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pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

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aux massacres de cétacés dans le monde !

mercredi 25 janvier 2017

Justice Pour Kina, La Pseudorque Oubliée

Kina a tout connu: les captures, le massacre de sa famille, la Marine, les expériences scientifiques... À présent, elle croupit dans une cuve insalubre, seule et oubliée de tous. Ou presque.
Nina est une femelle pseudorque (ou fausse orque) captive. Elle vit aujourd'hui à SeaLife Park, à Hawaï.
 Crédit photo: A.Paradise
Kina est capturée en avril 1987 au large de l'archipel japonais d'Iki. Considérés comme nuisibles, les membres de sa famille sont impitoyablement massacrés. Seule survivante, Kina sera placée à l'Ocean Park de Hong Kong puis soi-disant "donnée" à la Marine américaine en novembre de la même année. 

La fausse orque passera environ 6 années "au service" de l'armée avant d'être revendue à l'Institut de Biologie Marine d'Hawaï en 1993. Elle est alors utilisée pour des recherches portant notamment sur l'écholocation. Selon les scientifiques Kina se montre "amicale, patiente et incroyablement intelligente".

▶️ article de Futura Sciences sur les recherches menées sur Kina

En août 2015, l'institut universitaire d'Hawaï se sépare de Kina ainsi que de Boris et BJ, deux grands dauphins. Les trois cétacés sont alors achetés par SeaLife Park, un parc marin de l'île. Mais SeaLife Park n'a, à ce jour, toujours pas obtenu les permis nécessaires à la "détention" de Kina. La pseudorque vit à présent seule, dans une cuve insalubre et non-ombragée. Ses conditions de vie sont absolument déplorables.
La flèche montre la cuve où Kina passe ses journées et ses nuits au SeaLife Park. Crédit image: Animal Rights Hawaii  
Voilà qu'après des années de bons et loyaux services pour les USA - qu'il s'agisse d'études scientifiques ou de défense militaire, Kina meurt d'ennui et dépérit dans ce qu'on peut appeler un mouroir. Selon l'ONG Keiko Conservation, pas moins de 124 dauphins y sont morts. 


Keiko Conservation lançait en novembre 2016 la campagne de sensibilisation "Justice for Kina" afin d'informer le public sur le triste sort de la pseudorque, qui a un peu plus de 40 ans aujourd'hui. Nous espérons que cela portera ses fruits, et que Kina ne passera pas le reste de ses jours dans cette horrible prison.

Vidéo "Justice for Kina" par la Keiko Conservation (sous-titrée en français).


Vous pouvez aider Kina en signant cette pétition. 


