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pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

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aux massacres de cétacés dans le monde !

mercredi 24 mai 2017

La fronde des delphinariums, menacés de disparition (Le Monde)

Les trois parcs français cherchent comment dénoncer l’arrêté de Ségolène Royal qui interdit la reproduction des dauphins et des orques en captivité.

Article de Audrey Garric pour Le Monde


Salto arrière, révérences et plongeons synchronisés. Pendant vingt minutes, Galeo, Peos, Amtan et les autres enchaînent les pirouettes sous les yeux ébahis d’un public conquis. Les huit dauphins de la «cité marine» sont l’une des attractions phares du parc zoologique Planète sauvage, à Port-Saint-Père, près de Nantes (Loire-Atlantique), qui compte 1 000 animaux et accueille 280 000 visiteurs par an depuis 2009.

Dans les bassins, les mammifères conduisent leurs soigneurs par leurs nageoires dorsales, avant de les élever au-dessus de la surface de l’eau, sous des applaudissements nourris. La musique rythmée laisse alors place à un message d’une tonalité bien plus politique : « Une pétition circule dans les gradins. Elle dénonce un arrêté qui va à l’encontre du bien-être des dauphins que vous venez de voir. »

Pétitions

Le texte incriminé est celui signé par l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, le 6 mai, à la veille du second tour de l’élection présidentielle. Au tout dernier moment, sans en informer les associations de protection animale ni les professionnels du secteur avec lesquels elle travaillait depuis vingt-deux mois, elle a glissé dans le nouvel arrêté un changement majeur : l’interdiction de la captivité des dauphins et des orques à l’exception de ceux actuellement détenus sur le territoire – ce qui implique de mettre un terme à la reproduction de ces cétacés – et des échanges avec d’autres bassins. Ce qui signifie, à terme, l’arrêt des delphinariums dans le pays.

La disposition a déclenché une tempête dans les trois parcs de l’Hexagone concernés, qui accueillent vingt-six grands dauphins et quatre orques : le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le plus grand d’Europe avec un million de visiteurs par an, le parc Astérix (Oise) et Planète sauvage. Depuis, ils mènent la fronde. Pendant que leurs avocats réfléchissent au moyen de dénoncer l’arrêté, les établissements, « choqués » et « très en colère », mobilisent leur public. Deux pétitions de soutien ont été signées par 9 500 personnes.

A la fin du spectacle de Planète sauvage, Emilie, 33 ans, et Maëla, 26 ans, paraphent sans hésiter, car « ça se voit que les animaux s’éclatent, qu’il y a une belle complicité avec les soigneurs ». Seul Philippe, un transporteur routier de 56 ans, se dit que les cétacés « seraient mieux dans leur milieu naturel ». « C’est comme si on nous mettait dans une cage », compare-t-il, avant d’ajouter qu’ils « n’ont pas l’air malheureux. »

« Les bassins vont devenir une prison »

S’il se porte « garant du bien-être » de ses dauphins, le responsable scientifique du parc, Martin Boye, juge en revanche que l’arrêt de la reproduction va « leur porter préjudice ». « On leur retire une partie de leur répertoire naturel, une forme de stimulation », explique-t-il, car « il y a beaucoup de comportements sexuels entre dauphins ».

« Cet arrêté attaque les animaux au lieu de les protéger. Les bassins vont devenir une prison, et les soigneurs des matons », abonde Jon Kershaw, le directeur zoologique de Marineland, le seul à détenir des épaulards, en plus de ses onze grands dauphins. Comment éviter leur accouplement ? Les parcs marins ne le savent pas encore. Hors de question de les castrer, car l’anesthésie générale serait trop risquée. Restent la contraception et la constitution de groupes séparés de mâles et de femelles, « ce qui n’est pas raisonnable pour leur vie sociale », juge-t-il.

Le nouvel arrêté, qui abroge une législation de 1981 devenue obsolète, prévoit de nombreuses autres mesures que les delphinariums devront adopter : une augmentation de la taille et de la profondeur des bassins, des enrichissements (courants, vagues, cascades…) et la présence de zones d’ombre, l’interdiction du chlore, ainsi que la fin de l’échouage des animaux pour les spectacles et des contacts directs entre le public et les cétacés – une activité lucrative.

