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mardi 4 décembre 2018

La Hongrie ouvre son premier delphinarium à Budapest

1er décembre 2018 - Par Gergely Kolba 

Le seul zoo marin d'Europe centrale, le Tropicarium, a été créé en 2000 et attire près de 460 000 visiteurs chaque année. Il n'est pas étonnant qu'il s'agisse de la quatrième attraction la plus visitée de Hongrie. L'exposition propose une présentation combinée d’espèces de poissons hongrois, d’animaux provenant de la forêt tropicale humide et des peuples des profondeurs des mers et des océans. 


Avec une taille de près de 3000 mètres², le Tropicarium offre un aperçu d'un magnifique monde tropical et marin. 

Au premier jour de l’ouverture de cette institution, près d'un million de personnes ont visité ce zoo unique en son genre et depuis, ce nombre est en constante augmentation. Fait intéressant, 35 à 40% des clients ne parlent pas le hongrois. Le succès du zoo réside dans l'amélioration constante et l'organisation de programmes passionnants et intéressants pour les enfants et les adultes. Les visiteurs arrivant au Tropicarum découvrent ces magnifiques animaux dans huit salles différentes. Le principal spectacle du zoo est l'aquarium des requins avec sept espèces de squales.


Selon « Index » , Thomas Farkasdi, directeur du Tropicarium, a récemment annoncé avoir de nouveaux projets pour améliorer l'un des meilleurs zoos hongrois. Le Tropicarium est entré en contact avec le plus grand delphinarium d'Europe et avec le parc marin américain SeaWorld d’Orlando.

Thomas Farkasdi a pour objectif de créer pour la première fois en Hongrie un delphinarium unique à Budapest. 
Il croit au succès de ce projet car le secteur du divertissement en Hongrie a besoin de nouveaux spectacles. 

Par contre, beaucoup de personnes sont contre ce projet. 

Le directeur du Tropicarium a également souligné que ces personnes ne prennent pas en considération le fait que tous les dauphins des delphinariums sont nés en captivité. Selon lui, il n’est pas bon pour les dauphins de les rendre à l’océan car ils n’ont pas les compétences nécessaires pour chasser et mourraient dans un court laps de temps. 

Il est interdit d'amener un dauphin sauvage en Europe. Environ 272 animaux vivent en permanence dans des delphinariums européens et le delphinarium hongrois aimerait élever leurs progénitures. 


L'objectif du Tropicarium est d’établir le plus beau et le plus moderne delphinarium d’Europe à Budapest. Le directeur estime que ce nouveau spectacle serait l'attraction touristique la plus célèbre de la Hongrie, donnant l'occasion de voir de rares spectacles de dauphins dans ce pays. Il a également souligné que seul le Tropicarium avait les connaissances nécessaires pour garder correctement ces animaux marins en captivité, pour avoir des contacts avec d'autres établissements marins à l'étranger et les compétences nécessaires pour établir le premier delphinarium de Hongrie.

Traduction : C'est assez !

dimanche 2 décembre 2018

Une communauté autochtone norvégienne demande l’autorisation de chasser le dauphin

27 novembre 2018 - WDC

Une nouvelle proposition de chasse aux dauphins et aux marsouins communs présentée par le peuple autochtone Sami du nord en Norvège a été approuvée à l’unanimité par le représentant du parlement Sami et sera présentée au gouvernement norvégien pour approbation.

Un exemple de viande de baleine en vente au Groenland  - Photo : ©WDC/Rob Lott
Les personnes à l'origine de cette proposition estiment que le nombre de dauphins en Norvège a atteint un niveau qui permettrait que leur chasse soit autorisée.
Il est important de fournir des preuves scientifiques solides avant toute approbation de quota.

Il n'est pas certain que les données sur les effectifs de la population de baleines et de dauphins dans la région soient complètes et toute décision sur les chiffres autorisés pour l'abattage serait basée uniquement sur des estimations.

Les peuples autochtones du Groenland, du Canada et de l'Alaska disposent déjà de quotas auto-attribués pour l'abattage de plusieurs espèces de petites baleines, dauphins et marsouins et le peuple Sami espère que des droits de chasse similaires leur seront accordés dans les fjords du nord de la Norvège.

Photo : ©Pxhere 
La communauté internationale reconnaît le droit à certains peuples autochtones de chasser un nombre limité de baleines pour répondre à leurs besoins nutritionnels et culturels. Cependant, au cours des dernières années, certaines communautés autochtones pratiquant la chasse de subsistance à la baleine ont abusé de ce droit en permettant que la viande de baleines entre sur le marché commercial où elle est vendue dans les supermarchés et aux touristes à des fins lucratives.

