Qui sommes-nous?


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L’association « C’est assez ! » s’adresse à toutes les personnes concernées par la cause animale et plus particulièrement par la défense des cétacés captifs (dauphins, bélugas et orques). Nous souhaitons rassembler le maximum de personnes afin d’acquérir du poids et de l’efficacité. C’est avec plaisir que nous vous compterons parmi nos adhérents. Le coût de l’adhésion est symbolique et chacun s’investit comme il le souhaite.


Extrait du discours de Christine GRANDJEAN (Présidente de C'est Assez!) devant les parlementaires le 14/04/2015 :

Avant de vous parler de cette industrie de la captivité, je voudrais vous dire quelques mots sur les cétacés qui y sont utilisés. Il s’agit de dauphins de différentes espèces ( dauphins tursiops donc les Flipper pour la plupart) de marsouins, d’orques et de bélugas. En France seuls les dauphins et les orques sont concernés. Les cétacés sont à l’heure actuelle reconnus par la communauté scientifique comme étant éminemment Intelligents et conscients d’eux-mêmes. On sait qu’ils  se reconnaissent dans un miroir.  Leur cerveau aussi gros que le nôtre proportionnellement possède un lobe particulièrement développé qui d’après les scientifiques serait celui de l’empathie, de la compassion, du lien social en quelque sorte. Ce qui pourrait expliquer les échouages massifs et les massacres de pods entiers, aucun des membres du groupe ne voulant abandonner les autres. Ils ont conscience de la noyade et plus d’une fois on a pu les observer en train de porter à la surface un homme, un chien ou un autre mammifère en train de se noyer.

Ce sont des peuples de cultures, qui comme les éléphants honorent et pleurent leurs morts, pratiquent l’entraide, sculptent des bulles, communiquent avec différents dialectes, jouent, nouent des amitiés, etc… C’est à ce titre que l’Inde a officiellement décrété que les dauphins étaient des « personnes non-humaines »  et interdit leur capture et leur exhibition dans des bassins. On a pu observer en mer de Russie des familles entières d’orques se rassembler pour un temps donné, et repartir ensuite chacune de leur côté.

L’industrie de la captivité est extrêmement lucrative puisque Seaworld , qui possède de nombreux delphinariums dans le monde est entrée en bourse il y a 2 ans. Une orque captive se vend plus d’un million de dollars et un dauphin dressé entre 150000 et 200000 dollars.

Les delphinariums, s’approvisionnent de plusieurs manières : Les dauphins sont prélevés lors de chasses au rabattage et de massacres abominables aux îles Salomon et au Japon. Chaque année de septembre  à mars le Japon autorise le massacre et la capture de plus de 20000 petits cétacés qui migrent le long de leurs côtes. En effet ,considérés comme des nuisibles par les japonais car ils mangent aussi du poisson, ils sont impitoyablement abattus .En théorie ils sont tués pour la consommation humaine mais en pratique leur viande contient tellement de polluants qu’il est déconseillé d’en manger et elle finit bien souvent dans l’alimentation pour chiens ou comme engrais. C’est le cas à Taiji, petite ville côtière, où à la demande de 2 élus, la viande n’est plus servie dans la cantine. Il faut savoir qu’au Japon la cantine est obligatoire !!!


Un dauphin de boucherie se vendant 600 dollars et un dauphin dressé entre 150000 et 200000 dollars, il est aisé de comprendre pourquoi cette petite ville s’est fait une spécialité de la capture. Chaque année donc des milliers  de dauphins sont rabattus à l’aide d’un mur sonore dans une crique peu profonde. La majorité de ces dauphins sera mise à mort de façon inhumaine et douloureuse (parfois plus de 20 mn pour mourir...) et les plus « chanceux » sélectionnés, après avoir assisté au massacre de leur famille, dans une mer de sang, seront vendus à un delphinarium du monde entier, après une période de dressage rudimentaire. Quant aux orques et aux bélugas ils sont capturés  en mer de Russie ou dans les eaux islandaises. Leur capture s’effectue au lasso, parfois à l’aide d’explosifs et il n’est pas rare que pour un jeune prélevé, plusieurs meurent de blessures, de stress ou tout simplement noyées. Le transport se fait par camion, avion et peut durer plusieurs jours. Certains mourront durant le transport et d’autres à l’arrivée dans le bassin.

