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Réhabiliter les dauphins captifs, c'est possible !

À Bali, Rocky et Rambo sont des candidats potentiels à une libération. Ils sont actuellement en période d’évaluation sous la surveillance du Dolphin Project. Profitons de cette histoire pour passer en revue quelques exemples de dauphins réhabilités avec succès.
« J'ai libéré un certain nombre de dauphins captifs. SeaWorld et d’autres acteurs de l’industrie de la captivité prétendent que les dauphins détenus en captivité ne peuvent jamais être relâchés dans la nature. » - Ric O'Barry
- 1973 - USA - Opo - Grand dauphin - capturée en Floride - détenue au Miami Seaquarium, réhabilitée après un an de captivité
- 1974 - Bahamas - Liberty et Florida, 2 grands dauphins sont relâchés au large d’Eleuthera aux Bahamas après deux ans de captivité. Avant leur libération, les dauphins ont été réhabitués à se nourrir de poissons vivants. L'un d’eux pourrait être le dauphin connu sous le nom de JoJo qui vit au large des îles Turques et Caïques.
- 1987 - USA - Joe et Rosie - 2 grands dauphins libérés au large de l’île de Wassaw, en Géorgie (Etats-Unis), après sept ans de captivité. « Tous les rapports sur leurs activités dans la nature indiquent qu'ils sont en bonne santé et qu’ils ont des interactions avec des groupes résidents.de dauphins ». Ces dauphins ont été capturés au large du Mississippi et relâchés au large de la Géorgie.
- 1991 - Guatemala - Ariel et Turbo - Ils ont été capturés dans les eaux caribéennes. Ils ont participé à un spectacle itinérant de dauphins ambulant au Guatemala et ont été abandonnés en mai 2001.
- 1993 - Brésil - Flipper - un grand dauphin mâle relâché au large de Laguna au Brésil après environ dix ans de captivité dans des conditions effroyables. Depuis sa libération, Flipper a été observé plusieurs fois et, souvent en compagnie d'autres dauphins. Sa dernière observation remonte au début de 1995.
- 1995 – États-Unis - Buck et Luther - 2 dauphins de l’US Navy, remis en liberté après deux ans de préparation et de réhabilitation. La marine les a recapturés quelques jours plus tard, disant qu’il s’agissait de « sauvetage ». Il semblerait que la marine ait pu utiliser un pinger (système de rappel) pour les attirer à nouveau dans un enclos.
- 1995 - Haïti - 6 dauphins non dressés - Aux derniers jours du gouvernement de Jean-Bertrand Aristide, un consortium hispano-haïtien obtint un permis pour capturer dix dauphins à des fins « touristiques et éducatives ». Ils en ont capturé huit, deux sont décédés, laissant six survivants. Ric O'Barry libera les 6 dauphins en coupant les filets de l’enclos marin dans lequel ils étaient détenus
- 1996 - Colombie Stephania – Sauvée d’un delphinarium situé à San Andres, en Colombie. Cela a pris six mois et Stephania n’a jamais pu être libérée. Après plusieurs tempêtes, l’enclos s’est brisé mais Stephania ne s’est pas échappée. Elle voulait son room service ! Il faut dire qu’elle a eu la vie dure, à vivre en isolement dans un bassin minuscule et insalubre en Colombie. Personne ne s’était jamais posé la question de sa santé mentale. Pourtant c’est aussi important que la condition physique.
- 2010 - Turquie - Tom et Misha ont été sauvés en 2010 par la Born Free Foundation et Dolphin Angels. Capturés au large de la Turquie, ils étaient détenus depuis plusieurs années et participaient à des programmes de nage avec des touristes. Il a fallu attendre 2012 pour que les 2 dauphins soient enfin libérés dans la nature.
- 2011 – Indonésie - Construction du plus grand centre permanent de réhabilitation de dauphins au monde - Camp Lumba Lumba. Le Dolphin Project attend toujours que le gouvernement indonésien applique l’accord de réhabilitation de dauphins capturés illégalement.
- Entre 2013 et 2015 – Corée du Sud - Boksoon, Sampal, Chunsam, Taesan et Jedol- 5 dauphins, capturés illégalement et vendus à des delphinariums coréens, ont été successivement réhabilités au large de Jeju.
En 2013, Sampal, jugeant son enclos trop petit, fut la première à quitter l’enclos de réhabilitation en passant par un trou dans le filet de son enclos au début du mois de juin. Jedol et Chunsan furent libérés quelques semaines plus tard, en juillet 2013. Deux ans plus tard, en 2015, ce fut le tour de Taeshan et Boksoon de retrouver leur liberté et de rejoindre les leurs.
Depuis, Sampal et Chunsam ont eu des bébés, respectivement en avril et août 2016.
En août 2018, c’est Boksoon qui a été vue nageant avec un petit à ses côtés au large de la ville de Seogwipo
- 2017 - Karimunjawa, Indonésie - Munjawa - 3 dauphins capturés illégalement étaient détenus dans un bassin à requin à Karimunjawa, en Indonésie. Les mammifères, qui étaient en très mauvaise santé, étaient destinés aux tristement célèbres cirques itinérants en Indonésie.
Après le décès de l’un des cétacés, le Dolphin Project a confisqué les 2 autres dauphins. Ils ont été transférés à Camp Lumba Lumba, le centre de réhabilitation permanent des dauphins du Dolphin Project.
Alors qu'un des dauphins a succombé aux blessures dues à sa capture, la seule survivante, Munjawa, a été relâchée avec succès près de l'endroit où elle avait été capturée.
Traduction : C'est assez !
Crédit photos : ©Dolphin Project / ©Bron Free / ©Research Team
Sources :
- Dolphin Project
- Incredible journey of dolphins who were saved by wildlife charity
- 핫핑크돌핀스 hotpinkdolphins

