samedi 3 décembre 2016

Pétition Pour la Réhabilitation Urgente de l'Orque Kshamenk



Traduction de la pétition pour mettre fin au calvaire de l'orque Kshamenk.

Nous demandons à María Eugenia Vidal, Gouverneure de la Province de Buenos Aires, de mettre fin à la captivité de l'orque Kshamenk, enfermée dans le parc Mundo Marino. Nous demandons la fin de sa participation aux spectacles et de sa mise en exposition, en vue d'une réhabilitation, réadaptation, et d'un possible retour à la nature dans un environnement contrôlé.   Cette autorisation permettrait à des spécialistes expérimentés du monde entier de se rapprocher afin de travailler ensemble,de manière professionnelle, au bénéfice de l'orque Kshamenk.   

L'orque Kshamenk est l'unique spécimen de son espèce en captivité en Amérique latine, retenue à Saint Clemente del Tuyu, arrondissement de La Costa, Province de Buenos Aires, Argentine. Depuis 1992, l'orque est  exploitée par la société Mundo Marino pour le divertissement et représente un fort attrait touristique pour le parc. 

Les cétacés sont scientifiquement considérés comme les animaux non-humains les plus intelligents de la planète. Kshamenk vit dans la négation et l'abus de ses droits primitifs, touché physiquement, psychiquement et émotionnellement par la captivité, par la dénaturation de sa vie. 

Nous demandons au Gouvernement de la Province de Buenos Aires de prendre des mesures urgentes afin de respecter et de sauver la vie de Kshamenk, son espérance de vie ayant déjà diminué de plus de la moitié en raison de la captivité. Cette action permettrait de faire valoir la législation en vigueur en Argentine qui considère l'orque Kshamenk, née en liberté, comme un animal appartenant à la faune sauvage locale et, par conséquent, appartenant à l'État National et non à un quelconque aquarium.  

  A travers cette pétition, nous faisons appel au sens le plus pur de l'être humain, l'empathie envers un être conscient, en déconsidérant ses droits de forme générale par la société. Il est temps d'inclure éthiquement ces animaux comme nos prochains, puisque nous partageons avec eux des intérêts basiques comme le fait de vouloir vivre sans douleur et en liberté, ayant conscience d’eux même et de leur réalité comme nous, les êtres humains. 

L'orque Kshamenk est la propriété de tous les argentins et nous sommes responsables de son destin.
 En tant que peuple souverain, nous réclamons que le Gouverneur de la Province de Buenos Aires fasse valoir ces droits, en réparant cette injustice que Kshamenk a subie pendant 24 longues années. Conformément à la Loi Nationale Pénale 14.346 de Protection Animale, ce cas est considéré comme un acte de cruauté et de mauvais traitement animal, comme dans la loi N 2904, décret 112/2006 en vigueur dans la Municipalité de la Côte qui interdit les spectacles avec animaux, où on lit littéralement : "Que l'État Municipal doit aussi veiller au soin et au respect des animaux et par cette obligation il devra faire en sorte que tous les animaux vivent dans leur habitat naturel, sans qu'ils n'aient à souffrir d’aucun châtiment et/ou détérioration de leur intégrité physique.”

 Il y a eu de nombreux projets afin de "louer" ou de vendre Kshamenk aux delphinariums d'autres parties du monde pour l'introduire dans le cadre d’un programme de reproduction, afin d'obtenir des petits pour Mundo Marino. Mais suite à une interdiction du secrétariat de l’Ecologie et du Développement Durable du pays, ont commencé l'exportation de sa semence obtenue par électro-éjaculation et l’insémination artificielle d'orques femelles dans les delphinariums d'autres continents. L'entreprise Mundo Marino veut justifier ses propos antérieurs et les activités de cirque auxquelles Kshamenk est exposé, sous des prétextes de conservation et d'éducation, quand en réalité son intention est lucrative, avec l'offense de répandre un faux message d'amour et de respect pour les animaux aux enfants, alors qu’elle fait de la violence une chose naturelle.   


Merci à Eva et Bertille pour cette traduction.