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C’est une fille !

Element (L125) a été vue dans la région de Swiftsure Bank, juste à l'ouest de Port Renfrew.

Element - ©Pêches et Océans Canada
Pêches et Océans Canada (MPO) dit avoir pu identifier L125 comme étant une femelle, ce qui est une très bonne nouvelle les orques résidentes du Sud, qui ont besoin de plus de femelles pour aider à la croissance de cette population.

Surprise (L86) a donné naissance à Element (L125) dans les eaux de la Colombie-Britannique en février de cette année. 

Fait rare, les trois groupes d’orques (J, K et L) s’étaient réunis à cette occasion dans les eaux du détroit de Haro pour rencontrer le nouveau-né.

 ©Dave Ellifrit / Center for Whale Research 

« Il est intéressant de noter que les trois pods se sont réunis au moment de cette naissance, comme cela s'est produit le 5 septembre 2020, lorsque Tahlequah (J35) a donné naissance à  Phoenix (J57) et que les Pods K et L sont arrivés du Pacifique pour rejoindre le Pod J », écrivait Orca Network en février dernier. 

Tahlequah et Phoenix - ©Sarah McCullagh 

Selon le MPO, Element (L125) a été vue en train de nager près d'une « zone sanctuaire provisoire » à Swiftsure Bank. Les zones sanctuaires provisoires sont des zones saisonnièrement interdites à la circulation maritime afin que les orques puissent y chercher leur nourriture en toute sécurité sans être déranger par  la pollution sonore sous-marine.

La population des orques résidentes du Sud ne compte que 74 individus, principalement des mâles et des femelles non reproductrices, chaque naissance, et plus particulièrement la naissance d’une petite femelle, au sein de cette population est bonne nouvelle et une lueur d’espoir pour cette population menacée d'extinction.

Note : Le déclin de la population des orques résidentes du sud est lié à des menaces telles que le bruit et les perturbations causés par les bateaux et à une disponibilité réduite de leur proie préférée, le saumon quinnat. 

Pour réduire davantage le bruit et la perturbation physique causés par les bateaux dans certaines parties des zones d'alimentation des orques résidentes du sud, les zones sanctuaires provisoires sont en vigueur du 1""er juin au 30 novembre 2021 et la circulation des bateaux dans une partie du banc Swiftsure et au large des îles de Pender nord et Saturna y sont interdite conformément à l'ordonnance provisoire adoptée en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada. Des exceptions sont autorisées pour les situations d’urgence et les bateaux ou navires de pêche autochtones lorsque la pêche est pratiquée à des fins alimentaires, sociales et cérémonielles.

Traduction : C'est assez ! 

Source : CTV News 

En savoir plus sur les mesures de gestion de 2021 pour protéger les orques résidentes du sud ICI







Les Vaquitas sacrifiés à des fins politiques

La décision du gouvernement fédéral de supprimer une zone d'interdiction de pêche dans le golfe supérieur de Californie entraînera probablement l'extinction du « marsouin vaquita marina » en danger critique d'extinction ! 


La semaine dernière, le Mexique annonçait officiellement qu'il abandonnait sa politique de maintien d'une zone de pêche de « tolérance zéro » qui a été mise en œuvre pour protéger le vaquita, dont il resterait moins d'une douzaine d‘individus.

La zone de « tolérance zéro » qui avait été mise en place pour protéger le vaquita a été remplacée par une échelle mobile de sanctions si plus de 60 bateaux sont repérés à plusieurs reprises dans la zone où vit également le totoaba, un poisson dont la vessie natatoire est considérée un mets délicat en Chine et se vend à des milliers de dollars le kilogramme.

De nombreux vaquitas, le plus petit marsouin du monde, sont morts après s'être empêtrés dans des filets destinés à capturer le totoaba.

©Picture-Alliance / AP Photo / Omar vidal
Kate O'Connell, consultante marine à l'Animal Welfare Institute (AWI), basé à Washington DC, a déclaré qu'elle craignait que la décision la zone de « tolérance zéro » ne sonne « le glas » pour le vaquita. 

« Le plan qui a été proposé par le Mexique convertira ce qui devrait être une simple zone d'interdiction d'accès en une zone d'application complexe avec différents niveaux de surveillance et de dissuasion, en fonction de la quantité de pêche illégale qui a lieu dans la zone. » a-t-elle dit.

La pêche au filet maillant est toujours techniquement interdite dans cette partie du golfe de Californie – le seul endroit au monde où vivent les vaquitas – mais continuera néanmoins après l‘abandon de l‘interdiction dans cette zone.

« Les autorités mexicaines de la pêche indiquent qu'elles ne sont pas en mesure ou ne veulent pas faire tout ce qui est nécessaire pour sauver le vaquita et sont prêtes à accepter un certain niveau d'activité de pêche au filet maillant », a déclaré Mme O'Connell.

Vaquita victime des filets dérivants © Marina Vaquita Observer Program

« La surveillance et l'application à cent pour cent de l'interdiction de pêcher ne s'appliqueront qu'une fois que plus de 50 navires illégaux seront vus, ou que plus de 200 mètres de filets maillants illégaux seront trouvés dans la région », a-t-elle déclaré.

Malgré son pessimisme quant aux perspectives du vaquita, Kate O'Connell a déclaré qu'il y avait une « légère lueur d'espoir » pour le mammifère marin « si un arrêt complet de la pêche aux filets maillants était envisagé dans cette région ». 

« Les quelques vaquitas restants semblent être en bonne santé, et un certain nombre de bébés ont été observés ces dernières années par des chercheurs », a-t-elle déclaré.

Andrea Crosta, directeur exécutif de Earth League International, une ONG qui a enquêté sur le trafic de totoaba, a déclaré que les marsouins n'avaient aucune chance de survie à moins que le gouvernement mexicain ne réussisse à éliminer les cartels de totoaba.

« La décision d'abandonner l'application de la tolérance zéro pourrait profiter aux pêcheurs locaux, mais les commerçants internationaux de totoaba – dont la plupart sont des ressortissants chinois – récolteront les plus grands bénéfices », a t-il déclaré .