Russie - Prison des baleines - Libération des derniers bélugas

Les derniers 50 bélugas captifs encore détenus à la Prison des Baleines seront libérés d’ici le 1er novembre.
Une réunion a eu lieu Jeudi en ce qui concerne la finalisation des plans de libération des mammifères marins.
Deux navires de recherche prendront respectivement à leur bord 14 et 36 bélugas. La remise à l'eau de tous les animaux est prévue pour être effectuée simultanément par les deux navires.
Cependant, cette fois-ci, les mammifères marins seront libérés en mer du Japon, à Uspeniya bay, dans la réserve naturelle de Tazovski (Kraï du Primorie) et pas en mer d'Okhotsk comme précédemment, et ce en raison des conditions météorologiques difficiles (Tempêtes d‘automne).
Le secrétaire du Conseil, le directeur adjoint de VNIRO, Vyacheslav Bizikov, a déclaré que le gouvernement russe s'était fixé un objectif ambitieux en libérant les 50 derniers bélugas avant le 1er novembre 2019.
D'autres options ont été mises en avant lors de cette réunion, mais les participants ont conclu qu'avec les délais et le financement existants, c’était la seule option acceptable.
Il n’y a pas plus de 100 km de trajet maritime entre la baie de Srednyaya et celle d'Uspeniya. Les experts de TINRO ont déclaré que bien que la mer du Japon ne soit pas l’habitat naturel des bélugas, il y a maintenant dans cette région la possibilités pour les cétacés de trouver suffisamment de nourriture.
La coalition Free Russian Whales approuve et appuie la décision concernant la libération des 50 bélugas dans les plus brefs délais. Toutefois, ils émettent des inquiétudes sur le fait que les bélugas ne seront pas libérés dans leur habitat naturel. Préoccupation partagée par les scientifiques qui ont participé à cette réunion.
Selon Olga Shpak, l'une des plus grandes spécialistes des cétacés de Russie, il y a peu de chances que les bélugas relâchés puissent aller du sud de la région de Primorsky au golfe Sakhaline et retrouver leur population d’origine avant le début de la migration d'automne des bélugas sauvages vers le nord. Étant donné qu'il s'agit de la seule option actuellement disponible, tous espèrent que cette libération sera couronnée de succès.
La coalition Free Russian Whales attire l'attention sur le fait qu’il y a de gros problèmes environnementaux dans cette région de la mer du Japon. Des centaines de navires nord-coréens braconnent du poisson et des fruits de mer dans la zone économique et les eaux territoriales russes. Le Service des frontières du FSB de Russie sera-t-il en mesure de protéger les bélugas contre d’éventuelles captures par des pêcheurs nord-coréens illégaux ?
Traduction : C’est assez !
Crédit photos : ©Free Russian Whales / ©Yuri Smityuk (Agence Tass) / ©Vniro
Source : ©Free Russian Whales  

La captivité est contre-nature !

