Bienvenue

Sur le site de l'association C'est Assez !

Ensemble

pour lutter contre les massacres et la captivité des cétacés.

Les parcs marins...

Ils ne préservent pas, ils exploitent.

STOP

aux massacres de cétacés dans le monde !

mardi 26 janvier 2016

Soirée De Soutien À l'Association C'est Assez!


Lieu et horaires : Maison de quartier Madeleine Champ-de-Mars, 22 Rue Émile-Péhant, 44000, Nantes - De 18h à 1h.

Description : Soirée de soutien "C'est Assez !
Tu es militant C’est Assez ! et tu as passé des heures planté en plein cagnard à brandir une photo de dauphin mort ? Tu t’es couché au son du gong, le nez dans la poussière, sur les pavés de la Place Royale ? Tu t’es habillé en blanc pour la première fois de ta vie ?

Le 13 février, pour te remercier, on va te chouchouter....

Alors viens avec tes amis, tes enfants et ta grand-mère !



Au programme :

18h00 : Projection du film généraliste de Yann ARTHUS BERTRAND "Planète océan" : 
Site de la fondation GoodPlanet 

19h30 : Échanges autour des thèmes traités dans le film (État des écosystèmes et de la ressource, impact de l'activité humaine sur les milieux océaniques, solutions individuelles & collectives).

Cette projection est tous publics, libre et gratuite (le top quoi....)

20h30 : Punch-blabla puis dîner entièrement végétal concocté avec amour
par Luce BOISSEL : Son blog et sa page Facebook
 

Et Anne-sophie BOLENDER (Cuisinière professionnelle passionnée de graines et de trucs verts...)
Et pis c'est pas fini !! On aimerait bien vous voir danser aussi ou discuter autour du bar et du stand Merchandising de longues heures après le coucher du soleil... 

Alors réservez vite!! Les places sont limitées.
Fermeture de la salle à 1h00 le lendemain matin...

Dîner (entrée-plat-dessert) 15,00€ (hors boissons) et apéro offert.
Menu enfant (jusqu'à 10 ans) 7,50€.

Les repas sont en prévente, il faut donc réserver, tu peux pas faire autrement...

Pour ce faire, inscrivez-vous en envoyant un e-mail à cestassez.nantes@gmail.com ou plus simplement en publiant sur la page du groupe local Grand-Ouest ICI (date limite de réservation fixée au dimanche 7 février).

Règlement par chèque à l'ordre de C'est Assez !
À adresser par courrier au plus tard le lundi 8/02/16 à ASSOCIATION "C'est Assez!" - Chez Anne Sophie BOLENDER – 112, Rue du Général BUAT - 44 000 NANTES

Préventes des repas ouverte lors de la manifestation du 23/01, au stand Information, de 10h00 à 18h00, place Royale, Nantes : Page Facebook de l'événement du 23/01

Accès : Pour se rendre à la maison de quartier Madeleine Champ-de-Mars :
Bus C3, descendre à l'arrêt Monteil
Busway, descendre à l'arrêt Cité Internationale des Congrès
Tramway 3, descendre à l'arrêt Aimé Delrue 


Hotline : Boris 06.79.70.45.35 (10h/20h)

Lien de l'événement sur Facebook : ICI

mardi 19 janvier 2016

Le SeaWorld d’Orlando Interrompt Son Programme d’Interaction Avec Les Bélugas

Le SeaWorld d’Orlando ne propose plus son programme d’interaction avec des bélugas qui permettait aux visiteurs d'enfiler une combinaison de plongée et d'aller dans l’eau avec les cétacés, moyennant la somme de 119 $.


La porte-parole de SeaWorld, Becca Bides, a déclaré dans un email que le programme était “actuellement en cours d’examen” sans en préciser la raison. “Nous explorons sans cesse de nouvelles façons d’améliorer et faire évoluer notre éventail complet d’offres en matière d’interaction avec les animaux, et cet examen fait partie de ce même engagement,” a-t-elle dit.