Vessies natatoires de Totoaba 
« Ils gagneront une tonne d'argent avec encore moins de risques qu'avant », a-t-il poursuivi. Crosta a déclaré que l'abolition de la zone d'interdiction de pêche était motivée par des considérations politiques, bien que cette décision ne gagnera pas le soutien des Mexicains soucieux de l'environnement.

« Je pense que l'administration populiste actuelle au Mexique ne se préoccupe que des électeurs - certainement pas de la protection de l'environnement et des espèces menacées si cela entrave le gain politique » a-t-il déclaré. 

« Et si le vaquita s’éteignait, je suis sûr que l’administration actuelle au Mexique blâmera l’administration précédente. »

La Sea Shepherd Conservation Society, qui effectue des patrouilles dans le golfe de Californie depuis 2015, a déclaré qu'elle « restait déterminée à empêcher l'extinction du vaquita » et prévoyait de retourner dans la région dès que possible pour reprendre ses efforts de retrait des filets maillants. 

O'Connell a déclaré que l'AWI, le Center for Biological Diversity, l'Environmental Investigation Agency et le Natural Resources Defense Council ont tous lancé des appels urgents à la communauté internationale pour « fournir un soutien logistique et financier au Mexique et faire pression sur le gouvernement au moyen de sanctions commerciales et autres actions afin de garantir que le vaquita soit sauvé ». 

Le président López Obrador a déclaré fin juin que les sanctions contre le Mexique n'affecteraient en rien les décisions de son gouvernement en matière d'environnement, car « nous avons [déjà] suffisamment de convictions pour qu'il y ait une justice et pour défendre réellement l'environnement, et non pas de manière simulée ou en faisant semblant ».

Mais quelques semaines plus tard, son gouvernement modifiait les règles de pêche dans la partie haute du golfe de Californie, une décision qui semble condamner le vaquita à l'extinction et remet en question ces convictions.

Note : 

👉Le marsouin Vaquita est l'une des 100 espèces les plus menacées au monde et elle se rapproche plus que jamais de l'extinction. 

Chaque année, la population de ce mammifère marin endémique du golfe de Californie ne cesse de décliner et atteint désormais un seuil critique. Alors qu'environ 600 individus étaient répertoriés en 1997, un programme de surveillance acoustique menée dans la région révélait que la population globale a chuté de 98% depuis 2011. Elle atteindrait désormais moins d’une douzaine d’individus. 

En 2005, le gouvernement mexicain a transformé une partie du golfe de Californie en un refuge pour marsouins du Pacifique. Mais la population a continué à chuter, passant à moins de trente individus en 2016. 

Incapable de protéger cette espèce de marsouins à l'état sauvage, le gouvernement mexicain a tenté de les protéger en captivité. 
En 2017, une équipe internationale composée de scientifiques, de vétérinaires et d'environnementalistes s'est réunie au Mexique pour mettre en place VaquitaCPR, un projet de plusieurs millions de dollars visant à transférer la moitié des marsouins du Pacifique restants dans des enclos protégés jusqu'à ce que leur sécurité à l'état sauvage soit assurée. L'équipe a capturé deux femelles, mais lorsque celles-ci ont commencé à montrer des signes de stress, elles ont été relâchées. L'une d'entre elles n'a pas survécu et le projet VaquitaCPR a été interrompu. 

Matthew Podolsky, biologiste de la faune, affirmait alors que « même si ce marsouin du Pacifique n'était pas mort et que l'opération de capture avait porté ses fruits, le problème initial resterait le même » : les braconniers désespérés, les cartels avides et les fonctionnaires corrompus se soucient davantage de capturer des totoabas que de protéger les marsouins du Pacifique.

👉Le totoaba est une espèce de poisson endémique du golfe de Californie. Il est victime d'un braconnage massif en raison de sa vessie natatoire. L’espèce  est en danger critique d’extinction.
La vessie natatoire est la petite poche gonflée d'air qui permet aux poissons de flotter. Dans la médecine traditionnelle chinoise, on lui prête des vertus esthétiques ou encore médicales.« La vessie natatoire est composée d'une protéine. Mais c'est comme la corne de rhinocéros, il n'y a absolument aucune valeur thérapeutique. C'est une bêtise d'exploiter cet organe pour en faire un soi-disant médicament ». 

Plus l'espèce s'effondre, plus elle devient rare et plus les prix augmentent. Ça atteint des prix astronomiques, de 20.000 à 80.000 dollars le kilos de poids sec. Ce sont des prix identiques à ceux de la cocaïne, c'est une marchandise illégale. La vessie natatoire est composée d’une protéine. Mais c’est comme la corne de rhinocéros, il n’y a absolument aucune valeur thérapeutique. C’est une bêtise d’exploiter cet organe pour en faire un soi-disant médicament » - Philippe Cury (expert en biologie marine). 

Traduction : C'est assez ! 

Source : Mexico News Daily

Autre source : National Géographic

Club Med s'engage pour un tourisme animalier responsable

Comme d'autres entreprises du secteur touristique, Club Med s'engage à ne plus proposer d'activités pouvant être assimilées à de la maltraitance animale.

©Gaël Gauthier
Plus de balades à dos d'éléphant ou de séances de natation avec les dauphins. Comme Airbnb, Booking ou Tripadvisor avant lui, le Club Med veut développer un tourisme responsable autour de la cause animale. 

A compter du 1er août 2021, l'entreprise s'engage à ne plus proposer certaines activités à ses clients dans ses hôtels situés dans le monde entier.

La promotion des parcs marins, les promenades à dos d'éléphant, les corridas et les séances de photos avec des animaux sauvages captifs ne feront plus l'objet de promotions dans les Resorts. Ce qui ne signifie pas que l'entreprise ne proposera plus d'activités autour des animaux.

Mais désormais, elles auront systématiquement un aspect éducatif avec, par exemple, la visite de sanctuaires pour éléphants ou l'observation d'animaux en liberté.

