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Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

STOP

aux massacres de cétacés dans le monde !

mercredi 26 juillet 2017

Manifestation du 6 Août: Venez nombreux!

Le 6 août prochain, C'est Assez! et le collectif Sans Voix PACA organisent une nouvelle manifestation devant le Marineland d'Antibes, au niveau du rond-point des Groules. L'événement se déroulera de 13h00 à 16h00.



Pourquoi organisons-nous cette manifestation?
Tout simplement parce qu'une orque ou un dauphin n'a pas sa place dans un bassin. En effet, ces animaux ont besoin d'un immense espace pour s'épanouir, que seul l'océan peut leur fournir. Sachant qu'une orque libre peut plonger jusqu'à 200 mètres en une seule apnée, on comprend bien qu'un bassin ne sera jamais assez grand pour le lui permettre en captivité.
Les dauphins aussi souffrent en captivité : on observe chez certains d'entre eux des comportements stéréotypés, signes de stress et de mal-être.

Les cétacés ne sont pas les seuls à subir les aspects néfastes de l'enfermement et Marineland, malgré tous les soins apportés aux animaux, ne peuvent leur assurer des conditions de vie répondant à leurs besoins physiologiques. 


Pourquoi cette manifestation en particulier est-elle importante?
Après des mois de travail, un nouvel arrêté sur les delphinariums a été signé par Mme Ségolène Royal, ancienne Ministre de l'Environnement. Cet arrêté vient remplacer celui datant de 1981 et apporte des mesures progressistes en faveur du bien-être des dauphins et orques captifs, comme l'interdiction de l'utilisation du chlore dans les bassins, l'interdiction des échouages lors des spectacles ou encore l'interdiction des contacts entre le public et les animaux. Il prévoit également l'agrandissement des bassins.
Mais surtout, l'arrêté interdit la reproduction des dauphins et orques détenus en captivité en France, ainsi que l'importation de cétacés venant d'autres pays. Cette mesure signe donc, à terme, la fin des delphinariums en France, ce pour quoi notre association se bat depuis sa création. 
Or, les parcs ne l'entendent pas de cette oreille et comptent tout mettre en oeuvre pour faire annuler cet arrêté.
Le parc Marineland ainsi que Planète Sauvage ont tous deux déposé un recours devant le Conseil d'Etat dans ce but.

C'est la raison pour laquelle le rassemblement du 6 août est très important: nous devons rester mobilisés et défendre cet arrêté coûte que coûte, pour que d'ici quelques décennies, plus aucun cétacé ne soit l'innocente victime de la captivité et du divertissement.

Informations pratiques
■ Pour les personnes désirant nous rejoindre en train, il faut vous arrêter à la gare de BIOT, bien plus proche du Marineland que celle d'Antibes. Il faut compter environ 13 minutes à pied de la gare de Biot au rond-point des Groules, lieu de notre rassemblement. 


■ Pour celles et ceux souhaitant faire du covoiturage, proposer ou trouver un hébergement, merci de rejoindre ce groupe sur Facebook et d'y poster vos annonces: 

■ Si vous venez en voiture, sachez que le parking de Marineland est payant. Vous pourrez facilement trouver de la place le long de la plage vers la gare de Biot.

■ Prévoyez votre crème solaire, une casquette / un chapeau ainsi que des boissons, il risque de faire chaud!

■ Vous pouvez confectionner vos banderoles, panneaux etc mais rien ne vous y oblige. C'est surtout votre présence qui compte.

■ Lien de l'événement sur Facebook: 

SOYONS NOMBREUX LE 6 AOÛT 2017 POUR DIRE NON À LA CAPTIVITÉ DES CÉTACÉS

EN SAVOIR PLUS sur les delphinariums:




vendredi 21 juillet 2017

Kasatka : Une Lente Agonie

Kasatka est littéralement rongée par la maladie... À seulement 39 ans, la matriarcale des orques de SeaWorld va de plus en plus mal, comme le montre cette photographie prise cette semaine. 

La jeune femme qui a pris cette photo de Kasatka cette semaine a été menottée et interrogée  longuement par des membres du personnel de SeaWorld. Elle a ensuite été expulsée du parc qui craint que sa lente agonie ne leur porte, une fois de plus, préjudice.

