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Little Grey et Little White retrouvent l’océan après 1 décennie de captivité !

10 août 2020 - Par  Mail Foreign Service 

Nées dans la nature, Little White et Little Grey avait été capturées à l’âge de deux ans. Elles ont tout d'abord été détenues dans un centre de recherche en Russie. Elles ont ensuite été vendues au parc de Changfeng Ocean World à Shanghai (Chine), où elles étaient les stars d’un spectacle aquatique.

Elles n’avaient plus vu la lumière du jour, ni nagé en plein océan depuis leur capture.

Après avoir traversé le globe dans des caissons étanches par voie aérienne, terrestre et maritime, les deux femelles de 12 ans, ont été installées dans le sanctuaire pour bélugas de la baie de Klettsvik (32.000 m2 et 10 m de profondeur), au large de la côte Sud de l'Islande.

Little Grey et Little White se préparaient depuis plus d'un an à la dernière étape de leur transfert dans le premier sanctuaire en eau libre au monde pour les bélugas. Le déplacement a été effectué vendredi dernier avec succès.

C'est la première fois que les deux bélugas retrouvaient la mer depuis 2011.

Pour se préparer à leur nouvel espace de vie, les 2 cétacés ont été entraînées à retenir leur respiration plus longtemps, mais aussi à gonfler leur musculature pour faire face aux marées et aux courants et à prendre un peu de graisse pour affronter les froides températures islandaises.

Dans un premier temps, Little White et Little Grey ont été placées dans un bassin de soins de la baie de Klettsvik. Elles auront besoin d'une courte période de temps afin qu’elles puissent s’acclimater à leur nouvel environnement naturel et aux éléments extérieurs avant leur libération dans le sanctuaire.

D’ici quelques semaines, elles retrouveront le sanctuaire, plus vaste, de la baie de Klettsvik.

L'équipe d'experts et les vétérinaires qui ont accompagné Little White et Little Grey tout au long du transfert ont déclaré qu’elles étaient en bonne santé et se nourrissaient bien après le court trajet du retour vers l’océan depuis leur bassin de soins à terre.

Andy Bool, directeur du SEA LIFE Trust, a déclaré : 

« Nous sommes absolument ravis de pouvoir annoncer que Little Grey et Little White sont en sécurité dans leurs bassins de soins du sanctuaire marin et qu'elles sont à deux doigts d'être relâchées dans leur habitat naturel.

Après une planification et des répétitions approfondies, la première étape de leur retour à l'océan s'est déroulée aussi facilement que nous l'avions espéré et prévu. Nous surveillons attentivement les 2 bélugas avec notre équipe d'experts et nos vétérinaires et nous espérons pouvoir annoncer leur libération définitive très bientôt ».

Rob Lott, responsable de la campagne de fin de captivité du WDC, a déclaré : 

« Little Grey et Little White ont été capturées dans la nature lorsqu'elles étaient très jeunes, alors vendredi a été un grand jour pour elles (et pour nous tous) car elles ont pu faire l'expérience de l'océan pour la première fois de leur vie d'adulte. Ces bélugas robustes, en bonne santé et énergiques peuvent maintenant envisager un avenir meilleur, car ce projet révolutionnaire entre enfin dans la dernière ligne droite ».

Little Grey et Little White vont maintenant être surveillées 24 heures sur 24 afin de s’assurer que tout se passe bien pour elles.

Ce sanctuaire unique poursuit un double but : à la fois réintégrer des animaux dans leur environnement naturel, mais aussi sensibiliser les touristes à leur bien-être et à leurs conditions de vie.

« Bien que Little White et Little Grey soient au cœur de nos préoccupations actuelles et de notre souci de leur fournir une vie naturelle alternative », déclarait Andy  Bool en février dernier, « un autre objectif est de démontrer que cela peut être fait et de montrer les changements positifs que la vie dans un sanctuaire apporte à ces bélugas ».

Mr Bool appelle Little White et Little Grey les « ambassadeurs » délégués par les 300 autres bélugas en captivité à travers le monde, » et plus largement que cela, les 3000 cétacés.  »



Traduction : C'est assez ! 

Source : Mail Online

Crédit photos : PA Images

Des photos satellites suggèrent que la Russie a envoyé des dauphins entraînés à la guerre en Syrie

Article d'H.I. Sutton du 19 juillet 2020 paru dans Forbes

Les projets de la marine russe concernant les mammifères marins ont attiré l'attention du monde entier lorsqu'un béluga apprivoisé s’est retrouvé en Norvège en avril 2019. 
Le cétacé, surnommé Hvaldimir, se serait échappée d'un programme d'entraînement de la marine russe. 