©Elephant Nature Park
Dans un guide sur le bien-être animal, Club Med détaille l'ensemble des mesures qui seront désormais appliquées dans ses hôtels. Et cela concerne aussi l'assiette des vacanciers. 

Ainsi, à partir de 2025, le Club Med s'approvisionnera uniquement en œufs hors cage pour tous les resorts en Europe, au Brésil et aux États-Unis États-Unis. En Europe, tous les œufs servis avec leur coquille au buffet proviennent déjà de poules élevées en liberté.

Enfin, cette politique inclut également une interdiction de vendre de la fourrure dans les boutiques de l’entreprise, ainsi que des recommandations portant sur la stérilisation des animaux errants.

Ce nouveau choix commercial fait aussi écho aux demandes des voyageurs qui sont de plus en plus dans l'attente de propositions éthiques et responsables pour l'environnement.

Un article de GEO 


Marineland Canada - Mammifères marins « en détresse »

La province ordonne au parc de réparer le système d'approvisionnement en eau

Le service de protection des animaux en Ontario estime que les mammifères marins du parc thématique Marineland sont en détresse à cause de la mauvaise qualité de l’eau.

L’enquête, amorcée plus tôt cette année, est toujours en cours, mais dès le 10 mai, les inspecteurs du gouvernement ont délivré deux ordonnances au parc thématique de Niagara Falls.

Ces ordonnances exigeaient des réparations immédiates au système d’eau dans les bassins qui abritent les bélugas, les dauphins, les morses, les otaries et un épaulard.

Marineland a fait appel de l’ordonnance le 18 mai, en soutenant que les animaux n’étaient pas en détresse. Le parc thématique soutient qu’un nombre indéterminé de décès de baleines dans le parc n’est aucunement lié à des problèmes d’eau.

Certains détails de l’inspection en cours figuraient dans des documents déposés auprès de la Commission d’étude des soins aux animaux, un organisme quasi judiciaire qui traite les litiges et les appels dans les affaires de bien-être animal en Ontario.

Dans une déclaration sous serment préparée pour l’appel, que La Presse Canadienne a pu consulter, l’une des inspectrices, Alanna Goziaman, écrivait que l’équipement d’analyse de la qualité de l’eau dans les enclos des mammifères marins n’avait pas été calibré ou validé comme il se doit, et que l’échantillonnage de la qualité de l’eau a montré des résultats qui étaient « en deçà des minimums requis ».

Les inspecteurs ordonnaient le 10 mai à Marineland de remplacer ou de réparer tous les appareils de mesure inutilisables ou défectueux, et de respecter les normes de qualité de l’eau d’ici le 17 mai.

Dans son appel, déposé le 18 mai, Marineland soutient que ses mammifères marins sont tous suivis par des vétérinaires. 

L’une d’elles, Sherry Davidson, a écrit à l’avocat qui représente Marineland qu’il n’y avait « aucun animal en détresse immédiate, que les animaux pris en charge étaient stables » et que « Marineland prenait des mesures correctives ».

Le parc prétend que les inspecteurs du gouvernement n’avaient pas l’expertise nécessaire pour évaluer les mammifères marins, qu’ils n’ont pas examiné les animaux et qu’ils n’avaient donc pas compétence pour délivrer les ordonnances.

La Commission d’étude des soins aux animaux avait ajourné l’affaire au 8 juin, mais la propriétaire de Marineland, Marie Holer, a retiré la demande d’appel la veille. Marineland n’a pas répondu à plusieurs demandes pour commenter la situation.

Dans les documents judiciaires, Marineland ne précise pas combien de baleines sont mortes au parc thématique.

Un article de La Presse Canadienne

Crédit photos : ©Shut Down Marineland Canada /©Phil Demers

Pourquoi les orques ont l'aileron qui s‘affaisse ?

Les orques mâles détenus dans les parcs marins ont la nageoire dorsale qui retombe. 

Keiko - ©Thought Co
C’est un phénomène qui se produit aussi chez certaines orques femelles captives. 

Pourquoi ?

Chez les orques mâles, la nageoire dorsale peut atteindre près de 2 mètres, alors que chez les jeunes orques, mâles ou femelles et chez les femelles adultes, la nageoire dorsale est plus courte (moins de 1 m) et légèrement recourbée (falciforme). 

©The Lost Cetacean
Elle peut parfois être incurvée vers l’avant chez les vieux orques mâles.

La nageoire dorsale est faite de tissus conjonctifs fibreux contenant entre autres, du collagène. Il n’y ni formation cartilagineuse ou osseuse, ni muscles qui entrent dans la structure de cette nageoire.

Coupe transversale d'une nageoire dorsale d’orque montrant le tissu conjonctif
Elle est flexible et sa forme serait « maniée » par l’environnement.

Avec le globicéphale, c’est l’une des seules espèces de dauphins à montrer un dimorphisme sexuel important.

L’aileron dorsal de l’orque peut remplir plusieurs fonctions : 
  • Certains spécialistes pensent qu’il sert de « climatiseur ». Durant les activités d’une grande intensité physique, comme la chasse, il aiderait à éliminer l’excès de chaleur.
       Il remplirait donc la même fonction que les oreilles des éléphants. 
  • Il améliore l'hydrodynamisme de l’orque et leur permet donc de nager plus vite, permettant à l’animal d’atteindre une grande vitesse lorsqu’il chasse leur proie. 
       La vitesse de pointe de l’orque peut atteindre facilement les 65 km/h. 

  • Il leur sert de « quille ». 
L’aileron dorsal sert à la limitation du roulis involontaire dû aux turbulences,  il  aide à la stabilisation générale.
L’orque n’ayant aucune possibilité de contrôle de mouvement sur cet organe  (puisqu’il n’y a pas de muscles), l’aileron a donc une fonction de dérive très  efficace pour garder sa stabilité à haute vitesse lors des changements de  direction. Il réduit l’effort que l’animal doit produire puisqu’il accentue les  changements de direction.

