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dimanche 28 février 2016

L'Histoire Tragique de Corky

Voici l'histoire tragique de Corky, la plus vieille orque qui ait vécu en captivité jusqu'à présent. Cela fait maintenant 46 ans qu'elle vit loin de chez elle, dans un bassin en béton.


Elle avait 4 ans quand elle fut capturée en Colombie Britannique le 11 décembre 1969. Elle fut envoyée au Marineland Palos Verdes, près de Los Angeles, où elle restera jusqu'en 1987 pour être transférée au SeaWorld de San Diego où elle vit toujours.
Elle n'avait que 12 ans lorsqu'elle donna naissance à son premier petit, un mâle né de ses "amours" avec Orky, son cousin...
Ce fut la première naissance d'un épaulard en captivité.
Après une mise bas difficile, Orky poussa le petit mâle vers la surface de l'eau pour qu'il respire. Corky étant incapable de nourrir le bébé, le personnel dut intervenir et le petit fut gavé plusieurs fois par jour. Malgré cela, il continua à perdre du poids et mourut d'une pneumonie seulement 16 jours après sa naissance.
Corky connut six autres grossesses, dont la plupart se sont soldées par des fausses couches. Kiva, le petit de Corky qui ait vécu le plus "longtemps", est mort au bout de 46 jours.


A l'âge de 21 ans,  Corky a cessé d'ovuler. Dans la nature, les  femelles sont ménopausées entre 30 et 40 ans. Les orques font partie des seules espèces dont l'espérance de vie dépasse largement l'âge de la ménopause (les deux autres espèces étant les baleines-pilotes, ou globicéphales, et l'homme). La raison de cette particularité se trouve dans la structure sociale complexe des orques, qui passent toutes leurs vies auprès de leurs mères sauf lors des périodes reproductives. Les femelles jouent un rôle prépondérant au sein de leurs pods, elles s’occupent de leurs enfants et petits-enfants et les liens qui les unissent sont très forts.
Corky, elle, ne pourra jamais jouer ce rôle auprès de sa progéniture, pas plus qu’elle ne pourra revoir sa mère, Stripe, morte en 2000. Son pod d’origine, le pod A5, est identifié et localisé. Il s’agit d’un petit groupe d’orques qui réside au large de la Colombie Britannique. Parmi elles vivent le frère et la sœur de Corky, qu’elle n’a jamais connus.
En captivité, le fait de forcer des orques à vivre dans des espaces confinés avec des individus qu’ils n’ont pas choisis provoque inévitablement des tensions. En 1989, Corky eut une violente altercation avec Kandu V, une autre femelle. Le choc fut si violent que celle-ci se fractura la mâchoire, une artère fut sectionnée et elle mourut rapidement. Ironie de l’histoire, Corky est devenue la mère de substitution d’Orkid, le fils de Kandu, qui était âgé d’un an environ lorsque sa mère est morte.


Après 46 ans de captivité, forcée à participer à des spectacles jour après jour, année après année, Corky a aujourd’hui les dents très abîmées et est aveugle d’un œil. Pourtant SeaWorld continuera probablement à l’exploiter jusqu’à la fin de ses jours, tout en clamant qu’elle est un exemple de longévité puisque selon eux, les orques vivent en moyenne 35 ans dans la nature… Ce qui est bien évidemment faux.
Elle ne retrouvera probablement jamais la famille à laquelle elle a été cruellement arrachée en 1969. Après ces longues années de souffrances, Corky devrait avoir droit à une retraite paisible dans un sanctuaire marin qui lui offrirait de bien meilleures conditions pour finir sa vie. Là où elle a commencé : dans l’océan.


dimanche 21 février 2016

Attrape SeaWorld Si Tu Peux

Copyright: freemorgan.org
Article original de Sam Lipman: Catch SeaWorld If You Can - The Dodo
Traduction: Alexandra Thomas

SeaWorld a-t-il « blanchi » une orque née en liberté ? Si l’on s’en tient à la définition du mot blanchiment, « commerce illégal qui n'est ni permis ni autorisé par la loi, qui s’opère en toute discrétion et qui inclut des activités ne pouvant être considérées comme moralement acceptables », il semblerait bien que ce soit le cas.

D'après un « livre blanc » impressionnant paru récemment, SeaWorld Entertainment Inc. a été le bénéficiaire principal d'un acte de commerce illégal d'animaux sauvages au moins au cours des quatre dernières années, et la franchise commerciale ne travaillait pas seule. Le Loro Parque en Espagne et le Dolfinarium Harderwijk aux Pays-Bas sont complices avec SeaWorld dans l'acquisition illégale d'une orque femelle norvégienne juste sous le nez des autorités publiques.
SeaWorld a acquis illégalement une orque femelle norvégienne sauvage, sous le nez de tout le monde, avec la complicité du Loro Parque en Espagne et le Dolfinarium Harderwijk aux Pays-Bas.

Le livre blanc, écrit par la biologiste, spécialiste des orques Ingrid Visser et par l'avocat Matthew Spiegl décortique les lois américaines, espagnoles et hollandaises ainsi que celles de l'Union Européenne pour faire la lumière sur ce tour de passe-passe frauduleux mis en œuvre par trois des acteurs majeurs de l'industrie de la captivité des cétacés.

