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Sur le site de l'association C'est Assez !

Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

STOP

aux massacres de cétacés dans le monde !

vendredi 30 décembre 2016

BILAN: Nos Actions en 2016

2016 a été une année riche en avancées concernant la captivité des cétacés, en France comme dans le monde entier. 
Voici une liste non-exhaustive des actions menées par notre association cette année.

- Nos équipes locales ont organisé 25 événements en France métropolitaine parmi lesquelles des manifestations, stands d'information, happenings et projections du documentaire Blackfish. En tout, nous avons participé à plus de 30 événements cette année. 
Vidéo: 


- Nous avons initié une pétition pour empêcher l'ouverture de nouveaux delphinariums qui a recueilli à ce jour plus de 51.000 signatures. Celle-ci sera remise au Ministère de l'Environnement début 2017. Vous ne l'avez pas encore signée? Merci de cliquer ICI


- Nous avons reconduit l'Opération Oblitération qui consiste à envoyer des lettres à Ségolène Royal pour lui demander de mettre en place une législation contre les delphinariums en France. Ces courriers seront remis en même temps que la pétition sus-mentionnée. Il est encore temps d'y participer ICI

C'est Assez! a participé à un groupe de travail à l'Assemblée Nationale. Ce groupe était composé de diverses associations de protection animale, de parlementaires, de responsables de parcs animaliers, ainsi que de représentants des Ministères concernés. Un nouvel arrêté devrait bientôt paraître, et présenter quelques avancées pour les dauphins captifs, bien que toutes nos demandes n'aient pas été prises en compte. Nous fournirons plus d'informations à ce sujet lorsque l'arrêté sera définitif, celui-ci étant en cours de rédaction à ce jour.

- C'est Assez! fait également partie des 26 associations regroupées au sein du collectif "Animal Politique". Le but de ce collectif est simple: faire en sorte que la question du bien-être animal soit davantage prise en compte par les politiques français, en particulier au moment des élections présidentielles. Retrouvez le manifeste d'Animal Politique ICI

Christine Grandjean, Présidente l'association C'est Assez! (au premier rang, en 4è position en partant de la gauche) lors de la présentation du manifeste du collectif Animal Politique. 
- Notre association a fait tout son possible pour empêcher le transfert des dauphins Ekinox et Naska du Parc Astérix vers le zoo d'Attica en Grèce. Nous avons initié une pétition en urgence, une manifestation et rédigé une lettre ouverte à M. Kremer, le directeur du Parc Astérix. Cette lettre a été co-signée par 7 autres associations. Malheureusement tous nos efforts ont été vains puisque le transfert a eu lieu dans le plus grand secret courant juillet.

- Autres campagnes initiées par C'est Assez! auxquelles vous pouvez toujours participer depuis chez vous: 

 ✦ contre les massacres de dauphins à Taïji: ICI
  contre les massacres de dauphins aux îles Féroé: ICI
  campagne pour Kshamenk, l'orque solitaire d'Argentine: ICI


- Nos rédactrices ont aussi écrit plusieurs articles et tribunes pour les sites du Nouvel Obs et Le Monde au sujet des massacres de cétacés aux îles Féroé, au Japon, ainsi que sur la captivité des dauphins afin de toucher un large public.

Autres informations:
✦ En 2016, notre association a ouvert deux nouveaux groupes locaux, à Lyon et en région PACA. 

Depuis septembre dernier, l'association est parrainée par le talentueux Guillaume Meurice, que nous remercions à nouveau pour son engagement à nos côtés.

Nous sommes désormais suivis par plus de 50.000 personnes sur les réseaux sociaux, contre environ 12.000 l'an dernier à la même époque. Cela prouve une chose: le message que nous portons est de plus en plus entendu... ce qui est très encourageant.

Merci à nos fidèles militants sans qui rien ne serait possible.