lundi 23 janvier 2017

Alors que le cirque Ringling ferme, SeaWorld fait face à des défis similaires


"Il y a de l'espoir". Le cirque Ringling Bros. a annoncé sa fermeture définitive quelques mois après avoir arrêté les spectacles d'éléphants. SeaWorld sera-t-il le prochain?
Article original de Sandra Pedicini pour Orlando Sentinel, publié le 17 janvier 2017. Traduction: Marie Vigoni pour C'est Assez!
L’abandon des numéros d'éléphants n’aura pas suffi à sauver le cirque Ringling Bros. et Barnum & Bailey.
Combien de temps faudra-t-il pour renverser SeaWorld, un autre empire du divertissement avec des animaux qui a également opéré un tournant concernant ses animaux phares ?
Samedi dernier, la société Ringling Bros. a annoncé la fermeture prochaine de son cirque, mentionnant différents facteurs parmi lesquels une baisse spectaculaire de la vente de billets, et ce dès la disparition des numéros avec éléphants. Le propriétaire, Feld Entertainment, a également parlé de coûts d'exploitation élevés, d’un changement dans les goûts du public et de luttes avec les groupes de protection des animaux.
Ringling et SeaWorld sont souvent comparées l’une à l’autre. Ces  deux compagnies sont en effet connues pour utiliser des mammifères massifs et intelligents à des fins de divertissement. L’attitude du public ayant changé, les deux sociétés sont de plus en plus sous le feu des critiques de par l'utilisation de ces animaux en tant qu’objets de divertissement.
Les cadres de SeaWorld ne se sont pas rendus disponibles pour répondre à nos questions. La société a déclaré dans un courrier électronique «se concentrer actuellement sur le développement de nouvelles expériences durant lesquelles les visiteurs s’amuseront, mais seront également incités à en apprendre davantage sur les animaux et leur milieu naturel, et à agir pour leur protection.»
Selon des observateurs de l'industrie, la leçon à tirer de l’expérience de Ringling est que les grands changements opérés suite à la pression des groupes de protection animale peuvent entraîner la perte d’une partie de la clientèle.
«Tenter d’apaiser les groupes de protection des animaux est vraiment une mauvaise stratégie», a déclaré Scott Smith, professeur adjoint à l'Université de Caroline du Sud. « Ils perdent la base même de leur entreprise: le public qui s’y rend pour voir les animaux.»
Tout comme le cirque, SeaWorld a encore un certain nombre de défis à relever, comme par exemple la concurrence et les questions qui émergent quant à la façon de gérer ses autres spectacles d'animaux.
Pourtant, le président de « International Theme Park Services », Dennis Speigel, a déclaré: «Je pense que ce sont deux situations différentes. Je ne pense pas que ce soit le même type d’implication. »
Des experts en attractions ont indiqué que le cirque, vieux de 145 ans, devait également faire face à d'autres difficultés, comme le fait qu’il était devenu un peu obsolète dans un monde de divertissement lié aux nouvelles technologies.
SeaWorld a une plus grande variété d'attractions qu'il peut utiliser pour attirer les gens et faire du profit.
«Depuis toujours, le cirque est basé sur les animaux,» rapporte Duncan Dickson, un professeur associé au UCF's Rosen College of Hospitality Management. «Maintenant, SeaWorld peut-il passer d'un parc basé sur les animaux à un parc à sensations? Cela reste à voir. Je pense qu'il va leur falloir avancer avec prudence ».

SeaWorld a construit des manèges tels que Mako (voir vidéo ci-dessus), la plus haute et la plus rapide des montagnes russes à Orlando. L'entreprise se concentre également davantage sur la promotion de la conservation et du sauvetage dans ses parcs à thème. La compagnie a déclaré qu’elle allait investir cette année dans une gamme variée d'attractions, ce qui inclut des manèges inspirés par des sauvetages d'animaux, des expériences de réalité virtuelle et de nouveaux spectacles et événements «qui réunissent les familles pour des vacances qui ont un sens».
SeaWorld lutte contre une baisse de la fréquentation depuis la sortie du documentaire anti-captivité "Blackfish" en 2013. Mais le nombre de visiteurs de SeaWorld a continué de baisser, même après qu’ils aient annoncé l’arrêt de la reproduction des orques, ces animaux ayant inspiré d’importantes polémiques.
Plus récemment, la compagnie a blâmé des facteurs externes, telle qu’une baisse du nombre de visiteurs brésiliens et une baisse de la fréquentation touristique à Orlando pendant une grande partie de l'année dernière.
Les sondages ont montré que les gens sont de plus en plus mal à l'aise avec le fait de garder des orques en captivité. La moitié des américains se prononce contre cette pratique, selon un sondage réalisé en 2014 par l’Animal Welfare Institute (l’Institut du bien-être animal). Un chiffre en augmentation de 11 pour cent par rapport au même sondage effectué deux ans plus tôt.
Les entreprises doivent suivre l'évolution des goûts et des attitudes du public pour rester pertinents, a déclaré Joe Couceiro, un ancien directeur du marketing de SeaWorld qui dirige maintenant le Lowry Park Zoo de Tampa.
«Si vous n'êtes pas en mesure d'ajuster votre entreprise, que vous travailliez dans un zoo, un cirque, à SeaWorld ou Kmart… vous ne survivrez pas,» a déclaré Couceiro. «Je pense que cela nous rappelle à tous à quel point il est important de continuer à faire progresser et évoluer nos entreprises.»
Personne ne s'attend à voir SeaWorld mettre la clé sous la porte bientôt. Mais selon Naomi Rose, une scientifique spécialisée dans les mammifères marins de l’Animal Welfare Institute, la pression poussera l’entreprise à mettre fin à d'autres spectacles tel que son spectacle de dauphins Blue Horizons.