La jeune orque en question, connue sous le nom de Morgan, était seule et décharnée lorsqu’on la trouva au large des Pays-Bas. Elle fut capturée par le Dolfinarium Harderwijk en vue d’une réhabilitation. Selon le permis qui a autorisé son sauvetage, Morgan aurait dû être remise en liberté. Plus de 30 experts s’accordèrent à dire qu'elle était disposée à être relâchée. Mais malgré ces faits, les tribunaux néerlandais décidèrent d'envoyer Morgan à Loro Parque. Morgan vit toujours dans le parc espagnol en compagnie de cinq orques appartenant à SeaWorld, dont quatre ont été prêtées et transportées par avion à Loro Parque en 2006 (le cinquième étant né dans le parc l'année de la capture de Morgan). A un moment donné, SeaWorld aussi a voulu s’emparer de Morgan.

Visser explique: « Au fur et à mesure que la situation de Morgan évoluait, il devenait tout à fait clair que de nombreuses choses ne tournaient pas rond. Certains aspects de l'affaire qui devaient être évoqués dans les tribunaux des Pays-Bas furent écartés ou ignorés. A ce moment, les juges ont simplement privé Morgan de tous ses droits légaux dans le seul but de simplifier les choses et d'y voir plus clair dans cette situation chaotique. » Avec le temps, Visser s'est rendue compte d’une chose: « Plus nous creusions cette affaire, plus il nous paraissait évident que nous ne nous étions pas trompés: quelque chose ne tournait pas rond. »
Morgan au delphinarium d'Hardewijk
Crédit photo: Ingrid Visser / www.freemorgan.org
Durant les cinq années qui ont suivi la capture de Morgan, Visser et Spigel ont rassemblé des détails provenant de nombreuses requêtes, aidés par la « Loi pour la liberté d'information » des différents États. Ils ont collecté sans relâche de petits détails qui ont mené à la création d'un document qui est très certainement devenu le dossier le plus complet traitant une affaire de blanchiment de cétacé.

Malgré le temps passé à faire des recherches, Visser n'est toujours pas au bout de ses surprises: « Encore maintenant, il y a tout un tas de lois qui doivent être épluchées, et quand on creuse un peu, on découvre le cas de Morgan. » Visser conclut :  « Je n'ai pas abandonné Morgan et les gens qui s'inquiètent de son sort n'ont pas abandonné non plus. Maintenant que nous avons révélé au grand jour ce processus complexe de blanchiment, j'espère que les autorités vont réexaminer son cas car elle ne mérite pas qu'ils la laissent tomber. »

Une analyse détaillée du rapport montre que les différents acteurs se renvoyaient sans cesse la balle (et c'est peut-être encore le cas aujourd'hui) pour savoir qui était légalement « responsable » de Morgan, qui en était le propriétaire légal ou notamment, et surtout, pour savoir si elle pouvait vraiment devenir une propriété.

Le livre blanc témoigne du manque de documents accessibles au public et du manque de transparence général. La secrétaire d'État néerlandaise Sharon Dijksma a même annoncé qu'il lui était impossible de dire qui était le propriétaire de Morgan car cela dépendait « des intentions et des accords entre les parties privées concernées par cette affaire, à savoir le Dolfinarium Harderwijk, le Loro Parque et SeaWorld. » Il s’avère que depuis le début, ces trois sociétés de divertissement réparties sur deux continents ont travaillé ensemble sous les yeux des autorités judiciaires mais aussi parfois en toute discrétion. Toutes trois semblent avoir bénéficié de cet accord partagé.

En 2013, le président et PDG de SeaWorld de l'époque, Jim Atchison, a dû répondre aux questions de la Securities and Exchange Commission (l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) au sujet de l'appropriation de Morgan. Dans sa réponse, il indiquait que SeaWorld en était le propriétaire grâce à un « prêt d'élevage » qui était un accord entre eux et Loro Parque. Cet accord fut signé en 2004 et il était à l'origine prévu pour les quatre orques qui furent envoyées des États-Unis à destination du parc espagnol. Par conséquent, non seulement l'accord a été signé six ans avant la capture de Morgan mais en plus, il ne pouvait pas prédire le maintien en captivité de cette orque. 

Morgan fut transportée au Loro Parque le 29 novembre 2011
Crédit photo: Ingrid Visser / www.freemorgan.org
«SeaWorld joue un double jeu lorsqu'ils évoquent le nombre d’orques leur appartenant  qui vivent au Loro Parque, » d'après Visser. « Les documents qu'ils présentent démontrent sans cesse une différence d'un individu. Quand ces chiffres ne correspondent pas, ce n'est pas comme si SeaWorld venait de faire l'acquisition d'un four à micro-ondes, il s'agit d'un actif qui possède une grande valeur ajoutée. En affirmant que Morgan leur appartient, ils donnent une image faussée de la valeur réelle de leur société.»

Pour Spiegl, le plus frustrant dans cette affaire est le mépris manifeste du gouvernement des Pays-Bas face à ses obligations d'État envers Morgan en tant que mammifère marin né en liberté ou « res nullius » (qui n'appartient à personne). D'après lui, « Le gouvernement des Pays-Bas avait la responsabilité de s'assurer de son bien-être quand il a autorisé et aidé le Dolphinarium Harderwijk à récupérer Morgan dans la mer des Wadden pour procéder à son sauvetage et lui prodiguer des soins avant de la relâcher. Cette responsabilité n'a pas disparu. Après ces évènements, Morgan aurait dû être placée sous la responsabilité du Royaume des Pays-Bas, et confiée à la société néerlandaise. »

Spiegl et Visser émettent des critiques virulentes à l'encontre de SeaWorld, du Loro Parque et du Dolfinarium Harderwijk, mais mettent en cause aussi les organismes garants: les autorités de gestion espagnoles et néerlandaises de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages Menacées d'Extinction (la CITES) ainsi que le Service National de la Pêche Maritime des États-Unis (le NMFS). Une copie du livre blanc a été envoyée à la CITES et au NMFS ainsi qu'à une dizaine d’ autres organismes gouvernementaux, responsables politiques et législateurs en Europe et aux États-Unis.

