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pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

STOP

aux massacres de cétacés dans le monde !

vendredi 1 décembre 2017

Communiqué de Sophie Dol et Sophie Wyseur, vétérinaires

80% DES VETERINAIRES INTERROGÉS LORS D’UNE CONCERTATION SE DECLARENT CONTRE L’UTILISATION DES ANIMAUX SAUVAGES DANS LES SPECTACLES 

Du 3 au 27 octobre 2017, une concertation nationale a été menée auprès des vétérinaires praticiens et des étudiants des quatre écoles vétérinaires françaises concernant l'utilisation des animaux sauvages à des fins de divertissement.

Cette enquête s'est faite par mail, avec 2 questions fermées :


« Êtes-vous favorable à l'interdiction des cétacés et autres espèces dans les delphinariums ? »

« Et plus largement, êtes-vous favorable à l'interdiction des animaux sauvages dans les spectacles? »

Nous avons eu 1356 répondants (sur environ 6000 mails envoyés), ce qui représente un très bon taux de réponse pour une concertation en ligne, signe de l'intérêt porté à ce sujet par les vétérinaires.


80% des vétérinaires interrogés désapprouvent l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums. Le résultat est donc sans appel!


7% préfèrent ne pas se prononcer; l’explication laissée dans les commentaires est principalement une méconnaissance du sujet et donc une difficulté à se positionner.

13 % cautionnent la présence d'animaux sauvages dans les cirques et delphinariums, surtout par crainte de problèmes économiques pour les circassiens, par crainte d'une stigmatisation de cette profession. De plus ils s’interrogent sur le bien-fondé du combat par rapport à d'autres sujets et sur le côté éducatif pour les enfants. 






En 2015 déjà, la Fédération des Vétérinaires d'Europe recommandait « à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d’interdire les mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l’Europe, compte tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux » et qu'il y avait " peu, voire aucun bénéfice éducatif, économique pour la conservation ou pour la recherche, qui découle de l'utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants pouvant justifier leur utilisation »*


En octobre de cette année, l’Ordre français des vétérinaires réaffirmait cette position.

Aujourd’hui, à travers cette concertation, les vétérinaires ont pu exprimer individuellement leurs opinions et montrer qu’au-delà de leur rôle d’expert en santé animale, ils sont fortement impliqués dans les notions de bien-être et d’éthique animale.

En France, il existe des associations et collectifs de défense de la cause animale dans lesquels des vétérinaires s’investissent (COVAC, OABA, EVADAS,...) et tout dernièrement, 58 vétérinaires parisiens ont signé une lettre adressée à Madame Hidalgo lui demandant d’interdire les cirques avec animaux dans la capitale; mais aux arguments de souffrance animale avancés par les vétérinaires, seuls des arguments concernant la législation et l’économie ont été opposés en retour. Quelques jours plus tard, un tigre, espèce menacé, s’est échappé d’un cirque installé à Paris et s’est fait abattre dans la rue par son propriétaire...

Suite à cette concertation nationale, nous avons adressé un courrier à Monsieur le Président de la République et aux Ministères concernés, leur demandant de légiférer sans tarder pour interdire l’utilisation d’animaux sauvages dans les spectacles. Nous espérons et nous croyons fermement que notre pays ne sera pas le dernier de l’Union Européenne à légiférer dans ce sens.

Docteur vétérinaire Sophie Dol 

Docteur vétérinaire Sophie Wyseur 

mercredi 15 novembre 2017

Moby Doll, l'orque qui a "changé le monde"

L'histoire de Moby Doll commence en 1964, quand un employé du Vancouver Aquarium, Samuel Burich, reçoit une commande spéciale: celle de tuer une orque pour en faire une reproduction grandeur nature.
Lorsque les orques arrivèrent près de East Point à Saturna Island (Colombie-Britannique, Canada), Burich harponna l'une d'elles. Malgré plusieurs tentatives pour l'achever, l’animal survécut. 