En 2017, soyons encore plus nombreux à défendre ces êtres merveilleux que sont les cétacés! 




jeudi 29 décembre 2016

TRIBUNE- Cétacés en Captivité: la Souffrance Derrière le Spectacle

Tribune écrite à l'initiative de C'est Assez! et publiée sur le site du journal Le Monde le 28 décembre 2016. 
Cétacés en captivité : la souffrance derrière le spectacle

Le 22 décembre dernier, la mairie de Barcelone fait une annonce historique concernant la captivité des cétacés. Tout d’abord, le conseil municipal va fermer son delphinarium du parc de la Ciutadella d’ici à 2019. En outre, la ville a décidé que les quatre dauphins captifs seront libérés. Le lieu qui les abritera est encore l’objet de discussions au sein d’un groupe de travail ; ce pourrait être une baie marine dans les eaux grecques.
En France, en revanche, Aïcko, dauphin de 6 ans né au parc Astérix, n’aura pas eu cette chance. Il est mort au delphinarium Planète Sauvage le 6 novembre. Malheureusement, le décès d’Aïcko n’est qu’un décès parmi tant d’autres !
Une espérance de vie réduite 
En captivité, en effet, l’espérance de vie des dauphins, mammifères marins appartenant à l’ordre des cétacés, est réduite environ de moitié par rapport à la vie sauvage, malgré les soins quotidiens et l’absence de dangers inhérents au monde sauvage (collisions, filets, prédateurs, pollution, difficulté à se nourrir…). Le stress, l’ennui et l’absence de relations sociales complexes engendrent pertes d’appétit et de poids, ulcères, vulnérabilité aux maladies, profondes dépressions, comportements antisociaux et même suicides. De nombreux décès sont directement imputables aux conditions de vie en captivité : maladies pulmonaires dues au chlore, maladies rénales dues aux problèmes d’hydratation… En bassin, les animaux captifs développent des comportements stéréotypés. Ils montent et descendent comme des bouchons au Marineland d’Antibes, mâchent les barreaux et le béton de leurs bassins, vivent en léthargie… Toutes ces souffrances sont à l’origine de violences entre eux (traces de morsures récurrentes) et envers leurs soigneurs. Les témoignages d’anciens dresseurs comme John Hargrove (Marineland Antibes), dans son livre Beneath the Surface (2015), commencent à se multiplier et parviennent à la même conclusion : la captivité nuit gravement à la santé des cétacés. Enfermer des super prédateurs, tels que les orques, est une aberration. Ainsi, l’orque Tilikum, protagoniste du documentaire Blackfish de Gabriela Cowperthwaite, compte déjà trois « meurtres » à son actif. Le dernier remonte à 2010 où en plein spectacle, l’orque a noyé sa dresseuse consciemment. A l’état sauvage, au contraire, aucune attaque d’orque sur l’humain n’a été constatée.
Des mammifères remarquablement intelligents
Aux souffrances liées à la captivité s’ajoutent celles du dressage basé sur la privation alimentaire, la punition et l’isolement. Souvent un jeune dauphin est mis « en équipe » avec un adulte expérimenté. Si le jeune dauphin n’accomplit pas correctement un exercice, l’adulte sera également privé de récompense. La frustration pourra alors pousser l’adulte à punir à son tour le jeune.
Or, les connaissances scientifiques nous permettent aujourd’hui d’affirmer que les dauphins et les orques sont des êtres vivants conscients d’eux-mêmes et doués d’une intelligence remarquable. Lori Marino, neuroscientifique internationalement connue pour ses découvertes sur les dauphins, a étudié, durant 18 ans, le cerveau de cétacés échoués. Ses recherches ont démontré que le néocortex des animaux est extrêmement complexe. En 1998, elle a fait passer le test du miroir à deux dauphins de l’aquarium de New York (4). Alors qu’ils passaient devant leur reflet, les cétacés se sont observés et reconnus, comme le ferait un être humain. En 2013, l’Inde a par ailleurs accordé aux dauphins le statut de personnes non-humaines, interdisant ainsi toute capture et exploitation dans le pays.
Les cétacés vivent au sein de structures sociales et familiales très évoluées où les liens entre individus sont extrêmement forts. D’une part, il n’est pas rare de voir des groupes entiers de dauphins échoués. Si l’un des membres prend une mauvaise direction, le groupe restera tout de même incroyablement solidaire. D’autre part, ces liens s’expriment par des comportements d’entraide : les femelles qui viennent de mettre bas sont entourées de marraines qui aident à s’occuper du petit. Chez les orques, un mâle reste toute sa vie auprès de sa mère. Il ne la quittera que brièvement pour se sociabiliser et se reproduire.
Dans les océans, les dauphins et les orques peuvent parcourir jusqu’à cent kilomètres par jour et plonger jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur. À l’état sauvage, les dauphins vivent entre 40 et 60 ans ; entre 40 et 90 ans pour les orques.
La France en retard sur d’autres pays de l’UE
En outre, la captivité est directement liée aux massacres de la baie de Taiji au Japon. Mis en lumière par le film The Cove (Oscar 2010 du meilleur film documentaire), on apprend que les plus beaux « spécimens » capturés dans des conditions atroces approvisionnent les delphinariums du monde entier. Un dauphin de spectacle peut être revendu 200 000 dollars !
À l’heure où les consciences s’éveillent sur la souffrance que vivent ces cétacés captifs, nous ne devons plus mentir à nos enfants en leur faisant croire que les dauphins, parce qu’ils ont toujours l’air de sourire, sont heureux de faire les clowns, la faim au ventre. De plus, ces spectacles ne peuvent rien apprendre de pertinent sur la véritable vie des cétacés, et encore moins prétendre participer à la conservation des espèces. Observer les dauphins nager à l’étrave d’un bateau est une merveilleuse leçon de vie ! Des dauphins libres, on peut en observer sur l’ensemble du littoral français.
Douze pays de l’Union Européenne n’ont pas ou plus de delphinariums à l’image de Chypre, de la Hongrie ou du Royaume-Uni qui ont légiféré en ce sens. En France, les dauphins sont encore détenus au parc Astérix (Oise), à Planète Sauvage (Loire-Atlantique), au Moorea Dolphin Center (Polynésie française) et au Marineland Antibes (Alpes-Maritimes), seul parc à détenir aussi des orques. Il est donc grand temps de fermer ces delphinariums et de permettre la réhabilitation des cétacés captifs dans des sanctuaires marins adaptés. Qu’attendons-nous ?
Signataires: 