À ce moment-là, John Scanlon, le Secrétaire Général de la CITES, envoie ses remerciements après réception du livre blanc en déclarant qu'il prenait soigneusement note de l'affaire qui y était étudiée. Le NMFS a également accusé réception du dossier en indiquant qu'une réponse détaillée serait fournie après une consultation et un examen plus poussé avec la Marine Mammal Commission américaine (organisation destinée à la conservation et à l'étude des mammifères marins).

Le livre blanc a également été envoyé au membre de l'Assemblée de Californie Richard Bloom qui a présenté, l'année dernière, la loi novatrice Californian Orca Welfare and Safety Act (Loi de bien-être et de sécurité des orques), ainsi qu'au membre du Congrès Adam Schiff qui a présenté ce mois-ci (novembre 2015, ndt) la loi fédérale Orca Responsibility and Care Advancement (ORCA) aux États-Unis. Ces deux projets de loi sans précédent devraient progressivement mettre un terme à la captivité des orques en interdisant l'exhibition de ces animaux dans un but de divertissement ainsi que les programmes d'élevage d'orques en captivité.

Étant donné que SeaWorld est le propriétaire de toutes les orques, sauf une parmi celles qui sont exhibées aux États-Unis, ces propositions de lois auront un impact important sur le groupe. Elles pourraient également avoir des répercussions sur la situation de Morgan, car, d'après les lois américaines, en tant qu'animal marin appartenant à SeaWorld (si c'est le cas), Morgan ainsi que les autres orques détenues à Loro Parque sont encore sous la législation américaine.

Le permis stipule que Morgan ne peut être utilisée que dans le cadre de la recherche scientifique, mais elle est également utilisée dans des spectacles de divertissement.
Crédit photo: Ingrid Visser / www.freemorgan.org

Pendant toute la durée de la captivité de Morgan, l'opinion générale au sujet des spectacles d'orques a beaucoup évolué. Ce changement semble en grande partie être le résultat de la sortie en 2013 du documentaire Blackfish, salué par la critique et qui a provoqué ce qu'on appelle l'effet Blackfish. Ce documentaire ainsi que d'autres réussites médiatiques ont fait naître une prise de conscience quant à la situation désespérée des orques en captivité et ont même mené à la création de nouvelles réglementations.
L'Europe, centre de la controverse au sujet de Morgan, a été le théâtre d'un changement radical d'attitude à ce sujet. Au cours de l'année 2014, une nouvelle coalition d'organisations et d'individus venant de toute l'Europe et d'autres parties du monde s'est formée et tente de faire bouger les choses en faveur des cétacés captifs au niveau de la politique européenne, nationale et internationale. De plus, deux delphinariums ont récemment fermé leurs portes pour de bon, ce qui prouve une fois de plus que l'opinion du public évolue.

Le dossier de Visser et Spiegl se présente comme une pièce complémentaire à toute une mosaïque de travaux menés à travers le monde dans le but de mettre fin à la captivité des orques. Il porte une attention particulière à la situation délicate dans laquelle peuvent se retrouver les cétacés capturés dans le cadre d'un sauvetage. Le livre blanc lève le voile sur les pratiques potentiellement frauduleuses et à l'éthique contestable d'une industrie qui force des êtres doués de sensibilité à survivre dans des conditions artificielles dans lesquelles, d'après les scientifiques, ils ne peuvent tout simplement pas s'épanouir.

Le docteur Naomi Rose, spécialiste des mammifères marins au sein de l'Animal Welfare Institute (Institut du bien-être animal) est fortement impliquée dans ce travail pour mettre un terme à la captivité des orques (ainsi qu’à celle des autres cétacés) tant en Europe qu'aux États-Unis. A propos  des cétacés qui ont été sauvés à l’instar de Morgan, Rose explique: « Cela fait des décennies que l'industrie du divertissement et de la captivité de mammifères marins opère presque impunément quand il s'agit de décider quand un cétacé capturé ne peut être relâché. Cela a conduit au fil des années à l'augmentation du nombre d'animaux détenus pour les spectacles alors qu'à l'origine, ils ont été récupérés car ils s'étaient échoués ou  étaient victimes d'autres situations qui nécessitaient une intervention humaine. »

Rose explique que l'industrie des parcs s'est emparée d'une partie de ces animaux sauvés qui étaient censés être relâchés car leurs programmes d'élevages en captivité nécessitent un apport de nouveaux gènes. « Le cas de Morgan est classique, » selon Rose. « Son sauvetage était légitime mais au lieu de la considérer comme presque tous les autres animaux sauvages (terrestres comme marins) qui ont été secourus, l'affaire a été manipulée par l'industrie et avec la complicité des autorités néerlandaises, espagnoles et américaines (même si elles ne l'étaient que de par leur inaction), pour que Morgan puisse être envoyée et exhibée  à  Loro Parque et participer au programme de reproduction d’orques captives, alors qu’elle remplissait toutes les conditions pour être relâchée après avoir été soignée. Mais le pire, c'est qu'elle a fini par devenir la propriété commerciale d'une société américaine alors qu'elle a été sauvée en Europe sous l’égide des lois européennes. »

