Bienvenue

Sur le site de l'association C'est Assez !

Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

C'est Assez !

partenaire du film l'Homme Dauphin

jeudi 24 mai 2018

C'est officiel : Mexico vient d'interdire les delphinariums


Crédit photo : Peta
Dans six mois, il n'y aura plus de dauphins en captivité dans la ville de Mexico.
Les delphinariums, y compris le Dolphin Discovery 6 Flags Mexico, devront déplacer tous les dauphins en captivité dans un délai de six mois .


Cette décision fait suite à l’interdiction prise par la ville d’utiliser les dauphins lors des spectacles ainsi que pour les programmes de nage avec les dauphins en août 2017.

Mexico-City, ville avant-gardiste : En 2014, Mexico avait déjà interdit les cirques avec animaux, le pays avait suivi cette décision en interdisant ces cirques dans tout le pays peu de temps après.

Cette nouvelle loi est entrée en vigueur le 4 mai 2018 et inclut l'interdiction des spectacles, les programmes de nage avec les dauphins, la delphinothérapie et les spectacles itinérants.

Crédit photo : El Universal

Le Dolphin Discovery Six Flags Mexico devra déplacer ses mammifères marins vers d’autres parcs marins de la société.

Beaucoup de pays dans le monde entier reconnaissent que les dauphins, les orques et les autres cétacés n'ont rien à faire dans un bassin. Le Chili, le Costa Rica et la Croatie ont tous interdit la détention des cétacés en captivité. En 2016, le National Aquarium de Baltimore a déclaré qu'il allait envoyer leurs huit grands dauphins dans un sanctuaire marin . Et plus tôt cette année, l'Aquarium de Vancouver a déclaré qu'il ne ne garderait plus de cétacés en captivité.

Le choix de la ville de Mexico s’inscrit dans un mouvement général de prise de conscience du public face aux conditions de vie des cétacés dans les parcs dans lesquels ils sont détenus. Le rapport à la captivité évolue vis-à-vis du public, un public de plus en plus exigeant en ce qui concerne le bien-être animal.

Sources

Création d’un sanctuaire marin dans les îles Westman (Islande)

La société Merlin Entertainments vient de débuter la construction d'un sanctuaire marin dans îles Westman pour accueillir des bélugas. La construction d’un musée est également prévu.
La WDC (Whale and Dolphin Conservatory ) a travaillé avec les propriétaires de l'Ocean World de Shanghai (Merlin Entertaintments), afin de créer ce sanctuaire
Il accueillera deux bélugas, Little White et Little Grey.


Les deux mammifères marins seront transportés de Shanghai à l'aéroport international de Keflavik en mars 2019.
Jun Jun, une femelle béluga devait également être transférée en Islande, elle est malheureusement décédée en juin 2017 alors que le projet de sanctuaire prenait forme.
Selon le maire des îles Westman, Elliði Vignisson, ce projet de conservation de la faune pourrait être très productif pour les îles en créant de nouveaux emplois et en développant le tourisme .
Parc marin où Keiko a été réhabilité dans les  îles Westman
Photo : Iceland Monitor/Rax/Ragnar Axelsson
Ce n’est pas la première fois que les îles Vestmann accueillent un cétacé. En 1998, l’Islande fut la demeure de Keiko, l’orque vedette de Sauvez Willy, jusqu’à ce qu’il retrouve sa liberté en 2002.


TORTURÉS POUR LE PLAISIR DES TOURISTES

Leurs dents ont été arrachées pour pouvoir faire des bisous aux touristes et ces animaux sont contraints d’exécuter des tours.

Des dauphins “traumatisés” sont détenus sur l’île paradisiaque de Bali
Le rapport choc détaille les résultats d’une enquête menées dans 26 établissements indonésiens proposant des activités touristiques avec animaux à Bali, Lombok et Gili Trawangan - Par Caroline McGuire, Digital Travel Editor


Ce nouveau rapport affirme que des dauphins TRAUMATISÉS sont détenus sur l’île paradisiaque de Bali. Leurs dents ont été arrachées pour pouvoir faire des bisous aux touristes et ces animaux sont contraints d’exécuter des tours.