La chasse aux petites baleines, aux dauphins et aux marsouins reste toutefois encore plus controversée puisqu'elle n'est pas supervisée par un organisme international tel que la Commission baleinière internationale (organisme qui réglemente la chasse à la baleine), contrairement aux meurtres des grandes baleines qui est contrôlé par différents gouvernements et conseils autochtones.

Photo : ©Pxhere
Les harpons et les fusils utilisés lors de ces chasses peuvent infliger un large éventail de blessures, notamment des coupures profondes, des lésions aux organes ou les os, ainsi que la perte des nageoires et des caudales. Les cétacés qui ne meurent pas dans les heures ou les jours qui suivent sont handicapés par ces blessures notamment pour communiquer, s’alimenter et se reproduire, ils peuvent mourir d’une mort douloureuse et prématurée à la suite d’infections, ou peuvent mourir de faim. Par le passé, le nombre de baleines tuées a dépassé le quota autorisé, car nombres de celles qui ont été abattues n’ont pas été débarquées par les pêcheurs. Ils ne sont donc pas inclus dans les statistiques de chasse.

Exemple de fusil harpon fixé sur un navire - Crédit photo : ©WDC
La WDC (Whale and Dolphins Conservation) est particulièrement préoccupée par cette nouvelle car il ne semble pas nécessaire pour le peuple Sami d’avoir recourt à cette chasse de subsistance et les observateurs norvégiens ont déjà déclaré que ces quotas, s’ils étaient acquis, s’appliqueraient également aux pêcheurs norvégiens non autochtones.

Nicola Hodgins, scientifique au WDC et spécialiste des petits cétacés, a déclaré :
« En plus de notre préoccupation pour le bien-être des dauphins, il serait également extrêmement irresponsable que le gouvernement norvégien approuve de tels quotas pour des raisons liées au bien-être humain. La viande et la graisse de la plupart des espèces de dauphins, en particulier dans les eaux arctiques, sont fortement contaminées par des toxines telle que le mercure et leur consommation est liée à un certain nombre de maladies graves. À ce stade, nous ne pouvons que spéculer sur ce qui a motivé cette demande du peuple Sami, et si elle est motivée par des considérations politiques. »

Quoi qu'il en soit, la WDC leur demande de reconsidérer leur décision car il s'agit d'une demande peu judicieuse, tant pour les dauphins que pour les Sami.

Traduction : C'est assez ! 



vendredi 30 novembre 2018

Samedi soir fut la pire nuit de toute ma vie.

26 novembre 2018 - Par Liz Carlson (Youngadventuress)


Le 24 novembre 2018, 145 globicéphales se sont échoués sur l'île Stewart (Nouvelle-Zélande). 

Photo : ©Liz Carlson (Youngadventuress)
Au moment de leur découverte, la moitié des globicéphales étaient déjà morts. Le reste du groupe a du être euthanasié en raison de leur état et de l'accès difficile et éloigné de l’endroit de l’échouage.

Liz, une jeune blogueuse, étaient l’une des personnes présente sur place, elle décrit avec émotion ce qu’elle a appelé « la pire nuit de toute sa vie ».

Photo : ©Liz Carlson (Youngadventuress)
Après cinq jours de marche sur la côte ouest isolée de Stewart Island, nous étions sur le chemin du retour pour rejoindre notre camp au coucher du soleil quand nous avons trouvé des centaines de globicéphales s’échouant sur la plage. Quand nous avons pris conscience de l'horreur de ce que nous voyions, nous avons laissé tomber toutes nos affaires et avons couru directement dans l'eau.
Nous avons désespérément essayé d’attraper leur caudale, de les pousser et de crier, avant de nous faire marteler par leurs gestes frénétiques. C’était inutile : ils étaient trop gros et lourds et le fait d’avoir réalisé que nous ne pouvions rien faire pour les sauver était le pire sentiment que je n’ai jamais vécu.

Photo : ©Supplied / DOC
Nous étions dans un endroit sans personne aux alentours, sans service, sans aide.  Julian (@ju_riviera) s'est comporté comme un champion, il est parti en courant à 20h30 avec ses vêtements trempés et ses bottes, à près de 15 kilomètres de là où nous étions, nous savions qu’il y avait des rangers qui auraient une radio dans leur cabanon près de la baie. 

Il y est arrivé en 1h30 et donna l’alerte tandis que je suis restée avec les baleines-pilotes jusqu'à la tombée de la nuit, m'asseyant avec elles, traînant le plus petit bébé dans l'eau toutes les deux minutes avant qu'il ne s’échoue à nouveau tout en aspergeant d’eau les baleines les plus sèches jusqu’à ce que mes mains soient engourdies par l'eau et le vent.