Georges Chapouthier, neurobiologiste et philosophe ; Boris Cyrulnik, éthologue neurologue et psychiatre ; Yves Paccalet, philosophe et ancien collaborateur du commandant Cousteau ; Corine Pelluchon, philosophe ; Matthieu Ricard, biologiste et fondateur de Karuna-Shechen ; François Sarano, océanographe.

dimanche 4 décembre 2016

Kshamenk, l'Autre Orque Solitaire: Sa Vie Est Un Enfer

Cinq ans. C'est le temps qu'a passé Kshamenk en liberté avant de tomber entre les mains des hommes. Quand il s'échoue sur une côte de la province de Buenos Aires en 1992, sans doute ignore-t-il que sa vie va devenir un long supplice...


Le seul épaulard captif en Amérique du Sud
Kshamenk avait donc environ 5 ans lorsqu'il arriva dans le bassin du Mundo Marino, un parc situé dans la ville de San Clemente du Tuyù, dans la province de Buenos Aires en Argentine. 
Il y rejoint une femelle nommée Belen, capturée quelques années plus tôt en 1988. Tous deux partagent dès lors le même bassin exigu, et sont exhibés au public enthousiaste.
Kshamenk et Belen au Mundo Marino. Crédit photo: Rachel Cali / orcahome.de
Après quelques années ils atteignent l'âge de la maturité sexuelle et s'accouplent. Belen devient gestante en 1998 mais le bébé ne survit pas. Elle meurt en 2000 d'une infection rénale, alors qu'elle est à nouveau enceinte de quelques mois.
Commence alors une vie de solitude pour Kshamenk.