Photographie de Moby Doll venant d'être harponné.


Le directeur de l'Aquarium, Murray Newman, décida alors de garder l'orque en vie et de la faire venir jusqu'à Vancouver afin de pouvoir la présenter au public. 
L’orque blessée fut alors remorquée avec la ligne du harpon sur 20 miles (soit environ 32 kilomètres). 
Moby Doll fut placé temporairement dans une cale sèche à North Vancouver jusqu'à ce que l'Aquarium de Vancouver prépare un bassin permanent à Burrard Drydocks. 
L’orque semblait vivre très mal son enfermement, elle était apathique, ne cessant de tourner en rond dans son bassin. Elle refusa de se nourrir durant les 2 premiers mois de sa capture. 
De plus, le manque de connaissances sur les orques rendait difficile le fait de nourrir l'animal avec des proies adéquates. On lui donna, entre autres, des cœurs de chevaux, sans succès. Après 55 jours de captivité, l'orque accepta enfin de se nourrir, mangeant jusqu’à 90 kilos de poissons par jour 
L'épaulard fut présenté au public une journée seulement et attira 20 000 visiteurs. 
Moby Doll ne vécut que 87 jours en captivité. Une nécropsie fut réalisée et c’est alors que l’on découvrit que l’orque était un mâle et non une femelle.
Cette présentation en captivité d'une orque fut la première occasion pour les scientifiques d'en apprendre plus sur cette espèce. Moby Doll a permis de changer le regard que les gens portaient sur les « baleines tueuses ». Grâce à lui, les orques ne furent plus considérés comme des monstres assoiffés de sang. D'où le titre d'un livre de Mark Leiren-Young qui lui est consacré, «l'orque qui a changé le monde» (titre original: The Killer Whale Who Changed The World). 

C'est après avoir constaté le succès de Moby Doll auprès du public que SeaWorld se mit à capturer des épaulards à des fins commerciales. 
Moby Doll fut la seconde orque à être capturée pour la captivité. La première, Wanda, fut capturée en 1961 à Newport Harbor (Californie) par le Marineland du Pacifique en Californie. C’était une femelle adulte. Elle mourut deux jours après sa mise en bassin en se fracassant la tête et le corps contre les murs de sa prison.



dimanche 12 novembre 2017

Un béluga change de langage pour communiquer avec les dauphins qui vivent dans le même bassin

Article original de Elizabeth Preston, publié sur le blog de Discover Magazine le 20 octobre 2017.
Traduction: Margaux Leath

Au mois de novembre 2013, un béluga femelle de 4 ans a été transféré dans son nouvel habitat. Dans son ancienne structure elle vivait avec d'autres bélugas, mais dans son nouveau bassin, au Delphinarium Koktebel en Crimée, ses seuls compagnons sont des dauphins. Le cétacé s'est rapidement adapté : elle a commencé à imiter le sifflement caractéristique des dauphins et a complètement abandonné celui des bélugas.

Vivant sans aucun de ses congénères, la femelle béluga a changé de langage pour s'adapter à ses compagnons d'infortune. Crédit photo: Shutterstock /Andrii Zhezhera  
« A l'arrivée du béluga au delphinarium, les dauphins ont été effrayés, » expliquent Elena Panova et Alexandr Agafonov de l'Académie des Sciences de Russie, à Moscou. Dans le bassin, il y avait des grands dauphins, un mâle adulte, deux femelles adultes et un jeune mâle. Mais les animaux se sont rapidement entendus à merveille. En août 2016, l'une des femelles a donné naissance à un delphineau qui nage régulièrement aux côtés du béluga.