Imagerie satellite du 2 novembre 2018 montrant deux enclos pour mammifères marins à Tartous, en Syrie.
Ceux-ci seraient destinés aux dauphins de la marine russe.  - ©H.I. Sutton, contient des images de Kompsat acquises via Shadowbreak INTL 

Il existe un autre déploiement de mammifères marins dont vous n'avez probablement pas entendu parler. Cette fois-ci, cela se passe dans une zone de guerre.

Il y a maintenant des preuves que  la marine russe a envoyé des dauphins entraînés pour soutenir sa guerre en Syrie, les déployant sur la base navale de Tartous fin 2018.

En regardant des images satellites de Tartous, une ville côtière de Syrie, je suis tombé sur des enclos en mer avec des mammifères marins. 

Tartous est un port où la Russie base ses sous-marins déployés pour la guerre en Syrie. 

Ayant déjà vu des enclos similaires dans les bases de la marine russe en mer Noire et dans l’Arctique, je n'ai aucun doute sur la nature de ces enclos.

Le déploiement est visible grâce à l’imagerie satellite, avec, par exemple, Google Earth, aux coordonnées suivantes : « 34°54'35.16 "N /  35°51'46.46 "E »

Je vous fournirai les coordonnées de chaque emplacement afin que vous puissiez le constater par vous-même.

©Don Bartletti / Los Angeles Times / TNS
Les dauphins seraient probablement utilisés pour contrer les plongeurs ennemis qui pourraient tenter de saboter les navires dans le port. Les mammifères marins pourraient également être utilisés pour récupérer des objets au fond de la mer ou pour effectuer des missions de renseignements.

Ces dauphins en Syrie proviennent probablement d'une unité basée près de Sébastopol, en Crimée, dans la mer Noire. Cette base se trouve aux coordonnées : « 44°34'53.12 "N / 33°24'8.36 "E »

Il est possible que les mammifères impliqués soient des phoques plutôt que des dauphins, mais je pense qu’il s'agit de dauphins. Les enclos semblent toutefois plus petits que d’autres, ce qui suggère leur caractère temporaire.

L'autre programme actif de la marine russe concernant les mammifères marins se déroule dans l'Arctique. Là-bas, ce sont des bélugas et des phoques sont entraînés. 

La marine russe a déployé des bélugas sur sa base sous-marine spéciale à Olenya Guba, dans l’Arctique. 
©H.I. Sutton. Comprend le matériel CNES 2020, distribution Airbus DS. 
Tous droits réservés / Images Satellites Pleiades/ Acquises par Shadowbreak INTL 

Hvaldimir la baleine est arrivé en Norvège à peu près au même moment où la marine russe a déplacé des enclos de cétacés vers la base sous-marine d'Olenya Guba - « 69°13'12.41 "N / 33°23'4.72 "E »

C'est là que sont basés les sous-marins espions russes, y compris le malheureux Losharik, à bord duquel un incendie s’est déclaré, tuant 14 marins dont le commandant du navire, en juillet dernier 2019. 
Le Kremlin avait alors affirmé que le sous-marin travaillait à étudier les reliefs des fonds marins.

Hvaldimir - ©Hvaldimir Foundation

Les bélugas sont plus grands et plus lents que les dauphins, mais semblent mieux adaptés aux conditions de l'Arctique. Les phoques, plus agiles, sont utilisés dans des opérations de contre-plongée, comme le sont probablement les dauphins. 

Une autre base, étroitement liée à celle d'Olenya Guba, se trouve à 69°10'2.15 "N / 33°28'39.77 "E. A cet endroit, il y a une ferme d’élevage installée en 2017 aux coordonnées 68°49'8.53 "N / 32°45'16.53 "E, et une autre à 68°49'52.21 "N / 32°48'20.94 "E.

Nous ne saurons sans doute jamais ce que la marine russe faisait exactement avec les dauphins en Syrie. Ils n'y sont restés que quelques mois, de septembre à décembre 2018, et il s'agissait donc peut-être d'un test. Ou peut-être cela s'est-il mal terminé. Mais il n'y a aucun signe de ralentissement concernant les programmes avec les mammifères marins. Et l'incident avec Hvaldimir en Norvège s'est produit après le déploiement syrien, ce qui montre que ce qui s'est passé en Syrie n'a pas dissuadé la marine russe de rapprocher ses mammifères marins des unités opérationnelles. 

