Israël face au pire désastre écologique de son histoire

Le « pire désastre écologique » qu'ait connu le pays : c'est en ces termes que le journal israélien Yediot Aharonot évoque les tonnes de mazout qui collent aux plages d'Israël, victime d'une marée noire. 


Au total, 170 kilomètres de sable seraient souillés par le pétrole, soit 40 % du littoral du pays, rapporte Courrier international.

Le quotidien Haaretz estime qu'il s'agit de la « pire pollution maritime dans le pays depuis des décennies ». 

La faune marine est déjà affectée par cette marée noire. Jeudi 18 février, le cadavre d'un baleineau s'est échoué sur la plage de Nitzanim, dans le sud du pays. Le jeune cétacé, long de dix mètres, a été autopsié : il avait englouti de grandes quantités de pétrole.

Un « signal d'alarme »

Des milliers de bénévoles se sont présentés pour entreprendre de nettoyer les plages. Dans un second temps, des membres de l'armée israélienne sont venus en renfort. 

Les autorités du pays sont cependant critiquées par certains journaux qui estiment leur concourt trop lent et trop insuffisant en cas de catastrophe environnementale.


Le journal Haaretz a écrit dans un éditorial espérer que la marée noire fasse office de « signal d'alarme » pour une meilleure prise en charge des catastrophes à l'avenir. 

En attendant, les autorités cherchent à identifier le navire responsable de la fuite de mazout.

Le gouvernement a « identifié dix navires »

Elles sont ainsi parvenues à établir que l'origine du pétrole se trouvait à une cinquantaine de kilomètres au large des côtes du pays. La ministre de la Protection environnementale, Gila Gamliel, a déclaré que le gouvernement avait « identifié dix navires » dans cette zone.

« Un ou plusieurs d'entre eux pourraient être responsables » de la marée noire, a-t-elle ajouté, en s'appuyant sur les données de l'Agence européenne de sécurité maritime. L'enquête pour retrouver le ou les responsables pourrait mettre moins de temps que le nettoyage des plages, qui promet de s'étaler sur des années…

Un article paru dans Le Point 



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