Les parcs vivement critiqués

« A l’origine, l’arrêté était de très haut niveau, et nous permettait d’améliorer notre image. Jusqu’à ce que Ségolène Royal décide, seule, de tout remettre en cause avec l’interdiction de la reproduction. Là, ce n’est plus acceptable », s’insurge Jon Kershaw. Pour Marineland, la survie s’avère des plus précaires du fait de sa spécialisation dans les cétacés.
Mais les parcs font également face à des critiques toujours plus vives. Alors, les soigneurs expliquent leur travail, dans des termes choisis. Ils ne « dressent » pas les animaux pour des « spectacles », mais « renforcent » leurs « pensionnaires » lors de « présentations ».

« On utilise une sensation agréable pour guider l’animal et lui apprendre à renouveler le comportement que l’on attend », explique Candice, 31 ans, l’une des dix soigneuses de Planète sauvage, vêtue de sa combinaison noire. Si le dauphin a réussi l’un des 150 à 200 comportements enseignés, un coup de sifflet indique que le soigneur est satisfait.

Arrive ensuite la récompense : du poisson, des glaçons, des jouets ou des caresses, « selon ce qu’ils aiment ». Mais quoi qu’il arrive, assure-t-elle, l’animal a toujours sa ration de harengs, de merlans ou de sardines : « On ne les affame pas, il n’y a pas de contrainte. Les dauphins qui ne veulent pas s’entraîner, on les laisse tranquilles. » La jeune femme vit son métier comme une « passion » : « On aime nos animaux, on fait tout pour eux. »

Appel d’Hulot à « en finir avec les delphinariums »

Si Christine Grandjean, la présidente de C’est assez !, une ONG spécialisée dans la lutte pour la fin de la captivité des cétacés, ne doute pas de cet attachement, elle déplore en revanche que les parcs « récupèrent l’argument du bien-être des dauphins ». « On les fait se reproduire avec des partenaires non choisis, puis on les sépare de leur progéniture pour la mettre dans un autre parc afin d’éviter la consanguinité, rétorque-t-elle. Dans la nature, les animaux peuvent bouger d’un groupe à l’autre, mais c’est leur choix. »

A ses yeux, l’argument de la pédagogie et de la conservation avancé par les parcs ne tient pas, car l’espèce Tursiops truncatus n’est pas menacée. « Tout ça pour faire perdurer une industrie, c’est indécent. »

Dans ce débat, les delphinariums avancent que les dauphins vivent en moyenne trente ans en bassin en Europe et aux Etats-Unis, soit plus longtemps que dans la nature. Les ONG, de leur côté, ont calculé que sept dauphins sont morts depuis janvier 2015 en France et que l’âge moyen de décès, depuis la création des delphinariums hexagonaux, était de 14 ans.


C’est assez !, qui a aussi lancé une pétition – forte de 20 000 signatures – pour défendre l’arrêté, appelle la France à fermer ses parcs, comme l’avait fait le Royaume-Uni dans les années 1990, et à « rendre leur liberté aux cétacés dans des sanctuaires marins ». « Cette vision romantique ne fonctionnera pas », balaie Martin Boye. Voici un dossier brûlant de plus sur le bureau déjà chargé du nouveau ministre de la transition écologique et solidaire. Le 20 avril, avant sa nomination, Nicolas Hulot avait écrit sur Twitter : « Notre civilisation ne devrait plus tolérer la captivité des dauphins. Il est temps d’en finir avec les delphinariums. »



lundi 8 mai 2017

La captivité de dauphins et d'orques sera à terme interdite en France (Le Monde)


Un arrêté publié contre toute attente samedi au « Journal officiel » interdit la reproduction des orques et des dauphins détenus en France.

Article d'Audrey Garric publié le 06 mai 2017 sur le site du journal Le Monde. 


Avis de tempête sur les delphinariums. L’arrêté interministériel sur « les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés » a été publié au Journal officiel samedi 6 mai avec un changement majeur : la reproduction des orques et des dauphins détenus en France est désormais interdite, de même que les échanges avec d’autres bassins. Ce qui signifie, à terme, l’arrêt de la captivité de ces animaux dans le pays.

Cette disposition a été glissée dans l’arrêté au tout dernier moment, à la veille de l’élection présidentielle, par la ministre de l’environnement. Ségolène Royal n’avait pas averti les associations de protection animale et surtout les professionnels du secteur, qui se disent « stupéfaits » et « en colère ».