«C'est un spectacle de cirque complet avec des costumes élaborés, acrobaties, de la musique live et tout ce qui s’ensuit», a déclaré Rose. «Et il implique des animaux. Je pense que c'était le problème avec Ringling, bien sûr.»

vendredi 20 janvier 2017

Taiji: Les Pêcheurs Capturent Près de 300 Dauphins

C'est tout ce qu'ils attendaient. Aujourd'hui, les pêcheurs de Taiji ont réussi à rabattre un très grand groupe de dauphins tursiops (ce que l'on appelle un "super pod") dans l'infâme baie de la honte. Les militants présents sur place estiment qu'entre 250 et 300 dauphins ont été capturés ce matin, parmi lesquels des mères avec leurs petits. 

Le grand groupe de dauphins essayant d'échapper aux pêcheurs. Crédit photo: Dolphin Project
Dauphins fuyant les pêcheurs. Crédit photo: Dolphin Project
Selon les "Cove Monitors" de l'ONG Dolphin Project, la visibilité étant mauvaise, les pêcheurs ont certainement bénéficié d'un 'tuyau' pour repérer le groupe, qu'ils n'ont eu aucun mal à rabattre. Le sort des animaux dépendra du bon vouloir des acheteurs qui vont se presser pour choisir les futurs esclaves des delphinariums.

Les dauphins passeront la nuit là, entassés et apeurés. Crédit photo: Dolphin Project
145 000 euros. C'est le prix moyen pour un dauphin captif, alors qu'un dauphin vendu à la boucherie ne vaut que quelques centaines d'euros. Une aubaine pour les impitoyables pêcheurs, qui vont très certainement toucher le 'jackpot' avec cette prise. Les dauphins quant à eux sont terrifiés. Ils passeront la nuit sans nourriture, dans la peur et le stress. Demain, la sélection commencera, un processus qui pourrait durer plusieurs jours au vu de la taille de ce pod. Une vie de tristesse, d'enfermement et de dressage commencera pour certains. Que deviendront les autres?

JOUR 2
Le processus de sélection a été, à nouveau, très violents. Épuisés, affamés et terrifiés, les dauphins ont été poussés, pris dans des filets, harcelés pendant sept longues heures. Des bébés ont été arrachés à leurs mères, les adultes  ont   été brutalement séparés de leur pod et un nombre incalculable de dauphins ont été blessés tout au long du processus. Les photos et vidéos des militants présents sur place témoignent de la brutalité de Taiji.

À l'issue de cette journée, trente dauphins ont été "choisis" pour rejoindre des enclos marins où les acheteurs viendront choisir leurs prisonniers. Les autres passeront une nouvelle nuit dans la baie, sans nourriture et donc sans hydratation.



Épuisés et affamés, les dauphins doivent affronter l'horreur du processus de sélection. Crédit photo: Dolphin Project

Dauphins pris dans les filets. Crédit photo: Dolphin Project

La violence des séparations. Crédit photo: Dolphin Project
 JOUR 3

Le processus de sélection continue, encore plus éprouvant pour les dauphins  épuisés par deux journées de lutte, de faim, et de violence. À nouveau, les dauphins sélectionnés pour la captivité, souvent de jeunes dauphins, ont été séparés des leurs pour rejoindre les enclos situés plus loin. D'autres ont été marqués, ce qui signifie qu'ils ne sont pas des sujets "intéressants" pour les delphinariums, afin que les pêcheurs n'aient pas à les inspecter ultérieurement.


Les dauphins épuisés doivent se soumettre aux plongeurs

Les dauphins sélectionnés sont emmenés dans des enclos marins et seront bientôt vendus aux delphinariums du monde entier. Crédit photo: Dolphin Project

Après cette troisième journée de terreur et de violence, le nombre de dauphins sélectionnés pour la captivité s'élève à 53 individus. Les dauphins passeront une nouvelle nuit privés de tout...

 JOUR 4

Aujourd'hui ce sont 29 dauphins de plus qui ont perdu leur liberté alors que la sélection se poursuit. Un dauphin a officiellement perdu la vie sous les yeux des militants. L'horreur continue.


Harcelé et pourchassé, ce dauphin semble avoir vomi de peur et d'effroi. Crédit photo: Dolphin Project

Les dauphins subissent les assauts des plongeurs à Taiji (Japon). Crédit photo: Dolphin Project
Le nombre de dauphins capturés pour la captivité s'élève désormais à 82 individus. Combien de temps cela va-t-il encore durer? Que deviendront ceux qui n'ont pas été choisis?