Cette photographie très récente montre l'évolution rapide de la maladie.
Crédit photo: The Orca Project / Agrandissement: C'est Assez!
Le 1er août 2016, SeaWorld annonçait via un communiqué que Kasatka était malade. Elle souffre d’une infection pulmonaire bactérienne
Elle souffre également d’une infection fongique résistante aux traitements qu’elle prend.
Datant de juin 2017, cette photographie montre que l'orque a la mâchoire déformée par la maladie.
Crédit photo: The Dolphin Project
Dans une interview au Dolphin Project en juin 2017, l'ancien dresseur de SeaWorld John Hargrove déclarait : 
"Les orques captives sont régulièrement traitées pour des infections fongiques persistantes. La gravité de cette infection démontre que le système immunitaire de Kasatka s’est affaibli. Le besoin constant d’administrer des quantités massives d'antibiotiques pour garder les orques en bonne santé détruit leur système immunitaire. Malheureusement, quand je regarde ces photos, tout ce que je vois c’est une orque malade. Et lorsqu’une nécropsie est réalisée sur un animal avec une infection fongique à ce niveau, les lésions sont bien pires à l'intérieur qu'elles ne le sont à l'extérieur. C'est une manière de mourir incroyablement douloureuse."

Quand SeaWorld annoncera le décès de Kasatka, ils diront à quel point ils sont attristés, qu’elle était un membre de la famille, ils expliqueront qu’elle recevait les meilleurs soins. Mais la vérité, c’est que Kasatka, comme tous les cétacés captifs, aura vécu une misérable vie, loin des siens, loin de son océan. La vérité, est qu’elle a été esclave au service de l’industrie de la captivité durant de longues années, et que cette vie n’a été que souffrance. La vérité est qu’elle est née libre et qu’elle mourra captive.

Pour rappel, Kasatka fut la première orque inséminée artificiellement. Suite à cette insémination, le 1er septembre 2001, elle donne naissance à son second bébé, un jeune mâle nommé Nakai. Kasatka a eu 2 autres enfants, Takara, née en 1991, et Kalia le 21 décembre 2004.

LIRE AUSSI:

Lettre Ouverte de Johanna au Parc Marineland

Parmi tous les messages que nous recevons, celui de Johanna nous a touché en plein coeur. Cette jeune femme passionnée par les cétacés ne dort plus depuis que le parc Marineland a déposé un recours contre l'arrêté du 6 mai 2017 sur les delphinariums. 
Elle a donc ressenti le besoin d'écrire une lettre ouverte pleine de sincérité au parc d'Antibes, qu'elle a souhaité partager avec nous. Nous la dévoilons ici, sans l'avoir retouchée, afin d'en conserver toute son authenticité. 

Mon vieil ami... Mon meilleur ennemi,
Je me permets de t’appeler de la sorte, car après tant de visites, de rencontres et d’apprentissages, je peux dire humblement que je te connais par cœur. Après m’avoir fait briller mes yeux, après m’avoir exalté, fait pleurer, fait sourire et rire, après toutes ces émotions que tu m’as donné, je veux te faire tomber. 
Nous pourrions te blâmer d’une multitude d’atrocités, mais il faut reconnaître que tu as fais naître en moi, et en de nombreux enfants, des vocations. Tu as contribué à me donner ce combat féroce pour la liberté et la préservation de toute forme de vie. Tu as beaucoup apporté au tourisme, à l’économie, aux personnes, et c’est bien là qu’est ton reproche. Tu as apporté tant à l’espèce dont tu fais partie, plutôt qu’à celle que tu détiens. Qu’à tu apporté de meilleur en ton sein que n’offrait leur milieu d’origine à ces créatures que tu gardes si fermement ? Tu ne serais capable de m’apporter une réponse différente que d’être (les pâles) représentants de leur espèce. A l’instar de ton enseigne, ils représentent bien malgré eux la cupidité humaine et la perversion à son paroxysme. Est-ce là l’évolution de Mon espèce ? Mettre à son service les autres sans considération réelle de leurs besoins? 
Alors oui, tu as donné quelque part, je dois l’admettre, un sens à ma vie. Notre dernière rencontre m’a donné le déclic. C’était il y a dix ans, pourtant je m’en rappelle comme si c’était hier. Défigurée par un accident avec mon chien, pas moins déterminée à plaider la cause animale si ce n’est plus, ma mère voulu combler ma peine sans imaginer une seule seconde ce qui allait se produire. J’allais enfin rencontrer et toucher du doigt cette bête sauvage si mystérieuse. Anxieuse, et terriblement honteuse de voir ce si beau cétacé apprivoisé en apparence faire le cirque pour nos gros ventres avides de démonstrations sordides, je me suis avancée. 