D'après une étude menée par le spécialiste de l'industrie des loisirs Dennis Speigel (aucun lien avec l'auteur du livre blanc), chaque orque de SeaWorld vaudrait entre 15 et 20 millions de dollars américains (soit entre 13,5 et 18,5 millions d'euros.) Par conséquent, si Morgan vaut autant d'argent et si elle donne naissance à 2.8 petits (ce qui correspond au nombre moyen de naissances données par les orques femelles à SeaWorld dans leur vie) alors l’estimation de la valeur de l'actif de Morgan pour SeaWorld et ses actionnaires s'élève à presque 60 millions de dollars, soit 55 millions d'euros. Ce chiffre ne prend pas en compte la valeur d'une lignée entièrement nouvelle dans programme d'élevage de SeaWorld.

« Morgan est passée entre les mailles du filet et ce n'est pas la première fois que ça arrive, » d'après Rose. « C'est simplement le cas le plus évident ces dernières années et avec leur livre blanc, le docteur Visser et Mr. Spiegl ont fait un travail impressionnant qui étudie l'affaire dans ses moindres recoins pour montrer comment cela peut avoir lieu, » ajoute-t-elle. « Qu'on ne s'y trompe pas, l'utilisation de Morgan par le parc espagnol dans des spectacles lucratifs et dans le cadre d'un programme d'élevage, tout ça au nom de SeaWorld Entertainment aux États-Unis n'est certainement pas le résultat d'un processus légal bien défini, mais le résultat d'un manque d'attention et de l'apathie de toutes les autorités concernées. »

Morgan est constamment suivie par un mâle à Loro Parque
Crédit photo: Ingrid Visser / www.freemorgan.org

Alors que peut faire ce livre blanc dans l'intérêt de cette petite orque victime d'un blanchiment? Dans l'immédiat, Morgan pourrait être protégée des tentatives de Loro Parque de la faire s'accoupler avec l'un de ses mâles matures. Le permis qui autorise le parc espagnol à détenir Morgan stipule qu'elle ne peut être utilisée que pour la recherche scientifique, ce qui exclut de s'en servir dans un but d'élevage. En dépit de cela, le Loro Parque a intentionnellement placé Morgan en compagnie d'une orque adulte mâle appartenant à SeaWorld qui a non seulement déjà engendré deux petits mais qui, comme Tilikum (qui est présenté dans Blackfish), a aussi tué un dresseur.

La révélation dans le livre blanc du blanchiment d'un animal, pratique qui est toujours d'actualité dans l'industrie de la captivité de cétacés pour le loisir, pourrait avoir d'autres conséquences sur le long-terme pour Morgan, ainsi que pour d'autres cétacés qui ont été capturés dans le cadre d'un sauvetage. Spiegl, qui considère que Morgan mérite d'être relâchée, a déclaré: « On ne devrait pas laisser le champ libre à SeaWorld, au Loro Parque et au Dolfinarium Harderwijk sur la base d'affirmations infondées selon lesquelles il n'y avait aucune autre option possible pour Morgan que celle de l'envoyer au Loro Parque. Il y avait bel et bien d'autres options et le fait qu'on ne les a pas examinées ou parce qu'elles ont été ignorées à cause de fausses informations répandues par les parcs concernés, qui ont cherché à mettre à profit la captivité permanente de Morgan, n'est pas une excuse valable. »

Spiegl poursuit: « Même si quelque chose d'irréversible se produit, par exemple, si Morgan est gestante et met bas, les trois parcs ne doivent pas pouvoir profiter d'actes perpétués en toute illégalité. » Spiegl reste ferme sur le fait que les lois et les réglementations doivent être analysées et renforcées dans le but de protéger les animaux sauvages et non pour avantager l'industrie. Il ajoute: « Ces actions frauduleuses doivent avoir des conséquences, sans quoi les lois n'ont aucun intérêt. »

Visser et Spiegl pensent tous deux que si l'enquête qu'ils réclament révèle que les lois et les règlementations en vigueur ont été enfreintes, SeaWorld, le Loro Parque et le Dolfinarium Harderwijk, tous trois ayant visiblement profité financièrement de Morgan doivent être considérés comme responsables et être amenés à payer. Dans ce cas, les trois parcs devraient assumer les responsabilités et couvrir les frais du rapatriement de Morgan pour la relâcher, comme l'indique l'Office des Nations Unies Contre la Drogue et le Crime (UNODC). D'après l'UNODC, qui appartient à l'International Consortium on Combating Wildlife Crime (Le Consortium International pour combattre les crimes contre les animaux sauvages) aux côtés d'INTERPOL, de la Banque Mondiale, de l'Organisation mondiale des douanes et de la CITES, « Il faut prendre en considération le rapatriement d'animaux vivants vers leur pays d'origine (…) et les tribunaux doivent imposer aux coupables de prendre en charge les frais occasionnés. »