Par Molly Gray - 22 octobre 2019
Le comportement des dauphins sauvages et des dauphins captifs peut varier considérablement en raison des différentes vies qu'ils mènent.
Les dauphins sauvages sont libres d’errer, de parcourir jusqu'à 100 kilomètres par jour à la recherche de nourriture, de nager avec leurs familles.
Les dauphins captifs sont confinés, et tournent sans cesse en rond dans leur bassin, nourris à la main de poissons congelés et confinés avec des dauphins de différentes communautés pour former des groupes artificiels.
Plus tôt ce mois-ci, un groupe de 17 dauphins à bec étroit (Steno bredanensis) et un globicéphale ont été conduits dans la baie. 4 dauphins à bec étroit ont été pris pour la captivité, les cétacés restants ayant été repoussés en mer.
Ce groupe mixte était un excellent exemple de la vulnérabilité des dauphins, que ce soit à l'état sauvage et en captivité.
Le fait que ces dauphins à bec étroit aient adopté un globicéphale mâle solitaire dans leur groupe montre à quel point ces créatures peuvent être douces et accueillantes. Peu importe quand et comment ce grand cétacé a rencontré cette famille, ils l'ont traité comme l'un des leurs.
Lorsque le globicéphale a été capturé par deux plongeurs qui l’ont forcé à aller sous les bâches afin de l’inspecter pour la captivité, les autres dauphins ne l'ont pas quitté et ont semblé bouleversés tandis que leur compagnon était harcelé.
Bien qu’ils soient sans défense contre les chasseurs et les dresseurs, ce qui restait de cette famille est resté solidaire et soudé alors qu’ils étaient repoussés vers le large.
Cependant, pour les 4 dauphins à long bec sélectionnés pour l’industrie de la captivité, leur vie ne sera plus jamais « naturelle ». Ils ne verront jamais leur famille, ils seront à jamais privés de nourriture, ils seront toujours considérés comme des marionnettes et, selon toute probabilité, contraints de se produire pour le divertissement humain.
Lorsqu'un dauphin est emmené en captivité, il doit s’habituer à manger du poisson mort. Cependant, à mesure qu'ils deviennent de plus en plus dépendants de leurs dresseurs, ils apprennent à accepter ce qui leur est donné.
Cela a été démontré par les dauphins dont les enclos ont été détruits lors du typhon Hagibis. Libérés accidentellement par Mère Nature, les dauphins sont restés dans la baie, psychologiquement dépendants de leurs dresseurs pour survivre.
La triste réalité de la captivité est que les dauphins seront toujours dociles.
Notre équipe de cove monitors, alors qu’ils observaient l’alimentation des dauphins de la Dolphin Base, a vu un entraîneur insérer son bras dans la gorge d'un dauphin, un comportement inculqué pour préparer les cétacés à l’intubation, une méthode consistant à envoyer de l’eau dans l’estomac du cétacé pour l’hydrater.
Ce dauphin en particulier semblait ne pas « se comporter » comme le dresseur le désirait, tant et si bien que le mammifère s'est cassé la mâchoire sur son bras.
Le dresseur est parti sans donner un seul morceau de poisson au dauphin affamé, l’obligeant ainsi à se conformer aux ordres pour une future alimentation.
Comment osons-nous, en tant qu'espèce, obliger ces êtres sensibles et intelligents à vivre une vie qui n‘est pas la leur ?
Ils n’ont plus d’échappatoires, ils n’ont plus de répit, plus de liberté. Ils n'ont plus le choix. Nous avons fait ce choix d'eux.
Si vous vous rendez dans un parc marin ou si vous allez voir spectacle de dauphins, en fin de journée, vous rentrez chez vous, vous dînez avec votre famille et vous dormez dans votre lit. Ces dauphins ne peuvent plus rentrer chez eux ni voir leurs familles. Ils se languissent dans un bassin jour après jour, dans l’attente du lendemain, alors qu’ils subiront, encore et encore, la même routine.
Nous devons faire en sorte que la demande de dauphins pour la captivité cesse.
Pas de demande, pas d’offre.
Traduction : C’est assez !
Source et crédit photos : ©Dolphin Project 
There’s nothing natural about captivity

