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Sur le site de l'association C'est Assez !

Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

STOP

aux massacres de cétacés dans le monde !

dimanche 9 avril 2017

Observer Des Cétacés En Liberté: Qui Contacter?


Aujourd'hui les études scientifiques ont largement démontré que les cétacés, êtres sensibles et intelligents ne supportent pas la captivité.

Seule l'immensité des mers et des océans répond à leurs besoins physiques et psychologiques : se déplacer en groupe, chasser, interagir avec les membres de son clan, nager des dizaines de kilomètres par jour et sauter... quand bon leur semble.

Si vous souhaitez vraiment voir des dauphins, faites un choix éthique et moral : préférez une sortie en mer à la place d'une entrée en delphinarium.
Les observer dans leur milieu naturel vous offrira un spectacle inoubliable, bien loin de l'image faussée du dauphin complice avec son dresseur.

Nous avons la chance d'habiter un pays qui comprend des centaines de kilomètres de littoral où les sorties en mer peuvent devenir l'opportunité de voir ces animaux complètement libres, heureux et non contraints par l'homme.
Mais attention le Whale Watching (anglicisme utilisé pour désigner communément l’observation des cétacés) a ses dérives et ses mauvais côtés, certains entrepreneurs n'hésitent pas à harceler dauphins et cachalots pour satisfaire le client.


C'est pourquoi C'est Assez! vous recommande les organismes cités ci-dessous, avec eux vous êtes assurés de rencontrer des gens passionnés et respectueux de la faune sauvage.


Littoral atlantique

🐬 Al Lark, Ille-et-Vilaine (35)


Basée à Cancale, l'association Al Lark propose des sorties en mer animées par un guide nature, Gaël Gauthier et par une biologiste marine, Morgane Perri. Cette association a pour but premier de faire découvrir à ses adhérents les richesses du patrimoine naturel de la baie du Mont Saint-Michel, de Saint Malo et de les sensibiliser à la fragilité de ces merveilleux sites.

Site internet et contact: http://www.al-lark.org/

🐬 Itsas Arima, Pyrénées-Atlantique (64)

Cette association propose des sorties en mer deux fois par semaine sur le Gouf de Capbreton, au départ de Fontarrabie et de Saint-Jean-de-Luz. Vous pourrez ainsi découvrir une faune exceptionnelle et bénéficier de l'expertise de professionnels engagés dans la protection de l'environnement.


Site internet et contact: http://itsasarima.com/

Littoral méditerranéen

🐬 Découverte du vivant



Labellisé "High Quality Whale Watching", Découverte du Vivant propose des excursions en Méditerranée à partir du mois d'avril jusqu'en octobre. Avec des départs de Sanary-sur-Mer,  de Canet-en-Roussillon ou encore de Port Vendres, vous pourrez embarquer et découvrir les cétacés évoluer dans leur milieu naturel.

Site internet et contact: https://www.decouverteduvivant.org

 🐬 AMV-Sirène, Villefranche-sur-Mer (06)


AMV-Sirène propose des balades en mer de 4 heures pour aller à la rencontre des dauphins, globicéphales et autres cétacés qui peuplent la Méditerranée. 



samedi 8 avril 2017

Sira, une orque handicapée, devient la "meneuse" du groupe qui l'a adoptée

En 2013, les photographes et guides marins, Rainer et Silke Schimpf, ont repéré une jeune orque qu'ils ont nommé Sira. Elle avait une nageoire dorsale et une nageoire pectorale droite manquantes ce qui l'empêchait de chasser par elle-même.

Mais plutôt que de la laisser se débrouiller seule ou pire, de la laisser mourir, les autres membres du pod l’ont semble-t-il prise en charge, partageant leur nourriture avec elle.

Quatre ans plus tard, hasard ou coïncidence, Rainer et Silke font une sortie en mer à Algoa Bay, en Afrique du Sud, ils observent un groupe de 1000 dauphins chassant des sardines quand ils ont la surprise de leur vie.
Rainer a déclaré: "Nous suivions cette grande tribu de dauphins depuis quelques mois avec des équipes de tournages différentes ainsi que des touristes, et ce jour-là lorsque nous avons retrouvé les dauphins, nous avons réalisé qu'ils étaient très nerveux. Nous gardions à l’esprit que des orques avaient été aperçu au Cap à environ 800 kms de là, 5-6 jours avant, nous savions qu’il y aurait de fortes chances pour que les orques soient effectivement présentes."
Alors que les dauphins ont soudainement accéléré, Rainer et son équipe ont remarqué un groupe de 5 orques chassant le dauphin en face du bateau.

Rainer a déclaré: "Nous avons réalisé que l'un des épaulards était notre vieille amie Sira, l'orque handicapée que nous avions rencontrée en 2013."