Une nouvelle étude bouleversante menée par l’ONG World Animal Protection (Société mondiale de protection des animaux) rapporte que des dauphins sont régulièrement «arrachés à leur milieu naturel» et transférés dans des établissements de divertissement pour exécuter des tours aux visiteurs.
Nombre d’entre eux ont les dents limées ou arrachées pour éviter de blesser les visiteurs quand ils leur font des «bisous», un traumatisme énorme qui peut avoir des répercussions tout au long de leur existence.


Le rapport affirme : Ce qui est très inquiétant, c’est que les dents de deux femelles et potentiellement de jeunes mâles, ont été presque entièrement limées, certaines semblent totalement manquantes.

Lorsque nous avons questionné les soigneurs, ils ont affirmé que les dents des dauphins n’ont pas poussé car ils sont élevés en bassin.
C’est impossible, et la raison la plus probable serait que les dents des dauphins ont été limées pour éviter qu’ils ne mordent les soigneurs ou les touristes.

Un autre tour exécuté pour les touristes, « l’échouage », est susceptible d’endommager les organes internes des animaux et de provoquer des maladies respiratoires.

Le rapport intitulé «Wildlife Abusement Parks» (jeu de mots que l’on pourrait traduire par 
«Les Parcs animaliers de l’horreur ») détaille le résultat d’une enquête menée dans 26 établissements indonésiens proposant des spectacles avec animaux sauvages à Bali, Lombok et Gili Trawangan. L’ensemble de ces parcs possède environ 1500 animaux sauvages dont des éléphants, des dauphins et des orangs outans.
Les enquêteurs ont noté que l’industrie de la captivité des cétacés «menace directement les populations de dauphins sauvages» et les individus capturés sont sujets à des «traitements inhumains pour le restant de leur vie».


Les minuscules piscines dans lesquelles les dauphins sont maintenus en captivité annihilent leur comportement naturel et le chlore peut provoquer la cécité chez ces mammifères marins.
Les Britanniques sont 5e au rang des touristes qui se rendent Indonésie et ont été plus de 243 000 à visiter le pays l’année dernière.
Mais les tour-opérateurs ne sont certainement pas informés des conditions de détention exécrables des animaux maintenus en captivité.

Les balades à dos d’éléphant sont une activité qui nécessite un processus de dressage intensif et cruel, qui impose un contrôle violent de l’animal.
Une souffrance immense est souvent infligée aux animaux pour accélérer le processus de dressage et établir un rapport de domination.
Le rapport établit que 15 % des éléphants présente des symptômes de comportements stéréotypés parmi lesquels le balancement et le battage des pattes, signes d’une détresse et d’une souffrance intenses.
Une vidéo mise en ligne par l’ONG montre qu’un des éléphants est forcé à s’allonger au sol par un homme muni d’un fusil.

Au même moment, les parcs détenant des orangs outans proposent de faire des selfies avec les animaux. Leurs mouvements sont extrêmement limités et les possibilités d’interactions et d’activités stimulantes sont quasiment inexistantes.
Steve McIvor, Président Directeur Général de l’ONG World Animal Protection, déclare : «C’est une tragédie absolue que Bali, sublime destination touristique, force ses animaux captifs à endurer des conditions de vie horribles et aberrantes.
En coulisses, les animaux sauvages sont arrachés à leur mère alors qu’ils ne sont encore que des bébés et sont élevés en captivité pour être maintenus dans des conditions immondes et exiguës ou sont forcés d’interagir en permanence avec les touristes.
»
Bali est une île paradisiaque et son économie dépend des millions de touristes qui s’y rendent chaque année.
Malheureusement, jusqu’à ce que Bali prenne des mesures pour améliorer les conditions de vie des animaux captifs, l’ONG World Animal Protection exhorte les touristes d’éviter ces établissements.
Si vous faites des balades à dos d’éléphant, prenez dans vos bras ou faites un selfie avec un animal, c’est cruel, ne le faites pas, peu importe le nombre de «likes» que vous récolterez sur les réseaux sociaux.
Traduction (Julie - C'est assez)

Source photos : World Animal Protection

SourceThe Sun





mardi 22 mai 2018

Label "Bien-être animal": notre réponse à Marineland

RÉPONSE DE C’EST ASSEZ ! AU MARINELAND D’ANTIBES QUI SE GLORIFIE D’AVOIR OBTENU UN LABEL « BIEN-ÊTRE ANIMAL »