LA CHINE ATTEND QUE LA RUSSIE LUI LIVRE 50 BÉLUGAS

Hier, VNIRO publiait des informations sur le début d’une opération de libération concernant 11 bélugas, ce qui laisse exactement 50 bélugas encore détenus dans la « prison des baleines ».
La semaine dernière, Free Russian Whales recevaient des informations concernant la visite de représentants d'entreprises chinoises au Ministère des Ressources Naturelles pour discuter du sort des 50 bélugas que les compagnies chinoises attendent toujours. Ces mêmes entreprises ayant précédemment conclu des contrats pour l’achat de 50 bélugas en provenance de Russie.
Les activistes de Free Russian Whales sont très inquiets : « Lors de la dernière opération de libération, 14 bélugas étaient libérés. Pourquoi VNIRO déplace-t-il 3 bélugas de moins cette fois-ci ? Juste assez pour laisser 50 bélugas à la Chine ? »
« Nous ne croyons pas aux coïncidences. Le nombre d'animaux encore captifs de la « prison des baleines » laisse penser qu’une tentative d'expédition de ces animaux vers la Chine peut être envisagée. Et ce malgré les promesses que le Président Poutine, le Vice-Premier Ministre Gordeev et le Ministre des Ressources Naturelles Kobylkin ont faites à leur peuple et au monde entier que tous les cétacés seraient libérés. »
Continuons à nous mobiliser pour au gouvernement russe de respecter ses promesses et de s'assurer que tous les animaux seront libérés !
Pétition : The Russian Ministry of Natural Resources and China are negotiating the fate of 50 belugas.
Traduction : C’est assez !
Source : Oxana Fedorova / Free Russian Whales
Crédit photos : Free Russian Whales

URGENCE POUR LES BÉLUGAS DE LA « PRISON DES BALEINES »

Free Russian Whales - 11 octobre 2019
La coalition Free Russian Whales a reçu des informations fiables, confirmées par plusieurs sources, selon lesquelles, lundi 14 octobre, Dmitry Kobylkin, ministre des ressources naturelles et de l'écologie de Russie Dmitry Kobylkin avait une réunion avec des représentants d'entreprises chinoises ayant précédemment conclu des contrats pour l’achat de bélugas en provenance de Russie.
Ces compagnies chinoises ont déjà prépayé pour 50 bélugas. Récemment, le gouvernement chinois a commencé à défendre les intérêts commerciaux des entreprises chinoises, ce qui a donné lieu à cette réunion.
Selon les informations reçues par FRW, l'un des organisateurs de cette réunion est Alexander Botvinko, secrétaire adjoint du vice-premier ministre du président de la Russie du district fédéral d'Extrême-Orient, Yury Trutnev,. celui-ci s'était déjà prononcé en faveur de la poursuite de la capture des cétacés pour les vendre aux marchés étrangers.
Pour rappel, la libération des orques et des bélugas de la « prison des baleines » avait été annoncée le 20 juin 2019 lors d’une émission de télévision de questions-réponses, émission annuelle durant laquelle le Président Vladimir Poutine répond aux questions des téléspectateurs.
À ce jour, 10 orques et 26 bélugas ont été libérés dans leur habitat d’origine en mer d'Okhotsk. 61 bélugas, en attente de leur éventuelle libération, sont toujours détenus dans la « prison des baleines » près de Nakhodka
Toutefois, leur libération peut être entravée par de nouveaux accords entre les responsables russes et les hommes d'affaires chinois.
Les tribunaux ont prouvé que les captures étaient illégales, il a également été établi par le tribunal que la loi russe interdit la vente, ainsi que tout autre transfert de cétacés capturés à des fins éducatives, culturelles et éducatives, à des personnes morales ou physiques extérieures, que ce soit en Russie ou à l'étranger.
Les activistes de Free Russian Whales ont envoyé un courrier au Procureur général de Russie pour lui demander d'agir. Mais ils ont également besoin du soutien de tous, vous pouvez agir en signant la pétition ci-dessous.
Source et pétition : https://bit.ly/2OSNBPn
Crédit photos : ©Free Russian Whales