 JOUR 5- EPILOGUE

Au terme de ce dernier jour, ce sont finalement 100 grands dauphins qui iront rejoindre les prisons marines du monde entier. au moins 4 dauphins ont péri à cause de la violence du processus.

Après 5 jours et 5 nuits de torture, 5 jours et 5 nuits de souffrances physiques et morales, 5 jours et 5 nuits sans manger, complètement déshydratés, épuisés moralement et physiquement, les autres membres de ce super pod ont été relâchés.

Vous pouvez agir! Cliquez ICI

En janvier, C'est Assez! organise deux rassemblements contre Taiji. Le premier s'est déroulé à Paris le samedi 21 janvier. Près de 150 personnes nous ont rejoint, nous les remercions très chaleureusement! Prochain événement le samedi 28 janvier à Nantes. Venez nombreux pour dire #StopTaiji.



vendredi 6 janvier 2017

Tilikum, l'Orque du Film Blackfish, Est Mort

Tilikum, l'orque rendue célèbre par le documentaire Blackfish, s'est éteint. Il avait environ 36 ans et en aura passé 33 en captivité. Emporté par une infection pulmonaire d'origine bactérienne, il restera à jamais le symbole du combat contre la captivité des cétacés. C'est Assez! lui rend hommage en ce triste jour.



L'épaulard avait été capturé dans les eaux islandaises en Novembre 1983, puis placé dans un bassin à l'aquarium d'Hafnarfjörður, près de Reykjavik, en attendant son transfert. Séparé de sa mère à l'âge de 2 ans, l'épaulard ne reverra plus jamais l'océan à partir de ce moment.

Il rejoint le continent américain au parc Sealand of the Pacific (Canada), où il subira les attaques des deux femelles dominantes partageant son bassin. Le dressage commence alors pour le jeune épaulard qui doit se produire en spectacle huit fois par jour, sept jours sur sept. Le stress, la privation, ce nouvel environnement hostile et l'épuisement lui donnent des ulcères à l'estomac.

C'est à Sealand qu'il fait sa première victime, une dresseuse du nom de Keltie Burne. Après une chute dans le bassin, les trois orques s'attaquent à elle. Il faudra plus de deux heures pour que les autres employés du parc puissent récupérer son corps.

Peu de temps après ce décès, Tilikum sera transféré au parc SeaWorld d'Orlando, en 1992. Le parc Sealand fermera peu de temps après son transfert.

Sa seconde victime, Daniel P. Dukes, meurt en 1999. Ce marginal s'était introduit dans le bassin de Tilikum après la fermeture du parc. Son corps sera retrouvé le lendemain matin. 

Mais le décès le plus retentissant survient en 2010, lorsque Tilikum tue Dawn Brancheau, une dresseuse expérimentée de SeaWorld. À partir de ce moment-là, plus aucun dresseur ne sera autorisé à entrer dans l'eau avec les orques.

Dawn Brancheau et Tilikum. 
C'est cet "accident" qui sera le point de départ du documentaire de Gabriela Cowperthwaite, Blackfish. Diffusé sur la chaîne américaine CNN le 24 octobre 2013, le film provoque un véritable raz-de-marée aux Etats-Unis. Le public américain découvre alors les mensonges du parc SeaWorld et surtout la souffrance des orques captives. Depuis cette date, l'entreprise américaine ne cesse de subir "l'effet Blackfish": perte de confiance du public, chute du nombre de visiteurs et de ses actions en bourse... Malgré tous ses efforts, SeaWorld peine à redorer son blason. En mars dernier, lors d'une conférence de presse, le PDG du groupe Joel Manby annonçait la fin de la reproduction de ses orques captives et l'arrêt progressif des spectacles théâtraux qui ont jadis fait son succès (lire notre article sur le dernier spectacle des orques de SeaWorld San Diego ici).

Bande-annonce de Blackfish:


Tilikum aurait pu mourir autrement, et surtout ailleurs que dans un bassin chloré. Il y a quelques mois, le PDG de l'entreprise Munchkin avait proposé à SeaWorld 1 million de dollars pour que l'orque soit placée dans un sanctuaire marin, et qu'il puisse enfin retrouver l'océan. Mais dans son aveuglement entêté, l'entreprise a refusé l'offre. 