« Au moment où Morgan a été transférée au Loro Parque, elle était disposée à être soignée puis relâchée, pourtant, on l'a laissée dépérir dans un aquarium en béton, » a déclaré Visser qui a travaillé pour rendre à l'orque sa liberté depuis le jour où elle a été capturée. « Morgan est l'exemple typique qui montre tout ce qui ne tourne pas rond avec les entreprises commerciales qui organisent ces soi-disant ‘sauvetages’ et qui exploitent les animaux pour le profit. »

Que va t-il advenir de Morgan? D'après Spiegl: « Maintenant, la balle est dans le camp des autorités nationales et internationales. Il est de leur devoir de coopérer et d'agir de façon coordonnée. Nous avons fait notre part du travail pour rassembler les pièces du puzzle, nous avons compilé les recherches historiques, identifié les lois en vigueur et présenté les faits pertinents. Il ne manque plus qu'une pièce à mettre en place, et nous pouvons tous voir où elle est supposée s'insérer: dans le passage à l'action. »

Un remerciement tout spécial à Alexandra pour cette traduction.

samedi 20 février 2016

Grande action ! Signez notre pétition!

Grande action !

Il y a déjà 4 delphinariums en France! Des lieux où les dauphins meurent prématurément, vivent dans des espaces restreints qui ne peuvent répondre à leurs besoins. 
Nous ne voulons plus de nouveau delphinarium en France !

Il peut être tentant pour certains parcs de vouloir attirer de nouveaux visiteurs en proposant des attractions avec des cétacés, au mépris des souffrances qu'ils endurent.

Nous demandons au Ministère de l'Ecologie de prendre des mesures fermes pour empêcher l'installation de nouveaux delphinariums en France.  


Merci de signer et de partager notre pétition, et d'en parler autour de vous ! 

Continuons à nous mobiliser, il ne faut ne pas relâcher nos efforts! 
Soyez la voix de ceux qui n'en ont pas...
"Ministère de l’écologie
Pas de nouveau delphinarium en France !
Madame, Monsieur,

L’année 2015 a été particulièrement meurtrière pour les cétacés captifs en France :
6 décès à des âges très précoces (2 orques et 2 dauphins au parc Marineland d’Antibes, ainsi que deux delphineaux, l’un au Parc Astérix, l’autre au parc Planète Sauvage).
Ce nombre de décès en un temps aussi restreint ne serait acceptable dans aucune autre population…
Cela fait un pourcentage effrayant … Au 21ème siècle ce n’est plus tolérable !
Aujourd'hui, les connaissances scientifiques nous permettent d’affirmer que les cétacés sont des êtres intelligents, conscients d’eux-mêmes et vivant au sein de structures sociales et familiales très évoluées. Aussi il est de plus en plus évident que ces mammifères souffrent d’importants problèmes de santé et de bien-être en captivité. En effet, il est impossible de reconstituer en bassin leur environnement naturel et de respecter leurs besoins physiologiques, psychiques et sociaux (comme l'impose pourtant la réglementation française).
Les captures en milieu naturel mettent en péril la survie des populations sauvages qui risquent de ne plus être assez nombreuses pour se reconstituer.
De plus, aucun delphinarium n’a jamais permis la réhabilitation de dauphins dans la nature ce qui tend à prouver qu’ils ne jouent aucun rôle dans la préservation de ces espèces.
Plusieurs pays, dont certains européens comme la Hongrie, le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Pologne et bien d'autres ont déjà interdit les delphinariums sur leur territoire. L’Inde a même officiellement reconnu aux cétacés le statut de personnes non-humaines.
Les mentalités évoluent et nous ne devons plus mentir aux enfants en leur faisant croire que le dauphin, parce qu’il a toujours l’air de sourire, est heureux de faire le clown pour obtenir sa ration de poisson….
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons fermement, Madame, Monsieur, de prendre les mesures nécessaires pour interdire l’ouverture de nouveaux delphinariums en France, de mettre un terme à la reproduction et à l’importation de nouveaux cétacés sur le territoire français, de fermer les delphinariums à moyen terme et de permettre la réhabilitation des cétacés captifs dans des baies marines adaptées.

En vous remerciant à l’avance de l’attention bienveillante que vous voudrez bien porter à cette pétition, nous vous prions, Madame, Monsieur, d’agréer l’expression de nos sentiments respectueux et confiants."



IMPORTANT: N'oubliez pas de valider votre signature en cliquant sur le lien que vous recevrez par email.

mercredi 17 février 2016

Marineland de Niagara Falls- La Cruauté de la Captivité

Une équipe de Last Chance For Animals (LCA) s'est infiltrée au Marineland de Niagara Falls, au Canada. Les résultats de leur enquête sont résumés dans cette vidéo. On y voit Kiska, l'orque solitaire du parc, mais aussi de nombreux bélugas (le parc en détient 46) dont Gia, une petite femelle séparée de sa mère qui apparaît décharnée à cause du manque de nourriture.

En 2016, il est tout simplement inacceptable de voir des animaux vivre (ou plutôt survivre!) dans des conditions aussi déplorables.


Suite à cette vidéo qui expose toute la cruauté avec laquelle les bélugas et Kiska sont traités dans ce parc, Marineland a vainement essayé de se défendre en publiant, à son tour, des vidéos de leurs cétacés captifs. Très peu convaincantes de par leur durée et de par ce qu'elles montrent: des animaux léthargiques. 