Hawaï - Sea Life Park - Décès de Kina, la pseudorque

Par Star-Advertiser Staff - 15 octobre 2019
Le Sea Life Park d’Hawaii a annoncé ce jour le décès de Kina. Elle était détenue dans le parc depuis août 2015. Kina était âgée d’environ 44 ans.
« Nous sommes tous si attristés par le décès soudain de Kina », a déclaré dans un communiqué de presse Valerie King, directrice générale du Sea Life Park, dans un communiqué de presse. « Elle était une ambassadrice de son espèce, non seulement par ses interactions avec la communauté dans le cadre de nos programmes éducatifs, mais aussi en nous apportant un éclairage nouveau sur les moyens de protéger l'ouïe des animaux marins, mais peut-être pour prévenir les prises accidentelles dans les lignes de pêche, une menace pour une espèce de pseudorque en danger ici même, dans les eaux hawaiiennes. Elle a eu un impact indélébile sur tous ceux qui l'ont connue et continuera d'aider au futur des pseudorques dans le monde. »
Kina fut capturée à Iki (Japon) en1987 lors d’une chasse au rabattage de dauphins. Elle a survécu au massacre de sa famille, impitoyablement exterminée sous ses yeux. Elle fut ensuite envoyée à l'Ocean Park de Hong Kong avant que, quelques mois plus tard, la marine américaine en fasse « l’acquisition ».
« Kina passera environ 6 années "au service" de l'armée avant d'être revendue à l'Institut de Biologie Marine d'Hawaï en 1993 où elle fut utilisée pour des recherches sur l’écholocation.
En août 2015, l'institut universitaire d'Hawaï se sépare de Kina ainsi que de Boris et BJ, deux grands dauphins. Les trois cétacés sont alors achetés par le SeaLife Park, un parc marin de l'île.
La pseudorque y vécut seule, dans une cuve insalubre et non-ombragée. Ses conditions de vie étaient absolument déplorables. »
Le Sea Life Park a déclaré que Kina avait participé à des recherches de pointe sur les capacités acoustiques des cétacés dans le cadre d'un programme de la marine américaine, puis à l'institut universitaire d'Hawaï jusqu'en 2015.
Ces recherches portaient notamment sur l'écholocation et sur l’ouïe des mammifères marins. Recherches qui, selon eux, auraient servi à établir des lignes directrices législatives sur la pollution sonore marine due aux activités humaines. Ses étonnantes capacités d'écholocalisation auraient également aidé les chercheurs à mieux comprendre pourquoi les cétacés pouvaient s’empêtrer dans les lignes et les filets de pêche. Ces recherches, qui toujours selon le porte parole du parc, « pourraient un jour informer sur les moyens de prévenir les empêtrements. »
Une vie d’ennui, de misère, de solitude et de souffrances au service de l’humain.
Kina est le 141è cétacé à mourir à Sea Life Park d’Hawaï
Lire également : Justice pour Kina, la pseudorque oubliée
Traduction : C'est assez !
Source : https://www.staradvertiser.com/2019/10/15/breaking-news/sea-life-park-announces-death-of-kina-the-false-killer-whale/
Crédit photos :
Photo 1 : Kina - ©Sea Life Park
Photo 2 : Chasse au rabattage sur l’île d'Iki (Japon) - ©Blue Voice/Hardy Jones
Photo 3 : La flèche montre la cuve où Kina passe ses journées et ses nuits au SeaLife Park - © Animal Rights Hawaii

Booking.com rejoint le mouvement anti-captivité

Par The Ticketing Business - 10 octobre 2019
Booking.com rejoint le mouvement anti-captivité et cesse de vendre des billets pour les attractions qui détiennent des animaux captifs.
Booking.com est la dernière compagnie à cesser de vendre des billets pour les parcs d'attractions qui mettent en vedette des cétacés captifs s mais aussi pour les cirques qui utilisent des éléphants, des ours, des grands félins et des primates.
Le site de voyages a initié de nouvelles normes de bien-être animal une politique contre la vente de billets pour SeaWorld ou d'autres aquariums et cirques.
Le site interdit également la promotion de balades à dos d'éléphant et de nombreuses autres activités impliquant un contact direct avec certains animaux sauvages.
Booking.com rejoint TripAdvisor et sa filiale Viator qui se sont également engagés le 3 octobre dernier à cesser la vente de billets pour des attractions qui élèvent ou importent des cétacés captifs pour le divertissement du public.
Récemment, la firme américaine Airbnb annonçait qu’elle lançait un service de tourisme animalier « respectueux ». En partenariat avec l'ONG World Animal Protection, le groupe a établi une charte contenant des règles strictes pour la protection des animaux.
Source : https://www.theticketingbusiness.com/2019/10/10/booking-com-cuts-ticketing-ties-captive-animal-attractions/
Traduction : C’est assez
Crédit photo : ©Jason Shortes