Exploité toute sa vie, Tilikum a aussi été un reproducteur de choix pour SeaWorld et compte de nombreux descendants - dont presque tous sont issus d'inséminations artificielles. Aujourd'hui, près de 54% des orques de SeaWorld sont des descendants de Tilikum.


Dans le communiqué annonçant sa mort, SeaWorld déclare: "(...) il est important de rappeler que Tilikum a eu une vie longue et enrichissante à SeaWorld, et qu'il a incité des millions de personnes à s'intéresser à cette espèce incroyable".

Outre le dégoût que nous inspire cette phrase, nous espérons de tout coeur que la mort de Tilikum coulera définitivement cette entreprise.

Merci, Tilikum, d'avoir ouvert les yeux et les consciences de tant de personnes à travers le monde. Ta mort ne sera pas vaine, nous nous battrons pour ceux qui restent enfermés dans ces prisons chlorées.

mercredi 4 janvier 2017

Filets Coupés à Taiji: 4 dauphins s'échappent, la police japonaise enquête

La nouvelle fait grand bruit… Cette nuit, deux filets d’un parc de la Dolphin Base (à Taiji, Japon) ont été coupés sur un mètre de hauteur et quatre dauphins se sont  échappés. Deux d'entre eux sont restés à côté des parcs et ont été recapturés, sans doute trop drogués par les médicaments qu’on leur administre. Il n’y a aucune nouvelle des deux autres dauphins. 

Selon la police, les filets des installations ont été vérifiés le 30 décembre dernier, aucune anomalie n’a été relevée et aucune activité suspecte n’a été remarquée au cours de ces quatre jours.
D'après Yoshi, de l'association japonaise Yoshi's Project, il y a des caméras partout autour de la ville. La police est toujours en alerte. 
"Où que nous allions, la police nous trouve toujours, nous suit, et reste avec nous", précise-t-il. 

Quoiqu’il en soit, et même si nous nous réjouissons que 2 dauphins aient retrouvé la liberté, qu’adviendra-t-il des bénévoles du Dolphin Project et de Sea Shepherd présents sur place? Ces militants informent quotidiennement le monde de ce qui se passe dans la "baie de la honte" dans le respect de la loi japonaise. 

Crédit photo: Ric O'Barry's Dolphin Project

"Taiji - 4 janvier 2017

 Il y a quelques heures, les Cove Monitors de Dolphin Project ont remarqué qu’il y a avait des policiers à la Dolphin Base, une installation pour les dauphins captifs à Taiji (au Japon) et la police leur a demandé de partir. 
Des enquêteurs  sont arrivés peu de temps après. Nous avons d’abord pensé que quelque chose était  arrivé à un dresseur, ou éventuellement à un client. La police ne nous a rien dit sur l'incident et nous avons continué à nous inquiéter.
Nous avons appris par un reportage télévisé et par le site Web NHK News Web que, vraisemblablement, des filets avaient été coupés, entraînant l'évasion de quatre dauphins. Nous ne pouvons pas confirmer ces allégations, et nous ne savons pas ce qu’il est advenu des mammifères marins.
Alors que nous sommes contre le maintien des dauphins en captivité, nous ne tolérons pas les comportements illégaux. Nos Cove Monitors travaillent dans le cadre légal japonais, documentant sur la chasse aux dauphins de Taiji pour le peuple japonais et le reste du monde, y compris sur les terrifiantes méthodes de captures et les massacres perpétués.
Nos campagnes internationales sont menées avec le plus grand respect pour les lois locales, avec pour  objectif ultime la fin de la maltraitance des dauphins. Nous espérons qu'un jour, Taiji se transforme en une destination touristique, où aucun dauphin ne sera chassé ou capturé pour la captivité."