Au terme de cette enquête, LCA a déposé une plainte contre le Marineland canadien, épaulé par l'Ontario Society For the Prevention of Cruelty to Animals. Cette vidéo, pour le moins accablante, sera versée au dossier.

Ils ont également lancé une pétition que nous vous invitons à signer et à partager massivement : ICI

A noter également qu'un projet de loi visant à mettre fin à la captivité des cétacés a été présenté au Parlement Canadien. Nous espérons de tout coeur que cette loi sera adoptée, pour qu'enfin ce parc immonde ferme et cesse de détruire les vies de pauvres animaux qui n'ont commis qu'une seule faute: attirer des visiteurs, encore trop nombreux.

Plus d'informations sur ce projet de loi ICI

mardi 16 février 2016

Nos évènements à venir!

2015 a été une année riche en évènements, manifestations et actions. En 2016, C'est Assez! a prévu un certain nombre d'évènements auxquels, nous l'espérons, vous participerez nombreux.   

Le salon Primevère


Nous serons présents au salon écologique Primevère à Lyon les 26, 27, et 28 février 2016. Nous y tiendrons un stand d'information : http://salonprimevere.org/salon
Cela sera une occasion de rencontrer les militants de la région lyonnaise qui souhaiteraient s'investir à nos côtés. 

Manifestation contre le delphinarium du Parc Astérix


Nous organisons à nouveau une manifestation contre le delphinarium du parc Astérix le Samedi 2 Avril 2016, de 8h à 14h. 
Neuf dauphins sont actuellement captifs dans ce parc. Ils sont détenus dans des bassins exigus: le bassin principal (celui des spectacles) mesure 45 mètres de long, 17 mètres de largeur et sa profondeur maximale est de 4 mètres 50. 
En juillet 2015, une altercation entre deux femelles a conduit à la mort du delphineau baptisé Aloa. Un conflit qui ne se serait jamais produit dans la nature. 
Vous pouvez vous inscrire sur Facebook à cet évènement ici.

Journée internationale "Empty The Tanks"


Deux évènements sont organisés par notre association pour la journée internationale "Empty the Tanks" le Samedi 7 Mai 2016. 
- L'une se déroulera devant le Parc Astérix, dans l'Oise, de 8h à 14h. Pour vous joindre à nous, vous pouvez suivre ce lien.
- L'autre devant le parc zoologique Planète Sauvage, à Port-Saint-Père (près de Nantes), de 9h à 17h. Là aussi vous pouvez vous inscrire à l'évènement Facebook ici

C'est dans ce parc qu'un autre delphineau est mort l'an dernier, dans des circonstances similaires à celles qui ont entouré le décès d'Aloa au Parc Astérix. 
Faisons de cette journée marquante une réussite! Il est grand temps de vider les bassins!

Notre grand rassemblement estival


Notre grande manifestation estivale se déroulera cette année encore devant le Marineland d'Antibes le Dimanche 14 Août 2016, de  9h à 17h. L'an dernier, nous étions plus de 500 manifestants devant ce delphinarium et nous tenons à remercier une nouvelle fois tous les co-organisateurs et les participants à cette manifestation. Inscription sur Facebook ici
Cette année, nous espérons rassembler encore davantage de personnes afin de faire passer notre message: non, les dauphins ne sont pas heureux dans des bassins! 

Non à la captivité des cétacés! Oui à la liberté!

lundi 15 février 2016

Blackfish Gagne du Terrain en Orient- Une Nouvelle Guerre Se Prépare en Asie

Dauphins participant à un spectacle de cirque itinérant, à Bishkek en Russie. Crédit photo: AFP
Article de Dave Neale, Directeur de la Protection Animale pour l'association Animals Asia
Publié le 11 Février 2016, lire l'article original ici
Traduction: Vox Delphini 

Il est important de rappeler que l'argent est le moteur de la cruauté envers les animaux - c'est du business, et le business consiste à rechercher sans cesse de nouveaux marchés. Porté par les principaux acteurs de la protection animale, le film Blackfish a marqué le début de la fin pour les spectacles de dauphins et d'orques dans les pays orientaux.
Alors que le nombre de personnes en Europe et en Amérique prêts à payer pour voir ces spectacles diminue - mettant SeaWorld sur la sellette - il est nécessaire de rappeler que ces parcs sont aussi des clients. Lorsque SeaWorld a été stoppé en pleine expansion, ses cruels fournisseurs ont commencé à chercher un marché ailleurs. Et ils ont regardé vers l’Est…
Ces dernières années, nous avons constaté en Asie une demande croissante du public pour voir des cétacés en captivité. Cette demande est alimentée par une industrie qui ne voit dans la souffrance animale qu'une occasion de faire du profit, une industrie qui sépare les animaux de leurs familles et les vole à leur environnement naturel, les incarcère dans des bassins minuscules et leur fait faire des tours en échange de nourriture.
L'augmentation du nombre de cétacés utilisés à des fins de divertissement dans des pays comme la Chine, l'Indonésie et le Vietnam est un phénomène véritablement inquiétant à un moment où un terme à cette horrible cruauté pourrait être enfin en vue. C’est une industrie qui a un pied aux Etats-Unis, en Europe et en Australie depuis de nombreuses années, et plusieurs milliers d'animaux ont souffert et continuent de souffrir au nom du divertissement.