Le texte, qui abroge une législation datant de 1981, devenue obsolète, était en effet en discussion depuis vingt mois entre le gouvernement, les delphinariums, des ONG et le Muséum national d’histoire naturelle. Il impose aux parcs abritant des orques et des dauphins des normes plus draconiennes afin de « garantir leur bien-être » et prévoyait la fin de la reproduction des orques – au nombre de quatre, dans le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) –, mais pas celle de la trentaine de grands dauphins. Or ils constituent l’attraction phare du Marineland ainsi que du parc Astérix (Oise), de Planète sauvage (Loire-Atlantique) et du Moorea Dolphin Center (Polynésie française).

« Victoire inespérée »

Dans un communiqué de presse publié mercredi, dans lequel elle annonçait avoir signé l’arrêté, après des mois de blocage, la ministre ne mentionnait pas avoir interdit la reproduction des dauphins. Elle disait, au contraire, que cette dernière serait « étroitement contrôlée » par un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive, et seulement « si la configuration et la taille des bassins le permettent ».
« C’est une victoire inespérée, une avancée majeure qui va éviter la construction de nouveaux bassins à court terme et la fin de la captivité des animaux à moyen terme », se réjouit Christine Grandjean, présidente de l’association C’est assez !. « Ségolène Royal n’a pas été constante quant à la protection animale. Mais sur ce cas précis, elle a fait preuve de courage et a contribué à améliorer les conditions de vie des animaux », abonde Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation Brigitte-Bardot.

« Les parcs feront le strict minimum »

Du côté des professionnels, la pilule est dure à avaler. Les quatre parcs concernés avaient en effet accepté de réaliser des investissements dans leurs bassins, à la condition de pouvoir faire reproduire leurs dauphins et donc de voir leur activité  perdurer. « Nous ne comprenons pas cette décision, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation, s’insurge Rodolphe Delord, président de l’Association française des parcs zoologiques et directeur du zoo de Beauval (Loir-et-Cher), qui a participé à l’élaboration du texte. On avait obtenu un arrêté de très haut niveau avec des avancées. Mais l’interdiction de la reproduction va à l’encontre du bien-être animal car ces animaux sont faits pour se reproduire. Et vous imaginez dans quel état se trouve le personnel qui travaille avec eux ? »

Les parcs feront le strict minimum sur l’amélioration de leurs bassins. On ne peut pas leur demander à la fois de faire des travaux, des investissements importants, et à la fois d’arrêter leur activité », poursuit-il, disant « réfléchir à attaquer l’arrêté ». Mercredi, au moment de la signature du texte, il avait estimé le coût des investissements à entre 10 millions et 20 millions d’euros par parc, et assuré que les établissements « se plier[aie]nt aux exigences de l’arrêté » pour « le bien-être animal » mais également pour redorer leur image, à l’heure où les critiques de l’exploitation animale se font toujours plus vives.

Augmentation de la taille des bassins

L’arrêté, dans ses trente-trois articles, prévoit, plus largement, de nombreuses dispositions pour améliorer les conditions de détention des cétacés. Dans un délai de trois ans, les parcs devront augmenter la taille des bassins, pour atteindre une surface minimale de 3 500 m2 pour les orques, et de 2 000 m2 pour les dauphins, contre 800 m2 pour l’ensemble des cétacés dans la législation de 1981. Quant à la profondeur, elle doit au moins atteindre, sur « la moitié de la superficie totale », 11 m pour la première espèce et 6 m pour la seconde.
Parmi les autres évolutions, les delphinariums devront prévoir des « enrichissements des bassins » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux », des zones d’ombre, et ne plus utiliser de chlore. La nouvelle réglementation interdit également, dans un délai de six mois, l’échouage des animaux pour les spectacles, les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux « pouvant entraîner du stress pour les animaux » et les contacts directs entre le public et les cétacés. Il ne sera donc plus possible de nager avec les dauphins, une activité lucrative pour les parcs marins.

Article original: ICI

mercredi 3 mai 2017

Unprecedented Campaign Against Cetacean Captivity In The Paris Metro

On May 2nd 2017, French NGO C'est Assez ! launched a new awareness campaign that had never been done in France before. More than 270 large posters showing a dolphin and a killer whale in a bathtub can be seen in the corridors of the Parisian subway. 