Le site internet de SeaWorld propose toujours des programmes d’interaction à San Diego. Les parcs SeaWorld de San Diego et de San Antonio proposent toujours des programmes d’interaction avec des bélugas. SeaWorld a souligné que les visiteurs avaient toujours la possibilité de voir les bélugas de près via la visite guidée "Wild Arctic Up-Close " (“l’Arctique Sauvage de Près”), plus limitée et proposée au prix de 59$.Le programme d’interaction avec des bélugas existe à Orlando depuis 2005.

L’un des quatre bélugas du parc est mort l’année dernière d’une infection des tissus de la mâchoire suite à une fracture. L’année dernière également, lorsque l’Aquarium de Géorgie a voulu importer 18 bélugas capturés dans les eaux russes, SeaWorld, qui projetait d'emprunter certains d'entre eux pour la reproduction, s'est finalement retiré du projet. L’Aquarium de Géorgie a, quant à lui, perdu la bataille judiciaire pour l’acquisition des cétacés quelques semaines plus tard.

Article de Sandra Pedicini, publié dans l'Orlando Sentinel le 18 Janvier 2016: voir l'article original
Traduction: Lori M. / Vox Delphini

lundi 18 janvier 2016

Les Parcs Marins Encouragent La Chasse Aux Dauphins

A l’heure où les Etats-Unis et  l’Union Européenne  abolissent les spectacles de cétacés, les parcs marins connaissent une forte progression en Chine, au grand désespoir des défenseurs des droits des animaux. Un article de Lui Qin.

Spectacle de dauphins au Chimelong Ocean Kingdom, à Zhuhai dans la province de Guangdong
Un nombre croissant de cétacés est capturé afin de répondre à la demande du secteur des parcs marins, qui connaît un essor rapide en Chine. D’après un nouveau rapport, ces captures mettent en péril l’existence des populations sauvages de mammifères marins.  

En décembre 2015, une étude du China Cetacean Alliance (CCA), une coalition d’associations de protection animale, révèle que les parcs marins chinois sont impliqués dans la capture de cétacés dans les eaux russes et japonaises. En outre, cette pratique menace les populations sauvages de ces mammifères, qui sont transportés sur de longues distances, fermement attachés par des filets.

Le rapport souligne que les parcs marins sont en forte hausse en Chine. Depuis 2010, plus de 250 cétacés (des orques, des dauphins et des marsouins) ont été capturés et transférés dans des parcs chinois. La plupart des 114 bélugas détenus en Chine ont été capturés en mer d’Okhotsk (Russie).

D’après le Dr. Naomi Rose du Animal Welfare Institute, la captivité prive ces animaux  d’activités sociales et de stimulation. Cela engendre de sérieux troubles mentaux et physiques ainsi que des comportements anormaux, et peut même causer la mort des animaux.

Les cétacés sont parmi les animaux les plus intelligents de la planète. Les bélugas peuvent plonger pendant 25 minutes et atteindre des profondeurs de 800 mètres. Les orques, quant à elles, vivent au sein de structures sociales et familiales stables (aussi appelées « pods » ou « gousses »), similaires aux organisations humaines.

Actuellement, il y a 39 delphinariums répartis dans 17 provinces chinoises,36 d’entre eux proposent des spectacles de cétacés. Et 14 nouveaux parcs sont en construction. Le CCA estime que ces parcs détiennent 491 animaux, parmi lesquels 114 bélugas et 279 dauphins qui attirent une foule nombreuse.

Le porte-parole de la coalition Hu Chunmei explique à Chinadialogue : « D’après les bases de données de la CITES  (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) il n’y aurait que 2 orques en Chine. Par conséquent les cinq autres ont été importées illégalement. A l’avenir,  davantage d’orques seront importées pour les parcs nouvellement construits. »

Selon les activistes de la protection animale, les animaux sont forcés de participer aux spectacles de façon cruelle. Un dauphin à bosse de l’Indo-Pacifique, captif dans  le Nanning Zoo, a été obtenu suite à un sauvetage sur une plage de Beihai, dans la province de Guangxi au sud de la Chine. Il est maintenant utilisé pour les spectacles et ce malgré des blessures visibles sur son rostre, selon le CCA.