Source photo : Végémag
Dans un communiqué du 2 février 2018, Marineland s’est félicité d’avoir obtenu de la American Humane une certification assurant « du confort, du bien-être, et du bon traitement des animaux vivant dans des zoos, aquariums et centres de conservation à travers le monde ».
Mais quelle est la valeur réelle d’un tel label créé et décerné par une organisation dont le « comité scientifique » est constitué en majorité de personnes ayant des liens avec l’industrie des parcs zoologiques et/ou du spectacle ?
En effet, plus de la moitié des quinze membres du « Comité Scientifique consultatif indépendant composé de spécialistes internationalement reconnus dans le domaine de la santé, du comportement et de l’éthique animale » ont des liens directs avec le business des parcs zoologiques (cadres de différents zoos et d’un cirque, spécialiste du clicker training...). L’un des deux dirigeants du comité est un spécialiste à la retraite de l’« entraînement et de la gestion des animaux exotiques » du zoo de l’Université de Moorpark (Californie).
À noter également que l’American Humane (anciennement American Humane Association, AHA) est à l’origine de la mention « Aucun animal n’a été maltraité lors du tournage » au générique des films d’Hollywood, mention dont l’attribution fait polémique. Lors de plusieurs tournages, pourtant validés par cette mention, de nombreux animaux, faute de traitements appropriés, ont trouvé la mort (Le Hobbit, Cheval de Guerre, Pirates des Caraïbes, There Will Be Blood...), été en danger mortel (l’Odyssée de Pi), ou maltraités par leurs dresseurs (Antartica). De nombreux témoignages d’ex-membres ou de membres de la AHA dépeignent une organisation sous la coupe de l’industrie du spectacle.


N’Y A-T-IL PAS RISQUE DE CONFLIT D’INTÉRÊT ENTRE L'ÉQUIPE CHARGÉE DE L'ÉVALUATION « SCIENTIFIQUE » ET LES ENJEUX FINANCIERS DE L’INDUSTRIE DES PARCS ZOOLOGIQUES ?

Le parc précise que les « critères exhaustifs de l’American Humane Conservation program permettent de vérifier tous les aspects du bien-être et du confort animal, dans des domaines d’évaluation incluant » notamment :
- « Une excellente santé ». Que dire des stéréotypies, des dents usées et/ou attaquées jusqu’à la pulpe, des maladies rénales, de l’intubation forcée, des administrations de divers médicaments et du chlore qui brûle la peau, les yeux et les poumons ?
Une nourriture est-elle considérée de qualité quand elle est constituée de poissons décongelés et de gélatine ?
- « Des interactions sociales positives au sein des groupes d’animaux ». Cette condition est-elle remplie en cas de formation et de séparation arbitraires des groupes sociaux entraînant stress et agressions entre les individus ?
Ces mêmes interactions « entre les animaux et les soigneurs » peuvent-elles réellement être qualifiées de positives quand elles sont basées sur le chantage à une nourriture rationnée ?
- « un lieu de vie sécurisé et stimulant ». Peut-on parler de sécurité quand les animaux sont forcés de cohabiter dans des espaces trop étroits et trop peu profonds pour se soustraire à l’agression d’un congénère, aux rayons brûlants du soleil, ou aux yeux du public ?


A-T-ON OUBLIÉ QUE SUITE AUX INONDATIONS D’OCTOBRE 2015, UN GRAND NOMBRE D’ANIMAUX ONT PÉRI, DONT L’ORQUE VALENTIN, À SEULEMENT 19 ANS !
Peut-on parler de stimulation dans un bassin bétonné, stérile, exigu et monotone ?
Le Dr Robin Ganzaert (PDG de American Humane) indique que ce programme de certification est « indispensable pour les espèces animales remarquables et menacées que nous souhaitons tous préserver. »
Peut-on avancer l’argument de la préservation quand on sait qu’aucun des cétacés détenus ne fait partie des espèces menacées et que trois dauphins (Eclair, Mila-Tami et Alizé) et deux orques (Freya et Valentin) sont décédés à des âges précoces entre 2015 et 2016 au Marineland d’Antibes.
L’arrêté devait mettre fin à la reproduction des cétacés en France et fixer des normes bien plus strictes en matière de taille et de profondeur de bassin, de mode d’alimentation et de conditions de vie en générale. Le parc se félicite aujourd’hui de l’annulation de cette nouvelle réglementation pour cause de « vices de procédure ». Rappelons cette phrase de Jon Kershaw (directeur animalier du Marineland d’Antibes), dans Libération en mai 2017 :
« Les dauphins et les orques sont notre produit d'appel. Sans eux, pas de sauts. Pas de sauts, pas de spectacles. Pas de spectacle, pas d'argent. »
La captivité est une maltraitance en soi pour ces supers prédateurs parcourant des centaines de kilomètres par jour en milieu naturel.
Le Dr. Robin Ganzaert estime que tous les animaux, y compris ceux détenus dans les zoos et les aquariums, ont « droit à un traitement humain », nous estimons de notre côté qu’ils ont surtout droit à un traitement adapté à leurs besoins physiologiques et psychologiques.