Note : En 2014, lorsque la Russie a annexé la Crimée, elle a pris le contrôle de la base militaire de Sébastopol. Des dauphins et des otaries y étaient dressés pour des missions militaires.
Fin avril 2016, le gouvernement russe achetait cinq dauphins, 3 mâles et deux femelles, pour un total de 350 000 roubles (4700 €) par cétacé. Selon les documents publiés par le gouvernement russe lors de l’appel d’offres qui avait été lancé début mars, les dauphins devaient être transportés vers un centre d’entraînement militaire pour mammifères marins à Sébastopol, port d’attache de la flotte russe en Crimée. 

Traduction : C'est assez ! 



« Tueur dans la brume »

28 juillet 2020

« Killer in the mist »

Cette photo a été prise durant une pluie torrentielle sur l’île de Possession (île principale de l'archipel sub-antarctique des îles Crozet).


Une famille d’orques chassait des manchots royaux et des éléphants de mer au large d’une plage voisine.

« En quatre mois, c’était la première fois que je voyais des orques si près du rivage. Les pingouins étaient dans une grande panique. La situation était intense avec cet énorme mâle, sa nageoire dorsale fendant l‘eau grisâtre et le temps était tout simplement épouvantable »

Stefano Unterthiner a repéré les orques depuis la falaise qui surplombait la plage, il a passé plus de trois heures à les photographier sous une pluie battante.

« C’est l’un des moments les plus inoubliables de ma vie. »

Avec cette photo, Stefano Unterthiner fut l'un des gagnants du concours « Veolia Wildlife Photographer of the Year » 2009 dans la catégorie « Animaux dans leur environnement » !

Crédit photo : ©Stefano Unterthiner

Un appel citoyen pour le bien-être animal

15 juillet 2020

C’est assez ! soutient les 20 mesures pour les animaux

14 parlementaires de tout bord, plus de 115 chercheurs, personnalités et responsables politiques et 23 associations ont signé un Appel citoyen pour demander davantage de politiques publiques en faveur des animaux.



Ils ont besoin de nous. Mobilisons-nous et signons cet Appel

Appel citoyen

Le bien-être animal constitue aujourd’hui un sujet de préoccupation majeur pour la société française. Loin des débats polarisés, de multiples enquêtes d'opinion montrent qu'il existe un très fort consensus autour de la mise en œuvre de politiques publiques en faveur des animaux. 

Près de 90% des Français souhaitent ainsi une meilleure protection des animaux domestiques, une réforme ambitieuse de la chasse, ou encore une législation plus protectrice des animaux vivant dans les élevages intensifs. 

La grande majorité de nos concitoyens appelle également à davantage éduquer nos jeunes générations au bien-être animal et souhaite rendre leur liberté aux animaux sauvages actuellement en captivité. Face à ce consensus croissant dans notre société, les politiques publiques en faveur des animaux demeurent timides et ce manque d'ambition risque de fragiliser plus encore le lien entre les Français et leurs gouvernants.

Le projet « Vingt mesures pour les animaux » montre que ces évolutions en faveur des animaux ne sont pas seulement souhaitées par notre société mais qu'elles sont également soutenables financièrement. Au delà des changements de comportements individuels auxquels nous assistons, l’État a un rôle clef à jouer dans la protection des animaux les plus fragiles : en facilitant et en accompagnant la transition vers des activités plus respectueuses des animaux, en veillant au respect de la réglementation en vigueur, en informant davantage les consommateurs sur l'origine des produits, et en interdisant les pratiques les plus cruelles.

Par cet appel citoyen, nous appelons les élus de tout bord à dépasser les clivages politiques habituels et les pouvoirs publics à agir pour mettre en place ces solutions consensuelles et financièrement tenables en faveur des animaux. 

Nous aspirons à ce que le débat public se concentre sur ce qui compte réellement : le bien-être animal.






Orques résidentes du Sud - Tahlequah (J35) de nouveau enceinte !

28 juillet 2020 - Par Lynda V. Mapes 

Tahlequah avait ému le monde entier en juillet et août 2018 après avoir été vue portant le corps de son bébé décédé à la surface de l’eau pour éviter qu’il ne coule durant 17 jours. Le petit est décédé le mardi 24 juillet, dans la matinée, 1h30 seulement après sa naissance au large de Victoria en Colombie Britannique (Canada).


Elle avait parcouru près de 1 600 kilomètres avant de se résigner à laisser partir le corps sans vie de son bébé.


Aujourd'hui, elle a une nouvelle chance d'être mère.

Les scientifiques John Durban, de Southall Environmental Associates et Holly Fearnbach, directrice de la recherche sur les mammifères marins pour l’ONG SR3, ont récemment fini l'enregistrement d'images de drones concernant les orques résidentes du Sud. Ils ont alors découvert que plusieurs femelles étaient enceintes au sein des pods J, K et L. 

