mardi 2 mai 2017

Campagne d'affichage inédite : Changeons notre regard sur les delphinariums!


Le 2 mai, l'association C'est Assez! a lancé une campagne de sensibilisation inédite en France. Plus de 270 affiches choc montrant un dauphin et une orque dans une baignoire seront placardées dans les couloirs du métro parisien pendant une semaine.

Campagne inédite d'affichage dans le métro parisien, visible du 2 au 8 mai inclus.
Cette campagne a pour but d'interpeller les usagers du métro et de les faire réfléchir sur les delphinariums afin qu'il changent «leur regard » sur ces lieux de divertissement. En effet, les parcs tels que Marineland, le Parc Astérix ou Planète Sauvage attirent de nombreux visiteurs qui souhaitent passer un bon moment en famille ou entre amis. Tous ces visiteurs viennent voir les dauphins car ils les aiment sincèrement. S’ils n’imaginent pas l’envers du décor, les parcs eux sont tout à fait au courant de la souffrance et de la mortalité engendrées par la captivité.

Nous ne devons pas mentir aux enfants en leur faisant croire que le dauphin parce qu’il effectue des cabrioles et autres clowneries contre du poisson mort et qu’il a toujours l’air de sourire est heureux .
C’est pourquoi à l'approche des longs week-ends et de l'été, C'est Assez! souhaite amener les gens à se renseigner sur les effets de la captivité sur les cétacés.

Les dauphins et les orques considérés par les scientifiques comme faisant partie des êtres les plus intelligents de la planète, sont des animaux très sociaux, aux relations complexes. On parle même de «cultures», de dialectes spécifiques transmis de génération en génération. Ces êtres aux capacités exceptionnelles sont de grands voyageurs (plus de 100 km par jour) parfaitement adaptés au monde marin par des millions d’années d’évolution. S’il est vrai que dans certains zoos ,les grands mammifères terrestres ont une espérance de vie plus longue en captivité que dans la nature,il n’en va pas de même pour les cétacés qui meurent prématurément et cela malgré l’attention et les soins quotidiens, une nourriture régulière et l’absence des dangers inhérents à la vie sauvage (collisions, prédateurs, filets, pollution…)

Ces décès sont directement imputables à la captivité: maladies rénales, (problème d’hydratation), maladies dues au chlore (poumons, peaux, yeux), stress, ulcères, usure des dents jusqu’à la pulpe...

Entre janvier 2015 et octobre 2016, dans les parcs métropolitains, 9 cétacés sont décédés à des âges très précoces (2 orques, 6 dauphins et un mort-né) sur une trentaine d’individus.

Aucun delphinarium, quelles que soient sa taille et sa profondeur, ne pourra jamais permettre à un cétacé d’exprimer ses comportements physiques et ses besoins psychologiques, et les acrobaties demandées lors des spectacles peuvent leur causer des souffrances (échouages sur les bords de béton,propulsion en arrière sur la caudale,remorquage par l’aileron..). Ils ne peuvent choisir les individus avec lesquels ils vivent, subissent stress et séparations... et s’ennuient à mourir...

Derrière la rhétorique commerciale des parcs marins se cache une vraie souffrance.

Changeons notre regard sur les delphinariums!