Les chercheurs étaient curieux de savoir ce que se disaient ces nouveaux camarades de bassin. C'est bien connu, les dauphins sont des animaux bavards. Leurs sons comprennent des clics d'écholocation et des signatures sifflées propres à chaque dauphin, un peu comme leur nom. Mais pour ce qui est de la communication vocale, les bélugas sont de véritables virtuoses. En plus de leur riches répertoires de cris, de sifflements et autres vocalisations, ils parviennent à imiter les autres animaux ou les êtres humains. Un béluga vivant en captivité a ainsi réussi à imiter le langage humain d'une telle façon qu'un soigneur plongeant dans le bassin s'y est laissé prendre.

Panova et Agafonov étudient les communications acoustiques des animaux du delphinarium depuis 2010. Immédiatement après l'arrivée du béluga, ils ont enregistré les sons produits par tout le groupe lorsqu'ils nageaient ensemble. Deux mois plus tard, ils ont isolé le béluga dans un autre bassin pour faire une dizaine de courtes séances d'enregistrement. Ils ont fait davantage d'enregistrements neuf mois après, soit un total de plus de 90 heures de bande-son.

Durant les premiers jours suivant son arrivée dans le bassin des dauphins, la femelle béluga a émis des « sons typiques de son espèce », écrivent Panova et Agafonov. Elle a émis des sifflements, des sons qui ressemblaient à des émissions de voyelles, et surtout des sons à deux tons qui semblaient être sa signature sifflée. Tout comme les sifflements qui permettent aux dauphins de s'identifier, ce sont les sons que produisent les bélugas pour rester en contact avec les autres membres du groupe. Les mères bélugas et leurs petits les utilisent pour savoir où se situe l'autre, comme le font les bélugas amis ou apparentés.

Mais lors de la session d'enregistrement marquant les deux mois de cohabitation du béluga, elle produisait de nouvelles combinaisons. Elle faisait toujours ses propres sifflements et des sons vocaliques, mais elle y avait ajouté des sons qui ressemblaient aux signatures sifflées des trois dauphins adultes de son groupe. Elle émettait aussi des sifflements que tous les dauphins partageaient et paraissait avoir complètement abandonné les sifflements spécifiques à son espèce.

Pendant la session d'enregistrement suivante, le répertoire du béluga restait le même. Panova et Agafonov se sont dit « déçus » de ne pas avoir pu enregistrer le béluga seul plus tôt, ils auraient alors peut-être pu découvrir qu'elle imitait le sifflement du dauphin bien avant deux mois. Dans une autre étude, écrivent-ils, un béluga adulte imitait un son dès la première écoute.

Panova fait remarquer que bien que d'autres études existent sur la capacité des bélugas à imiter les sons, tels que ceux du langage humain, le chant des oiseaux ou des bruits générés par ordinateur. Cette femelle béluga en particulier imitait les sons qui lui permettaient de communiquer avec les animaux vivants avec elle. La motivation du béluga, qui devait se sentir isolée, a pu être de vouloir rejoindre le groupe social formé par les dauphins. « Ce cas ferait un exemple de la communication inter-espèces très intéressant », conclut Panova.

Commentaire de C'est Assez!
Cet article très intéressant montre les aptitudes extraordinaires des cétacés, en particulier des bélugas. Cette étude démontre que ces animaux ont un comportement social très développé, un besoin insatiable de communiquer et des capacités cognitives insoupçonnées. 
Ce que l'article ne dit pas en revanche, c'est combien les cétacés souffrent en captivité et de ces cohabitations forcées.  Les dauphins de ce delphinarium de Crimée ont été capturés à Taiji, tandis que cette femelle a très certainement été capturée dans les eaux russes. Enfermer ces êtres intelligents dans des bassins  n'est pas éthique, que ce soit à des fins de divertissement ou au nom de la "science". 




vendredi 10 novembre 2017

Courrier envoyé au Maroc: NON au delphinarium d'Anza!

Les associations françaises C'est Assez!, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 Millions d'Amis, l'ASPAS, Code Animal, la Fondation Droit Animal, et la Fondation Assistance aux Animaux, ont envoyé cette semaine un courrier à l'attention de Monsieur Aziz Akhannouch, Ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts du Maroc, afin d'attirer son attention sur l'urgence d'interrompre le projet de delphinarium à Azan, dans la région d'Agadir. 