Ces photos ont été réalisées dans le cadre d'une étude à long terme sur l'état de santé des orques résidentes du sud, une population en voie d‘extinction, qui fréquentent les eaux de Puget Sound. Cette technique qui consiste à utiliser un drone télécommandé à plus de 100 pieds (env. 30 m) au-dessus des orques est non-invasive et ne dérange en aucun cas les mammifères marins.

Les grossesses ne sont pas inhabituelles, aussi les scientifiques ne les annoncent généralement pas. Mais la grossesse de Tahlequah revêt une signification toute particulière dans une région qui a pleuré la perte du petit.

Les orques résidentes du Sud luttent pour leur survie et la plupart des grossesses de ces orques en difficulté ne sont pas couronnées de succès.

En 2018, le bébé de Tahlequah était le premier à naître dans cette population en 3 ans.

Depuis, il y a eu 2 naissances au sein des orques résidentes du Sud, Lucky (L214) née en janvier 2019, et Tofino (J56) né en mai 2019.

Lucky (L124)
Et tous deux sont toujours en vie.

Tofino (J56)
Il reste encore quelques mois avant que le bébé de Tahlequah naisse, mais comme toutes les futures mamans orques, Tahlequah saisira toutes les opportunités pour mettre son bébé au monde et le garder en vie.

La période de gestation des orques est généralement de 17-18 mois et les familles restent unies pour la vie.

« Toutes les personnes de la région peuvent aider, ont déclaré M. Fearnbach et Mme Durban. Tous les plaisanciers, quel qu‘ils soient, devraient veiller à respecter l'espace des orques et à leur donner la tranquillité dont elles ont besoin », ont-ils déclaré.

Les baleines utilisent le son pour chasser et les perturbations dues aux bateaux et aux bruits sous-marin des navires sont l'une des trois principales menaces pour leur survie, en plus du manque de saumon et de la pollution.

L’accès aux saumons, surtout le saumon quinnat, la nourriture préférée des orques résidentes du sud, est essentiel dans leurs zones de pêche traditionnelles.

« Tout comme les pêcheurs humains qui ne se contentent pas d'aller jeter un hameçon n’importe où dans l'océan », a déclaré M. Durban, « elles ont leurs endroits préférés. »

« Ce sont des sociétés extraordinaires qui transmettent leur culture de génération en génération. Elles ont leurs habitudes. »

Cependant, là où les orques chassent, sur le côté ouest de l'île de San Juan, Swiftsure Bank et d'autres points chauds pour le saumon, à l'extrémité est du détroit de Juan de Fuca, les plaisanciers, les navires commerciaux et les pêcheurs sont actuellement présents.

Avec une population de seulement 73 orques, chaque bébé compte pour les orques résidentes du sud. 

Et leurs chances sont réduites pour mener une grossesse à terme. Environ deux tiers de toutes les grossesses des orques résidentes du Sud n‘aboutissent pas, a constaté Sam Wasser chercheur au Center for Conservation Biology de l'Université de Washington. Selon ses recherches, le stress causé par la faim due au manque de saumon est lié au faible succès de reproduction des orques.


Note : En 2009, la population des orques résidentes du Sud comprenait 89 individus, population qui s’est stabilisée avec  85-89 individus en 2011.

Cependant, après 2011, la  population des orques résidentes du Sud est de nouveau entrée dans une période de déclin et, en janvier 2020, elle ne compte  plus que 73 orques :

  • 22 individus pour le pod J
  • 17 individus pour le pod K
  • 34 individus pour le pod L

Un chiffre qui est inférieur au nombre d’individus que comptait cette population en 1976.  (Source : Center for Whale Research)

La population des orques résidentes du Sud a été largement décimée par les captures effectuées pour les parcs marins dans les années 1960 et 1975. Durant ces captures, au moins 13 orques ont été tuées, et 45 d’entre elles ont été vendues aux parcs marins du monde entier. 

L'une des captures les plus tristement célèbres fut celle de Penn Cove, dans l'État de Washington, le 8 août 1970. 

Ce jour-là, les 85 orques que comptait la communauté des orques résidentes fut rabattue avec une rare violence dans la baie de Penn Cove, au large de l’île de Whibdey.

7 orques furent capturées au sein du pod L (l’une des populations des orques résidentes), et cinq sont mortes (4 jeunes et une maman), effrayées et paniquées, elles se noyèrent au cours du processus de capture. 

