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Par Victoria Walton - 8 décembre 2019

Un sanctuaire pour les orques devrait voir le jour en Nouvelle-Écosse (Canada)

Les résidents de deux villes côtières de la Nouvelle-Écosse sont en pourparlers avec le Whale Sanctuary Project depuis un an.


Le Whale Sanctuary Project est déterminé à construire un sanctuaire au large des côtes de la Nouvelle-Écosse pour les orques qui sont actuellement détenues dans des parcs marins.

« Après de nombreuses recherches et un certain nombre de réunions en ville le long des côtes de la Nouvelle-Écosse, il y a deux sites que nous avons décidé d’examiner de plus près. » déclare Lori Marino, neuroscientifique et présidente du Whale Sanctuary Project.

Les emplacements sont situés à Port Hilford à Sherbrooke et juste à l'extérieur de Sheet Harbour. Lori Marino dit que l'organisation est presque prête à choisir l'emplacement qui convient le mieux pour un sanctuaire de 40 hectares.


« Nous retournerons la semaine prochaine pour rencontrer de nouveau ces collectivités afin de recueillir un peu plus d'informations avant de décider d'aller de l'avant avec l'une d'entre elles et d’obtenir les permis qui vont avec », explique-t-elle.

Chacune des zones étudiées couvre une superficie d'environ 40 hectares et une profondeur moyenne de 15 mètres.

« Cela représenterait 300 fois la taille du plus grand bassin de n'importe quel parc marin du monde », a déclaré Lori Marino dans l'émission « The Todd Veinotte Show » sur NEWS 95.7.

Le sanctuaire serait entouré par un filet pour empêcher les orques de s'échapper en pleine mer.

« Elles seraient prises en charge par des vétérinaires, nourries et pourraient passer leurs journées comme elles le désireraient pour la première fois de leur vie », ajoute-t-elle.

Le neuroscientifique affirme qu'il y a plus de 200 baleines (orques et bélugas) en captivité à travers le monde, dont une cinquantaine détenue au Canada, au MarineLand Ontario.

Une fois que le sanctuaire sera opérationnel, il pourra abriter six ou huit baleines, ce qui leur donnera beaucoup d'espace pour nager librement.

« Nous espérons poursuivre les discussions avec MarineLand pour pouvoir peut-être s’associer et transférer dans le sanctuaire certains de leurs bélugas qui sont détenus dans 2 de leurs bassins surpeuplés », dit-elle.


Au total, le projet nécessitera un investissement d’environ 20 millions de dollars pour être mis sur pied et pour fonctionner. Il faudra de 1 à 2 millions de dollars supplémentaires en frais d'exploitation chaque année.

« Le Whale Sanctuary Project paiera tout cela grâce à des dotations, à des dons philanthropiques et nous avons déjà un certain nombre de donateurs très influents qui soutiennent le projet », déclare Lori Marino.

Le sanctuaire serait également un endroit où les Néo-écossais et les visiteurs pourraient en apprendre davantage sur la vie marine.

« Au lieu de les voir sauter dans les cerceaux dans les bassins des parcs d'attractions, les enfants, les gens de tous âges pourraient les observer d'une manière beaucoup plus naturelle », explique-t-elle.


Il y aurait des programmes éducatifs, des possibilités d’apprentissage pour les étudiants en médecine vétérinaire et un centre d’interprétation. Lori Marino explique qu’il y aura peut-être même des caméras qui seront installées pour que les gens puissent voir les baleines à une distance de sécurité.

« Il s'agit en fait d'une éducation sur la nature à partir de la nature, plutôt qu'à partir d'un cadre artificiel », dit-elle.

Le Whale Sanctuary Project doit encore à finaliser les détails, comme la façon de composer avec la glace qui se forme au-dessus de l'Atlantique Nord en hiver.

« Le genre de glace qui se forme dans la zone de Sheet Harbour n'est pas le genre de glace qui empêcherait les animaux de respirer. Et nous aurions des méthodes pour briser la glace si jamais cela se produisait », poursuit Lori Marino. 

Traduction : C’est assez ! 


Crédit photos : 
Photo 1 - Kiska - ©Ontario Captive Animal Watch 
Photo 2 Dessin conceptuel du sanctuaire marin - ©The Whale Sanctuary Project
Photo 3 - Belugas (MarineLand Ontario) - ©Tammy Landry

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