Photo : ©Skynews
Je n’oublierai jamais leurs cris, la façon dont ils m’ont observé alors que j'étais assise près d’eux, dans l’eau, la façon dont ils ont désespérément essayé de nager alors que leur poids les enfonçaient encore plus profondément dans le sable. Mon cœur s'est complètement brisé. 

Quand j’ai réalisé qu’il n'y avait plus d'espoir, il faisait presque noir, la marée montait au milieu de la nuit et, sachant qu'il s'agissait de l'un des endroits les plus reculés de Nouvelle-Zélande, je savais qu'ils allaient inévitablement mourir. Je me suis laissée tomber à genoux dans le sable en hurlant de frustration et en pleurant, avec le son de dizaines de globicéphales mourants derrière moi, complètement seule.

Photo : ©Liz Carlson (Youngadventuress)
Il aurait fallu près de 1000 personnes pour les sauver, soit plus du double de toute la population de Rakiura. Le seul élément positif, c’est que nous avions alerté le DOC (Department of Conservation),  ils ont pu les euthanasier peu de temps après, et j’avais mal au cœur pour ces hommes  qui ont fait cet horrible travail et qui auraient tout fait pour les sauver. Si nous n'avions pas été là, il aurait probablement fallu des jours avant que quelqu’un ne s'aperçoive qu'il y avait des globicéphales échoués sur cette plage, et que tous auraient certainement eu une mort lente et douloureuse.
Je ne serai plus jamais la même après ça.

Traduction : Sylvain Duprat (C'est assez !)




dimanche 25 novembre 2018

Canada : Des résidents en colère après que la marine ait organisé des exercices à tirs réels dans l’habitat des orques

22 novembre 2018 - Par Leyland Cecco

Les orques résidentes du sud, espèce en voie de disparition, ont été forcées de faire face à des tirs de mitraillettes et de bombes fumigènes après que le gouvernement ait autorisé la marine du pays à mener ces exercices dans une zone protégée.

Photo : ©Richard Ellis/Alamy
En juin, une zone d’environ 45 milles marins sur 6 milles marins a été temporairement fermée à la pêche récréative et commerciale dans le but d’aider les orques à trouver leur principale source de nourriture, le saumon quinnat.

Toutefois, selon les habitants de la côte sud-ouest de l'île de Vancouver, la marine canadienne et les garde-côtes américains ont continué à mener des exercices à tirs réels dans cette même zone, désignée par le gouvernement, au début de l’été, comme « habitat essentiel » des orques.

La zone située dans la mer des Salish, entre l'île de Vancouver et l'état américain de Washington, a été rouverte en octobre. Mais avec des fermetures de zones de pêche plus nombreuses prévues à l’avenir, cette décision d’autoriser la poursuite de ces exercices a contrarié les résidents locaux et les biologistes marins.

« Êtes-vous en train de me dire qu'une mitraillette et des bombes fumigènes sont moins dommageables qu'une, deux ou trois personnes pêchant dans un bateau en aluminium de 12 pieds ? », a déclaré Ryan Chamberland, propriétaire d'un camp de pêche dans la ville de Sooke.

Alors que les efforts pour aider la populations des orques résidentes du sud s'intensifient, le gouvernement fédéral a promis de consacrer 61,5 millions de dollars pour accroître la protection des cétacés. 


Outre les mesures déjà mises en place (réduction des quotas pêche aux saumons quinnat, fermeture de la pêche dans les zones clés de l’habitat essentiel des orques, ralentissement de la vitesse des navires et mise en place d'une zone tampon pour les bateaux), le gouvernement fédéral avait annoncé des plans pour créer des zones protégées et envisageait également la création de sanctuaires pour les orques dans les zones clés où elles se nourrissent, sanctuaires qui seraient fermées aux bateaux de pêche et autres navires. 

Les résidents locaux font valoir que de telles restrictions devraient également s'appliquer aux exercices navals bruyants.

« Ils ont fermé cette zone à la pêche sportive pour sauver les baleines et la marine lance des bombes au phosphore et pratique des tirs d’artillerie, a déclaré Paul Pudwell, capitaine d’un bateau de whale watching à Sooke. 

« Ils le font 20, 30 fois par an. Nous ne pouvons pas pêcher là-bas, mais vous pouvez pratiquer des tirs militaires ?

Pudwell a déclaré avoir plusieurs fois repéré des orques dans la région alors que des exercices militaires étaient encore en cours.