Quelles sont les raisons de l’effondrement de la nageoire dorsale ?

En ce qui concerne la cause de ce phénomène, plusieurs théories ont été avancées.

En étant honnête, il n’y a actuellement aucune étude qui prouve à 100% la relation entre la captivité et le fait que les orques ont l'aileron qui tombe. Mais ce qui est une certitude, c’est que cette caractéristique s’observe chez tous les orques mâles, mais également chez de nombreuses femelles détenues en captivité. 

Kayla  (SeaWorld Orlando) - ©Abi Skipp
Un phénomène que l’on n'observe quasiment pas chez les orques libres.
Dans la nature, seules 1% des orques libres ont leur nageoire dorsale courbée contre 80% en captivité.

Dans le détail, les seuls cas qui ont été observés l’ont été dans les eaux néo-zélandaises où 23% des mâles d'une population ont des formes de nageoire dorsale « étranges ». 

Elles peuvent être complètement courbées, ou parfois branlantes ou ondulées sur la bordure.


Cependant, dans ces cas d’ailerons affaissés chez ces mâles, cela a été expliqué par des altercations avec d’autres orques mâles pour notamment être le mâle dominant, une caractéristique toujours accompagnée de cicatrices au niveau de l'échine des mâles.

On a également pu observer cet effondrement de la caudale chez 4,7% des orques de Colombie Britannique. 

Dans cette région, au moins deux orques sauvages ont la nageoire courbée. Dans l’un des cas, la nageoire est restée droite durant presque toute la poussée de croissance, pour commencer à courber seulement vers la fin. La génétique pourrait donc aussi influencer ce phénomène. 

D’autres épaulards de Colombie-Britannique ont une nageoire à la forme « bizarre » parce que celle-ci a continué à croître après avoir subi une blessure par balle (Autrefois, les orques étaient chassées le long de la côte car elles étaient considérées comme des rivales pour les pêcheurs).

En Norvège, 0,57% ont un aileron affaissé, soit 1 orque sur 30 individus étudiés.

Outre les altercations avec d’autres orques, les chercheurs pensent que l’effondrement des nageoires dorsales chez les orques sauvages pourrait être dû à l’âge, au stress, ou à des blessures (ex : les collisions avec des bateaux).

Le milieu naturel et le milieu en captivité sont très différents, alors quelles sont les causes de l’effondrement de l’aileron dorsal chez les orques captives? 

Ulises (SeaWorld San Antonio) 
  • En surface, l’eau ne supporte plus la nageoire dorsale, alors qu’elle croît rapidement, et la gravité la fait courber.
A l’inverse de leurs congénères sauvages qui parcourent des centaines de kilomètres par jour et passent plus de temps totalement immergée, les orques captives ne nagent pas suffisamment et passent la grande majorité de leur temps en surface (nourrissage, dressage et interactions avec les dresseurs).

Nager en profondeur fait en sorte que la pression exercée par la masse de l'eau maintienne en bon état les tissus internes de la nageoire, lui permettant ainsi de rester droite. En surface, l’eau ne supporte plus la nageoire dorsale, et la gravité la fait courber. 

  • La nageoire dorsale pourrait aussi s’affaisser sous l’effet d’une pression sanguine réduite liée à une moins grande activité physique chez les orques en captivité. 
  • La déshydratation serait une autre cause de cet effondrement. Selon certains experts, la diète imposée basée sur du poisson décongelé expliquerait pourquoi l'aileron des orques captive retombe. 
  • La chaleur : Les températures de l’eau et de l’air plus chaudes causeraient une surchauffe, la flexibilité des tissus serait accrue (notamment pour les fibres de collagène). Une chaleur qui se produit parce qu'ils ne peuvent pas nager librement et parce qu'ils sont exposés à l'air de manière continue durant les sessions d’entraînement et les spectacles.
La nageoire dorsale, outre sa fonction de dissipateur de chaleur et d’organe hydrodynamique, est aussi un bon indicateur de bonne santé globale de l’animal !

Un exemple frappant : En 1989, les nageoires dorsales de deux orques mâles se sont effondrées après avoir été exposées au pétrole lors de la marée noire de l’Exxon Valdez. Il s’agissait là clairement d’un signe de mauvaise santé et les deux orques sont malheureusement mortes peu après que l’effondrement des nageoires fut documenté.

Note : Cette affection est également connue sous le nom d’effondrement de la nageoire dorsale, de nageoire flasque ou de syndrome de la nageoire repliée. 

Sources : Thought Co / The Lost Cetacean / Baleines en Direct

Italie - Décès de Veera

Veera est décédée le 1er juin au delphinarium d’Oltremare. 

Veera
Verra est née en 1978. Elle a été capturée à l’âge de six ans en Floride (USA) le 21 août 1984.  

Elle fut envoyée avec 2 autres dauphins, Näsi et Delfi (capturés également en Floride la même année) au delphinarium de Särkänniemi à Tempere (Finlande) le 31 mai 1985.

Lorsque, faute de visiteurs, le delphinarium de Särkänniemi a fermé ses portes en 2015, Veera, Delfi (son compagnon) et leurs enfants, Leevi et Eevertti ont été transférés au zoo d’Attica, en Grèce où se trouvent toujours Ekinox et Naska, deux anciens dauphins du Parc Astérix. 

Delfi est décédé en janvier 2017, à l'âge de 37 ans, cinq mois seulement après son arrivée au zoo d’Attica. 

Delphi
Veera avait ensuite été transférée à l’Oltremare à l’été 2020. Elle est décédée à l’âge de 43 ans d’un arrêt cardiaque après 37 ans de captivité. 

Traduction : C'est assez ! 

Source : News Rimini 




La tragique histoire d’Ethelbert

Ethelbert (prononcé EH-thel-bert) était également connu sous le nom de « Jimmy McCool's Whale » était un jeune épaulard sauvage de sexe inconnu.

Il est devenu célèbre après s'être égaré dans le Columbia Slough. Il fut tué par des baleiniers le 24 octobre 1931. 