Monsieur le Ministre,


Nos organisations de protection animale françaises ont été interpellées par la pétition lancée par l’ONG Surfrider Foundation Maroc sur le projet de construction d’un delphinarium à Agadir (Projet de la Société AGADIR DOLFIN WORLD).

Nous sommes étonnés, inquiets et consternés par ce projet. Alors qu’en Europe, plusieurs Etats dont la France font peu à peu le choix d’interdire les delphinariums, l’ouverture d’un tel établissement sur votre territoire irait à l’encontre des engagements pris par le Maroc dans le cadre de la COP22 en matière de développement durable, à l’encontre des différentes conventions internationales ratifiées par le Maroc en matière de protection des mammifères marins, ainsi qu’à l’encontre du bien-être animal. 

Aujourd’hui, les connaissances scientifiques nous permettent d’affirmer que les cétacés sont des êtres intelligents, conscients d’eux-mêmes et vivant au sein de structures sociales et familiales très évoluées. Aussi, il est de plus en plus évident que ces mammifères souffrent d’importants problèmes de santé et de bien-être en captivité. En effet, il est impossible de reconstituer en bassin leur environnement naturel et de respecter leurs besoins physiologiques, psychiques et sociaux. 

L’ouverture d’un delphinarium induira non seulement de la souffrance animale mais également les problèmes environnementaux suivants :

· Dégradation et altération des paysages et de la biodiversité qui la compose sur le futur site mais également dans l’habitat naturel des animaux. En effet, les delphinariums contribuent indirectement aux massacres de Taiji durant lesquels les plus beaux spécimens sont capturés (dont 4 à destination du delphinarium d’Agadir selon les propos de la Société AGADIR DOLFIN WORLD) et les autres cruellement massacrés. Les captures en milieu naturel mettent en péril la survie des populations sauvages qui parfois ne seront plus assez nombreuses pour se reconstituer.
Aussi, rappelons qu’il est prévu d’adjoindre à ces 4 dauphins un béluga, qui est un animal vivant exclusivement dans les mers froides et dont les populations sont considérées en péril selon certains scientifiques russes.

· Consommation importante de ressources énergétiques notamment lors de la construction puis pour l’alimentation des pompes, des filtres et des congélateurs... Rejet de quantités importantes de CO2 et autres gaz à effet de serre.

· Contribution à l’épuisement des ressources halieutiques : pour nourrir les cétacés des quantités importantes de poissons sont péchées ce qui entraîne la raréfaction de certaines espèces et l’altération des chaînes alimentaires.

· Rejets de polluants : l’utilisation de chlore ou d’autres produits de traitement de l’eau des bassins et l’administration régulière de médicaments (antifongiques, antibiotiques, anti-ulcères, anxiolytiques etc.), auront des conséquences en termes de pollution des milieux naturels à la sortie des eaux des bassins et entraîneront des effets néfastes sur la biodiversité et les écosystèmes marins.

Enfin, au nom de la préservation des espèces animales, les delphinariums revendiquent avoir un rôle pédagogique et éducatif. Pourtant, les acrobaties demandées aux cétacés lors des spectacles ne peuvent rien nous apprendre sur leur comportement naturel. Les mentalités évoluent et nous ne devons plus mentir aux enfants en leur faisant croire que le dauphin, parce qu’il a toujours l’air de sourire, est heureux de faire le clown pour obtenir sa ration de poisson mort...

Voir un dauphin libre, nager à l’étrave d’un bateau est une formidable leçon de vie et le développement d’une telle forme de tourisme durable aurait certainement des répercussions bénéfiques pour votre beau pays.