6 orques du Pod L, des jeunes, furent envoyés dans des parcs marinsà travers le monde, au Japon, au Texas, au Royaume-Uni, en France (Clovis), et en Australie. Lolita fut transférée au Miami Seaquarium. Tous étaient très jeunes



5 d’entre eux moururent dans les cinq ans qui suivirent. Lolita/Tokitae est la seule encore en vie. Et elle survit depuis 50 ans dans son tout petit bassin du Miami Seaquarium. Le 8 juillet 2020 marquera un triste anniversaire, celui de sa capture.  


Lolita/Tokitae serait la plus vieille orque à être détenue en captivité aux Etats-Unis.

En raison de l'importance des captures effectuées par SeaWorld au sein de la population des orques résidentes du Sud, une interdiction de capture d'orques a été mise en vigueur dans l'État de Washington en 1976. 


Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : 
1 - ©SR3 SeaLife Response / ©Rehab and Research / ©NOAA’s Southwest Fisheries Science Center (2019) / © SR3 and Southall Environmental Associates (2020)

2 et 3 - ©Center for Whale Research

4 - ©John Forde / ©Jennifer Steven 



14 juillet - Journée Mondiale de l‘Orque

14 juillet 2020

La Journée Mondiale de l'Orque a été fondée en 2013 par Ingrid Visser biologiste marine, spécialiste des cétacés et plus particulièrement des orques.


Cette journée a notamment pour but de sensibiliser les gens aux populations d'orques qui vivent dans le monde, aux menaces auxquelles elles sont confrontées, avec pour objectif primordial d’accroître la protection de cette espèce et, par conséquent, celle des océans. La Journée Mondiale de l’Orque c’est aussi soutenir un mouvement qui rassemble des personnes qui s’intéressent à cet animal, qui se battent pour elles.

L’orque est l'une des espèces de cétacés les plus répandues. On la trouve surtout dans les eaux tempérées, particulièrement en zone côtière, mais aussi dans toutes les mers du monde. Cependant, les orques sont beaucoup plus abondantes dans les eaux froides que dans les mers tropicales.

En tant que super-prédateurs des océans, ces animaux emblématiques sont non seulement réellement fascinants mais ils sont une « espèce clé ». Cela signifie, entre autres, qu'ils jouent un rôle vital pour les écosystèmes marins. Ils sont également connus comme une espèce « indicatrice », c'est-à-dire une espèce qui peut nous en apprendre beaucoup sur la santé et le bien-être d'un écosystème.

En outre, les orques sont considérées comme une « espèce parapluie ». Elles ont donc une importance primordiale pour nos écosystèmes ! Préserver une espèce parapluie, ce n’est pas seulement préserver un animal, mais aussi tout un milieu, favorisant une biodiversité fondamentale pour la résilience écologique.

Protéger et préserver les orques, ce n’est pas les enfermer dans des bassins stériles !

Les orques ne sont pas gérées par le programme EEP, et ne sont pas classées selon l’UICN dans une des catégories « menacées ». Actuellement, Elles ont le statut « DD » pour « données insuffisantes ». Certaines populations locales sont menacées ou en voie de disparition notamment à cause de la perte de leur habitat. Par exemple, la population d’orques des Terres Australes est classée En Danger.

NB : La population des orques résidentes du Sud est la seule population d'épaulards répertoriée comme menacée par l'United States Fish and Wildlife Service ce qui lui vaut une protection en vertu de l'Endangered Species Act.
Une population largement décimée par les captures effectuées pour les parcs marins dans les années 1960 et 1970

Les parcs aquatiques participent à une forme de mauvaise éducation. Voir des animaux exécuter des acrobaties et obéir aux ordres de son dresseur n'a jamais éduqué le public sur les véritables comportements de ces mammifères marins.

Être enfermé, c'est ne plus pouvoir vivre une vie décente. L’enfermement est incompatible avec les besoins naturels de ces animaux.

En France - 7 personnes sur 10 sont opposés à la captivité des dauphins et des orques dans des parcs aquatiques à des fins de divertissement,
86% pensent que le gouvernement devrait au contraire encourager et accompagner la création de sanctuaires ou refuges marins pour accueillir ces cétacés captifs et les réhabituer à la vie sauvage (Sondage IFOP 2018)

« Une orque née en captivité, même si elle n’a jamais vécu dans l’océan, possède les mêmes pulsions innées. Si la nature vous a fait évoluer pour parcourir de longues distances à la recherche de nourriture et de partenaires, vous êtes adapté à ce type de mobilité, que vous soyez un ours polaire, un éléphant ou une orque. » 
Naomi Rose


Orques résidentes du Sud - Racer (L72) est enceinte !