Tout a commencé à la mi-octobre 1931, lorsque quelqu'un – probablement un garçon en train de pêcher – a vu « un gros monstre marin noir et blanc » nager dans le Columbia Slough, une voie navigable étroite d'environ 31 kilomètres de long dans le lit majeur du fleuve Columbia à Portland. 

Bientôt, la foule se rassembla sur le rivage pour voir le « gros monstre marin noir et blanc » qui nageait et s'ébattait, sautant hors de l'eau, et semblant s'amuser.

« C'est un bébé baleine à bosse », déclarait un spectateur. « Non, c'est un esturgeon », dit un autre.« C'est un poisson noir », proclama un vieux marin, rapidement contredit par un autre vieux marin qui affirmait que c'était un marsouin.

Ce sont d'anciens baleiniers qui ont identifié la créature comme une orque.

Le mammifère marin avait nagé plus de 100 miles (160 kms) en amont pour atteindre Portland.

Il était probablement âgé de 3-4 ans, et pesait 680 kg pour 4,5 m.

Des foules immenses de spectateurs - hommes, femmes et enfants - venaient voir Ethelbert.

Le journal l’Oregonian avait baptisé l’animal « Jimmy McCool's Whale », du nom d‘un naturaliste, mais ce sont les habitants qui ont eu le dernier mot et l’orque fut nommée Ethelbert.

Malheureusement, Ethelbert a éveillé pour certains des intérêts plus sordides. 

En moins de 48 heures, des hommes, sortis des marécages avec des fusils, essayèrent d’abattre l’orque. Personne ne savait comment faire pour les arrêter.

La loi semblait impuissante. Elle précisait les heures, les saisons et les quotas de prises pour toutes les espèces habituelles sur lesquelles les gens tiraient (cerfs, élans, antilopes etc), mais cette loi interdisait d'utiliser des armes à feu pour prendre du poisson, or, l’orque n'était pas un poisson.

Sur ordre du gouverneur, la police a quand même arrêté ces hommes, plus pour les déranger que dans l'espoir de faire persister les charges. 

L’orque ignorait les coups de feu et les blessures qui lui avaient été infligées ne semblaient pas beaucoup la déranger. Ethelbert continuait de jouer et barboter dans le Columbia Slough et des milliers de personnes continuaient à venir le voir.

La société Hayden Island Amusement a proposé qu'Ethelbert soit déplacé dans un bassin d'eau salée à Jantzen Beach plutôt qu’il reste dans l’eau douce polluée du Columbia Slough. 

La direction espérait que l'eau salée aiderait à éliminer les infections fongiques qui commençaient à être visibles autour des blessures par balle sur le dos d'Ethelbert. Ils espéraient également qu'Ethelbert, exposé dans un grand bassin aux parois de verre au sein de leur parc serait une attraction fabuleuse pour la plage de Jantzen.

Certains naturalistes pensaient qu'il n'y avait aucune raison pour qu'Ethelbert ne puisse pas vivre indéfiniment dans la rivière. Jimmy McCool pensait que l’orque devrait être autorisée à rester dans la rivière ou reconduit vers la mer.

Après que l’orque ait passé près de deux semaines dans la rivière, l'Oregon Humane Society a décidé que la meilleure option serait d'abattre Ethelbert sans cruauté, peut-être avec de la dynamite. Ils pensaient que la jeune orque était trop petite pour manger les gros poissons de la rivière et qu'elle mourrait bientôt de faim.

Les blessures par balle qu'Ethelbert avait subies plus tôt commençaient également à s‘infecter.

La plupart du public et de nombreux naturalistes venus admirer Ethelbert ont exhorté la Humane Society à le laisser tranquille et à laisser la nature suivre son cours.

Malheureusement, un ancien baleinier Edward Lessard et de son fils Joseph ont été les plus rapides.

Lessard chargea un forgeron de lui fabriquer une paire de têtes de harpon ressemblant à ceux qu’il avait utilisé dans sa jeunesse en tuant des cachalots.

Le 24 octobre, à 7 h 30, Lessard et son fils ont affrété un bateau à moteur, ils se sont approchés de l’orque et l’ont harponné. 

Selon Lessard, le corps d’Ethelbert aurait coulé immédiatement au fond du marécage.« Ce fut le meurtre le plus rapide que j'ai jamais commis », s'est vanté Lessard au journaliste de l'Oregonian, qui a décrit celui-ci comme « apparemment ravi ».

« En général, il faut une demi-journée ou une journée pour tuer une baleine. Celui-ci est mort comme on plante un clou sur une porte en moins de cinq minutes. »

Les 2 hommes, qui n’avaient pas eu le temps de récupérer le corps de l’animal, ont été arrêtés et accusés d'avoir troubler l’ordre public, d’atteinte à la moralité, d'avoir tué un poisson et d'avoir pêché avec du matériel de pêche illégal. 

Les accusations n'ont cependant pas tenu car aucune loi n'existait concernant la chasse à la baleine à l'intérieur des terres.

Pendant que les Lessard étaient en prison, d'autres personnes ont récupéré le corps d'Ethelbert au fond du marécage et en ont pris possession. 

Le corps de l’orque fut exposé durant la Pacific Livestock Exhibition. Les entrées étaient bien sûr payantes.

En sortant de prison, les Lessard ont voulu récupéré le corps d’Ethelbert, mais l’État de l’Oregon a immédiatement décidé de saisir la dépouille. S’en est suivie une querelle juridique de huit ans.

Finalement, la Cour suprême de l'Oregon a tranché en faveur de l'État. Mais par la suite, après avoir réalisé que l’exploitation du corps de l’orque qui marinait dans un liquide d'embaumement était limitée, l'État a proposé aux Lessard de récupérer la dépouille s’ils payaient les frais de justice. Ce que fit Edward O. Lessard.