La composition du « comité scientifique » de la American Humane : SCIENTIFIC ADVISORY COMMITTEE


Auteur : C'est Assez!
Crédit photo : 
Wikie (Marineland Antibes) : Hell-N - For freedom No cap'

vendredi 11 mai 2018

Barcelone se déclare "Ciudad Libre de Cetáceos en Cautividad" ("Ville sans Delphinarium")




Le conseil municipal a adopté une déclaration institutionnelle dans laquelle la ville se positionne contre la captivité des cétacés et par conséquent, elle ne permettra plus la construction de nouvelles installations à cette fin.

La déclaration, lue à la fin de la séance plénière qui a eu lieu le 27 avril à la mairie, affirme que la ville "ne permettra plus l'exhibition et la reproduction de cétacés dont la propriété relève directement ou indirectement du conseil municipal".

"Barcelone a montré sa volonté de défendre les animaux, il est temps de prendre des mesures responsables et éthiques avec les droits des animaux qui servent d'exemple à d'autres villes du monde", peut-on lire dans cette déclaration.

Selon la déclaration, et selon la loi zoos 31/2003, les centres doivent garantir le bien-être de leurs animaux et répondre à leurs besoins, pour des raisons d'espace et de complexité concernant l'habitat naturel des cétacés, l'installation artificielle d'un zoo ne peut pas répondre à ces exigences.


La mesure avait été annoncée et présentée cette semaine par ERC avec le soutien de la FAADA. La déclaration institutionnelle a été approuvée après que la municipalité ait accepté en décembre 2016 de ne pas construire de nouveau delphinarium dans le plan d’expansion du Zoo de Barcelone.

Les groupes politiques ont également approuvé la notification de leur décision au Gouvernement de la Generalitat, au Conseil d'administration de la Barcelona Zoo Foundation, au Barcelona Serveis Municipals (BSM), au Zoo de Barcelone, à l’Ong FAADA et aux autres entités membres du Conseil Municipal de "Convivència, Defensa i Protecció dels Animals" .

La FAADA se félicite de cette décision mais demande au conseil municipal d'envoyer les 6 dauphins, encore détenus par le zoo de Barcelone, dans un sanctuaire marin dès que possible.

Sources : 

C'EST ASSEZ et L'HOMME DAUPHIN



C’EST ASSEZ, partenaire du film, L’HOMME DAUPHIN, SUR LES TRACES DE JACQUES MAYOL – AU CINEMA LE 30 MAI 2018, vous propose de gagner 2x5 places pour le découvrir en salles. Dans ce documentaire, Jean-Marc Barr, qui a incarné le légendaire apnéiste dans Le Grand Bleu, prête sa voix à celui qui a influencé plusieurs générations dans leur rapport avec la mer et les animaux marins.

Pour participer, il vous suffit de partager le post Facebook du jeu concours qui se trouve ICI

Voir la bande-annonce :


Devenir fan du film : www.facebook.com/lhommedauphinlefilm/  

Vous pouvez organiser vous-même une soirée-débat autour du film. Suivi le guide ici : 

Bonne chance à tous !

lundi 23 avril 2018

Rencontre avec le Ministre d'Etat Nicolas Hulot


Ce matin, nous nous sommes rendus au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire suite à notre demande de rendez-vous. 

Nous avons exposé d’une même voix nos demandes et propositions pour un nouvel arrêté mettant fin à l’exploitation des cétacés en France. 


211 164 signatures récoltées par nos ONG rejointes par Code AnimalParis Animaux Zoopolis et Association "Ensemble pour les animaux" ont également été remises au Ministre, preuve que nos concitoyens sont concernés par cette cause.
Nous restons mobilisés afin que, dans un avenir proche, les dauphins et les orques cessent d'être exploités en France.
 