27 juillet 2020

Cette photo montre son corps entre septembre 2019, alors qu'elle était enceinte depuis quelques mois, et plus récemment en juillet 2020, tandis que sa morphologie indique clairement qu'elle est en fin de grossesse. 


La grossesse chez les orques dure généralement de 17 à 18 mois. 

Depuis début juillet, le Dr Holly Fearnbach et le Dr John Durban de Southall Environmental Associates (SEA) ont pu collecter des images aériennes de la majorité des membres de la population des orques résidentes du Sud. Ce projet, qui est en cours, utilise des photographies prises par des drones pour mesurer de manière non-invasive la croissance et l'état corporel de chaque orque de cette population afin de suivre leur évolution au fil du temps. 

Des mesures quantitatives seront générées ainsi pour tous les individus rencontrés, mais des changements évidents chez certaines orques ont révélé que dans les 3 pods (J-K et L) certaines d’entre elles étaient enceintes. Ce n'est pas inhabituel, mais malheureusement la majorité de ces grossesses récentes ne sont pas allées à terme. 

Des études menées par des scientifiques de l'Université de Washington ont démontré que ces fausses couches sont liées à la nutrition et à l'accès à leurs proies, les saumons quinnats. 

L’espoir réside dans le fait que les orques résidentes du Sud ne soient pas dérangées et qu’elles auront assez d’espace pour s’alimenter en cette période si importante. 

Avec une population réduite à 73 individus, dernier recensement effectué par Center for Whale Research, chaque naissance est extrêmement importante et apporte une note d’espoir pour le rétablissement de cette population menacée d'extinction.

Traduction : C'est assez ! 

Source : SR3

Crédit photo : 
NOAA’s Southwest Fisheries Science Center/©SR3/SEA

L’horreur dans un delphinarium russe

26 juillet 2020 

Un bébé dauphin a été démembré dans un delphinarium russe.

Voici ce qui reste de Myron. Il a été découpé en morceaux dans un delphinarium ukrainien.


Communiqué de Free Russian Whales

Miron est né au Delphinarium de Koktebel. En mai 2020, il a été enlevé à sa mère et a été vendu au Delphinarium d'Alushta. Il a eu 3 ans le 27 juin 2020.

Il est mort il y a 6 semaines de cela. Son corps a ensuite été découpé et emballé dans des sacs poubelle. 5 sacs poubelle, c’est tout ce qu’il reste de ce dauphin...


« Voilà tout ‘l’amour’ qui est donné aux dauphins dans les delphinariums en Russie et dans d'autres pays sans réglementation stricte : un ami est mort - « nous le découperons, nous le cacherons et nous en capturerons un nouveau » !

Les dauphins captifs ne sont que des marchandises.

Comment les personnes qui travaillent dans les delphinariums peuvent-ils prétendre aimer les dauphins et les traiter de cette façon ? C’est de l’hypocrisie !

Et ces gens prétendent que leurs spectacles sont éducatifs ? Sérieusement ?

Miron a été démembré afin de dissimuler sa mort. Ainsi, les delphinariums conservent les mêmes documents et remplacent un dauphin par un autre dauphin de la mer Noire, dauphin capturé illégalement alors que cette espèce est menacée d'extinction.


Mais il s'agit là d'une procédure « standard » pratiquée par de nombreux delphinariums russes. Par conséquent, et selon ces documents, les dauphins vivraient jusqu’à l’âge de 30 à 40 ans dans les delphinariums russes. Il s’agit en fait de dizaines d'animaux différents inscrits sur le même document comme étant le même dauphin.

Souvenez-vous maintenant de l’orque Cyril (Kirill) et des trois bélugas qui ont disparu de la « prison des baleines » l'année dernière.


Ils ont disparu et leurs ravisseurs ont donné une version selon laquelle les mammifères marins se seraient échappés. Mais tout le monde a compris qu’il était impossible de s'échapper de la « prison des baleines » autrement que par la mort.

C'est le prix de la captivité.

Nous supposons que la même chose leur est arrivée. Mais nous n'avions rien pu prouver et les responsables de leur disparition n'ont jamais été punis. Mais maintenant, nous avons des preuves vidéo et une chance de faire vraiment la différence.

Nous pensons que les activités du delphinarium d'Alushta doivent cesser.


Deux dauphins, Gena et Hector, ainsi que des phoques, s’y trouvent actuellement, et ils doivent être confisqués par l'État et transférés en vue de leur réhabilitation.

Nous sommes fatigués de ces crimes dans les delphinariums ! Passons à l'action ! Partagez ce post et sensibilisez les gens à la question de la captivité ! »


Galina Ogneva,  chef de l'administration d'Alushta a déclaré avoir lancé une enquête sur le delphinarium local. 