Indonésie - Dauphins confisqués à l‘Hôtel Melka, un sanctuaire crée à Bali

Par Helen O'Barry - 8 octobre 2019
Johnny et Dewa, bien qu’inaptes à une libération en mer, ont maintenant un foyer permanent où ils pourront profiter d'une retraite paisible et digne.
Le Dolphin Project, en collaboration avec leurs partenaires locaux, le Central Jakarta Forestry Department et le Jakarta Animal Aid Network (JAAN) viennent de créer le premier sanctuaire permanent pour dauphins au monde.
L’hôtel Melka ne fera plus, officiellement, de business avec des dauphins captifs.
Neuf semaines après que le Dolphin Project ait réussi à confisquer deux grands dauphins, ainsi que de nombreux autres animaux de l'hôtel Melka Excelsior à Bali, les deux derniers dauphins ont pu enfin être retirés de ces sordides installations.
Rocky et Rambo ont été les premiers dauphins à être transférés en août 2019 du minuscule bassin imonde de l'hôtel Melka Excelsior à Lovina, au nord de Bali. Ils ont ensuite été emmenés au Dolphin Lodge à Sanur, Bali, où ils restent en quarantaine.
Dès que les 2 dauphins ont été en contact avec l'eau de mer naturelle, le processus de guérison a commencé presque immédiatement. Les deux cétacés semblent en bonne santé et feront l'objet d'une évaluation minutieuse en vue d'une éventuelle remise en liberté.
Johnny et Dewa, les deux derniers dauphins encore détenus à l'hôtel Melka étaient dans un état de santé précaire. Il semble peu probable que ces deux dauphins soient des candidats à la libération, notre équipe a travaillé ces dernières semaines à la construction d'un sanctuaire permanent. Le gouvernement nous a autorisé à construire un grand enclos flottant près de l'embouchure de la baie de Bajul, situé dans le parc national à l'ouest de Bali où les eaux sont calmes et limpides.
Une fois le sanctuaire terminé, des dispositions ont été prises avec le Département des forêts pour transférer Johnny et Dewa dans leur nouvelle maison.
Passer d’'un bassin austère et stérile à un espace d’eau de mer naturelle avec assez d'espace pour nager et jouer, voilà à quoi ressemble maintenant la vie de Johnny et Dewa.
Le 8 octobre dernier, notre équipe composée de membres du Dolphin Project et du JAAN, d'un vétérinaire de l’ONG indonésienne et de plusieurs membres du personnel du Département des Forêts se sont réunis à l'hôtel Melka. Des dresseurs qui auparavant travaillaient à l'hôtel étaient également présents pour aider au transport. Une fois les dauphins chargés dans des caissons, ils ont été conduits à bord d’un camion durant un premier trajet de deux heures, suivi d'un trajet plus court en bateau jusqu'à l'embouchure de la baie.
Dewa fut le premier dauphin à arriver au sanctuaire. C'était un transfert époustouflant lorsque qu‘à 11 h 48, pour la première fois depuis sa capture ou il a retrouvé l’eau de mer. Quelques minutes après, Johnny l'a rejoint dans l‘enclos marin, et dans les premiers instants qui ont suivi, on a pu voir les deux dauphins explorer leur nouvel environnement. Après leur voyage, Johnny et Dewa étaient affamés, ils ont mangé le poisson frais que nous leur avons offert.
Durant des mois, nous avons essayé de soulager leurs souffrances alors qu'ils se languissaient à l'hôtel Melka, en les surveillant et en leur tenant compagnie. C'était incroyable de les voir nager, plonger et être curieux de leur nouvel habitat.
Dans les jours à venir, nous nous attendons à ce que Johnny et Dewa explorent chaque centimètre de l'enclos marin alors qu'ils s'installent peu à peu dans leur nouvelle demeure. Ils ne vivront plus jamais entre les murs de béton de leur bassin stérile.