Il est répugnant d'imaginer que les gens derrière cette cruauté sont assez cyniques pour regarder le monde et chercher de nouveaux endroits pour continuer ce commerce de l'horreur. Ce qu'ils veulent, ce sont des lieux où les gens sont peu sensibilisés au bien-être animal, où il y a des vides juridiques et peu de contrôles visant à protéger les animaux captifs de la souffrance.

En Indonésie, les dauphins capturés à l'état sauvage sont soumis à des transports fréquents, et vivent dans des bassins minuscules dans le cadre de spectacles itinérants de dauphins. Nous ne pouvons qu’imaginer le stress causé à ses animaux par le temps passé dans ces transports, immobilisés dans des caissons. 


Dauphin sautant dans un cerceau en feu, spectacle de dauphins itinérant en Indonésie- Crédit photo: Dolphin Project 
Au Vietnam, des dauphins capturés sont soumis à des conditions de vie difficiles et contraints de façon ignoble à sauter dans des cerceaux en feu pour distraire un public en grande partie inconscient du stress et de la souffrance créés par de telles conditions de vie. 
En Chine, plus de 400 cétacés capturés à l'état sauvage croupissent en ce moment-même dans divers parcs marins, alors que de nombreux autres parcs sont en construction, alimentant une demande toujours croissante de captures d'animaux sauvages.
En janvier 2016, une installation de ce genre s'est ouverte dans un centre commercial de la ville chinoise de Guangzhou, au sud de la Chine, encourageant les consommateurs à s'arrêter et à découvrir des animaux comme des bélugas capturés qui nagent de façon stéréotypée dans leur piscine minuscule. Cet exemple illustre parfaitement l'attitude de l'industrie, qui traite ces animaux comme des marchandises qui sont utilisées, maltraitées et finalement jetées et remplacées lorsqu'ils tombent malades et meurent.

L'augmentation des parcs marins en Chine a alimenté une énorme demande pour la capture d'animaux sauvages en Russie et au Japon. Plus de 200 dauphins, globicéphales et fausses orques furent arrachés à leur foyer qu'est l'océan par le Japon et plus de 100 bélugas et au moins 9 orques ont été contraints de quitter leurs familles pour satisfaire cet appétit insatiable de la Chine pour des attractions toujours plus grandes.

Nous devons pointer du doigt ceux qui sont honteusement et directement responsables de ces captures d'animaux sauvages, de leur achat et de leur incarcération. Avec peu, voire aucune considération pour le fait que ces êtres vivent au sein de groupes familiaux complexes, au sein de sociétés construites sur la coopération entre les individus, l’empathie qu'ils ont pour les autres membres de leur famille et les comportements moraux qui assurent cohésion et harmonie dans le groupe. 

C'est ce message démontrant les capacités émotionnelles et cognitives de ces animaux socialement complexes que nous devons mettre en avant dans toute l'Asie, dans l'espoir qu'un public largement mal informé tournera un jour le dos à cette industrie et apportera son aide pour libérer ces êtres qui continuent de souffrir au nom du divertissement, et de faire en sorte que d'autres animaux ne subissent pas le même sort.

Pétition d'Animals Asia pour la fermeture du GrandView Aquarium dans le centre commercial de Guangzhou (Chine): 
https://www.animalsasia.org/intl/media/news/news-archive/this-chinese-mall-has-become-a-prison-for-animals.html

lundi 8 février 2016

"Malta Marine Park" - Le Delphinarium De La Honte À Malte.



Aujourd'hui, C'est Assez! souhaite vous parler du delphinarium de Malte, encore trop inconnu du public jusqu'ici...

Ce delphinarium détient des grands dauphins (7 au total, 3 femelles et 4 mâles/ Détails : Cliquez-ici) mais également des lions de mers, des perroquets, des iguanes, des serpents et bien d'autres encore... 

Avec des températures avoisinant les 30°c durant l'été, ce delphinarium n'offre aucun espace d'ombre aux dauphins. De ce fait, les dauphins sont enduits de crème solaire mais également forcés à ingurgiter des vitamines d'appoint pour les "aider" à supporter la chaleur et le soleil qui leur brûle la peau du matin au soir. 



Malheureusement, comme on peut s'en douter avec de telles conditions de vie, certains dauphins ont déjà succombé à la chaleur et se sont éteints dans l'indifférence générale. Il est nécessaire aujourd'hui de mettre un terme à de telles pratiques, mais surtout, le plus important pour l'instant est de forcer le parc à aménager des structures permettant aux dauphins de se mettre à l'ombre et de ce fait, d'avoir un peu de répit entre "deux spectacles".



Car en plus des shows, les dauphins sont contraints également de jouer les "doudous" pour des rencontres proposées aux visiteurs pour la "maudite" somme de 130 € (Imaginez les sorties en mer possible pour la même somme!)



Nous vous proposons donc aujourd'hui d'écrire au Ministre de l'Environnement et du Changement Climatique de Malte, à savoir, Monsieur Léo Brincat via son site Internet ou via son Facebook. 