En soutien à l’ONG Surfrider Foundation Maroc, l’association française C’est Assez! a lancé une pétition en ligne contre le projet du delphinarium d’Agadir, qui a recueilli 30 867 signatures en France en 26 jours : http://bit.ly/2i2JOx5 
Pour toutes ces raisons, nos organisations de protection animale françaises soutiennent la demande de l’ONG Surfrider Foundation Maroc et vous demandent, Monsieur le Ministre, de prendre les mesures nécessaires pour interdire l’ouverture de ce delphinarium.

En vous remerciant à l’avance de l’attention bienveillante que vous voudrez bien porter à ce courrier, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux et confiants. 


Il est encore temps de signer notre pétition ainsi que celle de Surfrider Maroc et de les partager à vos contacts. 

MERCI

jeudi 9 novembre 2017

CYBERACTION PLAYMOBIL - Pourquoi?

A quelques semaines de Noël, Playmobil, sort un jeu « Aquarium marin » mettant en scène des otaries en captivité. Nous avons été consternés par la thématique de ce jeu.

Il n’est pas sans savoir que les otaries sont des animaux extrêmement sensibles et intelligents.
Playmobil, en tant que leader du jouet pour enfants devrait se positionner sur une stratégie de développement qui n’impliquerait pas la souffrance animale. Nous pensons que cette marque aurait tout à gagner en étant exemplaire et pédagogique. Or, il n’y a aucun bénéfice pédagogique pour un enfant à voir une otarie sauter dans un cerceau.
C’est pourquoi nous avons proposé une cyberaction afin de faire pression sur la marque pour qu’elle retire le jeu « Aquarium marin » de la vente. Nous avons rédigé un mail et des tweets bilingues que nous invitons à envoyer sur les différents réseaux sociaux de Playmobil ainsi qu’au Service client de la marque. 

Voici ce que vous pouvez faire :

1/ Envoyer le mail type (voir ci-dessous) sur la page Facebook de Playmobil : https://www.facebook.com/PlaymobilFrance/
Et/ou via le formulaire de contact sur leur site internet : https://www.playmobil.fr/contact

• Mail type •
"Bonjour,
J’ai eu la mauvaise surprise de découvrir que vous proposiez une boîte de jeu « Aquarium marin » mettant en scène des otaries en captivité.
Ces animaux sont reconnus comme étant extrêmement sensibles et intelligents. Ils n’ont rien à faire dans des bassins à faire le clown contre un morceau de poisson mort.
En tant que leader du jouet pour enfants, votre rôle se devrait d’être exemplaire et pédagogique. Or, il n’y a aucun bénéfice pédagogique pour un enfant à voir une otarie sauter dans un cerceau.
A l’heure où le cirque avec animaux sauvages est de plus en plus contesté, alors que les consciences s’éveillent à la souffrance animale, vous auriez plus à gagner en allant dans le sens de l’évolution des mentalités.
Je vous demande de retirer ce jeu de la vente. Votre gamme est très large et vos créateurs imaginatifs, vous pourriez continuer à proposer des jeux non basés sur l’exploitation animale.
Je vous remercie par avance de prendre en compte ma demande.
Cordialement,"

2/ Envoyer un tweet en version française et anglaise sur le compte de la marque : https://twitter.com/playmobil
Voici les tweets type que nous avons préparés :
• Français :
@playmobil Merci de retirer votre jeu « Aquarium marin » cautionnant l’exploitation animale. Plus d’info : http://www.cestassez.fr/
• Anglais :
@playmobil Please remove your game « Aquarium marin » supporting animal exploitation. More info here: http://www.cestassez.fr/

Nous comptons sur vous pour faire reculer Playmobil. Merci de votre implication à nos côtés.

mercredi 8 novembre 2017

Opération VaquitaCPR: Un Marsouin Décède Après Avoir Été Capturé

Une vaquita est morte quelques heures après avoir été capturée par des scientifiques au large de San Felipe à Baja, au Mexique.
La vaquita, une femelle adulte, est morte lors de l'opération de sauvetage.