Lorsque ma main a touché son front lisse et que nos regards se sont croisés, il s’est passé quelque chose. La même chose, le même déclic, la même émotion que lorsque je suis venue me coller à la vitre, seule dans le lieu de spectacles des orques et que j’ai croisé une de tes vedettes, un de mes combats. Ces rencontres ne m’ont plus jamais quitté, jusqu’à m’obséder aujourd’hui où j’apprends que tu tentes de contrarier le nouvel arrêt, où j’apprends que tu tentes de t’acharner sur leur sort et le tien. Comment peux-tu oser ? Je sais désormais trop de ces bêtes pour me taire. 
Les priver de reproduction, bien qu’il s’agisse d’un besoin de l’espèce, ne sera jamais pire que ce que tu peux leur faire en les privant de kilomètres de nages et de sauts, en séparant pour l’organisation de tes bassins et spectacles, les liens sociaux qui se sont tissés entre les individus. Loin de l’anthropomorphisme, ces animaux sont comme toi, sociaux, bien que tu aies effacé cette facette de ton activité. Les animaux ont seulement des émotions, c’est bien là que nous nous en différencions. L’intelligence dont ils jouissent et sur laquelle tu puises est émotionnelle. Et bien que tu réfutes cette idée, les dauphins, orques et autres que tu aménages à ta guise souffrent. 
Cette souffrance je l’ai constatée morphologiquement et psychologiquement en observant puis ressentant tes bêtes. Alors elle est là ? Ton évolution ? User égocentriquement et cupidement par ton intelligence rationnelle, l’intelligence émotionnelle de ces belles créatures ? Le déclic qu’il y a eu quand j’étais enfant est que je me suis juré intérieurement et je lui ai juré de tout faire et d’être capable de tout pour le sortir de là, lui et les autres. 
Si je veux te faire tomber Marineland, c’est que je sais, et j’y travaille je te le jure, que des solutions sont possibles où aucun de nous ne serait perdant. Souhaitant comme toi puisque cela m’a touché, sensibiliser par leur présence, je me torture le crâne à trouver des tas de possibilités. Des solutions à envisager pour une meilleure cohésion car vivre en communion avec ces créatures tout en ayant la chance non infime de les côtoyer est possible. Mais tu ne peux plus les détenir. L’homme, dans ses nombreuses inventions, à forgé les espèces animales pour en faire des domestiques. Ainsi, les sauvages n’ont pas à prendre la place de domestiques en vase-clos avec tours et récompenses, et nous devons user de nos technologies pour développer des méthodes de rencontres plutôt que des moyens d’obtention.
Tu fais comme si tu ne les entendais pas, peut-être en raison de leurs cris ultrasoniques, inaudibles pour toi dans ces fréquences, tu me diras... Mais puisque certaines voix sont trop silencieuses pour toi et pour être entendues, j’agoniserai de la mienne pour les protéger, pardonne-moi, c’est plus fort que moi. Je leur ai dédié ma vie. Je m’excuse, mais n’aies crainte, loin de ta fermeture, la fête est finie. 
Johanna Domise, passionnée et dévouée à la cétologie.

 Si, comme Johanna, vous souhaitez le maintien de l'arrêté du 6 mai qui interdit la reproduction des cétacés captifs en France, signez notre pétition. 

mardi 11 juillet 2017

L'arrêté du 6 mai 2017 en danger: Marineland a déposé un recours

Comme nous le craignions, le parc Marineland d'Antibes a déposé un recours au Conseil d'Etat afin de faire annuler l'arrêté du 6 mai 2017 interdisant, entre autres, la reproduction des orques et des dauphins. 


Pourquoi déposent-ils un recours?
En interdisant à la fois les importations et la reproduction des cétacés captifs, l'arrêté du 6 mai signe, à terme, la fin des delphinariums en France. Le parc Marineland souhaite donc faire annuler cet arrêté pour pouvoir continuer ses activités dans les décennies à venir.

Des mesures progressistes
Outre la fin de la reproduction, l'arrêté contient un certain nombre de mesures progressistes mais aussi contraignantes pour les delphinariums puisqu'il interdit, entre autres, l'utilisation du chlore dans les bassins et exige l'agrandissement de l'espace de vie des dauphins. Les parcs ont entre 6 mois et 3 ans pour se mettre aux normes.