Sauvetage ou capture? 
Les versions divergent. Selon Mundo Marino, Kshamenk ainsi que d'autres orques se seraient échoués sur la côte fangeuse de la baie de Samborombón en Argentine. À cause de la marée descendante, ils n'auraient pas réussi à rejoindre les eaux plus profondes. Une opération de sauvetage a donc, semble-t-il, été mise en place afin de ramener les animaux vers le large. Mais selon les dires des "sauveteurs", les orques ne purent être sauvées, hormis Kshamenk,  le seul survivant du groupe. 
Mais certaines associations telles que la Fondation Free Willy / Keiko et la Fondation Wild Earth (EWF) mettent en doute la version de Mundo Marino. Selon elles, Kshamenk et son groupe chassaient près de la côte lorsqu'ils furent surpris par la marée descendante. Mais au lieu de les aider à regagner le large, le personnel de Mundo Marino aurait alors déployé des filets pour les empêcher d'aller plus loin. L'échouage ne serait donc pas accidentel mais forcé. Une méthode qui n'était pas étrangère aux employés du parc et qui aurait été employée quelques années plus tôt pour capturer Belen et une orque plus âgée, Milagro. Des sources soutiennent aussi qu'un animal du groupe fut libéré car il était trop lourd à déplacer. Toujours selon ces mêmes sources, un autre mourut durant le transport jusqu'au parc, et une quatrième orque se serait tuée en se cognant violemment contre les parois du bassin à son arrivée. Cette version des faits paraît bien plus probable que celle du parc à thème argentin...
Quoiqu'il en soit, le résultat est là: coincé dans une piscine ridiculement petite depuis ce jour, Kshamenk est exploité depuis 24 ans et dépérit.
Ces trois minuscules bassins constituent l'espace de vie de Kshamenk. Espace qu'il partage avec des dauphins tursiops.
Kshamenk, isolé dans l'un des bassins du fond. Un véritable crève-coeur.
Une santé qui se détériore 
À la mort de Belen, Kshamenk commença à se montrer agressif envers les dresseurs. C'était un jeune mâle qu'on avait privé de liberté et qui, désormais, était aussi privé de compagnie.
Très vite, les associations constatèrent que Kshamenk était soumis à un stress important dû au manque d'espace et de compagnie. Comme tous les épaulards mâles captifs, son aileron commença à s'affaisser. 
Peu coopératif voire agressif, déprimé et sexuellement frustré, il présente tous les symptômes du mal-être dû à la captivité. La cohabitation avec les dauphins est difficile aussi: l'orque a attaqué l'un d'eux, sans entraîner sa mort mais lui laissant une "belle" cicatrice. 
En 2016, il croupit toujours au Mundo Marino où il participe à des spectacles 5 fois par jour, seuls moments où il a accès au bassin principal (et qui n'est pas beaucoup plus grand que les deux autres...). Alors qu'il y a quelques années, l'orque était capable d'atteindre les objets placés en hauteur au-dessus du bassin, il en est incapable aujourd'hui. Ses dents sont dans un état déplorable à forcer de ronger les barreaux de sa prison. Il survit dans un espace si petit que c'est à peine s'il peut se retourner. Ce géant de 6 mètres 20 qui a connu la vie dans l'océan se retrouve à présent dans ce que l'on pourrait comparer à une flaque d'eau à notre échelle.
Il a été séparé du seul dauphin avec lequel il s'entendait bien, une femelle grand dauphin nommée Floppy, et a été placé avec une femelle âgée nommée Clementina. Floppy manquait à l'appel lors de la visite des activistes la semaine dernière. L'an dernier, ils avaient compté 9 dauphins parmi lesquels un delphineau. Cette fois, les militants n'en ont vu que 5. Que sont devenus les autres? Où est Floppy? 
Privé de sa "meilleure amie", aujourd'hui, Kshamenk est plus seul que jamais. 

Cette vidéo intitulée "Kshamenk- Un dia de su vida" ("une journée dans la vie de Kshamenk") montre à quel point sa vie est un enfer. 



Des gènes convoités
Quand Belen meurt en février 2000, Mundo Marino décide alors d'intégrer Kshamenk à un programme de reproduction artificielle, avec l'aide des parcs américains qui saisissent alors l'occasion de se procurer de nouveaux gènes pour leurs futures générations d'orques captives. 
Il fut un temps question d'envoyer Kshamenk aux Etats-Unis pour rejoindre Shouka, l'orque du Marineland expatriée à l'époque au parc Six Flags dans l'Ohio. Mais Six Flags n'obtint pas l'autorisation de transférer Kshamenk.
Il allait falloir trouver un autre moyen pour profiter de l'aubaine que représentaient les gènes du grand mâle.
Le parc SeaWorld ne manqua pas cette occasion et l'orque Kasatka fut inséminée avec le sperme de Kshamenk. Elle donna naissance à Makani en 2013. Une femelle nommée Kamea naît la même année à SeaWorld San Antonio; elle est la fille de Takara et n'a, elle non plus, jamais vu son géniteur argentin.