Un dauphin à bosse de l'Indo-Pacifique, ou dauphin blanc de Chine, a été sauvé sur une plage de Beihai.
Baptisée "Hope", elle se produit à présent dans des spectacles à l'Ocean Park de Hong Kong
Des compagnies immobilières comme le groupe Haichang et le groupe Hengda investissent dans la construction massive de parcs marins. Mlle Hu rapporte que Haichang est le principal actionnaire du parc de Shanghaï, le « Polar Ocean World », un des plus grands parcs en construction et qu’il possède déjà d’autres parcs détenant des cétacés captifs à Dalian, Qingdao, Tianji, Wuhan et Chengdu.

La captivité des cétacés est interdite au Royaume-Uni, en Croatie, à Chypre et en Hongrie. Mais en Chine il n’existe aucune législation concernant le bien-être des animaux, il n’y a donc aucune loi protégeant les animaux captifs.

L’augmentation du nombre de parcs en Chine continentale est alimentée par les touristes venus de Hong Kong et de Taïwan, ce qui pousse les groupes environnementaux et les associations locales de défense des animaux à interpeller Pékin pour mettre fin à cette pratique.

Chen Yumin, directrice de la Société de l’Environnement et des Animaux de Taïwan, s’implique dans la protection des animaux depuis 20 ans. Elle nous a raconté qu’il y a 20 ans, une photo montrant un tigre se faire massacrer exposée dans une rue de Taïwan avait suscité une vive indignation publique. Aujourd’hui, elle craint que ce soit les touristes taïwanais qui alimentent la demande en nouveaux delphinariums à travers la Chine.

Les parcs de Taïwan sont désireux de signer des accords avec leurs homologues continentaux afin de capitaliser sur le marché du tourisme, en pleine expansion dans la région.



« Cela nous inquiète beaucoup, » dit Zhang Huijun, la directrice exécutive de  Kuroshio Ocean Education Foundation à Taïwan. « Nous sommes venus à Pékin pour dire que la cruauté ne devrait pas faire partie des liens qui unissent Taïwan et le continent. »

Alors que le nombre de parcs marins à Taïwan est en baisse, la publicité pour le tourisme lié à cette activité sur le continent augmente rapidement, selon Mlle Zhang. A la gare nord de Taipei, on peut voir un panneau publicitaire pour un parc situé dans la province de Guangdong. Une autre étude montre que 263 sites de tourisme taïwanais font de la promotion pour les spectacles de cétacés.

Chen Taichen de la Société de Conservation des Dauphins de Hong-Kong partage ces inquiétudes. Il craint que les partenariats croissants entre les aquariums du continent et  l’Ocean Park de Hong-Kong ne conduisent à augmenter le nombre d’animaux  maltraités.
Les dauphins captifs ont un taux de mortalité bien plus élevé que leurs congénères libres. En captivité, les dauphins tursiops vivent en moyenne trois ans, contre 20 ans dans la nature.

En réponse à la pression exercée par les groupes de protection animale, l’Ocean Park de Hong-Kong a cessé d’acheter des dauphins blancs de Chine et des bélugas sur le continent. Le parc prétend également qu’il a complètement cessé d’acheter des dauphins. Cependant, il poursuit la reproduction en captivité et continue à emprunter des cétacés en provenance de parcs du continent, deux pratiques qui devraient diminuer à l'avenir- si tant est que l'on sauve ces animaux. 