Selon les responsables du delphinarium, l’animal souffrait de plusieurs maladies chroniques graves, et  le décès de l’animal aurait été signalé. Afin d’éviter une infection potentielle des autres animaux, il était nécessaire de procéder à un examen plus approfondi du corps du dauphin décédé dans un laboratoire afin d'identifier en urgence la ou les cause(s) du décès.
Cependant, en raison d’absence de chambre froide en capacité d'accueillir un dauphin de cette taille, le personnel a été obligé de découper le dauphin en morceaux pour l’envoyer au laboratoire.
Selon les conclusions d'un laboratoire spécialisé, le décès du dauphin serait dû à un œdème pulmonaire.

Galina Ogneva a dit s’être rendue  au delphinarium d'Alushta. Elle a découvert qu'au début du mois, le Comité d'État des sciences vétérinaire de la République du Kazakhstan avait été informé de la mort d'un dauphin. 

Elle a déclaré : « L'animal a été découpé après sa mort pour la seule raison qu'ils n'ont pas de chambres frigorifiques de taille appropriée. Mais ceci n'est pas un argument à faire valoir ». 

Traduction : C'est assez ! 

Source et capture d'écran vidéo : 

Autre source :


Malgré le coronavirus, le massacre des dauphins a repris aux Îles Féroé

15 juillet 2020

La chasse controversée aux grands dauphins a repris dans les Îles Féroé, avec un premier grind qui a coûté la vie à 287 cétacés.


Le 15 juillet dernier, vers 20 heures un grand groupe de globicéphales et de dauphins a été trouvé au large de Sandvík. 

Le pod a été conduit sur la plage de Hvalba, à Suduroy, l'île la plus au sud de l'archipel
.
252 globicéphales et 35 dauphins à flancs blancs de l’Atlantique ont été massacrés en 1 h 20.


Note : C’est le premier grind depuis le début de la pandémie due au Covid-19

Le 7 juin dernier, un groupe d’environ 30 globicéphales avait été repéré près du village de Selvik.

En raison du Covid-19 et des règles de distanciation physique, il avait été décidé de marquer les globicéphales, mais, dans la panique 19 d’entre eux s’étaient échoués et il avait été décidé de les abattre.

2 des mammifères marins appartenant à ce même groupe avaient été marqués et le reste du pod avait été repoussé en mer.

[Coronavirus - Alors que la proximité des pêcheurs posait la question du maintien de la pêche à cause de la pandémie due à la Covid-19, dans un communiqué publié le 7 juillet,  Jacob Vestergaard, ministre des pêches avait autorisé la chasse cet été, il y demandait notamment « d'éviter les attroupements ».] 

Chaque année, l’eau vire au rouge sang

Autorisés toute l’année, les massacres sont plus fréquents de juin à octobre, période pendant laquelle ces cétacés migrent le long des côtes de l’archipel.

Tradition ancestrale, le « grind » ou « grindadráp » consiste, une fois les cétacés repérés, à  encercler les animaux avec des bateaux qui sont alors rabattus au bord d'une plage autorisée pour l'abattage. 


Des crochets sont alors enfoncés dans les évents des mammifères marins pour les ramener au plus près de la rive, leur moelle épinière est alors sectionnée à l’aide d’un couteau traditionnel appelé « grindaknívur ». Les cétacés agonisent durant de longues minutes devant les membres de leur groupe. 

Des familles entières sont abattues, les féroïens n’hésitant pas à tuer les jeunes et les femelles gestantes. 


« Chez les globicéphales, le groupe prime sur les individus. Leur empathie serait telle que lorsqu’ils sont rabattus dans les baies, ils ne cherchent pas à fuir mais restent auprès de leur famille. Il en va de même lors des échouages, les globicéphales ne quittant jamais leur groupe malgré le danger. Cela expliquerait aussi pourquoi ces chasses au rabattage sont si meurtrières.

Le 6 juin 2015, plus de 150 globicéphales ont été tués en une seule matinée. Une mise à mort qui a duré près de quatre heures, durant lesquelles les dauphins ont assisté au massacre des leurs, pleinement conscients qu’ils n’échapperaient pas à la tuerie. »

Une législation bafouée

Le grindadrap est actuellement le plus grand massacre de cétacés en Europe.

Le globicéphale noir est pourtant une espèce protégée par la Convention de Berne, mais les îles Féroé ne sont pas signataires. Le statut particulier de ces îles, rattachées au Danemark, mais disposant d'une certaine autonomie, leur permet, sous couvert d'une sorte de dérogation culturelle accordée par les autorités danoises, d'échapper à toute législation et de perpétuer cette barbarie sans craindre la moindre sanction.  