Quel avenir pour Kshamenk?
D'un point de vue légal, Kshamenk n'appartient pas à Mundo Marino mais au gouvernement argentin. Il ne peut être vendu ou exporté à l'étranger, selon une loi en vigueur depuis 1986. L'Argentine a interdit les captures d'orques en 1998, soit 6 ans après la capture de Kshamenk. 
En 2005, la valeur marchande de Kshamenk fut estimée à 1,5 millions de dollars.
Bien qu'il ait vécu en liberté pendant 5 ans et ait appris à chasser, une expertise vétérinaire conclut en 2006 qu'il était impossible de réhabiliter Kshamenk dans son milieu naturel. 
Si les images déchirantes de Kshamenk ont fait le tour du monde et ont ému de nombreuses personnes à travers le monde, son avenir reste plus qu'incertain. En effet, selon une militante de l'association locale Activistas Animalistas de la Costa, Kshamenk reste l'attraction phare du parc. Mundo Marino bénéficie également d'une grande influence et d'une image positive dans la région: il fournit des emplois aux gens de la ville qui n'ont pas beaucoup d'autres opportunités pour trouver du travail. Ceux qui connaissent la vérité sur la capture de Kshamenk ont subi des menaces et ont peur de parler. Globalement, peu de gens osent critiquer ce parc qui leur paraît si puissant.
On peut tout de même espérer que le gouvernement argentin réagisse enfin et réhabilite l'unique orque captive qu'il détient. À Buenos Aires, le maire Horacio Rodriguez Larreta a décidé de fermer le zoo de la ville et de transformer ses 17 hectares en un refuge pour les animaux victimes de traffics illégaux. À l'origine, 2500 animaux devaient être progressivement relâchés dans des réserves en Argentine.
Rodriguez a déclaré lors d'une cérémonie tenue en juin 2016: "La captivité est dégradante pour les animaux, ce n'est pas la bonne manière de prendre soin d'eux." Seule une cinquantaine d'animaux devront rester au zoo, parmi lesquelles Sandra, une femelle orang-outan célèbre pour avoir été officiellement reconnue comme une "personne non-humaine" devant avoir des droits par la Cour de justice de Buenos Aires. Selon l'avocat spécialisé en droit animal Gerardo Biglia, la raison pour laquelle Sandra ne peut être réhabilitée est qu'elle est une 'hybride', un croisement (artificiel!) entre des orangs-outans de Bornéo et de Sumatra, et par conséquent a des problèmes de socialisation.
En dépit de cela, l'avocat Gerardo Biglia restait optimiste pour l'avenir: "Je pense qu'il y a un vent de changement pour lequel nous sommes déjà préparés, parce qu'aujourd'hui il est évident pour les enfants que c'est mal d'enfermer des animaux dans des cages."
Autre point noir, et non des moindres, des transferts vers d'autres parcs zoologiques ont eu lieu malgré les protestations d'associations telles que SinZoo, avec laquelle nous collaborons pour sortir Kshamenk de cet enfer. 
En attendant, Mundo Marino semble avoir senti le vent tourner puisqu'ils ont changé leur discours récemment lors de leur spectacle, qui se veut plus "éducatif". On a déjà entendu cela quelque part...

Agir pour Kshamenk



L'histoire de Kshamenk est tragique, ses conditions de vie sont déplorables, mais il reste un espoir: tant que Kshamenk est en vie, il peut toujours possible de le sortir de cet enfer. Seule une pression internationale peut faire avancer les choses et pour cela, nous vous demandons de prendre le temps de faire ces quelques actions:

- Vous pouvez interpeller Mme la Gouverneure de la Province de Buenos Aires, Maria Eugenia Vidal sur le triste sort de Kshamenk via son compte Twitter: +Mariu Vidal ou sur Facebook ici
Voici quelques hashtags à utiliser: #FreeKshamenk #SalvemosaKshamenk #LibertadParaKshamenk  #SaveKshamenk  

- Vous pouvez envoyer un email au Ministre de l'Environnement et du Développement Durable, M. Rabino Sergio Alejandro Bergman: contacto@sergiobergman.com . Un email court et simple suffit, en espagnol ou en anglais. Voici un exemple que vous pouvez copier puis coller:
"Muy señor mío, 
Le solicito para ayudar a la orca Kshamenk. Su vida en Mundo Marino es un verdadero sufrimiento. Es cruel detenerla en esas piscinas en donde no se puede mover además de vivir sin la compañia de otras orcas. Kshamenk podría ser trasladado en un refugio natural y quizá volver a ser libre. Gracias por su interés.
Un cordial saludo,

Prénom + Nom, Pays

- Partagez notre vidéo afin de sensibiliser un maximum de personnes sur le sort de Kshamenk via les réseaux sociaux:



VERSION EN ANGLAIS ICI

- Enfin merci de signer et de partager cette pétition. Vous pouvez trouver la traduction complète du texte ici




Sources principales utilisées pour cet article: 
Site web Patagonia-Argentina
Article de The Guardian

Un grand merci aux associations argentines Activistas Animalistas de la Costa et #SinZoo pour leur collaboration à cette campagne. Nous souhaitons remercier en particulier Dalila qui nous a fourni de précieuses informations sur l'état actuel de Kshamenk.




samedi 3 décembre 2016

Pétition Pour la Réhabilitation Urgente de l'Orque Kshamenk



Traduction de la pétition pour mettre fin au calvaire de l'orque Kshamenk.