Basée à San Diego, l'équipe essaie depuis le 12 octobre dernier de capturer le plus grand nombre de vaquitas possible afin de les placer dans des enclos marins et de les faire se reproduire pour tenter de sauver l’espèce en voie de disparition. Il reste moins de 30 vaquitas dans le monde.

Rafael Pacchiano, Secrétaire mexicain de l'Environnement et des Ressources naturelles, avait annoncé la capture de l'animal dans un tweet samedi dernier. Il avait également tweeté une photo du marsouin qui était maintenu hors de l'eau dans un hamac: "La vaquita capturée par l'équipe du programme VaquitaCPR est une femelle adulte en âge de procréer, c'est une grande réussite qui nous remplit d'espoir".

"Elle est sous la surveillance des vétérinaires", avait il indiqué un autre tweet.

L'équipe s'est réunie dimanche pour déterminer si ce programme se poursuivra, selon Sam Ridgway, le fondateur du National Marine Mammal Foundation (NPPR) de San Diego. Le groupe est en charge de l'équipe de scientifiques du programme VaquitaCPR à San Felipe.

Selon Ridgway, le stress provoqué par cette capture aurait contribué à la mort du petit mammifère marin. 


Suite à ce décès, l'équipe de VaquitaCRP a déclaré le 5 novembre dernier dans un communiqué:

"Toute l'équipe de VaquitaCPR est profondément attristée d'annoncer que lors de l'opération de sauvetage des mammifères marins les plus menacés au monde, un marsouin vaquita est mort. Avec moins de trente vaquitas sur la planète, l'équipe toute entière a le coeur brisé par cette énorme perte. 
Chaque aspect du projet de sauvetage inclut des précautions extrêmes et une organisation importante. VaquitaCPR a rassemblé les experts en mammifères marins les plus expérimentés au monde pour déterminer si les humains pouvaient les sauver de l'extinction. Aucun projet de la sorte n'a jamais été tenté auparavant, et l'opération présente des risques significatifs. Cependant, les scientifiques se sont accordés sur le fait que le risque d'extinction dans la nature était bien plus grand que les risques liés à l'opération de sauvetage. 
Samedi en fin d'après-midi, une femelle vaquita adulte, non-gestante et non-allaitante, a été attrapée et transportée avec succès dans le nord du Golfe de Californie. Elle fut emmenée dans un enclos marin spécialement aménagé (...). Dès sa capture, la vaquita fut placée sous surveillance afin de vérifier son état de santé et de veiller à sa sécurité. Les vétérinaires chargés de la surveiller notèrent que son état commençait à se dégrader et se résolurent à la relâcher. La tentative de libération fut un échec et on lui administra des soins pour la maintenir en vie. Malgré les efforts héroïques de l'équipe vétérinaire, la vaquita n'a pas survécu. (...)

En collaboration avec un comité de lecture indépendant et le gouvernement mexicain, les scientifiques de  Vaquita Conservation, Rescue and Recovery (VaquitaCPR) passeront en revue les événements de ces dernières 24 heures et détermineront la meilleure façon de procéder. Une nécropole a été effectuée et des échantillons ont été prélevés en vue de cette analyse."

Un bébé vaquita de 6 mois avait été capturé le mois dernier, mais il avait dû être relâché car il montrait des signes de stress qui mettaient sa vie en danger ► Plus d'informations à ce sujet ICI .

À noter que l'entreprise SeaWorld n'est pas étrangère à cette opération de sauvetage puisqu'elle a versé $ 120 000 pour aider à la capture des marsouins à travers le SeaWorld and Busch Gardens Conservation Fund

Dès le début du projet, C'est Assez! s'était montrée perplexe quant à la réussite de l'opération. Ce décès semble confirmer ce que nous craignions: ce programme pourrait bien précipiter l'extinction de l'espèce s'il est poursuivi en l'état. 