Le ministre fédéral des Pêches, Jonathan Wilkinson, a déclaré que la création de sanctuaires donneraient davantage de pouvoirs au gouvernement fédéral pour contrôler les activités de la région. 

« Il peut s'agir de zones dans lesquelles nous souhaiterions simplement exclure toute une gamme d'actifs, notamment les activités et les exercices navals, les transports maritimes et la pêche », a-t-il déclaré au Guardian.

La marine estime qu'il n'y a « aucune preuve » que les exercices ont eu un impact sur le saumon ou les orques dans la région, a déclaré par mail un de leur porte-parole, ajoutant que les sonars étaient interdit durant l'entraînement et les exercices.

La marine avait précédemment accepté de ne pas tirer si les orques se trouvaient à environ 800 mètres des navires, mais l'année dernière, au large de la côte sud de l'île de Vancouver, des whale watchers ont été surpris par deux explosions alors que des épaulards nageaient à proximité.

Un examen préliminaire de l’orque indique qu’elle a été victime d’un traumatisme important à la tête, à la poitrine et sur le côté droit de son corps.  Photo : ©Presse canadienne
En 2012, les autorités américaines ont ouvert une enquête afin de déterminer si une orque, dont le corps avait été retrouvé sur une plage de l'État de Washington, avait été tuée à cause d’un sonar lors d'exercices de la marine canadienne.

Bien qu'aucune conclusion définitive n'ait été tirée, les biologistes marins qui ont enquêté sur les sonars utilisés par les navires, sonars qui désorienteraient les orques, était la meilleure explication possible pour la mort du cétacé.

Traduction : C'est assez !

Source : The Guardian



mardi 20 novembre 2018

25 Biologistes exhortent la Russie à arrêter la capture des orques sauvages

Par Animal Welfare Institute 
15 novembre 2018

Capturer des orques pour les exposer dans des parcs marins est inhumain et intenable


Washington, DC - Cette semaine, un groupe d'éminents biologistes du monde entier, dont le Dr Naomi Rose d’Animal Welfare Institute (AWI), a envoyé une lettre demandant à l’agence fédérale russe de ne plus capturer d'orques libres dans la mer d'Okhotsk pour les vendre aux parcs marins étrangers.

Dans une lettre adressée lundi au bureau du Service fédéral russe de surveillance des ressources naturelles d’Extrême-Orient, 25 scientifiques ont souligné que de telles captures sont très stressantes pour les orques libres, entraînant des blessures, des décès, des liens sociaux brisés au sein des groupes et à long terme un déclin de la population.

Photo : ©Masha Netrebenko 
Selon des informations parues récemment dans les médias, les procureurs russes enquêtent sur les raisons pour lesquelles 90 bélugas et 11 orques sont confinés depuis l'été dans de minuscules enclos, appelés «prisons pour baleines» par des activistes locaux, à Nakhodka, près de Vladivostok, au large de la côte pacifique russe. Ces activistes croient que beaucoup de ces bélugas et tous les orques seraient vendus à des parcs marins chinois, certains pourraient être envoyer dans des aquariums russes.


En Russie, il est illégal de capturer des cétacés, sauf à des fins scientifiques et éducatives; Les entreprises capturant ces baleines prétendent avoir un but éducatif. Les bélugas valent des dizaines de milliers de dollars pour les parcs marins chinois, tandis que les orques valent des millions.

«Ces baleines ont été capturées avant que les autorités russes n’effectuent une évaluation environnementale afin de déterminer si de telles actions sont durables», a déclaré le Dr Rose, scientifique spécialiste des mammifères marins chez AWI.

Photo : ©Masha Netrebenko 
«Outre une mauvaise gestion dans la pratique, les captures sont sans aucun doute traumatisantes et préjudiciables aux baleines capturées et aux membres de leur famille qu'elles laissent derrière elles. La science est au courant, mais les autorités russes l'ignorent. »

Cette année, le total autorisé des captures d'orques en mer d'Okhotsk est de 13. Les orques tuées ou blessées lors de ces tentatives de capture sont exclues du quota. En règle générale, , les opérateurs de capture prennent en moyenne 20 bélugas par an pour le commerce d’animaux vivants (de zéro à 80 bélugas ont été capturés au cours des 18 dernières années) ; 90, c’est sans précédent.

Plusieurs pays ont adopté des lois interdisant les captures vivantes de cétacés dans leurs eaux, ainsi que les importations et les exportations. La législation internationale sur les espèces sauvages n'interdit pas de telles captures, elle exige seulement que le commerce des cétacés vivants soit suivi. 