Nous demandons à María Eugenia Vidal, Gouverneure de la Province de Buenos Aires, de mettre fin à la captivité de l'orque Kshamenk, enfermée dans le parc Mundo Marino. Nous demandons la fin de sa participation aux spectacles et de sa mise en exposition, en vue d'une réhabilitation, réadaptation, et d'un possible retour à la nature dans un environnement contrôlé.   Cette autorisation permettrait à des spécialistes expérimentés du monde entier de se rapprocher afin de travailler ensemble,de manière professionnelle, au bénéfice de l'orque Kshamenk.   

L'orque Kshamenk est l'unique spécimen de son espèce en captivité en Amérique latine, retenue à Saint Clemente del Tuyu, arrondissement de La Costa, Province de Buenos Aires, Argentine. Depuis 1992, l'orque est  exploitée par la société Mundo Marino pour le divertissement et représente un fort attrait touristique pour le parc. 

Les cétacés sont scientifiquement considérés comme les animaux non-humains les plus intelligents de la planète. Kshamenk vit dans la négation et l'abus de ses droits primitifs, touché physiquement, psychiquement et émotionnellement par la captivité, par la dénaturation de sa vie. 

Nous demandons au Gouvernement de la Province de Buenos Aires de prendre des mesures urgentes afin de respecter et de sauver la vie de Kshamenk, son espérance de vie ayant déjà diminué de plus de la moitié en raison de la captivité. Cette action permettrait de faire valoir la législation en vigueur en Argentine qui considère l'orque Kshamenk, née en liberté, comme un animal appartenant à la faune sauvage locale et, par conséquent, appartenant à l'État National et non à un quelconque aquarium.  

  A travers cette pétition, nous faisons appel au sens le plus pur de l'être humain, l'empathie envers un être conscient, en déconsidérant ses droits de forme générale par la société. Il est temps d'inclure éthiquement ces animaux comme nos prochains, puisque nous partageons avec eux des intérêts basiques comme le fait de vouloir vivre sans douleur et en liberté, ayant conscience d’eux même et de leur réalité comme nous, les êtres humains. 

L'orque Kshamenk est la propriété de tous les argentins et nous sommes responsables de son destin.
 En tant que peuple souverain, nous réclamons que le Gouverneur de la Province de Buenos Aires fasse valoir ces droits, en réparant cette injustice que Kshamenk a subie pendant 24 longues années. Conformément à la Loi Nationale Pénale 14.346 de Protection Animale, ce cas est considéré comme un acte de cruauté et de mauvais traitement animal, comme dans la loi N 2904, décret 112/2006 en vigueur dans la Municipalité de la Côte qui interdit les spectacles avec animaux, où on lit littéralement : "Que l'État Municipal doit aussi veiller au soin et au respect des animaux et par cette obligation il devra faire en sorte que tous les animaux vivent dans leur habitat naturel, sans qu'ils n'aient à souffrir d’aucun châtiment et/ou détérioration de leur intégrité physique.”

 Il y a eu de nombreux projets afin de "louer" ou de vendre Kshamenk aux delphinariums d'autres parties du monde pour l'introduire dans le cadre d’un programme de reproduction, afin d'obtenir des petits pour Mundo Marino. Mais suite à une interdiction du secrétariat de l’Ecologie et du Développement Durable du pays, ont commencé l'exportation de sa semence obtenue par électro-éjaculation et l’insémination artificielle d'orques femelles dans les delphinariums d'autres continents. L'entreprise Mundo Marino veut justifier ses propos antérieurs et les activités de cirque auxquelles Kshamenk est exposé, sous des prétextes de conservation et d'éducation, quand en réalité son intention est lucrative, avec l'offense de répandre un faux message d'amour et de respect pour les animaux aux enfants, alors qu’elle fait de la violence une chose naturelle.   


Merci à Eva et Bertille pour cette traduction.