La vie dans un bassin : Le traumatisme lié à la capture et à l’arrivée en bassin, multiplie le taux de mortalité du cétacé par 6. En milieu naturel, un dauphin nage environ 100km par jour et plonge à plus de 60 m de profondeur, une orque peut sonder à plus 200 m de profondeur et nager de 150 à 200 km par jour. Il faudrait donc à cette dernière effectuer chaque jour 1400 tours de bassin afin de parcourir la même distance et la profondeur du bassin dépassant rarement 15 m il lui suffit, étant donnée sa taille (5 à 6 m)d’un demi coup de nageoire caudale pour atteindre le fond… Ayant un peu pratiqué la plongée, je peux vous dire que 15 ou 20 mètres c’est peu et que quelque coups de palmes suffisent pour atteindre le fond ! En milieu naturel, un dauphin peut vivre entre 40 et 60 ans, une orque jusqu’à 100ans ( Granny 103 ans en Colombie Britannique) alors qu’en bassin leur espérance de vie est en moyenne réduite de moitié. Dans la nature, une femelle est sexuellement mature vers 13-14 ans, cependant, dans les bassins, il est plus que fréquent de les inséminer artificiellement dès l’âge de 8 ans. L’inceste est totalement tabou et inexistant dans la nature mais peut exister en captivité. De même, elles ne mettent bas que tous les 4-5 ans dans leur milieu naturel (le temps que le petit acquiert une certaine autonomie). En captivité, elles sont en moyenne inséminées tous les 2 ans (la durée de gestation  se situant entre 15 et 18 mois…) ça fait bien peu de temps entre les deux grossesses et lorsque l’insémination fonctionne et que le petit survit, il est souvent séparé de sa mère vers l’âge de 1 an, ce qui créé un traumatisme tant pour l’enfant que pour la mère.


En liberté, les cétacés vivent en « tribus » ou pods  composés de nombreux individus, subdivisés en familles. Chaque pod, suivant la région, a son propre dialecte et dispose de sa propre « culture ».Ils vivent toute leur vie au sein de leur famille… Dans un bassin, ils sont regroupés arbitrairement. La promiscuité, l’impossibilité de fuir les conflits et celle de communiquer génèrent donc chez eux beaucoup de stress et engendre des comportements violents entre eux et dans le cas des orques des agressions envers les soigneurs (4 accidents mortels provoqués par des orques captives sur des humains contre 0 en milieu naturel). L’anesthésie générale étant impossible chez les cétacés, chaque acte médical (limage et forage des dents, insémination artificielle, endoscopie, curetage lors de fausses couches fréquentes en bassin, etc…) peut engendrer chez eux de fortes douleurs. Pourquoi l’anesthésie générale n’est pas possible chez les cétacés? Et bien tout simplement parce que chez un cétacé, la respiration n’étant pas un réflexe, mais un acte volontaire, ils ne dorment que d’un demi-cerveau et une anesthésie générale équivaudrait à une mise à mort. En milieu naturel, les cétacés plongent très profondément et passent 80% de leur vie sous l’eau. Ils chassent, jouent, s’accouplent… 

En bassin, ils sont maintenus à la surface afin de toujours être visibles des spectateurs. Cela entraine chez l’orque par exemple, un affaissement de l’aileron dorsal (100% en bassin contre 1% en milieu naturel). Cela peut aussi entrainer des coups de soleil, des encéphalites mortelles dues à des piqures de moustiques, en effet nulle part où s’abriter dans un bassin…Ils sont dans un environnement totalement stérile (murs de béton ou de verre) et nourris de poissons morts : 2 repas gratuits pour les maintenir en vie, le reste contre obéissance. L’eau chlorée détruit leurs yeux, poumons, peau… Il est fréquent que les cétacés succombent à des affections pulmonaires. Le principal organe sensoriel des cétacés étant l’ouïe (système de sonar), les ondes sonores qui se répercutent sur les parois des bassins les assourdissent et génèrent un stress supplémentaire. Aucune de ces conditions n’étant favorable à la bonne santé mentale et physique des cétacés, ils reçoivent pour la plupart des traitements médicamenteux assez lourds (anxiolytiques, antidépresseurs, anti ulcères, antibiotiques, vitamines, etc…).




Il a été prouvé que certains dauphins en arrivaient à se suicider ou tout simplement à se laisser mourir. Pour ces animaux qui vivent toute leur vie au sein de leur famille, les capturer, les séparer des leurs et les garder ainsi en bassin est déjà une forme de maltraitance ! Ric O’Barry, l’ancien dresseur de Flipper et intervenant principal dans le film « The Cove » après avoir pris conscience de toutes ces souffrances a stoppé net ses activités et se bat depuis plus de 40 ans pour l’arrêt de cette industrie et pour la réhabilitation des cétacés dans leur milieu naturel. Zoos et delphinariums. Les règles qui définissent les normes de vie dans un bassin sont celles qui doivent être appliquées dans un zoo. Or les différences entre zoos et delphinariums sont très importantes. Dans un zoo respectueux, on cherche à recréer un environnement le plus proche possible de l’habitat naturel et l’animal est nourri à sa faim sans contrepartie. Dans un bassin, l’animal est nourri contre obéissance et bien souvent après le spectacle il est enfermé seul dans un bassin où il ne peut pratiquement pas se retourner. Durant les spectacles qui ont parfois lieu la nuit (marineland…) il est soumis à une musique assourdissante, des feux d’artifice et à des hurlements de spectateurs comme dans un cirque… On les oblige à des comportements tout à fait antinaturels, comme de s’échouer sur le bord du bassin, pour les soins ou tout simplement pour le spectacle. Même les femelles gestantes sont obligées de se plier à cet exercice douloureux, ce qui provoque ou des fausses couches ou des naissances prématurées. Quel est le rôle du delphinarium dans la préservation des espèces, étant donné que la plupart des cétacés continuent d’être capturés en milieu naturel (pour apporter de nouveaux gènes), entrainant de grandes perturbations au sein des pods sauvages, qui peuvent mettre des décennies à restaurer leur équilibre et leur population.