Voici une idée de texte à copier/coller puis à envoyer : 

"Dear Mr Brincat,

I would like to draw your attention to an important matter.  Seven dolphins are currently held in captivity at the Mediterraneo Marine Park in Malta. These dolphins live in very poor conditions, and I feel deeply concerned about their health and welfare. As you may know, the dolphinarium doesn’t provide any shade for the animals. 
I believe it is wrong to maintain such creatures in captivity, as in the wild, dolphins can swim up to 100 miles a day and dive into deep waters. They live in complex social structures and have a culture, a language and they even have “names”. They spend their days hunting, traveling long distances, playing and mating with their partners. Captive dolphins have shorter lifespans than their wild counterparts. For all these reasons, these animals should not live in captivity. Many people now share my views on this issue and there is a worldwide, growing awareness that it is immoral to keep dolphins in tanks. In Finland, the Särkanniemi Park has recently closed its dolphinarium because the mentalities have changed and the public does not want to see dolphin shows any more.
The fact that the seven dolphins who live in Malta’s only dolphinarium have no shade is not only wrong, but it is also very cruel. The dolphins suffer from the heat and should not be left under the sun for hours. I hope you will take action in favour of these animals and urge the Mediterraneo Marine Park to provide them with the best care and attention.

Sincerely,
[Signature]"

Traduction française : 

"Cher Monsieur Brincat,

Je souhaite attirer votre attention sur un sujet important. 7 Dauphins sont actuellement retenus en captivité au Marine Park à Malte. Ces dauphins vivent dans des conditions déplorables, et  leur santé et leur bien-être me préoccupent beaucoup. Comme vous le savez peut-être, ce delphinarium ne fournit aucun espace ombragé pour ces animaux. 
Je crois sincèrement qu’il est immoral de retenir ces créatures en captivité, en sachant que dans la nature, ces dauphins peuvent parcourir jusqu'à 150 kilomètres par jour et plonger dans des eaux très profondes. Ils vivent dans des structures sociales très complexes et ont une culture, un langage et ont même un “nom”. Ils passent leur temps à chasser,  à parcourir de longues distances, à jouer et à s'accoupler. Les dauphins captifs ont une espérance de vie réduite par rapport à celle de leurs congénères libres. Pour toutes ces raisons, ces animaux ne devraient pas vivre en captivité. Beaucoup de gens partagent maintenant mon point de vue à ce sujet et à travers le monde, un nombre grandissant de personnes considèrent qu’il est immoral de retenir des dauphins dans des bassins. En Finlande, le Särkanniemi Park a récemment fermé son delphinarium car les mentalités ont changé, et le public ne veut plus voir ni assister à des spectacles de dauphins.
Le fait que les 7 dauphins qui vivent dans le delphinarium de Malte n’aient pas d’ombre n’est pas seulement mal, mais c’est aussi très cruel. Les dauphins souffrent de la chaleur et ne devraient pas être laissés en plein soleil durant des heures. J’espère que vous prendrez les mesures nécessaires en faveur de ces animaux et que vous exigerez du Malta Marine Park qu'ils leur prodiguent les meilleurs soins et leur portent la meilleure attention possible.

Sincères salutations,
[signature]"

Liens pour envoyer votre message :  
Site Internet de M. Brincat (section "Contact me")

Nous vous remercions pour votre soutien les amis et nous ne relâcherons rien pour que la captivité des cétacés à travers le monde cesse !

Sources d'informations :

Photos : 

dimanche 7 février 2016

Captivité: Où Vont Les Dauphins Capturés À Taiji?

Les chasses cruelles et impitoyables de Taiji tuent des centaines de dauphins par an. Qu'advient-il des individus sélectionnés pour l'industrie de la captivité? Quels sont les aquariums qui les achètent ?


S'il est difficile de tracer le parcours des dauphins capturés dans la petite baie japonaise avec certitude, le travail de recherche d'organisations comme Ceta-Base et la WDC (Whale and Dolphin Conservation) a permis de confirmer le transfert de dauphins de Taiji jusqu'à certains delphinariums.

Pour en savoir plus sur les chasses annuelles de Taiji, cliquez ici.

A partir des informations recueillies, Ceta-Base a ainsi répertorié les aquariums et delphinariums qui se sont fournis en cétacés à Taiji. En juillet 2014, ils ont pu identifier 160 parcs qui ont fait importer des dauphins en provenance de la ville tristement célèbre. Ces parcs sont répartis dans 20 pays différents.
Voici une capture de la carte qu'ils ont élaborée à partir de leurs recherches.
NB: Cette carte ne montre que les delphinariums pour lesquels les importations de dauphins de Taiji ont été confirmées

Retrouvez cette carte sur le site de Ceta-Base : carte 
Les 20 pays concernés sont les suivants: le Bahreïn, la Chine, l'Egypte, la République de Géorgie, l'Iran, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, la République des Palaos, les Philippines, la Russie, l'Arabie Saoudite, Taïwan, la Thaïlande, la Tunisie, la Turquie, l'Ukraine, les Emirats Arabes Unis, les Etats-Unis et le Vietnam. 

Il y a une centaine de delphinariums au Japon; une cinquantaine d'entre eux s'approvisionnent à Taiji. 
Certains pays ont renoncé ou sont sur le point de renoncer à faire importer des dauphins japonais dans leurs delphinariums suite à la pression de l'opinion publique. La Corée du Sud semble avoir fait un pas dans cette direction très récemment. (Lire l'article à ce sujet ici.)

Néanmoins il reste encore d'autres endroits dans le monde où les cétacés sont capturés puis vendus aux delphinariums, comme aux îles Salomon ou en Russie pour ne citer qu'eux.

Sources : http://right-tourism.com/issues/animals-attractions/aquariums/dolphinariums-supplied-by-taiji-cove/#sthash.3goZBPkk.dpbs

http://www.ceta-base.org/taiji/dolphin/facilities.html