Photo : ©Shanghai Haichang Ocean Park 
La Russie et la Chine pratiquent un commerce soutenu de bélugas depuis des années et, depuis 2013, le commerce des orques est en expansion. La législation nationale des deux pays ne prévoit pas de garanties pour protéger le statut de conservation des populations de cétacés ou le bien-être de chaque baleine.

Alors que les responsables du gouvernement russe préparent une évaluation environnementale « post-hoc » pour la capture d'orques dans les eaux russes, les scientifiques leur ont vivement conseillé de cesser de délivrer des TAC pour les futures captures d’orques vivantes.

Traduction : C'est assez !



lundi 19 novembre 2018

Des phoques pris au piège dans un centre commercial ne peuvent même pas ouvrir les yeux

Par Elizabeth Claire Alberts - 24 octobre 2018

C'est un «enfer pour les animaux».


Il y a deux ans, un ours polaire captif nommé Pizza a attiré l'attention du monde entier alors qu’il a était allongé dans un petit enclos, apathique, alors que les touristes le prenaient en photo. Il a été surnommé «l'ours polaire le plus triste du monde» et ses conditions de vie ont suscité un tollé international. 

À l'époque, il était détenu dans une pièce sans vitres avec une seule piscine pour nager à l'aquarium de Grandview, un «zoo» insalubre situé dans un centre commercial de Guangzhou, en Chine.


Pizza a finalement été transféré à Tianjin Haichang Polar Ocean World, un aquarium situé dans le nord de la Chine, où il a retrouvé sa mère. 
Bien qu’il existe encore de sérieuses préoccupations au sujet du parc marin où Pizza vit actuellement, son enclos semble être petit et artificiel et l’aquarium offre spectacle spectacles animaux. L’ours polaire semble aller légèrement mieux, selon National Geographic. 


Même si Pizza est parti, l'aquarium de Grandview, son domicile d'origine, est toujours ouvert et ses animaux résidents, notamment des bélugas, des phoques et un morse, continuent de souffrir chaque jour.


Plus tôt cette année, des enquêteurs de China Cetacean Alliance (CCA) ont visité le zoo pour documenter les conditions actuelles. Ils ont été choqués par ce qu'ils ont vu. En fait, ils l'ont décrit comme un «enfer vivant pour les animaux».


Les quatre bélugas résidents (initialement capturés à l'état sauvage en Russie) vivent dans un petit bassin stérile, sans aucun enrichissement et présentaient des comportements stéréotypés (mouvements répétitifs indiquant un stress chez les animaux captifs) comme nager en cercles et appuyer leur front contre les parois de leur bassin pour se tourner. 

D'autres fois, ils paraissaient léthargiques et languissaient au fond de la piscine, ne remontant à la surface que pour prendre une bouffée d'air.


Les enquêteurs ont également observé que les bélugas étaient obligés de se produire en spectacle pour des invités ayant payé leur place, ce qui ne semblait pas être une expérience très agréable pour les animaux.


«Chaque jour, ils sont obligés d'adopter des comportements contre nature, tels que se recourber leur corps et embrasser le public dans le cadre de représentations chorégraphiées», écrit le CCA dans son rapport . «La prestation dont nos enquêteurs ont été témoins a montré qu'un des cétacés ne répondait pas aux ordres de son dresseur comme celui-ci le demandait, montrant clairement des signes d'ennui dans sa routine.»


«La liberté de nager, de chasser et d'explorer le vaste océan et de profiter d'une vie communautaire n'est pas possible en captivité pour ces animaux majestueux», a ajouté le groupe.


«Il y avait également sept phoques tachetés à l'aquarium et ils n'avaient pas l’air d’aller beaucoup mieux. L'eau de leur bassin était extrêmement trouble et les phoques devaient plisser les yeux ou les fermer à cause de la mauvaise qualité de l'eau. Il y a avait également une forte odeur de désinfectant dans leur enceinte », a déclaré le groupe.

Les deux otaries n'avaient pas non plus d'enrichissement dans leur bassin minuscule et les enquêteurs les ont observés écrasant leurs museaux au fond de leur bassin, bien qu’il n’y ait rien d’autres que des excréments et des débris.


Il y avait aussi un morse solitaire, tournant en rond dans son bassin et appuyant ses nageoires pectorales contre les parois et se retournant, encore et encore.


«Le morse n’avait pas de distractions, pas d’abris, et pas de compagnons», explique la CCA. 


Curieusement, à l’intérieur du « Pavillon des loups arctiques » il y a aussi 2 malamutes d'Alaska, qui sont des chiens domestiques. Ces chiens avaient eux aussi une vie difficile.