Il paya 103 $ pour le corps d’Ethelbert, puis l’exposa durant environ six ans à travers le pays, jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite et ramène le corps de l’animal sur sa propriété de St. Helens (Oregon), à près de 80 km au nord-ouest de Washougal (Etat de Whashington).

C’est là que le corps de la malheureuse créature marine serait resté dans une caisse rouillée remplie de liquide d’embaumement, oublié de tous. 

Les récits sont contradictoires sur l'endroit exact où se trouveraient les restes d'Ethelbert.

Certains disent que les restes de l’orque ont été découverts enterrés à St. Helens, dans l'Oregon en août 1949 après qu’une odeur pestilentielle se soit répandue et ait attiré l’attention des habitants qui s‘en plaignirent.

Après une enquête approfondie, les résidents auraient découvert le corps d'Ethelbert à l'intérieur du container en métal rouillé qui commençait à fuir. D’après cette version, l’orque aurait été ré-enterrée une semaine plus tard.

D’autres prétendent qu'Edward Lessard a emporté les restes d’Etelbert dans une propriété qu'il possédait à Washougal et les y a enterrés vers la fin des années 1940

Nul ne sait ce qu’il est advenu du corps d’Ethelbert.

Des questions subsistent quant aux origines d'Ethelbert et à la manière dont il s'est retrouvé le Columbia Slough.

A l’exception des orques résidentes du Sud, il n’y a pas d’autres populations d’orques qui passent près de l’embouchure du fleuve Columbia. Cela signifierait qu’Ethelbert appartenait probablement à cette population.

Historiquement, il n'était pas rare de voir des orques dans le fleuve Columbia, bien qu'aujourd’hui, ils restent principalement près de l'embouchure du fleuve en raison de l'augmentation du trafic maritime, des barrages, etc. 

Cependant, Ethelbert a réussi à naviguer sur plus de 160 km du fleuve Columbia avant se retrouver coincé dans le Columbia Slough.

A ce propos, les restes d’Ethelbert fourniraient de précieuses informations, notamment sur son âge, sur sa lignée familiale, sur sa santé, sur ses habitudes alimentaires, etc…

Il est intéressant de noter que Grany (J2) la matriarche du pod J, des orques résidentes du Sud, serait née en 1911, environ 20 ans avant l’observation d'Ethelbert en 1931.

Si les chercheurs pouvaient trouver la dernière demeure d'Ethelbert, ils pourraient comparer les échantillons d'ADN d'Ethelbert et de Granny pour voir s'il y a une correspondance. 

Traduction : C'est assez ! 

Sources : King LoboOffbeat oregon / Fandom 

Photos :

1 - Le corps d'Ethelbert après qu'il ait été harponné - © Société historique de l'Oregon

2 - Edward O. Lessard et  son Joseph posant avec leurs harpons - ©Portland Morning Oregonian

3 - La dépouille d’Ethelbert après que son corps été retrouvé dans les marécages - ©Portland Morning Oregonian

4 - Dépouille d’Ethelbert  - ©Portland Morning Oregonian

5 - Granny dans  la mer des Salish - ©Mark Malleson/AP/ SIPA 



Ulises - 41 ans de captivité et de frustration

Ulises est actuellement le plus vieil orque mâle vivant détenu en captivité. 

Ulises
Il est l'une des dernières orques capturées dans la nature encore de´tenu en captivité. 

Il est reconnaissable par sa nageoire dorsale, qui ne s'affaisse vers la droite qu'à mi-hauteur. Il mesure 5,94 m de long et pèse environ 4200 kg.

Ulises est né dans l'océan Atlantique, au large des côtes islandaises. Il fut capturé au large de Reydarfjordur le 7 novembre 1980 alors qu‘il n‘avait que 3 ans. Il fut tout d’abord envoyé au Saedyrasafnid Aquarium en Islande. 

Finna, Bjossa et Vigga furent capturées au même moment qu'Ulises, mais pas au même endroit.

Les quatre orques vécurent quelques temps ensemble avant d'être vendues et transférées dans d‘autres delphinariums :

Finna, Bjossa et Vigga furent envoyées à l’Aquarium de Vancouver début décembre 1980.Quant à Ulises, il resta au Saedyrasafnid Aquarium jusqu’au mois de décembre 1981, date à laquelle il fut envoyé au Riolen Safari en Espagne. Puis, en juillet 1983, Ulises fut de nouveau transféré au Zoo de Barcelone ou il passera 13 années sans autre compagnie que celle de grands dauphins. 

Ulises - Zoo de Barcelone
A son arrivée au zoo de Barcelone, Ulises était intimidé par les grands dauphins qui partageaient son bassin. 

Mais au fur et à mesure qu'il grandissait, Ulises commença à se comporter de manière agressive et imprévisible. 

Il mordait les pieds des personnes qui étaient dans le bassin, mâchouillait sa langue, pourchassait les dauphins. 

Selon John Hargrove, ancien dresseur de SeaWorld, Ulises a un jour attrapé la tête d'un plongeur qui nettoyait le bassin et l'a traîné à la surface de l‘eau.

Le 9 février 1994, Ulises fut envoyé à SeaWorld San Diego, où il est toujours détenu à ce jour. 

Il est victime d’intimidations et d’agressions de la part de ses codétenus, agressé par Kalia, mordu par Kasatka et d’autres orques. 

Lui aussi se montre agressif

Corky II, la plus vieille orque détenue à SeaWorld San Diego et Ulises n'ont jamais été socialement compatibles. Il agressa souvent Corky, tentant de la mordre.

Corky 
Un jour, il a attrapé la caudale de Corky lui causant une grave blessure entraînant une infection sévère qui aurait pu être mortelle pour l‘orque femelle. 

Selon John Hargrove, l'agression d'Ulises envers Corky a été si violente que durant le temps où il a travaillé dans ce parc, un protocole avait été mis en place pour que les deux orques ne puissent être en contact a` moins que Kasatka ne soit également dans présente. Kasatka, était la dominante, elle aurait empêché Ulises de blesser ou de pourchasser Corky. Mais Kasatka est décédée en 2017.