L’année dernière, les îles Féroé ont adapté leurs lois afin que toute personne s’opposant au grind puisse être arrêtée et faire l’objet de poursuites judiciaires. Pire, toute personne voyant un groupe de globicéphales doit obligatoirement le signaler aux autorités féringiennes pour que le grind s’organise.
Ces mesures n’ont qu’un seul but : permettre aux Féringiens de perpétuer ces massacres en toute tranquillité, sans que personne ne puisse intervenir.

Si les Îles Féroé ne sont pas membres de l’Union européenne, le Danemark en revanche en fait partie. À ce titre, il se doit de respecter les conventions signées. Mais en envoyant sa marine dans les Féroé pour protéger ces chasses, le Danemark viole les conventions internationales de Bonn (23 juin 1979 sur la protection des espèces migratrices) et de Berne (23 juin 1979 sur la conservation de la faune sauvage). Pourtant, le Danemark ne subit aucune remontrance, ni de rappel à l’ordre de la part des instances européennes ou internationales.

La traduction littérale du mot féroïen grindadráp est « mise à mort des baleines ».

Lire également : 
Dauphins abattus aux îles Féroé : chaque été, c'est pareil. Cessons ce massacre archaïque

Sources et photos : 





Les derniers dauphins du zoo de Barcelone transférés au zoo d’Attica (Grèce)  

20 juillet 2020

Les trois derniers dauphins qui encore détenus au zoo de Barcelone ont rejoint le parc zoologique d’Attica à Athènes (Grèce), où ils sont arrivés dimanche après-midi.


Lo Nuik, Tumay et Moratón ont été transporté dans un avion-cargo spécialement affrété. Des soigneurs ont fait accompagnés les dauphins afin de garantir leur adaptation dans leurs nouvelles installations ainsi que leur intégration dans leur nouveau groupe. 

En décembre 2016, la ville de Barcelone décidait de mettre un terme aux spectacles de dauphins et fermait son dernier delphinarium ! Les animaux devaient être transférés dans un sanctuaire avant fin 2018. 


Hélas, le zoo de Barcelone n’a pas tenu ses promesses. 

Les 2 plus jeunes dauphins, Kuni et Leia avaient été transférés à l’Oceanografic de Valence en septembre 2016. Un accord avait alors été conclu avec l’Oceanografic précisant que la propriété des mammifères marins demeurait acquise à la ville de Barcelone.

Pour les 4 autres dauphins, Anak, Blau, Tumay et Nuik, il était envisagé de les transférer vers un sanctuaire marin dans lequel les cétacés devaient finir leur vie. Le zoo déclarait alors qu'il chercherait un emplacement adéquat où les dauphins pourront vivre une vie décente en semi-liberté. 


Anak est décédée en novembre 2019 d’une maladie d’origine virale. Elle avait été capturée au large de Cuba en 1989 et avait été transférée au zoo de Barcelone en octobre 1990. Elle n’aura jamais revu la mer ! 


Pour les 3 derniers dauphins du zoo de Barcelone, pas de sanctuaire comme promis par le zoo de Barcelone, mais un autre bassin dans un autre zoo. 

  • Depuis 2012, la loi grecque stipule qu'aucun animal dressé ne doit être utilisé pour les spectacles. 
  • Malgré cela, le zoo d’Attica transgressait la loi et poursuivait les spectacles de dauphins.  
  • En octobre 2018, le zoo d’Attica a été condamné à une amende de plus 44000 € alors que des inspecteurs d’état avaient constaté que le zoo violait la loi grecque en proposant ces spectacles.


Mais au lieu de trouver un sanctuaire pour les 7 dauphins détenus à Attica, le zoo en acquiert 3 autres, et c'est à la barbe des autorités grecques que le  zoo d’Attica continue d'exposer ses dauphins illégalement. 

Les responsables du zoo de Barcelone affirment que le transfert des 3 dauphins est dû au fait que le zoo d’Attica offrirait des conditions de vie plus adéquates aux dauphins. 

NOTE : Ekinox, le fils de Femke et Naska, fils de Baily et Guama, dauphins qui étaient détenus au Parc Astérix, ont été transférés à Attica en juillet 2016.

Veera, Delfi, Leevi et Eevertti avaient été transférés du Särkänniemi - Tampere (Finlande), en direction du zoo d’Attica en août de la même année.


Traduction : C'est assez ! 

Source : El Pais

Crédit photos : ©Europa Express / ©Mané Espinosa / ©El Diaro