The posters display catchphrases meaning: "It's just a temporary entertainment for you. It's a lifetime of slavery for them. Let's change our perceptions of dolphinaria."
This thought-provoking campaign aims at raising awareness and making people change their minds about dolphinaria. Indeed every year, many people visit marine parks like Marineland, Planète Sauvage or Parc Astérix. 
These people want to have a good time with their family or friends. They buy a ticket for a dolphin show because they are deeply fascinated by these animals and genuinely love them. However most of them are unaware of the pain and suffering endured by captive cetaceans.

We must stop lying to our kids. We need to explain why dolphins and killer whales suffer in captivity. Dolphins may seem to be always smiling but that does not mean they are happy. No tank, as large or deep as it may be, will ever replace the ocean for these sentient beings that can swim long distances, have complex social structures and strong bonds in the wild

From January 2015 to October 2016, 9 cetaceans – 2 killer whales, 6 dolphins (and one stillborn calf) died in the three French marine parks. Despite daily care and monitoring the mortality rate is higher in captivity than in the wild.


That is the reason why C'est Assez ! hopes this campaign will encourage people to get informed about the impacts of captivity on cetaceans. As summer is coming, we want the public to think twice before visiting one of these parks, and before buying a ticket for a dolphin show.  

Let's change our perceptions of dolphinaria!


mardi 2 mai 2017

Campagne d'affichage inédite : Changeons notre regard sur les delphinariums!


Le 2 mai, l'association C'est Assez! a lancé une campagne de sensibilisation inédite en France. Plus de 270 affiches choc montrant un dauphin et une orque dans une baignoire seront placardées dans les couloirs du métro parisien pendant une semaine.

Campagne inédite d'affichage dans le métro parisien, visible du 2 au 8 mai inclus.
Cette campagne a pour but d'interpeller les usagers du métro et de les faire réfléchir sur les delphinariums afin qu'il changent «leur regard » sur ces lieux de divertissement. En effet, les parcs tels que Marineland, le Parc Astérix ou Planète Sauvage attirent de nombreux visiteurs qui souhaitent passer un bon moment en famille ou entre amis. Tous ces visiteurs viennent voir les dauphins car ils les aiment sincèrement. S’ils n’imaginent pas l’envers du décor, les parcs eux sont tout à fait au courant de la souffrance et de la mortalité engendrées par la captivité.

Nous ne devons pas mentir aux enfants en leur faisant croire que le dauphin parce qu’il effectue des cabrioles et autres clowneries contre du poisson mort et qu’il a toujours l’air de sourire est heureux .
C’est pourquoi à l'approche des longs week-ends et de l'été, C'est Assez! souhaite amener les gens à se renseigner sur les effets de la captivité sur les cétacés.

Les dauphins et les orques considérés par les scientifiques comme faisant partie des êtres les plus intelligents de la planète, sont des animaux très sociaux, aux relations complexes. On parle même de «cultures», de dialectes spécifiques transmis de génération en génération. Ces êtres aux capacités exceptionnelles sont de grands voyageurs (plus de 100 km par jour) parfaitement adaptés au monde marin par des millions d’années d’évolution. S’il est vrai que dans certains zoos ,les grands mammifères terrestres ont une espérance de vie plus longue en captivité que dans la nature,il n’en va pas de même pour les cétacés qui meurent prématurément et cela malgré l’attention et les soins quotidiens, une nourriture régulière et l’absence des dangers inhérents à la vie sauvage (collisions, prédateurs, filets, pollution…)

Ces décès sont directement imputables à la captivité: maladies rénales, (problème d’hydratation), maladies dues au chlore (poumons, peaux, yeux), stress, ulcères, usure des dents jusqu’à la pulpe...

Entre janvier 2015 et octobre 2016, dans les parcs métropolitains, 9 cétacés sont décédés à des âges très précoces (2 orques, 6 dauphins et un mort-né) sur une trentaine d’individus.

Aucun delphinarium, quelles que soient sa taille et sa profondeur, ne pourra jamais permettre à un cétacé d’exprimer ses comportements physiques et ses besoins psychologiques, et les acrobaties demandées lors des spectacles peuvent leur causer des souffrances (échouages sur les bords de béton,propulsion en arrière sur la caudale,remorquage par l’aileron..). Ils ne peuvent choisir les individus avec lesquels ils vivent, subissent stress et séparations... et s’ennuient à mourir...

Derrière la rhétorique commerciale des parcs marins se cache une vraie souffrance.

Changeons notre regard sur les delphinariums!