Lorsque Rainer et Silke ont vu Sira la première fois, la jeune orque semblait suivre le reste de du groupe à distance, nageant plus lentement que les autres et incapable de chasser.

Mais 4 ans plus tard, le couple a eu la surprise de voir que non seulement Sira était devenue presque adulte, mais qu’elle était, semble-t-il, également devenue le leader du groupe.

Rainer a déclaré : "Lorsque nous avons vu cette orque, c’était un bébé d'environ 3,5 m de long et maintenant cette orque fait environ 4 m 50 à 5 m et semble être le chef du groupe."


Ce pod compte également une femelle avec une nageoire dorsale courbée comme celle de l’orque de Free Willy, Keiko, un énorme mâle et quatre autres femelles.
Après avoir passé une heure et demie auprès de ce pod, Rainer et Silke sont retournés sur le rivage avec l’espoir qu’ils continueront à rencontrer l’orque amicale dans les années à venir...

Rainer a déclaré: "C’est évidemment très intéressant pour nous et toutes les données que nous recueillons seront envoyées à différents chercheurs.
J'espère tout ira bien pour Sira et que nous allons nous rencontrer de nouveau ."



Article original: ICI

333 Baleines Harponnées: Le Japon A Atteint Son Quota

La flotte était composée de cinq bateaux, trois d'entre eux sont arrivés ce vendredi matin dans le port de Shimonoseki, dans l’ouest du Japon.

Dans un communiqué, l’Agence japonaise de la pêche a précisé que 333 petits rorquals (ou baleines de Minke), 155 mâles et 178 femelles, avaient été tués au cours de cette expédition dans les eaux de l'Antarctique.

©️Jeremy Sutton-Hibbert

Le Japon avait également tué 333 baleines de Minke au cours de la précédente saison achevée en mars 2016, dans le cadre d’un quota global de 3 996 sur douze ans soumis à la Commission baleinière internationale (CBI).

«En 2014, l'archipel avait été condamné par la Cour Internationale de Justice. Celle-ci avait considéré que le Japon déguisait en recherches scientifiques des campagnes menées à des fins commerciales. Par conséquent, les baleiniers japonais n'avaient pas pris la route de l'océan austral durant l'hiver 2014/2015. Mais Tokyo a remis le cap sur l'Antarctique dès l'année suivante, tuant 333 cétacés entre décembre 2015 et mars 2016. Le Japon est le seul pays à profiter de cette "dérogation scientifique" qui permet, au titre de la recherche, de chasser les baleines. L'Islande et la Norvège continuent eux à pratiquer une chasse commerciale en utilisant des failles juridiques du moratoire. Oslo a même relevé cette année son quota de harponnage de mammifères marins, le faisant passer de 880 à 999.»

Sources:

Article du Journal Le Monde du 07 Avril 2017


La réforme des delphinariums bloquée par Royal 
Le projet, en discussion depuis vingt mois, doit notamment interdire la reproduction des orques en captivité 

Un article de Audrey Garric, publié dans le journal Le Monde le 7 avril 2017.
Spectacle de dauphins au Marineland d'Antibes.
Les dauphins et les orques en captivité verront-ils enfin leurs conditions de vie améliorées ? La question est posée alors qu’un arrêté interministériel sur « les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés » est toujours en suspens. Le texte, en discussion depuis vingt mois entre le gouvernement, les professionnels et les associations, doit abroger une législation devenue obsolète, datant de 1981, et fixer des normes plus draconiennes pour les delphinariums.

Sa rédaction avait été achevée, il était signé par trois ministres, et aurait dû être publié au Journal officiel « en début de semaine », comme l’indiquait une lettre datée du 31 mars adressée à cinq ONG par la secrétaire d’Etat à la biodiversité, Barbara Pompili, dont Le Monde a pu prendre connaissance. Mais il a été bloqué à la dernière minute par sa supérieure hiérarchique, Ségolène Royal, pour « refaire un point avec les ONG ». « Les consultations n’étaient pas terminées et le texte peut être encore amendé », précise son cabinet. « Je ne vois pas comment on pourrait améliorer le texte dès lors que l’on est parti du principe d’autoriser les delphinariums à fonctionner », rétorque un expert proche du dossier.

Selon plusieurs sources, la ministre de l’environnement s’inquiète de la publicité négative que pourraient faire les associations de défense des animaux, qui luttent pour la fin pure et simple de la captivité des cétacés et jugent donc le texte insuffisant. C’est pourtant Ségolène Royal qui avait engagé la remise à plat de l’ancienne législation à la suite des amendements déposés dans le cadre de la loi biodiversité.