LIRE AUSSI :
Sauvetage des dernières vaquitas: un désastre annoncé?

vendredi 3 novembre 2017

Îles Salomon: une vingtaine de dauphins capturés illégalement ont été relâchés

C'est par un communiqué des forces de la Police Royale des Îles Salomon  que  nous apprenons cette bonne nouvelle: une vingtaine de dauphins capturés illégalement ont été relâchés et quatorze suspects ont été arrêtés. 

Image d'illustration.
L'opération, qui s'est déroulée le 1er novembre à Rapata sur l'île de Kolombangara, a été menée conjointement par les policiers de Gizo et Niro, dans la province occidentale, et les officiers du Ministère des Pêcheries. Elle a été mise sur pied après que la police et le ministère ont reçu des informations sur la capture illégale de ces dauphins en vue de leur vente et de exportation illégale.

"Lors de cette opération, le groupe d'intervention a libéré plus de vingt dauphins. Nous avons également confisqué les pièges qui ont été utilisés pour capturer les dauphins", a déclaré Mathias Lenialu, commissaire divisionnaire de la police de Gizo. 
Le communiqué précise que l'exportation d'animaux marins vivants est illégale dans le pays depuis le Fisheries Act de 1998.

L'an dernier à la même date, des dauphins emprisonnés dans des enclos flottants  à Mbungana, dans la province de Central Islands et à Kolombangara avaient été relâchés: lire l'article

LIRE AUSSI:

Sanctuaires Marins Pour Les Cétacés Captifs: Des Projets Qui Avancent À Grands Pas!

La semaine dernière avait lieu à Halifax, en Nouvelle-Ecosse (Canada) la conférence sur les mammifères marins. À cette occasion, le Whale Sanctuary Project tenait un atelier intitulé "Sanctuaires: le nouveau paysage marin pour les cétacés captifs". Lors de la dernière conférence à San Francisco il y a deux ans, l'idée d'un tel sanctuaire avait été reçue avec beaucoup de scepticisme. Cette année au contraire,  elle fut accueillie avec beaucoup d'enthousiasme. 

Dessin conceptuel du sanctuaire marin pour les cétacés captifs. Crédit: Brad Anthe pour le Whale Sanctuary Project
Le dessin ci-dessus est une ébauche du projet de sanctuaire tel qu'il a été imaginé par le Whale Sanctuary Project. L'enclos serait délimité par des filets "nouvelle génération"; sur la terre ferme on trouverait des logements pour le personnel, une zone d'observation et un espace dédié aux soins vétérinaires. 

Lori Marino, la présidente du Whale Sanctuary Project a défini les caractéristiques d'un sanctuaire:
■ Un sanctuaire est consacré au bien-être des animaux, ici des cétacés, et ne sert pas les intérêts humains.
■ C'est un lieu où les résidents peuvent s'épanouir.
■ C'est un lieu propice au changement, dans notre relation avec les animaux.
■ Il s'agit de rendre aux animaux un peu de ce qu'on leur a pris.

Enfin, dans un véritable sanctuaire, il n'y a ni exploitation, ni élevage, ni recherche "invasive", a-t-elle précisé.

Les trois intervenants de l'atelier ont présenté leurs projets respectifs de sanctuaires. Le Whale Sanctuary Project oriente ses recherches au nord-est et au nord-ouest de l'Amérique du Nord. La WDC (Whale and Dolphin Conservation) qui travaille conjointement avec Merlin Entertainment pour trouver un lieu de retraite pour des bélugas captifs privilégie l'Islande, non loin de là où l'orque Keiko fut réhabilité il y a près de 20 ans. Quant à l'Aquarium National de Baltimore, il prévoit de relocaliser ses dauphins captifs en Floride et a déjà commencé à les réhabituer progressivement au retour dans l'océan, en laissant pousser des algues dans leur bassin. Ce dernier projet devrait voir le jour d'ici 2020. 