Traduction: Carole et Marie / Vox Delphini

NB: Ceci est la traduction d'un article posté sur le site Chinadialogue. Certaines informations contenues dans cet article sont à relativiser, en ce qui concerne l'espérance de vie des dauphins tursiops et l'abolition progressive des delphinariums en Europe et aux Etats-Unis. 

jeudi 14 janvier 2016

Une Proposition De Loi Pour Abolir La Captivité Des Cétacés De Nouveau Déposée Au Canada

Si elle est adoptée, cette nouvelle législation interdirait l’acquisition et l’élevage de cétacés captifs.

Une proposition de loi fédérale visant à mettre un terme à la captivité des cétacés au Canada a été de nouveau déposée début décembre par un sénateur de la Nouvelle-Ecosse, Wilfred Moore. La proposition de loi avait fait une première apparition l’été dernier, lorsque le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait le Parlement de son côté. Cependant, avec le récent changement de climat politique au Canada — à savoir, la nouvelle administration Trudeau — les choses pourraient s’améliorer pour les cétacés.

Photo d’abdallahh/Flickr
Un dauphin à flancs blancs du Pacifique à l’Aquarium de Vancouver. La Loi visant à mettre Fin à la Captivité des Baleines et des Dauphins a pour but de mettre un terme à l’utilisation des cétacés dans les aquariums au Canada.

Le Ending of Captivity of Whales and Dolphins Act (Loi Mettant Fin à la Captivité des Baleines et des Dauphins) a un but très simple — mettre un terme à l’utilisation des cétacés dans les aquariums au Canada. Cette loi étendrait les dispositions prévues par le Code Criminel contre la maltraitance animale en interdisant l’acquisition et l’élevage de cétacés captifs. Les captures ne seraient alors autorisées que dans les cas où des individus seraient blessés et auraient besoin d’être secourus.

Rob Laidlaw, directeur de Zoocheck, une association à but non lucratif de défense de la faune sauvage en captivité et en milieu naturel, affirme que cette proposition de loi est une initiative qui n’a que trop tardé au Canada. “On sait depuis un certain moment que la majorité des Canadiens sont favorables à la fin de l’incarcération de ces animaux hautement intelligents, extrêmement sociaux, dotés d’une grande longévité, parcourant de grandes distances et plongeant profondément, à des fins d’exhibition publique.” Zoocheck est l’une des organisations qui soutiennent cette initiative.

Cette proposition de loi va dans le sens de la législation adoptée l’été dernier qui rend illégal l’import, l’export et l’élevage d’orques dans la province de l’Ontario. En novembre, le député californien Adam Schiff a  également déposé une proposition de loi fédérale aux États-Unis dans le but de mettre un terme à la captivité des orques de manière progressive.
Des films comme Blackfish ont attiré l’attention du public sur la souffrance inhérente à la captivité des cétacés. Cependant, beaucoup de gens ignorent encore que d’un point de vue légal, les  cétacés sont toujours considérés comme des biens et ne sont pas autorisés à disposer de leurs propres vies. C’est pourquoi la captivité des cétacés est toujours légale au Canada, ainsi que dans d’autres pays du monde.

Ces propositions de lois au Canada et aux États-Unis représentent le début d’une reconfiguration fondamentale de la place qu’occupent les animaux dans nos systèmes juridiques et dans nos mentalités. Depuis des décennies, nous avons eu plus de preuves scientifiques que nécessaire pour affirmer que les cétacés, et probablement beaucoup d’autres espèces, répondent et même dépassent les critères qui donnent le droit aux êtres humains d’être considérés comme des personnes d’un point de vue moral et d’un point de vue légal. Nos lois actuelles sont basées sur des informations dépassées et doivent évoluer avec nos connaissances.

Sonar, l’une des ONG qui ont été consultées pour la proposition de loi canadienne, se joint aux voix qui s’élèvent pour demander la reconnaissance du droit des cétacés à disposer de leur propre vie, et la proposition de loi du sénateur Moore représente un pas décisif dans cette direction. Bien qu’elle ne reconnaisse pas explicitement des droits légaux pour l’orque solitaire ou pour les belugas gardés captifs dans de sordides conditions au Marineland, un parc à thème marin canadien, la proposition de loi reflète une compréhension grandissante du droit de chaque cétacé à vivre en liberté. C’est une reconnaissance des droits des cétacés à disposer de leurs propres vies, sans intrusion humaine. Si elle était adoptée, cette loi protègerait en effet les cétacés d’une utilisation par l’industrie du divertissement au Canada.