«Les malamutes ont besoin de grands espaces extérieurs, mais malheureusement, ces chiens sont confinés dans une petite pièce sans soleil, sans herbe et avec très peu de jouets », a déclaré la China Cetacean Alliance.


Ces animaux ne sont pas les seuls animaux détenus au zoo, il y avait aussi un dragon d'eau vert avec une blessure au museau, ainsi que des alpagas, des suricates, des chinchillas, des Saïmiris, des tortues, des chiens et des chats lors d’une exposition d’animaux de compagnie. 


Selon le rapport, tous les animaux étaient gardés dans des enclos extrêmement petits et sales, sans aucun divertissement. 


Les enquêteurs étaient également conscients que des animaux n'étaient plus là: un grand nombre de poissons sont morts et le bassin qui abritait autrefois un requin-baleine est vide depuis 2016.

«Naomi Rose, scientifique spécialisée dans les mammifères marins à l'Animal Welfare Institute (AWI)», a déclaré qu'elle n'était pas surprise de constater que cela allait toujours aussi mal au Grandview Aquarium. En fait, elle s'attend à ce que les conditions empirent vu l‘ancienneté de l‘installation. N. Rose a visité le zoo en 2016 et elle se souvient que les bélugas avaient des comportements inquiétants. Par exemple, un béluga jouait avec un éclat de peinture tombé du bassin. 


«Tout d'abord, la peinture ne devrait pas être écaillée», a déclaré N. Rose à The Dodo. 

«Quelle que soit la peinture utilisée, elle n'est pas appropriée pour ces bassins d'eau salée, parce qu‘elle s‘écaille. Mais là, s'il s'agit de copeaux, ils devaient être là depuis longtemps et il est dangereux pour les animaux d'ingérer des éclats de peinture. Vous devez également disposer d'un système de filtration qui gère et enlève les éclats de peinture en permanence.» 

Nous avons observé ce béluga en train de jouer avec cet éclat de peinture, le suçant, soufflant dessus, l’aspirant et le soufflant de nouveau. En fait, ce morceau lui servait de jouet… ce qui soulève également la question : « Pourquoi n'y avait-il pas de vrais jouets dans le bassin ? C'était vraiment bizarre.»


Naomi Rose pense également que le fait que le zoo soit situé dans un centre commercial est grandement inapproprié.

«Si l'un de ces animaux sortait, il serait hystérique et complètement traumatisé, a déclaré N. Rose. « Ils n'auraient nulle part où aller, et ils seraient parmi un groupe de personnes qui crieraient et paniqueraient.»


«Le zoo n'est pas au rez-de-chaussée, donc si il y avait une catastrophe naturelle, les bassins pourraient fuir ou se briser, ce qui causerait le chaos dans le centre commercial», a-t-elle expliqué. 
«La meilleure chose à faire pour aider les résidents de l'aquarium de Grandview, ainsi que pour les animaux hébergés dans d'autres établissements de seconde zone en Chine, est de parler de la situation dans les médias sociaux», a déclaré Rose.


« Plus les Occidentaux diront à quel point ils trouvent horrible ce qui se passe en Chine, plus la Chine réalisera à quel point le commerce des cétacés capturés à l'état sauvage leur donne mauvaise réputation », a déclaré Rose. « Ils n'aimeront pas cela et cela pourrait éventuellement les amener à repenser ce qu'ils font. »

Traduction : C'est assez ! 

Source : The Dodo

samedi 17 novembre 2018

Les delphinariums japonais se tournent vers la reproduction des dauphins plutôt que les captures. 

10 novembre 2018 

Les delphinariums japonais commencent à envisager de se tourner vers l’élevage de grands dauphins en captivité par insémination artificielle afin de maintenir leur nombre et d’éviter les critiques internationales contre l’exhibition de dauphins capturés dans la nature. 


Un petit dauphin mâle nageant aux côtés de sa mère est devenu l’attraction phare de l’aquarium du Port de Nagoya après sa naissance. Ce bébé est né en mai dernier par insémination artificielle, la première naissance de ce type rapportée au Japon en 14 ans.
La mère a été retirée des spectacles six mois avant l'accouchement et continue à l’être aujourd’hui. 

« Montrer comment une nouvelle vie naît et grandit, c’est le but même de l’existence d’un aquarium », a déclaré le directeur de l’aquarium, Hiroshi Nitto.

Dans l’espoir d’apprendre de ce rare succès, d’autres delphinariums du pays ont contacté les responsables du delphinarium pour en savoir davantage sur les techniques utilisées.

Actuellement, les aquariums comptent environ 200 grands dauphins et une majeure partie d’entre eux a été capturés lors des chasses au rabattage très controversées au large de Taiji, dans l’ouest du Japon. 


