Nouvelle Zélande - Une chaîne humaine de 150 volontaires pour sauver des globicéphales

49 globicéphales ont été découverts ce lundi matin sur Farewell Spit, une bande sableuse à 90 kilomètres au nord de la ville de Nelson. Malheureusement, au moins 9 d'entre eux étaient décédés avant l‘arrivée des secours. 


Des volontaires se sont tout de suite mobilisés pour leur venir en aide. Ils se sont assis dans l’eau et ont maintenu les globicéphales. 

Certains d’entre eux étaient nerveux et se débattaient, tandis que les bébés se précipitaient autour des bénévoles à la recherche de leurs parents et des membres de leur famille.

D’autres volontaires sont restés avec les mammifères marins durant plus de six heures, les recouvrant de draps et de serviettes humides, les aspergeant avec des seaux d'eau, creusant des trous autour d’eux pour les remplir d'eau. 


En début de soirée, les bénévoles ont formé une chaîne humaine pour ramener les globicéphales vers le large.

Darren Foxwell, directeur des opérations pour les échouages au sein du DoC (ministère de la Conservation) a déclaré qu'ils devaient d'abord aider les cétacés à flotter afin qu’ils retrouvent leur équilibre.

« Alors ils se réorientent, et nous les gardons ensemble, sinon si ils repartent d'eux-mêmes, il y a un risque de ré-échouage. »

L’une des premières tâches du groupe était donc de les rassembler pour reformer le pod. 


La marée haute du soir leur a permis de renflouer les globicéphales. 150 personnes ont alors formé une chaîne humaine pour faire barrière et empêcher les cétacés de s’échouer de nouveau. Les mammifères marins sont repartis le long de la plage. 

Une fois les globicéphales dans des eaux plus profondes, des bateaux ont pris le relais et ont fait des allers-retours pour empêcher les baleines de retourner à terre.


Les globicéphales se sont  échoués de  nouveau mardi. 

Une soixantaine de volontaires ont aidé à remettre à l’eau les 28 mammifères revenus s’échouer.

« Les globicéphales sont proches du rivage et il n’est pas certain qu’ils nageront vers le rivage ou qu’ils ne s’échoueront pas à nouveau », a déclaré une porte-parole du DOC. 

Des volontaires et des employés du ministère sont restés sur place, prêts à intervenir si besoin

Farewell Spit est une langue de sable de 26 kilomètres de long qui s’avance dans la Golden Bay. 

Elle a été le théâtre d’une dizaine de cas d’échouements de groupes de globicéphales au cours des 15 dernières années. 

En février 2017, près de 700 de ces mammifères s’étaient échoués à Farewell Spit, 250 avaient péri lors de cet échouage.


Il n’existe pas d’explication scientifique à ce phénomène.

Des hypothèses font état de maladie ou d'erreurs de navigation (ces animaux ont une cohésion sociale très forte, alors il est probable que si l’un d’eux éprouve des difficultés et en vient à s’échouer, le reste du groupe le suivra), de présence de prédateurs (les animaux se rapprochent des côtes pour fuir et pourrait en venir à s’échouer involontairement), de conditions météorologiques extrêmes (les phénomènes météorologiques comme les vagues de tempêtes poussent parfois les animaux plus loin dans les terres qu’à l’habitude, et ces derniers se trouvent alors prisonniers), ou de problèmes liés à la topographie de certains lieux (une topographie méconnue comme les fonds plats, sablonneux ou boueux et les pentes douces peuvent rendre la navigation plus difficile. Les animaux se trouvent alors emprisonnés ou désorientés)

Mais d’autres mettent en cause l’activité humaine, et notamment des perturbations générées par les sonars à haute fréquence (les perturbations acoustiques comme l’exploration pétrolière et l’utilisation de sonars militaires affectent les ondes sonores dont les cétacés se servent pour naviguer). 

Traduction : C'est assez ! 


Crédit photos : ©Braden Fastier/ Stuff  - ©AFP/Marty Melville