Quelle que soit l’issue de cette proposition de loi, les débats qu’elle suscite sont de la plus grande importance. C’est un signe avant-coureur de la graduelle déconstruction de l’exceptionnalisme humain alors que l’on en vient à réaliser que nous ne sommes pas les seuls êtres dont les droits doivent être respectés.


Ce que vous pouvez faire : Si vous pensez qu’il est temps de reconnaître et de respecter le droit des cétacés à vivre leur propre vie, merci de signer et de partager cette pétition


Par Laura Bridgeman – 30 décembre 2015

Traduction: Théo 

A lire également, notre article sur l'enquête menée au Marineland de Niagara Falls (Canada) par l'association Last Chance for Animals: ICI





vendredi 8 janvier 2016

La Captivité Tue... Un Grand Requin Blanc

L'Aquarium japonais Okinawa Churaumi a exhibé cette semaine un grand requin blanc de 3.50 mètres qui avait été capturé ce lundi 4 Janvier, puis donné à l'Aquarium par les membres de la Coopérative de Pêche du Village de Yomitan. L'animal est malheureusement mort. Selon les dires de l'aquarium, l'animal se portait bien et nageait avec d'autres requins lorsqu'il a subitement montré des signes de faiblesse avant de couler au fond du bassin.

Capturé lundi dernier, ce grand requin blanc n'aura pas survécu longtemps en captivité.
La vidéo de promotion dans laquelle on peut voir l'animal a été dévoilée mercredi et a aussitôt suscité une vive polémique. Des associations et des conservationnistes ont immédiatement exprimé leurs inquiétudes et leur désapprobation. Beaucoup de messages demandant la libération du grand blanc ont été envoyés à la direction de l'Aquarium, et une pétition a été rapidement créée... mais elle n'aura pas eu le temps d'aboutir puisque l'animal est décédé au bout de trois jours de captivité seulement.


Malgré ces critiques, le chercheur de l'aquarium, Keiichi Sato, a déclaré qu'aucune loi japonaise ou internationale n'avait été enfreinte et que ces exhibitions contribuaient à l'éducation et à la science. Un grand classique de la rhétorique des parcs marins qui n'ont de cesse de justifier leurs agissements par ces arguments pour le moins contestables.


Les rares requins blancs qui ont été détenus en captivité sont tous morts rapidement, et les aquariums semblaient avoir renoncé à en montrer à leurs visiteurs. Le seul aquarium qui ait su maintenir ces animaux en vie plus de 16 jours en captivité est le Monterey Bay Aquarium en Californie, qui en a accueilli 6 depuis 2004 après l'obtention de permis. A chaque fois, les animaux ont été capturés lorsqu'ils étaient bébés, marqués, puis relâchés lorsqu'ils commençaient à montrer des signes de stress ou à devenir trop gros pour supporter la captivité. Un grand requin blanc a besoin de nager constamment pour recevoir l'oxygène indispensable à sa survie et réguler sa température corporelle. De plus, en grandissant le régime alimentaire de ce grand prédateur va changer: il ne se nourrira plus de poissons mais préfèrera chasser des proies plus imposantes comme des petits mammifères marins (surtout des pinnipèdes, mais aussi des petits cétacés) ou des tortues de mer.