Un recours anticipé
Dès l'annonce de la publication de l'arrêté, les delphinariums ont mené une campagne auprès de leurs visiteurs pour le dénoncer. À Planète Sauvage, à la fin de chaque spectacle, les spectateurs sont invités à signer une pétition contre l'arrêté; Marineland a quant à lui mis une pétition en ligne. 
Leur but est de présenter un maximum de signatures pour montrer que leurs visiteurs les soutiennent. C'est pourquoi C'est Assez! a également mis en ligne une pétition pour soutenir cet arrêté et contrer cette démarche.

Si ce recours aboutit, toutes les avancées obtenues grâce à cet arrêté pourraient être réduites à néant. Si, comme nous, vous pensez que les dauphins et orques ne devraient plus être enfermés dans des bassins et que ces spectacles sont contre-nature et devraient appartenir au passé, 



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dimanche 9 juillet 2017

Îles Féroé: l'Été Meurtrier


Depuis le 22 mai dernier, 1117 globicéphales et 488 dauphins ont été massacrés aux îles Féroé. Cette année encore, C'est Assez! se mobilise et dénonce cette tradition aussi absurde que barbare.

Crédit photo: Helen Waag
Lorsque nous voyons les photos du grind, cette chasse aux baleines propre aux habitants des Féroé, nous frissonnons d'effroi devant un tel gâchis. Des vies à jamais perdues, des mères, des petits, des femelles gestantes... tous les cétacés ayant le malheur de nager près des côtes de l'archipel se font rabattre et tuer de façon systématique. Sans aucune distinction. 

Les chiffres de 2017
Voici le nombre des cétacés morts depuis le premier grind en 2017. 

22 mai: 84 globicéphales
16 juin: 164 globicéphales + 8 dauphins à flancs blancs
26 juin: 157 globicéphales + 53 dauphins à flancs blancs
29 juin: 43 globicéphales
5 juillet: 70 globicéphales
8 juillet: 71 globicéphales + entre 10 et 20 au cours d'un second grind
9 juillet: 27 globicéphales
11 juillet: 2 globicéphales
16 juillet: 30 globicéphales + 12 dauphins
17 juillet: 191 globicéphales
25 juillet: 16 dauphins
5 août: 172 globicéphales + 134 dauphins
15 août: 50 globicéphales
18 août: 61 globicéphales
20 août: 27 globicaphales
21 août : 48 dauphins
22 août: 19 globicéphales
29 août: 46 globicéphales
1er septembre: 29 globicéphales
25 septembre: 9 globicéphales + 219 dauphins


Une situation inextricable  
Inextricable car les féroïens n'ont que faire des critiques. Se réfugiant derrière leur statut de territoire autonome, ils perpétuent cette coutume sans qu'aucune sanction ne soit prise à leur encontre. 
Ne faisant pas partie de l'Union Européenne, n'étant pas signataires de la Convention de Berne qui protège les cétacés et interdit leur pêche en Europe, les féroïens font comme bon leur semble.
Prétextant que ce qui se passe dans les abattoirs dans d'autres pays est bien pire, ils s'en donnent à coeur joie. Nous ne pouvons nier cela, ni le fait qu'en France, des traditions tout aussi cruelles subsistent, comme la corrida par exemple. Pour autant, peut-on justifier une barbarie par une autre? 
Nous pensons que non.

Le Danemark complice
Bien qu'autonomes, les îles Féroé sont rattachées au Royaume du Danemark, qui fait partie de l'Union Européenne. En protégeant le grind avec ses navires militaires, le Danemark se rend complice de ces massacres. Une situation dénoncée en mai dernier par des militants anonymes qui ont repeint la célèbre sirène de Copenhague en rouge, et inscrit la phrase "Denmark, defend the whales of the Faroe Islands" ("Danemark, défends les baleines des îles Féroé") au pied de la statue.


Continuons à dénoncer 
Si nous voulons voir ces massacres prendre fin un jour, nous devons continuer à les dénoncer, inlassablement. Peu importent les prétextes auxquels les féroïens ont recours. Cette chasse n'est ni durable, ni acceptable en 2017. 
Bien que nous ayons un sentiment d'impuissance, nous refusons de nous résigner.

Happening à Nantes le 1er juillet


Participez à notre action en cliquant sur ce lien. 
Parce que chaque action compte, ne baissons pas les bras, levons-nous face à l'ignominie, continuons le combat. 

#StopGrindadrap