Il y a 10 ans, Lincoln O'Barry et Femke den Haas découvraient cette installation durant le tournage de « Blood Dolphin$ » . Nous avons lancé notre campagne Free Bali Dolphins pour faire connaître les horribles cirques itinérants dans lesquels les dauphins captifs endurent tant de souffrances sous couvert du divertissement. Notre équipe sur le terrain travaille depuis de nombreuses années pour mettre fin à l'exploitation des dauphins en Indonésie.
Dans le cadre de notre campagne Free Bali Dolphins, nous avons lancé une initiative majeure pour mettre fin à cette exploitation, notamment avec la réalisation de graffiti et de street art, des panneaux publicitaires électroniques dans toute l'Indonésie, des affichages numériques à l'aéroport de Bali et un spectacle éducatif itinérant de marionnettes. Qu'il s'agisse de dénoncer les horribles cirques itinérants ou de sensibiliser les touristes à l'importance de la préservation de la vie marine ou de les sensibiliser à la souffrance des dauphins en captivité, nous demeurons profondément engagés pour leur bien-être et leur protection.
Depuis la fin de l’exhibition des dauphins à l'hôtel Melka, les choses ont changé pour Johnny, Dewa, Rambo et Rocky. Ils n'auront plus jamais à faire des tours pour des morceaux de poissons morts, ni à vivre dans de sordides bassins.
Ces dauphins ont été victimes d’une grande cruauté durant leur captivité. Johnny est aveugle, probablement à cause de la toxicité du chlore, et il n‘a plus de dents. Dewa n'a plus que cinq dents, et son corps est recouvert d’ecchymoses à force de sauter sur les carreaux cassés de son bassin.
Les 4 dauphins ont un poids insuffisant. Bien que nous ne puissions pas réhabiliter et libérer Johnny et Dewa, nous sommes déterminés à leur offrir une bien meilleure qualité de vie, digne, paisible.
Tant de choses horribles arrivent aux dauphins partout à travers le monde, tous les jours, qu’arrêter cette cruauté semble parfois être une tâche insurmotable.
Nous comprenons pourquoi parfois les gens nous demandent ce qui nous fait aller de l‘avant. La réponse est simple : un moment magique comme celui dont nous avons été témoins aujourd'hui lorsque Dewa et Johnny ont redécouvert l'océan pour la première fois depuis des années nous redonne l’énergie pour continuer à lutter pour les dauphins. Il y a quelques heures à peine, ils étaient entourés de murs de béton de toutes parts. Ils étaient détenus dans un monde artificiel et passaient leurs journées à écouter les sons monotones des pompes à eau, et des systèmes de filtration, de la musique et les humains. Ils ne pouvaient nager que quelques mètres avant qu'un mur ne les arrête. Ils n'avaient rien à explorer et nulle part où aller. Maintenant Johnny et Dewa sont entourés de part et d’autres par l'océan. En tant que résidents du premier sanctuaire permanent pour dauphins au monde, ils entendent maintenant le bruit des vagues et ressentent les courants marins. Ils respirent l'air marin et pourront à nouveau utiliser leur sonar. Le processus de guérison a commencé.
Outre les coûts de construction initiaux, le Sanctuaire des dauphins de Bali aura des coûts permanents pour prendre soin de nos dauphins.
Johnny et Dewa auront besoin de soins médicaux réguliers, de nourriture et d’être sous la surveillance de personnel, tandis que les installations du sanctuaire devront être entretenues.
Rocky et Rambo sont également sous notre responsabilité, et nous couvrons tous leurs frais durant la période d'évaluation.
Vous pouvez nous aider le Dolphin Project et vous assurer que les dauphins sous notre responsabilité et notre surveillance vivront le reste de leur vie dans la paix et la dignité en faisant un don pour soutenir notre ce tout premier sanctuaire, le Bali Dolphin Sanctuary 
Crédit photos : ©Dolphin Project
Source : https://www.dolphinproject.com/blog/bali-dolphins-confiscated-new-sanctuary-established/
Faire un don pour le sanctuaire : https://www.dolphinproject.com/donate/bali-dolphin-sanctuary/

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