Selon l’Association japonaise des zoos et aquariums (JAZA), le pourcentage de dauphins élevés en aquarium ne représente qu’environ 20 % des dauphins captifs. 

En 2015, les aquariums ont été obligés de choisir entre continuer d’acheter des dauphins capturés à Taiji après que la JAZA ait voté à l’unanimité de suspendre leur adhésion ou de perdre leur accréditation. Ce qui avait amené certains delphinariums à annuler leur adhésion à la JAZA. 

Les membres restants n'avaient d'autre choix que d'élever des grands dauphins, la JAZA avait estimé que si les aquariums du pays se contentaient d'élever des dauphins de cette espèce, leur population totale dans ces installations tomberait à 69 individus d'ici 2030 contre 200 détenus actuellement. 


Les petits aquariums ayant des ressources financières limitées se heurtent à un obstacle particulièrement difficile en ce qui concerne l’élevage de dauphins, car la construction d’un bassin de maternité destiné aux femelles enceintes pour mettre leur petit au monde et pour leur permettre de les élever coûte des centaines de millions de yen. 

Certaines installations ne détiennent que des femelles, car elles sont plus facile à dresser pour les spectacles.
Seuls quelques rares delphinariums gardent des dauphins en couples. 

L’insémination artificielle pourrait être une solution pour les delphinariums qui espèrent voir augmenter le nombre de grands dauphins car elle permet la transmission du sperme et ne nécessite aucun transfert de dauphins. 


La technique a été introduite dans des delphinariums d'autres pays, mais le Japon est relativement inexpérimenté dans ce domaine. Cette technique n’a réussi que deux fois avant Nagoya ; ces 2 opérations ayant été effectuées au Kamogawa Sea World, dans la préfecture de Chiba, près de Tokyo.

En septembre, l'aquarium de Kujukushima, Umi Kirara, dans la ville de Sasebo, dans le sud-ouest du Japon, a réussi à faire naître un bébé grand dauphin à l‘aide de cette technique. Un autre dauphin, conçu par insémination artificielle, devrait naître à l'aquarium avant la fin du mois.

Bien que ce delphinarium ne soit pas membre de la JAZA, les dirigeants de l’établissement ont déclaré qu’ils avaient opté pour l’insémination artificielle, compte tenu des critiques internationales faites à l’encontre des captures de dauphins sauvages à Taiji. 

"Si vous tenez en compte des coûts, il est plus facile et moins onéreux d’acheter des dauphins capturés, mais la reproduction est la tendance du moment", a déclaré Mr Nitto, de l’aquarium de Nagoya, ajoutant qu'il s'attend à ce que de plus en plus d'installations commencent à se tourner vers l'insémination artificielle.


Traduction : C'est assez ! 


mercredi 14 novembre 2018

Les baleiniers japonais partent pour l'Antarctique

12 novembre 2018


En dépit des critiques internationales, la flotte baleinière japonaise est partie dans l'Antarctique pour chasser des centaines de petits rorquals.
Le Yushin Maru et le Yushin Maru 3 rejoindront trois autres navires, dont le navire-usine, le Nisshin Maru, avant de se diriger vers l'extrême sud.

Cette saison de chasse se poursuivra jusqu'en mars 2019.


Phtoto :©Jiji Press- AFP 
Les baleiniers sont partis lundi 12/11 du port de Shimonoseki, dans l’ouest du Japon. Leur but étant d'abattre jusqu'à 333 petits rorquals au nom de la prétendue « recherche scientifique », 
bien que remise en question par le comité scientifique de l’organe de réglementation de la chasse à la baleine (CBI - Commission baleinière internationale) et vivement critiquée par l’Union internationale pour la conservation de la nature. (UICN) - l'autorité mondiale consacrée à la conservation de la nature.


C’est la quatrième saison de chasse à la baleine dans la région depuis que la Cour Internationale de Justice de La Haye eut décidé par un arrêt du 31 mars 2014 de condamner le Japon pour avoir violé le moratoire interdisant de chasser la baleine à des fins commerciales, ce qui avait conduit Tokyo à suspendre cette pratique durant un an.

Préparation de la viande de baleine  pour la vente au marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo
Photo : ©Reuters
Le Japon a repris la chasse à la baleine dans l'Océan Austral au cours de la saison 2015-2016, après avoir décidé la réduction de son quota de chasse aux petits rorquals à 333 mammifères, soit environ un tiers de ce qu'il chassait auparavant.