Merci à tous pour votre soutien précieux.

mercredi 18 avril 2018

Virgin Holidays soutient le projet de sanctuaire pour les dauphins captifs

Tout ce que vous devez savoir sur le premier sanctuaire au monde pour les dauphins et pourquoi c'est si important

Virgin Holidays apporte son soutien à un nouveau projet ambitieux et porteur d'espoir pour les mammifères marins détenus en captivité.


Le débat éthique sur le tourisme autour des dauphins fait rage depuis des années, mais il semble qu’il y ait enfin une avancée.
Dans une démarche pionnière, la firme Virgin Holidays a annoncé son intention de soutenir l'Aquarium National de Baltimore à hauteur de 300 000 $ pour créer le premier sanctuaire pour les dauphins en Amérique du Nord.
Le projet triennal prévoit la réhabilitation de sept dauphins dans un endroit encore inconnu en Floride. Le coût de cette initiative -la première du genre- est estimé entre 10 à 15 millions de dollars. Le projet servira de modèle pour le traitement éthique des cétacés en captivité 
Selon Joe Thompson, directeur général de Virgin Holidays, la société vend actuellement "environ 25 parcs marins et attractions proposant de nager avec des dauphins, principalement situés aux États-Unis, dans les Caraïbes et au Moyen-Orient".
Thompson admet que l'avenir de ces animaux est l'un des plus grands défis auxquels l'industrie du tourisme est confrontée. "La majorité de ces dauphins sont nés en captivité, ils n’ont jamais nagé dans des eaux libres et ne pourraient survivre longtemps sans soins de la part des humains. La fermeture soudaine de ces installations serait préjudiciable à ces animaux alors qu'il n'y a actuellement aucun endroit pour les accueillir", explique-t-il. "Nous espérons que le National Aquarium Dolphin Sanctuary prouvera qu'une alternative est possible."
En 2014, l'entreprise a cessé de travailler avec des parcs ayant capturé des cétacés dans la nature. En 2017, ils ont cessé de vendre de nouvelles attractions ou hôtels détenant des cétacés.
Dans le cadre de ses efforts continus pour fournir un tourisme éthique vis-à-vis de la faune, Virgin a également travaillé avec la World Cetacean Alliance pour créer de nouvelles lignes directrices pour le whale watching, dans l'espoir que les protagonistes adopteront les règles au cours des deux prochaines années.

À quoi sert un sanctuaire?
"Notre vision est de créer une installation extérieure où les dauphins nageront dans une eau de mer naturelle, avec un littoral végétalisé (mangroves, algues de mer, etc.), et dans la configuration d'un habitat flexible qui comprendra des piscines adaptées pour répondre aux besoins individuels de chaque dauphin", explique John Racanelli, PDG et président du National Aquarium.
"Une clinique sur place accueillera des experts en mammifères marins et un vétérinaire. Le sanctuaire servira également de centre pour la science appliquée afin de faire progresser la connaissance et la conservation."

Esquisse du projet de sanctuaire (Studio Gang / Virgin / PA)
Quelle est la différence par rapport à leur habitat actuel ?
"Nous explorons des sites pour le sanctuaire qui représentent environ 100 fois la taille de l'habitat actuel des dauphins, soit environ 1.1 million de gallons (soit 3.785.412 litres)", explique M. Racanelli.
"Avec plus de 100 millions de gallons d'eau, le groupe aura plus d'espace et plus de profondeur pour nager et interagir dans un environnement plus naturel."

Comment les dauphins seront-ils entraînés pour s'adapter à leurs nouvelles conditions de vie ?
Un programme de 3 ans, déjà en cours, enseigne aux animaux comment vivre dans un environnement plus naturel. Ils sont encouragés à boire de l'eau afin que leur système « digestif » puisse être nettoyé s'ils mangent un mauvais aliment, la température dans le bassin sera augmentée à 26 degrés Celsius pour permettre aux algues de croître, et on leur apprendra à aller sur des civières pour les préparer au transport vers leur nouvel habitat.