Requin blanc au Monterey Bay Aquarium, Californie
Il est donc peu surprenant que ce grand requin blanc soit mort au bout de trois jours dans ce bassin. Depuis sa capture, il avait refusé toute nourriture. Il est évident que la captivité est la cause même de la mort de cette créature majestueuse qui n'aurait jamais due être capturée et enfermée. Le grand requin blanc est une espèce menacée, protégée par la CITES. Ce prédateur est essentiel à l'équilibre des océans et donc, à notre planète. Sa place est dans l'océan, où il vit en solitaire, où il est constamment en mouvement, et où il chasse pour survivre.
L'aquarium japonais avait annoncé une exposition d'espèces rares pour satisfaire ses insatiables visiteurs... Nous espérons qu'ils ne songent pas à remplacer ce malheureux requin blanc par un autre...

Sources et liens utiles:
http://www.grindtv.com/wildlife/great-white-shark-on-display-japan-generates-criticism/#Ow88bWcU69Hipzhp.97

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/japan/12086603/Okinawa-Aquarium-showcases-only-great-white-shark-in-captivity-in-the-world.html

http://www.sharkeducation.com/requin-en-danger/importance-du-requin/



samedi 2 janvier 2016

Faites La Connaissance De Stumpy!


Si son histoire est si touchante, ce n'est pas tant parce que cette orque mâle est handicapée, mais c'est surtout parce qu'elle montre l'incroyable solidarité qui existe entre les orques.


C'est en 1996 que des chercheurs découvrent le jeune épaulard, dont la nageoire dorsale est coupée et la colonne vertébrale déformée, dans un fjord norvégien. Selon toute vraisemblance, le handicap de celui qu'ils nomment alors "Stumpy" ("courtaud") résulte d'une collision avec un bateau. Il est alors âgé d'un an environ. Les scientifiques ne le revoyant pas pendant de nombreuses années, et étant donné son état, ils le crurent mort. Il faudra attendre 2002 pour que Stumpy réapparaisse dans les eaux norvégiennes.

Etonnamment, Stumpy n'est pas resté dans son pod d'origine aux côtés de sa mère, mais il va de groupe en groupe et se fait nourrir par ses congénères. Son état ne lui permettant pas de chasser, d'autres orques semblent se relayer afin de lui fournir des proies et lui permettent ainsi de survivre. Les biologistes marins ont identifié au moins cinq pods différents qui aident Stumpy, partageant avec lui les harengs qu'ils chassent. Un jour, la cétologue Tiu Similä vit deux femelles fendre les vagues et apporter un hareng chacune à Stumpy: "Les autres orques savent que Stumpy a besoin d'aide, et ils l'aident."


Leurs égards envers Stumpy ne s'arrêtent pas là: les autres orques le protègent également des bateaux en le tenant à l'écart lorsqu'ils passent. 
Il est probable que la jeune orque soit incapable de parcourir de longues distances et de suivre un seul groupe, ce qui expliquerait pourquoi Stumpy se 'greffe' à différents pods de façon temporaire. Il a été vu pour la dernière fois au large de l'Australie en 2008.

En 2013, Rainer Schimpf eut l'occasion d'observer une autre orque handicapée à qui il manque deux nageoires (la dorsale et la pectorale droite) se faire nourrir par d'autres orques, au large de Port Elizabeth en Afrique du Sud. Lire l'article du Daily Mail ici.

Crédit photo: Rainer Schimpf / Barcroft Media

Il y a des leçons à tirer de ces histoires. Si les orques font preuve d'autant de solidarité et sont capables de nourrir une orque "étrangère" qui ne peut chasser, l'argument selon lequel Morgan ne peut être relâchée à cause de sa surdité s'effondre, si tant est qu'elle en souffre vraiment et que cela ne soit pas seulement un prétexte élaboré par Loro Parque et SeaWorld pour continuer à l'exploiter. D'une part rien ne prouve que cela l'empêcherait de chasser d'autre part sa famille étant identifiée, ses congénères ne la laisseraient certainement pas mourir de faim!

Les orques ont encore beaucoup de secrets pour nous, mais une chose est sûre: ce n'est qu'en les observant dans leur milieu naturel que nous pourrons nous faire une meilleure idée de leurs capacités et de la complexité de leurs rapports sociaux.