Même si Ulises est soumis vis-à-vis des autres orques, il était considéré comme l’une des orques les plus dangereuses durant les interactions dans l’eau. 

Il s’en est pris à plusieurs reprises aux dresseurs, que ce soit dans l’eau ou hors de l’eau, ce qui a donné lieu à plusieurs rapports d'incidents officiels au sein de l'entreprise. 

Seuls les dresseurs les plus expérimentés étaient autorisés à nager avec lui et, selon Hargrove, une dresseuse a déclaré qu'elle pensait qu'Ulises l’aurait tué si elle n'avait pas pu sortir du bassin à temps.

Après que l'orque Tilikum ait tué Dawn Brancheau, l’Administration de la sécurité et de la santé au travail (OSHA) a ordonné à l’entreprise de ne plus autoriser les dresseurs à plonger avec les orques pendant les shows.

Récolte de sperme !


Ulises a été dressé pour éjaculer sur commande. 

Selon certaines sources, les vétérinaires de Seaworld considéraient qu’Ulises était stérile depuis 2009. 

Il est donc incapable de féconder une femelle. 

Cependant, en 2011, son sperme aurait été utilisé une première fois pour inséminer Wikie, une orque détenue au Marineland d’Antibes. 

Son fils présumé, Moana (qui signifie Océan en polynésien), est né le 16 mars 2011. 

Moana - Marineland d'Antibes
Mais selon Hargrove, en raison du faible nombre de spermatozoïdes d'Ulises, l'histoire selon laquelle il a engendré le bébé de Wikie a été inventée pour dissimuler le fait que père de Moana serait l’enfant de la consanguinité et qu’il serait en réalité le fils de son demi-frère, l’orque Valentin. 

Note : Keijo est né le 20 décembre 2013, des « amours » entre Wikie et Valentin. Cela fait de lui un enfant consanguin puisque Wikie et Valentin étaient demi-sœur et demi-frère. 

Selon SeaWorld, Ulises aurait engendré un second bébé avec Kalia par insémination artificielle alors qu’elle n’avait que 8 ans, un âge anormalement jeune pour une orque femelle qui atteint sa maturité sexuelle à l’âge de 13 ans. 

Selon John Hargrove, Kalia aurait été mise enceinte par son frère Nakai. 

Le 2 décembre 2014 naissait une petite femelle nommée Amaya.

Ulises se meurt d’ennui. 

Ulises est tenu à l'écart des autres orques de Seaworld, il est souvent vu apathique, flottant à la surface de l’eau durant des heures. De temps en temps, pour passer le temps, il nage à l'envers. 

Il est temps de mettre un terme à la souffrance des orques captives. 

Il est temps qu’elles soient libérées de leurs prisons de béton ! 

« Il est grand temps de reléguer la captivité des orques au passé, et non d'en faire une partie tragique de notre futur » - Jean-Michel Cousteau 

Traduction : C'est assez !

Source : The Whale Sanctuary Project 


Norvège - Plus de 140 baleines tuées depuis le début de la saison de chasse !

Plus de 140 petits rorquals ont été tués par les baleiniers norvégiens depuis le 1er avril 2021.

©Greenpeace Norvège
17 navires baleiniers ont demandé des permis de chasse, mais avec seulement 8 bateaux engagés jusqu’à présent dans cette saison de chasse, c’est 3 fois plus de mammifères marins qui ont été massacrés en comparaison de la saison dernière à la même période. 

Malgré le moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine, le gouvernement norvégien a émis un quota annuel pour la mise à mort de 1278 petits rorquals pour la saison de chasse à la baleine 2021, quota inchangé par rapport à la saison 2020.

Odd Emil Ingebrigtsen, ministre norvégien de la pêche et les acteurs de l’industrie baleinière affirmait que la tendance était à la hausse pour la demande de viande de baleine. 

©Newscom/SIPA 

Pourtant, ces dernières années, la Norvège a connu une baisse continue des ventes intérieures de viande de baleine. Une étude commandée par Animal Welfare Institute (AWI) et d’autres chercheurs a révélé que seulement 4 % des Norvégiens interrogés admettaient consommer de la viande de baleine « souvent », alors que les deux tiers déclaraient n’en n’avoir jamais mangé ou n’avaient pas mangé depuis longtemps. 

Au cours de la saison de chasse 2020 (du 1er avril au 30 septembre), plus de 500 baleines ont été tuées, contre 429 en 2019. C'est le chiffre le plus élevé depuis 2016, saison durant laquelle près de 600 baleines ont été tuées. 

Au printemps 2020, la Direction norvégienne des pêches a assoupli un certain nombre de règlements sur la chasse à la baleine pour encourager d'autres navires à y participer.

L’an dernier, le gouvernement assouplissait plusieurs règlements sur la chasse à la baleine afin que davantage de bateaux de pêche puissent participer à la chasse.
Seize navires baleiniers avaient alors demandé un permis de chasse, mais seulement 13 y avaient participé.

Crédit photo : inconnu
Trois baleiniers étaient responsables de près des deux tiers des baleines tuées en 2020 : le Kato (138 baleines), le Reinebuen (102) et le Fiskebank1 (77), la majorité des baleines ont été tués dans la mer de Barents (242) et au large des côtes de Troms et du Finnmark (176). 

Depuis 2014, la Norvège a tué 3805 baleines de Minke 

Traduction : C'est assez ! 

Canada - Helen finira sa vie en delphinarium

Helen est un dauphin à flancs blancs du Pacifique. 

Elle était le dernier cétacé captif de l'Aquarium de Vancouver au Canada. 

Elle a été discrètement transférée à Sea World San Antonio au Texas le 21 avril 2021.

Elle vivait à l'Aquarium de Vancouver depuis 2005, après avoir été secourue suite à un enchevêtrement dans un filet de pêche. Ses blessures étaient si sérieuses que ses nageoires pectorales ont partiellement été amputées.

Frappé de plein fouet par la crise de la COVID-19, les pertes financières étaient telles que la Direction avait annoncé sa fermeture définitive. 