Pourquoi les animaux en captivité ne peuvent-ils pas être libérés immédiatement dans la nature?
"Certains individus qui ont passé du temps en captivité peuvent être réhabilités puis relâchés dans la nature. Cependant, d'autres individus, en particulier ceux qui sont nés en captivité, resteront probablement dans un sanctuaire côtier où ils pourront être surveillés par des humains", explique Dylan Walker, le PDG de World Cetacean Alliance qui travaille en étroite collaboration avec Virgin.
"En captivité, les cétacés sont nourris à la main, et beaucoup d'entre eux n'ont jamais appris à chasser leur nourriture. Un sanctuaire côtier apportera de grandes améliorations en termes de bien-être, tout en assurant les soins dont ils auront besoin pour le reste de leur vie."

Alors, pourquoi un projet de ce genre met-il tant de temps à se concrétiser?
"L'idée existe depuis de nombreuses années, et au cours de la dernière décennie, certains projets de réhabilitation ont utilisé des sanctuaires temporaires pour le sauvetage de cétacés et pour les cétacés en captivité", explique Walker.
"Ces dernières années, la perception du public a radicalement changé en ce qui concerne les cétacés détenus dans les zoos et les aquariums et, par conséquent, des projets de création de sanctuaires marins permanents seront développés pour les animaux qui en auront besoin dans un avenir proche."

"C'est une période très enthousiasmante pour les amoureux des cétacés," conclut-il.

Traduction: C'est Assez!

LIRE AUSSI:

jeudi 15 mars 2018

LOLITA: La Tribu Amérindienne Lummi Pourrait l'Aider à Retrouver Sa Liberté

Traduction: C'est Assez! 
LOLITA : L’ORQUE PRISONNIERE d’UN AQUARIUM DEPUIS 47 ANS POURRAIT RETOUNER CHEZ ELLE AVEC L’AIDE DES AMERINDIENS



Lolita est la seule orque survivante d’un groupe de jeunes orques piégées il y a 47 ans. Elle est désormais sur le point de commencer un nouveau chapitre dans sa lutte pour retourner là d’où elle vient, l’Océan Pacifique — cette fois, avec l’aide d’un groupe d’Amérindiens.
La tribu amérindienne Lummi, basée à l’est de l’état de Washington pourrait envisager la libération de Lolita du Miami Seaquarium grâce à un traité vieux de 163 ans qui pourrait enfin débloquer la situation de l’orque.
Lolita a été vendue au Miami Seaquarium en septembre 1970 après avoir été prise au piège par des chasseurs à l’âge de deux ans seulement avec six autres bébés orques, selon le média local News 10. Les membres de la tribu Lummi ont évoqué la mer des Salish, les eaux entourant Orcas Island dans l’état de Washington, leur lieu de résidence depuis 12000 ans. Ils ont un lien spirituel profond avec la mer et les orques qui l’habitent.
"Nous lui avons volé sa vie," estime Freddy Lane, membre du conseil Lummi après que ce dernier ait fait passé une résolution pour libérer l’orque.
Le groupe de conservation animale Orca Network travaille depuis 25 ans à la libération de Lolita. En revanche, l’intervention de la tribu Lummi pourrait ouvrir une brêche juridique, obligeant les propriétaires du Miami Seaquarium à libérer l’orque.
Le biologiste marin et spécialiste des orques Ken Balcomb, partisan de la libération de Lolita depuis de nombreuses années, a déclaré que la tribu avait le droit de soulever le traité de Point Elliott datant de 1855. Ce traité donne à la tribu Lummi les moyens légaux nécessaires pour protéger leurs terres et leurs ressources halieutiques.
Etant donné que les orques sont en danger, la tribu Lummi peut légitimement soutenir, sur la base du traité, que Lolita doit être rendue à son habitat naturel.
En dépit de l’enthousiasme de certains experts pour sa libération, d’autres jugent que déplacer Lolita pourrait la mettre en danger de mort. Douglas Wartzok, professeur de biologie à l’Université internationale de Floride juge que l’orque ne pourrait pas survivre dans la nature après avoir passé la vaste majorité de sa vie en captivité.
"Le bilan des animaux en captivité ayant été libérés n’est pas favorable," a déclaré Wartzok. "Ils meurent généralement assez rapidement."

Lors de leur dernière tentative pour faire avancer le dossier, la tribu Lummi a fait savoir au Miami Seaquarium leur souhait de rencontrer le Directeur Andrew Hertz. M. Hertz n’a pas souhaité les rencontrer.