Bien entendu, en principe en France, il est théoriquement impossible d’acheter un dauphin capturé mais dans la réalité il est fréquent qu’un dauphin sauvage soit blanchi après avoir transité par différents pays moins scrupuleux et qu’il se retrouve dans un bassin français ! Quel est leur rôle étant donné qu’il n’y a jamais de réintroduction dans la nature ? Quel est leur rôle éducatif, puisque rares sont les panneaux expliquant la biologie et la vie des cétacés  en milieu naturel… Est-il pédagogique qu’un enfant sorte d’un spectacle en pensant qu’un dauphin est heureux en sautant dans un cerceau ou en jouant à la balle ? Emmènerait-on un enfant au cirque pour lui montrer ce qu’est un éléphant ou un tigre ?  Cette industrie trompe les enfants et il est particulièrement  indécent et pervers de s’appuyer sur l’amour et la sympathie que ces animaux nous inspirent pour les exploiter jusqu’à la mort. Car une chose est sûr tous ceux qui payent pour ces spectacles de dauphins sont là car ils les aiment !


Quelques mots sur notre association : Il y a encore 2 ans, à ma grande honte et bien que défendant les animaux et la nature depuis mon plus jeune âge, J’étais encore inconsciente de ce que pouvaient vivre les dauphins en bassin, jusqu’au jour où j’ai regardé le film The Cove. Ce jour-là le choc a été terrible et je me suis dit qu’il fallait que les gens qui aiment ces animaux et qui payent pour les voir devaient savoir ce qui se passait derrière ce fameux sourire du dauphin. Nous sommes donc nés il y a un an. D’abord organisés en collectif nous sommes passés en association il y a 4 mois et nous comptons une centaine d’adhérents, et plus de 5000 « fans » sur les réseaux sociaux. Nous sommes 4 bénévoles actifs.

Nos objectifs : informer sur le lien entre les massacres et la captivité et sur les effets désastreux de cette dernière. Nos actions : sensibilisation du public au travers de tenue de stand, intervention en milieu scolaire et associatif,rédaction de brochures  informatives  pour adultes et pour enfants, création de matériel pédagogique, sensibilisation auprès des comités d’entreprise ,des instituteurs…et de toute personne ou organisme susceptible d’organiser des sorties dans un delphinarium, signatures de pétitions citoyennes, rédaction d’un manifeste destiné à soutenir les pétitions citoyennes, manifeste déjà signé par de nombreuses personnes ( personnalités, élus...) organisations de rassemblements pacifiques devant les delphinariums afin d’informer les visiteurs… diffusion de films tels que The Cove produit par Luc Besson et Blackfish… Depuis la diffusion de ce film réalisé autour d’une orque tueuse et de témoignages d’anciens dresseurs, les actions de SeaWorld ont chuté de moitié et de nombreuses personnes s’organisent en Amérique pour porter plainte contre cette industrie au motif qu’elle ment aux enfants sur le bonheur et le bien-être supposés des orques ! Boudée en Amérique, Seaworld se tourne actuellement vers les pays émergents qui sont moins regardants mais qui sont de plus en plus friands de ce genre d’attractions très lucratives…


Notre objectif prioritaire est la sensibilisation des enfants à la vie sauvage et au respect de l’animal et tout simplement au respect de l’autre avec ses différences. Les mentalités évoluent et on ne doit pas mentir aux enfants ! Rappelons-nous que dans les années 50 en Belgique et ailleurs on exhibait des pygmées, des noirs etc… et nombreux étaient ceux qui trouvaient normal de donner des fruits à une petite fille noire à travers les barreaux. Si je suis là devant vous ce soir, c’est parce que nous sommes bien convaincus que tout ce que nous faisons, même si cela est utile, ne pourra aboutir qu’avec votre aide, nous avons besoin de vous, car sans vous aucun changement ne sera possible ! Ce serait merveilleux que la France soit pionnière dans ce domaine, cela enverrait un signal fort aux autres pays européens qui possèdent encore des delphinariums et aux autres pays qui se lancent à corps perdu dans cette industrie.