Il a été récemment racheté par une entreprise américaine spécialisée dans le tourisme : Herschend Enterprises. 

Le transfert de Helen était prévu depuis mi-2020. 

Helen était seule depuis novembre 2017, date de la mort de son compagnon de bassin, la fausse orque Chester. 

Conformément à la loi canadienne, Helen ne fera pas l'objet d'un programme de reproduction mais les portes d'un possible sanctuaire se ferment pour cette pauvre femelle dauphin. 

Source : Ceta Base 

Crédit photo : ©Vancouver Aquarium





Norvège - Un bébé orque mort à cause de la pollution

La nécropsie d'une orque âgée de 10 jours qui s'est échouée en Norvège en 2017 a révélé que ces animaux emblématiques, même si ils sont bébés, sont bourrés  de produits chimiques nocifs. 

Des polychlorobiphényles (PCB), produits chimiques organiques interdits ont également été trouvés dans le corps du bébé.

La jeune orque était l'une des huit orques décédées que des chercheurs norvégiens ont examinées. 

Sept d'entre elles (dont la petite orque) présentaient des niveaux de polychlorobiphényle (PCB), un retardateur de flamme interdit, suffisamment élevés pour provoquer des problèmes de santé chez ces animaux. Tous présentaient également, à des taux inférieurs, certains polluants plus récents dont on sait peu de choses et qui n'ont pas encore été interdits.

« La découverte la plus frappante est sans doute que le corps de l’orque nouveau-né était aussi pollué que celui des adultes », a déclaré Eve Jourdain, co-chercheuse de l'étude, fondatrice et chercheuse principale de Norwegian Orca Survey. 

« Cela signifie que ces nouveaux polluants sont également transmis de la mère au petit (transfert maternel par le placenta et l‘allaitement). »

L'équipe a réalisé les autopsies des animaux afin  d’en savoir plus sur la santé des orques dans les eaux norvégiennes. 

Les orques (qui ne sont pas vraiment des baleines, mais la plus grande espèce de dauphin) sont au sommet de la chaîne alimentaire, ce qui signifie qu'ils sont vulnérables à l'accumulation de niveaux élevés de polluants, a expliqué Mme Jourdain.

Après avoir recueilli des échantillons de graisse et, dans certains cas, de muscles et d'organes des huit orques mortes après s'être échouées ou qui ont été prises dans des filets de pêche en Norvège entre 2015 et 2017, l'équipe s'est mise au travail pour analyser les tissus des cétacés afin  d’y rechercher la présence de produits chimiques utilisés par l’homme. 

Dans l'ensemble, l'équipe a appris que « les PCB sont toujours présents à des niveaux élevés chez les orques norvégiennes, malgré le fait que ces produits soient interdits depuis longtemps », a déclaré Mme Jourdain. 

Les scientifiques ont également recherché de nouveaux produits chimiques qui ne sont pas encore réglementés, tels que les retardateurs de flamme bromés (RFB), et ont trouvé des traces d’autres retardateurs de flammes, le pentabromotoluène (PBT) et l’hexabromobenzène (HBB) à de faibles taux dans la graisse des huit orques. 

« Ces produits chimiques ont été créés pour remplacer les PCB, mais c'est une maigre consolation pour les orques. L'étude révèle que ‘ces produits chimiques de remplacement ont les mêmes propriétés d'accumulation dans les tissus des orques’ que les PCB », a déclaré Mme Jourdain.

Les chercheurs ont également examiné les substances perfluoroalkylées (PFAS), connues sous le nom de « produits chimiques éternels » parce qu'elles ne se décomposent pas comme les autres produits chimiques dans l’environnement, et les taux de mercure total. Bien qu'ils restent préoccupants, les niveaux de PFAS et de mercure étaient plus faibles chez le bébé orque que chez les adultes, « suggérant que  un transfert maternel moindre pour ces substances », notent les chercheurs dans leur étude. 

Certains de ces produits chimiques examinés dans l'étude - les BFR, les PBT, les HBB et les PFAS - sont largement utilisés dans d'innombrables produits, notamment les cosmétiques, le fart pour les ski, les textiles, le cuir, le papier et les agents des extincteurs à mousse, a expliqué Mme Jourdain. « Ils peuvent se retrouver dans l'océan par le biais des cours d'eaux , des eaux usées, etc. puis remonter et s'accumuler dans la chaîne alimentaire, jusqu'à atteindre leurs plus hauts niveaux les orques qui en tant que super prédateurs placés au sommet de la chaîne alimentaire marine, sont particulièrement menacées par cette pollution.

Des recherches antérieures ont également permis de trouver des PCB chez d’autres orques, notamment chez Lulu, une orque femelle adulte dont le corps a été découvert sur une île au large de l'Écosse en 2016. 

Les concentrations de PCB dans la graisse de Lulu étaient 100 fois supérieures au taux que les scientifiques jugent sans danger pour les mammifères marins. 

Lulu présentait l’une des plus fortes concentrations de polychlorobiphényles (PCB) jamais enregistrées chez un mammifère marin.

Les scientifiques ne savent pas encore à quel point ces produits chimiques peuvent être nocifs pour les orques, mais des études ont établi un lien entre les contaminants, tels que les PCB, et la déficience  de leur système immunitaire et leur infertilité.

D’autre part, la contamination par les PCB est la cause d’avortements et d’une mortalité anormale des bébés.

« Cela signifie que les orques peuvent être plus vulnérables aux agents pathogènes et aux maladies et moins susceptibles de se reproduire. »

Une étude publiée en 2018 révélait que plus de la moitié de la population mondiale d’orques pourrait disparaître d’ici 30 à 50 ans, à cause de plusieurs produits chimiques toxiques pourtant interdits dans le monde.

Traduction : C'est assez ! 

Sources : Live Science / Eminetra

Crédit photos : 

1 & 2 :  ©Norwegian Orca Survey            

3 : ©John Bowler/RSPB Scotland


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