Pour rappel: Le 18 novembre 2003, 2 membres de Sea Shepherd ont libéré 15 dauphins destinés au massacre du lendemain matin: 

"Sea Shepherd est la seule organisation qui ait réussi à libérer des dauphins à Taiji en 2003. Nos activistes ont alors fait de la prison ferme et ont été bannis à vie du pays. Les mesures de sécurité ont été considérablement renforcées et nous sommes désormais contraints de dénoncer et d'alerter, sans hélas pouvoir intervenir plus activement." - Source: Sea Shepherd France


mardi 3 janvier 2017

Dernier Spectacle Pour les Orques de SeaWorld San Diego

Dimanche prochain marquera une date historique pour l'entreprise SeaWorld: le parc de San Diego présentera son dernier spectacle "théâtral" avec des orques. Après avoir annoncé en mars 2016 sa volonté de mettre fin à la reproduction de ses épaulards, la compagnie avait également déclaré que les grands cétacés ne participeraient plus aux spectacles qui ont fait sa réputation. 

Spectacle des orques, SeaWorld San Diego. Photo: Lolilujah / Flickr.com
Ce sera le dernier du genre. Les 11 orques détenues dans le parc SeaWorld San Diego feront leur dernier spectacle devant le public ce dimanche 8 janvier. Baptisé "One Ocean", l'attraction sera remplacée dès cet été par "Orca Encounter" ('rencontre avec les orques'). Ce projet a vu le jour après que SeaWorld ait dû renoncer aux spectacles qui ont autrefois fait sa gloire... et causé sa perte. Présentée comme plus pédagogique, la nouvelle attraction permettra aux visiteurs de voir les orques à travers des vitres mais sans que les animaux ne soient obligés d'executer des tours. 

Quelques sapins de Douglas, de faux rochers en fibre de verre... Le nouveau décor se veut plus naturel, mais ne présente en réalité aucune amélioration concernant l'habitat des épaulards: les bassins ne seront pas plus grands, et resteront toujours aussi stériles. Mais au moins, les animaux ne seront plus forcés de 'travailler' pour gagner leur pitance.

Projet de décor de la nouvelle attraction de SeaWorld, « rencontre avec les orques ».
Crédit image: SeaWorld
Les parcs d'Orlando et de San Antonio, quant à eux, ouvriront cette nouvelle attraction d'ici 2017. 


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Granny, l'Orque Centenaire, Présumée Morte

C'est une bien triste nouvelle pour tous les amoureux des cétacés. L'orque libre la plus célèbre au monde est présumée morte. Plus connue sous le nom de "Granny" ('mamie' en anglais), J2 n'a pas été vue avec son pod depuis le 12 octobre 2016 et selon le Center for Whale Research, elle pourrait bien ne plus être de ce monde.

Granny, ou J2, en 2010. Crédit photo: Center For Whale Research
Véritable symbole de longévité, on estime que Granny avait environ 105 ans. Elle était l'orque la plus vieille du monde jamais connue, une matriarche d'une extraordinaire vitalité qui vivait entourée de sa descendance. Observée pour la première fois dans les années 1930, les scientifiques estiment qu'elle a eu deux petits, qui se sont reproduits et ont perpétué la lignée du pod J, faisant de Granny une arrière-grand-mère.
Capturée en 1967 pour des parcs comme SeaWorld, elle fut relâchée en raison de son âge déjà avancé. L'un de ses petits-enfants, Canuck, fut capturé et vendu à SeaWorld. Il est mort en captivité à l'âge de 4 ans.

Granny entourée des siens, en 2011. Crédit photo: Dave Ellifrit
Sa mort présumée survient quelques semaines après qu'on ait retrouvé le corps inerte d'un autre membre du pod J, un mâle de 18 ans appelé "Double Stuf".
Après avoir subi les captures, le pod J ainsi que les pods L et K qui composent la population des orques Résidentes du Sud souffrent du manque de nourriture. 
Se nourrissant principalement de saumons Chinook, ces orques sont menacées d'extinction en raison de plusieurs barrages installés sur la rivière Snake qui retiennent les poissons en amont. Selon les experts, il est nécessaire d'enlever ces barrages si l'on veut sauver cette population. (Pétitions en bas de cette page.)

Avec la mort de Granny, il ne reste plus que 78 individus répartis dans les 3 pods des Résidentes du Sud.

Granny nous manquera, mais elle restera pour toujours la preuve que les orques libres peuvent vivre de très longues années.

Crédit Photo: Center for Whale Research
Pétitions à signer pour que les barrages de la rivière Snake soient enfin démolis:


Sources pour cet article: