches ou de cochons ? Action for Dolphins et Life Investigation Agency vont tenter de défendre l’argument selon lequel les dauphins ont été faussement classés comme des poissons au lieu d’être traités comme des mammifères et se voir attribuer une meilleure protection en vertu de la loi japonaise sur le bien-être animal.
On peut comprendre qu’avant le développement des méthodes de classification scientifiques, les cétacés étaient regroupés avec les poissons plutôt qu’avec les mammifères. Aujourd’hui, nos connaissances sont plus grandes et les plaignants vont inciter la cour à suivre les données scientifiques modernes et considérer les dauphins comme des mammifères et appliquer ensuite les exigences en matière de réduction de la souffrance des mammifères à ces animaux.

Dauphin capturé à Taiji - Photo : ©Dolphin Project 
Si les dauphins sont reconnus dignes de mériter une meilleure protection en vertu de la loi japonaise en matière de bien-être animal, les horreurs qu’ils subissent actuellement à Taiji devront cesser. Il s’agirait là d’une avancée majeure pour les dauphins au Japon, mais cela ne mettrait pourtant pas un terme à nos inquiétudes envers la chasse aux dauphins. Ces animaux intelligents, conscients d’eux-mêmes vivent en groupes sociaux et développent des relations interpersonnelles complexes. Ils veulent vivre. Si nous n’avons pas besoin de les tuer pour notre survie, pourquoi les tuons-nous tout simplement ?

Traduction : Julie Labille pour C'est assez ! 

Note : Peter Singer est un philosophe utilitariste australien. Il est titulaire de la chaire d'éthique de l'université de Princeton (États-Unis) et professeur à l'université Charles-Sturt (Melbourne) en Australie.
Singer est surtout connu pour son livre « La Libération animale », considéré comme le livre fondateur des mouvements modernes de droits des animaux. (Source Wikipedia)


mardi 4 décembre 2018

La Hongrie ouvre son premier delphinarium à Budapest

1er décembre 2018 - Par Gergely Kolba 

Le seul zoo marin d'Europe centrale, le Tropicarium, a été créé en 2000 et attire près de 460 000 visiteurs chaque année. Il n'est pas étonnant qu'il s'agisse de la quatrième attraction la plus visitée de Hongrie. L'exposition propose une présentation combinée d’espèces de poissons hongrois, d’animaux provenant de la forêt tropicale humide et des peuples des profondeurs des mers et des océans. 


Avec une taille de près de 3000 mètres², le Tropicarium offre un aperçu d'un magnifique monde tropical et marin. 

Au premier jour de l’ouverture de cette institution, près d'un million de personnes ont visité ce zoo unique en son genre et depuis, ce nombre est en constante augmentation. Fait intéressant, 35 à 40% des clients ne parlent pas le hongrois. Le succès du zoo réside dans l'amélioration constante et l'organisation de programmes passionnants et intéressants pour les enfants et les adultes. Les visiteurs arrivant au Tropicarum découvrent ces magnifiques animaux dans huit salles différentes. Le principal spectacle du zoo est l'aquarium des requins avec sept espèces de squales.


Selon « Index » , Thomas Farkasdi, directeur du Tropicarium, a récemment annoncé avoir de nouveaux projets pour améliorer l'un des meilleurs zoos hongrois. Le Tropicarium est entré en contact avec le plus grand delphinarium d'Europe et avec le parc marin américain SeaWorld d’Orlando.

Thomas Farkasdi a pour objectif de créer pour la première fois en Hongrie un delphinarium unique à Budapest. 
Il croit au succès de ce projet car le secteur du divertissement en Hongrie a besoin de nouveaux spectacles. 

Par contre, beaucoup de personnes sont contre ce projet. 

Le directeur du Tropicarium a également souligné que ces personnes ne prennent pas en considération le fait que tous les dauphins des delphinariums sont nés en captivité. Selon lui, il n’est pas bon pour les dauphins de les rendre à l’océan car ils n’ont pas les compétences nécessaires pour chasser et mourraient dans un court laps de temps. 

Il est interdit d'amener un dauphin sauvage en Europe. Environ 272 animaux vivent en permanence dans des delphinariums européens et le delphinarium hongrois aimerait élever leurs progénitures. 


L'objectif du Tropicarium est d’établir le plus beau et le plus moderne delphinarium d’Europe à Budapest. Le directeur estime que ce nouveau spectacle serait l'attraction touristique la plus célèbre de la Hongrie, donnant l'occasion de voir de rares spectacles de dauphins dans ce pays. Il a également souligné que seul le Tropicarium avait les connaissances nécessaires pour garder correctement ces animaux marins en captivité, pour avoir des contacts avec d'autres établissements marins à l'étranger et les compétences nécessaires pour établir le premier delphinarium de Hongrie.

Traduction : C'est assez !