Le Japon a officiellement mis fin à la chasse commerciale à la baleine en 1988, conformément à l’adoption d’un moratoire par la CBI (Commission baleinière internationale), mais continue de tuer des baleines au nom de la « recherche scientifique », et ce, grâce à une faille dans la charte de CBI.

Photo : ©️Jeremy Sutton-Hibbert
En septembre dernier, lors de la réunion annuelle de la Conférence baleinière internationale qui s’était déroulée du 10 au 14 septembre dernier à Florianópolis, au Brésil, la CBI avait rejeté la proposition du Japon de lever l’interdiction de chasse à la baleine pendant 32 ans. 


Ce rejet a conduit Tokyo à laisser entendre qu'il pourrait éventuellement quitter la CBI, un responsable du gouvernement japonais ayant déclaré ne pas avoir d'autre choix que « d'examiner toutes les options possibles ».

Ces chasses annuelles débutent seulement quelques semaines à peine après que la CITES ait déclarée en octobre dernier, que la chasse au rorqual boréal était illégale. Cette condamnation faisait suite au fait que le Japon avait importé et vendu des produits issus du « programme scientifique » controversé de chasse à la baleine dans le Pacifique Nord.

Traduction : C'est assez !

Sources :




Zoo Benito Juarez de Morelia (Mexique) - Yupik (Yupi), l'ourse polaire est morte

12 novembre 2018 - par Zoocheck 

En mars dernier, le sort de "Yupik", seule ourse polaire vivant au Mexique, avait ému le monde entier.

Ses conditions de vie avaient été jugées « inadéquates et obsolètes », Yupik étant obligée de vivre sous une chaleur extrême.

Elle est morte hier à l’âge de 27 ans.

Yupik - Photo : ©Zoocheck
Selon le zoo Benito Juarez de Morelia, au Mexique, l'ourse polaire Yupik est décédée en raison de « problèmes de santé ». On ignore si le zoo l’a euthanasié ou si elle a été retrouvée morte dans son enclos.

La mort de Yupik survient après la révocation par les États-Unis de sa lettre d’autorisation datant de 1992 « prêtant » Yupik au zoo. Il est regrettable de constater qu’il ne restait qu’une journée avant la fin de la période d’attente obligatoire de 45 jours, à la suite de laquelle le United States Fish and Wildlife Service aurait pu entreprendre de rapatrier Yupik aux États-Unis.

Durant plusieurs années, Zoocheck Canada a essayé de faire transférer Yupik dans un lieu plus approprié avec un climat plus adapté pour elle.

Il y a quelques mois à peine, alors qu’il semblait que Yupik allait enfin avoir une vie meilleure suite à convention de transfert signée par le zoo et le Gouverneur de l’état pour envoyer l’ourse au Yorkshire Wildlife Park au Royaume-Uni, le zoo avait renoncé à cet accord en annulant ce transfert.

Photo : ©Zoocheck
« Nous avons été choqués lorsque le zoo a dénoncé notre accord pour déplacer Yupik. Elle aurait pu vivre dans de bien meilleures conditions, des conditions de vie qui auraient pu améliorer son état santé et son bien-être mental », a déclaré Rob Laidlaw, directeur exécutif de Zoocheck.

Dans leur déclaration, les responsables du zoo affirment avoir fourni à Yupik des soins exemplaires et des visites médicales régulières conformément aux réglementations et protocoles en vigueur. Mais lorsque l’équipe vétérinaire de Zoocheck, réputée dans le monde des ours polaires, a examiné Yupik en 2017, elle l’a trouvée en mauvaise état, avec des dents cassées et d’autres problèmes de santé.

D’autre part, l’équipe n’avait trouvé aucune preuve de la myopathie cardiovasculaire (maladie cardiaque) qui aurait pu empêcher le transfert de Yupik.

Yupik - Photo : ©Zoocheck
Le zoo mentionne également des améliorations apportées au lieu de vie de Yupik, mais ce sont des éléments qui ont tous été ajoutés après que des pressions extérieures eurent été exercées par Zoocheck et d'autres groupes au Mexique et à l'étranger.

Laidlaw ajoute : « Le moment de la mort de Yupik semble tout à fait fortuit. Alors que le United States Fish and Wildlife Service a le droit, en vertu de la lettre d’autorisation, d’assister à la nécropsie de Yupik, et c’est ce que nous les encouragerons à faire. Nous voulons savoir ce qui s'est passé. Ce n’est pas encore fini.

Les millions de personnes qui ont suivi l’histoire tragique de Yupik méritent plus qu’une déclaration du zoo dans les médias. Zoocheck cherchera donc des informations supplémentaires sur la mort de Yupik et explorera d’autres options pour aller au fond des choses.

Traduction : C'est assez !