En Europe aussi, de tels projets sont également envisagés. L'île grecque de Lipsi et l'Italie pourraient accueillir des dauphins captifs pour une retraite bien méritée.

SOURCE:

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mercredi 25 octobre 2017

Une première vaquita capturée... puis relâchée

Alors que le programme de sauvetage des dernières vaquitas a débuté, un premier marsouin a été capturé avant d'être relâché. 

Crédit photo: vaquitapcr.org
Crédit photo: vaquitapcr.org
Une première vaquita a été capturée le 18 octobre dernier, soit une semaine après le début de l'opération de sauvetage. L'individu, un petit d'environ six mois, a dû être relâché en raison du stress causé par la capture. D'autre part, il n'aurait sans doute pas pu survivre sans sa mère. 
"La capture réussie de cette vaquita a démontré que l'objectif de VaquitaCPR est réalisable", a déclaré le secrétaire à l'Environnement, Rafael Pacchiano. "Personne n'a jamais capturé et pris soin d’un marsouin vaquita, même sur une courte période. C'est un moment passionnant et par conséquent, je suis confiant sur le fait que nous pouvons sauver les vaquitas de l'extinction."
Lorenzo Rojas, scientifique et responsable de l‘opération VaquitaCPR, a déclaré: "Bien que nous soyons déçus de ne pas avoir pu garder la vaquita, nous avons démontré que nous étions en mesure de localiser et de capturer un de ces marsouins."
Une photo publiée par le département de l'environnement a montré le bébé nageant dans un enclos entouré de membres de l'équipe. Il n’a pas été précisé combien de temps ce bébé avait été gardé en captivité.

Crédit photo: vaquitapcr.org
Après avoir évalué la santé du jeune marsouin et prélevé plusieurs échantillons de tissus, le petit a été ramené dans la zone où il avait été capturé et où plusieurs autres vaquitas ont été aperçues. L'équipe n'a pas précisé si le petit avait réussi à retrouver sa mère.
Une fois capturées, les vaquitas seront gardées en captivité dans des enclos flottants protégés dans l'espoir qu'elles se reproduiront et pourront éventuellement être relâchés dans leur milieu.
La population de vaquitas est tombée en dessous de trente individus à cause des filets illégaux utilisés pour pêcher les totoabas, poissons dont la vessie natatoire est très appréciée en Chine.
Le projet VaquitaCPR est considéré comme très risqué car les vaquitas n'ont jamais été détenues en captivité, et encore moins élevés en captivité.

➡️ LIRE NOTRE ARTICLE À CE SUJET
Le sanctuaire des vaquitas: une aubaine pour le tourisme?
La véritable logique du gouvernement fédéral serait-elle d’exploiter le sanctuaire pour les vaquitas, espèce en voie de disparition, en vue d’attirer les touristes ? 
Toujours selon Rafael Pacchiano (Secrétaire de l'environnement et des ressources naturelles), le gouvernement mexicain délivrera des permis de pêche légale à San Felipe, Baja California, à partir de février 2018, tout en faisant la promotion de l'ouverture au tourisme pour le nouveau sanctuaire pour les vaquitas dans le Golfe de Californie.

Selon Pacchiano, le Président Enrique Peña a demandé au gouvernement chinois de lutter contre le trafic illégal de vessies natatoires de totoabas et de travailler conjointement en vue d'ouvrir un marché légal pour ce poisson et ses dérivés, étant donné qu'il s'agit d'une espèce classée en voie de disparition, dont la pêche illégale a provoqué le déclin des vaquitas.

"Les totoabas sont à un niveau de population plus élevé qu’en 1940, d’où la possibilité de créer un marché légal, raisonnable et strictement réglementé de la pêche aux totoabas pour mettre fin à leur pêche illégale. Cela pourrait générer une économie qui serait intéressante pour la région," a-t-il déclaré.

SOURCES PRINCIPALES:

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