«Progrès»

Vendredi 7 avril, deux ONG, C’est assez ! et la Fondation Droit Animal, éthique et science, ont écrit à la ministre pour lui demander de publier l’arrêté, craignant qu’il ne voie jamais le jour, à un mois de la fin du quinquennat. Elles s’y engagent « à mettre en avant les avancées du texte dès sa parution». Les autres associations, en désaccord, n'ont pas suivi, alors que les critiques se font toujours plus virulentes contre l'exploitation des cétacés.
« C'est un progrès pour les animaux. Il vaut mieux avoir cet arrêté, même imparfait, plutôt de rester sur celui de 1981», assure Christine Grandjean, présidente de C'est Assez!, spécialisée dans la défense des cétacés captifs. Nous regrettons toutefois qu'il ne contienne pas trois demandes importantes: l'arrêt de la reproduction en captivité des dauphins, la fin des spectacles avec des animaux, et l'interdiction de l'ouverture de nouveaux établissements en France.»

La dernière version de l'arrêté affiche une avancée demandée de longue date par les écologistes: l'arrêt de la reproduction des orques en captivité. Les quatre épaulards détenus au Marineland d'Antibes seront donc les derniers de leur lignée. 

« Cela conduit, à terme, à la fin de leur captivité en France », se réjouit Florian Sigronde, chargé du dossier à la Fondation droit animal. La mesure n’a toutefois pas été étendue à la trentaine de grands dauphins qui évoluent dans ce parc zoologique des Alpes-Maritimes, ainsi que dans le Parc Astérix (Oise), Planète sauvage (Loire-Atlantique) et au Moorea Dolphin Center (Polynésie française).

Plus largement, le texte améliore les conditions de détention de ces animaux. Il prévoit d’augmenter la taille des bassins, pour atteindre une surface minimale de 3 500 m2 pour les orques, et de 2000 m2 pour les dauphins, contre 800 m2 pour l’ensemble des cétacés dans la législation de 1981. Quant à la profondeur, elle doit au moins atteindre, sur « la moitié de la superficie totale », 11 m pour la première espèce et 6 m pour la seconde. Les établissements disposent de cinq ans pour se mettre en conformité. « Cela ne représente malgré tout que 1 % des volumes dans lesquels évoluent ces animaux dans la nature, avertit Christine Grandjean. Les dauphins parcourent de 100 km à 150 km par jour, tandis que les orques plongent à 200 mètres. »

Parmi les autres avancées, les delphinariums devront prévoir des « enrichissements des bassins » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux », des zones d’ombre, et ne plus utiliser de chlore. Le projet de réglementation interdit également, dans un délai de six mois, l’échouage des animaux pour les spectacles, les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux « pouvant entraîner du stress pour les animaux » et les contacts directs entre le public et les cétacés. Il ne sera donc plus possible de nager avec les dauphins, une activité lucrative pour les parcs marins.
« Ce texte, très positif, va imposer d’importants travaux aux établissements, juge Rodolphe Delord, président de l’Association française des parcs zoologiques et directeur du zoo de Beauval. Ils ont pris du retard du point de vue de la taille des bassins, de la gestion de l’eau et de l’enrichissement du milieu. » Coût estimé des investissements : entre 10 et 20 millions d’euros par parc.

La filière se dit prête à assumer ce chantier, « pour le bien-être animal » mais aussi afin de redorer son image. « Nous sommes impatients que le texte sorte pour mettre fin aux polémiques, explique Jon Kershaw, le directeur animalier de Marineland. Nous avons fait des erreurs dans les années 1970, mais la capture d’animaux en milieu naturel est interdite depuis longtemps.» Et de balayer les accusations : les delphinidés ne sont pas affamés pour faire les numéros. « La majorité de nos cétacés sont nés en captivité et n’en souffrent donc pas. Leur maison est le bassin. »

«Stress» et «ennui»

Une vision idéalisée que récusent les associations. « La captivité n’est pas adaptée aux besoins physiologiques des animaux. Elle entraîne du stress, de l’ennui, des souffrances et de nombreuses maladies qui peuvent provoquer la mort », rétorque Christine Grandjean. Elle en veut pour preuve une espérance de vie des cétacés réduite dans les bassins par rapport aux océans, « alors que dans ces derniers, ils sont menacés par la pêche et les pollutions ».
« Malgré les grandes améliorations, leurs conditions de vie sont loin d’être idéales en captivité, confirme Christophe Guinet, directeur de recherches au CNRS et spécialiste des mammifères marins. Mais si l’on fermait les delphinariums, il faudrait savoir quoi faire des animaux, qui seraient incapables de s’adapter au milieu naturel. Peut-être un système de semi-liberté dans un bras de mer... »
En Europe, plusieurs pays ont interdit les delphinariums ou s’en sont détournés. Au Royaume-Uni, tous les parcs ont fermé dans les années 1990, en raison de coûts de mise aux normes trop élevés.